Latest / Africa Fashion Tour / Pierre Imboua, cofondateur de la plateforme de financement Moja
Transcript
- 0:00Après,
- 0:01avant d'arriver au stade des fonds,
- 0:03il y a ce qu'on appelle entre guillemets les business angels.
- 0:05Généralement,
- 0:06les business angels,
- 0:07ils ont souvent une baisse,
- 0:09comme d'enfants,
- 0:10mais très souvent,
- 0:11comme c'est des individus qui investissent de leur argent,
- 0:14ils peuvent être un peu plus ouverts,
- 0:18ils peuvent être un peu plus généralistes.
- 0:20Ils peuvent faire un peu des écarts,
- 0:21c'est-à-dire que si j'ai l'habitude d'investir dans l'agroalimentaire,
- 0:25Je peux faire un écart et puis mettre un ticket.
- 0:31dans l'art ou aussi,
- 0:32il y a un projet qui me parle.
- 0:36Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:39Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 0:47Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:49Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:53responsables et ambitieux.
- 0:55Au fil des interviews...
- 0:56Je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:04Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:10de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:14C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:19éthiques et performants.
- 1:21Je suis Ramata Dialo,
- 1:22je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes.
- 1:25Je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:28J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:32En 2017,
- 1:33j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:36Et depuis,
- 1:36je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:43Au-delà de la mode,
- 1:44je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 1:48Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 1:57Aujourd'hui,
- 1:57je suis en compagnie de Pierre Ausha.
- 2:00Pierre est le co-fondateur de la plateforme de financement Mojafarm.
- 2:03Comme je l'ai évoqué début 2026,
- 2:05je souhaite donner la parole à des acteurs du financement pour aider les entrepreneurs créatifs du continent à trouver des investisseurs et comprendre les prérequis pour obtenir des financements.
- 2:16J'ai donc invité Pierre pour qu'il nous parle de son parcours et de sa plateforme.
- 2:20Bienvenue Pierre,
- 2:21comment vas-tu ?
- 2:22Bonjour Amata,
- 2:23je vais très bien,
- 2:24merci pour l'invitation.
- 2:25Écoute ça,
- 2:26plaisir.
- 2:28Là,
- 2:28on va commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 2:30Je vais te demander de te présenter.
- 2:32Je suis Pierre Ambois,
- 2:34je suis au Pénard de la Côte d'Ivoire,
- 2:36je suis né à Lidjan.
- 2:38J'ai eu la chance de très tôt voyager et grandir dans différents pays africains,
- 2:45la Guinée,
- 2:45le Mali,
- 2:47le Cameroun.
- 2:49Et après ça,
- 2:49j'ai fait mes études supérieures en France,
- 2:51des études d'abord.
- 2:54scientifique en agroalimentaire.
- 2:57Puis,
- 2:58j'ai fait une école de commerce master à Paris.
- 3:01Et après ça,
- 3:02j'ai tout de suite démarré dans la vie active sur différents postes,
- 3:08principalement dans la diffusion commerciale et marketing avant de me lancer dans l'entrepreneuriat.
- 3:14Très bien,
- 3:15merci pour cette description.
- 3:17Donc toi,
- 3:17par rapport à ton choix d'études et à ton parcours,
- 3:20est-ce que tu avais toujours eu une idée très précise de ce que tu voulais faire ou est-ce que c'est plutôt quelque chose qui s'est fait au fur et à mesure de tes expériences ?
- 3:26En fait,
- 3:27ça s'est construit au fur et à mesure.
- 3:31Au départ,
- 3:31je partais pour être ingénieur dans la loi alimentaire.
- 3:36Et finalement,
- 3:38lors de mes premiers stages sur des militiés techniques,
- 3:42j'ai goûté à la vente.
- 3:44et au marketing.
- 3:45Et c'est comme ça,
- 3:46du coup,
- 3:46que j'ai pris ce chemin pour aller plutôt vers des fonctions commerciales et marketing.
- 3:52Très bien.
- 3:52Alors,
- 3:53quand tu dis que tu as goûté à la vente et au marketing,
- 3:55est-ce que tu peux nous dire pour quel type d'entreprise et quels étaient tes postes au niveau commercial et marketing ?
- 4:03Oui.
- 4:03En fait,
- 4:05j'ai démarré dans une toute petite startup agroalimentaire qui avait développé un nouveau procédé de cuisson à l'alcool.
- 4:12Et moi,
- 4:15j'étais sur une fonction de textbook où je travaillais sur la formulation et surtout l'adaptation des recettes pour les chefs de cuisine qui étaient nos clients.
- 4:23Donc,
- 4:23on proposait ce nouveau procédé de cuisson à l'alcool à nos clients restaurateurs.
- 4:28Et en tant que chargé des formulations,
- 4:31je me déplaçais en clientèle pour leur montrer comment opérer ce nouveau procédé de cuisson.
- 4:38Et c'est comme ça,
- 4:39en fait,
- 4:39que j'ai commencé à faire de la banque parce qu'au-delà de leur expliquer Merci.
- 4:43le principe technique.
- 4:45Il y avait cette interaction pour leur présenter les avantages,
- 4:49les bénéfices,
- 4:50etc.
- 4:50Et c'est là où j'ai vu que j'avais une sorte d'abédance pour le relationnel,
- 4:56pour l'échange,
- 4:58le fait d'aller chez mes clients,
- 5:00etc.
- 5:02Et donc,
- 5:03c'est comme ça que je me suis orienté vers ça.
- 5:05Et les premiers postes ensuite que j'ai eus,
- 5:07j'ai commencé chez PepsiCo.
- 5:10Donc,
- 5:10PepsiCo,
- 5:12je vais connaître surtout les marques Pepsi.
- 5:15On sait aussi les Chips Olé,
- 5:17Tropicana,
- 5:17etc.
- 5:18Je ne vais pas faire la pub pour eux,
- 5:19mais voilà,
- 5:20c'est un grand groupe agroalimentaire américain qui est basé en Tantous,
- 5:24en France.
- 5:25Et là,
- 5:25j'ai commencé sur un poste de responsable de secteur.
- 5:28où j'étais en charge du développement commercial des différentes marques du groupe sur la région de
- 5:34Marseille et Toulon.
- 5:36C'est comme ça que j'ai démarré dans la vente.
- 5:38Très bien,
- 5:38super intéressant pour le coup.
- 5:40Je trouve que la fibre commerciale,
- 5:41là où on ne l'a pas,
- 5:42il y en a,
- 5:42ils tombent dedans,
- 5:43ça les passionne et c'est vraiment ce vers quoi ils ont envie de se développer.
- 5:46Il y en a d'autres qui se disent « Ah ben moi j'ai fait un stage,
- 5:47j'ai compris que ce n'était pas pour moi et je fuis. »
- 5:51À travers ces premières expériences,
- 5:54qu'est-ce qui t'a mené après ?
- 5:56à te dire,
- 5:57est-ce que tu avais déjà l'envie de créer ta propre entreprise,
- 6:00tu avais déjà une fibre entrepreneuriale ou c'est finalement quelque chose qui est venu par la suite sur le tard ?
- 6:08J'avais toujours eu ça.
- 6:09En fait,
- 6:10pour moi,
- 6:10ma fibre entrepreneuriale,
- 6:12elle prend racine,
- 6:13en fait,
- 6:15dans mon goût pour la liberté et dans mon goût,
- 6:20dans mon envie d'apporter les réponses que je souhaite.
- 6:24problèmes que j'identifie.
- 6:26Et quand j'ai commencé à être salarié,
- 6:30l'une des plus grosses frustrations que j'avais,
- 6:33c'était,
- 6:34surtout dans les grands groupes,
- 6:35c'était toujours le devoir,
- 6:37alors qu'on avait une réponse claire et précise à un problème,
- 6:41toujours devoir déformer ou en tout cas façonner différemment cette réponse pour qu'elle puisse s'intégrer dans les process et dans l'ensemble des contraintes liées au groupe,
- 6:53liées à l'entreprise.
- 6:55Et je trouvais toujours ça un peu frustrant parce qu'on adressait toujours à moi.
- 7:00En fait,
- 7:01une réponse,
- 7:02lorsque vous l'adaptez,
- 7:03lorsque vous la corrigez,
- 7:05du coup,
- 7:05vous vous adressez toujours de manière partielle pour le problème.
- 7:09Et c'est de là que me vient ce bout d'entreprendre-là,
- 7:13ce besoin de liberté,
- 7:19cette envie d'avoir la liberté de faire et ce besoin de...
- 7:25d'apporter des réponses précises qui viennent solutionner un vrai problème.
- 7:34Et après,
- 7:35ça vient aussi du fait de vouloir combler des fois des manques ou des bides existants.
- 7:44La première boîte que j'ai créée,
- 7:45c'est très simple,
- 7:47j'ai lancé la première marque de plats cuisinés sur des recettes africaines en France.
- 7:54Et j'ai fait ça parce que quand je suis arrivé en France,
- 7:57c'est un étudiant,
- 7:58donc j'allais faire mes courses,
- 7:59je voyais,
- 8:01je pouvais m'acheter un risotto et le faire chauffer au micro-ondes,
- 8:05je pouvais acheter des moules chinoises,
- 8:09mais je n'avais pas d'autres
- 8:12« ready to cook »
- 8:12ou « ready to use »
- 8:14africaines.
- 8:15Je me suis dit,
- 8:15en fait,
- 8:16il y a un marché pour ça.
- 8:18Et donc,
- 8:18c'est comme ça que j'ai lancé ma première entreprise où on a développé une gamme de plats cuisinés.
- 8:23qu'on a commercialisé auprès de Monoprix et Farpo.
- 8:27Ensuite,
- 8:27on a basculé sur la restauration collective.
- 8:31Pour illustrer un peu d'où vient ce goût de l'entrepreneur.
- 8:37Et du coup,
- 8:38cette marque au niveau de l'alimentaire,
- 8:42est-ce qu'elle existe toujours ?
- 8:43Est-ce que c'est une boîte dans laquelle tu as toujours des parts ?
