Latest / Interviews sans fard / Lutter contre les cybermenaces au quotidien avec Jean-Pierre Passemard, ex-enquêteur au sein des unités de police judiciaire spécialisées de la gendarmerie nationale
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- 0:18Allô?
- 0:27Oui, bonjour Jean-Pierre, Fabrice Matéo.
- 0:30Oui, bonjour Fabrice.
- 0:31Ça va très bien, et vous?
- 0:33Ça va merci, très très très bien, ça va.
- 0:35Alors, vous vous lancez dans l'écriture?
- 0:39Oui, en fait, j'ai déjà fait deux bouquins.
- 0:41J'ai déjà fait deux bouquins auparavant.
- 0:43Un, c'était il y a 20 ans sur les métiers du net et un qui est sorti le 5 novembre 2020, en plein reconfinement, sur les métiers de l'intelligence artificielle.
- 0:53Et là, c'est le troisième.
- 0:55Ça sera sur les données personnelles et la vie privée.
- 0:59Et c'est donc à ce sujet-là que je souhaitais converser avec vous.
- 1:05Ah oui, une petite chose.
- 1:08J'ai une calligraphie affreuse qui ne s'arrange pas avec le temps.
- 1:12Et puis, je ne veux pas dénaturer vos propos.
- 1:14Donc, est-ce que je peux enregistrer la conversation?
- 1:17Oui, bien sûr.
- 1:18D'accord, merci.
- 1:20Et puis, une deuxième remarque préliminaire.
- 1:22Comment vous souhaitez que je vous présente dans le livre?
- 1:27C'est-à-dire par rapport à quoi?
- 1:29Par rapport à des fonctions?
- 1:31Oui, par rapport à votre titre, donc major.
- 1:34Qu'est-ce que vous préférez?
- 1:35Moi, je suis major à la section opérationnelle de lutte contre les cybermenaces.
- 1:40Oui.
- 1:42Ok.
- 1:42Et en parallèle, je suis expert à la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
- 1:45D'accord.
- 1:46Ok.
- 1:49Très bien.
- 1:50On peut commencer, Jean-Pierre?
- 1:53Alors, en quoi consiste votre travail au quotidien?
- 1:57Quelle est votre journée type?
- 2:00C'est assez vaste.
- 2:03En gros, le matin, lorsque j'arrive, je fais déjà de la veille techno.
- 2:10Je regarde tout ce qui est sorti, toutes les nouvelles cybermenaces qui peuvent apparaître au quotidien.
- 2:20Ensuite, j'ai souvent des mails, puisqu'en fait je suis un conseiller technique aussi.
- 2:28Donc nous, en support, on a environ 1000 gendarmes pour le département du Var.
- 2:36Donc sur ces 1000 gendarmes, il y en a qui ont dans le cadre de leurs enquêtes judiciaires des problématiques liées à de la cyber.
- 2:47Ça va être de la saisie de bitcoin par exemple, ça va être une problématique de ransomware, etc.
- 2:56Donc on va faire aussi une sorte de SAV en les renseignant si on peut par téléphone ou par mail.
- 3:05Et ensuite si on ne peut pas résoudre le problème à distance en se déplaçant et en intervenant directement avec eux.
- 3:14Après, autre mission de ma journée, c'est l'analyse de l'ensemble des appareils numériques qui ont été saisis dans le cadre des enquêtes.
- 3:27Et donc là, je vais faire du forensic sur ce qu'on m'amène.
- 3:31Et donc, c'est des téléphones, des GPS, des ordinateurs, bien sûr.
- 3:38Ça peut être également des cartes bancaires ou des cartes à mémoire en général.
- 3:46Ça, c'est du forensic.
- 3:51Ensuite, ce qu'on fait régulièrement aussi, c'est soit de la formation, formation au profit de nos gendarmes pour les monter en compétences en matière cyber.
- 4:05Le cyber, c'est quand même quelque chose, le numérique en général, c'est quelque chose qui a pris beaucoup d'essor en quelques années.
- 4:13Actuellement, on est à environ 43% des atteintes aux entreprises qui sont liées à du cyber.
- 4:22Alors en parallèle, on va trouver 12% pour les atteintes financières et en gros 7% pour les atteintes physiques à l'entreprise.
- 4:32Donc quand on fait le ratio, on voit que c'est quand même quelque chose qui devient prépondérant.
- 4:36J'avais d'ailleurs écrit un article en 2013 qui s'appelait «Cybersécurité, nouvel enjeu sécuritaire du XXIe siècle».
- 4:47– C'était chez qui?
- 4:49– C'était dans la revue du ministère Sécurité Globale.
