Latest / Le Déclic | Podcast par Alec Henry / Comment repartir de zéro à 40 ans et construire un business aligné et rentable | Pascale Hardy-Amargil | Déclic 375
Transcript
- 0:00Depuis 2017,
- 0:01j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès.
- 0:03Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite.
- 0:07Je suis Alec Henry,
- 0:08l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com.
- 0:10Et dans ce podcast,
- 0:12j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence.
- 0:16Avec Le Déclic,
- 0:17je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez,
- 0:20à votre tour,
- 0:21faire la différence.
- 0:23Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic.
- 0:25Encore une fois,
- 0:26bien accompagné,
- 0:27je suis avec Pascal Hardy.
- 0:29Amar Gilles,
- 0:30comment tu vas ?
- 0:31Ça va très bien Alec,
- 0:32merci pour l'invitation.
- 0:34Merci à toi d'être ici parmi nous.
- 0:36J'ai plein de questions à te poser,
- 0:38mais avant ça je vais te présenter.
- 0:40Tu as fait tes armes dans les plus grandes maisons de la communication et de la publicité,
- 0:43chez BMW France,
- 0:45à la direction marketing de Virgin Megastore,
- 0:47jusqu'au Club Med,
- 0:48où tu as piloté la transformation digitale mondiale.
- 0:51Tu as passé ta carrière à comprendre comment les marques parlent aux gens.
- 0:54et puis à tes 40 ans,
- 0:56un tournant,
- 0:57un moment où…
- 0:58Malgré ton CV en béton,
- 1:00on te fait comprendre que tu serais avec des grandes guillemets périmé.
- 1:05C'est ce qui rallume un rêve entrepreneurial en toi que tu gardais de côté.
- 1:09En 2019,
- 1:10tu lances Yes,
- 1:11we are.
- 1:12Ton pari,
- 1:13prouver que la diversité et l'inclusion ne sont pas des sujets cosmétiques pour rapport annuel,
- 1:19mais de véritables leviers de performance.
- 1:21En 6 ans,
- 1:22tu as déjà convaincu 40 géants comme Porsche,
- 1:24Clarins et Endis de te faire confiance.
- 1:26dans cet épisode.
- 1:28On va poser une question simple et si le vrai problème des entreprises n'était pas le manque de talent,
- 1:32mais leur façon de les jeter peut-être trop tôt.
- 1:35On va parler d'agisme,
- 1:37de performance et de décision managériale qui coûtent très très cher.
- 1:41Bienvenue Pascal sur le Déclic.
- 1:43Merci Alec.
- 1:45Alors,
- 1:45j'aimerais revenir sur ta carrière rapidement.
- 1:47Tu as une carrière brillante,
- 1:49BMW,
- 1:49Virgin,
- 1:50Club Med.
- 1:51Et pourtant,
- 1:52tu racontes qu'à un moment,
- 1:53on t'a fait sentir que...
- 1:56tu avais encore une fois avec de grandes guillemets une date de péremption.
- 1:59C'était quoi ce moment précis ?
- 2:01Qu'est-ce qui s'est passé ?
- 2:02Comment tu te sens ?
- 2:03Et qu'est-ce qui fait derrière que ça a ravivé cette flamme entrepreneuriale ?
- 2:06Alors,
- 2:07tu dis avec des guillemets,
- 2:08Alec,
- 2:08mais en réalité,
- 2:09c'est purement et simplement ce qu'on m'a dit.
- 2:11On m'a dit que j'étais périmée,
- 2:13sans guillemets pour le coup.
- 2:16Il se trouve que j'ai compris après,
- 2:17plus tard,
- 2:18qu'on était en train de me dire que le directeur marketing tel qu'il existait à ce moment-là était périmé.
- 2:24Mais sur le moment,
- 2:24je l'ai pris très personnellement.
- 2:26Moi,
- 2:26j'étais à un tournant de ma carrière.
- 2:28Ça faisait 17 ans que j'étais en entreprise.
- 2:30Sincèrement,
- 2:31j'avais eu des jobs que j'avais adorés.
- 2:34Mais c'est vrai que j'arrivais à 40 ans.
- 2:36J'avais trois enfants,
- 2:37dont la petite dernière qui était quand même assez jeune encore.
- 2:39Et je me posais beaucoup de questions sur la suite.
- 2:41D'autant plus que je voyais autour de moi quand même à des postes de direction.
- 2:45D'abord,
- 2:46peu de femmes.
- 2:47même si au Club Med à l'époque,
- 2:48il y avait quand même une belle mixité,
- 2:50mais quand même,
- 2:50je voyais autour de moi très peu de femmes dans les comités de direction.
- 2:53Et puis plus largement,
- 2:54très peu de diversité en réalité.
- 2:56Tu vois,
- 2:56très peu de diversité raciale,
- 2:58très peu de diversité sociale.
- 2:59On avait à peu près tous les mêmes parcours,
- 3:01très peu de diversité académique.
- 3:03Donc voilà,
- 3:03c'était le constat.
- 3:04Et puis,
- 3:05c'était aussi une envie profonde,
- 3:06tu l'as dit,
- 3:08d'aller vers l'entrepreneuriat,
- 3:09dont j'avais envie depuis très longtemps.
- 3:10Très clair.
- 3:11Et quand on est directrice,
- 3:13par exemple,
- 3:13au Club Med,
- 3:14on a une armée,
- 3:15non
- 3:16budget,
- 3:16j'imagine,
- 3:17on a un titre aussi,
- 3:18il y a peut-être des portes qui s'ouvrent beaucoup plus facilement.
- 3:23Par contre,
- 3:23quand on se lance toute seule,
- 3:25on n'a rien,
- 3:25on démarre.
- 3:27Ça a été quoi finalement les plus grands challenges aussi auxquels tu as dû faire face en passant de le tapis rouge partout,
- 3:35alors peut-être que c'est une illusion que j'ai,
- 3:36mais je te pose cette question parce que peut-être certains qui nous écoutent se la posent aussi.
- 3:40A,
- 3:41on sait tous que quand on démarre de zéro ou pratiquement de zéro même si tu avais Merci.
- 3:45quand même un réseau,
- 3:47tu avais des compétences,
- 3:48tu avais de l'expérience.
- 3:49C'est aussi ça qui fait la richesse de toutes ces années de travail.
- 3:53Comment tu as géré justement cette transition vers le fait de redémarrer de zéro ?
- 3:57C'est drôle que tu dises ça parce que moi,
- 3:59quand je réfléchissais à l'idée,
- 4:01en tout cas,
- 4:01je n'avais pas d'idée.
- 4:02Quand j'ai quitté le club et que j'ai négocié un départ dans l'idée de monter ma structure,
- 4:06je n'avais pas du tout d'idée.
- 4:07Je ne savais pas ce que j'allais créer comme structure.
- 4:10Et en revanche,
- 4:10je me souviens très bien d'avoir dit à mon entourage
- 4:13Moi,
- 4:13je vous préviens,
- 4:14je ne serai jamais prestataire.
- 4:16J'ai été client pendant 17 ans,
- 4:17il est hors de question que je passe prestataire.
- 4:19Ce que concrètement,
- 4:20je fais aujourd'hui,
- 4:20puisque
- 4:22YesWear est un cabinet de conseil dédié aux questions de diversité et d'inclusion.
- 4:25Mais en tout cas,
- 4:25je me souviens très bien d'avoir dit ça,
- 4:27d'avoir ce postulat à l'époque.
- 4:29Ce qui finalement,
- 4:30comme beaucoup d'histoires entrepreneuriales,
- 4:31ne s'est pas avéré.
- 4:33Je suis finalement allée vers des choses qui ne me semblaient pas évidentes au démarrage.
- 4:37Et donc,
- 4:37il y a déjà eu ce premier changement de posture qui était de passer de client à prestataire.
- 4:43Ça déjà,
- 4:43c'est un sacré truc parce que quand on a donné les ordres,
- 4:48les briefs pendant toute sa vie et que tout à coup,
- 4:51c'est à nous de les recevoir et à nous d'imaginer des choses,
- 4:53c'est quand même une gymnastique très différente.
- 4:55Donc ça,
- 4:55ça a été le premier challenge,
- 4:57je dirais,
- 4:58le changement de posture qui en fait,
- 5:00quand je repense à tout ça,
- 5:03n'a été pas si compliqué que ça parce que la réalité,
- 5:06c'est que quand tu as été côté client pendant très,
- 5:08très longtemps,
- 5:09globalement,
- 5:09tu comprends à peu près les attentes.
- 5:12tu vois,
- 5:12côté,
- 5:12enfin,
- 5:13chez eux.
- 5:14Tu as aussi une meilleure capacité,
- 5:15je pense,
- 5:16à adapter ton offre à ce qui va être important pour ton client ou pas.
- 5:20Bref,
- 5:21d'avoir été dans les coulisses et à l'intérieur,
- 5:23je pense que ça aide pas mal à devenir prestataire.
