Latest / Parlons PMA / 13. Evaluer la fertilité féminine avec le Dr Fayçal Zeghari, gynécologue PMA
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- 0:11Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA,
- 0:14votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée.
- 0:18Je suis Lisa Jorniak et j'accompagne les femmes,
- 0:21les couffes,
- 0:22pendant leur parcours de PMA.
- 0:24Grâce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching,
- 0:28j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés.
- 0:32Chaque semaine,
- 0:33je vous propose des informations et des conseils à travers de témoignages de personnes ayant vécu ce parcours,
- 0:39d'interviews d'experts en fertilité.
- 0:41et enfin d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements.
- 0:46Si tout cela vous intéresse,
- 0:48alors bienvenue et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode.
- 0:54Maintenant,
- 0:55c'est parti pour l'épisode du jour.
- 0:59Aujourd'hui,
- 1:00j'ai le plaisir d'accueillir le Dr Zeghari qui va nous aider à mieux comprendre et évaluer la fertilité féminine.
- 1:09Bonjour Dr Zeghari !
- 1:11Bonjour Elisa.
- 1:12Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation sur Parlons PMA.
- 1:17C'est un plaisir,
- 1:18merci à vous d'avoir pensé à moi et je suis très content de pouvoir parler de ce sujet.
- 1:22Pour commencer,
- 1:23est-ce que vous pourriez vous présenter Dr Zagari ?
- 1:26Bonjour,
- 1:26je m'appelle Faisal Zagari,
- 1:28je suis gynécologue obstétricien.
- 1:29Je fais de la médecine de la reproduction et de l'obstétrique à Paris.
- 1:33Merci.
- 1:34Aujourd'hui,
- 1:35on va parler de fertilité féminine.
- 1:39On va essayer de mieux comprendre cette fertilité féminine et de comment l'évaluer.
- 1:45Déjà,
- 1:46pour commencer,
- 1:46est-ce que vous pourriez nous faire un rappel physiologique sur la fertilité féminine par rapport à l'âge,
- 1:52etc. ?
- 1:53Bien sûr,
- 1:54avec plaisir.
- 1:56La première chose qui me semble importante à définir quand on cherche à définir une fertilité d'une personne,
- 2:01c'est qu'on n'a pas de marqueur de fertilité.
- 2:04La fertilité est premièrement liée à deux personnes.
- 2:07Pour ça,
- 2:07on a besoin d'un spermatozoïde et d'un ovocyte.
- 2:11Sur les marqueurs de fertilité,
- 2:12il faut être très précautionneux.
- 2:15On va parler de beaucoup de choses aujourd'hui,
- 2:17mais ce sont des marqueurs qu'on utilise simplement dans des populations infertiles.
- 2:21Aujourd'hui,
- 2:22on a beaucoup de marqueurs qui arrivent,
- 2:24qui sont importants,
- 2:25et qu'on ne sait pas toujours interpréter dans des populations qui ne sont pas infertiles.
- 2:30La première chose qui me semble importante de dire,
- 2:31c'est qu'il faut être précautionneux sur l'analyse et l'information de ces résultats.
- 2:37La physiologie féminine,
- 2:38en fait,
- 2:38on utilise par défaut des marqueurs de réserve ovarienne qui sont des marqueurs quantitatifs comme des marqueurs de fertilité.
- 2:46Ces marqueurs de réserve ovarienne ne sont pas toujours pertinents en fertilité spontanée.
- 2:51Donc quand on les fait dans des populations qui ne sont pas infertiles,
- 2:54il faut avoir beaucoup de précautions dans l'interprétation et ne pas avoir de conclusions hyperactives.
- 2:59Il y a plusieurs marqueurs.
- 3:01Dans les marqueurs de la réserve ovarienne,
- 3:03il y a ce qu'on appelle le CFA.
- 3:05le comptage folliculaire entral qui compte le nombre de follicules dans l'entre-deux-lovaires.
- 3:10Ce nombre de follicules,
- 3:12c'est un moyen d'évaluer la réserve sous-jacente.
- 3:15C'est comme évaluer la puissance d'une armée par le nombre de soldats par régiment.
- 3:21Chaque début de cycle,
- 3:21il y a l'envoi d'un régiment,
- 3:23et le nombre de soldats qui sont présents,
- 3:25c'est proportionnel à la puissance de la réserve ovarienne derrière.
- 3:29L'autre marqueur,
- 3:30il est souvent corrélé,
- 3:31c'est l'AMH.
- 3:32Ce sont les deux marqueurs principaux.
- 3:34quantitatif de réserve ovarienne qu'on utilise et qu'on utilise de manière très fréquente.
- 3:42Sur ces marqueurs,
- 3:43sur l'AMH,
- 3:44c'est le follicule,
- 3:45quand il est dans un stade où je ne le vois pas en échographie,
- 3:48ou on ne le voit pas en échographie,
- 3:50vers le stade entral où il apparaît,
- 3:52on peut le compter,
- 3:53c'est ce passage-là où il y a une sécrétion d'AMH.
- 3:56Donc l'AMH est très souvent corrélée au CF1.
- 4:00Il y a quelques situations où il ne l'est pas,
- 4:03quand il y a des
- 4:04qui existent des obstacles locaux qui peuvent expliquer une discordance,
- 4:09mais le plus souvent,
- 4:09il faut considérer que ces deux marqueurs sont concordants.
- 4:13L'autre marqueur de fonctionnement qui est important,
- 4:15c'est la FSH.
- 4:16La FSH,
- 4:17c'est l'hormone qui stimule le follicule.
- 4:21On en fabrique tous physiologiquement.
- 4:23La FSH est une hormone que nous fabriquons à un seuil physiologique pour faire grossir un seul des follicules parmi tous les follicules en trop que l'on voit.
- 4:34dans l'échographie de CFA.
- 4:39Et puis,
- 4:40la FSH est vraiment la base de tous les traitements,
- 4:43parce que c'est en pratique tous les traitements que nous faisons.
- 4:46C'est le même FSH physiologique que nous pouvons fabriquer,
- 4:49que nous donnons à des doses supraphysiologiques plus importantes pour justement stimuler plusieurs follicules,
- 4:56plus que le fait la physiologie normale.