- 4:55– Vous pourrez me l'envoyer, c'est possible?
- 4:57– Oui, ça c'est possible, vous me redonnez votre adresse mail et puis je vous envoie une copie.
- 5:03– D'accord, très bien.
- 5:04– Après, je fais beaucoup de la formation pour nos gendarmes mais également des fois pour d'autres ministères.
- 5:17J'ai formé par exemple les gens de l'URSSAF, j'ai fait de la formation pour la direction générale de l'armement.
- 5:26Différents interlocuteurs qui peuvent en faire la demande auprès du patron du département.
- 5:35Après, on fait également beaucoup de conférences de sensibilisation avec les groupements d'entreprise.
- 5:47Le MEDEF, où les groupements d'entreprise, nous on a 3 ou 4 groupements d'entreprise dans la banlieue toulonnaise, on collabore régulièrement avec eux, et on a un partenariat avec eux également pour tout ce qui est de diffuser des alertes,
- 6:12en cas de phénomène sériel sur le département.
- 6:18Donc je ne sais pas, on a par exemple un phénomène ransomware qui apparaît, on va rapidement faire une fiche ou une infographie qu'on va diffuser à ces groupements d'entreprises pour qu'eux-mêmes le diffusent rapidement à leurs adhérents et essayer
- 6:35de les prévenir rapidement du risque.
- 6:39Voilà mes missions principales, elles sont là.
- 6:45On a pas mal de partenariats également pour se tenir à jour avec des académiques, l'université de Toulon entre autres, mais.
- 6:53Également l'université.
- 6:59D'Aix-en-Provence, Aix-Marseille en fait, puisque c'est une seule et même université.
- 7:09– Ah oui, c'est relativement varié, après je fais un petit peu, vous avez vu sur LinkedIn, je fais un peu la vitrine techno du département, voire de la région, vous avez vu l'article qui est paru dans la Provence,
- 7:23là, que j'ai diffusé il y a deux jours, voilà, si vous voulez, là c'est le com de la région qui fait les partenariats avec les journalistes, Et souvent, il les dirige vers moi, après, pour ce qui concerne l'article
- 7:41en lui-même.
- 7:42– D'accord.
- 7:45OK.
- 7:49Quelle est la cybermenace la plus fréquente aujourd'hui?
- 7:53– Là, en ce moment, c'est énormément l'usurpation de l'identité numérique.
- 7:59Et bien sûr, le Ransomware.
- 8:04Et les dernières qui sont les plus fréquentes.
- 8:07– D'accord.
- 8:08Justement, puisque vous en parlez de l'usurpation d'identité numérique, j'ai fait un papier là qui va sortir bientôt dans Zéro Internet sur l'identité numérique justement, mais j'en fais un autre sur la sécurisation des données et je recherche des témoignages
- 8:24de personnes qui se sont fait usurper leur identité.
- 8:27Est-ce que vous, ça vous est possible de me mettre en contact avec ces personnes-là ou bien c'est délicat?
- 8:33Il faut que je voye.
- 8:36Là par exemple hier j'ai un institutionnel, je reçois une boîte mail institutionnelle dans ma boîte mail.
- 8:42Comment tu vas?
- 8:45Je suis pas bien, contacte moi par mail.
- 8:49Etc.
- 8:49En fait, c'est son carnet d'adresse à cette personne qui a été piratée et ça a été diffusé.
- 8:56Donc j'ai rappelé l'institution en leur disant «est-ce que je suis farné à Mme Hethel?».
- 9:03Et quand je l'ai eue au téléphone, elle m'a dit «oui, effectivement, on s'est fait pirater dans la nuit et on est en train de restaurer, mais ça a envoyé des mails à tout mon carnet d'adresse.
- 9:14Et comme moi, j'ai été envoyé D'accord.
- 9:23Donc, oui, illusion, passion d'identité et Laurence Lambert, c'est les menaces à laquelle vous avez le plus à faire face aujourd'hui.
- 9:35Actuellement, on a eu aussi pas mal d'attaques des dossiers.
- 9:38Oui.
- 9:40Mais là, ça s'est calmé.
- 9:42Dans les 15 jours qui viennent de s'écouler, ça a été essentiellement.
- 9:53Alors en matière de lutte proprement dite, comment est-ce qu'on lutte contre les cybermenaces?
- 9:57Vous utilisez de l'intelligence artificielle maintenant?
- 10:00Très peu en départemental.
- 10:05Dans les organismes centraux, oui.
- 10:08Puisqu'il y a même un programme en e-learning qui est obligatoire à suivre par tous les gendarmes avant fin mars.
- 10:20Sur l'IA.
