Latest / Africa Fashion Tour / Bethsabée Gabbay, productrice culturelle entre l'Europe et l'Afrique
Transcript
- 0:00Moi,
- 0:00ce que je dis,
- 0:01que ce soit en événementiel ou même pour les artistes,
- 0:03pour tout le monde,
- 0:05c'est ce que j'applique personnellement.
- 0:08La base,
- 0:09avoir un réseau et le développer,
- 0:11créer une relation de confiance,
- 0:12participer nous-mêmes à d'autres événements pour comprendre aussi le mécanisme des différents modèles.
- 0:19Vous posez plein de questions pour comprendre le fonctionnement.
- 0:23Moi,
- 0:23c'est ce qui m'a permis de développer plein de possibilités de stratégies,
- 0:28de modèles qui viennent comme ça.
- 0:30en tête,
- 0:31qui sont liées aussi à mes réseaux.
- 0:33Parce que ce qui est intéressant,
- 0:34c'est d'avoir le retour d'expérience des gens qui ont déjà créé des énormes festivals ou qui ont déjà leur mécène sponsor.
- 0:43Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:46Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 0:54Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:56Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux
- 1:00responsable et ambitieux.
- 1:02Au fil des interviews,
- 1:03je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:10Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:17de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:21C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa éthiques et performants.
- 1:28Je suis Amata Diallo.
- 1:28Je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes.
- 1:32Je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:35J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:39En 2017,
- 1:40j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:43Et depuis,
- 1:43je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:50Au-delà de la mode,
- 1:51je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 1:55Le podcast est le moyen que j'ai trouvé
- 1:57pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:04Aujourd'hui,
- 2:04je suis en compagnie de Betsabe Gabé.
- 2:06Betsabe est productrice culturelle.
- 2:08Elle accompagne les artistes à développer leur activité et elle intervient également auprès d'institutions et d'entreprises privées pour promouvoir leur initiative culturelle.
- 2:18Elle évolue entre la France et l'Afrique.
- 2:21Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle nous parle de son parcours et de son activité.
- 2:25Bienvenue Betsabe,
- 2:26comment vas-tu ?
- 2:28Bonjour Amalpa,
- 2:29merci pour l'invitation,
- 2:30très content d'échanger avec toi aujourd'hui.
- 2:33Écoute,
- 2:33le plaisir est partagé.
- 2:34On s'était rencontré,
- 2:35il me semble,
- 2:36l'année dernière,
- 2:36c'est lors d'un vernissage à l'école Dupéré.
- 2:39Un vernissage qui mettait en avant les artistes africains.
- 2:43Et puis depuis,
- 2:43moi j'ai un petit peu suivi ce que tu faisais,
- 2:45et j'imagine que tu as également suivi ce que je faisais.
- 2:48Donc on s'est dit que d'organiser une interview,
- 2:51c'était le meilleur moyen de pouvoir faire davantage connaissance et de poursuivre la connexion.
- 2:57Donc,
- 2:57on va commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 3:00Je vais te demander de te présenter.
- 3:02Oui,
- 3:02merci.
- 3:03Alors moi,
- 3:04comme tu le précisais,
- 3:04je suis productrice culturelle.
- 3:06Je suis aujourd'hui basée entre Montpellier et Paris.
- 3:10Et je travaille à la fois dans l'événementiel,
- 3:14où je crée des programmes d'accompagnement pour des institutions publiques,
- 3:18privées.
- 3:19Et je crée en parallèle un vivier d'artistes sur Instagram,
- 3:23où je fais de la création de contenu.
- 3:25pour partager des appels à projets,
- 3:28créer cette communauté d'artistes et pouvoir les connecter avec les projets avec qui je travaille.
- 3:32Très bien.
- 3:32Écoute,
- 3:35cette première introduction laisse présager plein d'éléments intéressants pour la suite.
- 3:40Donc,
- 3:40ce que je vais te demander,
- 3:41c'est un peu comment tu as commencé ?
- 3:43Parce que productrice culturelle,
- 3:44ce n'est pas forcément un métier auquel on va dire,
- 3:48quand on est à l'école et qu'on nous demande qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande,
- 3:51le productrice culturel,
- 3:52ce n'est pas forcément le...
- 3:54le premier métier qui vient.
- 3:57Donc,
- 3:57j'aimerais bien que tu nous parles un petit peu de tes études,
- 4:00des débuts de ta carrière et puis de comment t'en es arrivé à ce que tu fais aujourd'hui.
- 4:04Oui,
- 4:05c'est vrai que productirisme culturel,
- 4:07c'est un mot assez large.
- 4:09Moi,
- 4:09j'ai commencé il y a plus d'une dizaine d'années.
- 4:11Donc,
- 4:11mes études,
- 4:13c'était une spécialité dans l'événementiel.
- 4:15Donc,
- 4:15c'était un bachelor qui durait trois ans.
- 4:18Et ce qui était intéressant dans ce bachelor,
- 4:21c'était franchement pas forcément les cours.
- 4:24mais le côté terrain que j'ai toujours promu depuis que j'ai démarré il y a 10 ans et le fait d'être connecté à l'écosystème événementiel de Paris à l'époque donc quand je dis l'événementiel c'était à la fois des
- 4:41grosses agences événementielles à l'époque j'étais en stage chez GL Events qui est une grosse agence donc j'ai beaucoup appris côté corporate mais j'ai aussi compris que c'était pas forcément là où je voulais aussi.
- 4:52ce n'était pas forcément ce que je visais.
- 4:54Mais en parallèle,
- 4:55j'ai appris aussi plein d'autres activités.
- 4:59J'ai fait...
- 5:00J'ai travaillé pour Roland Garros.
- 5:03J'étais chasseuse de lieux.
- 5:05Ça,
- 5:05ça m'a beaucoup aidée aussi pour la suite de mon parcours où j'identifiais des lieux à Paris qui n'avaient jamais encore été loués par l'événementiel et où je connectais des clients avec des lieux vraiment insolites où j'ai redécouvert Paris.
- 5:18Ce qui m'a permis aussi de comprendre quels lieux pouvaient exister,
- 5:22quels événements pouvaient créer,
- 5:23que ce soit des défilés de mode ou des soirées entièrement immersives.
- 5:28C'était vraiment une super époque.
- 5:30Et après ces études,
- 5:33j'ai démarré en faisant un premier stage dans une structure qui s'appelle Remix
- 5:38Community, qui est une boîte de coworking.
- 5:43Et l'idée,
- 5:44c'était que le lien avec l'événementiel,
- 5:47c'était que cette structure de coworking suivait le modèle des tiers-lieux.
- 5:52C'est-à-dire l'idée de connecter les personnes ensemble.
- 5:57d'avoir une programmation événementielle qui permet de mettre aussi en avant leurs projets,
- 6:02de réfléchir ensemble à leur développement.
- 6:05C'était hyper enrichissant parce que c'était une communauté de 300 personnes.
- 6:09Donc j'ai démarré en stage,
- 6:10puis j'ai un peu gravi les échelons.
- 6:12Au final,
- 6:13j'étais responsable de la communauté où on avait à la fois 50%
- 6:19d'entrepreneurs et dans les entrepreneurs,
- 6:20ce n'était pas seulement culturel,
- 6:22c'était aussi dans la tech.
- 6:24Donc c'était l'époque de l'effervescence des startups.
- 6:27Donc,
- 6:27j'ai énormément appris sur les modèles parce qu'on faisait toutes les semaines des brainstorming sur leur sujet,
- 6:33sur leur boîte.
- 6:35Et les autres 50%
- 6:36de cette structure,
- 6:37c'était des créatifs.
- 6:38Donc,
- 6:39créatifs,
- 6:40on entend artistes,
- 6:42graphistes,
- 6:42etc.
- 6:44Et l'idée,
- 6:44c'était de vraiment avoir deux secteurs,
- 6:50deux complémentarités pour faire évoluer cette communauté.
