Latest / True Crime : L'Heure du Crime / Timothy Boczkowski : Le Prédateur qui Assassinait toutes ses Épouses
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- 0:10Speaker 2: Un triple homicide survient dans une résidence luxueuse. Les détectives
- 0:14Speaker 2: croient d'abord que le meurtrier est un tueur professionnel, mais
- 0:17Speaker 2: certains indices démontrent qu'ils ont affaire à un amateur. L'enquête
- 0:24Speaker 2: sur la noyade d'une femme en Pennsylvanie aux Etats-Unis fait
- 0:27Speaker 2: des vagues jusqu'en Caroline du Nord et de sombres secrets
- 0:31Speaker 2: refont surface. Des détectives qui enquêtent sur le meurtre d'une
- 0:42Speaker 2: jeune fille mettent à jour une sordide entreprise familiale. Toutes
- 0:49Speaker 2: les familles ont des secrets. Mais quand on découvre de
- 0:56Speaker 2: véritables squelettes dans leur placard, on doit faire appel à
- 1:00Speaker 2: des experts judiciaires pour élucider ces complots de famille. Le
- 1:30Speaker 2: dimanche de Pâques 1992, les Ewell se préparaient à rentrer à
- 1:34Speaker 2: la maison après un week-end passé au bord de la
- 1:36Speaker 2: mer dans leur résidence secondaire. Dale et sa femme Glee
- 1:41Speaker 2: repartaient pour Fresno à 360 kilomètres de là avec leur fille aînée.
- 1:46Speaker 2: Ils laissaient derrière eux leur fils Dana, 20 ans, étudiant à l'université.
- 1:51Speaker 2: Ce dernier restait encore quelques jours. Il avait prévu passer
- 1:55Speaker 2: la soirée dans la famille de sa petite amie. Dana
- 1:59Speaker 2: ignorait qu'il les voyait en vie pour la dernière fois.
- 2:05Speaker 2: Deux jours plus tard, après avoir maintes fois tenté de
- 2:07Speaker 2: les joindre par téléphone, Il appela un voisin afin que
- 2:11Speaker 2: ce dernier vérifie si ses parents étaient là. Le voisin
- 2:15Speaker 2: et la bonne des Ewell firent une découverte macabre. Monsieur
- 2:20Speaker 2: Ewell était étendu par terre. Il semblait avoir reçu une
- 2:24Speaker 2: balle dans la nuque. Les détectives du bureau du shérif
- 2:29Speaker 2: de Fresno fouillèrent la maison. Dale n'était pas la seule victime.
- 2:35Speaker 2: Sa fille Tiffany et son épouse Glee avaient aussi été tuées.
- 2:41Speaker 2: Comme son père, Tiffany avait reçu une balle dans la nuque.
- 2:50Speaker 2: Quant à Glee, elle avait sans doute vu son assaillant.
- 2:53Speaker 2: Elle semblait avoir tenté de prendre la fuite, mais avait
- 2:56Speaker 2: été arrêtée en recevant des projectiles dans le dos et
- 2:59Speaker 2: aux épaules. Le résidu de poudre explosif sur son chandail
- 3:03Speaker 2: indiquait que le tueur avait ensuite tiré à bout portant.
- 3:08Speaker 2: Tout portait à croire que les Ewell avaient été assassinés
- 3:12Speaker 2: dès leur arrivée à la maison. Les détectives retrouvèrent les
- 3:20Speaker 2: résidus de cinq balles sur la scène du crime et
- 3:24Speaker 2: d'une sixième dans le corps de Glee. Il y avait
- 3:28Speaker 2: une boîte de munitions de 9 mm entamée et l'étui d'une
- 3:32Speaker 2: arme à feu dans la chambre à coucher du coup.
- 3:35Speaker 2: A l'intérieur de l'étui se trouvait le mode d'emploi d'un
- 3:37Speaker 2: pistolet Browning calibre 9 mm. La maison avait été saccagée. S'agissait-il
- 3:44Speaker 2: d'un cambriolage qui avait mal tourné? Les indices recueillis sur
- 3:50Speaker 2: la scène du crime ne corroboraient pas cette hypothèse. Il
- 3:54Speaker 2: n'y avait pas de traces d'entrée par effraction. Plusieurs objets
- 3:57Speaker 2: de valeur dans la collection d'armes à feu de Dale
- 3:59Speaker 2: Ewell étaient toujours là. Plutôt que d'emporter les objets de
- 4:03Speaker 2: valeur dans des têtes d'oreillers, L'intrus avait étendu des draps
- 4:06Speaker 2: sur un lit et y avait mis des objets sans
- 4:08Speaker 2: valeur comme des cassettes audio et quelques pièces de monnaie.
- 4:11Speaker 2: Le meurtrier semblait être entré et sorti sans se faire remarquer,
- 4:14Speaker 2: mais il ne s'agissait pas d'un cambriolage professionnel, selon le
- 4:18Speaker 2: détective John Souza.
- 4:21Speaker 6: Un
- 4:22Speaker 5: cambrioleur expérimenté fouille dans les commodes un peu partout, en
- 4:25Speaker 5: commençant par le bas et en remontant. De cette façon,
- 4:28Speaker 5: il n'est pas obligé de refermer les tiroirs. Il ouvre
- 4:31Speaker 5: celui du bas et ensuite le suivant et il les
- 4:33Speaker 5: laisse ainsi tous ouverts. Mais ici, nous avions un peu
- 4:36Speaker 5: de tout. La personne ne semblait pas avoir de méthode
- 4:40Speaker 2: Le crime avait cependant été planifié dans les moindres détails.
- 4:44Speaker 2: Plusieurs voisins se trouvaient dans leur jardin ce dimanche de
- 4:47Speaker 2: Pâques et personne n'avait rien remarqué d'anormal chez les Ewell
- 4:51Speaker 2: ni entendu de coup de feu. L'évidente préméditation forçait les
- 4:55Speaker 2: détectives à ne pas écarter la possibilité qu'il s'agisse de
- 4:58Speaker 2: tueurs professionnels. Il ne fallait pas non plus négliger la
- 5:03Speaker 2: possibilité que le meurtrier puisse revenir terminer son travail en
- 5:06Speaker 2: tuant le dernier survivant de la famille, Dana Ewell. À
- 5:11Speaker 2: son arrivée, Dana rencontra les détectives. Il craignait peut-être pour
- 5:15Speaker 2: sa vie, mais il cachait bien ses émotions, tout comme
- 5:18Speaker 2: sa peine d'ailleurs
- 5:21Speaker 5: On venait de lui annoncer que sa famille était décédée,
- 5:24Speaker 5: toute sa famille. Il n'a pas versé une larme. J'étais abasourdi.
- 5:28Speaker 5: Je me suis dit qu'il valait peut-être mieux lui laisser
- 5:30Speaker 5: le bénéfice du doute, qu'il était peut-être en état de choc.
- 5:33Speaker 2: Dana déclara à la police que sa mère avait déjà
- 5:36Speaker 2: travaillé pour la CIA. Quant à son père, il était
- 5:39Speaker 2: propriétaire d'un commerce d'avions et avait la réputation d'être dur
- 5:42Speaker 2: en affaires. Il n'avait vraisemblablement pas amassé sa fortune de 8
- 5:47Speaker 2: millions de dollars sans se faire quelques ennemis. Les détectives
- 5:55Speaker 2: fouillèrent le passé de la famille à la recherche de
- 5:58Speaker 2: quelques secrets, mais ne découvrirent rien d'anormal. Glee avait été
- 6:04Speaker 2: traductrice pour le compte de la CIA et sa feuille
- 6:07Speaker 2: de route était sans histoire. Quant à Dale Ewell, bien
- 6:12Speaker 2: qu'il ait eu quelques ennemis, aucun n'avait de mobile pour
- 6:15Speaker 2: le tuer, lui et sa
- 6:16Speaker 6: famille.