- 5:26D'ailleurs,
- 5:27je me souviens qu'à l'époque,
- 5:28quand j'étais chez BMW à la publicité,
- 5:30j'entendais pas mal de gens me dire que c'était plus facile de passer du client ou de l'annonceur à l'agence,
- 5:36tu vois.
- 5:37Et c'est vrai.
- 5:38je pense que c'est assez facile.
- 5:39Mais en tout cas,
- 5:40ça,
- 5:40ça a été le premier challenge.
- 5:41Et là,
- 5:42le challenge a été quand même vite relevé,
- 5:44notamment grâce au réseau.
- 5:45Tu en parlais,
- 5:45la force du réseau.
- 5:47Moi,
- 5:47mes premiers clients,
- 5:48ça a été grâce à mon réseau d'entreprises et de dirigeants.
- 5:52Donc ça,
- 5:53c'est peut-être le premier challenge que j'ai eu.
- 5:55Le deuxième challenge,
- 5:56c'est qu'avant qu'on soit une équipe,
- 5:58comme beaucoup d'entrepreneurs,
- 6:00tu te retrouves quand même assez seule.
- 6:03Quand tu n'as quand même été que dans des grands groupes où il y avait tout le temps du monde autour de toi.
- 6:07toi,
- 6:07ça,
- 6:07c'est un sacré challenge.
- 6:09Moi,
- 6:09j'ai eu la chance assez rapidement dans mon aventure entrepreneuriale de pouvoir rejoindre un accélérateur,
- 6:15ce qui a fait que,
- 6:17du coup,
- 6:17très vite,
- 6:18j'étais moins seule et puis très vite,
- 6:20j'ai structuré l'équipe aussi.
- 6:22Et donc,
- 6:23voilà.
- 6:23Donc ça,
- 6:23c'était quand même un des gros challenges,
- 6:25c'est comment tu fais par rapport à cette solitude.
- 6:28Moi,
- 6:28j'ai répondu quand même très,
- 6:29très rapidement par être très entourée par une coach.
- 6:35Un et une mentor.
- 6:37Donc,
- 6:38au-delà même de l'équipe,
- 6:39je suis quand même très entourée par des gens,
- 6:42des consultants,
- 6:43entre guillemets,
- 6:44enfin des gens qui mettent sur cette démarche et sur la croissance de Yes,
- 6:48we are.
- 6:48Mais je dirais que c'est peut-être les deux principaux challenges que j'ai eu à relever au tout début de l'aventure entrepreneuriale.
- 6:54Très clair.
- 6:55Et justement,
- 6:57pourquoi
- 6:58Yes, we are ?
- 6:59Tu as rapidement parlé de ce que vous faites au quotidien.
- 7:04Pourquoi spécifiquement ce projet à ce moment-là ?
- 7:08Est-ce que tu peux nous expliquer ce que vous faites au quotidien et comment vous servez les différentes marques avec lesquelles vous collaborez ?
- 7:14Alors déjà,
- 7:15sur notre activité,
- 7:17nous,
- 7:18on est un cabinet de conseil dédié aux questions de diversité,
- 7:21d'équité et d'inclusion,
- 7:23avec quatre sujets majeurs qu'on traite,
- 7:27toutes les questions d'égalité femmes-hommes en entreprise.
- 7:30Deuxième sujet,
- 7:31toutes les questions de génération.
- 7:33l'intergénérationnel.
- 7:34Il y a la problématique des seniors,
- 7:36de comment on travaille ensemble,
- 7:38des Gen Z,
- 7:39etc.
- 7:40Donc ça,
- 7:40c'est un beau sujet.
- 7:41Troisième sujet,
- 7:42toutes les questions de handicap et la question des aidants et des aidantes aussi.
- 7:46Et puis,
- 7:47quatrième sujet majeur,
- 7:48les questions LGBT+.
- 7:49Donc ça,
- 7:50c'est les sujets qu'on traite et on les traite par du conseil,
- 7:54puisque c'est le cœur de notre activité,
- 7:56par des contenus qu'on propose à nos clients pour déployer des plans d'action.
- 8:00Je pense notamment à des conférences,
- 8:02des masterclass.
- 8:02Ça,
- 8:03on anime beaucoup de formats clés en main.
- 8:05Et puis,
- 8:06on propose aussi de faire rayonner tout ce qui est fait parce que nous,
- 8:10c'est du change,
- 8:11c'est de la transformation,
- 8:12ce qu'on propose.
- 8:12Donc,
- 8:13il faut communiquer.
- 8:13Et donc,
- 8:14on a un studio interne,
- 8:15le Yesware Studio,
- 8:17pour communiquer sur toutes ces questions de diversité et d'équité,
- 8:20d'inclusion.
- 8:21Donc,
- 8:21ça,
- 8:22c'est ce qu'on fait.
- 8:23Et pourquoi tu me demandais pourquoi j'ai fait ça ?
- 8:27Au départ,
- 8:28je te disais que je n'avais pas l'idée.
- 8:30de ce qu'allait être ma boîte.
- 8:32Donc,
- 8:32au début,
- 8:33j'ai commencé à faire des choses qui étaient ce que je voyais autour de moi.
- 8:37Donc,
- 8:37au départ,
- 8:37j'ai commencé à plutôt organiser des ateliers d'inspiration pour les femmes dirigeantes de mon entourage.
- 8:45Et en fait,
- 8:46très vite,
- 8:46ces ateliers m'ont amenée à interroger plus largement la question de l'égalité femmes-hommes en entreprise.
- 8:53Donc,
- 8:53c'est comme ça qu'on a commencé à faire du B2B et moins du B2C.
- 8:58et à partir de l'égalité.
- 8:59professionnelles,
- 9:00de ces questions d'égalité professionnelle,
- 9:02plus largement,
- 9:03on est allé interroger d'autres questions de diversité,
- 9:05les quatre majeures que je t'ai citées.
- 9:07Les choses se sont faites assez naturellement.
- 9:09Ça s'est construit petit à petit,
- 9:11mais toujours par la demande de nos clients.
- 9:16Ok.
- 9:16Et justement,
- 9:19au travers de tout ton parcours,
- 9:23tu as pu monter en compétences,
- 9:26mettre en place des campagnes.
- 9:27J'ai envie de dire,
- 9:28avec des grandes guillemets,
- 9:29parce que là aussi,
- 9:30tu vas me dire que je mets beaucoup de guillemets dans cet épisode et ce n'est pas la volonté,
- 9:33mais avec des guillemets « Vente du rêve aux consommateurs » ,
- 9:37ce n'est pas simple.
- 9:38Réussir à faire rêver les gens,
- 9:39à véhiculer un message,
- 9:42c'était ça aussi ton ancien métier avec des marques comme BMW,
- 9:46Virgin,
- 9:46Club Med qui font que ce sont des marques aussi grandes aujourd'hui.
- 9:51C'est parce qu'il y a des talents comme toi qui ont contribué à leur expansion.
- 9:56c'est le travail d'équipe absolument énorme.
- 9:59Tu as vu tout cet envers du décor.
- 10:03Dans quelle mesure aujourd'hui tu arrives à appliquer ces concepts pour faire en sorte que ta marque…
- 10:09en quelques années seulement,
- 10:11arrivent aussi à se faire un nom,
- 10:13arrivent aussi à séduire de grands noms,
- 10:15de grandes marques ?
- 10:16Est-ce que c'est uniquement du réseau ou est-ce qu'il y a des codes justement pour plaire ou en tout cas pour pouvoir attirer l'attention,
- 10:24séduire,
- 10:24convaincre et réussir à créer quelque chose de grand,
- 10:28même avec au départ en tout cas peu de ressources ?
- 10:31Elle est super intéressante cette question.
- 10:34Je ne me suis jamais vraiment posée,
- 10:36alors je vais essayer de réfléchir en même temps que je te parle.
- 10:39Ce qui m'apparaît dans ta question déjà,
- 10:42c'est qu'il y a quand même eu un changement.
- 10:44J'étais quand même très cotée,
- 10:46comme tu le dis,
- 10:47branding,
- 10:47on va dire,
- 10:48côté de travailler le storytelling d'une marque.
- 10:53Et je suis passée du côté plutôt humain.
- 10:56Aujourd'hui,
- 10:56je m'occupe moins de l'image des marques,
- 10:59même si évidemment,
- 11:00nous,
- 11:00autour de nos questions,
- 11:01il y a des questions de réputation,
- 11:02mais c'est moins mon métier aujourd'hui.
- 11:04Je dirais que toutes les compétences que j'ai acquises,
- 11:07à part avec notre studio interne,
- 11:08mais qui fait plutôt de la com interne et de la com marque employeur,
- 11:11pas de la communication externe marque,
- 11:14mais aujourd'hui,
- 11:15mon métier a quand même radicalement changé.