- 8:45Comment est-ce que ça a évolué cette première entreprise ?
- 8:47C'est la première entreprise qu'on a créée Ciao !
- 8:522008,
- 8:55c'était vraiment très early par rapport au marché comme les start-upers aiment le dire.
- 9:01On a été les tout premiers à le faire.
- 9:02Et en fait,
- 9:03on l'a fait sous un modèle très lean où on s'est appuyé sur un industriel qui faisait déjà des plats cuisinés pour des marques de distributeurs.
- 9:13On est allé le voir avec nos recettes et on a dit,
- 9:15écoutez,
- 9:16est-ce que vous pouvez fabriquer pour nous,
- 9:18pour notre marque,
- 9:20des plats cuisinés africains.
- 9:21Et donc,
- 9:21c'est comme ça qu'on a lancé là-bas.
- 9:23On était d'abord présent chez Monoprix.
- 9:25Voilà.
- 9:26Et là,
- 9:26on était en libre-service.
- 9:28Et on a développé.
- 9:31Comme on a dû,
- 9:32on n'avait pas beaucoup de moyens financiers.
- 9:35Donc,
- 9:35on a commencé sur le frais.
- 9:36Là,
- 9:36on a eu de premières difficultés parce que sur le rayon frais,
- 9:39il faut avoir des produits qui ont de très fortes rotations.
- 9:42Parce que sinon,
- 9:43vous avez beaucoup de casse.
- 9:45Puisque les DLC sont de
- 9:4715 à 21 jours de ce genre de recettes.
- 9:49Donc du coup,
- 9:50on s'est très vite rendu compte que le prêt de libre-service,
- 9:53c'était un peu lourd pour nous,
- 9:55parce que ça demandait de gros investissements en marketing,
- 9:58faire de la pub,
- 9:59faire de la promo,
- 9:59etc.
- 10:00Et donc,
- 10:00on était vraiment une toute petite
- 10:02TPE.
- 10:03à l'époque avec à peine 5 000 euros du capitale.
- 10:06Donc,
- 10:07on a décidé de sortir de la grande distribution et on a signé un partenariat avec une autre entreprise qui était à l'époque leader sur les plats cuisinés en restauration collective.
- 10:19C'est le groupe Marie qui fait des plats cuisiner.
- 10:22Peut-être que les auditeurs vous connaissent,
- 10:26c'est magnifique.
- 10:26Et donc,
- 10:27avec Marie,
- 10:28on a signé un partenariat pour se développer plutôt en restauration collective.
- 10:32Et là,
- 10:33on a abandonné la marque et on faisait les blables sur Sodexo pour la région parisienne.
- 10:38Donc Marie refusait nos recettes et on les remet à Sodexo.
- 10:42Et on a fait ça pendant 5 ans,
- 10:43on touchait à peu près 10%
- 10:45du chiffre.
- 10:46Et après,
- 10:47l'activité s'est arrêtée et la marque n'a pas duré.
- 10:54L'épisode sur le
- 10:55RGMS VIP Service a duré 5 ans et après on a fait pareil 3 ans.
- 11:00quatre ans sur la restauration connective.
- 11:03Et après,
- 11:04Marie a recentré ses activités et on a mis fin au partenariat comme ça.
- 11:09Mais pour moi,
- 11:10sur cette partie-là,
- 11:11il n'y avait plus d'assets de mobilisation.
- 11:17On était vraiment sur...
- 11:19On vendait notre savoir-faire,
- 11:20on vendait nos recettes et toute la partie opérationnelle,
- 11:24logistique était faite par notre partenaire.
- 11:26C'était plutôt un très bon modèle.
- 11:28Très bien,
- 11:29super intéressant.
- 11:29En tout cas,
- 11:30du coup,
- 11:31ça vraiment laisse penser que tu as été confronté presque à toutes les problématiques que peut rencontrer un entrepreneur,
- 11:38surtout quand on est face à la grande distribution alimentaire et aux différents partenaires et que vous avez testé avec la même idée plusieurs business models.
- 11:47En fait,
- 11:47vous avez su pivoter.
- 11:49Donc,
- 11:49quand tu nous parles de ce parcours-là,
- 11:51la question qui me vient,
- 11:52c'est comment tu passes de ce côté alimentaire à la plateforme d'investissement ?
- 11:58C'est quoi le lien entre les deux ou en tout cas,
- 12:00quel est le cheminement qui fait que tu vas cofonder la plateforme dont on va parler aujourd'hui ?
- 12:07En effet,
- 12:08entre la marque Sensation d'Afrique que j'ai lancée en 2007 et
- 12:12Mojafrand que j'ai lancée en 2024,
- 12:16il s'est passé beaucoup d'autres choses.
- 12:18C'était un parcours entrepreneurial.
- 12:21Après Sensation d'Afrique,
- 12:23j'ai lancé d'autres entreprises.
- 12:26Une entreprise,
- 12:27je pense,
- 12:27qui va parler,
- 12:28c'est qui a lancé WaxWaou.
- 12:31Ça,
- 12:31c'était plutôt au milieu des années 2010.
- 12:36Et WaxWaou,
- 12:36en fait,
- 12:37c'était une marque de vêtements pour hommes avec une touche de wax.
- 12:44Et en fait,
- 12:44on perfectionnait nos vêtements en Côte d'Ivoire et on les vendait principalement sur la plateforme Afrique.
- 12:53Et on avait également,
- 12:54qui est devenu maintenant Encar,
- 12:55et on avait également notre site internet en France.
- 12:58Et on faisait de la vente comme ça de vêtements,
- 13:03confections sur mesure à la demande.
- 13:05Donc on avait des prototypes,
- 13:07des modèles qu'on affichait sur nos plateformes en ligne.
- 13:10Et on adressait principalement aux gens d'Adias 3,
- 13:13qui partaient à leur commande une fois qu'on avait la commande,
- 13:15on faisait confectionner et ensuite on éliminait le vêtement.
- 13:19Donc,
- 13:20j'ai eu cette aventure entrepreneuriale.
- 13:22Ensuite,
- 13:23j'ai basculé dans le digital,
- 13:25en Côte d'Ivoire,
- 13:25où j'ai investi dans des startups sur différents projets,
- 13:30des projets de transfert d'argent,
- 13:32des projets de paiement de loyers,
- 13:35de garantie économique.
- 13:36J'ai eu quand même un avivier comme ça et à monter plusieurs projets entrepreneuriaux en Côte d'Ivoire,
- 13:46au Togo,
- 13:47en France.
- 13:50Et dans deux ou trois périodes COVID,
- 13:54je me suis lancé dans la restauration.
- 13:55Donc,
- 13:56pas le moment le plus idéal,
- 13:57mais j'ai ouvert un restaurant en Lyon.
- 13:59Ensuite,
- 14:00j'ai ouvert un autre à Paris,
- 14:02puis à
- 14:03Yves-de-sur-Seine. Donc voilà,
- 14:04j'ai mis ce parcours-là en entrepreneuriat avant d'arriver sur la plateforme Modia.
- 14:09Et qu'est-ce qui fait qu'en un moment donné,
- 14:10je me dis comment émerge cette idée de Modia ?
- 14:16Sur ce parcours entrepreneurial entre la Côte d'Ivoire et la France principalement,
- 14:22je me suis rendu compte qu'il y avait vraiment un gros déséquilibre dans les moyens mis en eux sur ces deux régions.
- 14:31Pour moi,
- 14:31entreprendre en France me paraissait extrêmement facile par rapport à l'entrepreneuriat en Côte d'Ivoire par exemple.
- 14:39Il y a énormément de structures d'accompagnement en France,
- 14:42il y a énormément de facilités.
- 14:45pour avoir accès au capital.
- 14:47Et en fait,
- 14:50bref,
- 14:51le marché français est vraiment nourri d'outils et de subventions et de moyens pour l'entrepreneur.
- 14:59Et quand je comparais ça au marché ivoirien,
- 15:01je voyais qu'il y avait un très déficit.
- 15:04en termes de formation,
- 15:06en termes d'accompagnement et bien sûr en termes de financement.
- 15:09Et du coup,
- 15:09je me suis dit,
- 15:10mais en fait,
- 15:10comment est-ce que je peux,
- 15:11moi,
- 15:11apporter ma pierre à des fils ?
- 15:13Qu'est-ce qu'on peut faire,
- 15:14en fait,
- 15:14pour combler ce gap-là ?
- 15:17Sachant qu'en plus,
- 15:19sur le continent africain et en Côte d'Ivoire en particulier,
- 15:22les gens,
- 15:23en fait,
- 15:23ont ce sens de la débrouille parce qu'ils n'ont pas le choix.
- 15:26Et du coup,
- 15:26ils se lancent,
- 15:27ils tentent,
- 15:28ils essayent d'entreprendre.
- 15:34l'environnement aujourd'hui n'est pas assez nourri d'acteurs ou de solutions pour les accompagner et pour les aider.
- 15:40Et à côté de ça,
- 15:41l'observation que je faisais étant de la diaspora,
- 15:44c'est que les personnes issus de la diaspora ont envie de contribuer au développement du continent,
- 15:53elles ont envie de s'impliquer,
- 15:55elles ont envie de mouler des actions,
- 15:56elles ont envie de faire des choses.
- 15:58Et du coup,
- 15:59je me suis dit,
- 16:00en fait,
- 16:01peut-être que la...
- 16:02première chose à faire,
- 16:03ce serait juste de connecter ces deux cibles.
- 16:08Donc,
- 16:08on a les entrepreneurs africains qui veulent se lancer,
- 16:12qui ont besoin d'accompagnement et de financement.
- 16:15Et de l'autre côté,
- 16:16les membres de la diaspora qui se sont formés à l'étranger,
- 16:21à l'international,
- 16:22qui ont des compétences et qui ont aussi du capital.
- 16:25Peut-être qu'en fait,
- 16:27il y a quelque chose qui peut matcher là.
- 16:29Et c'est comme ça que je lance mon chart.
- 16:31D'abord comme un club fermé d'investissement où je vais d'abord avoir des personnes de mon réseau et on va mobiliser du capital.