- 6:19Speaker 2: La police demanda à Dana de vérifier la maison et
- 6:21Speaker 2: de leur indiquer si quelque chose y manquait. Étonnamment, ce
- 6:28Speaker 2: dernier ne sembla pas troublé en apercevant la moquette couverte
- 6:31Speaker 2: de sang, mais il s'indigna de constater que les analystes
- 6:34Speaker 2: avaient endommagé une lampe
- 6:43Speaker 2: Dana commença à dilapider son argent tout de suite après
- 6:45Speaker 2: les funérailles. Il couvrait sa petite amie de cadeaux somptueux
- 6:50Speaker 2: et déboursa même 130 000 dollars pour s'acheter un avion personnel. Dana
- 6:56Speaker 2: avait un comportement suspect, en dépit du fait qu'il ait
- 6:59Speaker 2: un alibi. Lorsque le triple homicide s'était produit, il se
- 7:07Speaker 2: trouvait à quatre heures d'avion de la résidence familiale. Il
- 7:10Speaker 2: était dans la famille de sa petite amie. Le père
- 7:13Speaker 2: de cette dernière, un agent du FBI, pouvait le confirmer.
- 7:17Speaker 2: Dana avait un mobile pour tuer ses parents puisqu'il touchait
- 7:19Speaker 2: la fortune de son père. Mais il avait un alibi
- 7:22Speaker 2: à toute épreuve, il ne pouvait pas être celui qui
- 7:24Speaker 2: avait appuyé sur la détente. Il fallait espérer que les
- 7:28Speaker 2: analyses permettraient de découvrir qui avait commis ces meurtres. Malheureusement,
- 7:33Speaker 2: les indices étaient rares. Il n'y avait aucune empreinte de
- 7:35Speaker 2: pas ou d'empreinte digitale. Le tueur avait même récupéré les douilles.
- 7:40Speaker 2: Les seuls éléments de preuve dont les policiers disposaient étaient
- 7:43Speaker 2: les six projectiles de 9 mm utilisés pour commettre les meurtres.
- 7:48Speaker 2: Ils furent envoyés aux experts en balistique du bureau du
- 7:50Speaker 2: shérif de Fresno. Ces derniers confirmèrent que les projectiles provenaient
- 7:56Speaker 2: bien de la boîte de munitions découverte sur une des
- 7:58Speaker 2: tables de nuit. Les rayures et cloisons étaient identiques sur
- 8:04Speaker 2: tous les projectiles, ce qui signifiait qu'ils avaient tous été
- 8:07Speaker 2: tirés avec la même arme. Des tirs d'essai furent ensuite
- 8:10Speaker 2: effectués avec un pistolet Browning, identique à l'arme volée sur
- 8:14Speaker 2: la scène du crime. Les marques étaient très différentes. Certaines
- 8:21Speaker 2: marques sur le projectile indiquent la vitesse avec laquelle il
- 8:23Speaker 2: effectue une rotation. Ces marques de rotation ne correspondaient pas.
- 8:32Speaker 2: Pour un Browning, la distance de rotation est de 25 cm,
- 8:36Speaker 2: alors que celle de l'arme du crime était de 30 cm.
- 8:40Speaker 2: Pour l'expert en balistique Alan Boudreau, cette différence était très
- 8:44Speaker 2: significative
- 8:45Speaker 7: Il était évident que l'arme qui avait été utilisée pour
- 8:48Speaker 7: tuer ces trois personnes n'était pas la Browning.
- 8:52Speaker 2: Il y avait d'autres marques sur les six projectiles, des
- 8:55Speaker 2: rainures profondes. Elles intriguèrent Boudreau
- 9:05Speaker 7: Je n'avais jamais rien vu de tel en 24 ou 25 ans
- 9:07Speaker 7: de carrière.
- 9:12Speaker 2: Les photos de ces projectiles furent envoyées à plusieurs laboratoires
- 9:15Speaker 2: judiciaires américains. Malheureusement, aucun spécialiste ne pouvait expliquer la présence
- 9:20Speaker 2: de cette profonde rainure. Quelqu'un avait tiré six projectiles et
- 9:25Speaker 2: pourtant aucun voisin n'avait entendu de coup de feu. Le
- 9:29Speaker 2: canon de l'arme avait laissé des marques inhabituelles sur les balles.
- 9:32Speaker 2: Était-il possible que l'arme ait été modifiée? On y avait
- 9:35Speaker 2: peut-être ajouté un silencieux. Malheureusement, les experts du bureau du
- 9:39Speaker 2: shérif de Fresno n'avaient pas énormément d'expérience en la matière
- 9:45Speaker 5: Je n'avais jamais travaillé sur un cas où le meurtrier
- 9:48Speaker 5: avait utilisé un silencieux
- 9:52Speaker 5: On en voit beaucoup à la télé. En fait, c'est
- 9:55Speaker 5: plus fréquent à la télé que dans la
- 9:56Speaker 6: réalité.
- 10:00Speaker 5: Les silencieux sont rarement utilisés. C'est même tout à fait
- 10:03Speaker 6: inhabituel
- 10:10Speaker 2: Si l'intrus avait utilisé un silencieux, cela signifiait que les
- 10:14Speaker 2: meurtres étaient prémédités
- 10:17Speaker 5: Le
- 10:17Speaker 2: silencieux
- 10:17Speaker 5: signifiait que cet individu était venu pour tuer. Il n'y
- 10:20Speaker 5: avait pas d'autre explication.
- 10:23Speaker 2: Après l'analyse balistique, les experts examinèrent les résidus prélevés sur
- 10:27Speaker 2: le chandail de Glee. Lorsqu'un individu tire à bout portant,
- 10:32Speaker 2: il n'est pas rare de retrouver des traces de métal.
- 10:34Speaker 2: Dans ce cas-ci, il y avait des traces de caoutchouc,
- 10:36Speaker 2: de laine d'acier et de fibres jaunes vifs. Déterminer d'où
- 10:45Speaker 2: provenaient ces matériaux était pratiquement impossible, mais il était cependant
- 10:49Speaker 2: possible de présumer qu'ils aient servi à modifier l'arme. Le
- 11:04Speaker 2: soir du dimanche de Pâques, un individu était donc entré
- 11:07Speaker 2: chez les Ewell pour les tuer. Il avait ensuite saccagé
- 11:11Speaker 2: la maison pour maquiller la scène, puis volé l'arme de
- 11:14Speaker 2: la victime pour mettre les policiers sur une fausse piste.
- 11:18Speaker 2: Il avait cependant utilisé les projectiles qu'il avait trouvés sur
- 11:21Speaker 2: les lieux. Le meurtrier savait donc qu'une boîte de munitions
- 11:25Speaker 2: de 9 mm se trouvait dans la table de nuit de
- 11:28Speaker 2: Dale Ewell. Seules quelques personnes connaissaient cette cachette, et trois
- 11:33Speaker 2: d'entre elles étaient mortes. Les enquêteurs fouillèrent avec plus d'attention
- 11:41Speaker 2: le passé de Dana. Les étudiants de Santa Clara le
- 11:44Speaker 2: décrivirent comme un élève bon chic, bon genre, plutôt solitaire
- 11:48Speaker 2: et obsédé par l'argent. Ses camarades de classe trouvaient plutôt
- 11:52Speaker 2: bizarre que son meilleur ami soit un étudiant du nom
- 11:55Speaker 2: de Joel Radovcich, qui avait pratiquement été expulsé de l'université
- 11:59Speaker 2: pour avoir volé du mobilier. Lorsque Joel reçut la visite
- 12:03Speaker 2: des détectives, il était sur la défensive. Il déclara qu'il
- 12:06Speaker 2: ne connaissait presque pas Dana. Quant à son alibi le
- 12:09Speaker 2: jour de Pâques, la police fut incapable de le vérifier.
- 12:15Speaker 2: Dana fut mis sous surveillance. Joel emménagea chez lui deux
- 12:20Speaker 2: mois après les meurtres et y resta jusqu'au mois d'octobre.
