Latest / L'état d'esprit / Aux Halles de Pau, Audrey Abadie réinvente la charcuterie avec cœur et modernité
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- 0:03Bonjour,
- 0:03soyez les bienvenus dans ce nouveau podcast de l'état d'esprit.
- 0:07Je vous reçois aujourd'hui Audrey Abadie.
- 0:09Elle a troqué les instituts de beauté pour les Halles de Pau.
- 0:12Elle a repris le flambeau de son père en reprenant la charcuterie familiale.
- 0:16Des médailles pour ses charcuteries,
- 0:17un jambon Henri IV devenu un incontournable et une passion sans limite pour son métier.
- 0:22Merci déjà d'avoir accepté cette invitation.
- 0:25Alors vous n'avez pas tout de suite suivi la voie familiale.
- 0:29Vous avez d'abord choisi l'esthétique.
- 0:31Pourquoi cette orientation à la base ?
- 0:33J'ai toujours voulu faire ça et d'être en contact avec la clientèle.
- 0:36Ça,
- 0:36c'est quelque chose que j'ai toujours aimé depuis mon enfance.
- 0:39Et après,
- 0:40je suis partie dans la formation.
- 0:41Donc là,
- 0:41j'étais formatrice pour une marque de produits cosmétiques où là,
- 0:44je me suis vraiment éclatée professionnellement dans mon domaine.
- 0:47D'ailleurs,
- 0:47je ne pensais jamais changer de métier.
- 0:49Je pensais vraiment rester dans cette voie-là toute ma vie.
- 0:52La formation m'a plu énormément.
- 0:54Je me suis enrichie de plein de choses,
- 0:55de plein de gens différents.
- 0:57Et après,
- 0:57j'ai voulu me poser parce que j'arrivais vers 28 ans.
- 1:00Et c'est vrai que là,
- 1:02je me suis dit que la meilleure façon de se poser,
- 1:04c'est d'être toujours dans la formation.
- 1:06Mais je suis partie sur l'enseignement dans une école où j'ai enseigné.
- 1:09Et puis,
- 1:10un jour,
- 1:11mon père m'appelle et me dit
- 1:13« viens nous aider,
- 1:15il nous manque deux employés » .
- 1:16C'était une période de Noël.
- 1:18Et moi,
- 1:18j'étais en vacances puisque j'étais dans un cursus scolaire.
- 1:23Et donc,
- 1:24voilà,
- 1:24c'est le fameux appel de « viens nous aider »
- 1:26qui m'a fait changer de voie.
- 1:29Et justement,
- 1:29après cet appel,
- 1:31qu'est-ce qui s'est passé ?
- 1:31Vous avez fait ce remplacement et là où vous vous êtes dit,
- 1:33c'est ce que je veux faire.
- 1:34Pas au départ,
- 1:35c'est-à-dire qu'au début,
- 1:36je me suis dit,
- 1:37je vais les aider et je vais voir.
- 1:39Ça ne me dérange pas parce que j'ai toujours baigné petite là-dedans,
- 1:42je vais aller les aider.
- 1:43Et au début,
- 1:44non,
- 1:44non,
- 1:45jamais je pensais reprendre un jour l'entreprise de mes parents,
- 1:49jamais.
- 1:49Et petit à petit,
- 1:50en fait,
- 1:51c'est au fur et à mesure du temps et de voir ce que ça allait donner.
- 1:57Et surtout si j'allais être capable,
- 1:58parce que je me dis,
- 1:59mais est-ce que je vais avoir les épaules pour porter une entreprise comme ça,
- 2:03sachant que moi,
- 2:03ce n'est pas du tout mon corps de métier.
- 2:05Donc là,
- 2:06ça a été plein de questionnements au départ,
- 2:09ça ne s'est pas fait de suite.
- 2:10Et ça,
- 2:10c'est un cheminement qui a pris combien de temps ?
- 2:12Ça a mis 3-4 ans,
- 2:14et au bout d'un moment,
- 2:14je me suis dit,
- 2:15ben oui,
- 2:16pourquoi pas,
- 2:16ce n'est pas impossible,
- 2:18mais par contre,
- 2:19il faut s'entourer,
- 2:20c'est-à-dire que moi,
- 2:21seule,
- 2:22ce n'est pas possible.
- 2:24Il faut vraiment de bons professionnels,
- 2:26de bonnes personnes qui sont autour de vous pour pouvoir faire accomplir de belles choses.