- 4:58D'accord,
- 4:59c'est clair parce que c'est vrai que c'est des termes que l'on entend souvent dans les parcours de PMA et lorsqu'on veut s'intéresser en fait à la fertilité féminine.
- 5:09Et c'est vrai que j'avais envie de rebondir sur ce que vous avez dit par rapport à ces marqueurs,
- 5:15parce que c'est vrai que parfois il y a des femmes qui n'ont pas forcément de problème,
- 5:20qui font des bilans et qui vont peut-être s'affoler face à ces marqueurs,
- 5:25alors que dans l'absolu,
- 5:26ce n'est pas...
- 5:28Donc forcément,
- 5:29une indication exacte,
- 5:31non ?
- 5:32Ce n'est pas prédictif de la difficulté d'avoir un enfant ou pas par la suite,
- 5:36finalement,
- 5:36c'est ça ?
- 5:38Alors,
- 5:38il y a un très beau papier qui avait été publié par le professeur Dominique de Ziegler et Isabelle Streli,
- 5:44qui montre en fait que l'AMH n'est pas corrélée au délai de conception en fertilité spontanée.
- 5:51On a dosé l'AMH chez des patientes qui avaient accouché dans l'année.
- 5:54Et on voit qu'il n'y avait pas de lien entre l'AMH analysée de manière isolée et le délai de conception,
- 5:58la difficulté à avoir une grossesse.
- 6:00Ce n'était pas du tout lié.
- 6:02Donc ça,
- 6:02c'est une information importante à donner aux patientes.
- 6:04Et souvent,
- 6:05on a des consultations en urgence de gens qui ont été hyper stressés,
- 6:09qui ont été très angoissés par l'annonce d'une AMH faible isolée.
- 6:14Vraiment,
- 6:14ça,
- 6:14c'est un point qui est très important.
- 6:16Et si on peut retenir que ça,
- 6:18ne pas stresser sur une AMH toute seule,
- 6:21ce serait déjà une première étape importante.
- 6:23Merci pour cette information parce que c'est vrai que c'est quelque chose,
- 6:26moi en tout cas avec mes clientes ou les femmes avec qui je suis en contact,
- 6:30qui est récurrent,
- 6:32souvent c'est « j'ai une âme âge qui est basse »
- 6:34et il y a un stress qui est lié par rapport à ça.
- 6:37Et effectivement,
- 6:38il faut relativiser,
- 6:39ce n'est pas suffisant en elle-même.
- 6:46Sans avoir essayé de tomber enceinte,
- 6:48sans avoir ce projet bébé actif,
- 6:51En fait,
- 6:52sans avoir cette ambition-là,
- 6:53c'est toujours difficile de se prononcer sur une AMH isolée.
- 6:57L'AMH,
- 6:57en fait,
- 6:58est un marqueur de réponse à la stimulation ovarienne.
- 7:01Ça me permet de définir la dose de traitement.
- 7:03Et l'AMH faible me fait dire que potentiellement,
- 7:06effectivement,
- 7:06la dose de traitement sera plus importante.
- 7:09Et potentiellement,
- 7:10la réponse peut être un peu décevante,
- 7:11certes.
- 7:12Mais surtout,
- 7:13je ne sais pas si j'en aurai besoin.
- 7:14Ça,
- 7:15c'est hyper important.
- 7:15C'est-à-dire qu'on ne sait pas si on aura besoin.
- 7:18Super intéressant.
- 7:19Et d'ailleurs,
- 7:19on parle de grossesse.
- 7:21Et alors,
- 7:22à partir de quand consulter quand une grossesse n'arrive pas ?
- 7:26Là,
- 7:27il y a un marqueur qui est très important,
- 7:29à mon avis,
- 7:29c'est l'âge.
- 7:31C'est l'âge du couple et,
- 7:32entre guillemets,
- 7:33le désir de grossesse.
- 7:36Et c'est assez injuste,
- 7:37malheureusement,
- 7:38mais l'âge maternel compte un petit peu plus que l'âge paternel,
- 7:41même si on sait que l'âge paternel a des implications.
- 7:44C'est désormais faux de dire...
- 7:45que l'âge paternel n'a pas d'implication,
- 7:47il y a des limites qui ont été mises dans la nouvelle loi de bioéthique qui vont dans ce sens-là.
- 7:51Ce que j'essaierais de dire,
- 7:53c'est d'avoir un délai qui correspond,
- 7:56en fait,
- 7:57on va se dire,
- 7:58un peu plus réduit après 37 ans.
- 8:01Après 36-37 ans,
- 8:02et là,
- 8:03consulter au bout de 6 mois.
- 8:05Ça veut...
- 8:06Bilanter ne veut pas dire faire un traitement,
- 8:08mais ça veut dire surtout ne pas perdre de temps,
- 8:10et malgré tout,
- 8:11l'objectif,
- 8:12ça restera toujours,
- 8:13pour n'importe quel médecin,
- 8:14dans...
- 8:15d'essayer d'obtenir si possible la grossesse le plus naturellement,
- 8:19la plus naturelle possible,
- 8:20c'est-à-dire sans traitement nécessairement.
- 8:22On ira toujours du moins invasif au plus invasif.
- 8:25L'avis des patients,
- 8:26c'est très important qu'elles disent ce dont elles ont envie.
- 8:29Le rôle du médecin,
- 8:30c'est aussi de dire,
- 8:31sur cette option-là,
- 8:32les chances sont moins importantes,
- 8:34plus importantes,
- 8:35voilà ce que je vous conseille,
- 8:36avec des chiffres,
- 8:37des statistiques.
- 8:38Mais les chiffres et les statistiques,
- 8:39ça ne fait pas tout.
- 8:40Le souhait des patients est hyper important.
- 8:42Être à l'écoute,
- 8:43c'est essentiel.
- 8:44par rapport à ça,
- 8:45parce que c'est un parcours qui est parfois compliqué,
- 8:48c'est un parcours qui est nerveusement difficile pour les couples,
- 8:51et donc il faut qu'ils soient pleinement investis,
- 8:54et pleinement d'accord avec le traitement.