- 12:26Speaker 2: Pendant tout ce temps, Dana réglait toutes les factures de
- 12:28Speaker 2: son ami. Il dépensa même des milliers de dollars pour
- 12:32Speaker 2: lui payer des leçons de pilotage d'hélicoptère. Pourtant, Joel avait
- 12:36Speaker 2: nié le connaître lorsque les détectives l'avaient interrogé à son sujet.
- 12:41Speaker 2: Pourquoi les deux jeunes hommes cachaient-ils leur amitié? Partageaient-ils un
- 12:45Speaker 2: autre secret plus sordide encore? Plus d'un an après le
- 12:54Speaker 2: triple homicide d'une famille aisée de Fresno, Les détectives tentaient
- 12:58Speaker 2: toujours de prouver l'implication de Dana Ewell et de Joel Radovcic.
- 13:05Speaker 2: Les deux amis se savaient surveillés par la police. Lorsque
- 13:09Speaker 2: Dana retourna étudier à Santa Clara le printemps suivant, ils
- 13:12Speaker 2: ne communiquèrent plus que par téléavertisseur et téléphone public. Ewell
- 13:18Speaker 2: était très doué pour semer les détectives
- 13:22Speaker 5: Dana Ewell protégeait constamment ses arrières, il était très prudent.
- 13:27Speaker 5: Il se rendait au Jet Center de l'aéroport de San
- 13:29Speaker 5: Jose où presque toutes les cabines téléphoniques étaient isolées et
- 13:33Speaker 5: il y faisait la plupart de ses appels. Il nous
- 13:35Speaker 5: était impossible d'entendre ses conversations téléphoniques même si nous étions
- 13:39Speaker 5: juste à côté.
- 13:41Speaker 2: Joel n'était pas aussi prudent que son ami. On l'avait
- 13:44Speaker 2: même entendu confier à Dana qu'il était préoccupé par les
- 13:47Speaker 2: indices que la police avait recueillis. Malheureusement, il en faudrait
- 13:53Speaker 2: plus pour les impliquer dans les meurtres. La police obtint
- 13:57Speaker 2: alors un mandat l'autorisant à se procurer un double du
- 14:00Speaker 2: téléavertisseur de Joel. Ainsi, on saurait à quel moment il
- 14:05Speaker 2: recevait ses appels. Quelques semaines s'écoulèrent avant qu'un appel suspect
- 14:10Speaker 2: ne soit enregistré. Puis, en octobre 1993, un homme inconnu de
- 14:18Speaker 2: la police laissa un message à Joel. Son nom était
- 14:22Speaker 2: Jack Ponce. Pounce et Radovzich se rencontraient à l'occasion pour
- 14:27Speaker 2: faire des exercices de tir ensemble. Lors d'un interrogatoire, Pounce
- 14:32Speaker 2: reconnut avoir fait l'acquisition d'un fusil semi-automatique de la Feather
- 14:36Speaker 2: Industry d'un calibre de 9 mm, 11 jours avant le meurtre des Ewell.
- 14:42Speaker 2: Il avait acheté cette arme pour tuer des opossums. Le
- 14:45Speaker 2: choix de l'arme était plutôt étrange. Lorsque la police demanda
- 14:48Speaker 2: à Pounce de la leur remettre, ce dernier déclara se
- 14:51Speaker 2: l'être fait voler. Si les détectives parvenaient à relier cette
- 14:57Speaker 2: arme aux balles et aux résidus recueillis sur la scène
- 15:00Speaker 2: du crime, peut-être pourrait-il ainsi démontrer l'implication de Radovzich et
- 15:04Speaker 2: Ewell dans le triple missile. Ponce, craignant d'être impliqué dans
- 15:10Speaker 2: cette affaire de meurtre, décida de passer aux aveux. Il
- 15:14Speaker 2: reconnut avoir acheté ce fusil pour Joel. Quelques jours plus tard,
- 15:20Speaker 2: Joel lui avait confié avoir tué la famille Ewell et
- 15:23Speaker 2: lui avait demandé de se débarrasser de l'arme. qu'il s'était
- 15:26Speaker 2: empressé de faire. La police ne parvint pas à la retrouver. Cependant,
- 15:32Speaker 2: les détectives découvrirent que Dana avait fait l'acquisition d'un livre
- 15:36Speaker 2: sur la fabrication de silencieux
- 15:42Speaker 5: J'ai acheté le même livre en deux exemplaires. J'en ai
- 15:45Speaker 5: gardé un et j'ai donné l'autre à Alan Boudreau et
- 15:47Speaker 5: je lui ai demandé de me fabriquer un silencieux à
- 15:50Speaker 5: partir des instructions données dans ce livre
- 15:53Speaker 2: Boudreau s'exécuta. Il devait utiliser entre autres des balles de
- 15:58Speaker 2: tennis et de la laine d'acier, ce qui correspondait aux
- 16:01Speaker 2: résidus recueillis sur le chandail de Glee-Yowell. Mais il fallait
- 16:06Speaker 2: absolument tenter de retrouver l'arme utilisée lors du triple homicide.
- 16:11Speaker 2: C'était un élément de preuve crucial. Les détectives questionnèrent 90 fabricants
- 16:17Speaker 2: d'armes à feu pour découvrir que le fusil semi-automatique de 9
- 16:21Speaker 2: mm de la Feather Industry était la seule arme dont
- 16:24Speaker 2: la longueur de rotation était de 30 cm. La police n'avait
- 16:31Speaker 2: pas retrouvé l'arme de Ponce, mais Boudreau pouvait tout de
- 16:34Speaker 2: même effectuer des tirs d'essai avec une arme du même modèle.
- 16:38Speaker 2: Comme le numéro de série de l'arme avait été enregistré
- 16:41Speaker 2: lors de son acquisition, il serait peut-être possible d'en retracer
- 16:44Speaker 2: une dont le numéro était rapproché. Ainsi, le canon serait
- 16:49Speaker 2: pratiquement identique. Boudreau effectua des tirs d'essai à travers un
- 16:54Speaker 2: papier autocollant pour emprisonner toutes les particules. Les résidus obtenus
- 17:06Speaker 2: furent ensuite comparés à ceux découverts sur les vêtements de Glee.
- 17:11Speaker 2: Les détectives retrouvèrent les mêmes fibres jaunes, les mêmes particules
- 17:14Speaker 2: de caoutchouc et de la laine d'acier.
- 17:19Speaker 7: Il n'a pas été difficile de déterminer
- 17:21Speaker 4: qu'il y avait
- 17:21Speaker 7: bien des particules de balles de tennis sur le chandail
- 17:24Speaker 7: de Mme Yuwo et de constater que j'avais obtenu les
- 17:27Speaker 7: mêmes résultats en fabriquant le silencieux à partir des informations
- 17:30Speaker 7: fournies par le
- 17:31Speaker 4: détective Sousa
- 17:36Speaker 2: Les projectiles obtenus lors des tirs d'essai étaient pratiquement identiques
- 17:39Speaker 2: à ceux qui avaient été recueillis sur la scène du crime.
- 17:42Speaker 2: La longueur de la rotation était identique. les profondes rayures
- 17:46Speaker 2: ressemblaient en tout point à celles des balles meurtrières. De plus,
- 17:50Speaker 2: le même type de résidus avait été expulsé de l'arme.
- 17:53Speaker 2: Aucune autre sorte d'arme n'aurait pu donner des résultats aussi concluants.
- 18:01Speaker 2: En mars 1995, près de deux ans après les trois homicides,
- 18:05Speaker 2: la police put procéder à l'arrestation de Dana Ewell et
- 18:08Speaker 2: de Joel Radovcic. Voici le
- 18:11Speaker 6: plan.
- 18:13Speaker 2: Les policiers pouvaient enfin réunir toutes les pièces du puzzle.