- 2:32Et ça vous en avez parlé avec vos parents,
- 2:34comment ça s'est passé ?
- 2:35J'avais déjà le déclic de vouloir le reprendre mais je n'avais pas osé encore lui dire parce qu'il a dû se dire est-ce qu'elle va y arriver.
- 2:42Mais tout ça,
- 2:43ça a pris du temps.
- 2:43Aujourd'hui ça fait 15 ans que je travaille avec lui donc il n'y a que maintenant où vraiment j'ai trouvé ma place.
- 2:49Il a été très fier bien sûr parce qu'en plus lui,
- 2:51on est deux filles chez moi.
- 2:53et lui n'a pas eu de garçon.
- 2:55Et ça,
- 2:55ça a été,
- 2:55je pense,
- 2:56un de ses plus grands regrets.
- 2:57Donc,
- 2:59de reprendre l'entreprise en plus femme,
- 3:02je pense qu'il était fier,
- 3:03oui.
- 3:03C'est vraiment mon père qui a créé Oualdepo.
- 3:05Au tout départ,
- 3:06nous,
- 3:06on est de Bénéjac,
- 3:07donc c'est un petit village à côté de Nailles.
- 3:09À l'époque,
- 3:09il y avait plus de 30 charcutiers.
- 3:10C'était incroyable.
- 3:11Il y en avait partout,
- 3:12boucher charcutier.
- 3:13Nous,
- 3:13on était plus sur la charcuterie.
- 3:15Ma grand-mère,
- 3:16mon arrière-grand-mère,
- 3:17pardon,
- 3:18elle était sur les marchés avec...
- 3:21Une table et deux traiteaux et à vendre un petit peu comme ça à l'époque.
- 3:26Et mon grand-père a commencé comme ça,
- 3:28mon grand-père paternel,
- 3:29et il a monté sa charcuterie sur Argelès-Gazos dans le 65,
- 3:33où lui avait un magasin avec sa femme,
- 3:36ma grand-mère.
- 3:37Et mon père a tellement baigné,
- 3:39lui il savait depuis petit qu'il voulait faire ça.
- 3:41Mon père c'est un passionné,
- 3:43il a toujours été là-dedans et lui il savait qu'il allait être charcutier.
- 3:47Et c'est lui qui a créé,
- 3:48effectivement,
- 3:49c'est lui qui a créé au Val-de-Pau.
- 3:51Et donc maintenant ça va faire plus de 50 ans.
- 3:53Est-ce que c'est une pression supplémentaire ou au contraire c'est quelque chose qui rassure ?
- 3:57Ah non non non,
- 3:58ça met la pression.
- 3:59Moi j'ai en plus,
- 4:01j'arrivais d'un milieu à l'opposé,
- 4:03donc moi qui ne connaissais rien du métier.
- 4:05J'étais une femme en plus,
- 4:07qui reprenait un métier d'homme et en plus fille d'eux.
- 4:10Donc déjà aux yeux des gens,
- 4:12il faut gagner en crédibilité.
- 4:14Aux yeux des clients,
- 4:16il faut prouver qu'on est capable d'eux,
- 4:18parce que moi j'ai déjà eu des remarques.
- 4:21J'espère que vous allez être à la hauteur quand vous recevez ça dans les dents.
- 4:25Merci,
- 4:26oui je vais faire au maximum.
- 4:27Donc c'est doublement difficile de faire sa place là-dedans.
- 4:31Je me souviens au tout début quand j'ai démarré,
- 4:33ils se sont dit elle,
- 4:33elle va pas tenir deux mois,
- 4:34elle va pas tenir deux mois.
- 4:36Mais j'ai jamais fait attention à ce que les gens disaient.
- 4:39J'ai toujours,
- 4:40mon père m'a toujours,
- 4:41je l'ai vu comme ça.
- 4:42Donc en fait tout vient je pense de l'éducation.
- 4:44La tête dans le guidon,
- 4:45on bosse,
- 4:46on bosse,
- 4:46on se lève à 4 heures tous les matins,
- 4:48on va travailler,
- 4:49on va au charbon.
- 4:50Et c'est que comme ça,
- 4:52en crédibilité,
- 4:53qu'on va gagner en crédibilité du coup,
- 4:54parce que c'est en montrant l'exemple,
- 4:56en étant exemplaire,
- 4:58rigoureux,
- 4:59on travaille.