- 6:54Donc,
- 6:54on a développé plein de projets.
- 6:56en parallèle de leur business,
- 6:57dans le lieu.
- 6:58C'était,
- 6:59par exemple,
- 7:01mon travail aussi qui a évolué en fonction de ça,
- 7:03que je proposais au fur et à mesure auprès des fondateurs,
- 7:06développer des projets en interne pour que les personnes puissent aussi s'épanouir sur d'autres sujets.
- 7:12On a développé un studio radio,
- 7:13on faisait des podcasts aussi.
- 7:16Donc,
- 7:16c'était une opportunité pour les entrepreneurs,
- 7:18les artistes,
- 7:19d'inviter des personnes qu'ils n'auraient pas forcément rencontrées.
- 7:22En fait,
- 7:22ça leur a créé une plateforme de rencontres et de communication.
- 7:26des projets sportifs,
- 7:27d'autres projets culturels on découvrait les talents artistiques de toute cette communauté pour moi personnellement c'était hyper enrichissant parce que pendant 4 ans j'ai côtoyé et travaillé avec des centaines voire des milliers de structures il y avait un turnover quand même et
- 7:46j'ai énormément appris à la fois sur le business,
- 7:48la stratégie et aussi sur le côté créatif des idées qu'on veut mettre en place et suite à cette expérience
- 7:57j'étais à Paris j'avais un projet de j'avais envie de mieux comprendre ce que c'était le terme tiers lieu et de le découvrir dans d'autres pays donc j'avais un projet de partir en Amérique Latine,
- 8:13j'avais spoté quelques pays et surtout à Détroit qui est une ville vraiment représentative de ce que c'est la communauté et à travers la créativité Merci.
- 8:24dans des lieux réhabilités,
- 8:25sauf que ça s'est annulé avec le Covid,
- 8:28évidemment.
- 8:30Du coup,
- 8:30je me suis dit,
- 8:31OK,
- 8:31quelle alternative ?
- 8:33En étant à Paris,
- 8:35je me suis dit,
- 8:35OK,
- 8:36j'ai envie d'avoir une expérience à l'étranger.
- 8:39Et là,
- 8:40j'ai été amenée à travailler pour une association au Bénin,
- 8:44en Afrique de l'Ouest.
- 8:45Donc,
- 8:45c'était la première fois que j'allais même en Afrique sous cours.
- 8:48Et là-bas,
- 8:48j'ai travaillé pendant pratiquement sept mois.
- 8:52À la base,
- 8:52j'allais pour une association.
- 8:55qui s'appelle Afrique pleine d'avenir,
- 8:58à Cotonou,
- 8:58pour travailler sur des sujets d'empowerment féminin.
- 9:03Et en arrivant,
- 9:04on m'a dit,
- 9:05c'était le Covid,
- 9:06ta carte blanche sur tes idées.
- 9:11Vu que ma passion,
- 9:12c'est d'organiser des événements et de rassembler les gens,
- 9:15je me suis dit,
- 9:16OK,
- 9:17on va créer un festival dédié à l'empowerment féminin à travers l'art,
- 9:21la culture.
- 9:23sous toutes ses formes,
- 9:24donc la musique,
- 9:25médias.
- 9:26Et pendant une journée,
- 9:28on a organisé un festival dédié surtout aux jeunes pour promouvoir l'entrepreneuriat et aussi comment le développer,
- 9:37même à côté d'une vie de famille importante.
- 9:40C'était vraiment hyper intéressant d'évoquer ces sujets avec ces femmes,
- 9:43qui étaient des femmes qui travaillaient dans les médias,
- 9:47où on avait tout type d'influenceurs.
- 9:50de musiciens aussi que j'avais rencontrés sur place.
- 9:53C'était vraiment très enrichissant.
- 9:55Et à l'issue de cette première édition,
- 10:00on avait envie de travailler la deuxième,
- 10:04l'année d'après.
- 10:06Et pour ça,
- 10:06faire une recherche sur la filière coton,
- 10:10textile.
- 10:11On a commencé avec un guide spécialisé au Bénin à faire le tour des endroits de Natitango au nord du Bénin,
- 10:20en passant par Abomey,
- 10:21pour comprendre toute cette industrie coton qui existait au Bénin.
- 10:25Moi,
- 10:26je découvrais vraiment comment ça se passait aussi bien avec les industries gérées par le gouvernement que par les villages qui ont des savoir-faire ancestraux incroyables.
- 10:35mais qui malheureusement parfois peut se perdre.
- 10:38Et on se disait,
- 10:39comment contribuer à la sauvegarde de ce patrimoine à notre échelle avec le festival ?
- 10:45Donc j'étais amenée à découvrir tous ces savoir-faire qui m'ont vraiment ouvert l'esprit sur la suite de mon parcours.
- 10:55Donc en parallèle de ces projets,
- 10:58ce qui était intéressant,
- 10:59c'était aussi de pouvoir balayer mon activité que je faisais avec l'association.
- 11:04avec les rencontres que je faisais sur place.
- 11:07Quand je parle des rencontres,
- 11:08c'était par exemple
- 11:11Raffi, qui est le fondateur d'un tiers-lieu à
- 11:15Porto Novo.
- 11:17Et le fait de l'avoir rencontré,
- 11:18en fait,
- 11:19j'ai réussi à créer le lien que j'avais imaginé avec mon projet en Amérique latine et à Détroit,
- 11:24avec finalement le Bénin,
- 11:26l'endroit où j'étais amenée à travailler,
- 11:28en découvrant un lieu dédié,
- 11:30pareil,
- 11:30à la culture,
- 11:31avec des initiatives pour les jeunes.
- 11:33des résidences d'artistes,
- 11:35vraiment un lieu très effervescent.
- 11:39Donc ça,
- 11:39c'était à Porto Novo.
- 11:41Et en parallèle,
- 11:43je travaillais aussi avec un label de musique,
- 11:46Doli Doli,
- 11:46qui à la base étaient mes amis.
- 11:48Et à force de se côtoyer,
- 11:49on s'est dit,
- 11:50allez,
- 11:50organisons des soirées pour connecter à la fois les personnes à Cotonou qui ont des bars,
- 11:56des boîtes,
- 11:56etc.,
- 11:57qui cherchent des musiciens,
- 11:59avec les musiciens du label.
- 12:01Au début,
- 12:01c'était des soirées privées pour connecter les personnes entre elles.
- 12:04Au final,
- 12:04c'est devenu des grandes soirées à Cotonou.
- 12:06C'était génial de voir aussi un format qui évolue.
- 12:12Et quand je dis tout à l'heure connecter les projets entre eux,
- 12:16c'est par exemple ce label Dolidoli et les musiciens qui faisaient partie du label ont participé à mon festival à l'époque à Cotonou.
- 12:25Suite à cette expérience,
- 12:27j'ai vraiment eu déjà un coup de cœur pour le Bénin.
- 12:31Et je suis rentrée à Paris et je me suis dit,
- 12:34OK,
- 12:34est-ce que tu veux continuer à chercher le classique CDI à Paris ou bien t'explore de nouvelles possibilités d'avoir vécu dans un autre pays ?
- 12:44Ça me donne envie de vivre dans un autre maintenant et de découvrir tous les pays qui étaient à côté aussi du Bénin.
- 12:51Et c'était surtout le savoir-faire artisanal qui m'a vraiment éblouie,
- 12:55ce que je découvrais là-bas.
- 12:58finalement,
- 13:00J'ai trouvé une alternative,
- 13:01c'est toujours le CDI,
- 13:02mais à Montpellier.
- 13:05J'avais aussi envie de découvrir le sud de la France.
- 13:07Et je suis arrivée dans un hub créatif qui s'appelle l'Altropisme,
- 13:11pour qui j'ai travaillé pendant quatre ans.
- 13:14Et c'est le hub qui réunit à peu près 900 événements par an.