- 18:19Speaker 2: Le jeune Dana aimait l'argent et enviait la fortune de
- 18:22Speaker 2: son père. Avec l'aide de son ami Joel, il avait
- 18:26Speaker 2: comploté pendant un an pour tuer sa famille et faire
- 18:29Speaker 2: croire à la police qu'il s'agissait d'un cambriolage. En échange
- 18:32Speaker 2: de son aide, Dana avait promis à Joel la moitié
- 18:35Speaker 2: de son héritage de 8 millions de dollars. Pendant que Dana
- 18:40Speaker 2: se fabriquait un alibi à 360 kilomètres de la résidence familiale,
- 18:44Speaker 2: Joel s'était introduit dans la maison avec un double de
- 18:47Speaker 2: la clé. Il avait d'abord tué la sœur de Dana
- 18:50Speaker 2: et sa mère et avait ensuite attendu Dale. Les deux
- 18:54Speaker 2: complices étaient convaincus que sans l'arme du crime, la police
- 18:57Speaker 2: ne pourrait jamais prouver leur culpabilité. Dana et Joel croyaient
- 19:03Speaker 2: avoir pensé à tout, mais leur plan n'était pas à
- 19:05Speaker 2: toute épreuve. Ils ne passèrent jamais aux aveux. En mai 1998,
- 19:13Speaker 2: Joel Radovcic et Dana Ewell furent jugés coupables de trois
- 19:19Speaker 2: meurtres au premier degré et condamnés à la prison à perpétuité.
- 19:24Speaker 2: Dans le cas Ewell, les soupçons constants des détectives avaient
- 19:27Speaker 2: réussi à miner le complot de ces deux jeunes hommes. Ailleurs,
- 19:31Speaker 2: aux États-Unis, un commentaire anodin allait conduire la police à
- 19:34Speaker 2: ouvrir une enquête pour meurtre. Le 7 novembre 1994, à Allegheny, dans
- 19:40Speaker 2: l'état de Pennsylvanie, le service d'urgence reçut un appel de
- 19:43Speaker 2: détresse d'un homme du nom de Timothée
- 19:45Speaker 5: Boskovski.
- 19:55Speaker 2: Sa femme, Marianne, avait perdu connaissance dans leur spa. Les
- 20:01Speaker 2: ambulanciers tentaient de la réanimer lorsque les policiers arrivèrent sur
- 20:05Speaker 2: les lieux. Malheureusement, il était trop tard. Elle fut victime
- 20:19Speaker 2: d'un arrêt cardiaque dans l'ambulance. Les médecins ne parvinrent pas
- 20:32Speaker 2: à réanimer la jeune femme de 35 ans. Le taux d'alcool
- 20:36Speaker 2: dans son sang était de 0,22, deux fois la limite légale
- 20:41Speaker 2: aux
- 20:41Speaker 5: États-Unis. Roskovski
- 20:49Speaker 2: déclara à l'infirmière que son épouse Marianne était alcoolique et
- 20:52Speaker 2: que c'était sans doute pour cette raison qu'elle s'était noyée.
- 20:57Speaker 2: En Pennsylvanie, toute mort accidentelle doit faire l'objet d'une enquête policière.
- 21:02Speaker 2: On envoya donc des experts examiner la scène. les détectives
- 21:07Speaker 2: interrogèrent les parents de Boskovski, qui étaient venus s'occuper de
- 21:10Speaker 2: leurs petits-enfants pendant que le père était à l'hôpital. Le
- 21:15Speaker 2: père de Boskovski mentionna que ce n'était pas la première
- 21:18Speaker 2: fois que son fils traversait une telle épreuve. Sa première
- 21:21Speaker 2: épouse était morte quatre ans plus tôt, presque jour pour jour.
- 21:28Speaker 2: Lorsque Timothée Boskovski revint de l'hôpital, les détectives l'attendaient. Ce
- 21:34Speaker 2: dernier donna sa version des faits. Il avait calculé que
- 21:38Speaker 2: Marianne avait bu entre 13 et 15 canettes de bière au cours
- 21:42Speaker 2: de la journée. À 23h30, le couple avait bu une
- 21:51Speaker 2: bouteille de vin en relaxant dans le
- 21:53Speaker 4: spa
- 22:02Speaker 2: Plus tard, il était sorti du spa alors qu'elle avait
- 22:04Speaker 2: décidé d'y rester un peu plus longtemps. A son retour,
- 22:14Speaker 2: il l'avait trouvé gisant sur le côté. Les détectives fouillèrent
- 22:21Speaker 2: la maison. Il y avait bien de la bière dans
- 22:23Speaker 2: le réfrigérateur et un sac rempli de canettes vides. Mais
- 22:29Speaker 2: ces canettes étaient sèches à l'intérieur. Visiblement, elles traînaient là
- 22:32Speaker 2: depuis quelques jours. Si elles avaient été ouvertes le jour même,
- 22:36Speaker 2: il y aurait eu du liquide au fond. Ces indices
- 22:39Speaker 2: contredisaient la déposition de Boskovski, qui avait déclaré que Marianne
- 22:43Speaker 2: avait bu de la bière jusqu'à tard ce soir-là. Les
- 22:50Speaker 2: détectives apprirent qu'une amie de Marianne lui avait parlé au
- 22:53Speaker 2: téléphone plus tôt, ce même après-midi, pendant une heure et demie.
- 22:57Speaker 2: Selon elle, Marianne ne semblait pas avoir trop bu. Plus
- 23:03Speaker 2: l'enquête progressait, plus la mort de Marianne Boskovski donnait l'impression
- 23:08Speaker 2: d'un sordide déjà vu. Si elle avait été assassinée dans
- 23:17Speaker 2: le spa, il n'y avait pas beaucoup d'indices, aucune trace
- 23:21Speaker 2: de lutte. Tout ce dont les détectives disposaient, c'était quelques
- 23:27Speaker 2: déclarations contradictoires. Timothy Boskovski accepta de se rendre au poste
- 23:36Speaker 2: de police pour y subir un interrogatoire plus poussé. Pour
- 23:40Speaker 2: le détective Jimmy Svetik, ses déclarations étaient si précises qu'elles
- 23:44Speaker 2: sonnaient faux.
- 23:46Speaker 7: Une des choses qui me semblait bizarre, c'est à quel
- 23:50Speaker 7: point il était précis avec l'heure. À 1h10, il avait
- 23:54Speaker 7: fait ceci. Marianne avait fait cela à 1h08. À 1h05,
- 23:58Speaker 7: il avait mis
- 24:00Speaker 6: ses chaussures.
- 24:03Speaker 2: Pendant l'interrogatoire, les détectives remarquèrent une égratignure au cou de
- 24:07Speaker 2: Boskovski
- 24:09Speaker 2: Ils lui demandèrent d'enlever sa
- 24:11Speaker 7: chemise.
- 24:16Speaker 2: Son dos était strié de profondes égratignures
- 24:22Speaker 2: Boskovski expliqua qu'il revenait tout juste d'une croisière avec Marianne.
- 24:27Speaker 2: Pendant qu'il était dans le spa avec elle, il lui
- 24:29Speaker 2: avait demandé qu'elle lui gratte le dos car il avait
- 24:32Speaker 2: attrapé un coup de soleil. Mais son explication était invraisemblable.
- 24:36Speaker 2: Le suspect avait la peau très claire et les marques
- 24:39Speaker 2: étaient trop
- 24:39Speaker 6: profondes.