- 5:01C'est sûr,
- 5:01j'ai toujours vu mes parents travailler,
- 5:02donc en fait on refait ce qu'on a vu faire.
- 5:06C'est un exemple pour moi,
- 5:07je veux dire,
- 5:08ils ont plus de 70 ans aujourd'hui.
- 5:11Ma mère a pris sa retraite,
- 5:12mon père est quand même toujours là.
- 5:13Ils m'ont montré vraiment l'engagement dans le travail,
- 5:15ils m'ont montré qu'on pouvait dépasser,
- 5:20au-delà de ses croyances,
- 5:21on pouvait vraiment faire de belles choses.
- 5:23J'ai toujours vu mon père travailler,
- 5:25faire des concours,
- 5:26enfin il a toujours été dans le challenge.
- 5:28Et on reproduit ça inconsciemment parce que moi,
- 5:32je n'ai pas cherché à le recopier ou autre.
- 5:35Tout s'est fait petit à petit.
- 5:36Il y a des opportunités qui sont arrivées.
- 5:39Après,
- 5:39il faut savoir les saisir.
- 5:41Est-ce que c'est simple de travailler avec ses parents ?
- 5:42Ce n'est pas donné à tout le monde de travailler en famille,
- 5:44honnêtement.
- 5:46Mais là aussi,
- 5:47il a fallu du temps.
- 5:48Au début,
- 5:48il y a eu pas mal d'accrochages,
- 5:50ce qui est normal.
- 5:51On est dans un conflit de génération et on n'a pas forcément les mêmes idées,
- 5:54la même façon de manager.
- 5:56On n'est pas du tout dans la même manière de manager une équipe ou de voir les choses.
- 6:00Et encore,
- 6:01j'ai un papa qui est assez moderne dans sa vision et qui m'a toujours encouragée quand même.
- 6:05D'être une femme,
- 6:06qu'est-ce que ça a apporté selon vous ?
- 6:08Il faut prouver un petit peu plus parce qu'on est dans un métier d'homme.
- 6:11La charcuterie,
- 6:12c'est quand même associé à la force,
- 6:16à quelque chose...
- 6:18C'est du domaine patriarcal,
- 6:21c'est vraiment l'homme.
- 6:23Donc il faut effectivement démontrer que...
- 6:26Ce métier-là n'a pas de genre,
- 6:27c'est-à-dire que ce soit homme ou femme,
- 6:29il faut le démontrer par sa rigueur,
- 6:31son travail,
- 6:33sa façon d'innover les choses.
- 6:34On va apporter différemment,
- 6:36on va incarner le métier d'une autre façon et on va réussir par le sérieux,
- 6:41par la rigueur et pas par la force.
- 6:44Vous le dites,
- 6:44vous levez tôt,
- 6:46c'est un métier qui n'est pas simple quand même.
- 6:48Qu'est-ce qui vous apporte le plus de plaisir au quotidien ?
- 6:51Ça va être le retour de nos clients.
- 6:54Encore la semaine dernière,
- 6:55j'ai un client qui est venu qui me dit je ne suis pas du coin mais quand je viens,
- 6:59je viens chez vous parce que votre vitrine est magnifique.
- 7:01Ce matin,
- 7:02encore un confrère m'appelle et me dit j'aimerais bien travailler avec vous parce que c'est joli ce que vous faites,
- 7:07c'est magnifique.
- 7:08Et ça,
- 7:08ça n'a pas de prix.
- 7:10Ce retour-là des clients,
- 7:13pour moi,
- 7:13c'est une des plus belles reconnaissances.
- 7:16Vous avez déjà remporté plusieurs distinctions.
- 7:20Déjà,
- 7:21pourquoi avoir fait ces...
- 7:22Ces concours ?
- 7:23On est un peu baigné là-dedans.
- 7:24Depuis notre enfance,
- 7:25j'ai vu mon père démarrer à zéro.
- 7:27Il a fallu qu'il fasse sa place.
- 7:28Il s'est dénoté par les concours.
- 7:31Et donc,
- 7:32consciemment,
- 7:32on reproduit ça.
- 7:33Moi,
- 7:33j'avais vu aussi ce concours à la télé.
- 7:34J'ai dit,
- 7:35allez,
- 7:35on essaye.
- 7:36Ça prend du temps de préparation,
- 7:37on prend du temps sur soi,
- 7:38on prend du temps sur sa vie perso.
- 7:41Mais bon,
- 7:41après,
- 7:42c'est beau parce qu'on a accompli des choses qu'on pensait ne jamais pouvoir accéder.