- 11:17En revanche,
- 11:17là où je pense que tu pointes du doigt quelque chose d'intéressant,
- 11:21c'est que je pense que j'active des recettes,
- 11:24entre guillemets,
- 11:26que j'ai vues qui ont porté leurs fruits pour les marques et qui,
- 11:29je pense,
- 11:30doivent porter leurs fruits pour les questions d'humains.
- 11:32Je te donne un exemple.
- 11:35Nous,
- 11:35on a chez Yes We Are une tonalité assez spécifique.
- 11:39Alors moi,
- 11:39évidemment,
- 11:40je viens de marques qui sont plutôt en partie assez impertinentes.
- 11:44Tu vois,
- 11:44moi,
- 11:44j'ai commencé chez BMW ma carrière sur la marque Mini.
- 11:48J'ai participé au lancement de la marque en France.
- 11:51Mini,
- 11:51c'était une marque très impertinente.
- 11:53On utilisait beaucoup cet adjectif à l'époque.
- 11:56Ensuite,
- 11:56j'ai travaillé sur Virgin,
- 11:57qui était quand même atypique dans le milieu des loisirs.
- 12:01et puis Club Med qui qui
- 12:04d'une marque premium,
- 12:04mais quand même assez décalée.
- 12:06Et donc,
- 12:07moi,
- 12:07j'ai toujours eu cet ADN,
- 12:08travailler sur des marques un peu décalées.
- 12:10C'est ce que j'avais envie d'amener,
- 12:12même si on travaille sur des questions RH,
- 12:13même si on travaillait sur des questions d'humains,
- 12:15j'avais envie d'amener cette tonalité sur ce secteur-là.
- 12:19Et ça,
- 12:19je pense que c'est une force aujourd'hui d'IASWIA,
- 12:22c'est qu'on amène des sujets qui peuvent être hypersensibles,
- 12:25tu vois ceux que je t'ai cités tout à l'heure,
- 12:27avec une tonalité,
- 12:28nous on dit,
- 12:29we spread smile,
- 12:31c'est une de nos valeurs centrales,
- 12:32le smile.
- 12:33Je pense qu'on amène ces sujets avec une modernité,
- 12:36un état d'esprit positif.
- 12:37Je n'irai pas jusqu'à l'impertinence,
- 12:40mais en tout cas,
- 12:40tu vois,
- 12:41avec un petit truc un peu décalé par rapport à notre marché.
- 12:44Et ça,
- 12:45c'est vraiment ce que j'ai appris,
- 12:46je pense,
- 12:47de mes années autour de Lovebrand,
- 12:50parce que c'est vrai que j'ai eu la chance de travailler sur des très belles marques.
- 12:52C'est comment tu ramènes de la désirabilité sur tes sujets,
- 12:56là où je trouve qu'historiquement,
- 12:58nos sujets étaient un petit peu traités de façon…
- 13:02un peu boring,
- 13:02tu vois,
- 13:03c'était un peu la communication RH et les questions RH un peu old school et c'est comment finalement des sujets qui sont l'humain,
- 13:11tu amènes ces sujets avec de la modernité etc.
- 13:15Et du coup,
- 13:16nous,
- 13:16on va jusqu'à amener de la modernité sur comment on parle des hommes et des femmes des entreprises et moi qui étais sur comment tu fais rayonner une marque,
- 13:26aujourd'hui,
- 13:26je suis comment tu fais rayonner
- 13:29les salariés d'une entreprise.
- 13:30Tu vois comment tu fais briller,
- 13:31comment tu fais pour que chacun,
- 13:32chacune prenne sa place dans l'entreprise.
- 13:35Donc,
- 13:35en fait,
- 13:35j'ai transposé mes compétences sur un métier plus humain.
- 13:39Et justement,
- 13:40parlons-en de l'humain.
- 13:42Aujourd'hui,
- 13:43ce que tu défends,
- 13:44ce que tu mets en avant,
- 13:45et en plus de ça,
- 13:47ce que tu arrives à justifier par des faits,
- 13:49par des éléments concrets,
- 13:52c'est tout ce qui concerne les démarches d'inclusion,
- 13:55de diversité.
- 13:57etc.
- 13:57comme tu l'as très bien évoqué tout à l'heure,
- 13:59imaginons que tu es face à un patron un entrepreneur,
- 14:03un chef d'entreprise ou peut-être quelqu'un même qui nous écoute qui est un petit peu cynique ou en tout cas pas forcément convaincu face à toi et qui se fiche de la morale,
- 14:17de la diversité,
- 14:18de l'intégration et regarde que son fichier Excel avec cette image de voilà ce sont des chiffres
- 14:26Comment on pourrait lui prouver mathématiquement que manquer de diversité,
- 14:30finalement,
- 14:31lui fait perdre de l'argent ou en tout cas,
- 14:32ce n'est pas servir la performance de son entreprise,
- 14:35la valorisation de son entreprise,
- 14:36la durabilité de son entreprise,
- 14:38la solidité de son entreprise ?
- 14:40Parce que peut-être c'est quelque chose auquel tu as déjà été confrontée.
- 14:45Comment tu gérerais ça ?
- 14:46Alors,
- 14:48c'est un des sujets fréquents qu'on a.
- 14:51Alors,
- 14:51je ne dis pas qu'on a des...
- 14:52des patrons,
- 14:53des patronnes qui sont contre,
- 14:54mais on a quand même souvent affaire à une forme de...
- 14:57Enfin,
- 14:59tu vois,
- 14:59un mouvement assez réfractaire quand même globalement.
- 15:01Donc,
- 15:01c'est un peu notre quotidien.
- 15:02D'abord,
- 15:03il y a une première chose,
- 15:04quelle que soit la taille de l'entreprise,
- 15:05que ce soit entrepreneurs,
- 15:07des entrepreneurs ou des grands groupes,
- 15:09il y a quand même un sujet de valeur,
- 15:12tu vois,
- 15:12personnel,
- 15:14je pense.
- 15:15Il y a quand même un sujet de valeur.
- 15:16C'est-à-dire que globalement...
- 15:19tu peux être entrepreneur dans la tech,
- 15:22tu peux être,
- 15:23je ne sais pas,
- 15:24chef d'entreprise dans l'agro,
- 15:25peu importe,
- 15:26c'est comment toi,
- 15:27tu as envie d'être aligné dans tes valeurs quand même avec la question de l'humain.
- 15:32Parce que malgré tout,
- 15:33il y a des faits très rationnels,
- 15:35mais ta boîte,
- 15:36elle ne tourne pas sans tes équipes.
- 15:38Et donc,
- 15:38à un moment donné,
- 15:39si tu veux de façon très claire que ta boîte tourne,
- 15:45il faut que tes équipes quand même se sentent
- 15:47bien et se sentent à leur place.
- 15:48Donc,
- 15:49il y a un sujet d'alignement de tes valeurs déjà,
- 15:51où aujourd'hui,
- 15:52je pense que c'est quand même difficile d'évoluer dans une société comme la nôtre sans avoir un tout petit peu d'empathie vers l'autre et sans avoir un tout petit peu de sens collectif,
- 16:00on va dire.
- 16:02Donc ça,
- 16:02c'est un premier point.
- 16:03Et deuxième chose,
- 16:04effectivement,
- 16:04il y a des faits très chiffrés.
- 16:07Alors,
- 16:07tu vois,
- 16:07c'est un peu toujours les mêmes choses qu'on voit.
- 16:10Tu as des McKinsey et plein de grands cabinets de conseil qui ont sorti plein de stats assez et...
- 16:16approfondi sur l'impact positif de la diversité et de l'inclusion des entreprises,
- 16:21notamment sur la performance.
- 16:23Mais tu vois,
- 16:24sans parler de chiffres,
- 16:25il y a du bon sens.
- 16:26C'est évidemment que des points de vue différents dans une équipe,
- 16:30ça va t'amener des façons de travailler ton produit différentes,
- 16:34ça va t'amener d'autres perspectives.
- 16:38Tu vois,
- 16:38c'est L'Oréal,
- 16:38je crois,
- 16:39qui a été un des premiers,
- 16:41par exemple,
- 16:41à sortir une gamme.
- 16:44de shampoing pour des femmes racisées.
- 16:49Ça n'existait pas avant,
- 16:51ça paraît fou,
- 16:52mais ça n'avait pas été pensé pendant des années.
- 16:55Et un jour,
- 16:57j'imagine parce que dans l'équipe,
- 16:59il y avait des personnes racisées qui ont dit « Non mais attendez,
- 17:01nous,
- 17:01on n'a quand même aucun produit qui correspond à nos besoins. »
- 17:05Ils se sont mis à déployer,
- 17:06et peut-être aussi parce qu'ils ont écouté les consommateurs et consommatrices,
- 17:09ils se sont mis à déployer des produits adaptés.
- 17:13C'est du bon sens de se dire que si tu as dans tes équipes des gens de la diversité au sens large,
- 17:19la diversité pouvant aussi être une diversité de profils,
- 17:23tu peux avoir deux hommes blancs de 50 ans qui n'ont pas du tout les mêmes profils,
- 17:27il est évident de se dire que ça,
- 17:28ça t'amène forcément de l'innovation,
- 17:30de la créativité,
- 17:31de la différence de point de vue.