- 13:18C'est assez énorme,
- 13:19il existe depuis sept ans.
- 13:20C'est un tiers-lieu.
- 13:22Et il se trouve que dans ce tiers-lieu,
- 13:25on est très connecté avec la ville de Montpellier.
- 13:28qui,
- 13:28elles,
- 13:28œuvrent pour les liens entre l'Europe et l'Afrique,
- 13:31notamment avec la Biennale Euro Africa qu'on organise tous les deux ans.
- 13:35J'en parlerai peut-être un peu plus longuement après.
- 13:38Et mon poste là-bas,
- 13:39c'était d'être responsable des industries culturelles et créatives pour un lieu.
- 13:43Donc,
- 13:44ça veut dire à la fois gérer cette communauté,
- 13:47toujours d'entrepreneurs,
- 13:49de créatifs,
- 13:50d'artistes,
- 13:51dans un même espace,
- 13:54et créer une programmation événementielle pour...
- 13:57consolider cette communauté,
- 13:59explorer des sujets professionnels,
- 14:02mais aussi des moments conviviaux.
- 14:04Et ce qui était fort dans ce lieu,
- 14:05c'est qu'on a réussi,
- 14:06avec cette grande programmation,
- 14:08cette trop grosse programmation grand public,
- 14:11à pouvoir inclure les résidents qui ont aussi des propositions événementielles dans la programmation du lieu.
- 14:18Donc ça,
- 14:18c'était vraiment des modèles qui m'ont énormément plu.
- 14:22euh...
- 14:23Suite à toutes ces connexions que j'ai faites aussi à l'international,
- 14:27tous les programmes d'accompagnement,
- 14:29les événements que j'ai créés,
- 14:30je me suis dit,
- 14:31OK,
- 14:31maintenant,
- 14:31j'ai vraiment envie de faire ça à mon compte et de pouvoir être un peu plus mobile et de revenir un peu à ce que j'avais comme idée.
- 14:38Donc,
- 14:38d'être là aujourd'hui basé entre Montpellier et Paris et pouvoir travailler sur des projets internationaux qui dépassent vraiment les frontières et de pouvoir connecter les artistes entre eux,
- 14:48mais aussi les projets.
- 14:50donc là je le fais depuis
- 14:526 mois en...
- 14:53en indépendante et en parallèle je développe de la création de contenu qui aujourd'hui permettent vraiment de de mettre un grand coup de boost on va dire à mon activité et surtout pouvoir rencontrer des personnes via internet au final même
- 15:08si j'avais déjà un gros réseau développé depuis dix ans là via instagram ça ouvre vraiment des possibilités énormes
- 15:15Donc voilà où j'en suis aujourd'hui.
- 15:16Très bien,
- 15:17merci pour cette longue introduction qui nous permet de nous rendre compte de comment ton parcours s'est construit à travers différentes expériences et comment il s'inscrit vraiment dans une expertise de l'événementiel culturel.
- 15:33Moi,
- 15:33au niveau des événements,
- 15:35ce que je peux constater,
- 15:35que ce soit en Afrique ou en France,
- 15:38c'est qu'il y a toujours un sujet du business model de l'événement.
- 15:42C'est-à-dire que
- 15:43Tu crées ton événement,
- 15:44mais l'idée c'est qu'il faut trouver des sponsors.
- 15:47Est-ce que tu prévois un tarif à l'entrée pour les personnes invitées pour pouvoir financer tout ce que tu as besoin de financer ?
- 15:54Et il y a toujours énormément de stress autour de l'événementiel.
- 15:58Toi,
- 15:58quelle est ton expérience et ton retour par rapport à ces sujets-là de comment construire un événement qui soit rentable en fait ?
- 16:07Parce que c'est vraiment ça l'enjeu.
- 16:09entre le fait de trouver les bons sponsors qui vont accompagner le projet et aussi de se dire,
- 16:15est-ce qu'on fait une entrée payante ou pas vis-à-vis des personnes que l'on souhaite cibler ?
- 16:22Gros sujet côté événementiel,
- 16:24ça dépend vraiment de l'ampleur du projet.
- 16:27Parfois,
- 16:27on peut même créer des événements gratuits qui peuvent finalement être rentables par rapport aux bars,
- 16:34par exemple,
- 16:34qu'on aurait ouverts à cet endroit-là.
- 16:37Moi,
- 16:38je pense que pour chaque...
- 16:39projet,
- 16:40en effet,
- 16:41il faut aussi se dire qu'un projet événementiel,
- 16:44en tout cas avec ma dernière expérience de 4 ans dans ce lieu-là,
- 16:48peut être complémentaire à un autre projet déjà existant.
- 16:51Si on parle même,
- 16:52par exemple,
- 16:53d'un festival peut-être qui peut s'ancrer dans une plus large programmation.
- 16:58Pourquoi c'est un avantage ?
- 16:59Parce qu'on peut avoir des avantages niveau matériel,
- 17:02on peut avoir des sponsors qui seraient intéressés par ce plus gros événement,
- 17:05en tout cas si on parle d'un événement pour démarrer.
- 17:09des sponsors intéressés par un plus gros vivier de participants et donc qui peuvent nous suivre sur une première édition.
- 17:19Il y a plein de modèles à imaginer.
- 17:21Après,
- 17:21ça peut être aussi des mécènes privés.
- 17:24Moi,
- 17:24ce que je dis,
- 17:25que ce soit en événementiel ou même pour les artistes,
- 17:27pour tout le monde,
- 17:29c'est ce que j'applique personnellement,
- 17:32la base.
- 17:33avoir un réseau et le développer,
- 17:35créer une relation de confiance,
- 17:36participer nous-mêmes à d'autres événements pour comprendre aussi le mécanisme de différents modèles,
- 17:43poser plein de questions pour comprendre le fonctionnement.
- 17:48Moi,
- 17:48c'est ce qui m'a permis de développer plein de possibilités de stratégies,
- 17:52de modèles qui viennent comme ça en tête,
- 17:56qui sont liées aussi à mes réseaux.
- 17:57Parce que ce qui est intéressant,
- 17:59c'est d'avoir le retour d'expérience des gens qui ont déjà créé des énormes festivals.
- 18:02ou qui ont déjà leur mécène sponsor.
- 18:04Après,
- 18:05c'est sûr qu'on est dans une ère où quand on parle de festival,
- 18:07c'est plus compliqué au niveau des financements aujourd'hui.
- 18:11Mais après,
- 18:11il peut y avoir des alternatives.
- 18:12Pourquoi pas dans la culture aujourd'hui ?
- 18:16Ce qu'on fait de plus en plus,
- 18:17comme on le voit dans la mode avec le foot,
- 18:18par exemple,
- 18:19lier la culture et le sport.
- 18:21Là,
- 18:21côté sport,
- 18:22on va trouver plus facilement de sponsors,
- 18:25de mécènes.
- 18:26L'idée,
- 18:27c'est d'ouvrir ses chakras et imaginer des connexions au-delà de...
- 18:32d'un événement classique où on se dit,
- 18:33tiens,
- 18:34je fais seulement une billetterie,
- 18:35mais ça peut aller vraiment juste beaucoup plus loin qu'une billetterie.
- 18:38Je ne sais pas si c'est clair.
- 18:40Tout à fait clair,
- 18:40merci.
- 18:41Donc toi,
- 18:42aujourd'hui,
- 18:42ce que tu indiques,
- 18:43c'est que tu as travaillé à un moment,
- 18:45comment dire,
- 18:46en tant que salarié,
- 18:47et puis tu as décidé de te mettre à ton pointe.
- 18:50Ce passage-là,
- 18:50en fait,
- 18:51est-ce que c'est quelque chose auquel tu réfléchissais depuis longtemps ?
- 18:54Et comment ça s'est fait ?
- 18:57Est-ce que tu as commencé à avoir en tant que salarié quelques missions un petit peu freelance et tu t'es dit bon ça y est c'est bon là je me lance ?