- 16:40Mais on ne va pas faire que mobiliser du capital,
- 16:41on va aussi mobiliser des compétences.
- 16:44C'est-à-dire que les personnes qui viennent apporter 5 000,
- 16:4710 000 euros,
- 16:48elles ont forcément une expertise dans leur domaine.
- 16:51Je suis responsable marketing,
- 16:53je suis géomètre,
- 16:55je suis notaire ou autre.
- 16:56Elles ont une expertise qu'elles peuvent aussi...
- 16:59apportées aux entreprises dans lesquelles elles mettent du capital.
- 17:03Et donc,
- 17:04en fonction de l'expertise,
- 17:06on va voir si ça matche avec les besoins de l'entrepreneur.
- 17:09Et ensuite,
- 17:11on a des investisseurs qui jouent aussi un rôle d'experts et d'accompagnateurs sur des thématiques bien précises.
- 17:20Après,
- 17:21on est bien conscient que les marchés sont différents.
- 17:23Donc,
- 17:24on ne fait pas du marketing à Paris comme on le fait à Alpes-Dijon.
- 17:28Donc après,
- 17:29il faut bien sûr intégrer les réalités locales.
- 17:32Mais voilà un peu l'écosystème qu'on a commencé à construire.
- 17:36D'abord sous forme de club d'investissement.
- 17:38Et ensuite,
- 17:39on a évolué vers une société de gestion qui s'appelle du Group Mondial Capital,
- 17:45qui va structurer les véhicules d'investissement dans lesquels on va rassembler des investisseurs issus principalement de la diaspora mondiale.
- 17:55Parce qu'aujourd'hui,
- 17:56au sein de Roja Fund,
- 17:58On a également des investisseurs qui ne sont pas issus de la diaspora,
- 18:01mais qui n'ont rien d'intérêt pour l'investissement en après-midi,
- 18:06l'investissement d'un bac sur le continent.
- 18:10Alors du coup,
- 18:10là,
- 18:10je vais avoir pas mal de questions,
- 18:12mais je vais essayer de ne pas faire ce que je fais d'habitude,
- 18:14c'est-à-dire poser toutes les questions d'une seule fois.
- 18:16Déjà,
- 18:16ce que j'ai envie de te demander,
- 18:17c'est,
- 18:17dans tes différentes initiatives entrepreneuriales,
- 18:21parfois tu évoques le « on » ,
- 18:23Est-ce que tu as travaillé en équipe ?
- 18:24Est-ce que tu as des associés en fait ?
- 18:26Est-ce que tu as toujours été dans une dynamique où en fait,
- 18:28vous étiez peut-être deux ou trois à monter tes différentes initiatives ?
- 18:33Je n'ai jamais entrepris seul,
- 18:37Et pour moi,
- 18:39ça c'est ma vision personnelle,
- 18:41il ne faut jamais entreprendre seul.
- 18:44Pourquoi ?
- 18:45Déjà pour moi,
- 18:49au-delà de l'idée et la...
- 18:52première chose qui me permet de me dire que ce que je veux adresser a du sens,
- 19:02c'est déjà de réussir à convaincre quelqu'un de me suivre dans l'aventure.
- 19:06Pour moi,
- 19:07ça,
- 19:07c'est fondamental.
- 19:09Si j'ai pas d'associés,
- 19:12s'il n'y a personne qui croit avec moi que le problème qu'on veut résoudre,
- 19:16il est crucial,
- 19:18ça veut dire que déjà,
- 19:19il y a un sujet.
- 19:22Donc oui,
- 19:22j'ai toujours été associé.
- 19:25J'ai toujours cherché à avoir un profil complémentaire au mien pour pouvoir me lancer,
- 19:33toujours.
- 19:35Et donc aujourd'hui,
- 19:36par rapport à...
- 19:37On va s'intéresser du coup au fond,
- 19:38au Jafond.
- 19:40Tu t'es embarqué dans cette aventure avec quel type de profil et quel associé ?
- 19:46Aujourd'hui,
- 19:47nous sommes trois,
- 19:48trois co-founders.
- 19:51Il y a Christelle qui,
- 19:53elle,
- 19:53a un profil,
- 19:54elle est issue de la banque,
- 19:55donc elle a un profil plutôt banque-finance.
- 19:59Donc c'est peut-être important pour ces sujets d'investissement.
- 20:03Et le troisième associé,
- 20:05c'est Gislain,
- 20:06qui est un profil plutôt tech.
- 20:08Il est développeur full stack.
- 20:09C'est lui qui a développé tout l'outil technologique.
- 20:12Donc,
- 20:12en fait,
- 20:14on a vraiment une équipe aujourd'hui de trois personnes qui sont vraiment complémentaires.
- 20:18Rose va avoir la casquette entrepreneur business développement.
- 20:24Christelle va avoir la casquette de finance,
- 20:27mais aussi tout l'aspect,
- 20:29l'alliance,
- 20:29la réglementation.
- 20:31Et Gislain va...
- 20:32va avoir la responsabilité de toute la partie technique,
- 20:38toute la partie technologique.
- 20:41Très bien.
- 20:41L'autre question que j'ai envie d'évoquer avec toi,
- 20:43c'est que quand tu parles de ton fonds,
- 20:45tu parles d'impact en fait.
- 20:47Donc ce que je comprends,
- 20:49ce que je suppose,
- 20:50c'est que dans le choix des initiatives qui vont être soutenues,
- 20:55dans lesquelles vous allez investir en tout cas,
- 20:57que vous allez proposer aux investisseurs,
- 21:00Il y a en fait un prérequis que vous allez regarder au niveau de l'impact de l'initiative de l'entrepreneur ?
- 21:07Oui,
- 21:08tout à fait.
- 21:09Pour nous,
- 21:11c'est quelque chose qui n'est pas important.
- 21:12On regarde en fait plusieurs critères.
- 21:22On a une charte,
- 21:23quelque chose d'assez structuré.
- 21:25Mais pour faire simple déjà,
- 21:28on va accompagner des entreprises
- 21:30qui travaillent dans des secteurs qu'on considère comme étant stratégiques,
- 21:38par exemple l'agroalimentaire,
- 21:43les entrepreneurs qui veulent se lancer dans l'exploration minière ou des choses comme ça,
- 21:48ça ne va pas trop être notre cible,
- 21:53sauf si la personne vient avec une approche hyper RSE ou justement...
- 21:59dans la manière de pratiquer,
- 22:00dans la manière d'exploiter.
- 22:01On n'a pas tout ce qu'on connaît là avec la production des eaux,
- 22:06le travail des enfants,
- 22:07etc.
- 22:07Donc,
- 22:08aujourd'hui,
- 22:09on regarde.
- 22:10Est-ce que l'entreprise déjà intervient dans un secteur qui est stratégique,
- 22:17porteur et qui a de la valeur ?
- 22:24On regarde la création d'emplois.
- 22:26Il faut que ce soit de la création d'emplois.
- 22:30formelle.
- 22:32On regarde les questions de genre.
- 22:34On va être sensible au fait d'accompagner des femmes entrepreneurs.
- 22:39On regarde les questions environnementales.
- 22:41Quel est l'impact de ton activité sur l'environnement ?
- 22:44Et comment est-ce que tu en tiens compte ?
- 22:49On regarde également lorsque les gens ont une activité dans le monde souverain.
- 22:58quel va être l'impact aussi social,
- 23:01sociétal.
- 23:02Voilà,
- 23:02on regarde tout ça.
- 23:04Pour nous,
- 23:04l'objectif,
- 23:05en fait,
- 23:05c'est d'investir dans des entreprises qui vont porter de la croissance et du développement durable.
- 23:12Donc,
- 23:12on va lire selon ces critères-là.
- 23:15C'est vraiment ça qu'on fait.
- 23:16Et après,
- 23:19au-delà de cette notion d'impact,
- 23:21ce qu'il faut avoir en tête sur ce que nous,
- 23:23en fait,
- 23:23c'est que nous,
- 23:24on investit sur aussi...
- 23:27quasiment personne n'adresse aujourd'hui,
- 23:31ou très peu ou très mal.
- 23:33C'est ce qu'on appelle le fameux mission middle,
- 23:38cette partie-là,
- 23:39en fait,
- 23:39des entreprises qui ne sont pas adressées.
- 23:42Parce que quand on regarde la structure du financement aujourd'hui en Afrique,
- 23:45vous avez soit les microfinances qui vont adresser les toutes petites activités,
- 23:51mais avec des taux de financement qui vont être très élevés.
- 23:57Ensuite,
- 23:58tout ce qui est PME qui commence,
- 24:00qui démarre,
- 24:02mais qui se font structurer de manière un peu plus grosse que juste d'entrepreneurs individuels,
- 24:08ceux-là,
- 24:08par contre,
- 24:09personne ne les adresse.
- 24:11Et au-dessus,
- 24:12vous avez tous ceux qui sont adressés par les fonds d'investissement.
- 24:15Et les fonds d'investissement,
- 24:16aujourd'hui,
- 24:17les fonds d'investissement classiques,
- 24:19ils ont des critiques d'investissement qui sont trop élevées pour ces PME,
- 24:24pour ces startups.
- 24:25et ensuite vous avez les courants d'ici qui vont vous dire
- 24:27que le peuple n'investisse que dans des startups qui ont déjà une certaine traction ou un certain trafic.
- 24:37Donc en fait,
- 24:37sur la partie amorçage,
- 24:40notamment pour les PME,
- 24:41c'est beaucoup plus difficile aujourd'hui de trouver du capital.
- 24:44Les banques ne prêtent pas parce qu'il faut avoir au moins 3 000 ans.
- 24:47Pour les fonds,
- 24:48il faut avoir une certaine taille parce que sinon,
- 24:52c'est pas rendable.
- 24:53Donc au niveau de l'impact,
- 24:54il y a...
- 24:55toutes ces notions,
- 24:55il y en a ceux et autres qui en font compte,
- 24:57mais il y a aussi cette volonté d'adresser un marché que...