- 17:32Donc si tu veux,
- 17:33sans même rentrer dans les chiffres,
- 17:35c'est évident,
- 17:36cette idée de performance.
- 17:37Puis il y a aussi un autre enjeu qui est l'enjeu d'attractivité.
- 17:41Et aujourd'hui,
- 17:42quelle que soit la taille de ta boîte,
- 17:43on a quand même tous et toutes des enjeux d'attractivité.
- 17:47Et ce qui est certain,
- 17:48c'est que sur les jeunes générations particulièrement,
- 17:51le sujet de l'impact,
- 17:52ça devient un sujet important pour eux,
- 17:54le choix de leur entreprise.
- 17:56Et nous,
- 17:57en fait,
- 17:57nos sujets,
- 17:58c'est des sujets à impact plus large.
- 17:59Je te parlais d'impact collectif,
- 18:00etc.
- 18:01Donc,
- 18:01tu as aussi beaucoup d'enjeux de marque employeur,
- 18:03d'attractivité,
- 18:05qui font que tu as pas mal de CEOs qui y vont aussi pour ces questions-là.
- 18:11sans compter l'enjeu que j'évoquais tout à l'heure mais qui est évident de la réputation aujourd'hui tu peux plus prendre le risque d'avoir dans tes équipes même si t'es convaincu tu peux pas prendre le risque d'avoir des choses qui se passent du sexisme,
- 18:26des comportements inappropriés du racisme etc donc t'as un enjeu aussi de réputation de ta boîte donc voilà un peu tout ce que couvrent nos sujets mais en général quand même pour conclure sur ta question
- 18:40Il n'y a rien de plus puissant quand je parle à des dirigeants et des dirigeantes que l'écoute de leurs équipes.
- 18:47Tu vois,
- 18:48le verbatim,
- 18:49le fait d'aller faire des états des lieux,
- 18:50des diagnostics pour écouter ce que disent leurs équipes,
- 18:53ça c'est hyper puissant.
- 18:55Et il n'y a aussi rien de mieux que d'aller écouter tes consommateurs et consommatrices.
- 19:00Si je peux te donner une petite anecdote que je trouve intéressante,
- 19:03il y a quelques années,
- 19:05ça a été cité en introduction,
- 19:06mais on travaillait pour Porsche.
- 19:08Et on a fait tout un travail d'écoute des clientes Porsche.
- 19:12C'était hyper intéressant avec des choses,
- 19:14évidemment,
- 19:15moi qui viens de l'automobile,
- 19:16que j'avais déjà entendues ailleurs.
- 19:17Ce n'était pas que le cas chez Porsche,
- 19:19mais c'était intéressant.
- 19:20On est donc allé écouter les consommatrices pour réfléchir à comment féminiser cette cible marketing,
- 19:26là,
- 19:26pour le coup.
- 19:27On a entendu plein de choses.
- 19:28Alors,
- 19:28je ne peux pas le citer là,
- 19:29tout ce qu'on a entendu,
- 19:30mais quelques propos un peu limites,
- 19:32parfois,
- 19:33adressés à certaines clientes.
- 19:35Parce que chez Porsche,
- 19:35on n'a pas la culture d'avoir des clientes.
- 19:37Donc ça,
- 19:38l'écoute consommateur-consommatrice nous a permis de leur faire des propositions pour réadapter un peu leur offre.
- 19:44Donc tu vois,
- 19:45je pense qu'il y a quand même dans la notion de diversité,
- 19:48être un peu,
- 19:48quand tu es CEO,
- 19:49ouvert à ce qui se passe sur ton marché et à écouter tous les points de vue.
- 19:54Oui,
- 19:55complètement.
- 19:56Alors,
- 19:56il y a plein de choses sur lesquelles j'ai envie de rebondir par rapport à ce que tu as partagé.
- 19:59Merci pour cette réponse ultra complète.
- 20:01Mais tu as évoqué aussi,
- 20:03à un moment donné,
- 20:05alors tu n'as pas utilisé le mot
- 20:07buzz,
- 20:07mais en tout cas,
- 20:09il y a des sujets où ça pourrait être des sujets de débat ou de discussion,
- 20:16si il n'y a pas d'inclusivité ou si typiquement tu as utilisé le terme sexisme également,
- 20:21alors certaines boîtes,
- 20:22on l'a vu dans les médias ou autre,
- 20:24c'est déjà arrivé.
- 20:25Et ça m'a fait penser à une question que j'ai posée à un autre invité du podcast Déclic.
- 20:30Je pense à lui,
- 20:31là,
- 20:31à l'instant.
- 20:31C'est un épisode qu'on a tourné il n'y a pas si longtemps avec Gislain Morvan,
- 20:35qui a une boîte qui s'appelle Trèfle Restauration.
- 20:37Et pour le coup,
- 20:39lui,
- 20:39il a une particularité,
- 20:40c'est que plus de 70%
- 20:42de ses collaborateurs sont en situation de handicap.
- 20:45Donc,
- 20:45il est aussi sur le thème de l'inclusivité.
- 20:48Et ils ont une superbe croissance,
- 20:51une superbe boîte,
- 20:52des clients super satisfaits,
- 20:54très diversifiés,
- 20:54etc.
- 20:55Et je lui avais posé la question,
- 20:57parce que c'était un sujet qui revenait très,
- 20:59très souvent,
- 21:00vu qu'il est assez visible,
- 21:01c'est est-ce que ses clients viennent à travailler avec eux plus par envie de faire une bonne action,
- 21:09si j'ose dire,
- 21:10ou parce que le produit est réellement de qualité ?
- 21:13Et là,
- 21:14finalement,
- 21:14la question,
- 21:14je pourrais la poser différemment.
- 21:16Est-ce que certains clients,
- 21:18comme des grandes boîtes qu'on a citées,
- 21:20type Porsche,
- 21:21Clarins ou plein d'autres,
- 21:22j'imagine,
- 21:23on en a cité trois tout à l'heure,
- 21:24mais j'imagine qu'il y en a plein d'autres,
- 21:26viennent parce que justement ils voient les avantages liés à ce que tu as cité ou pour éviter un potentiel bad buzz ou une peur d'écho négatif qui pourrait être présente que ce soit auprès de leurs clients ou auprès de leurs collaborateurs.
- 21:41Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire dans ma question.
- 21:43Oui,
- 21:43très bien.
- 21:44Je pense que tu as raison dans les deux cas.
- 21:47Il y en a qui viennent par conviction et il y en a qui viennent par obligation,
- 21:51soyons clairs,
- 21:52mais comme tout sujet,
- 21:53j'imagine.
- 21:54particulièrement quand il s'agit de sujets à impact.
- 21:59Ce qui est clair,
- 22:00c'est que il y a quand même un certain nombre de boîtes qui viennent parce qu'il y a des lois sur ces questions-là.
- 22:05Et donc,
- 22:07si tu veux être en accord avec les lois,
- 22:10il faut se contraindre à un certain nombre d'éléments.
- 22:13C'est dommage que certaines personnes viennent à ces questions par les lois,
- 22:19mais en même temps,
- 22:19c'est hyper nécessaire.
- 22:20Tu sais,
- 22:20il y a toujours,
- 22:21nous,
- 22:22autour de nos questions,
- 22:22la question des quotas.
- 22:24Moi,
- 22:25je pense que les quotas sont hyper importants,
- 22:27malheureusement,
- 22:27parce que sinon,
- 22:28les choses ne bougent pas.
- 22:30Mais voilà,
- 22:31donc j'espère un jour où nous n'aurons plus besoin de quotas.
- 22:34Mais ce jour n'est pour l'instant pas encore là et je pense qu'il est loin d'arriver.
- 22:39Donc déjà,
- 22:40tu as ceux qui viennent par la contrainte,
- 22:41ça c'est clair.
- 22:41On ne va pas se le cacher,
- 22:43il y en a quand même une partie qui vient pour ça.
- 22:46En général,
- 22:46ce qui se passe d'ailleurs pour ceux-là,
- 22:48c'est qu'assez rapidement,
- 22:49ils se rendent compte que...
- 22:50Quand il commence à y avoir plus de diversité,
- 22:52alors que ce soit plus de femmes,
- 22:53tu vois,
- 22:54dans les instances dirigeantes,
- 22:55que ce soit effectivement plus de personnes en situation de handicap,
- 22:58pour reprendre l'exemple que tu prenais à l'instant,
- 23:00qui d'ailleurs est une très,
- 23:02très belle success story,
- 23:04ce dont tu parles là,
- 23:05l'exemple que tu donnais juste avant,
- 23:07je trouve que c'est un super entrepreneur et je trouve que c'est une super belle story.
- 23:12Mais donc souvent,
- 23:13ceux qui y viennent par contrainte se rendent compte quand même des bénéfices.