- 19:03Ou ça s'est fait vraiment un peu du jour au lendemain ?
- 19:05Est-ce que tu peux nous expliquer cette transition-là vraiment du passage du salarié à entrepreneur ?
- 19:13Oui,
- 19:13depuis toujours j'ai voulu entreprendre,
- 19:16surtout que j'étais vraiment baignée dans l'univers de l'entrepreneuriat à travers toutes ces expériences dans ces lieux.
- 19:21Et la transition en fait elle s'est faite assez naturellement.
- 19:23c'était après un gros événement de la biennale
- 19:26Euro Africa qui se passe à Montpellier qui est une grosse plateforme c'était ma deadline en fait après cette biennale où je me suis dit que j'allais terminer en beauté avec ce dernier gros réseau en étant entre Paris et Montpellier et plusieurs pays africains en
- 19:44me disant ok bon bah là je me lance en indépendante mais je sais que je vais avoir besoin d'un SASS de
- 19:53structuration.
- 19:54Qu'est-ce que je veux faire exactement ?
- 19:56Comment je le structure ?
- 19:57Quels outils je mets en place ?
- 19:59Donc c'est venu petit à petit,
- 20:01mais j'ai pas du tout eu de mission précise avant de le faire.
- 20:06Après,
- 20:06il se trouve qu'à côté de mes jobs,
- 20:08de mon travail principal,
- 20:10j'ai toujours eu aussi à côté d'autres missions qui ont absolument rien à voir,
- 20:15mais dans le BTP ou dans...
- 20:17C'est aussi dans l'art,
- 20:18on va dire,
- 20:19avec les enfants que je faisais à côté,
- 20:20donc j'avais quand même...
- 20:21toujours,
- 20:22on va dire,
- 20:23cette fibre entrepreneuriale,
- 20:26mais pour structurer l'activité.
- 20:28les sujets que je voulais faire exactement,
- 20:29je me suis dit ok,
- 20:31quelques mois pour la structurer.
- 20:34On démarre par,
- 20:35évidemment,
- 20:36boire des cafés avec tout le réseau et comprendre les besoins de chacun et où est-ce que mon expertise peut être utile.
- 20:44À force d'avoir côtoyé énormément d'artistes,
- 20:48j'ai identifié aussi des besoins sur,
- 20:50finalement,
- 20:50leur stratégie,
- 20:51le côté business de leur activité en tant qu'entrepreneur,
- 20:53parce qu'on est entrepreneur quand on est artiste.
- 20:55Donc c'est cette offre que j'ai commencé.
- 20:57à définir.
- 20:59Et en parallèle,
- 20:59je me suis dit,
- 21:00ok,
- 21:00je veux aussi accompagner des lieux,
- 21:01mais je travaille aussi en coopération internationale.
- 21:04J'aime aussi travailler sur des sujets très créatifs de scénographie.
- 21:09Comment je matérialise ça ?
- 21:11Je me suis dit,
- 21:11je crée un site où j'explique exactement ce que je fais avec vraiment des packages,
- 21:17des quatre propositions.
- 21:20Et surtout,
- 21:21ce qui m'aide,
- 21:22c'est
- 21:23comme je disais,
- 21:24faire de la création de contenu sur Instagram parce que ça me permet aussi de structurer mon propos et de cibler exactement les personnes à qui j'ai envie d'adresser mon message.
- 21:36Donc,
- 21:36à force de faire cette création de contenu sur Instagram,
- 21:41de reprendre contact avec tout le réseau,
- 21:42de participer à des événements comme ce qu'on a fait toutes les deux quand on était à l'école du Perret,
- 21:49de garder,
- 21:49on va dire,
- 21:51d'entretenir.
- 21:52Ce réseau-là,
- 21:52que je fais aussi par passion,
- 21:54donc c'est sûr que ça prend énormément de temps,
- 21:55mais ça fait partie aussi de ma passion.
- 21:58Et à la fin,
- 22:00tout se complète et l'offre est devenue claire au moment où la communauté Instagram s'est développée.
- 22:09J'ai développé le site,
- 22:10j'ai vu que les accompagnements prenaient rapidement pour les artistes.
- 22:14On m'a contactée pour un projet avec une institution publique.
- 22:19donc c'est un super projet je pensais l'avoir un petit peu plus tard finalement c'est un de mes premiers contrats et là voilà petit à petit un festival de danse les gens en fait sont venus à moi plutôt que d'aller les démarcher
- 22:33Très bien,
- 22:34alors c'est intéressant que tu dises que les gens sont venus à toi mais quelque part toi tu fais la démarche de créer du contenu sur Instagram à travers des vidéos face caméra où tu vas partager différents appels à projets où tu vas expliquer un petit peu tu vas te donner des conseils en fait Non.
- 22:49Donc ça,
- 22:49quelque part,
- 22:50c'est une manière aussi de te présenter et de présenter ton expertise.
- 22:54Et c'est ce qui va faire qu'on va t'appeler.
- 22:56Maintenant,
- 22:56c'est vrai que tu n'as pas fait de la prospection à part entière qui consisterait à je fais la liste de potentiels clients et je les appelle.
- 23:03Mais toute cette démarche-là de faire des rencontres,
- 23:07aller prendre des cafés,
- 23:08comme tu dis,
- 23:09et communiquer sur les réseaux,
- 23:11c'est ça qui a fait que les gens sont venus à toi.
- 23:13Donc du coup,
- 23:13en termes de stratégie,
- 23:14c'est assez intéressant de vraiment se dire que
- 23:18tu as construit ton offre,
- 23:22mais tu n'as pas attendu d'avoir une offre finalisée,
- 23:25déterminée pour pouvoir aller faire des rencontres,
- 23:29aller créer du contenu.
- 23:30En fait,
- 23:30les choses se sont faites au fur et à mesure.
- 23:32Et ça,
- 23:32c'est important de le signaler,
- 23:33parce que parfois,
- 23:34on peut avoir tendance à se dire,
- 23:35OK,
- 23:35je me lance à la rencontre,
- 23:36mais je vais prendre le temps de faire un site et je vais prendre le temps de définir précisément mon offre.
- 23:41Et à partir de là,
- 23:42je pourrais communiquer.
- 23:43À partir de là,
- 23:44je pourrais faire des rendez-vous.
- 23:45Et là,
- 23:46tant que je ne sais pas...
- 23:48de manière très précise que je veux faire,
- 23:50je préfère ne pas me lancer.
- 23:53Toi,
- 23:53qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné,
- 23:55tu te dis,
- 23:55tiens,
- 23:55je vais utiliser la plateforme Instagram et je vais commencer à créer du contenu.
- 23:59Est-ce que c'était vraiment dès le départ cette logique de c'est ce qui va me permettre de trouver des clients ou c'était plus parce que c'était un moyen aussi de toujours être dans cette logique de développer du réseau,
- 24:09mais de manière virtuelle,
- 24:11plutôt que d'aller vers l'événementiel qui est physique ?
- 24:14C'est vraiment les deux.
- 24:15Et tu vois,
- 24:15pour reprendre un peu cette idée de quand je parle de café,
- 24:18pour moi,
- 24:18c'est la même chose aussi sur Instagram,
- 24:19parce que je prends vraiment le temps de parler aussi en privé à cette communauté.
- 24:24Quand je dis prendre des cafés,
- 24:25par exemple,
- 24:26c'est aussi bien avec quelqu'un qui est commercial,
- 24:29par exemple,
- 24:31pour des hôtels à Paris.
- 24:32Quelqu'un qui est dans la géopolitique,
- 24:34quelqu'un qui travaille pour la Commission européenne,
- 24:39des artistes,
- 24:39etc.
- 24:42rencontrer tout cet univers des personnes qui nous passionnent,
- 24:45ou du travail qui nous intéresse,
- 24:46etc.