- 24:44Speaker 2: Il s'agissait vraisemblablement de marques de lutte. Lorsque les détectives
- 24:49Speaker 2: questionnèrent Boskovski à propos de sa première femme, son comportement
- 24:52Speaker 2: changea du tout au tout. Il déclara qu'il ne poursuivrait
- 25:01Speaker 2: pas l'interrogatoire sans la présence de son avocat. Les policiers
- 25:05Speaker 2: n'avaient pas assez d'informations pour le retenir. Il fut remis
- 25:08Speaker 2: en liberté. Les détectives téléphonèrent immédiatement à la police de Greensboro,
- 25:14Speaker 2: en Caroline du Nord, là où Boskovski et sa première
- 25:17Speaker 2: femme vivaient quelques années plus tôt. Il y avait une
- 25:20Speaker 2: série de ressemblances troublantes entre les deux madame Boskovski. Il
- 25:27Speaker 2: avait rencontré les deux, Marianne et Hélène, lors de soirées
- 25:31Speaker 2: pour célibataires organisées par sa paroisse. Elles enseignaient toutes deux
- 25:38Speaker 2: l'histoire religieuse et avaient le même poids. Mais la ressemblance
- 25:42Speaker 2: la plus troublante était celle de leur mort. Selon la
- 26:00Speaker 2: police de Caroline du Nord, Boskovski avait téléphoné au service
- 26:04Speaker 2: d'urgence un dimanche soir de novembre, exactement comme en Pennsylvanie.
- 26:11Speaker 2: Lorsque les ambulanciers étaient arrivés, ils avaient trouvé Boskovski en
- 26:14Speaker 2: train d'administrer la respiration artificielle à Hélène sur le carrelage
- 26:19Speaker 2: de la
- 26:19Speaker 3: salle de bain
- 26:24Speaker 2: Boskovski avait déclaré que sa femme avait bu ce soir-là,
- 26:27Speaker 2: qu'elle avait perdu connaissance dans sa baignoire et s'était noyé.
- 26:34Speaker 2: Les détectives de Caroline du Nord avaient des soupçons à
- 26:36Speaker 2: son sujet, mais, faute de preuves, ils n'avaient pas pu
- 26:40Speaker 2: réfuter ses déclarations. On ne parvint pas à déterminer la
- 26:44Speaker 2: cause exacte du décès et Boskovski ne fut pas
- 26:48Speaker 6: poursuivi.
- 26:51Speaker 2: Quatre ans plus tard, les détectives de Pennsylvanie étaient confrontés
- 26:55Speaker 2: eux aussi à l'éventualité que cette enquête ne soit jamais résolue.
- 27:00Speaker 7: Pour aller devant les tribunaux, il ne suffit pas d'avoir
- 27:02Speaker 7: des soupçons. Il faut être capable de mettre les indices
- 27:05Speaker 7: bout à bout et obtenir quelque chose de cohérent. Mais
- 27:08Speaker 7: dans ce cas-là, nous n'avions rien
- 27:12Speaker 2: Les circonstances étranges de la mort de ces deux femmes
- 27:15Speaker 2: laissaient entendre qu'il s'agissait de meurtre. Mais sans témoins, il
- 27:20Speaker 2: serait difficile de le démontrer. Seul le cadavre de Marion
- 27:29Speaker 2: pouvait encore fournir des arguments irréfutables. Autrement, Boskovski s'en tirerait
- 27:35Speaker 2: encore une fois. On procéda d'abord à un examen du corps.
- 27:42Speaker 2: Il n'y avait aucune trace de traumatisme externe, seules quelques
- 27:45Speaker 2: échymoses récentes. Mais ces blessures avaient pu être causées par
- 27:50Speaker 2: les ambulanciers. Le médecin légiste chercha ensuite les signes caractéristiques
- 27:56Speaker 2: d'une mort par noyade. Pour le coroner Cyril Wecht, il
- 28:04Speaker 2: était évident que la respiration de Marianne n'avait pas été
- 28:08Speaker 2: coupée par l'eau. Les poumons ne contenaient pas
- 28:12Speaker 5: d'eau
- 28:14Speaker 4: Ils n'étaient pas lourds. Si elle était
- 28:17Speaker 5: morte
- 28:18Speaker 4: par noyade... Il y
- 28:19Speaker 5: aurait
- 28:20Speaker 2: eu
- 28:20Speaker 5: une certaine quantité d'eau
- 28:21Speaker 7: dans ses poumons.
- 28:26Speaker 2: Il y avait des traces d'hémorragie dans les yeux de
- 28:27Speaker 2: la victime et à l'arrière de sa langue. Il y
- 28:31Speaker 2: avait aussi des blessures importantes sur le muscle de son cou.
- 28:35Speaker 2: Tout indiquait qu'elle était morte par strangulation. Après une violente lutte,
- 28:42Speaker 2: quelqu'un lui avait saisi le cou et l'avait étranglé. Les
- 28:51Speaker 2: conclusions du coroner de Pennsylvanie retinrent l'attention de John Batts,
- 28:55Speaker 2: le coroner de l'État de Caroline du Nord. Était-il possible qu'Hélène,
- 29:00Speaker 2: la première femme de Poskowski, soit également morte par asphyxie
- 29:04Speaker 2: quatre ans plus tôt? Il n'y avait aucune indication à
- 29:08Speaker 2: cet effet dans le rapport d'autopsie, mais peut-être que le
- 29:11Speaker 2: médecin légiste de l'époque n'en avait pas remarqué les signes.
- 29:17Speaker 2: Bien que le corps d'Hélène ait été enterré depuis longtemps,
- 29:21Speaker 2: Il restait encore des photos de l'autopsie. Peut-être était-il possible
- 29:25Speaker 2: de corriger une erreur judiciaire. Quatre ans après le décès
- 29:33Speaker 2: d'Hélène Boskowski dans sa salle de bain, les détectives de
- 29:37Speaker 2: Caroline du Nord eurent enfin l'occasion de prouver qu'elle avait
- 29:40Speaker 2: été assassinée. Le médecin légiste John Batz remarqua des blessures
- 29:46Speaker 2: suspectes sur une des photos prises lors de l'autopsie.
- 29:50Speaker 6: Un
- 29:52Speaker 7: des éléments importants de l'affaire étaient les marques suspectes au
- 29:55Speaker 7: bas de la poitrine de Madame Boskovski, dans la région
- 29:57Speaker 7: du haut de l'abdomen. Elle avait une série de blessures linéaires,
- 30:02Speaker 7: de forme allongée, comme on peut le voir sur
- 30:04Speaker 6: cette photo
- 30:08Speaker 2: Ces blessures parallèles correspondaient à la coulisse de la porte
- 30:11Speaker 2: de douche. Lors de l'autopsie, les médecins légistes n'y avaient
- 30:17Speaker 2: pas fait attention. Mais maintenant que les soupçons pesaient sur Boskovski,
- 30:23Speaker 2: Batts avait décidé de les examiner de plus près. Ellen
- 30:30Speaker 2: semblait avoir été littéralement
- 30:31Speaker 7: écrasée à mort
- 30:34Speaker 7: La blessure a été produite lorsque l'abdomen de cette femme,
- 30:37Speaker 7: ou plutôt le haut de sa poitrine, a été écrasé
- 30:39Speaker 7: contre la coulisse de la porte de la douche. C'est
- 30:43Speaker 7: ce qui a causé sa mort. C'est la conclusion à
- 30:45Speaker 7: laquelle nous sommes arrivés.
- 30:50Speaker 2: Ces nouvelles découvertes des experts de la Caroline du Nord
- 30:54Speaker 2: allaient relancer les détectives de Pennsylvanie. Ils apprirent que les
- 31:00Speaker 2: deux femmes avaient toutes deux l'intention de quitter leur mari.