- 25:03très peu d'acteurs adressent aux autres.
- 25:10Et pourtant,
- 25:11il y a la partie du marché qui a le plus besoin de financement d'un compagnon.
- 25:16Très bien.
- 25:18L'autre question que j'ai envie d'évoquer avec toi,
- 25:21c'est,
- 25:23tu évoques le fait que tu es d'origine ivoirienne,
- 25:26et donc tu évoques en fait des initiatives qui sont,
- 25:29comment dire,
- 25:30sur la Côte d'Ivoire,
- 25:31qui est vraiment aujourd'hui considérée comme un...
- 25:32hub en Afrique de l'Ouest et au-delà.
- 25:37Les initiatives qui sont soutenues par le fonds aujourd'hui,
- 25:43elles proviennent majoritairement de Côte d'Ivoire ou est-ce qu'il y a une volonté que ce fonds-là soit un fonds international africain,
- 25:49du nord au sud,
- 25:49d'est en ouest,
- 25:51où il y a une volonté peut-être d'être un peu...
- 25:53On est régional d'abord pour bien occuper un territoire et petit à petit on va grossir.
- 25:57Est-ce que le côté géographique en fait,
- 26:00il intervient dans vos réflexions à...
- 26:02pour soutenir telle ou telle initiative ?
- 26:05Oui,
- 26:05bien sûr.
- 26:06C'est hyper important parce qu'on ne peut investir que sur des marchés qu'on connaît,
- 26:14qu'on comprend et qu'on maîtrise,
- 26:17qu'on sait lire.
- 26:18Et c'est pour ça qu'en milieu pour démarrer,
- 26:21on a un prêt focus sur trois pays,
- 26:25la Côte d'Ivoire,
- 26:27le Sénégal et le Cameroun,
- 26:29mais nous.
- 26:30Notre pays prioritaire aujourd'hui,
- 26:31c'est la Côte d'Ivoire.
- 26:32C'est pour ça que depuis quelques mois,
- 26:33je suis basé maintenant à Pitcher.
- 26:36Mais en Égypte,
- 26:36on a une vocation à,
- 26:38comme tu disais,
- 26:39à élargir le scope.
- 26:42Mais pour nous,
- 26:43l'objectif,
- 26:44c'est d'adresser toute l'Afrique francophone subsaharienne.
- 26:49Voilà,
- 26:50pour nous,
- 26:50c'est ça notre objectif à moyen et long terme,
- 26:53c'est de couvrir l'Afrique francophone subsaharienne.
- 26:57Pourquoi Afrique francophone subsaharienne ?
- 27:00parce que c'est la zone géographique du continent qui est la moins bien servie en capital risque.
- 27:06Aujourd'hui,
- 27:07les pays anglophones,
- 27:08c'est très bien.
- 27:10Ils ont une autre approche,
- 27:11ils ont d'autres écosystèmes qui font que ça marche mieux chez eux que chez nous.
- 27:18L'Afrique du Sud et l'Afrique de l'Est tirent aussi très bien sur les plans du jeu.
- 27:23L'Afrique du Nord,
- 27:23bien évidemment.
- 27:24En réalité,
- 27:25c'est principalement l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale.
- 27:28qui est vraiment très en retard sur ces notions de capitalisme,
- 27:35d'investissement en phase d'amorçage.
- 27:38C'est pour ça qu'on veut adresser cette zone.
- 27:41Mais avant de pouvoir ouvrir l'ensemble des pays,
- 27:43il faut d'abord qu'on soit focus.
- 27:46C'est pour ça qu'on met le focus sur la Côte d'Ivoire pour l'instant.
- 27:49Très bien.
- 27:50Et du coup,
- 27:52au niveau de ce que tu évoquais par rapport à la manière dont vous abordez les initiatives que vous soutenez,
- 27:59en tout cas,
- 28:00les profits des investisseurs,
- 28:01il y a un côté,
- 28:02on apporte de l'expertise,
- 28:04c'est-à-dire quand on va investir,
- 28:05on sait qu'on peut accompagner l'entrepreneur,
- 28:08l'entreprise d'un point de vue de compétence.
- 28:13Et il y a aussi l'argent.
- 28:15Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi cette démarche-là et comment vous l'avez mis en place ?
- 28:21Comment vous pouvez faire le suivi,
- 28:22en fait ?
- 28:23Parce qu'effectivement,
- 28:24parfois,
- 28:24on peut avoir accédé à des fonds,
- 28:26mais on peut connaître des histoires de start-up,
- 28:29pas forcément...
- 28:30Là,
- 28:30pour le coup,
- 28:30c'est un espèce de mythe de start-up ou légende urbaine qui n'est pas liée à l'Afrique,
- 28:34mais qui est des start-up qui ont reçu l'argent et qui ont très vite cramé cet argent et qui n'ont pas finalement été au bout des promesses.
- 28:43Mais parce qu'en termes d'accompagnement,
- 28:45de suivi,
- 28:47elles n'étaient pas suffisamment matures.
- 28:50Donc,
- 28:50toi,
- 28:51est-ce que tu peux nous expliquer comment vous abordez ce côté ?
- 28:54OK,
- 28:54il y a une partie financement,
- 28:55mais il y a aussi une partie accompagnement,
- 28:57compétence pour être sûr qu'on fait grandir l'entreprise.
- 29:01Oui,
- 29:01tout à fait.
- 29:02Tout à fait.
- 29:02Ce point est très juste.
- 29:04Et en fait,
- 29:04nous,
- 29:04on le commence même dès la phase qu'on appelle la phase de due diligence.
- 29:10Cette phase de due diligence,
- 29:11en fait,
- 29:12sur la France.
- 29:12Je vous embrasse.
- 29:13analyser en fait l'entreprise donc avant même le financement,
- 29:17avant même d'accorder le financement etc.
- 29:19On est vraiment au tout début lorsqu'on a sélectionné l'entreprise,
- 29:22on a dit il y a un intérêt,
- 29:24maintenant ouvrons la porte pour aller voir ce qu'il y a dedans.
- 29:28Dès cette phase-là,
- 29:29on commence à observer,
- 29:33analyser l'entrepreneur et on va avoir des indicateurs ou des red flags qui vont nous dire là,
- 29:38il ne faut pas y aller parce que c'est dès ce moment-là où on va voir est-ce que l'entreprise
- 29:42preneur et défiable.
- 29:43Est-ce que lorsqu'on lui demande de corriger certaines choses,
- 29:47est-ce qu'il le fait dans les documents ?
- 29:49Est-ce qu'on lui demande des documents ?
- 29:50Est-ce qu'il les fournit à temps ?
- 29:52Est-ce qu'il respecte ses engagements ?
- 29:54Donc déjà,
- 29:54dans cette phase d'intelligence,
- 29:56il y a déjà de premiers indicateurs
- 29:58sur le profil de l'entrepreneur et est-ce qu'il est fiable,
- 30:01est-ce qu'il est triste,
- 30:02etc.
- 30:03Ensuite,
- 30:05ta question est portée plus sur une poste levée.
- 30:11Une fois qu'on a tout lancé,
- 30:12qu'est-ce qui se passe ?
- 30:14Nous,
- 30:16il y a une chose qu'on fait,
- 30:17c'est qu'on ne débloque pas les fonds en une fois,
- 30:19déjà.
- 30:19C'est-à-dire que l'entrepreneur,
- 30:21quand il vient nous voir,
- 30:23on développe avec lui un business plan et surtout ce qu'on appelle un plan de croissance.
- 30:28avec une grosse main.
- 30:29Phase 1,
- 30:30j'ai besoin de temps.
- 30:31Et avec ces temps,
- 30:32je vais atteindre tel objectif.
- 30:33Phase 2,
- 30:34j'ai besoin de temps.
- 30:35Phase 3,
- 30:35voilà.
- 30:36Généralement,
- 30:37on fait en 3 voire 4 phases.
- 30:38Et en fait,
- 30:39on va décaisser les fonds selon ce phasing-là.
- 30:43Donc,
- 30:44si tu veux,
- 30:44si l'entrepreneur n'a pas atteint les objectifs en phase 1,
- 30:48on ne débloque pas les fonds de la phase 2.
- 30:50Voilà.
- 30:51Ça,
- 30:51c'est le premier point déjà qui clarifie les choses pour l'entrepreneur.
- 30:56Et ensuite...
- 30:57On a des points à la quinzaine sur certains entrepreneurs,
- 31:03selon le risque,
- 31:04et sinon,
- 31:05à minima,
- 31:06c'est un point mensuel.
- 31:08Donc,
- 31:09tous les mois,
- 31:11on suit nos participations et on a un point de reporting sur où est-ce qu'on en est au niveau du chiffre,
- 31:18au niveau de l'utilisation des fonds,
- 31:20etc.
- 31:21Donc ça,
- 31:22c'est les suivis qu'on apporte.
- 31:25Ensuite,
- 31:25on a des...
- 31:27dans nos deux experts qui vont être en copilote de l'entrepreneur.
- 31:32Et donc,
- 31:33ceux-là aussi ont des points réguliers avec l'entrepreneur sur des sujets bien spécifiés,
- 31:38soit la logistique,
- 31:39la supply,
- 31:40ou le marketing,
- 31:41ou la distribution.
- 31:42Et ils peuvent aussi nous donner nos fonds du public.
- 31:44Donc,
- 31:44en fait,
- 31:45avec ces deux nouveaux de Tracking On Out,
- 31:49on arrive à réduire,
- 31:50en fait,
- 31:50le risque de défaut et on est sûr que la feuille de route qu'on a tracée avec l'investisseur
- 31:57on la respecte et si on ne la respecte pas et qu'on doit faire des changements,
- 32:01on sait pourquoi est-ce qu'on pivote,
- 32:02pourquoi est-ce qu'on fait des changements.
- 32:07Et on est toujours membre du conseil d'administration de l'entreprise pour pouvoir participer aux décisions importantes,
- 32:14stratégiques de l'entreprise.
- 32:16Donc c'est ça qu'on apporte en fait en termes de suivi et de contrôle une fois qu'on a investi dans une société.