- 24:47Ça nous nourrit énormément,
- 24:49et ça permet,
- 24:50en effet,
- 24:50c'est exactement ce que tu dis,
- 24:52de structurer dans sa tête vers quoi on veut aller,
- 24:56plutôt que d'avoir une offre claire à la fin.
- 24:58C'est pas un produit,
- 24:59c'est pas un objet,
- 25:00c'est pas un produit fini,
- 25:02c'est vraiment des accompagnements et énormément de sujets qui sont aussi liés à cette activité.
- 25:08Et pour en revenir sur
- 25:10Instagram,
- 25:13quand je parlais de ce projet en Amérique latine l'idée c'était en fait de tout filmer
- 25:18en allant sur place,
- 25:19le projet de découvrir des lieux,
- 25:22découvrir des initiatives,
- 25:24comprendre comment ces initiatives ont émergé.
- 25:27C'est un projet que j'ai aussi depuis pas mal,
- 25:30franchement,
- 25:30je pense aussi depuis dix ans dans ma tête.
- 25:34Et là,
- 25:34le fait d'avoir plus de temps pour me structurer,
- 25:38je me suis dit,
- 25:38OK,
- 25:39j'ai toujours voulu créer une sorte de média ou diffuser des informations.
- 25:45mais aussi de
- 25:46Ce que j'aime,
- 25:47c'est la partie créative du montage vidéo,
- 25:50chercher des sujets,
- 25:51les transmettre.
- 25:53Et donc,
- 25:53j'ai testé plusieurs formats.
- 25:54Et moi,
- 25:55ce que j'adore faire surtout,
- 25:56c'est même en dehors d'Instagram,
- 25:59auprès de mes amis ou quoi,
- 26:00c'est de parler de tous les lieux que j'ai découverts,
- 26:02des initiatives,
- 26:04des liens entre tous ces sujets,
- 26:06des personnalités que j'ai pu rencontrer.
- 26:08Et je me suis dit,
- 26:11autant le diffuser sur Instagram auprès de ma cible.
- 26:14et voir ce que ça donne.
- 26:15Franchement,
- 26:16au début,
- 26:16je ne pensais même pas créer un accompagnement auprès d'artistes.
- 26:20Je me suis dit,
- 26:20OK,
- 26:20je veux faire de la création de contenu,
- 26:22je veux faire des vidéos qui me permettent aussi de structurer ma semaine.
- 26:27Ça veut dire que comme ça fait partie des activités,
- 26:30en même temps que la recherche de projet,
- 26:32donc au début,
- 26:34et au fur et à mesure,
- 26:34c'est carrément devenu une activité qui est mon outil principal de communication pour les artistes et en même temps,
- 26:42un moyen de m'identifier.
- 26:44Donc,
- 26:44en fait,
- 26:45j'ai testé des formats qui me plaisaient.
- 26:47Et au fur et à mesure,
- 26:49j'ai vu ce qui plaisait à certains,
- 26:52ce qui était nécessaire pour certains artistes côté appel à projet,
- 26:55par exemple.
- 26:56Après,
- 26:56c'est la découverte de lieux,
- 26:58d'actualités,
- 26:58de tendances pour d'autres clients,
- 27:01d'autres futurs clients,
- 27:02d'autres personnes de la communauté qui sont intéressées.
- 27:05Donc,
- 27:06c'est génial parce que ça permet de découvrir aussi plein de lieux,
- 27:13d'artistes.
- 27:13vraiment du monde entier grâce à cet outil.
- 27:16Et je me dis,
- 27:17pourquoi pas plus tard créer une plateforme de rencontres ?
- 27:20Et ce qui est passionnant aussi,
- 27:21c'est de pouvoir créer des liens entre tous ces talents-là et avec les projets,
- 27:27mais même sur Instagram.
- 27:29Donc voilà,
- 27:30l'outil,
- 27:31comment il s'est développé,
- 27:32je me le suis vraiment approprié et ça me plaît énormément.
- 27:36Et là,
- 27:36l'idée,
- 27:36c'est...
- 27:37de le faire grossir avec aussi des interviews d'artistes,
- 27:40d'autres personnalités dans la programmation.
- 27:43J'ai vraiment hâte de le développer.
- 27:45Très bien,
- 27:45c'est super intéressant en tout cas de voir comment ta communication sur les réseaux,
- 27:51elle est au service du développement de ton activité.
- 27:54Maintenant,
- 27:54si on prend un petit peu tes différentes offres,
- 27:56tes différents packs et finalement ton métier de productrice culturelle,
- 28:01quand tu parles de ton travail avec des artistes,
- 28:03Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi ça consiste exactement les services que tu proposes aux artistes ?
- 28:11Oui,
- 28:12ce qu'on m'a beaucoup demandé,
- 28:13c'est l'aide pour répondre à des appels à projets,
- 28:17donc plutôt publics,
- 28:20comment renforcer son dossier,
- 28:22comment identifier les bons appels à projets,
- 28:25parce qu'il y a quand même tout un travail de veille,
- 28:27et donc depuis aussi leur visibilité sur Instagram pour médiatiser au final leur travail.
- 28:33Et donc,
- 28:35en travaillant ces sujets,
- 28:36j'ai envie aussi de faire évoluer cette offre.
- 28:39Je me suis aperçue qu'il y avait aussi ce travail,
- 28:42évidemment,
- 28:42tu es artiste,
- 28:45tu présentes ton travail,
- 28:46donc là,
- 28:46tu te mets dans la peau de quelqu'un qui vend ton propre travail.
- 28:51Donc,
- 28:51comment travailler ça ?
- 28:53Comment travailler le narratif,
- 28:55sa présentation ?
- 28:58On va dire,
- 28:59élargir les possibilités sur les possibilités de...
- 29:03Quand je dis ça,
- 29:04c'est pour des résidences,
- 29:06comment être connecté à telle institution pour ensuite envisager une autre proposition.
- 29:11En fait,
- 29:11imaginez vraiment les clés possibles à la fois du développement de réseau.
- 29:18Donc,
- 29:18c'est vraiment une tout doux qu'on fait à l'issue du tout premier rendez-vous où après,
- 29:22je propose plusieurs séances.
- 29:25Mais surtout,
- 29:26réfléchir à ces trois sujets.
- 29:28OK,
- 29:28je veux renforcer mon dossier,
- 29:29ma présentation,
- 29:30ma visibilité.
- 29:31Moi,
- 29:32je fais un petit audit avant de les rencontrer.
- 29:35Je leur explique mes retours.
- 29:36Je comprends aussi leurs enjeux,
- 29:39leurs freins.
- 29:40Et à l'issue de ce rendez-vous,
- 29:41on fait un compte-rendu.
- 29:42On se dit,
- 29:42OK,
- 29:42il nous faut tant de séances pour travailler tel sujet en profondeur avec des objectifs bien précis.
- 29:49Donc,
- 29:49parmi les trois sujets que j'évoquais.
- 29:52Ça,
- 29:52c'est pour les artistes.
- 29:53Ensuite,
- 29:54j'ai une offre dédiée aux lieux.
- 29:58C'est le même sujet au final.
- 29:59C'est la stratégie de développement.
- 30:02Ou bien là,
- 30:02par exemple,
- 30:03il y a un lieu qui fait appel à moi en Normandie,
- 30:06qui est un lieu événementiel,
- 30:07mais ils veulent devenir résidence d'artistes.
- 30:10Je vais les accompagner là-dessus sur comment mobiliser à la fois la ville et peut-être d'autres aides financières pour que le projet puisse émerger.
- 30:19Et les autres offres,
- 30:20c'est...
- 30:22vraiment en fonction des projets.
- 30:25Comment,
- 30:26par exemple,
- 30:27une institution publique qui veut organiser un salon,
- 30:32il m'identifie,
- 30:33que ce soit par site ou en direct,
- 30:37et on réfléchit ensemble au format que ça peut prendre.