- 10:22Et est-ce que l'IA a déjà...
- 10:25Je sais qu'elle est utilisée de manière défensive, mais est-ce qu'elle a déjà été utilisée de manière offensive?
- 10:32Par les hackers?
- 10:35Moi, j'ai pas eu d'autres cas, mais je vous dirais oui, c'est faisable.
- 10:41C'est faisable, d'accord.
- 10:43Moi, je n'ai pas de cas pour vous l'illustrer, parce que ce n'est pas arrivé chez nous.
- 10:48Enfin, ce n'est pas encore arrivé chez nous, mais je pense que ça pourra arriver.
- 10:53Mais oui, je pense que c'est possible.
- 10:57D'accord.
- 10:59S'agissant des données personnelles, quelles sont les techniques principales des hackers pour les pirater, les faire On a pas mal de.
- 11:12Social engineering avec entre autres du phishing, ce type d'infraction.
- 11:21Et après on a également de l'intrusion.
- 11:26Par exemple dans le cas des ransomware, maintenant on a de plus en plus une demande de rançon par rapport aux ransomware.
- 11:33Mais fréquemment maintenant, quelques temps plus tard, une demande d'une deuxième rançon par rapport aux données personnelles qui ont été dérobées.
- 11:46– D'accord.
- 11:47– Je vous donne le cas, les derniers cas, là, vous avez vu les hôpitaux.
- 11:51– Oui.
- 11:53– Je veux dire, ces données médicales, elles ont une valeur pour l'agresseur à la revente.
- 12:02– Oui.
- 12:06– Et justement, sur cette revente, sur ce business des données personnelles, est-ce qu'il y a des particularités?
- 12:14Est-ce que ça augmente aussi le nombre de données personnelles qui sont piratées?
- 12:22– Tout à fait.
- 12:23– Comment vous qualifieriez ce business des données personnelles de la part des acteurs?
- 12:27– Pour moi, c'est une économie parallèle, c'est une économie souterraine.
- 12:35Mais c'est une économie parallèle, tout ce qui est lié à la délinquance cyber.
- 12:40Il y a une réelle économie.
- 12:44Avec un business de la revente, souvent sur le Darknet.
- 12:54Mais il y a une réelle économie dans le sens où je suis un hacker, j'ai récupéré des numéros de carte bleue, vous m'en achetez une, je vais vous la vendre 10$, vous m'achetez 500, je vais vous les faire
- 13:07à 5$ pièce.
- 13:08Donc on retrouve les mécanismes de l'économie, où ils vont faire une publicité pour vendre leurs données, ils vont faire des remises aux clients.
- 13:22Je veux dire, on est vraiment dans un schéma d'économie traditionnelle, même si elle est noire et tout est raide.
- 13:32– D'accord.
- 13:32Un marché avec des acheteurs, des vendeurs et puis un prix qui fluctue en fonction de la demande.
- 13:42L'offre et la demande sur le marché.
- 13:44Que conseilleriez-vous à une personne ou à une entreprise?
- 13:51Je suppose que vous, vous travaillez plus avec les entreprises que les personnes, non?
- 13:55Nous, on fait essentiellement de l'entreprise.
- 13:57On fait quelques conférences de sensibilisation.
- 14:01Pour les particuliers, essentiellement dans les écoles, c'est les parents d'élèves et tout ça, mais c'est pour des problématiques encore autres, du fil, le harcèlement par internet, tout ce qui est des...
- 14:20Des arnaques au sexe, etc.
- 14:24Et quelquefois, pour les municipalités, quand les mairies veulent offrir ce service à leurs administrés.
- 14:34Mais effectivement, on travaille essentiellement pour les entreprises.
- 14:40– Alors justement, sur les entreprises, qu'est-ce que vous conseilleriez à une entreprise qui a été victime d'un piratage?
- 14:49C'est une vraie gestion de crise à avoir.
- 14:52Il y a déjà le volet images à gérer, pour faire de l'image dans le cadre de cette crise.
- 15:04Et puis après, la gestion de crise pure, la mise en place.
- 15:08Ce qu'il faut se dire actuellement, c'est pas comment je vais être piraté, mais quand je vais être piratié.
- 15:17Donc à partir du moment où on...
- 15:19C'est inévitable.
- 15:20Tôt ou tard, au niveau statistiquement, ça va vous arriver.
- 15:27Donc l'important, c'est la préparation en amont.
- 15:32Et puis c'est tout ce qui est la gestion de crise.
- 15:36Je ne peux pas m'inquiéter de comment je vais réagir quand je suis dans la crise.
- 15:44C'est trop tard.