- 32:25On ne laisse pas l'entrepreneur tout seul gérer les fonds mis à disposition et piloter l'activité.
- 32:30Une fois qu'on rentre au capital d'une entreprise,
- 32:33on devient vraiment copilote de l'entrepreneur et on travaille avec lui sur son plan de croissance,
- 32:42le plan des meubles.
- 32:43Voilà un peu ce qu'on met en place.
- 32:44Très bien.
- 32:45Est-ce que tu as des exemples ?
- 32:48à partager d'initiatives qui ont été soutenues ?
- 32:52Peut-être,
- 32:52si on revient aux origines,
- 32:54quand vous étiez un club,
- 32:56voilà d'initiatives que vous avez soutenues.
- 32:58Et puis après,
- 32:59à différents stades,
- 33:01comment ça a pu évoluer ?
- 33:03Bien sûr.
- 33:04L'entreprise qui va être la plus représentative,
- 33:08c'est une femme qui avait dansé une
- 33:11PNU, une TPP,
- 33:13qui produisait du yaourt local.
- 33:18du yaourt en Côte d'Ivoire à partir du lait loupéen.
- 33:25C'est-à-dire que,
- 33:25contrairement aux autres acteurs qui importaient du lait en poudre en provenance d'Europe,
- 33:31elle,
- 33:31elle avait ce fournil auprès de producteurs laitiers ivoiriens et un petit peu ceux de Burkina,
- 33:38où elle allait collecter du lait chez eux pour transformer.
- 33:41Donc,
- 33:41typiquement,
- 33:42ça,
- 33:42voilà un peu le type d'activité qui,
- 33:44pour nous,
- 33:45fait du sens.
- 33:47Et du coup,
- 33:48on...
- 33:48Son besoin,
- 33:50c'était de pouvoir s'équiper en machine parce qu'elle faisait tout de manière artisanale.
- 33:55Son besoin,
- 33:56c'était de pouvoir s'équiper en machine.
- 33:58Donc,
- 33:58elle avait besoin de 50 000 euros pour avoir une partie de sa prod automatisée.
- 34:06Et en fait,
- 34:06pourquoi est-ce qu'on l'a accompagnée ?
- 34:08Parce qu'elle avait un sourcil local,
- 34:13des produits qui étaient de bonne qualité.
- 34:15Et surtout,
- 34:16elle venait de signer un contrat.
- 34:19avec Auchan.
- 34:20Et en fait,
- 34:20pour pouvoir répondre aux besoins d'Auchan au Côte d'Ivoire,
- 34:25il fallait cette fameuse zone de production.
- 34:30Donc forcément,
- 34:31quand on est dans cet environnement-là,
- 34:33on est beaucoup plus assuré pour développer des fonds.
- 34:37Et suite à l'investissement qui a été fait,
- 34:40elle a multiplié par 2,5 son chiffre d'affaires et elle a pu améliorer ses groupes de production.
- 34:48puisqu'elle a fait baisser ses coûts de production de moins de 35%.
- 34:52Voilà un exemple concret aujourd'hui d'entreprises qu'on a pu accompagner.
- 34:58Et en fait,
- 34:59je ne sais pas si je peux rentrer dans le détail de la structuration,
- 35:02si ça va être un peu trop technique.
- 35:05Tu m'arrêtes si c'est trop technique.
- 35:06Mais au gros,
- 35:07quand on finance par exemple ce type de projet à 150 000 euros,
- 35:11les 50 000 euros ne sont pas investis directement en capital.
- 35:15On met une partie en capital et on met une autre partie en compte courant.
- 35:20Et du coup,
- 35:21on met le tout en compte courant.
- 35:24On met à peu près 75 %
- 35:26du montant en compte courant.
- 35:27J'en prête.
- 35:28L'entrepreneur rembourse,
- 35:30l'entreprise rembourse le compte courant de manière mensuelle.
- 35:35Il y a un différé de six mois,
- 35:36mais à bout de six mois,
- 35:39l'entrepreneur rembourse le montant qu'on a mis en compte courant.
- 35:43Ce qui permet d'avoir pour les investisseurs,
- 35:46pour les actionnaires,
- 35:49une distribution dès la première année.
- 35:53Et du coup,
- 35:55à partir du septième mois.
- 35:57les investisseurs commençaient à toucher le remboursement.
- 36:03Ils se prennent en compte pour après.
- 36:06Voilà un peu les modèles et les façons qu'on a d'opérer aujourd'hui pour que ce soit à la fois gagnant pour l'entrepreneur,
- 36:14mais aussi gagnant pour les investisseurs,
- 36:16sur le besoin qu'on utilise un peu le risque.
- 36:19Et le fait de mettre une grosse partie du capital des camps qu'on a fait en concours,
- 36:24ça permet tout de suite d'avoir...
- 36:26Donc,
- 36:27on retourne sur l'investissement avec des taux d'intérêt qui restent plus intéressants que ce qu'on peut avoir en France avec un libraire.
- 36:35Alors,
- 36:36écoute,
- 36:36tu es très pédagogue,
- 36:37donc tu peux rentrer dans des détails techniques jusqu'ici,
- 36:40c'est clair.
- 36:41Et puis,
- 36:42de toute façon,
- 36:43pour ceux qui auraient besoin d'informations complémentaires,
- 36:47je n'hésiterais pas à laisser tes coordonnées.
- 36:49Parce que quand les gens commencent à poser des questions sur des niveaux de détails plus précis,
- 36:52c'est que peut-être ils ont de l'argent à investir.
- 36:54bon
- 36:55on va leur permettre de le faire avec Moja Fund.
- 37:00Là,
- 37:00tu as évoqué un investissement dans plutôt l'agroalimentaire.
- 37:07Moi,
- 37:07j'ai tendance à penser,
- 37:09mais du coup peut-être que je me trompe,
- 37:11que les fonds vont aller vers l'agroalimentaire,
- 37:15vers la fintech,
- 37:18quand on parle d'Afrique.
- 37:19Et tout ce qui est créatif,
- 37:20ce n'est pas forcément le premier secteur vers lequel on va aller.
- 37:27Donc,
- 37:28est-ce que toi,
- 37:28tu constates ça aussi ?
- 37:30Ou est-ce qu'au contraire,
- 37:30tu as des exemples dont tu peux me parler où il y a eu des investissements qui ont été faits ?
- 37:35Quand je parle du secteur créatif,
- 37:37ça peut aller de la musique,
- 37:39l'art,
- 37:39la mode.
- 37:41Et ça peut aussi être tout ce qui est lié à la création,
- 37:44à la production de contenus photos,
- 37:46vidéos.
- 37:47Est-ce que toi,
- 37:48tu as vu des initiatives dans le domaine des industries culturelles et créatives qui paraissaient pertinentes et sur lesquelles investir ?
- 37:58Oui,
- 37:58en effet,
- 37:59c'est vrai que ce n'est pas un facteur pour les gardes auxquels on s'intéresse.
- 38:04Mais déjà,
- 38:05je pense que les acteurs eux-mêmes,
- 38:11en fait déjà,
- 38:13pour commencer de manière générale,
- 38:15un investisseur,
- 38:15il a toujours une thèse.
- 38:18il a toujours une thèse d'investissement et sa thèse d'investissement va souvent inclure des secteurs spécifiques dans lesquels il va investir.
- 38:30Donc globalement,
- 38:31vous savez,
- 38:32ça c'est plus je parle surtout au niveau des fonds.
- 38:35Vous allez avoir des fonds qui vont être dédiés,
- 38:38orientés,
- 38:39des startups,
- 38:40des fonds qui vont être orientés,
- 38:41ceci,
- 38:41ceci.
- 38:42En fait,
- 38:42je pense que déjà pour les acteurs de ces...
- 38:48de cette industrie créative là en Afrique,
- 38:50il faut déjà réussir à identifier qui sont ceux,
- 38:54qui sont les fonds qui investissent,
- 38:56etc.
- 38:56Après,
- 38:57avant d'arriver au stade des fonds,
- 38:59il y a ce qu'on appelle on peut dire les business angels.
- 39:02Généralement,
- 39:02les business angels,
- 39:03ils ont souvent une baisse comme d'enfants,
- 39:07mais très souvent,
- 39:08comme c'est des individus qui investissent de leur argent,
- 39:11ils peuvent être un peu plus ouverts à...
- 39:14ils peuvent être un peu plus généralistes,
- 39:16ils peuvent faire un peu des écarts,
- 39:17c'est-à-dire que,
- 39:18si j'ai l'habitude d'investir dans l'agroalimentaire,
- 39:21je peux faire un écart et puis mettre mon ticket dans l'art,
- 39:28ou si il y a un projet qui me parle.
- 39:30Et en fait,
- 39:30je pense que c'est aux acteurs de ces industries-là de réussir à rendre leur projet entre guillemets,
- 39:38bankable,
- 39:41investissable,
- 39:42le terme.
- 39:43français n'existe pas,
- 39:45mais c'est l'investment readiness.
- 39:49Pour dire je travaille sur mon business pour le rendre attractif pour les investisseurs.
- 39:54Et je pense qu'aujourd'hui,
- 39:55les acteurs
- 39:57de ces milieux-là le font très peu ou en tout cas ne sont pas assez accompagnés pour le réussir.
- 40:06Moi,
- 40:06j'ai un exemple d'un business angel africain que je connais qui s'appelle
- 40:11Steve Fogg qui a investi par exemple chez la maison Imane à disparu.
- 40:20Pourtant,
- 40:20c'est quelqu'un qui vient de la tech et
- 40:23Imane ici,
- 40:23c'est de la mode.
- 40:25Donc,
- 40:25voilà.
- 40:27Pour en cesser ça,
- 40:28c'est qu'il faut que ces auditeurs-là,
- 40:31ces porteurs de projets-là apprennent à parler aux investisseurs et notamment aux business angels.
- 40:41Donc,
- 40:41il y a cet exemple que j'avais.