- 30:40Donc,
- 30:40soit je peux faire de la coordination,
- 30:42mobiliser des experts sur un événement,
- 30:46mais aussi en coopération internationale,
- 30:47ça peut être beaucoup plus large.
- 30:49Ça peut être...
- 30:50organiser un programme d'accompagnement comme j'avais fait à l'époque au Botswana,
- 30:55où on identifie sur place un diagnostic de la filière,
- 31:01puis on accompagne les entrepreneurs dans le développement de leur activité pendant un an,
- 31:07donc c'est une sorte d'incubateur,
- 31:08on fait participer des experts du monde entier,
- 31:12avec des learning expeditions organisées,
- 31:15que ce soit par exemple,
- 31:16là c'était en Afrique du Sud et à Paris,
- 31:18pour rencontrer un univers de...
- 31:20La Fashion Week,
- 31:21l'idée,
- 31:21c'est vraiment aussi d'accompagner des entrepreneurs,
- 31:25des talents dans des écosystèmes,
- 31:28leur faire découvrir vraiment l'entièreté.
- 31:30On parle de Fashion Week,
- 31:31ce n'est pas seulement des défilés,
- 31:33mais c'est vraiment qui sont les sales des galeries Lafayette,
- 31:36les salons professionnels
- 31:39Tranoï ou autres.
- 31:41À Paris,
- 31:42on peut vendre ce qu'on propose,
- 31:45mais aussi toute la partie plus off.
- 31:47qui se passe plus en soirée,
- 31:49comment je développe mon réseau à cet endroit-là.
- 31:51Moi,
- 31:51j'adore aussi accompagner les programmes et les entrepreneurs sur ces sujets-là.
- 31:56Donc voilà comment les offres sont définies sur le site.
- 32:00Très bien,
- 32:01c'est très clair.
- 32:02Et toi,
- 32:02aujourd'hui,
- 32:03dans la manière dont tu travailles,
- 32:05est-ce que,
- 32:06donc toi,
- 32:06ce qu'on comprend là,
- 32:07c'est que tu vas accompagner différentes initiatives,
- 32:10des tiers-lieux,
- 32:11des résidences culturelles et des artistes.
- 32:13Est-ce que toi,
- 32:14à terme,
- 32:14tu aurais une envie d'avoir bah
- 32:16de créer ton propre tiers-lieu ?
- 32:18Est-ce que ça,
- 32:19ça fait partie des choses auxquelles tu réfléchis,
- 32:21d'identifier un certain nombre d'artistes avec lesquels tu vas collaborer et tu aurais envie de collaborer sur le long terme ?
- 32:26Et pourquoi pas d'aller jusqu'à la création d'une résidence,
- 32:30d'un tiers-lieu spécifique ?
- 32:32Complètement.
- 32:33Et c'était même mon idée principale il y a quelques années,
- 32:37développer mon lieu,
- 32:38vraiment avoir mon espace,
- 32:40être à l'initiative du projet de A à Z.
- 32:42qui...
- 32:44Finalement,
- 32:45le projet a évolué parce qu'à force d'avoir travaillé pour des lieux sur place pendant dix ans,
- 32:51j'ai envie d'être plus mobile aujourd'hui.
- 32:53Donc,
- 32:53je me vois plus aujourd'hui développer une initiative type collectif festival.
- 33:00D'ailleurs,
- 33:00teaser que je suis en train de créer entre le Maroc et la France,
- 33:04avec d'autres pays africains et lusophones.
- 33:08Et j'ai envie de partir de cette base pour d'abord créer cette communauté.
- 33:14qu'on soit plusieurs à la développer et peut-être à terme,
- 33:18oui,
- 33:19avoir un lieu pour cristalliser cette communauté-là.
- 33:22Mais c'est vrai que c'est quand même d'avoir un lieu,
- 33:24c'est énormément de travail d'être sur place,
- 33:26donc on est beaucoup moins mobile si on est curieux de travailler avec plein de personnes dans le monde entier.
- 33:32Donc c'est un projet que je garde pour plus tard.
- 33:34Mais là,
- 33:34aujourd'hui,
- 33:34je me concentre vraiment sur la création d'un collectif et de rassembler,
- 33:38là,
- 33:38pour le coup,
- 33:39des personnes qui ont le même métier que moi,
- 33:42assez hybrides au final.
- 33:44dans plusieurs pays.
- 33:45Pour l'instant,
- 33:46on se dit Maroc,
- 33:46France,
- 33:47pays lusophones,
- 33:48et ça va certainement grossir.
- 33:50Très bien,
- 33:51super intéressant,
- 33:52cette approche.
- 33:53Il y a l'idée que tu peux te faire d'un projet,
- 33:57et puis il y a l'analyse du terrain qui fait que tu vas faire évoluer ton projet,
- 34:02ton initiative par rapport à ce qui se passe.
- 34:05Ce qui est aussi intéressant,
- 34:06c'est cette volonté que tu as de fédérer,
- 34:10d'arriver à créer des connexions entre des personnes qui ont euh
- 34:13le même métier que toi.
- 34:16Aujourd'hui,
- 34:16quand on parle de culture,
- 34:19d'art,
- 34:21on peut se dire,
- 34:21est-ce que vraiment il y a une possibilité d'avoir un revenu récurrent,
- 34:27d'avoir un salaire,
- 34:29mais en tout cas,
- 34:30d'avoir des revenus récurrents.
- 34:31On a souvent l'image de l'artiste qui est reconnu bien après sa mort.
- 34:37Et effectivement,
- 34:37ses pièces,
- 34:38elles valent des sommes incroyables,
- 34:41mais c'est bien après sa mort.
- 34:43Et on se dit que le parcours de l'artiste,
- 34:45ça peut être un parcours difficile,
- 34:47à part pour quelques élus qui sont reconnus de leur vivant et qui ont des carrières qui sont impressionnantes.
- 34:55Toi,
- 34:56par rapport à ça,
- 34:57dans les conseils que tu donnes aux artistes,
- 35:00est-ce que tu les aides justement à définir un business model qui puisse sécuriser un revenu ?
- 35:04Parce que ce n'est pas le tout d'avoir des expositions et de présenter son œuvre.
- 35:08Il y a aussi le côté,
- 35:10voilà comment je fais pour stabiliser mon activité.
- 35:13en termes de revenus.
- 35:15Oui,
- 35:15il y a plein de sujets.
- 35:16En plus,
- 35:16dans les artistes que j'accompagne,
- 35:17il y a aussi bien des talents émergents que des personnes dans le rap qui sont dans un pays,
- 35:24par exemple au Maghreb,
- 35:25très reconnus là-bas,
- 35:26mais qui veulent avoir une première date en France.
- 35:29Donc,
- 35:30comment structurer tout ça ?
- 35:32Ça,
- 35:32ça dépend vraiment de chaque artiste.
- 35:35Pour les talents émergents,
- 35:38en général,
- 35:38ils ont une activité à côté.
- 35:41de ce qu'ils font comme art et ils rêvent de vivre que de ce qu'ils font comme art donc quand je dis art c'est vraiment ça peut être aussi des danseurs,
- 35:50ça peut être des sculpteurs des peintres etc des photographes donc ça peut vraiment être en fonction des artistes donc il y en a certains par exemple qui pourraient développer des ateliers et transmettre ce qu'ils font il y en a qui ne sont pas forcément ouverts pour le faire ça
- 36:07peut être ok et
- 36:09Moi,
- 36:09j'ai qu'un seul objectif,
- 36:10c'est d'exposer.
- 36:12Il me faut de temps.
- 36:13Est-ce que déjà,
- 36:14dans ton réseau,
- 36:15tu pourrais avoir des privés intéressés,
- 36:18même des entreprises qui accueilleraient ton art au début ?
- 36:20Il y a vraiment énormément de possibilités.