- 15:46Donc c'est tout ce qui est en amont, tout ce qui est mis en place d'un plan de continuité d'activité, plan de reprise d'activité.
- 15:56À qui je vais faire appel si j'ai pas les compétences en interne dans l'entreprise?
- 16:02Est-ce que mon serveur est foutu par le ransomware, je vais devoir réagir vite pour limiter la perte d'exploitation et pouvoir reprendre rapidement mon activité, c'est pas à ce moment-là que je vais m'enquérir de savoir qui peut me fournir
- 16:22un serveur.
- 16:25Il faut que je serais dans la crise, j'aurais la tête dans le guidon, je pourrais pas le faire.
- 16:30Donc tout ça, il faut que ce soit écrit dans des protocoles en amont, avec une évaluation des risques, quels sont les risques critiques, comment je peux les corriger ou les limiter, et après en fonction de la criticité du
- 16:49risque, comment je vais pouvoir le gérer si je suis en situation de crise.
- 16:58– Il y a beaucoup d'entreprises qui refusent, enfin refusent, qui ne veulent pas communiquer quand elles sont victimes de piratage.
- 17:06– Tout à fait, tout à fait.
- 17:10J'avais fait une petite étude avec Henri Louis-Dreyfus, vous savez, de TF1, qui voulait faire un reportage.
- 17:19Et quand on m'avait recherché dans nos cases d'éclinte, on arrivait à 3-4 faits par an, ce qui est complètement déconnecté de la réalité.
- 17:35Mais justement, si les gens ne viennent pas déposer plainte, on ne le voit pas, on l'apprend.
- 17:43Alors moi, souvent, je l'apprends justement en faisant des conférences de sensibilisation ou en allant dans les organismes d'entreprise, les organisations professionnelles, où là, les gens, en discutant, se lâchent.
- 17:57Ah ben oui, mais ça m'est arrivé.
- 17:58Mais on n'a jamais vu la plainte.
- 18:05Est-ce que, dans le cadre de votre travail, vous vous êtes déjà infiltré dans un groupe de hackers?
- 18:11Est-ce que c'est une technique qui est couramment utilisée?
- 18:14On peut le faire, mais ce n'est pas à notre niveau.
- 18:18Et déontologiquement, ce n'est pas prévu.
- 18:22Pour l'instant, dans les textes, c'est très, très encadré.
- 18:26D'accord.
- 18:29Est-ce qu'il existe un profil type de hacker?
- 18:35Pour moi, non.
- 18:38Les hackers, c'est souvent plus des bidouilleurs que des gens qui ont des hauts niveaux techniques de formation.
- 18:47C'est plus souvent quelqu'un qui a découvert une faille de sécurité qu'un ingénieur.
- 18:54Un ingénieur, vu son niveau scolaire, la plupart du temps, il a du travail, il est inséré dans la société.
- 19:05Donc il ne va pas faire du hack à côté.
- 19:08Mais on n'est pas à l'abri non plus.
- 19:13Vous prenez tout ce qui est, par exemple, le piratage des distributeurs automatiques de billets.
- 19:20C'est fait essentiellement par les bulgares et les roumains.
- 19:24Et pourquoi?
- 19:26Parce qu'à la chute du mur de Berlin, du rideau de fer, Tous ces gens qui travaillaient pour les services de renseignement et les services secrets de ces États se sont retrouvés du jour au lendemain au chômage.
- 19:40Et qu'est-ce qu'ils savaient faire?
- 19:43Ils savaient faire ça, du piratage de la bidouille électronique.
- 19:48Donc ils se sont reconvertis dans ce qui pouvait leur permettre de manger.
- 19:57Après, au niveau français, c'est plus des petits jeunes, des gens qui sont dans la découverte de failles des systèmes, ou alors qui achètent carrément des briques sur étagère dans des protocoles qui ont des failles de sécurité connues.
- 20:24Ces briques sur les cageurs dont vous parlez, où est-ce qu'on peut se les procurer?
- 20:29Dans le Darknet.
- 20:31Dans le Tartec, vous allez trouver des scripts CADIS, tout fait, même si vous n'avez pas de compétences techniques en programmation, vous allez trouver des attaques qui sont déjà connues, avec des scripts qui vous permettent de réaliser l'attaque.
- 20:52Ça, c'est encore de l'économie, ça se paye.
- 20:56Pour le Darknet, c'est le logiciel TOR, le navigateur TOR.
- 21:05Il y en a plusieurs, mais oui, c'est sur base de TOR.
- 21:10D'accord.
- 21:14Quelle est la pire attaque à laquelle vous ayez fait face, celle qui vous a donné le plus de fil à retordre?