- 40:42L'autre exemple que j'ai,
- 40:44c'est plutôt en Côte d'Ivoire où pareil,
- 40:48j'étais bien de se connaître bien dans mon frère pour le coup,
- 40:51qui a produit une série télé.
- 40:57ivoirienne.
- 41:00Et pour le coup,
- 41:01il y a derrière des lentes d'intention de chaînes prêtes à acheter soit en première ou en deuxième fenêtre les séries.
- 41:17Mais pareil,
- 41:18il faut toujours réussir à rentrer dans un cadenas parce que toutes ces personnes-là travaillent selon des schémas bien précis.
- 41:26et elles ont des modèles déjà bien modés.
- 41:27Donc,
- 41:28il faut connaître ces modèles-là et savoir adapter son ordre à ça pour pouvoir coder,
- 41:33en fait.
- 41:34Donc,
- 41:34voilà.
- 41:35Nous,
- 41:35chez Moja,
- 41:36pour l'instant,
- 41:36ce n'est pas quelque chose qu'on adresse,
- 41:38mais moi,
- 41:38c'est quelque chose que je commence à regarder un peu plus à titre personnel,
- 41:44notamment sur ce dernier projet de série où j'ai pu faire des introductions et des mises en relation avec des producteurs ou des propriétaires de chaînes qui étaient en Côte d'Ivoire.
- 41:54Voilà,
- 41:55et les retours que j'ai,
- 41:59c'est que justement,
- 42:01ça manque de capitaux.
- 42:02Les chaînes ont très peu de budget.
- 42:04Aujourd'hui,
- 42:05si je parle uniquement de la partie série télé,
- 42:08aujourd'hui en Côte d'Ivoire,
- 42:10je pense que c'est valable sur l'Afrique de l'Ouest en grand-fond.
- 42:14Hormis
- 42:15Canal en tant que distributeur qui met des tickets importants par épisode,
- 42:21les autres chaînes,
- 42:23les autres distributeurs,
- 42:24mettent des titres beaucoup plus modestes.
- 42:26Donc quand on est producteur,
- 42:29on va devoir supporter des pours pour produire des séries,
- 42:34en ayant en tête le fait que le marché va m'acheter un épisode par exemple à 1,5 million de francs CFA.
- 42:43Donc voilà,
- 42:45c'est un peu toute cette compréhension de l'écosystème en termes de chiffres.
- 42:53en termes de rentabilité,
- 42:55qui permet après de dimensionner les projets de manière à ce qu'ils soient plus facilement financés.
- 43:04Très bien,
- 43:04merci pour ces explications.
- 43:06Effectivement,
- 43:06tu fais bien préciser ce point du business angel et d'arriver,
- 43:11il y a un vrai travail de l'entrepreneur à rendre sa marque,
- 43:15son projet,
- 43:16son initiative bankable et le travail vient de l'entrepreneur.
- 43:21Et même si on sait qu'il y a certains secteurs avec lesquels les investisseurs ont plus d'affinités,
- 43:26quoi qu'il arrive,
- 43:28tous ces entrepreneurs qui sont dans l'agro-gallementaire et la FinTech,
- 43:30ils ne trouvent pas tous un financement parce qu'encore faut-il que le projet soit viable.
- 43:38Donc potentiellement,
- 43:41vous allez voir quelqu'un qui a l'habitude d'investir dans la FinTech et vous arrivez avec une marque solide,
- 43:46implantée,
- 43:47avec des...
- 43:49un carnet de commandes rempli,
- 43:51vous pouvez réussir à finalement susciter son intérêt parce que le projet que vous présentez,
- 43:58la structure que vous présentez,
- 44:00elle est viable.
- 44:01Ce sont les chiffres qui partent en réalité.
- 44:04Exactement.
- 44:06C'est vraiment ça.
- 44:09Aujourd'hui,
- 44:11l'investisseur,
- 44:12ce qu'il va regarder,
- 44:14c'est lorsque je mets un euro,
- 44:18combien ça me rapporte au bout de
- 44:213, 4,
- 44:225 ans.
- 44:23Et c'est vraiment ce qu'il va regarder.
- 44:24Qu'est-ce qu'il faut se dire en fait,
- 44:26et ça beaucoup d'entrepreneurs l'oublient,
- 44:28c'est que l'investisseur que vous avez devant vous,
- 44:30avant d'être investisseur,
- 44:31c'est un entrepreneur très souvent,
- 44:34et c'est quelqu'un,
- 44:35si aujourd'hui il est en position pour mettre de l'argent chez vous,
- 44:38c'est que lui-même sait déjà comment faire de l'argent.
- 44:42Et ça c'est important.
- 44:43C'est-à-dire que la personne que vous avez en face,
- 44:45lui-même il sait avec...
- 44:471 euro,
- 44:48comment j'arrive à créer 10 euros ?
- 44:51Donc si vous venez avec une copie ou un modèle qui est moins performant ou moins bien disant
- 44:58que ce que lui-même est capable de faire ailleurs,
- 45:02il n'a aucune raison de vous financer en fait,
- 45:05ou d'investir chez vous.
- 45:06C'est-à-dire que si moi aujourd'hui,
- 45:08je prends mon exemple,
- 45:10j'ai un restaurant.
- 45:12Je sais que dans ce restaurant,
- 45:13lorsque je mets 10 000 euros,
- 45:15ça me rapporte 20.
- 45:18Si tu viens me proposer un projet dans la restauration où tu me demandes de mettre 10 000 euros et que ça va me rapporter 15 000,
- 45:25en fait,
- 45:26il ne faut pas être surpris.
- 45:28que je décline ta proposition.
- 45:32Le vrai problème,
- 45:33c'est que les investisseurs sur le marché ne font pas ce travail de pédagogie.
- 45:38C'est-à-dire qu'ils vont très rarement prendre le temps d'expliquer pourquoi est-ce que ça coince.
- 45:44Et pourquoi est-ce que...
- 45:46C'est ça souvent le vrai problème.
- 45:47C'est-à-dire qu'ils vont vous demander de leur envoyer un deck.
- 45:52Vous allez leur envoyer votre deck ou votre business plan qu'ils vont analyser.
- 45:55Ils vont vous dire,
- 45:57non,
- 45:57ça ne m'intéresse pas.
- 45:59La majorité vont juste dire non.
- 46:01Et malheureusement,
- 46:03ils sont très peu nombreux à dire ça ne m'intéresse pas parce que le niveau de rentabilité est trop bas.
- 46:10Ça ne m'intéresse pas parce que les bitbacks que tu affiches,
- 46:15j'ai d'autres,
- 46:17c'est en dessous du marché.
- 46:18Ils sont très peu à dire ça.
- 46:19Donc du coup,
- 46:20les entrepreneurs,
- 46:21très souvent,
- 46:21ils ont des reclus,
- 46:22mais ils ne comprennent pas pourquoi.
- 46:23C'est un peu comme quand vous êtes postulé pour un emploi.
- 46:27Et vous avez juste une réponse négative et on vous explique quoi en fait.
- 46:31Qu'est-ce qui,
- 46:31dans votre profil,
- 46:33fait que vous ne matchez pas avec le poste ?
- 46:35Et je pense que,
- 46:37et ça c'est plus un message aux investisseurs professionnels,
- 46:40je pense que tout le monde y gagnerait si les investisseurs professionnels faisaient aussi un peu plus de pédagogie en expliquant pourquoi est-ce qu'ils ont décidé de ne pas accompagner ce projet ou est-ce qu'ils ne l'ont pas retenu.
- 46:52Parce que souvent,
- 46:53ce n'est que ça.
- 46:54C'est qu'en fait,
- 46:55la personne a...
- 46:57qui est des fois mal calibrée ou mal dimensionnée son business ou est en dessous de ce qui se pratique sur le marché.
- 47:05Et donc,
- 47:07des fois,
- 47:08parce qu'elle est mal renseignée ou elle n'a pas les bonnes infos.
- 47:12Donc,
- 47:13en effet,
- 47:13les chiffres sont clés.
- 47:15Et si vous allez voir un investisseur et que la rentabilité que vous affichez ou les niveaux de performance que vous affichez rentrent dans ces standards,
- 47:27Même si vous n'êtes pas dans le secteur dans lequel vous investissez,
- 47:32s'il comprend ce que vous faites et s'il voit par rapport au chiffre que vous lui donnez que c'est possible de réaliser ce niveau de performance,
- 47:42je suis prêt à mettre ma main à couper que 9 fois sur 10,
- 47:47vous aurez le financement que vous attendez.
- 47:50Et du coup,
- 47:50je pense qu'il y a un vrai sujet aussi au niveau de...
- 47:54L'éducation des entrepreneurs sur comment présenter son dossier et comment se mettre à la place de l'investisseur pour lui donner les bons arguments.
- 48:07Est-ce que toi,
- 48:08au niveau du fond,
- 48:10dans ta structure,
- 48:11dans la manière dont vous fonctionnez,
- 48:12est-ce que vous faites un travail d'accompagnement ?
- 48:15C'est ce que tu évoquais un peu au début.
- 48:17Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ?
- 48:19Quel est le temps que vous prenez à former ou briefer ou éduquer les entrepreneurs ?
- 48:27Si vous le faites,
- 48:27je sais que tu m'as parlé de cette partie en amont où,
- 48:30quelque part,
- 48:31il y a un certain nombre de dossiers à remplir et la manière dont la personne est réactive ou pas quand elle apporte ses réponses,
- 48:38ça vous donne une indication sur est-ce que cette personne est fiable ou pas.
- 48:42Mais est-ce que ça va plus loin ?
- 48:43Est-ce qu'il y a des masterclass qui vous disent...
- 48:48comment obtenir un financement ?
- 48:49Parce que je pense qu'on rêve,
- 48:51en tout cas ceux qui sont entrepreneurs,
- 48:52ils rêvent de ça en fait,
- 48:53d'avoir cette fameuse masterclass,
- 48:55non pas forcément qui te donne l'argent,
- 48:56mais qui te donne les bons conseils à suivre pour savoir comment te positionner.