- 36:23Et moi,
- 36:24la première chose que je fais avec tous les artistes confondus,
- 36:27c'est,
- 36:28OK,
- 36:28quel est ton objectif principal ?
- 36:31D'accord.
- 36:32Définition,
- 36:33ensuite,
- 36:33les étapes pour y accéder.
- 36:35Donc,
- 36:35le business model.
- 36:36Le business model,
- 36:37la stratégie,
- 36:37l'objectif.
- 36:39Et pour ça,
- 36:40j'explore d'abord tout ce qu'ils ont comme réseau,
- 36:43comme possibilité,
- 36:44après tout le travail déjà qu'ils ont effectué,
- 36:46mais aussi plus personnellement.
- 36:47Parfois,
- 36:48il y a des connexions qu'on ne pourrait pas forcément imaginer de notre réseau qui pourraient être utiles dans notre travail et complémentaires aussi avec la personne en face de nous.
- 36:58Donc,
- 36:59c'est vraiment tout ça que j'explore,
- 37:01faire vraiment un audit complet,
- 37:02on va dire,
- 37:03de la personne et de son propre écosystème,
- 37:06et ensuite de définir étape.
- 37:08par étape comment on atteint notre objectif.
- 37:10Que ce soit pour avoir une date en Europe ou en Afrique,
- 37:16ou pour faire sa toute première exposition,
- 37:19ou pour avoir 10 000 abonnés sur Instagram.
- 37:22Vraiment réfléchir sur le chemin à parcourir.
- 37:26Très bien,
- 37:26super intéressant.
- 37:27Donc en fait,
- 37:27c'est vraiment une approche sur mesure qui dépend de chacun des profils avec lesquels tu vas travailler.
- 37:36Tu parlais de collectif,
- 37:38de collaboration.
- 37:39Est-ce que,
- 37:40à terme,
- 37:40tu envisages une plateforme qui,
- 37:46peut-être à travers un site Internet ou tes réseaux sociaux,
- 37:49qui permettrait de découvrir les différents artistes avec lesquels tu travailles,
- 37:52de découvrir les différentes initiatives que tu mets en avant et éventuellement aussi découvrir les autres producteurs culturels avec lesquels tu travailles.
- 38:00Est-ce que tu penses qu'à un moment donné,
- 38:03il va y avoir,
- 38:04si ce n'est pas un lieu physique,
- 38:05peut-être une plateforme virtuelle sur laquelle on va retrouver toutes les connexions que tu peux faire,
- 38:12de trouver un endroit où on peut y accéder et faire des découvertes,
- 38:17qu'il s'agisse de lieux,
- 38:18qu'il s'agisse d'événements.
- 38:21Aujourd'hui,
- 38:21tu le fais sur Instagram,
- 38:22mais si on a envie de ranger les choses,
- 38:24c'est vrai qu'Instagram,
- 38:25on va le suivre de manière un peu au fil de l'eau quand tu crées un nouveau contenu.
- 38:30Et quand on veut vraiment se dire tiens,
- 38:31je...
- 38:32Je vais chercher un danseur et j'ai envie de voir ce que Betsabe peut avoir dans son réseau.
- 38:39Est-ce que toi,
- 38:39ça,
- 38:40c'est des choses auxquelles tu penses de rendre accessibles facilement les profils et les initiatives sur lesquelles tu travailles ?
- 38:49Oui,
- 38:50complètement.
- 38:52Et ça évolue avec le temps.
- 38:53J'ai envie de dire que c'est naturellement ce que je devrais faire.
- 38:59Je réfléchis complètement à ça.
- 39:00Et c'est pour ça que Instagram est en effet une...
- 39:02porte d'entrée pour cette structuration-là,
- 39:06en commençant à faire des interviews des personnes avec qui je travaille ou avec qui j'ai travaillé ou que j'ai envie de mettre en avant.
- 39:14Et plus tard,
- 39:15je réfléchis aussi à voir quelle forme ça peut prendre,
- 39:19une agence ou une plateforme de mise en relation ou quoi,
- 39:22où on peut répertorier par activité.
- 39:25Mais il faut se dire que c'est quand même un gros travail aussi de...
- 39:28de mise à jour en fonction des évolutions de chacun.
- 39:31Chaque année,
- 39:31on a tous des nouveaux projets où parfois les gens changent carrément de métier.
- 39:35Donc,
- 39:36c'est quand même un grand travail de veille.
- 39:38Mais je pense que si mon activité évolue,
- 39:40en effet,
- 39:42j'ai vraiment cette idée de plateforme en tête et que je ne travaillerai pas seule.
- 39:46Je prendrai d'autres personnes avec moi.
- 39:48J'en ai déjà discuté,
- 39:49par exemple,
- 39:49avec quelqu'un qui travaille dans la mode entre des marques et avec des artisans et qu'on soit peut-être chacun spécialisé dans un secteur et qu'on n'englobe pas.
- 39:58tout sous l'image de la plateforme.
- 40:01Donc,
- 40:02c'est aussi pour ça que j'ai envie de développer ce collectif à côté parce qu'au final,
- 40:06par exemple,
- 40:07ma future associée,
- 40:08elle,
- 40:08elle est manager d'artiste dans la musique entre plusieurs pays,
- 40:12donc le Brésil,
- 40:13la France et le Maroc.
- 40:14Et elle...
- 40:16Elle a un vivier d'artiste énorme dans la musique qui serait hyper complémentaire avec le mien qui est plutôt dédié à l'entrepreneuriat culturel assez large.
- 40:28J'imagine créer ça,
- 40:30mais peut-être avec des personnes qui représentent ces réseaux.
- 40:34Et ensuite,
- 40:35on peut toujours l'alimenter avec les événements qu'on fait,
- 40:38les réussites,
- 40:39les succès qu'on a eus par l'événementiel ou l'évolution de l'accompagnement des artistes.
- 40:43Donc oui,
- 40:44j'y pense très fortement en effet.
- 40:45Donc,
- 40:46c'est à faire,
- 40:47à le suivre,
- 40:48comme on dit.
- 40:49Toi,
- 40:49aujourd'hui,
- 40:51ton activité,
- 40:52en fait,
- 40:52tu l'as lancée en 2026.
- 40:55On arrive à la fin du premier semestre 2026,
- 40:57au moment où on enregistre cette interview.
- 41:01Quels sont les principaux événements que tu nous recommandes sur le continent africain ou en France,
- 41:08mais qui vont parler d'Afrique ?
- 41:10Puisque moi,
- 41:10comme tu le sais,
- 41:11le podcast Africa Fashion Tour,
- 41:12il est vraiment dédié.
- 41:13à la mode et aux industries culturelles et créatives africaines.
- 41:16Donc,
- 41:17toi,
- 41:17est-ce qu'il y a des dates ou des événements ou des artistes à suivre que tu nous recommandes ?
- 41:25Bien sûr.
- 41:26Donc,
- 41:26oui,
- 41:27évidemment,
- 41:27la Biennale de Dakar qui va avoir lieu en novembre,
- 41:30où il y a tout l'écosystème qui vient à Dakar et qui est très lié aussi à la mode,
- 41:38au-delà de l'art contemporain,
- 41:39la mode est complètement liée aussi à l'événement.
- 41:42Mais surtout,
- 41:42un événement très intéressant,
- 41:43je pense,
- 41:45c'est la première biennale panafricaine d'architecture qui est organisée par un curateur qui s'appelle Omar Degan.
- 41:52Lui,
- 41:52il vient de Somalie et d'Italie.
- 41:54Et pendant cette biennale,
- 41:57elle se passe à Nairobi début septembre.
- 42:00Et l'idée,
- 42:01c'est de rassembler des architectes,
- 42:05principalement du continent africain,
- 42:07et d'autres archives d'Occident ou autres.
- 42:11pour échanger sur les manières de créer l'architecture en Afrique.
- 42:19Et c'est vraiment une curation triée sur le volet,
- 42:23mais très intéressante.