- 31:04Speaker 2: Elles étaient mortes avant de changer le nom du bénéficiaire,
- 31:07Speaker 2: c'est-à-dire celui de Boskovski, sur leur assurance-vie. Ce dernier semblait
- 31:14Speaker 2: avoir trouvé le moyen de résoudre ses problèmes financiers et
- 31:18Speaker 2: de s'éviter une éventuelle bataille juridique. Lorsqu'il avait été confronté
- 31:24Speaker 2: à la même situation avec Marianne, sa deuxième épouse, il
- 31:28Speaker 2: s'était contenté de mettre à exécution un plan qui avait
- 31:31Speaker 2: déjà fonctionné. Heureusement, grâce à l'ingéniosité des détectives de Caroline
- 31:39Speaker 2: du Nord et de Pennsylvanie, Boskovski ne pourrait plus remettre
- 31:43Speaker 2: ce plan à exécution. En 1996, il fut jugé coupable du
- 31:51Speaker 2: meurtre d'Hélène et en 1999, il fut condamné à mort pour
- 31:55Speaker 2: le meurtre de Marianne. Le sombre passé de Tim Boskovski
- 32:02Speaker 2: avait fini par le rattraper. Dans l'État du New Jersey,
- 32:08Speaker 2: la police devait examiner le passé d'une famille pour résoudre
- 32:11Speaker 2: un homicide. Très tôt, le 4 mars 1995, Un homme de Patterson,
- 32:18Speaker 2: au New Jersey, s'entraînait à la course à pied alors
- 32:21Speaker 2: que la ville était encore endormie. Sur son chemin, il
- 32:27Speaker 2: remarqua quelque chose d'étrange. Un sac de couchage se trouvait
- 32:34Speaker 2: sur le sentier. Des pieds en dépassaient. Intrigué, le coureur
- 32:38Speaker 2: se pencha pour l'examiner de plus près. Il se rendit
- 32:43Speaker 2: alors compte que la personne qui s'y trouvait était morte.
- 32:51Speaker 2: Les policiers constatèrent le décès, puis interrogèrent le coureur et
- 32:56Speaker 2: fouillèrent le secteur
- 33:02Speaker 2: La victime était une jeune femme âgée entre 18 et 24 ans.
- 33:06Speaker 2: Elle avait été battue. Il y avait des taches de
- 33:09Speaker 2: sang à l'intérieur du sac de couchage, mais il n'était
- 33:11Speaker 2: pas détrempé, ce qui signifiait qu'elle y avait été mise
- 33:15Speaker 2: après son décès, probablement pour être transportée jusqu'à cet endroit.
- 33:21Speaker 2: Le détective Mike Corsari menait cette enquête
- 33:28Speaker 5: Nous savions que c'était un meurtre. Nous savions que la
- 33:30Speaker 5: scène du crime n'était pas à cet endroit. Il nous
- 33:32Speaker 5: fallait d'abord déterminer qui avait pu commettre ce meurtre
- 33:37Speaker 2: L'enquête d'un homicide est généralement basée sur la découverte d'une victime.
- 33:42Speaker 2: Dans ce cas-ci, elle n'avait pas encore d'identité. Sa mort
- 33:48Speaker 2: avait été causée par de violents coups à la tête
- 33:50Speaker 2: avec un objet contondant. Il n'y avait eu aucune agression sexuelle.
- 33:55Speaker 2: Les parties tachées de sang de ses vêtements furent soigneusement
- 33:58Speaker 2: découpées et le sang analysé. Si certaines taches de sang
- 34:03Speaker 2: ne provenaient pas de la victime, on pourrait peut-être les
- 34:06Speaker 2: comparer à celui d'un éventuel suspect. Malheureusement, les analyses révélèrent
- 34:11Speaker 2: que le sang était exclusivement celui de la victime. Il
- 34:15Speaker 2: n'y avait aucune trace de son meurtrier. Au service d'identification
- 34:20Speaker 2: de l'état du New Jersey, on numérisa une copie des
- 34:23Speaker 2: empreintes digitales de la victime dans un ordinateur. Ce système
- 34:29Speaker 2: automatisé permet de comparer les données de tous les services
- 34:32Speaker 2: de police du pays. En seulement quelques heures, la victime
- 34:35Speaker 2: fut identifiée. Il s'agissait de Tara Carter, âgée de 18 ans.
- 34:41Speaker 2: On avait déjà pris ses empreintes parce qu'elle avait déjà
- 34:44Speaker 2: été accusée de vol à l'étalage. Ses parents ne vivaient
- 34:49Speaker 2: plus dans l'état du New Jersey, mais les policiers parvinrent
- 34:52Speaker 2: à retracer sa sœur. On présenta une photo de la
- 34:57Speaker 2: victime à un ami qui l'accompagnait, car elle avait du
- 35:00Speaker 2: mal à la regarder. L'ami confirma qu'il s'agissait bien d'elle.
- 35:07Speaker 2: Tara Carter était
- 35:08Speaker 4: morte.
- 35:13Speaker 2: Tara avait dit à sa sœur qu'elle devait passer le
- 35:15Speaker 2: week-end avec son petit ami. Ses copains l'appelaient Originale. Elle
- 35:20Speaker 2: ne savait pas quel était son vrai nom ni où
- 35:22Speaker 2: il vivait. Selon elle, Tara louait une chambre chez une
- 35:26Speaker 2: veuve du nom de Celestine Payne. Peut-être cette dernière pourrait-elle
- 35:33Speaker 2: leur apporter des informations. Payne louait des chambres à l'occasion.
- 35:38Speaker 2: Sa maison était située dans un quartier voisin. Les détectives
- 35:42Speaker 2: lui rendirent visite. La veuve semblait disposée à aider la police.
- 35:47Speaker 6: Elle
- 35:49Speaker 5: nous
- 35:49Speaker 6: a
- 35:49Speaker 5: montré la chambre où Tara dormait avec ses deux filles
- 35:53Speaker 6: Le détective
- 35:54Speaker 5: Reyes et moi-même avons examiné la chambre. Nous cherchions un
- 35:58Speaker 5: calepin de numéro de téléphone ou quelque chose qui ait
- 36:01Speaker 5: pu contenir le nom de ses amis. À ce moment-là,
- 36:04Speaker 5: nous n'avions pas
- 36:04Speaker 3: d'autre piste.
- 36:10Speaker 2: Tara faisait partie de la famille Payne. Elle était la
- 36:14Speaker 2: meilleure amie de Wendy, la fille de Célestine. Les deux
- 36:19Speaker 2: jeunes femmes avaient partagé la même chambre jusqu'à ce que
- 36:21Speaker 2: Wendy parte vivre en Caroline du
- 36:23Speaker 4: Sud.
- 36:26Speaker 2: Les détectives examinèrent les effets personnels de Tara. Au premier
- 36:30Speaker 2: coup d'œil, il n'y avait rien de particulier. Celestine Payne
- 36:35Speaker 2: n'en savait pas plus sur Original, le mystérieux petit ami
- 36:38Speaker 2: de Tara. La police lui demanda de lui transmettre le
- 36:42Speaker 2: message de se présenter au poste si jamais elle le voyait. Entre-temps,
- 36:50Speaker 2: les détectives devaient recueillir des informations sur la victime. Payne
- 36:54Speaker 2: les conduisit au sous-sol où Tara avait rangé d'autres effets personnels.
- 37:03Speaker 2: Quelque chose attira bientôt leur attention. Il y avait des
- 37:10Speaker 2: gouttelettes de sang sur le sol de la cave.
- 37:16Speaker 5: Le détective Reyes a eu le réflexe de dire à
- 37:18Speaker 5: Mme Payne de ne toucher à rien, que le meurtre
- 37:21Speaker 5: avait peut-être été commis à cet endroit. Et elle a répondu,
- 37:23Speaker 5: eh bien, si c'est arrivé ici, je veux le savoir
- 37:27Speaker 2: La disposition des gouttelettes et la quantité de sang étaient suspectes,
- 37:31Speaker 2: mais ne signifiaient pas nécessairement qu'il y avait eu homicide
- 37:34Speaker 2: à cet endroit. Il faudrait procéder à des analyses plus poussées.
- 37:38Speaker 5: une traînée de sang descendait d'une des solives du plafond.