- 23:17une fois que les équipes sont en place,
- 23:21de la diversité,
- 23:21tu vois,
- 23:22ne serait-ce que dans la communication interpersonnelle en interne,
- 23:26l'empathie que ça peut développer,
- 23:29même si le mot est galvaudé,
- 23:30la bienveillance aussi que ça peut apporter.
- 23:32En général,
- 23:32rares sont ceux qui sont venus par obligation et qui n'y voient pas quand même à terme les bienfaits,
- 23:38tu vois.
- 23:39Donc ça,
- 23:40c'est ceux qui viennent.
- 23:40Tu peux avoir ceux qui pourraient venir parce que nous,
- 23:43on appelle le...
- 23:44le diversity washing,
- 23:46tu vois,
- 23:46l'espèce de,
- 23:47ce qu'on appelle le greenwashing,
- 23:49tu sais,
- 23:50dans l'environnement mais qui est chez nous le diversity washing,
- 23:53c'est-à-dire venir à ces sujets-là pour faire bien,
- 23:55entre guillemets,
- 23:56tu vois.
- 23:57Ça,
- 23:57je pense que sincèrement,
- 24:01pour des sujets de réputation,
- 24:02ce n'est pas viable très longtemps.
- 24:06D'ailleurs,
- 24:06honnêtement,
- 24:06je ne crois pas te dire sur la quarantaine de grands groupes qu'on accompagne qui en est vraiment.
- 24:12je pense que très vite,
- 24:14en fait,
- 24:15ces gens-là soit reviennent sur des histoires d'obligations légales,
- 24:19soit communiquent moins,
- 24:21ou je ne sais pas.
- 24:21En tout cas,
- 24:21moi,
- 24:22je ne peux pas te dire que j'en vois qui disent « on y va parce que ça fait bien » ,
- 24:25tu vois.
- 24:26En revanche,
- 24:27j'ai des patrons,
- 24:28des patronnes convaincus par le sujet qui pressentent que dans leurs équipes,
- 24:33il y a des choses qui ne fonctionnent pas.
- 24:35Tu parlais du sexisme,
- 24:36mais en fait,
- 24:37il y a plein de sujets de discrimination ordinaire au sens large,
- 24:40ça peut aller jusqu'au harcèlement.
- 24:41même si nous,
- 24:41on ne traite pas cette question-là directement.
- 24:44Mais finalement,
- 24:46c'est des patrons et des patronnes qui sont convaincus,
- 24:49mais qui sentent que les équipes ne le sont peut-être pas assez et qui ont envie de lancer une dynamique plus large.
- 24:56Parce que nous,
- 24:56finalement,
- 24:57nos sujets,
- 24:58au-delà de l'inclusion,
- 24:59de la diversité,
- 25:01c'est la notion du care,
- 25:03du prendre soin de l'autre,
- 25:04du bien-être,
- 25:05etc.
- 25:05Donc ça,
- 25:06quand même assez vite,
- 25:07tu en as quand même pas mal de plus en plus des dirigeants.
- 25:10qui sont au clair sur les enjeux de diversité dans la notion de care.
- 25:14Très clair.
- 25:15Je reviens sur un élément que tu viens d'évoquer à l'instant,
- 25:18c'est des patrons qui peuvent pressentir ou identifier qu'à certains égards,
- 25:26ils commencent à avoir certaines dérives,
- 25:28certains problèmes,
- 25:29peut-être certains comportements,
- 25:30certains mots.
- 25:32Peu importe,
- 25:33sans rentrer dans les détails,
- 25:34mais la plupart des gens qui nous écoutent sont des entrepreneurs.
- 25:39Ce sont des gens qui vont avoir donc
- 25:421 à peut-être
- 25:4410, 30,
- 25:4550,
- 25:46100 collaborateurs,
- 25:48peut-être plus pour certains d'entre eux.
- 25:51Dans tous les cas,
- 25:51ils vont échanger,
- 25:52discuter,
- 25:54travailler avec énormément de personnes et avoir des équipes ou les constituer.
- 25:59Quels sont les signaux faibles ?
- 26:02que tu as pu identifier,
- 26:03toi qui en as fait ta mission,
- 26:06ton métier,
- 26:07une boîte,
- 26:09dans les organisations,
- 26:10dans les équipes,
- 26:12qui viennent mettre en lumière qu'il peut y avoir certaines dérives ou certains problèmes avant que cela n'arrive.
- 26:19Finalement,
- 26:20une sorte de message préventif de « attention,
- 26:23si on a ce type de comportement,
- 26:25ce type de choses,
- 26:26etc.,
- 26:27voici comment pouvoir gérer ça,
- 26:30voici.
- 26:31comment ils répondent,
- 26:32voici peut-être comment recadrer quelqu'un si j'ose dire ou voici quel discours porter à ses managers parce que peut-être que pour certains ça peut être inconfortable et ils ont peur que leur manager se sente directement attaqué ou coupable de quelque chose alors qu'il n'en est rien mais c'est juste la sensibilisation donc j'imagine
- 26:54que c'est des sujets qui te parlent et auxquels tu fais souvent face
- 26:58pour que ceux qui nous écoutent puissent en tirer un maximum de valeur et l'adapter à eux,
- 27:02leur boîte,
- 27:02qu'est-ce que tu partagerais ?
- 27:04Déjà,
- 27:04tu as un indicateur qui est souvent,
- 27:05quelle que soit la structure que tu peux avoir.
- 27:08Et moi,
- 27:09c'est quelque chose que je regarde pour ma propre structure,
- 27:12c'est ton taux de rétention déjà.
- 27:14Déjà,
- 27:14il est quand même assez révélateur en général de comment vont les équipes.
- 27:19Alors,
- 27:19ça dépend du secteur dans lequel tu es,
- 27:21mais globalement,
- 27:22si tes équipes sont en turnover permanent,
- 27:26c'est déjà un premier petit indicateur que peut-être qu'il y a des choses à creuser.
- 27:31Donc,
- 27:31c'est vrai que souvent,
- 27:33le feedback des gens qui partent est hyper précieux pour comprendre si tu n'as pas réussi à les retenir,
- 27:40pourquoi ils partent et est-ce que finalement,
- 27:42il n'y a pas des choses qui sont non dites,
- 27:45tu vois,
- 27:46et qu'il faut savoir.
- 27:48Sachant que ce n'est jamais facile de parler à quelqu'un de l'interne et notamment son supérieur hiérarchique quand il y a un problème.
- 27:54C'est pour ça que nous,
- 27:55on intervient beaucoup en tant qu'externe,
- 27:58parce que parfois,
- 28:00c'est plus facile de se confier à des externes qu'à l'interne quand il y a des vrais problèmes structurels.
- 28:04C'est pour ça qu'on parle beaucoup de safe place sur nos sujets.
- 28:07C'est comment tu crées la safe place pour que la parole puisse se libérer.
- 28:11Mais déjà,
- 28:12le sujet de la rétention,
- 28:14pour moi,
- 28:14c'est un indicateur hyper fort.
- 28:16Après,
- 28:17si on est juste là sur la partie KPI déjà,
- 28:20tu as quand même la capacité de voir quelle que soit ta structure.
- 28:23Si tu as de la diversité,
- 28:24je veux dire,
- 28:26bon,
- 28:26alors,
- 28:27dans les très grosses boîtes,
- 28:28il y a des KPI très suivis,
- 28:29mais je veux dire,
- 28:29si tu es un entrepreneur d'une dizaine,
- 28:31d'une cinquantaine ou d'une centaine de personnes,
- 28:33tu es quand même déjà de façon très honnête capable de dire si tu as
- 28:3820 % de femmes,
- 28:3830,
- 28:3950,
- 28:4070,
- 28:40tu vois,
- 28:40tu sais le dire,
- 28:41ça.
- 28:41Tu sais dire aussi,
- 28:42globalement,
- 28:43si tu as...
- 28:44Alors,
- 28:44sauf s'ils ne sont pas déclarés,
- 28:46mais s'ils l'ont déclaré,
- 28:47tu es quand même capable de dire qui est en situation de handicap.
- 28:50La diversité raciale...
- 28:52technique,
- 28:52on ne peut pas la calculer,
- 28:53mais en tout cas,
- 28:53tu es capable de le dire.
- 28:55En tout cas,
- 28:55toi,
- 28:55en tant qu'entrepreneur,
- 28:56tu es déjà capable de sentir,
- 28:58tu vois,
- 28:58sans avoir des tableaux Excel de KPI,
- 29:01si tu es diversifié ou pas.
- 29:03Donc,
- 29:03je trouve qu'il y a déjà le premier indicateur qui est des chiffres,
- 29:07en tout cas,
- 29:08qui parlent d'eux-mêmes,
- 29:09ton taux de rétention et puis ton équilibre d'équipe,
- 29:12tu vois,
- 29:13ça peut être aussi l'âge,
- 29:14parce que tu vois,
- 29:15nous,
- 29:15dans nos sujets,
- 29:16on a la question de l'âge.