- 8:58Un traitement mieux vécu,
- 8:59à mon sens,
- 9:00c'est un traitement qui n'est pas subi par une décision d'un médecin qui a dit « bon,
- 9:02voilà,
- 9:02vous prenez l'injection,
- 9:04faire telle fonction,
- 9:05voilà » .
- 9:05C'est de bien expliquer les choses,
- 9:06et de vraiment bien accompagner les gens,
- 9:08pour que ce soit,
- 9:09à mon avis,
- 9:10le moins lourd possible nerveusement,
- 9:12le moins lourd possible.
- 9:13psychologiquement,
- 9:14et pour essayer de garder une vie normale à côté de ce parcours-là.
- 9:18Oui,
- 9:18c'est important,
- 9:19c'est vrai que dans ce parcours,
- 9:22dans ce désir d'enfant,
- 9:23de conception,
- 9:25et surtout cette consultation finalement de fertilité,
- 9:27à partir du moment où on va déjà s'intéresser,
- 9:31se dire qu'on a essayé,
- 9:32comme vous avez dit,
- 9:32à partir peut-être de 36-37 ans,
- 9:35pendant 6 mois,
- 9:36il n'y a pas forcément un problème,
- 9:37mais on va quand même regarder pour s'assurer qu'on ne voit rien,
- 9:40pour effectivement ne pas perdre de temps,
- 9:41parce que...
- 9:42Comme vous l'avez dit,
- 9:43l'âge,
- 9:45en plus chez la femme,
- 9:48en tout cas,
- 9:49peut être plus rapidement problématique.
- 9:52Et puis,
- 9:53la seconde chose dont vous parlez,
- 9:55c'est finalement la relation patient-médecin dans ce parcours.
- 9:59Et ça,
- 10:00c'est important qu'il y ait une discussion.
- 10:02Et souvent,
- 10:04il y a des femmes avec lesquelles j'échange,
- 10:06qui me disent,
- 10:07moi,
- 10:07je n'ose pas poser des questions à mon médecin,
- 10:09etc.
- 10:09Je n'ose pas me...
- 10:11dire ce que je veux vraiment,
- 10:12etc.
- 10:13Et ça,
- 10:13je crois que c'est très important que vous en parliez,
- 10:16vous,
- 10:16en tant que médecin,
- 10:17c'est que c'est des décisions que vous pouvez prendre ensemble et qu'il peut y avoir une communication autour de ça.
- 10:24Et je crois que c'est très important ici de le rappeler.
- 10:27Moi je pense qu'il faut y avoir une communication,
- 10:28c'est vraiment très important de partager son souhait,
- 10:33etc.
- 10:34Maintenant le médecin aussi peut mettre un veto par rapport à ça,
- 10:41la démarche sera toujours bienveillante et dans l'intérêt,
- 10:45mais l'idée c'est de proposer un traitement qui donne bien sûr le maximum de chances de grossesse,
- 10:53mais aussi le meilleur vécu.
- 10:56pour les patientes et les patients,
- 10:59mais les patientes surtout.
- 11:01En fait,
- 11:02le vécu compte par rapport à ça.
- 11:04Et de mon expérience,
- 11:07il n'y a que la communication qui permet d'améliorer ce vécu en soi.
- 11:12C'est vraiment un point important et merci de l'aborder parce que ce n'est pas toujours le cas.
- 11:20Et je crois que c'est un parcours,
- 11:23la fertilité ou...
- 11:25Il y a besoin d'avoir ces échanges,
- 11:27cette écoute,
- 11:28une forme de bienveillance,
- 11:30bien évidemment en respectant quand même la cohérence médicale,
- 11:33mais qu'on peut arriver à des consensus aussi par l'échange,
- 11:37et ça c'est super important.
- 11:39D'ailleurs,
- 11:40lors de la première consultation,
- 11:42qu'est-ce qu'il est proposé en général ?
- 11:44Un bilan,
- 11:45et d'ailleurs je fais une parenthèse,
- 11:48pour les personnes de moins de 36-37 ans,
- 11:52à partir de quel moment il est conseillé de faire cette première consultation,
- 11:54consultation ?
- 11:55Pour répondre à la parenthèse,
- 11:58pour les patients de moins de 36 ans,
- 12:00l'idée c'est effectivement qu'on garde un délai qui est de 9 mois à un an,
- 12:05habituel,
- 12:06classique par rapport à ça.
- 12:07Il peut être pondéré en fonction de la fréquence des rapports sexuels,
- 12:13notamment sur la période d'ovulation.
- 12:15Si on a des couples parfois qui ont des difficultés qui sont liées simplement à leur mode de vie.
- 12:22qui sont souvent en déplacement,
- 12:23etc.,
- 12:23qui ne sont pas exposées correctement à la grossesse.
- 12:26Donc,
- 12:27effectivement,
- 12:27la valeur des neuf mois,
- 12:29elle est toujours à pondérer en fonction de la qualité de vie et des difficultés de vie de chacun.
- 12:33Donc,
- 12:33ça,
- 12:34c'est important.
- 12:34Mais effectivement,
- 12:36si on doit schématiser,
- 12:36je dirais un an jusqu'à 35 ans et six mois après.
- 12:40D'accord.
- 12:40Et c'est quelque chose,
- 12:41finalement,
- 12:42sur lesquels vous allez interroger les patients lors de cette première consultation,
- 12:47en fait.
- 12:48Effectivement,
- 12:49ça fait partie de l'interrogatoire.
- 12:50Sur cette première consultation,
- 12:52la première chose à faire,
- 12:53effectivement,
- 12:54on va poser plein de questions pour mettre à jour un dossier,
- 12:56mais les informations qui me semblent essentielles déjà,
- 12:59c'est un de remettre à jour le suivi gynécologique.
- 13:02Donc,
- 13:02éventuellement,
- 13:04savoir où on en est en termes de la surveillance cervicale utérine,
- 13:07le frottis,
- 13:08le test HPV,
- 13:10savoir,
- 13:11on va être un peu plus strict sur les indications de mammographie.
- 13:14Donc les mammographies,
- 13:16typiquement,
- 13:16ne sont pas indiquées avant 40 ans.
- 13:19Mais sur un traitement d'AMP,
- 13:22il y a un traitement potentiellement hormonal.
- 13:24La littérature scientifique nous montre aujourd'hui qu'il n'y a pas de sur-risque a priori sur 4 stimulations faites.