- 7:47C'est vraiment un mélange puissant qui arrive d'émotion,
- 7:49de la fierté parce qu'on est reconnu.
- 7:52par notre travail,
- 7:53mais aussi de la reconnaissance parce que souvent les juristes c'est des moffs,
- 7:56on a des meilleurs ouvriers de France,
- 7:58on a des gens donc des artisans mais reconnus dans le métier et ces gens là qui vous notent on se dit ben ouais quand même on est dans un bel accomplissement là.
- 8:06Quel lien on entretient avec les clients ?
- 8:09Déjà je pense que la base c'est qu'il faut aimer les gens.
- 8:14Moi personnellement j'ai toujours été dans mon ancien métier ou dans ce métier là,
- 8:17toujours en contact avec les clients.
- 8:19Ce côté j'aime les gens,
- 8:20on va s'intéresser à eux.
- 8:21le client,
- 8:22souvent je dis à mon équipe intéressez-vous à la vie des gens,
- 8:27intéressez-vous à savoir ce qu'ils font dans la vie c'est pas un bonjour,
- 8:29au revoir,
- 8:30merci c'est vraiment s'intéresser et là on va créer un lien extraordinaire moi ça va faire 15 ans maintenant que je suis là et je vois,
- 8:38on voit dans des générations,
- 8:39il y a les grands-parents,
- 8:40les parents,
- 8:40les petits-enfants et on voit des enfants naître on va les accompagner avec nos buffets sur,
- 8:46ça peut être tous les moments de la vie,
- 8:48il y a les enterrements
- 8:49Il y a les naissances,
- 8:50il y a les mariages et on va les accompagner.
- 8:53Et c'est vrai qu'on crée un lien,
- 8:54on a de très fortes affinités avec certains clients.
- 8:57Et puis ils nous le rendent bien,
- 8:58on a un super retour avec eux.
- 9:00J'ai une super équipe de gens très investis parce que je pense qu'on arrive à avoir les gens qui nous reflètent un petit peu.
- 9:08Tous ils sont dans le même état d'esprit,
- 9:10tous on est dans la même énergie,
- 9:12tous ils ont ce sens du...
- 9:13J'ai de la chance,
- 9:14ce sens du commerce.
- 9:16Il faut savoir s'entourer de ces gens-là.
- 9:18et de leur donner.
- 9:19J'ai une employée qui m'a dit,
- 9:21ça m'a fait plaisir l'autre jour,
- 9:22elle m'a dit merci de nous donner votre passion du métier.
- 9:25Et ça pour moi,
- 9:27ça me touche profondément.
- 9:29Alors j'ai vu que vous faisiez pas mal de sport,
- 9:33notamment le marathon.
- 9:34Ça fait partie du dépassement de soi.
- 9:36Ça dépend à quel degré on fait du sport,
- 9:39mais à un moment donné de ma vie,
- 9:40vers mes 30 ans,
- 9:41ça a été une thérapie.
- 9:43Je n'ai jamais couru de ma vie auparavant.
- 9:45J'ai été dispensée de tous les crosses quand j'étais jeune.
- 9:47C'est là où je me sens extrêmement centrée sur moi,
- 9:50extrêmement alignée et où j'arrive à avoir les bonnes idées.
- 9:53C'est-à-dire que tout le négatif s'en va et là je suis centrée sur moi et les idées,
- 9:58souvent quand je reviens d'un footing,
- 9:59j'ai des idées.
- 10:00Dès qu'il arrive,
- 10:00que je mets en place.
- 10:01On ne va pas se battre contre un chrono,
- 10:02ni contre un adversaire,
- 10:03ni contre une distance.
- 10:04C'est vraiment,
- 10:05on se bat contre soi-même pour justement dépasser des choses qu'on ne pouvait même pas imaginer pensables.
- 10:13Et effectivement,
- 10:14mon premier marathon,
- 10:15ça a été le marathon de Paris.
- 10:17Là,
- 10:17je donne un exemple concret où j'ai eu à 30 km le fameux mur.
- 10:22Quand on parle de mur,
- 10:24je peux vous dire que je l'ai rencontré une fois dans ma vie.
- 10:27ça a été extrêmement...
- 10:29difficile,
- 10:30c'est-à-dire que là votre corps il réagit plus,
- 10:32c'est tout au mental et on avance et on n'a pas le choix,
- 10:35il faut le finir.