- 49:02Oui,
- 49:03c'est vrai qu'on ne fait pas de masterclass à date et c'est une très bonne idée,
- 49:07c'est une chose qu'on devrait faire et merci pour l'idée,
- 49:10on va regarder comment l'intégrer dans nos programmes.
- 49:15Mais c'est vrai que la phase de due diligence et d'accompagnement avant la levée de fonds,
- 49:24selon le profil,
- 49:25elle peut durer entre un à deux mois.
- 49:28Et en gros,
- 49:29c'est trois heures par semaine sur un à deux mois.
- 49:34Et pendant ce temps qu'on passe avec l'entrepreneur,
- 49:38on va d'abord commencer par comprendre son business.
- 49:43C'est déjà ça le début,
- 49:44c'est comprendre son business et voir déjà,
- 49:47est-ce que quand lui nous parle de son business et de ce qu'il en comprend,
- 49:52est-ce que ça match avec les données que nous on va aller collecter et l'étude de marché que nous on va faire ?
- 50:00Donc,
- 50:00on va d'abord travailler avec lui déjà sur la compréhension de son business,
- 50:04sur la compréhension de son modèle économique.
- 50:07Comment est-ce qu'il a structuré la manière dont il va gagner de l'argent ?
- 50:09Est-ce que c'est pertinent ?
- 50:10Est-ce qu'il y a d'autres façons ?
- 50:11Etc.
- 50:12Donc,
- 50:12en fait,
- 50:12on va l'accompagner sur tout ça.
- 50:13Donc,
- 50:13oui,
- 50:14il y a une phase d'accompagnement qui va durer entre deux mois.
- 50:17Et selon la maturité de l'entrepreneur,
- 50:19ce sera plus ou moins le cas.
- 50:21Mais on va faire tout ce travail avec lui de comprendre son entreprise,
- 50:28comprendre le marché.
- 50:29comprendre son modèle économique,
- 50:31construire sa stratégie de croissance,
- 50:34sa stratégie de développement,
- 50:37comment est-ce qu'il va se développer,
- 50:39comment est-ce qu'il va optimiser ses achats,
- 50:41comment il va optimiser sa logistique,
- 50:43comment il va renforcer son service commercial,
- 50:50comment il va communiquer,
- 50:51voilà.
- 50:51C'est toutes ces choses-là qu'on travaille et qu'on analyse avec lui.
- 50:54Et une fois qu'on a fini de travailler sur cette partie business,
- 50:59On regarde maintenant la partie de l'investissement.
- 51:02De quoi tu as besoin en termes de cash ?
- 51:04Et ce cash-là,
- 51:06à quoi tu vas l'affecter ?
- 51:10Et comment est-ce qu'on va l'intégrer dans ton business ?
- 51:14Est-ce que c'est que de l'équité ?
- 51:18Est-ce qu'il y a une partie qui part en dette ?
- 51:20Etc.
- 51:22Et ensuite,
- 51:22on va finir par ce qu'on appelle une note d'investissement.
- 51:27qui va être partagé aux investisseurs.
- 51:28Et dans cette note d'investissement-là,
- 51:29l'investisseur,
- 51:31normalement,
- 51:31quand il lit ce document,
- 51:33il comprend ce que fait l'entreprise,
- 51:36il comprend le marché sur lequel l'entreprise est,
- 51:39il voit l'opportunité et il voit également les gains qu'il peut avoir.
- 51:44Donc,
- 51:45cet accompagnement-là permet en effet de faire monter l'entrepreneur en compétences pour qu'il se mette vraiment à la place de l'investisseur.
- 51:55et qu'il comprenne quelles sont les attentes d'un investisseur.
- 51:59Et en même temps,
- 52:00on lui donne des outils en tant qu'entrepreneur pour pouvoir piloter son business et voir s'il n'y a pas des zones d'ombre,
- 52:09des zones cachées,
- 52:11des choses que lui n'aurait pas identifiées.
- 52:15Donc voilà,
- 52:16ça c'est ce qu'on fait,
- 52:17mais on le fait uniquement pour les entreprises et les entrepreneurs qu'on a sélectionnés et où on se dit là il y a un intérêt.
- 52:23Mais c'est vrai qu'à date,
- 52:25on n'a pas vraiment de masterclass ouverte à tout le monde.
- 52:28Il faudrait qu'on sait quelque chose qu'on peut faire.
- 52:32Parce que c'est hyper important,
- 52:33en fait,
- 52:35pour l'entrepreneur de savoir,
- 52:38en fait,
- 52:40c'est quoi les attentes d'un investisseur.
- 52:42Et je pense même que l'une des...
- 52:46Je pense que tous les entrepreneurs doivent se former à la psychologie humaine.
- 52:49Parce qu'en fait...
- 52:52L'entrepreneur,
- 52:52il passe son temps à comprendre les autres.
- 52:57Un bon entrepreneur,
- 52:58c'est un entrepreneur qui comprend les besoins de ses clients,
- 53:00qui comprend ses clients.
- 53:01Ce n'est pas un entrepreneur qui comprend aussi ses salariés,
- 53:04c'est un entrepreneur qui comprend aussi ses investisseurs.
- 53:06Donc en fait,
- 53:08il faut toujours chercher à comprendre les différents interlocuteurs avec qui on connaît en face de soi,
- 53:18c'est quoi leurs attentes,
- 53:19c'est quoi leur...
- 53:20grilles d'évaluation,
- 53:21c'est quoi leurs besoins,
- 53:22etc.
- 53:23De toute façon,
- 53:24on va considérer que cet épisode de podcast,
- 53:27c'est déjà la première masterclass de MojaFound pour donner des conseils,
- 53:30puisqu'on a partagé énormément d'informations.
- 53:33Et puis,
- 53:34je sais bien que quand on est dans...
- 53:36C'est assez difficile d'être dans l'opérationnel du développement d'un fonds et en même temps de se dire,
- 53:41je vais créer une école,
- 53:42je vais créer une institution.
- 53:44Moi,
- 53:44c'est ce que je vois chez beaucoup d'entrepreneurs dans la mode où il y a vraiment ce sujet de...
- 53:48Je veux créer ma marque et je veux faire tout ce qu'il faut pour la développer.
- 53:51Mais en même temps,
- 53:52je constate que dans le marché dans lequel je suis,
- 53:55ça manque d'artisans bien formés,
- 54:00de modélistes,
- 54:01de stylistes.
- 54:01Et donc,
- 54:02je vais créer une école.
- 54:03Et à un moment donné,
- 54:04clairement,
- 54:05un entrepreneur qui dit qu'il veut être patron d'une école,
- 54:08mais en même temps patron d'une marque de mode et en même temps organiser des défilés,
- 54:13ça fait beaucoup pour un seul homme.
- 54:14Et ce qui sera intéressant,
- 54:15c'est qu'il y ait en fait...
- 54:18des écoles qui s'organisent pour se dire,
- 54:20on va proposer,
- 54:21ou des formations qui s'organisent pour se dire,
- 54:23elles vont venir en soutien de ce que font les business angels et les investisseurs de manière à donner des clés aux entrepreneurs.
- 54:32L'autre question qui me vient,
- 54:33c'est l'accès à l'information.
- 54:35Moi,
- 54:35il se trouve que j'ai des centres d'intérêt multiples et variés,
- 54:40et puis je suis très active sur LinkedIn,
- 54:42donc je suis tombée sur le profil de ton associé.
- 54:46Christelle qui nous a mis en relation.
- 54:48Mais parce que moi,
- 54:49je fuis,
- 54:50je cherche l'info.
- 54:51Je sais que les entrepreneurs que je fréquente,
- 54:56avec lesquels je discute,
- 54:58savoir où trouver un business angel,
- 55:00savoir où trouver l'information sur une plateforme comme
- 55:05Mojafund. En fait,
- 55:06ils ne savent pas où trouver l'info.
- 55:08On n'a pas non plus facilement un annuaire pour trouver qui sont les personnes qui ont des fonds et qui sont susceptibles d'investir.
- 55:19Toi,
- 55:19tout ce que tu évoquais,
- 55:20c'est pour lancer le fonds,
- 55:21tu as commencé par faire un club d'affaires.
- 55:25Comment on fait ?
- 55:26pour trouver les gens qui ont de l'argent.
- 55:28C'est quoi la...
- 55:31Est-ce qu'il y a une méthode ?
- 55:32Est-ce qu'il y a une façon de faire pour développer son réseau de personnes qui potentiellement sont des financeurs ?
- 55:41Parce que je pense qu'avant même de présenter un dossier de financement,
- 55:45il faut être dans un environnement,
- 55:47il faut discuter avec ces gens-là en fait.
- 55:49Quand tu évoquais la psychologie humaine,
- 55:50je suis complètement d'accord avec toi.
- 55:52Il faut avoir discuté plusieurs fois
- 55:55avec des investisseurs pour comprendre leur psychologie et après être prêt à présenter un dossier.
- 56:01Donc,
- 56:01qu'est-ce que tu recommandes pour se développer son réseau de business angels,
- 56:08de personnes comme toi qui ont développé des plateformes qui sont liées à la finance et déjà dans une logique de je veux comprendre comment ça fonctionne et ensuite je vais pouvoir me positionner.
- 56:19Oui,
- 56:20il y a deux volets.
- 56:20J'ai deux axes de réponse.
- 56:23les premiers...
- 56:25sur,
- 56:26entre guillemets,
- 56:26comment trouver des business angels.
- 56:28Je pense,
- 56:29en effet,
- 56:29et tu l'as dit,
- 56:32quand on part d'une feuille blanche,
- 56:36son premier outil,
- 56:36c'est déjà
- 56:38Internet. C'est d'aller sur Internet et avec des mots-clés.
- 56:43Je suis,
- 56:44je dis une bêtise,
- 56:45je suis à Sergi Pontoise.
- 56:47Je tape business angel Sergi Pontoise.
- 56:49J'ai l'argile à business angel
- 56:52Île-de-France.
- 56:54Et je vais forcément trouver quelque chose.
- 56:57Et en fait,
- 56:58l'étape d'après,
- 56:59c'est de contacter ces gens et de comprendre quel type de business ils accompagnent et dans quoi ils investissent.