- 13:31On ne crée pas de cancer du sein.
- 13:33Il y a simplement quelques études qui montrent que peut-être l'âge d'apparition est un petit peu plus jeune.
- 13:40que les autres patientes par rapport à ça.
- 13:43Donc l'arrière-pensée de se dire est-ce qu'on ne ferait pas parler un petit peu plus vite une lésion préexistante ?
- 13:48C'est pour ça qu'il y a un consensus de se dire qu'à partir de 38 ans,
- 13:51une imagerie mammaire satisfaisante est importante avant de démarrer un traitement.
- 13:57Donc ça,
- 13:57c'est pour la remise à jour du suivi gynécologique.
- 14:00Après,
- 14:00il y aura la partie finie qui va faire un point sur la fertilité.
- 14:05Chez l'homme,
- 14:07c'est vrai qu'on ira systématiquement au spermogramme,
- 14:10au spermocytogramme,
- 14:11au test de migration-survie,
- 14:12à la spermoculture.
- 14:13C'est un ensemble d'analyses faits sur un prélèvement de sperme qui,
- 14:17en fait,
- 14:18on aura assez peu de choses cliniques comme premier abord.
- 14:21Chez la femme,
- 14:22et là on va passer un peu plus de temps parce qu'il y a plus de choses et c'est plus mon métier,
- 14:26simplement pouvoir se dire,
- 14:28poser des questions sur comment...
- 14:32quelle a été la période première ?
- 14:33Enfin,
- 14:33en dehors d'un dossier classique,
- 14:34quelle a été la période d'exposition ?
- 14:38Donc,
- 14:38depuis combien de temps ils essayent ?
- 14:40Est-ce que les rapports sont bien ciblés sur la période d'ovulation ?
- 14:43Les autres,
- 14:44il y aura des questions qui seront importantes,
- 14:45à mon avis,
- 14:46sur le sens du cycle.
- 14:47À quel âge il a démarré ?
- 14:49Comment il était initialement ?
- 14:50Est-ce qu'il y avait des douleurs ?
- 14:51Est-ce que c'est apparu ?
- 14:52Est-ce qu'aujourd'hui,
- 14:53sans contraception,
- 14:55On a des signes cycliques,
- 14:58quels qu'ils soient,
- 14:59en tous sens.
- 15:01Ce qu'on appelle des signes cataméniaux en rapport avec les règles.
- 15:04Donc on peut avoir des diarrhées cataméniales,
- 15:06on peut avoir des infections linéaires qui sont cataméniales.
- 15:10N'importe quel signe qui ne revient que pendant les règles de manière régulière doit faire penser à une endométriose.
- 15:18C'est un sujet aujourd'hui qu'on a encore du mal à interpréter,
- 15:21mais ça c'est un autre débat que le podcast du jour.
- 15:24Mais c'est important de la dépister et d'être précautionneux aussi sur l'annonce et sur les potentiels impacts qu'elle peut avoir.
- 15:32Endométriose n'est pas toujours égal à l'infertilité.
- 15:35Mais cliniquement,
- 15:35savoir chez qui rechercher plus de choses,
- 15:38chez qui aller à l'IRM.
- 15:39Donc moi ce que j'aime bien poser comme question,
- 15:41c'est vraiment essayer de savoir s'il y a des symptômes cycliques qui reviennent pendant les règles,
- 15:46quels qu'ils soient.
- 15:47et orienter ses examens cliniques et paracliniques en fonction de l'interrogatoire par rapport à ça.
- 15:54Faire attention effectivement aux douleurs de règles,
- 15:56des douleurs pendant les rapports,
- 15:59la régularité des cycles,
- 16:00l'intensité des flux,
- 16:02et puis après,
- 16:03il y aura souvent,
- 16:04souvent quand même des examens paracliniques.
- 16:06Un bilan de fertilité,
- 16:07on ne le fait pas qu'une main sur le ventre malheureusement,
- 16:10il y aura une échographie pour pouvoir...
- 16:13faire en début de cycle ce qu'on appelle une évaluation du CFA,
- 16:17comme on a discuté tout à l'heure,
- 16:18du compte folliculaire entral.
- 16:21Il y aura également une évaluation par prise de sang des dosages hormonaux,
- 16:27donc la FSH,
- 16:28la LH,
- 16:28le stradiol,
- 16:29la progestérone et la MH.
- 16:33Il sera nécessaire aussi,
- 16:34plus ou moins selon les situations,
- 16:35de faire une évaluation de la cavité,
- 16:37donc de voir s'il n'y a pas un petit polype,
- 16:39un petit fibro,
- 16:40quelque chose qui gêne.
- 16:42à l'intérieur de l'utérus.
- 16:44Ça dépend des antécédents des patientes,
- 16:46mais globalement,
- 16:47il y a deux examens qui sont possibles.
- 16:49L'hystérosonographie,
- 16:51qui permet de dépister beaucoup de choses qui est très peu douloureuse et qui est vraiment quelque chose de très important.
- 16:59Ou,
- 17:00quand on a une suspicion un petit peu plus forte,
- 17:02quand il y a un antécédent particulier,
- 17:03de faire une hystéroscopie,
- 17:04qui est une caméra à l'intérieur de l'utérus et qui,
- 17:07là,
- 17:07donne un diagnostic de certitude par rapport à ça.
- 17:11L'autre examen essentiel,
- 17:12c'est l'examen des grompes,
- 17:14qui peut se faire de deux manières.
- 17:16Soit l'hystérosalpingographie,
- 17:17qui est un examen un petit peu douloureux,
- 17:20ne nous mentons pas,
- 17:21qui est fait par les radiologues,
- 17:24mais qui a l'avantage de donner une réponse binaire.
- 17:26Oui,
- 17:26non,
- 17:27ça fonctionne,
- 17:27ça ne fonctionne pas.
- 17:29Il n'y a pas de nuance dans la réponse.
- 17:31Il existe aujourd'hui une alternative.
- 17:33qui va à l'hystérosalpingographie,
- 17:35c'est ce qu'on appelle l'iphosie.
- 17:37L'iphosie,
- 17:37en fait,
- 17:38c'est le même principe qu'une hystérosonographie.
