Latest / Les invités de Radio des Ballons / Expo sur les femmes inspirantes au collège Jules Ferry du Thillot
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- Muriel Nurdin, tu es prof de français au Collège Jules Ferry, au TIO, et depuis le mois d'octobre, tu as créé le Club Egalité. Et pour le mois de mars, il y a un événement spécial, je crois. Oui, tout à fait. Alors, avec le Club Egalité, nous avons fait le choix de mettre en place une exposition afin de mettre à l'honneur des femmes d'exception, oubliées de l'histoire, plus ou moins connues pour certaines, afin de les remettre à l'honneur et en lumière. Les mettre à lumière, c'est par rapport à la Journée de la Femme, évidemment, mais d'où vient l'idée de créer un Club Egalité au Collège ? L'idée était de promouvoir l'accès à certaines valeurs, faire prendre conscience que beaucoup de travail restera à accomplir dans ce domaine, dans le domaine de l'égalité entre les filles et les garçons, et sensibiliser également à tous ces enjeux qui me semblent personnellement très importants. Et toi, Julie, tu fais partie du Club Egalité, alors tu as quel âge ? J'ai 13 ans, je suis en quatrième. Et un Club Egalité, c'est tout des quatrièmes ou il y a des élèves de toutes les classes ? Il y avait un peu de quatrièmes et un peu de troisième. On n'est pas sûr que les sixièmes et les cinquièmes soient vraiment aptes à comprendre de quoi on parle vraiment au Club Egalité. Et de quoi parles-tu avec tes copains au Club Egalité, alors ? On parle surtout des inégalités qu'on fait subir aux femmes, par exemple au niveau du salaire, les violences qu'on fait aux femmes aussi. On parle vraiment un peu de tout au Club Egalité. Et là, aujourd'hui, on est dans une exposition. Qu'est-ce qu'elle relate, cette exposition ? Ça nous parle de toutes les femmes qui sont inspirantes et qui, parfois, sont connues et parfois beaucoup moins. Et c'est ça le but, c'est de montrer à tout le monde que les femmes aussi ont une place importante dans l'histoire de l'humanité. Et j'imagine qu'il y a eu des femmes qui ont été célèbres, mais après, non ? Alors, il y a des femmes qui ont été célèbres au moment où on les opprimait et des femmes qui sont célèbres actuellement, au moment où elles ont beaucoup plus de droits. Et du coup, c'est ça, c'est vraiment drôle de voir à quel point, même aujourd'hui, on a beaucoup plus de droits. On est quand même un peu moins connus que les hommes pour ce qu'on fait. Pour toi, il y a encore beaucoup trop d'inégalités. Beaucoup, oui, mais c'est déjà beaucoup mieux qu'avant. On peut encore se plaindre, mais beaucoup moins qu'avant. Et pour revenir sur cette expo, là, je vois qu'il y a un nombre de femmes phénoménales. Et qu'est-ce qu'il va devenir, cette expo, après ? Est-ce qu'il y a quelque chose de prévu dans le collège ? On a un petit projet où on va renommer les salles pour des autres professeurs qui voulaient bien adhérer au projet. Donc, il y a des affiches qui font partie de l'exposition, qui vont aller dans les salles des professeurs. Et justement, on avait fait les affiches pour à la fois l'exposition et pour les professeurs après. Et Muriel, ce nombre est limité ou ça peut se développer ? Ça peut très bien se développer. Certains enseignants peuvent toujours avoir l'idée et mettre le souhait de voir une femme accrochée à, voilà, devenir l'emblème, en tout cas, de leur salle de classe. Tous n'y ont pas répondu, sans doute par manque de temps. Et bien sûr, là, nous avons une vingtaine de femmes et donc de classes qui vont être renommées à leur nom. Et nous voulions également montrer que tout est possible en matière d'orientation. Nous voulions ouvrir le champ des possibles pour les jeunes filles, justement, leur montrer également qu'elles pouvaient envisager des orientations pour certaines plus scientifiques et que tout est possible, qu'elles n'ont pas à se limiter à ce qu'elles pensent pouvoir faire et ce qu'on leur inculque depuis leur plus jeune âge. Et pour finir, pour revenir au Club Égalité, l'égalité, ce n'est pas forcément qu'hommes et femmes. Est-ce que vous avez des autres projets ? Alors, nous avons un autre projet lors notamment de la journée du 17 mai, qui est la journée de lutte contre l'homophobie et la transphobie. Nous aimerions également ouvrir les esprits, pourquoi pas placarder quelques affiches de soutien, montrer aux élèves qui se sentent concernés ou qui savent qu'ils sont concernés qu'il y a un espace d'écoute et de confidence possible afin de vivre au mieux dans le collège. Donc, on se donne rendez-vous au mois de mai ? Avec plaisir. Tu seras là aussi ? Certainement, même très certainement. On essaiera aussi d'interviewer des autres. Oui, c'est bien que tout le monde puisse s'exprimer comme il l'entend, parce que j'ai un avis, mais les autres en ont forcément un différent puisque tout le monde est différent finalement.