- 29:17Si tu as,
- 29:18par exemple,
- 29:18des équipes qui sont très jeunes et que ton
- 29:22ta pyramide des âges,
- 29:23elle est plutôt assez jeune.
- 29:24C'est quand même des indicateurs,
- 29:26tu vois ?
- 29:26Donc,
- 29:26ça,
- 29:26c'est le premier point.
- 29:28Je ne sais pas si c'est un signal faible.
- 29:29Un signal faible,
- 29:30ça,
- 29:30c'est clairement un signal fort déjà.
- 29:33Ensuite,
- 29:34tu as…
- 29:35Le fait,
- 29:36et ça,
- 29:36je pense que c'est très important d'en être conscient,
- 29:39c'est qu'en fait,
- 29:40même si tu vois nous,
- 29:40par exemple,
- 29:41chez YesWeAre,
- 29:41on travaille ces questions-là,
- 29:43bien sûr qu'on a tous et toutes,
- 29:45en tant que patron et patronne,
- 29:47des biais,
- 29:47des stéréotypes.
- 29:48C'est naturel,
- 29:49c'est comme ça.
- 29:50On peut les travailler,
- 29:51on peut essayer de les déconstruire,
- 29:53mais on ne peut pas s'en séparer.
- 29:54Donc,
- 29:55dans tout recrutement ou dans tout management d'équipe,
- 29:58nos décisions,
- 29:59elles sont quand même activées par des biais ancrés.
- 30:03des stéréotypes liés à la société,
- 30:05etc.
- 30:06Donc,
- 30:07je pense que c'est important quand même d'être dans l'écoute hyper active des équipes pour voir si certaines décisions ont pu être biaisées ou pas.
- 30:18Ça,
- 30:18je pense que c'est hyper important sur nos questions.
- 30:23Pour être juste,
- 30:24finalement,
- 30:24le plus juste possible.
- 30:26Les décisions qu'on prend,
- 30:27que ce soit des décisions de recrutement,
- 30:29tu vois,
- 30:30tes process d'évolution d'équipe,
- 30:32par exemple.
- 30:33Comment tu fais évoluer tes équipes ?
- 30:34Comment tu donnes des promotions ?
- 30:36Est-ce que c'est vraiment d'une façon juste ou est-ce que c'est par ce qu'on appelle le biais de clonage ?
- 30:40Moi qui parle du biais,
- 30:41tu vois,
- 30:41on va avoir tendance à promouvoir quelqu'un qui nous ressemble,
- 30:44etc.
- 30:44Donc ça,
- 30:45c'est un deuxième point qui me semble hyper important,
- 30:47c'est d'être critique quand même par rapport à nos propres décisions.
- 30:50Et puis peut-être la dernière chose,
- 30:53c'est tu vois de la discrimination ordinaire,
- 30:57la petite blague,
- 30:58ce qu'on appelle les microagressions,
- 30:59tu vois tous ces faits à dos d'un du quotidien qui peuvent passer pour des choses...
- 31:03elle est banale,
- 31:05c'était une blague,
- 31:05et qui en fait finalement sont hyper impactantes.
- 31:08Je pense qu'on a un devoir en tant que chef d'entreprise à être à l'écoute de ça.
- 31:14Tu peux avoir des signaux d'une personne à un moment qui vient te voir en disant « Ouais,
- 31:18pas terrible la blague de un tel. »
- 31:20Ça,
- 31:20c'est déjà un signal,
- 31:21tu vois,
- 31:21c'est déjà un signal faible.
- 31:23Donc,
- 31:24je pense qu'il y a plein de choses,
- 31:25nous,
- 31:25dans nos sujets.
- 31:26Il y a le sujet du recrutement,
- 31:28il y a le sujet du sourcing,
- 31:29comment tu sources et avec qui tu sources les gens que tu recrutes.
- 31:33Il y a chaque décision est-elle biaisée ou stéréotypée ?
- 31:37Est-ce que tu es à l'écoute de tes équipes ?
- 31:38Tout ça,
- 31:39c'est plein de conseils.
- 31:40Je ne vais pas te faire une mission de conseil maintenant parce qu'on n'a pas le temps,
- 31:43Alec.
- 31:43Mais tu vois,
- 31:44je trouve que déjà,
- 31:45c'est quand même pas mal de choses à prendre en compte quand tu es chef d'entreprise.
- 31:50Est-ce que ça te parle ce que je dis ?
- 31:51Là,
- 31:51justement,
- 31:52tu parles.
- 31:53Ça me parle complètement avec certains exemples clés.
- 31:56Merci pour ça.
- 31:58C'est hyper intéressant parce que que ce soit lié Merci.
- 32:02à des discussions que je peux avoir avec certains clients qu'on a chez entrepreneurs.com et au quotidien,
- 32:07notamment lors d'immersions ou autres,
- 32:09j'échange avec eux,
- 32:10je vois,
- 32:11etc.
- 32:11Ou même nous,
- 32:12dans nos équipes,
- 32:13parce que,
- 32:13tu vois,
- 32:13typiquement,
- 32:15je vais te parler d'un combat qui était aussi un de tes combats personnels.
- 32:22C'est un peu le gâchis des seniors.
- 32:24On pleure qu'on ne trouve pas de talent et pourtant,
- 32:27on met...
- 32:28les seigneurs au placard,
- 32:29alors pas tout le temps mais ça arrive effectivement et tu as été un superbe exemple dans ton parcours de ce mal on va dire qui est à l'air du temps,
- 32:39au-delà de te demander qu'est-ce qu'une entreprise rate concrètement quand elle se sépare de profils plus expérimentés et ça peut être une question que je peux te poser mais tu vois moi il y a un point et je te raconte une petite anecdote parce que tu me demandes si ça me parle mais nous on a énormément skillé,
- 32:56on est passé de que...
- 32:5810 personnes à aujourd'hui presque 150 en l'espace de 3 ans sans levée de fonds,
- 33:04100%
- 33:04bootstrap,
- 33:05sans dette,
- 33:06sans rien,
- 33:07juste de la croissance organique par rapport à la traction liée à tous les clients qu'on sert.
- 33:12Et naturellement,
- 33:13quand on scale aussi fort,
- 33:15on va passer d'une sorte de startup scale-up un peu pirate avec plein de soldats à mes côtés à quelque chose qui doit devenir un petit peu plus corporate.
- 33:24Et donc moi,
- 33:24j'ai pris la décision d'aller recruter des gens
- 33:27un peu plus seniors justement j'ai fait un peu le chemin inverse des gens qui avaient entre 40 et 50 ans une belle carrière derrière eux,
- 33:37souvent issus de grands groupes qui ont monté des boîtes qui ont fait des grandes études et qui ont été dans des grands groupes à certains moments de leur parcours et j'ai constaté que il y avait aussi une certaine difficulté pour eux de réussir à s'intégrer et se mettre au goût du jour notamment dans des boîtes très jeunes,
- 33:52très dynamiques où on utilise énormément l'intelligence artificielle
- 33:56où on parle d'automatisation dans tous les sens,
- 33:59où parfois il y a des acronymes très spécifiques.
- 34:02Donc,
- 34:03il y a certes le côté,
- 34:05une entreprise passe à côté d'une opportunité assurément en remerciant un talent qui est là depuis longtemps,
- 34:10mais qui peut-être à un moment donné,
- 34:12dans leur perception,
- 34:13ne fait plus l'affaire.
- 34:14Mais quid du talent qui peut-être n'a pas réussi lui aussi personnellement à passer le cap de certains sujets,
- 34:20de l'intelligence artificielle ou autre,
- 34:23ou nous par exemple dans le marketing.
- 34:25on fait du direct response marketing donc ça évolue extrêmement rapidement il faut réussir à suivre parce que même moi j'ai eu un vrai challenge c'était réussir à faire scaler les compétences de certains collaborateurs clés aussi rapidement que l'entreprise
- 34:40pour continuer à les faire rester à mes côtés,
- 34:43les garder,
- 34:44même si on veut continuer à faire pousser la boîte,
- 34:46parce que cette question de fidélisation,
- 34:48loyauté,
- 34:49turnover,
- 34:49c'est un vrai sujet pour moi.
- 34:51Et j'aime vivre cette aventure avant tout humaine avec ceux qui m'aident à développer entrepreneurs.com.
- 34:56Mais oui,
- 34:56pour la partie talent et senior,
- 34:59il y a ce vrai sujet de réussir à adapter aussi la structure et le rythme pour leur permettre d'être unbordés et intégrés de la meilleure façon qui soit.
- 35:08Oui,
- 35:08mais tu vois,
- 35:09c'est intéressant ce que tu dis,
- 35:10parce que le sujet des seniors,
- 35:12il est quand même…
- 35:13Bon,
- 35:13moi,
- 35:13c'est un sujet que j'adore.
- 35:14Tu vois,
- 35:15j'ai 47 ans.