- 17:41Donc ça ne fait pas mal,
- 17:42c'est un petit cathéter qu'on met,
- 17:43avec une mousse qui est utilisée comme un produit de contraste.
- 17:47Et donc,
- 17:48il n'y a pas de pression surajoutée,
- 17:49la mousse gonfle progressivement et passe à travers les trompes.
- 17:53La simple limite de cet examen,
- 17:55c'est que ça ne peut pas conclure par la négative.
- 17:58Si l'iphosie est positive,
- 18:00ça veut dire que les trompes fonctionnent et c'est très bien.
- 18:02Si l'hyphosie est négative,
- 18:04je ne peux pas conclure qu'il n'y a pas de passage tubel.
- 18:07Je peux simplement conclure qu'il faudra refaire un examen complémentaire et on retombera sur l'hystérosalpingographie.
- 18:14Et c'est aujourd'hui la principale limite de l'hyphosie.
- 18:17D'accord,
- 18:17mais ça peut éviter un examen un peu finalement douloureux en première intention et de faire vraiment un examen qui est plus douloureux,
- 18:25vraiment si c'est nécessaire.
- 18:28En termes de confort pour la patiente,
- 18:30pour la femme,
- 18:30c'est...
- 18:32Pas négligeable.
- 18:33Non,
- 18:33mais c'est sans commune mesure.
- 18:34Et ça fait partie des choses.
- 18:36Là,
- 18:36depuis quelques années,
- 18:37le geste
- 18:38IFOZI, enfin reconnu par la Sécu,
- 18:40le remboursement du gel n'est pas encore fait par la Sécurité sociale.
- 18:46Mais il y a quand même pas mal de mutuelles aujourd'hui.
- 18:47Donc,
- 18:47il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès de ces mutuelles.
- 18:51pour pouvoir en fait vraiment faire rembourser ce gel-là.
- 18:54C'est de plus en plus possible.
- 18:55Effectivement,
- 18:55en première intention,
- 18:57c'est quand même quelque chose qui est beaucoup moins douloureux.
- 18:59C'est très intéressant parce que c'est vrai qu'en tant que patient,
- 19:02on n'a pas forcément toutes ces informations.
- 19:05Et c'est vrai que c'est bien de savoir que...
- 19:09Après,
- 19:09j'imagine que tous les gynécologues ne pratiquent pas forcément l'hyphosie non plus.
- 19:13Mais savoir que cette technique existe aussi pour...
- 19:19Si on a eu peut-être des expériences,
- 19:21on n'a pas envie de passer par cet examen douloureux,
- 19:24que c'est anxiogène,
- 19:25etc.,
- 19:26de savoir qu'il existe ces options-là,
- 19:27parce qu'on n'a pas forcément l'information,
- 19:29tout simplement.
- 19:31Non,
- 19:31mais il y en a de plus en plus aujourd'hui.
- 19:33Mais je suis d'accord que c'est un examen qui est relativement récent par rapport à l'hystérosalpagographie qui est faite dans beaucoup de cabines récentes.
- 19:41sans aucun stress.
- 19:43L'idée aujourd'hui c'est effectivement de se dire qu'il existe cette possibilité là.
- 19:48Alors effectivement je pense que toutes les villes sont peut-être pas complètement égales sur la possibilité d'avoir accès à cet examen et que peut-être que les dates d'attente sont plus importantes dans d'autres villes mais honnêtement à Paris c'est tout à fait possible.
- 20:00D'accord,
- 20:01c'est vraiment intéressant comme information parce que je crois que...
- 20:05C'est bien de s'intéresser aussi au bien-être des patientes.
- 20:09Et c'est vrai que de tenir ces éléments en compte,
- 20:11après,
- 20:12effectivement,
- 20:12il y a toujours ce côté financier qui existe.
- 20:17Et voilà,
- 20:18peut-être qu'il n'y a pas forcément une prise en charge,
- 20:20mais il faut avoir toutes les options,
- 20:22en tout cas,
- 20:23en tête.
- 20:25Ah oui,
- 20:26c'est sûr que c'est une option qui est possible et qui,
- 20:29pour une très bonne majorité de patientes,
- 20:33suffit.
- 20:33C'est quelque chose qui a son utilité.
- 20:37La limite,
- 20:38il faut la connaître par avance.
- 20:40Et si on le sait et que tout le monde est d'accord,
- 20:42moi je trouve que c'est un examen qui est beaucoup plus confortable que l'hystérosalparagraphie.
- 20:47Et donc dans le bilan,
- 20:48ça sera les éléments que vous venez de nous citer.
- 20:52Il y a la première consultation de fertilité,
- 20:54donc une mise à jour gynécologique,
- 20:58les différents marqueurs,
- 21:00le bilan de fertilité,
- 21:01c'est ça.
- 21:03Et puis ensuite,
- 21:04ces examens qui sont possibles,
- 21:07hystéroscopie.
- 21:08Le premier,
- 21:09pour résumer,
- 21:10c'est bien mise à jour du frottier et de la maman,
- 21:13le bilan en matière de l'évaluation de la qualité par un des deux examens,
- 21:18l'hystérosonographie ou l'hystéroscopie et l'examen de tuber.
- 21:23et le spermogramme plus ou moins un test de migration sur vie pour le conjoint d'accord c'est clair et c'est vrai que ça nous permet d'avoir une idée un petit peu qu'est-ce qu'on va regarder dans cette première consultation parce que c'est vrai que souvent
- 21:39les femmes il faut le dire on ne sait pas toujours on n'en sait pas beaucoup sur notre fertilité et tant qu'on n'a pas forcément un désir d'enfant,
- 21:50de grossesse ça...
- 21:52Et c'est vrai que de savoir qu'il y a tous ces examens,
- 21:55ces bilans que l'on peut faire pour voir si tout est OK,
- 21:59c'est hyper intéressant.
- 22:00Et puis aussi,
- 22:01je trouve qu'au niveau de la consultation pour les patients,
- 22:03ça permet,
- 22:04quand on vient vous voir,
- 22:06de comprendre aussi un petit peu en avance.
- 22:09Parce que c'est vrai que quand on n'est pas du tout dans ce domaine,
- 22:12ça fait beaucoup d'informations aussi d'un coup.