- 10:36Donc ce dépassement de soi,
- 10:38c'est chaque petite victoire,
- 10:39chaque petite avancée,
- 10:41fait qu'on arrive à aller au-delà de ce qu'on pensait impossible pour nous.
- 10:45Vous citez souvent Mark Twain,
- 10:47il ne savait pas que c'était impossible,
- 10:49alors ils l'ont fait.
- 10:51C'est une devise pour vous,
- 10:52c'est quelque chose qui vous fait avancer ?
- 10:54Cette devise pour moi,
- 10:56elle est...
- 10:58Elle est audacieuse,
- 11:00elle va sur la liberté d'entreprendre les choses et elle fait prendre confiance en soi malgré les doutes qu'on peut avoir.
- 11:10Et je crois qu'ignorer justement les difficultés,
- 11:13ça permet de pouvoir se dépasser.
- 11:16Qu'est-ce que vous auriez envie de dire à la jeune Audrey qui était à l'époque formatrice,
- 11:20qui était loin de cet univers ?
- 11:22Vous lui diriez quoi maintenant ?
- 11:24Vas-y fonce,
- 11:25nous on est des fonceurs,
- 11:26on a toujours foncé.
- 11:28Mais c'est vrai que jamais à cette petite fille,
- 11:31j'aurais cru que j'allais faire ce cheminement-là.
- 11:34Donc comme quoi la vie est très surprenante.
- 11:36Il faut juste savoir prendre les bons trains de la vie.
- 11:39Parce que dans une vie,
- 11:40justement,
- 11:41il y a cette image de...
- 11:42Il faut prendre les bons trains,
- 11:43les bons tournants de vie.
- 11:44Savoir avec qui on va s'accompagner dans ce train,
- 11:47ce cheminement de vie.
- 11:48Parce que votre vie,
- 11:49elle va prendre toute une autre tournure,
- 11:51en fait.
- 11:51Toute une autre direction selon vos choix de vie.
- 11:54Et ça,
- 11:54souvent,
- 11:54je le dis à mon fils.
- 11:55Je lui dis attention,
- 11:56dans ta vie,
- 11:57tu auras des moments où il faut faire les bons choix.
- 11:59Et ces bons choix,
- 12:00prends-les parce que ta vie va prendre toute une autre tournure.
- 12:02Des fois,
- 12:03j'ai loupé certains trains,
- 12:04je n'ai pas toujours pris les bons,
- 12:06mais certains,
- 12:07et ça c'est le fait de reprendre l'entreprise familiale,
- 12:09ça a été un des plus beaux chemins de ma vie et en accomplissement.
- 12:13Et c'est là où il faut prendre du recul,
- 12:14c'est pour ça que là je ne me suis pas précipitée,
- 12:16je n'ai pas dit du jour au lendemain je vais reprendre la boîte.
- 12:18J'ai pris du temps de voir si j'étais capable.
- 12:21Et c'est comme ça que je pense qu'on peut y arriver.
- 12:23Ce podcast s'appelle L'État d'Esprit.
- 12:26Quel est votre état d'esprit ?
- 12:27Si vous deviez le résumer en quelques mots.
- 12:30On est baigné dans un milieu positif,
- 12:32que ce soit au marché avec les clients,
- 12:33parce que vraiment c'est que du positif.
- 12:35Les gens ils viennent pour le plaisir ici.
- 12:37Moi j'admire ces gens qui travaillent dans les hôpitaux,
- 12:40qui travaillent de nuit,
- 12:40parce que ça c'est dur.
- 12:42Nous c'est que du bonheur,
- 12:43on n'apporte que du positif aux gens.
- 12:45On se régale à revisiter des recettes,
- 12:47à faire plein de choses pour pouvoir leur faire plaisir.
- 12:50Mon père m'a toujours dit,
- 12:51il faut avoir un temps d'avance.
- 12:52Et on essaye toujours d'innover,
- 12:54de chercher quelque chose de nouveau.
- 12:55Là,
- 12:55on est partis deux jours en formation à Paris pour prendre des nouvelles recettes.
- 13:00Toujours en train de rechercher une nouveauté.
- 13:03Et voilà,
- 13:03c'est ça notre état d'esprit.
- 13:05Merci Audrey Abadie pour cet échange.
- 13:07Vous pouvez retrouver d'autres épisodes du podcast L'État d'Esprit sur toutes les bonnes plateformes.
- 13:13A très bientôt.