- 37:41Speaker 5: Il y avait une tache de sang juste au-dessous, ce
- 37:44Speaker 5: qui indiquait que le sang provenait peut-être de l'étage
- 37:46Speaker 6: supérieur. Célestine
- 37:55Speaker 2: Payne autorisa la police à effectuer une fouille plus exhaustive
- 37:59Speaker 2: de sa maison. Elle nous a dit« Je veux savoir
- 38:01Speaker 2: ce qu'il y en est, peu importe ce que vous
- 38:03Speaker 2: devrez faire». Pendant que l'équipe d'experts judiciaires se partageait le travail,
- 38:08Speaker 2: Les détectives poursuivirent leur enquête. Ils retournèrent fouiller le placard
- 38:13Speaker 2: de la victime qui se trouvait juste au-dessus des taches
- 38:15Speaker 2: de sang du sous-sol. Ils découvrirent des traces de sang
- 38:21Speaker 2: sur les murs et le fond du placard, en plus
- 38:24Speaker 2: de vêtements tachés de sang. Il semblait bien qu'un homicide
- 38:29Speaker 2: s'était produit dans cette maison. Des échantillons de sang furent
- 38:38Speaker 2: envoyés au laboratoire judiciaire de la police de l'État du
- 38:41Speaker 2: New Jersey afin d'en identifier les marqueurs génétiques. Notre code
- 38:46Speaker 2: d'ADN est composé de protéines immuables. L'analyse des marqueurs génétiques
- 38:51Speaker 2: n'est pas aussi précise que l'analyse d'ADN, mais très souvent,
- 38:55Speaker 2: elle permet d'identifier un individu puisque certains marqueurs sont plus
- 38:59Speaker 2: rares que d'autres. C'est la spécialiste Cynthia McSweeney qui a
- 39:03Speaker 2: été chargée de cette tâche.
- 39:05Speaker 3: Je suis parvenue à déterminer que seulement 3% de la
- 39:08Speaker 3: population noire présente de telles caractéristiques génétiques
- 39:14Speaker 2: Tara Carter faisait partie de ce 3%. Les résultats démontraient
- 39:19Speaker 2: qu'elle avait été tuée à l'intérieur de la maison
- 39:25Speaker 2: Celestine Payne fut conduite au poste de police pour y
- 39:28Speaker 2: être interrogée. Elle déclara au détective que la dernière fois
- 39:32Speaker 2: qu'elle avait vu Tara, C'était le vendredi 3 mars à 11 heures,
- 39:35Speaker 2: soit le jour précédant la découverte de la victime. Tara
- 39:39Speaker 2: lui avait dit qu'elle partait faire des courses. Comme Célestine
- 39:42Speaker 2: et son fils avaient eux aussi des courses à faire,
- 39:45Speaker 2: ils étaient partis presque toute la journée. À son retour,
- 39:49Speaker 2: un homme appelé Charlie Pinchum l'attendait sur la véranda. Pinchum
- 39:54Speaker 2: était l'ancien petit ami de Wendy, la fille de Célestine,
- 39:58Speaker 2: et il lui arrivait de s'arrêter pour les saluer de
- 40:00Speaker 2: temps à autre. Célestine ignorait où il vivait. C'était peut-être
- 40:05Speaker 2: lui qui avait commis le meurtre pendant son absence. Son
- 40:10Speaker 2: nom fut ajouté à la liste des suspects. Les experts
- 40:16Speaker 2: fouillèrent la maison pendant que se poursuivait l'interrogatoire de Célestine.
- 40:22Speaker 2: En plus des tâches du placard de la chambre de Tara,
- 40:25Speaker 2: ils découvrirent du sang dans la cuisine. Ils démontèrent les
- 40:29Speaker 2: tuyaux sous l'évier afin de vérifier s'il y avait eu
- 40:32Speaker 2: une accumulation
- 40:37Speaker 5: Nous avons recueilli près d'une centaine de pièces à conviction
- 40:39Speaker 5: à cet endroit, incluant des traînées de sang et des
- 40:42Speaker 5: échantillons prélevés sur des cotons-tiges. Nous avons démonté l'évier et
- 40:46Speaker 5: nous l'avons enlevé. Il y avait des fragments de crâne
- 40:48Speaker 5: dans le tuyau. Nous avons aussi découvert des cheveux dans
- 40:51Speaker 5: les toilettes et d'autres indices. C'est à partir de ce
- 40:56Speaker 5: moment que
- 40:56Speaker 2: l'enquête a vraiment commencé. Le petit ami de la victime,
- 41:00Speaker 2: qui se faisait appeler Original, avait appris que la police
- 41:03Speaker 2: le cherchait. Il se présenta au poste de police. Il
- 41:07Speaker 2: avait un alibi. Pour le moment, il ne faisait pas
- 41:10Speaker 2: partie des suspects. Il n'y avait plus que le mystérieux
- 41:15Speaker 2: Charlie Pynchon et la veuve Célestine Payne. Mais les détectives
- 41:20Speaker 2: ignoraient où se trouvait Charlie Pynchon. Quant à Célestine Payne,
- 41:25Speaker 2: aucun indice ne l'appliquait directement dans le missile. Ce n'était
- 41:31Speaker 2: pas la première fois que des agents de police se
- 41:33Speaker 2: retrouvaient chez les Payne. En examinant le dossier, le sergent-détective
- 41:38Speaker 2: Ronald Humphrey se rappelait un incident antérieur.
- 41:43Speaker 7: Un homme avait aussi été poignardé chez Célestine Payne, un
- 41:46Speaker 7: an ou un an et demi plus tôt. Il s'appelait
- 41:49Speaker 7: Eugene Cooper. Je me rappelle qu'il vivait là, mais je
- 41:53Speaker 7: ne l'avais pas interrogé. Il était aux soins intensifs et
- 41:56Speaker 7: nous n'avons jamais pu lui parler.
- 42:00Speaker 2: À sa sortie de l'hôpital, Cooper avait refusé de porter
- 42:03Speaker 2: plainte et avait disparu. 18 mois plus tard, les détectives
- 42:07Speaker 2: parvinrent à retrouver sa trace et à le rencontrer afin
- 42:10Speaker 2: de vérifier s'il y avait un quelconque lien entre lui
- 42:13Speaker 2: et l'homicide de Tara. Cooper déclara à la police que
- 42:17Speaker 2: lorsqu'il vivait chez Célestine, elle lui avait demandé de la
- 42:20Speaker 2: nommer bénéficiaire de son assurance-vie. Il lui avait fait croire
- 42:23Speaker 2: que c'est ce qu'il avait fait. Peu de temps après,
- 42:26Speaker 2: Charlie Pinchon l'avait attaqué.
- 42:30Speaker 7: Il a déclaré que c'était Charlie qui l'avait poignardé, mais
- 42:33Speaker 7: que c'était Célestine Payne qui le lui avait demandé.
- 42:39Speaker 2: Cooper n'avait pas porté plainte parce qu'il craignait Pincham. Il
- 42:42Speaker 2: préférait oublier ce triste incident. Il identifia ce dernier sur
- 42:47Speaker 2: une photo. Les policiers n'avaient pas de temps à perdre.
- 42:51Speaker 2: Il fallait à tout prix retrouver ce suspect. Mais Eugene
- 42:58Speaker 2: Cooper n'avait pas fini de faire des révélations. Il déclara
- 43:02Speaker 2: à la police que Célestine avait allumé des incendies à
- 43:04Speaker 2: maintes reprises dans sa maison pour réclamer de l'argent. Il
- 43:08Speaker 2: déclara également qu'il avait déjà aidé Célestine à transporter un corps.
- 43:13Speaker 2: Il ne s'agissait cependant pas du corps de Tara Carter.
- 43:21Speaker 2: Il semblait y avoir bien des fantômes dans la maison
- 43:23Speaker 2: de Célestine Payne. Eugene Cooper était convaincu que le décès
- 43:36Speaker 2: du mari de Célestine, Alfonso, quatre ans auparavant, n'avait pas
- 43:41Speaker 2: été accidentel. Alfonso Payne souffrait d'arthrite aiguë et d'hypertension. C'est
- 43:48Speaker 2: sa femme, Célestine, qui prenait soin de lui. En 1991, on
- 43:54Speaker 2: avait retrouvé son corps dans un champ à l'autre bout
- 43:57Speaker 2: de la ville. On avait alors attribué son décès au
- 44:01Speaker 2: fait qu'il était très malade et consommait énormément de médicaments.