- 57:05Ça,
- 57:05c'est la manière,
- 57:06entre guillemets,
- 57:07générique,
- 57:07au-dessus avec Internet,
- 57:09chat GPT,
- 57:10etc.
- 57:10On peut facilement trouver un mail,
- 57:13un site Internet et ensuite rentrer en contact.
- 57:15Ça,
- 57:15c'est la façon,
- 57:16entre guillemets,
- 57:20je vais vers les inconnus.
- 57:21Parce qu'en fait,
- 57:21si on cherche bien,
- 57:23avec des mots clés,
- 57:24on trouve des choses.
- 57:26Et peut-être que vous pouvez tomber sur un club de business angel qui n'adresse pas votre problématique,
- 57:31mais qui peut vous rediriger vers d'autres personnes qui adressent votre problématique.
- 57:36Donc,
- 57:37pour moi,
- 57:38avec Internet aujourd'hui,
- 57:39les entrepreneurs,
- 57:41s'ils passent un peu de temps à faire des recherches sur Internet,
- 57:46ils peuvent trouver des choses et petit à petit,
- 57:51participer à des événements.
- 57:54Quand on est dans un secteur d'activité,
- 57:56il y a toujours des opportunités de faire du networking au moins dans 300 kilomètres autour de soi.
- 58:08Donc ça existe,
- 58:10il faut juste chercher.
- 58:11Pour moi,
- 58:11ça c'est la première approche.
- 58:12Après,
- 58:13la deuxième approche que moi-même j'ai vécue personnellement,
- 58:17que j'ai eu à faire personnellement,
- 58:19c'est...
- 58:21au niveau de son réseau personnel.
- 58:23Et ça,
- 58:23les gens l'oublient souvent.
- 58:25Quand vous êtes un entrepreneur hyper,
- 58:28hyper,
- 58:28hyper passionné,
- 58:31c'est impossible d'avoir une conversation avec vous sans qu'à un moment donné,
- 58:35vous fassiez allusion à votre entreprise.
- 58:38Je ne sais pas si tu es d'accord avec ça,
- 58:39mais moi,
- 58:40c'est ce que je constate.
- 58:42Lorsqu'on me présente quelqu'un ou lorsque je rencontre quelqu'un,
- 58:45ou si c'est un entrepreneur ou s'il porte un projet qui lui tient pas mal à cœur,
- 58:50à un moment donné,
- 58:51ce sujet-là arrive sur la table.
- 58:52En fait,
- 58:52ce que je veux dire par là,
- 58:54c'est que si vous parlez de votre projet à vos proches,
- 59:00aux gens que vous connaissez,
- 59:02déjà dans votre cercle personnel,
- 59:03à un moment donné,
- 59:05vous avez l'opportunité d'adresser cette notion du financement.
- 59:12L'exemple précis que j'ai,
- 59:13c'est lorsque j'ai lancé mon premier restaurant,
- 59:17je n'ai pas eu à mettre...
- 59:19à titre personnel,
- 59:20un seul euro dans ce restaurant.
- 59:24Pour une raison très simple,
- 59:25c'est que j'ai parlé de ce projet à mon entourage.
- 59:30Donc,
- 59:32en fait,
- 59:33j'expliquais le concept,
- 59:34etc.
- 59:35Et je ne finissais jamais de parler de ça sans dire aux gens qu'ils ont l'opportunité,
- 59:42si le projet les intéresse,
- 59:43de pouvoir y investir,
- 59:45même
- 59:465 000 euros ou même 1 000 euros.
- 59:49Petit à petit,
- 59:51j'ai réussi à mobiliser auprès de personnes de mon entourage.
- 59:56la somme dont j'avais besoin.
- 59:58Après,
- 59:58en France,
- 59:59c'est beaucoup plus simple parce qu'une fois que vous avez vos proches qui vont votre réseau,
- 1:00:04qui vous apportent un minimum de capital,
- 1:00:07même si vous n'atteignez pas 50 000 euros,
- 1:00:10même à partir de 30 000 euros,
- 1:00:12vous pouvez déjà faire des effets de levier.
- 1:00:14Le premier effet de levier,
- 1:00:15c'est que vous allez voir le réseau Initiative France.
- 1:00:19Déjà,
- 1:00:20si vous avez ne serait-ce que 15 000 euros que vous avez réussi à mobiliser auprès de vos proches,
- 1:00:27l'initiative France que vous prêtez
- 1:00:2815 000 euros.
- 1:00:30Et là,
- 1:00:30vous êtes déjà à 30 000 euros.
- 1:00:32Une fois que vous avez l'initiative France qui vous a prêté 15 000 euros,
- 1:00:36vous pouvez aller voir une banque et vos 30 000 euros vont représenter 20 %
- 1:00:42du prêt que vous voulez faire.
- 1:00:45Donc,
- 1:00:45tout de suite,
- 1:00:46en fait,
- 1:00:47sur...
- 1:00:49Là,
- 1:00:49je parle principalement de la France.
- 1:00:54Tout de suite...
- 1:00:55vous vous retrouvez dans un schéma où vous avez mobilisé 10 000 euros auprès de votre communauté ou de votre réseau,
- 1:01:02vous avez mobilisé 10 000 euros auprès d'un réseau de prêts à taux zéro,
- 1:01:07vous vous retrouvez avec 20 000 euros,
- 1:01:09vous allez par une banque,
- 1:01:10idéalement une banque régionale,
- 1:01:13Fédéral Agricole,
- 1:01:14Caisse d'épargne,
- 1:01:15vous allez les voir,
- 1:01:16vous leur dites voilà j'ai 20 000 euros d'apport,
- 1:01:18et bien elles sont capables de vous quitter 100 000 euros.
- 1:01:20Et du coup vous vous retrouvez avec 120 000 euros alors que vous avez mis zéro.
- 1:01:24Tout simplement.
- 1:01:25Et ça,
- 1:01:26c'est possible en France.
- 1:01:26Ce n'est pas possible encore sur le continent africain,
- 1:01:30mais en France,
- 1:01:31c'est possible.
- 1:01:33Voilà un peu deux stratégies que je vois aujourd'hui,
- 1:01:35voir se faire financer quand on est basé en France.
- 1:01:40La première,
- 1:01:40c'est de faire des recherches sur Internet,
- 1:01:42trouver des business angels qui sont idéalement dans votre région,
- 1:01:47parce que souvent,
- 1:01:48les business angels locaux veulent créer de l'emploi au local.
- 1:01:51Donc ça,
- 1:01:52c'est la première approche.
- 1:01:53La deuxième approche,
- 1:01:54c'est dans votre réseau personnel,
- 1:01:58fixez-vous un objectif.
- 1:01:59Je ne sais pas,
- 1:02:00je pense qu'en moyenne,
- 1:02:02je ne me souviens plus du chiffre,
- 1:02:03mais on a à peu près une centaine de contacts en moyenne.
- 1:02:07Donc,
- 1:02:08imaginez que sur les 100 contacts que vous avez,
- 1:02:12il y en a 10 qui mettent 1 000 euros.
- 1:02:15Vous êtes à 10 000 euros.
- 1:02:17Et du coup,
- 1:02:18vous pouvez après faire un effet de papier pour finalement vous retrouver à 120 000 euros.
- 1:02:22Et je pense qu'avec 120 000 euros,
- 1:02:23il y a pas mal de projets qu'on peut lancer en France,
- 1:02:27par exemple.
- 1:02:28Sur le continent,
- 1:02:29c'est différent.
- 1:02:29Mais en effet,
- 1:02:30il serait bon d'avoir une sorte d'annuaire.
- 1:02:34Il en existe,
- 1:02:35je crois,
- 1:02:37encore une fois,
- 1:02:37sur la France avec BPI.
- 1:02:38Je crois que sur le site de la BPI,
- 1:02:40vous pouvez retrouver tous les acteurs qui restent.
- 1:02:44Ce sont des choses qui n'existent pas encore.
- 1:02:45En Côte d'Ivoire,
- 1:02:46par exemple,
- 1:02:47il n'y a pas réellement de site qui centralise un peu tous les acteurs.
- 1:02:52Mais ça peut se faire.
- 1:02:53Je sais qu'il y a la BAD qui a lancé une initiative comme ça,
- 1:02:59où elle référence tout ce qui est entreprise,
- 1:03:05organisme de support à l'entrepreneuriat.
- 1:03:07Donc ça peut être des incubateurs,
- 1:03:09des accélérateurs,
- 1:03:09des fonds d'investissement.
- 1:03:11Ils ont créé une plateforme là-dessus.
- 1:03:14Ils nous ont sollicité pour qu'on s'y inscrive.
- 1:03:16Donc je n'ai plus le nom de la plateforme.
- 1:03:19Mais du coup,
- 1:03:19il y a quelques initiatives comme ça qui existent.
- 1:03:22pour essayer de référencer en France ou en Afrique ou en Côte d'Ivoire des différents acteurs de l'accompagnement du financement.
- 1:03:31Écoute,
- 1:03:32on arrive à la fin de cette interview.
- 1:03:34Je te remercie beaucoup pour tout ce que tu nous as partagé.
- 1:03:38Il y a eu énormément de valeurs et de conseils précis et actionnables pour pouvoir mettre en place,
- 1:03:47réfléchir à une stratégie pour obtenir des financements.
- 1:03:51Je te remercie vraiment pour le temps que tu nous as accordé.
- 1:03:54Moi,
- 1:03:54je mettrai en note de l'épisode le lien de la plateforme et un lien où on puisse éventuellement te contacter,
- 1:04:03si tu le permets,
- 1:04:04pour poser davantage de questions et éventuellement présenter son entreprise,
- 1:04:10sa structure pour éventuellement obtenir un financement.
- 1:04:13Oui,
- 1:04:14grand plaisir.
- 1:04:15Écoute,
- 1:04:15je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 1:04:18Merci beaucoup,
- 1:04:19Amata.
- 1:04:19À bientôt.
- 1:04:24Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:04:26Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:04:32Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:04:35Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:04:39Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:04:43Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.