- 35:15Donc,
- 35:17normalement,
- 35:18selon l'INSEE,
- 35:19les seniors,
- 35:19c'est à partir de 55 ans.
- 35:21Donc,
- 35:21on va dire que je ne suis pas considérée comme senior.
- 35:22Mais la réalité,
- 35:23tu vois,
- 35:23je le racontais,
- 35:24à 40 ans,
- 35:25on m'a dit que j'étais périmée.
- 35:26Donc,
- 35:26finalement,
- 35:26quelque part,
- 35:27sur certaines fonctions,
- 35:28on peut considérer qu'à 40 ans,
- 35:29on est déjà senior.
- 35:30C'est fou quand même quand tu y penses,
- 35:32surtout quand tu penses au nombre d'années qui restent à travailler pour les uns,
- 35:36pour les autres.
- 35:36mais bref
- 35:37Ce que je voudrais te dire,
- 35:38c'est qu'il y a quand même beaucoup de stéréotypes.
- 35:40Je parlais des stéréotypes tout à l'heure autour de l'âge.
- 35:43Tu vois,
- 35:43par exemple,
- 35:43cette croyance que les seniors,
- 35:48même si j'ai de plus en plus de mal avec ce mot,
- 35:50seraient déconnectés des grandes transformations digitales,
- 35:54etc.
- 35:55Moi,
- 35:55je n'y crois pas du tout.
- 35:56C'est la génération
- 35:58X dont je fais partie et une partie des baby boomers,
- 36:03c'est ceux qui ont eu les plus grandes transformations digitales en un temps record.
- 36:07Et c'est des générations qui sont complètement adaptées à chaque transformation qu'il y a eu.
- 36:13Donc,
- 36:13cette croyance de dire que la génération des seniors n'est pas capable de s'adapter dans le digital,
- 36:18la réalité,
- 36:19c'est que je pense que c'est une erreur.
- 36:22Moi,
- 36:23je vois beaucoup d'entrepreneurs autour de moi qui ont la cinquantaine et qui sont en train de prendre le virage de l'IA à
- 36:30100%, aussi bien que les jeunes,
- 36:31etc.
- 36:31Mais si tu vois,
- 36:32il y a quand même encore cette croyance.
- 36:35que les plus expérimentés,
- 36:37entre guillemets,
- 36:38si on peut dire ça,
- 36:39seraient déconnectés à plein d'égards de toutes les transformations qui ont lieu.
- 36:45Et ça,
- 36:46tu vois,
- 36:46je pense que c'est le plus gros sujet autour des générations,
- 36:48c'est comment on déconstruit tous ces stéréotypes,
- 36:50de la même manière que je pourrais te sortir des stéréotypes autour des jeunes qu'on dit ne plus avoir envie de bosser,
- 36:56ne plus être dans le collectif,
- 36:58etc.,
- 36:58alors que tout montre,
- 37:00toutes les stats montrent que c'est faux,
- 37:02mais que c'est d'autres.
- 37:03d'autres envies,
- 37:04d'autres enjeux,
- 37:05de sens,
- 37:05d'impact,
- 37:06etc.,
- 37:06qui drivent à leur façon de travailler.
- 37:09Ils ne sont pas moins motivés que les autres générations.
- 37:11Ils ne sont pas moins en vie de collectif que les autres.
- 37:14Tu sais,
- 37:14autour de ces générations,
- 37:15je pense qu'il y a vraiment,
- 37:16vraiment une grosse déconstruction de stéréotypes à activer.
- 37:21Et puis après,
- 37:22moi,
- 37:22comme toi,
- 37:22je suis convaincue qu'il faut quand même à un moment s'appuyer sur des expériences,
- 37:27notamment dans l'entreprenariat.
- 37:30Nous,
- 37:30on a chez YesWear un écosystème d'experts qui ne sont pas forcément des salariés que j'ai dans l'équipe,
- 37:35mais qui sont des experts que j'active selon les sujets,
- 37:38parce qu'on a des sujets quand même assez pointus sur certains enjeux que j'active.
- 37:43Et c'est beaucoup,
- 37:44beaucoup de générations différentes.
- 37:47J'ai des très jeunes sur certains sujets,
- 37:48j'ai des plus expérimentés sur d'autres.
- 37:52Donc,
- 37:52tu vois,
- 37:53je crois,
- 37:53moi,
- 37:53à la force de ce collectif intergénérationnel,
- 37:56en fait,
- 37:56beaucoup.
- 37:58Justement,
- 37:59mettre des gens très différents dans une équipe,
- 38:03sur le papier,
- 38:04c'est beau et c'est très souvent beau,
- 38:07mais ça crée aussi parfois des conflits ou des incompréhensions ou des difficultés à s'adapter,
- 38:14surtout si c'est assez brutal.
- 38:17Est-ce qu'il y a une méthode ou une façon de voir les choses,
- 38:20une façon de travailler ou un conseil que tu as l'habitude de partager pour pouvoir mieux vivre ensemble,
- 38:25mieux travailler ensemble et permettre à ceux qui nous écoutent
- 38:28Peut-être,
- 38:30s'ils font face à ça,
- 38:31en ayant recruté 2,
- 38:313,
- 38:324 personnes de le mettre en place.
- 38:35Et tu sais,
- 38:36c'est souvent aussi,
- 38:38imaginons que tu as une boîte qui est là depuis 10 ans,
- 38:41tu as des collaborateurs qui sont là depuis 9 ans et d'un coup,
- 38:44tu as une phase de croissance et tu recrutes 3,
- 38:464,
- 38:475 nouvelles personnes tout de suite.
- 38:50Ils peuvent être issus,
- 38:51peu importe,
- 38:53de la même religion,
- 38:54plus ou moins du même âge,
- 38:56peu importe.
- 38:57mais il y a aussi ce choc un peu des cultures entre les anciens dans l'entreprise et les nouveaux.
- 39:04Tu vois ce que je veux dire ?
- 39:05Oui,
- 39:05c'est clair.
- 39:06Mais ça,
- 39:06c'est vrai.
- 39:07En réalité,
- 39:07tu sais,
- 39:08c'est au-delà de nos questions de diversité et inclusion.
- 39:10Ça a toujours existé,
- 39:11ces questions-là.
- 39:12Tu vois,
- 39:12c'est pour ça que je te parlais de la…
- 39:13En fait,
- 39:14nous,
- 39:14on travaille la diversité des profils,
- 39:16mais en réalité,
- 39:16dans toutes les boîtes,
- 39:17il y a toujours eu des gens qui ont des profils hyper différents.
- 39:23Et donc,
- 39:23finalement,
- 39:23ça,
- 39:24c'est la question que tu me poses.
- 39:26C'est en fait la question du management au sens plus large.
- 39:28En tout cas,
- 39:29moi,
- 39:29c'est ce que j'entends dans ce que tu dis.
- 39:32Parce que finalement,
- 39:33on se parle de diversité,
- 39:35de genre,
- 39:35de diversité,
- 39:37tu vois,
- 39:38d'orientation de genre plus large,
- 39:40d'ailleurs,
- 39:41de diversité raciale,
- 39:43de génération,
- 39:44etc.
- 39:44Peu importe,
- 39:45c'est comment tu gères en tant que manager et leader.
- 39:49la diversité des profils qui font ton équipe,
- 39:52en fait.
- 39:52Tu vois,
- 39:52nous,
- 39:53c'est ça,
- 39:54finalement.
- 39:55Et c'est pour ça que je te parlais du care tout à l'heure,
- 39:57parce que je pense que l'enjeu des leaders de demain,
- 40:00c'est de se recentrer sur le care.
- 40:02Et je ne te parle pas juste du care de prendre soin de tes équipes,
- 40:06etc.
- 40:06C'est le care plus large,
- 40:08être à l'écoute de ce qui se passe autour de toi,
- 40:11être dans l'empathie de la société,
- 40:13des compréhensions des enjeux,
- 40:14être dans l'empathie,
- 40:15évidemment,
- 40:15de ton équipe,
- 40:16mais pas que.
- 40:18Tu vois,
- 40:19c'est pour ça que pour moi,
- 40:21le leader,
- 40:22tu sais,
- 40:22il y a eu plein de trucs.
- 40:23Ça a beaucoup évolué là-dessus.
- 40:26Pendant un temps,
- 40:27nous,
- 40:27sur nos questions,
- 40:28on parlait du...
- 40:30Alors,
- 40:30il y a eu le leader empathique,
- 40:31le leader participatif.
- 40:33Après,
- 40:33il y a eu le leader inclusif.
- 40:35Moi,
- 40:35je pense que le leader de demain,
- 40:36c'est celui qui est capable d'être vraiment dans le soin,
- 40:40mais dans le sens noble du terme,
- 40:41tu vois,
- 40:42dans le soin de son business,
- 40:43dans le soin de lui-même.
- 40:45C'est un bon leader,
- 40:45il prend soin de lui,
- 40:46dans le soin de ses équipes.
- 40:48Moi,
- 40:48je crois beaucoup à ça.