- 44:06Speaker 2: Sans doute avait-on présumé s'était-il égaré et écroulé d'épuisement au
- 44:10Speaker 2: cours de sa promenade. Mais quatre ans plus tard, Eugene
- 44:17Speaker 2: Cooper apprit aux policiers que c'est lui qui avait aidé
- 44:20Speaker 2: Célestine et ses enfants à transporter le corps d'Alfonso à
- 44:24Speaker 2: l'autre bout de la ville. Les déclarations de Cooper permirent
- 44:30Speaker 2: à la police de réquisitionner le dossier médical et le
- 44:33Speaker 2: rapport d'autopsie d'Alfonso. Il devint alors évident qu'il était bien
- 44:37Speaker 2: trop malade pour sortir de son lit et encore moins
- 44:40Speaker 2: pour traverser la ville. Le rapport d'autopsie indiquait que son
- 44:46Speaker 2: organisme ne contenait pas les médicaments qui lui avaient été prescrits.
- 44:50Speaker 2: Il y avait des doses massives de cinq sortes de
- 44:52Speaker 2: tranquillisants et d'antidépresseurs, médicaments qui avaient été prescrits à Celestine.
- 45:02Speaker 2: Ces nouvelles données permettraient bientôt à la police d'obtenir un
- 45:05Speaker 2: nouveau mandat de perquisition de la maison de Payne. En
- 45:09Speaker 2: plus de l'assurance de son mari et des sommes touchées
- 45:11Speaker 2: lors d'un incendie, Celestine était parvenue à en prendre une
- 45:15Speaker 2: au nom de Eugene Cooper sans son consentement. Il était
- 45:20Speaker 2: plausible de présumer qu'elle avait très bien pu tuer son
- 45:23Speaker 2: mari pour toucher son assurance-vie. La police découvrit également qu'elle
- 45:28Speaker 2: en avait pris une sur la vie de Tara Carter,
- 45:32Speaker 2: C'était plutôt étrange puisque Cooper et Carter n'avaient aucun lien
- 45:35Speaker 2: de parenté avec Célestine Payne. Au moins, la police disposait
- 45:40Speaker 2: d'un mobile du crime. Mais pas assez de preuves formelles
- 45:44Speaker 2: pour faire accuser
- 45:45Speaker 3: Célestine de meurtre
- 45:49Speaker 2: Entre-temps, les policiers avaient réussi à retracer Charlie Pincham et
- 45:53Speaker 2: à l'arrêter pour agression sur la personne de Eugene Cooper.
- 45:56Speaker 2: Il finit par passer aux aveux, rejetant le blâme sur
- 45:59Speaker 2: Célestine Payne. Les détectives lui demandèrent ensuite ce qu'il savait
- 46:03Speaker 2: à propos du meurtre de Tara Carter. Il déclara qu'il
- 46:07Speaker 2: était là et qu'il avait essayé de l'empêcher, mais que
- 46:09Speaker 2: Célestine Payne l'avait tuée. Il avait ensuite accepté de transporter
- 46:13Speaker 2: le corps dans la voiture louée par Célestine. La police
- 46:17Speaker 2: allait enfin pouvoir procéder à son arrestation. Les détectives retracèrent
- 46:23Speaker 2: la voiture louée. Cynthia McSweeney examina le coffre arrière, mais
- 46:27Speaker 2: ne découvrit aucune trace de sang. Mais elle n'avait pas terminé.
- 46:35Speaker 2: Elle procéda à une nouvelle analyse du tissu sous la
- 46:38Speaker 2: moquette et obtint cette fois des résultats différents.
- 46:41Speaker 4: Quand
- 46:43Speaker 3: j'ai examiné le tissu sous la moquette, j'ai obtenu un
- 46:46Speaker 3: résultat positif. Je me suis dit que la personne qui
- 46:49Speaker 3: avait nettoyé la moquette avait peut-être bâclé un peu le
- 46:51Speaker 3: travail
- 46:53Speaker 2: L'analyse prouva que le sang était bien celui de Tara Carter.
- 47:01Speaker 2: La présence de la victime dans le coffre d'une voiture
- 47:04Speaker 2: louée par Célestine démontrait sa complicité
- 47:10Speaker 2: Malgré ses preuves, elle ne passa jamais aux aveux. Comme
- 47:15Speaker 2: bien d'autres femmes meurtrières, elle croyait que sa condition la
- 47:18Speaker 2: mettrait hors de tout soupçon. Mais le détective Michael Kossary
- 47:23Speaker 2: n'était pas dû.
- 47:24Speaker 6: Célestine
- 47:25Speaker 5: était une femme à l'esprit retort, une manipulatrice. Elle pouvait
- 47:29Speaker 5: vous regarder droit dans les yeux et vous dire, jeune homme,
- 47:31Speaker 5: je n'ai pas commis ce meurtre, et réussir à vous convaincre.
- 47:34Speaker 5: Vous savez, le genre, je n'ai rien à voir dans
- 47:37Speaker 5: tout ça, je n'aurais jamais pu faire de mal à quiconque.
- 47:39Speaker 5: Et elle se servait de ses enfants pour tuer des gens,
- 47:42Speaker 5: dont leur propre père. Elle tuait ses amis, elle tuait
- 47:45Speaker 5: des gens de sa famille. Elle était dangereuse. C'était une
- 47:48Speaker 5: femme diabolique.
- 47:51Speaker 2: Il semblait bien que Célestine ait transmis ses travers meurtriers
- 47:54Speaker 2: à l'une de ses filles. Les détectives découvrirent que Wendy,
- 47:58Speaker 2: qui avait pourtant prétendu être la meilleure amie de Tara,
- 48:02Speaker 2: avait assumé son identité pour prendre une police d'assurance vie
- 48:05Speaker 2: à son nom. Dès que la police d'assurance était entrée
- 48:13Speaker 2: en vigueur, les jours de Tara avaient été comptés. La
- 48:19Speaker 2: jeune femme se croyait en sécurité chez ses amis. Elle
- 48:22Speaker 2: ignorait que la mort y
- 48:24Speaker 4: attendait
- 48:31Speaker 2: Et la mort n'avait pas tardé à venir. Pynchon reconnut
- 48:39Speaker 2: avoir utilisé une barre d'acier pour commettre le meurtre. Il
- 48:43Speaker 2: avait ensuite caché le corps de Tara dans le placard
- 48:45Speaker 2: de sa chambre en attendant de s'en débarrasser. Les indices
- 48:50Speaker 2: étaient si nombreux que Célestine Payne ne put les nier.
- 48:55Speaker 2: Les tâches de sang et le mobile financier l'impliquaient, elle,
- 48:58Speaker 2: sa fille Wendy et Charlie Pinchon dans ce meurtre. Confrontés
- 49:09Speaker 2: à ces preuves, les trois accusés en appelaient à la clémence.
- 49:12Speaker 2: Célestine Payne et Charlie Pinchon écopèrent tous deux d'un emprisonnement
- 49:16Speaker 2: à perpétuité et Wendy fut condamnée à 28 ans de prison
- 49:21Speaker 2: Pour résoudre certains homicides, les détectives n'ont souvent pas à
- 49:25Speaker 2: aller très loin. Mais le fait que le suspect soit
- 49:29Speaker 2: parent avec la victime ne leur simplifie pas la tâche.
- 49:34Speaker 2: Le meurtrier peut facilement brouiller les pistes. Heureusement, grâce aux
- 49:40Speaker 2: différentes techniques judiciaires, les sombres complots de famille peuvent être
- 49:45Speaker 2: révélés au grand jour.