- 22:15Et de savoir un petit peu à quoi sert tout ça,
- 22:19ça nous éclaire vraiment.
- 22:21C'est important et c'est vrai que c'est toujours difficile d'avoir tout le temps pour emmagasiner toutes ces informations et de faire des examens.
- 22:29Ce qui est un peu frustrant sur une première consultation,
- 22:31et il y a beaucoup de retours de patients dans ce sens-là,
- 22:34c'est qu'on n'a pas grand-chose sans ces résultats,
- 22:36sans ces examens.
- 22:37Donc la première information,
- 22:38vous y allez plein d'espoir,
- 22:39envie d'avoir plein de réponses,
- 22:41et on vous dit,
- 22:41on se revoit avec ces examens-là.
- 22:43Et cette attente-là,
- 22:44elle est parfois difficile.
- 22:47Quand on peut donner des réponses dès le premier jour,
- 22:49ce n'est pas un très bon signe.
- 22:51Pour vérifier que tout va bien,
- 22:52souvent on a besoin de ce temps d'attente,
- 22:54et ce temps d'attente peut être angoissant,
- 22:56mais il faut savoir qu'il est...
- 22:57complètement naturel et que malheureusement aujourd'hui,
- 23:01c'est difficile de pouvoir tout faire en une consultation.
- 23:05Maintenant,
- 23:06il y a des projets,
- 23:06il y a plein d'endroits pour essayer de faire tous les examens en une journée,
- 23:09par exemple.
- 23:10Ce n'est pas toujours l'idéal,
- 23:12mais il y a des centres qui acceptent de faire le CFA,
- 23:15l'hystérosonographie en même temps et éventuellement aussi l'iphosie.
- 23:19Ça,
- 23:19plus à peu près,
- 23:20on a quand même fait le gros de l'exploration de fertilité par rapport à ça.
- 23:26Donc ça vous permet déjà vous de vous bloquer en tant que patiente qu'une demi-journée et d'avoir les trois examens en une fois.
- 23:34Il y aura toujours des gens qui vont dire « oui,
- 23:35mais ce n'est pas l'idéal » .
- 23:36Bien sûr que ce n'est pas l'idéal,
- 23:37bien sûr qu'ils ont raison.
- 23:39Mais en pratique,
- 23:40aussi pour le vécu des patientes,
- 23:42s'il y a besoin de recontrôler,
- 23:43s'il y a des choses qui ne sont pas satisfaisantes,
- 23:44qu'on a besoin de recontrôler,
- 23:45on les recontrôlera au besoin.
- 23:47Mais de pouvoir avancer de manière efficace en une seule fois,
- 23:50ça a du sens aussi.
- 23:51Les one-day fertility,
- 23:52il en existe de plus en plus un peu partout.
- 23:54Et ça,
- 23:55c'est important aussi.
- 23:57En fait,
- 23:57le but de tout ça,
- 23:58c'est d'améliorer le vécu des patientes et en une journée,
- 24:00d'avoir le plus de réponses possibles par rapport à ça.
- 24:04Je parle de Monday,
- 24:04mais ça peut très bien se faire en consultation classique,
- 24:08en prenant juste le temps de faire les deux ou trois rendez-vous.
- 24:12Et d'ailleurs,
- 24:13en parlant de tous ces examens,
- 24:15vous en avez parlé avant,
- 24:16mais il y a certains jours du cycle sur lesquels on doit se caler pour certains examens.
- 24:23Exactement.
- 24:24Le CFA,
- 24:25donc l'échographie pour le comptage des follicules en trop,
- 24:28idéalement se fait en début de cycle entre J2 et J5.
- 24:31L'évaluation des trompes et de la cavité,
- 24:34quel que soit l'examen choisi,
- 24:36idéalement se fait entre J6 et J14.
- 24:40Et pour l'iphosie,
- 24:41j'apporterai une petite nuance,
- 24:42c'est qu'on aime bien que l'endom...
- 24:43que c'est...
- 24:44en tout cas,
- 24:44on a plus de réponses positives avec un endomètre qui est fin.
- 24:47Donc dès l'arrêt des règles,
- 24:49de pouvoir prendre un rendez-vous immédiatement pour éviter à la mousse...
- 24:53de se perdre dans des cryptes endométriales chez des patients qui ont un endomètre un peu épais,
- 24:57et de conclure à tort qu'il y a une difficulté de passage de tuber alors qu'il n'y en a pas.
- 25:01Et pour le bilan sanguin aussi,
- 25:03pardon,
- 25:04pour le bilan hormonal ?
- 25:06Le bilan sanguin,
- 25:07excusez-moi,
- 25:08vous avez raison,
- 25:09c'est en même temps que l'échographie,
- 25:10que le CFA.
- 25:12On le fait à peu près le même jour généralement,
- 25:13et c'est entre J2 et J5.
- 25:16C'est la même période.
- 25:17D'accord.
- 25:18C'est intéressant parce que c'est vrai que quand on sort finalement de la consultation ou qu'on a envie d'anticiper et de venir directement à la consultation pour faire le comptage folliculaire dès la première consultation,
- 25:31je ne sais pas si c'est possible ou si en général c'est une seconde consultation.
- 25:36Je ne sais pas comment,
- 25:37parce que comme il y a déjà beaucoup de choses.
- 25:39C'est le timing du cycle qui prime en fait.
- 25:42Si on est sur un début de cycle,
- 25:43on pourra toujours en profiter pour faire l'échographie.
- 25:47Par rapport à ça,
- 25:48on prendra le temps qu'il faut pour ça.
- 25:50Parfois,
- 25:50l'échographie sera un peu plus succincte.
- 25:52On ne nous embêtera pas pendant une demi-heure d'une échographie référente,
- 25:56etc.
- 25:57Mais l'information
- 25:58CFA peut être obtenue assez rapidement.
- 26:01Et ça,
- 26:01oui,
- 26:02effectivement,
- 26:02elle peut tout à fait se coupler à la première consultation sans aucune difficulté.
- 26:08Et puis faire la prise de sang dans les jours qui suivent.
- 26:10On peut essayer de programmer l'hystérosonographie et l'examen tubaire.
- 26:16quel qu'il soit,
- 26:18dans les dix jours qui suivent.