- 42:24J'ai rencontré des personnes qui vont aussi participer parce qu'on découvre vraiment des matériaux passionnants,
- 42:30naturels,
- 42:31qui peuvent être complémentaires au secteur de la mode.
- 42:36En sachant que dans le secteur de la mode,
- 42:39Surtout,
- 42:40différents modes africains,
- 42:42ça dépend des pays,
- 42:42mais il y a énormément de tissus,
- 42:45de savoir-faire,
- 42:46de tissus avec des matières naturelles qui sont promus.
- 42:49Et je trouve qu'au niveau de l'architecture,
- 42:52c'est la même chose avec des techniques vraiment ancestrales qui sont aussi réinterprétées dans les pays européens et qui,
- 43:01aujourd'hui,
- 43:01vont être vraiment mis en avant pour cette première biennale d'architecture dans un pays africain.
- 43:07Donc moi,
- 43:08ce serait vraiment l'événement que je recommanderais.
- 43:11Après,
- 43:12à l'année,
- 43:12moi,
- 43:13je suis beaucoup les Fashion Week,
- 43:14mais pas seulement celles de Paris ou derrière.
- 43:17Il y a,
- 43:17par exemple,
- 43:18la Tangier Fashion Week qui vient de se passer,
- 43:21où on peut voir les broderies qui existent au Maroc sur les défilés.
- 43:27Après,
- 43:28toutes les Fashion Week qui sont sur tout le continent que je recommanderais.
- 43:32Et après,
- 43:33côté musique,
- 43:34il y a un festival que j'aime beaucoup qui s'appelle Nyege Nyege.
- 43:38une très grosse programmation.
- 43:39Eux,
- 43:39ils sont à la fois présents en Ouganda,
- 43:41ils font aussi des dates en Belgique,
- 43:43en France,
- 43:45et côté musique,
- 43:47c'est aussi une très belle sélection,
- 43:49et des personnes qui travaillent aussi dans la culture qui se retrouvent là-bas.
- 43:52Donc voilà,
- 43:52voilà mes recours.
- 43:53Très bien,
- 43:54super intéressant.
- 43:55Je mettrai en note de l'épisode les liens vers ces différents événements pour qu'on puisse les noter dans vos calendriers et prendre date.
- 44:07Toi,
- 44:07aujourd'hui,
- 44:10tu parles de collectif,
- 44:11tu parles plutôt de travailler avec des pairs,
- 44:14donc des sociologues en fait.
- 44:16Est-ce que tu as créé une équipe ?
- 44:18Est-ce que tu as assistants,
- 44:23assistantes,
- 44:24ou des différents profils avec lesquels tu travailles dans les missions sur lesquelles on peut te confier ?
- 44:30Ou est-ce qu'aujourd'hui,
- 44:31tu travailles plutôt seul ?
- 44:33Pour le moment,
- 44:33comme j'ai développé l'activité il y a quelques mois,
- 44:36c'est seul,
- 44:37mais par exemple en binôme sur un salon que j'organise.
- 44:40Par exemple,
- 44:41je vais organiser le salon des diasporas avec Expertise France et je travaille avec un binôme sur ce projet-là.
- 44:48Après,
- 44:48quand je parle de collectif,
- 44:50par exemple celui qu'on développe entre Casablanca au Maroc et la France,
- 44:57là pareil,
- 44:57on va être deux,
- 44:58mais l'idée c'est après de pouvoir grossir et avoir d'autres personnes.
- 45:02qui pourront,
- 45:03oui,
- 45:03être chargés ou assistants ou quoi.
- 45:05Mais moi,
- 45:07l'objectif,
- 45:08c'est de structurer l'activité,
- 45:10donc de ne plus seulement être indépendante,
- 45:13mais soit à la fois avoir une association ou une agence.
- 45:17J'ai encore en train de réfléchir à la manière dont je veux le structurer.
- 45:21Mais d'abord,
- 45:21en tout cas,
- 45:21au début,
- 45:22oui,
- 45:22une personne qui est avec moi et qui souhaite évoluer sur les différents sujets,
- 45:27que ce soit événementiel,
- 45:29média,
- 45:29coopération internationale.
- 45:31Donc pour le moment,
- 45:33je travaille en binôme avec des personnes ou bien je viens en tant que conseil pour des structures.
- 45:39On sent qu'en tout cas,
- 45:40tu as les idées claires sur quelles sont les missions sur lesquelles tu as envie de travailler et comment,
- 45:45de manière progressive,
- 45:46tu vas faire grandir ton activité.
- 45:51Est-ce qu'il y a des choses qu'on n'a pas évoquées,
- 45:54dont tu voudrais parler ?
- 45:55Est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels tu avais envie d'intervenir ou de partager là,
- 46:01que je n'aurais peut-être pas posé de questions ?
- 46:05Je pense qu'on a fait vraiment le tour de l'activité.
- 46:08Mais si j'ai des conseils pour les artistes,
- 46:11comme on l'évoquait,
- 46:12c'est de toujours être à l'écoute aussi des besoins des structures pour comprendre comment leur activité pourrait être complémentaire.
- 46:26Après oui,
- 46:26ce que j'ai envie de dire,
- 46:26c'est que ces métiers-là sont vraiment des métiers de passion.
- 46:31Ça veut dire qu'on dédie énormément de temps aussi à ces activités qui font partie même de notre quotidien personnel.
- 46:37Donc,
- 46:38quand j'organise,
- 46:40je pense que d'ailleurs,
- 46:42on se retrouve toutes les deux aussi là-dessus,
- 46:43quand j'organise des déplacements,
- 46:46des rencontres,
- 46:47etc.,
- 46:48parfois,
- 46:48ce n'est pas forcément que professionnel.
- 46:51C'est aussi des personnes qui sont intéressées par les mêmes sujets et qui nous orientent aussi vers d'autres possibilités.
- 47:00Donc,
- 47:00tu vois que ce soit par exemple la biennale de Nairobi.
- 47:04je fais un rebond avec une architecte que j'ai rencontrée au Sénégal.
- 47:09Il faut se dire que chaque personne qu'on rencontre,
- 47:11c'est une ouverture vers d'autres personnes incroyables.
- 47:16J'avais envie de terminer là-dessus sur restons curieux et à l'écoute.
- 47:20Très bien,
- 47:20écoute,
- 47:20ce sera le mot de la fin.
- 47:22Effectivement,
- 47:22je te fais aligner avec toi,
- 47:24rester curieux,
- 47:25à l'écoute et être dans une démarche de...
- 47:28De partage,
- 47:29en fait.
- 47:29C'est vrai que chaque fois que j'identifie des profils,
- 47:32des initiatives que je trouve intéressantes,
- 47:34je vais facilement en parler autour de moi.
- 47:37Je vais facilement essayer de faire des connexions,
- 47:40mettre les gens en relation.
- 47:41Et je me rends compte qu'il y a un vrai sujet là-dessus parce que l'information,
- 47:45elle est certes disponible,
- 47:47mais pas si facilement accessible que ça.
- 47:49Il faut toujours un peu faire son travail d'archéologue pour pouvoir trouver les infos.
- 47:55Et donc,
- 47:55moi,
- 47:56l'idée de la plateforme...
- 47:57Pour ma fête Jeune Tour,
- 47:57c'est essayer d'être un site et des réseaux sociaux sur lesquels on peut aller facilement et on peut aller identifier qui sont les profils pertinents,
- 48:12intéressants ou quelles sont les découvertes à faire en termes de créativité,
- 48:16de savoir-faire et aussi d'expertise.
- 48:19Je suis ravie d'avoir pu faire cette interview avec toi aujourd'hui et je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 48:26Yes,
- 48:27merci beaucoup Amata.
- 48:28A très vite,
- 48:28avec grand plaisir.
- 48:32Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 48:34Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 48:41Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 48:43Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 48:47Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 48:52Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.