- 40:49Et juste,
- 40:50moi,
- 40:51je ne suis pas coach.
- 40:51Donc,
- 40:53dans une partie de nos activités,
- 40:55on a des coachs qu'on fait travailler sur nos contenus clés en main.
- 40:57Donc,
- 40:57moi,
- 40:58je ne vais pas faire la coach aujourd'hui.
- 40:59Je ne saurais pas te dire.
- 41:00Enfin,
- 41:01j'ai des clés,
- 41:01évidemment,
- 41:02de tout ce qu'on propose,
- 41:03mais je ne suis pas la mieux placée pour dire comment bien manager ces équipes.
- 41:07Mais en tout cas,
- 41:07ce que je constate,
- 41:08c'est que quand tu as des équipes très diversifiées,
- 41:11c'est toujours les recettes qu'on connaît du leader.
- 41:14c'est quand même...
- 41:16donner une vision commune parce que même si on a des profils différents,
- 41:21la raison pour laquelle en général ils ont rejoint ta boîte,
- 41:23c'est parce qu'ils adhèrent à la vision commune et je pense que c'est important de la marteler,
- 41:28la vision commune,
- 41:30notamment nous qui sommes sur des sujets à impact,
- 41:32c'est le répéter en permanence et puis je crois que c'est aussi travailler de mieux en mieux l'interpersonnel,
- 41:39tu vois,
- 41:40le travail en commun,
- 41:42la synergie des projets.
- 41:43faire travailler des gens ensemble qui n'auraient jamais bossé ensemble avant.
- 41:47Moi,
- 41:47je crois à la force du collectif à mort,
- 41:49mais ça s'anime beaucoup en fait.
- 41:51Ça s'anime énormément.
- 41:53Par rapport à ce collectif et ce bien travailler ensemble,
- 41:56est-ce que tu as vu une dégradation du sujet avec le passage en mode remote après Covid,
- 42:03etc.
- 42:04par rapport au mode bureau ?
- 42:05Oui,
- 42:05alors ça,
- 42:07c'est moins mes métiers ça.
- 42:08Mais en revanche,
- 42:08ça touche quand même,
- 42:09tu as raison,
- 42:09au sujet.
- 42:11C'est quand même très connexe,
- 42:12parce qu'il y a beaucoup de questions de nos clients sur,
- 42:15effectivement,
- 42:17la remise en mouvement du collectif qui n'est pas simple.
- 42:21C'est vrai que c'est une question profonde.
- 42:22Tu as beaucoup d'entreprises,
- 42:23d'ailleurs,
- 42:23on le sait,
- 42:23qui reviennent en arrière sur ces questions de travail.
- 42:26Ça va d'ailleurs poser des questions,
- 42:28je pense,
- 42:28profondes d'équilibre de vie,
- 42:30qui,
- 42:30pour les jeunes générations,
- 42:31est quand même un truc très important.
- 42:34D'ailleurs,
- 42:35je dis les jeunes générations,
- 42:36mais tu vois...
- 42:37Ça a des bienfaits,
- 42:38les jeunes générations,
- 42:38parce que du coup,
- 42:39les générations plus anciennes,
- 42:40entre guillemets,
- 42:41dont je fais partie aujourd'hui,
- 42:42c'est un point important pour l'équilibre de vie aussi.
- 42:44Donc,
- 42:44je pense que ça va vraiment poser des questions profondes sur le soin,
- 42:48justement,
- 42:49et sur le mieux vivre ensemble.
- 42:51Et je ne sais pas te répondre là,
- 42:53mais ce qui est certain,
- 42:54c'est que je pressens qu'il va falloir trouver un équilibre sensible entre l'équilibre de vie pro-perso,
- 43:02si on peut parler de ça,
- 43:03parce que je ne sais pas si ça existe vraiment,
- 43:05Et...
- 43:07la réanimation du collectif,
- 43:09tu vois,
- 43:09qui va quand même nécessiter de se voir,
- 43:11de partager des choses,
- 43:12etc.
- 43:13Et moi,
- 43:13là-dessus,
- 43:14je pense que,
- 43:15en tout cas,
- 43:16nous,
- 43:16c'est ce qu'on promeut beaucoup chez Yes We Are,
- 43:18c'est que je pense qu'il y a vraiment la mise en mouvement d'un collectif autour des valeurs de l'entreprise.
- 43:23Tu vois,
- 43:23nous,
- 43:24on a pas mal de cycles inclusifs autour de la notion d'audace,
- 43:29d'ambition,
- 43:30de courage,
- 43:31de confiance.
- 43:31Tu vois,
- 43:32c'est comment on se réapproprie les valeurs de l'entreprise,
- 43:34qu'on a tous et toutes.
- 43:36quelle que soit notre taille de boîte,
- 43:37on a des valeurs d'entreprise.
- 43:39Et c'est comment on se les réapproprie et comment on donne cette vision pour que tout le monde se mette en mouvement sur cette valeur-là.
- 43:43Moi,
- 43:43je pense que quand j'étais en entreprise,
- 43:46tu sais,
- 43:46la notion de valeur,
- 43:47c'était un peu un truc abscon,
- 43:49un peu écrit par les gens de la RH,
- 43:52comme ça,
- 43:52pour se faire un peu plaisir.
- 43:53C'était l'impression que j'en avais,
- 43:54ce qui n'était pas le cas.
- 43:55Aujourd'hui,
- 43:56je pense que les valeurs d'entreprise,
- 43:57c'est ça qui va créer un mouvement collectif commun.
- 44:00C'est hyper important.
- 44:01Très clair.
- 44:02Merci Pascal pour tout ce que tu as partagé dans le cadre de cet épisode,
- 44:05j'ai adoré.
- 44:06D'ailleurs,
- 44:06si vous avez eu autant de plaisir à écouter cet épisode que je n'ai eu à l'animer,
- 44:12faites-le nous savoir en partageant cet épisode partout autour de vous,
- 44:16notamment l'article LinkedIn qu'on fera pour le mettre en avant,
- 44:19en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée que vous nous écoutiez sur Apple Podcast ou sur Spotify.
- 44:26Et Pascal,
- 44:27j'ai une toute dernière question à te poser.
- 44:29Est-ce que tu peux nous partager le déclic Merci.
- 44:32qui a fait toute la différence pour toi,
- 44:34que ce soit personnellement comme professionnellement.
- 44:37Ça peut être une simple phrase,
- 44:38une situation,
- 44:39une frustration,
- 44:40une anecdote,
- 44:41quelque chose de positif,
- 44:42quelque chose de moins positif.
- 44:43Peu importe,
- 44:44tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- 44:46Alors écoute,
- 44:47ça ne va pas être très glamour mon histoire,
- 44:49mais moi le déclic,
- 44:50c'est quand je suis passée d'entrepreneur à chef d'entreprise.
- 44:54Et pour passer d'entrepreneur à chef d'entreprise,
- 44:57c'est le moment où je me suis reconnectée aux chiffres.
- 44:59C'est à l'inverse de tout ce que je viens de te raconter.
- 45:02Mais le moment où je me suis mise à suivre mon business avec des KPI hyper précis,
- 45:09une vision que le business case ne soit pas juste des chiffres mis en main d'Excel,
- 45:13mais prennent vraiment du sens.
- 45:15Moi,
- 45:15ça a été ça le déclic.
- 45:16C'est d'ailleurs le moment où YesWear a vraiment commencé à être en croissance.
- 45:21Je pense que c'est ça.
- 45:22Et je pense que ce déclic m'a quand même été amené,
- 45:25je parlais des mentors tout à l'heure,
- 45:26de l'importance du mentorat.
- 45:29Moi,
- 45:29je sais qu'une de mes mentors,
- 45:30elle est
- 45:31DAF, directrice financière.
- 45:34Et il y a eu un shift à un moment donné où on a eu,
- 45:37je me souviens,
- 45:38une séance où on n'était que sur les chiffres,
- 45:40ce qui n'est vraiment pas mon truc.
- 45:41Moi,
- 45:42je suis dans la création,
- 45:43dans l'impulsion dans l'humain.
- 45:45Et là,
- 45:45tout à coup,
- 45:46il y a un shift qui s'est fait où tout s'est éclairé et la croissance,
- 45:51tout à coup,
- 45:52a été possible.
- 45:53Et je pense qu'en tant qu'entrepreneur,
- 45:54on n'a pas vraiment le choix,
- 45:55mais ce serait ça le déclic.
- 45:57Au-delà du premier déclic qu'il y avait,
- 45:58qu'on m'avait dit que j'étais périmée,
- 45:59mais ça,
- 45:59c'est une évidence que ça a été le tout premier déclic.
- 46:03Mais c'est vraiment le passage de posture d'entrepreneur à chef d'entreprise qui,
- 46:07pour moi,
- 46:07n'est pas tout à fait la même chose.
- 46:09Merci,
- 46:09Pascale.
- 46:10Merci,
- 46:10Alec.