- 26:20Et puis après,
- 26:21il restera le spermogramme à faire.
- 26:23C'est intéressant parce que c'est vrai qu'il y a un petit peu cet aspect aussi qui revient.
- 26:27Souvent,
- 26:28c'est le côté,
- 26:29une fois qu'on commence à s'intéresser à sa fertilité,
- 26:32des examens,
- 26:33etc.,
- 26:34le côté qui revient souvent,
- 26:36une fois qu'on est dans le parcours de PMA aussi,
- 26:37c'est l'organisation autour de tout ça.
- 26:41Et c'est vrai qu'il y a un petit peu des choses au clair sur quand,
- 26:45se fait tel ou tel examen,
- 26:47ça permet aussi de mieux s'organiser en amont et puis de diminuer un petit peu le stress par rapport à tout ça.
- 26:53Bien sûr,
- 26:54et puis il y a le stress qui va être lié aussi à l'absentéisme au travail par rapport à l'organisation de tous ces examens.
- 27:00D'abord,
- 27:00en France,
- 27:00il y a un texte de loi qui autorise des demi-journées d'absence pour chaque trimestre liées à la PME.
- 27:06Après,
- 27:07il y a toujours,
- 27:08ça c'est le texte de loi,
- 27:09c'est la théorie et puis il y a la réalité,
- 27:10est-ce qu'on a envie d'en parler,
- 27:11est-ce qu'on a envie d'utiliser ce genre de choses ?
- 27:13C'est tout.
- 27:14compliqué,
- 27:16chacun trouve son arbitrage et quel qu'il soit,
- 27:17ce sera le bon.
- 27:19Mais savoir,
- 27:20en cas de difficultés administratives,
- 27:22il y a toujours cette possibilité-là.
- 27:24Beaucoup de patients n'ont pas envie d'utiliser,
- 27:25n'ont pas envie de le dire,
- 27:26ce qui est tout à fait compréhensible,
- 27:27ce qui est tout à fait légitime,
- 27:30évidemment.
- 27:31Mais en cas de difficultés,
- 27:32il faut savoir que cet outil-là existe pour les défendre.
- 27:35C'est un sujet qui revient régulièrement dans les échanges que je peux avoir et c'est vrai que,
- 27:41comme vous dites,
- 27:42il n'y a pas de...
- 27:43de bonnes décisions,
- 27:44parce que c'est un choix qui est vraiment personnel,
- 27:47qui dépend vraiment de la situation et finalement un peu des humains qu'on a en face de nous.
- 27:51Et c'est vrai qu'il y a une loi,
- 27:53mais c'est vrai que cette loi oblige en fait à informer l'employeur de cette démarche.
- 27:58Et c'est quand même pas toujours très simple.
- 28:02Et justement,
- 28:03un témoignage que j'ai fait dans un précédent podcast,
- 28:07la personne n'en a pas parlé au départ,
- 28:10alors que même...
- 28:11elle s'entendait bien avec son chef.
- 28:14Donc,
- 28:15c'est vraiment,
- 28:15c'est tout un vaste sujet.
- 28:17Mais en tout cas,
- 28:18il ne faut pas oublier que vous avez le droit là.
- 28:21Et c'est important de le redire.
- 28:23Il y a encore un petit peu de travail à faire au niveau du monde de l'entreprise de ce côté-là.
- 28:28Mais je crois que les choses commencent à bouger petit à petit.
- 28:32C'est une sacrée ambition,
- 28:33mais oui,
- 28:33bien sûr.
- 28:34Mais c'est un outil qu'il faut savoir utiliser.
- 28:36Chacun l'utilisera comme il le souhaite.
- 28:38Mais c'est important de savoir que cet outil-là existe absolument.
- 28:41Je suis d'accord avec vous.
- 28:42En tout cas,
- 28:43merci beaucoup pour toutes ces informations parce que c'est vrai que ça nous éclaire.
- 28:47Et je pense qu'on est soit sur un début de désir d'enfant et qu'on s'interroge ou même qu'on soit lancé dans un futur parcours de PMA.
- 28:59Ça fait toujours du bien de se remettre un peu toutes ces informations en tête.
- 29:03Et pour terminer...
- 29:05Quel conseil souhaiteriez-vous donner aux femmes qui ont un désir d'enfant,
- 29:09mais pour plus tard ?
- 29:11C'est très important de se sentir prêt pour avoir un enfant,
- 29:13pour accueillir une grossesse.
- 29:15Et ça,
- 29:15encore une fois,
- 29:16c'est comme sur certains sujets qu'on a évoqués juste avant,
- 29:19c'est un choix qui est très personnel.
- 29:22Le moment idéal,
- 29:23c'est le moment où on se sent prêt.
- 29:24Ça,
- 29:24il n'y a aucun débat par rapport à ça.
- 29:28La pression sociale existe,
- 29:30il faut toujours essayer de l'éviter au maximum,
- 29:33et ça c'est un grand discours.
- 29:35Aujourd'hui dans la réalité,
- 29:36on sait qu'il y a un marqueur important qui est l'âge.
- 29:39L'âge joue par rapport à ça.
- 29:41Les difficultés qu'on voit qui sont de plus en plus fréquentes et qui sont un motif de consultation de plus en plus fréquent sont souvent liées à l'âge des couples,
- 29:49tout simplement en fait.
- 29:52L'âge d'un premier enfant a passé la barre des 30 ans largement depuis quelques années.
- 29:57Et donc...
- 29:57Cette difficulté-là,
- 29:58ce recul de l'âge du premier enfant explique les difficultés et le recours à l'APM.
- 30:03Il faut le savoir.
- 30:05Et le reste est un arbitrage qui sera très personnel,
- 30:07qui faudra pondérer avec les choix de vie,
- 30:11les difficultés de vie,
- 30:13les résultats de son bilan.
- 30:15Il y a toujours maintenant de plus en plus ce qu'on appelle des bilans de fertilité qui existent pour faire le point,
- 30:20mais il faut les interpréter avec beaucoup de précaution.
- 30:22Se dire simplement,
- 30:24s'il y a besoin d'aide,
- 30:25est-ce que...
- 30:26j'ai une réponse ovarienne qui pourrait être satisfaisante.