- 21:21Ça a été une municipalité qui était complètement bloquée.
- 21:27Donc on a été contacté par le secrétaire général de la préfecture.
- 21:34Avec pour mission, il n'y avait plus rien.
- 21:37Il n'y avait plus d'état civil, il n' y avait plus de cantine, il n'yavait plus de bureau de poste communal.
- 21:42Il n' y avait plus rien.
- 21:44C'était à la veille pratiquement des fêtes de Noël.
- 21:48Le maire ne savait même pas il allait pouvoir payer les employés municipaux parce qu'il n'y avait plus de comptabilité non plus.
- 21:57Donc on est monté dans la mairie, on est arrivé le matin à 8h et à 13h, on avait réussi à la relancer en mode dégradé.
- 22:04Et entre les deux, j'ai quand même transpiré parce que je me disais, est-ce qu'on va y arriver ou pas?
- 22:12Et l'objectif, c'était quand même de pouvoir le faire.
- 22:19Et les responsables ont été identifiés?
- 22:24Vous avez pu...
- 22:25Alors, on a identifié le pays de provenance.
- 22:28Oui.
- 22:30Mais on n'a pas identifié les responsables physiques derrière, quoi.
- 22:35Ça venait de Russie ou de...
- 22:37Ça.
- 22:38Venait de Russie à travers Israël.
- 22:43D'accord.
- 22:44Il y avait un rebond par Israël.
- 22:51Vous avez suivi l'attaque SolarWinds avec le logiciel Orion?
- 22:55Oui, bien sûr.
- 22:56Qu'est-ce que vous en pensez?
- 22:58C'est vraiment la plus grande attaque de l'histoire?
- 23:00C'est la cible qui était intéressante.
- 23:05La plus grande attaque de l'histoire?
- 23:07Je ne sais pas.
- 23:10La cible était intéressante parce qu'elle était très...
- 23:15Elle était très active dans ce domaine-là, le domaine de l'intrusion.
- 23:24Là, il y a des attaques, il y en a tous les jours, je ne sais pas si vous avez suivi, il y a Beneteau qui vient d'être attaqué, la mairie de Châlons en Champagne, les hôpitaux, suivant les cibles,
- 23:34comme c'est un peu des attaques qui sont lancées un petit peu au hasard, à mon sens, des fois, ils tombent sur des cibles intéressantes, des fois, sur des cibles beaucoup moins intéressantes.
- 23:47S'ils tombent sur vous ou moi, l'intérêt est moindre, quoi.
- 23:56OK.
- 23:57Je cherche aussi à en savoir plus sur le business des data brokers.
- 24:01Est-ce que vous connaîtriez quelqu'un qui pourrait me renseigner ou qui travaille sur le sujet?
- 24:09Non, je ne travaille pas avec des gens qui sont dans ce domaine.
- 24:13D'accord.
- 24:15OK.
- 24:19C'est tout bon pour moi, Jean-Pierre.
- 24:22OK.
- 24:23De toute façon, si vous avez des questions qui vous viennent à l'esprit un.
- 24:27Peu plus tard ou quoi, vous m'envoyez.
- 24:31Un texto pour que je puisse me libérer pour prendre la communication téléphonique et puis il n'y a aucun souci.
- 24:42Merci beaucoup Jean-Pierre.
- 24:44Merci de votre temps, merci de vos lumières.
- 24:47Et puis oui, donc je rends le texte le 1er septembre, donc j'ai encore du temps et c'est prévu pour début 2022.
- 24:58D'accord, ok.
- 25:00Je vous envoie l'article par email?
- 25:02Oui, je vous SMS mon mail.
- 25:06Je vous le mets en pièce jointe dans la console LinkedIn et vous le récupérez.
- 25:11Ah d'accord, ok, on fait comme ça.
- 25:13Ok, très bien, super.
- 25:15L'autre ouvrage que vous aviez écrit, le deuxième ouvrage, il est sorti où?
- 25:23Il est sorti?
- 25:24Je vais regarder.
- 25:26Les métiers de l'intelligence artificielle, c'est chez l'étudiant.
- 25:30D'accord.
- 25:31C'est un ouvrage plutôt pratique à destination des personnes qui veulent se lancer dans l'intelligence artificielle, essentiellement les jeunes, mais pas qu'eux.
- 25:40D'accord, d'accord.
- 25:42Il est en vente actuellement.
- 25:46Ok, ça va, je vais regarder ça.
- 25:49D'accord Allez, je vous souhaite une bonne journée.
- 25:53Vous aussi.
- 25:54À bientôt.
- 25:54Au revoir.