- 30:30Malgré ça,
- 30:31ce n'est pas un blanc-seing et ce n'est pas une assurance de réussite.
- 30:35Aujourd'hui,
- 30:35il y a des nouveaux outils,
- 30:36ce qui sont en fait typiquement la préservation de fertilité,
- 30:39la préservation d'ovocytes.
- 30:42L'avancée qui a eu lieu en France avec l'autorisation par le nouveau texte de loi de la préservation à des fins sociétales est un outil important.
- 30:50Probablement qu'on ne maîtrise pas encore cet outil.
- 30:53Parce qu'on voit des taux de réutilisation,
- 30:56c'est-à-dire que toutes les patientes qui ont vitrifié des ovocytes à travers le monde,
- 31:01sur les différentes séries de republications,
- 31:03on retrouve un taux de réutilisation,
- 31:05un nombre de patientes qui reviennent utilisées qui est très inférieur à la moitié.
- 31:10On parle parfois de 15%,
- 31:11parfois de 20%
- 31:12sur des grosses séries,
- 31:14mais sur une préservation sociétale,
- 31:17c'est-à-dire simplement par un désir personnel,
- 31:19pour l'instant,
- 31:20on n'a pas encore d'outils.
- 31:22pour savoir véritablement comment est-ce qu'elle peut être plus efficace et parce qu'elle est soumise aussi au futur conjoint,
- 31:30au spermogramme du conjoint et au spermogramme du donneur de sperme par rapport à ça sur les patientes qui sont en projet solo ou sur les patientes de couple de femmes.
- 31:42D'accord,
- 31:42très bien.
- 31:43Et d'ailleurs,
- 31:43pour peut-être repréciser pour les personnes qui ne connaissent pas forcément cet outil,
- 31:48donc la vitrification des ovocytes,
- 31:51Ça consiste à faire une stimulation hormonale pour prélever des ovocytes,
- 31:58les congeler,
- 31:59donc le langage technique c'est vitrifier,
- 32:04pour pouvoir les utiliser plus tard,
- 32:07donc quelques mois,
- 32:09quelques années plus tard,
- 32:11et finalement,
- 32:13c'est pour ça qu'on parle de préservation.
- 32:16Le vrai terme,
- 32:17pour qu'on soit honnête avec les patients,
- 32:19ce serait parler de préservation de gamètes.
- 32:21C'est-à-dire qu'on préserve des ovocytes,
- 32:23on préserve des spermatozoïdes pour les hommes,
- 32:26on préserve des gamètes.
- 32:28Cette préservation de gamètes,
- 32:30en fait,
- 32:31c'est une préservation quantitative.
- 32:34Je n'ai aucune,
- 32:35dans la plupart des cas,
- 32:36aucune assurance qu'il y en aura besoin,
- 32:40mais aucune certitude de réussite non plus s'il y en a besoin.
- 32:44C'est une assurance qu'on prend.
- 32:46on l'utilise,
- 32:47on ne l'utilise pas,
- 32:47et quand on l'utilise,
- 32:49parfois elle fonctionne,
- 32:50et parfois elle ne fonctionne pas aussi.
- 32:51Donc il faut vraiment pondérer,
- 32:53et il faut qu'on mette en place des nouvelles aides,
- 32:59des nouveaux outils,
- 33:00pour pouvoir déterminer chez qui on sera vraiment efficace,
- 33:05et chez qui on ne le sera pas.
- 33:06Mais aujourd'hui,
- 33:06la difficulté,
- 33:07c'est de partir avec un grand point d'interrogation qui sera...
- 33:12soit le spermogramme ou le sperme qui sera associé à cet ovocyte pour la grossesse.
- 33:20C'est vrai que c'est important,
- 33:21il ne faut pas oublier cette partie-là.
- 33:23On a ce côté
- 33:25H qu'il ne faut pas oublier quand on pense à un projet bébé pour plus tard.
- 33:31Il ne faut pas oublier quand même qu'il y a cette composante qui est quand même composante importante.
- 33:35Néanmoins,
- 33:36on sait que parfois,
- 33:37ce n'est pas possible pour X ou Y raisons.
- 33:41et qu'on a des outils,
- 33:44mais qui ne sont pas des outils.
- 33:46On reste des humains avec une fertilité qui n'est pas si performante que ça,
- 33:50finalement.
- 33:50Et donc,
- 33:51avec des outils qui ne sont pas des garanties à 100%
- 33:54non plus.
- 33:56Voilà,
- 33:56donc qui sont les bienvenus,
- 33:59mais qui ne sont pas des garanties à 100%.
- 34:02Absolument.
- 34:02Et leur dire une chose qui me paraît essentielle,
- 34:04c'est que la femme,
- 34:07dans le ressenti,
- 34:07porte souvent beaucoup...
- 34:08beaucoup plus que 50%
- 34:11du ressenti de la responsabilité,
- 34:13alors qu'en pratique,
- 34:14il y a 50%
- 34:15de génétique féminine et 50%
- 34:17de génétique masculine,
- 34:17il ne faut pas l'oublier.
- 34:19Donc ne pas prendre trop de responsabilité par rapport à ça,
- 34:21et c'est pour cette raison qu'on manque aussi de certitude.
- 34:25pour les patientes qui ont un désir de grossesse à plusieurs années.
- 34:28Il faudrait une petite boule de cristal qu'aujourd'hui nous n'avons pas.
- 34:32Petit à petit,
- 34:34la science avance,
- 34:34les données avancent.
- 34:36Mais en tout cas,
- 34:37docteur Zeghari,
- 34:38merci beaucoup pour toutes ces informations que vous nous avez données aujourd'hui.
- 34:43Je suis sûre que ça a aidé beaucoup de femmes,
- 34:46de couples qui nous écoutent aujourd'hui.
- 34:49Et puis,
- 34:50merci à tous de nous avoir écoutés.
- 34:52Merci Lisa,
- 34:53merci de votre invitation.
- 34:54A très bientôt,
- 34:55au revoir.
- 34:57J'espère que vous avez apprécié cet épisode de podcast.
- 35:01N'hésitez pas à le partager si celui-ci vous a plu et à me retrouver sur mon compte Instagram Lisa Journia Coaching pour échanger.
- 35:09A bientôt.