Latest / Africa Fashion Tour / Zak Koné, fonfateur de la marque Pelebe
Transcript
- 0:00Au-delà de l'élection Miss Univers que nous attendons avec hâte avec notre candidate
- 0:05Olivia Yassé,
- 0:06on a la Fashion Week d'Abidjan organisée par mon confrère et grand frère Eli Kuham,
- 0:13qui est vraiment l'événement depuis l'année dernière auquel nous participons en fin d'année pour présenter les nouvelles collections et pendant dans laquelle justement nous allons présenter la collection 2026.
- 0:29J'ai hâte que le public et notre clientèle découvrent cette collection-là qui promet en tout cas pas d'aller à l'encontre de ce que nous avons déjà fait en 2025,
- 0:42mais qui serait,
- 0:43je pense,
- 0:44une vraie suite chronologique.
- 0:49Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:52Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:56Je vous invite à voyager à Abidjan.
- 0:58Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:03responsables et ambitieux.
- 1:05Au fil des interviews,
- 1:06je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:13Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:19de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:24Je suis Ramata Diallo.
- 1:25Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:34En 2017,
- 1:35j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:38Et depuis,
- 1:38je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:45Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:53Aujourd'hui,
- 1:53je suis en compagnie de Zat...
- 1:55connaît le fondateur de la marque Télébé.
- 1:58Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous parler de son parcours et de sa marque.
- 2:02Bienvenue Zach,
- 2:03comment vas-tu ?
- 2:04Bonjour Amata,
- 2:05bien et toi ?
- 2:06Ça va très bien,
- 2:07je suis ravie de pouvoir échanger avec toi.
- 2:09Moi,
- 2:09ça fait quelques mois maintenant que j'ai découvert ta marque lors du défilé
- 2:14Black Fashion Experience.
- 2:16Et du coup,
- 2:17moi je m'étais fait dans ma petite liste de marques et de créateurs à rencontrer.
- 2:21Pélé B en faisait partie,
- 2:22donc je suis ravie qu'on ait pu réussir à trouver un moment pour pouvoir échanger.
- 2:27Donc on va commencer cette interview comme je le fais toujours,
- 2:30je vais te demander de te présenter.
- 2:33Alors je suis Zach Conné,
- 2:35je suis styliste ivoirien et je suis fondateur d'une maison de couture et de prêtres apportés maintenant en Côte d'Ivoire du nom de Pélé B.
- 2:50Voilà.
- 2:52Très bien,
- 2:53c'est une présentation succincte,
- 2:54très efficace.
- 2:56Maintenant,
- 2:56on va rentrer un petit peu dans le détail.
- 2:59Donc,
- 3:00moi,
- 3:00j'ai envie de savoir un petit peu qui est Zach,
- 3:03en fait.
- 3:03Et puis,
- 3:04comment est-ce que tu as atterri dans la mode ?
- 3:06Et notamment,
- 3:07comment est-ce que tu es devenu styliste ?
- 3:09Donc,
- 3:09est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours scolaire,
- 3:11des études que tu as pu faire ?
- 3:13Et est-ce que tu étais déjà dans le domaine de la mode ?
- 3:16Ou est-ce que rien à voir ?
- 3:17Et puis,
- 3:18à un moment donné,
- 3:18il y a eu un déclic qui t'a fait rentrer dans...
- 3:21dans la planète mode ?
- 3:23Alors,
- 3:24il faut savoir déjà que je suis autodidacte.
- 3:27Donc,
- 3:28pour moi,
- 3:29par exemple,
- 3:29il n'y a jamais réellement eu de déclic.
- 3:31J'ai toujours été passionné de mode depuis ma tendre enfance.
- 3:36Et c'était quelque chose de super évident pour moi.
- 3:40C'est-à-dire que je ne voulais pas faire autre chose que cela.
- 3:43Et c'était avant tout,
- 3:44en fait,
- 3:45d'abord du stylisme.
- 3:48Habiller les gens,
- 3:49habiller les hommes,
- 3:50les femmes.
- 3:53modifier pourquoi pas la façon de s'habiller.
- 3:58Et donc très jeune,
- 3:59j'ai vraiment alimenté cela dans mon esprit.
- 4:04Et dès que j'ai eu l'occasion,
- 4:06après l'obtention de mon baccalauréat,
- 4:08mes parents,
- 4:09bien sûr parce que j'avais quand même un très bon niveau,
- 4:12j'avais fait un bac professionnel,
- 4:14j'avais un très bon niveau en communication et marketing,
- 4:17me poussait plus à continuer mes études.
- 4:20Mais je crois que le cœur battait plus fort ailleurs.
- 4:25Et j'ai décidé d'apprendre sur le Thaïsie,
- 4:28faute de moyens de rentrer dans une école internationale de mots.
- 4:32Je me suis dit que ça n'allait pas être un frein bien au contraire et que j'allais d'abord apprendre ici.
- 4:38Et bien sûr,
- 4:39je pense que dans ma carrière,
- 4:40ça m'a beaucoup servi.
- 4:43Et voilà,
- 4:44en tant que personne,
- 4:45je suis vraiment un bon vivant.
- 4:49Je suis quelqu'un d'assez optimiste dans tout ce que j'entreprends,
- 4:54dans ma vision même en fait globale du monde.
- 4:58Et j'essaie vraiment de...
- 5:00Cultiver cet esprit-là et de rester dans de bonnes énergies,
- 5:06rencontrer de bonnes personnes qui me permettent,
- 5:08bien entendu,
- 5:09de pouvoir personnellement me développer au même niveau.
- 5:14Je ne sais pas si cela répond dans les détails à ta question.
- 5:18Ne t'inquiète pas,
- 5:19on a une heure devant nous,
- 5:20donc il y aura du détail.
- 5:22Ce n'est pas un souci.
- 5:23Non,
- 5:23c'est grave.
- 5:24Je vais faire une réponse tout de suite.
- 5:27Du coup,
- 5:27j'avais envie de revenir sur une différence que l'on fait et parfois qui n'est pas connue de tout le monde entre le métier de styliste et le métier de designer.
- 5:34Toi,
- 5:34tu as dit que tu as d'abord commencé en étant styliste.
- 5:37Est-ce que tu peux expliquer ce que tu faisais exactement et un peu décrire quelle est la différence entre le métier de styliste et la casquette que tu prends quand tu es plutôt créateur et quand tu es plutôt designer ?
- 5:50En fait,
- 5:50je dis qu'à la base,
- 5:52je suis styliste parce que c'est ce qui m'a passionné en premier.
- 5:56C'est ce que j'ai vu et qui m'a tout de suite plu.
- 6:00Et que j'ai fait en premier parce que,
- 6:03n'ayant pas encore une formation pour être un créateur.
- 6:08Pour moi,
- 6:08le créateur,
- 6:09en fait,
- 6:09donc le créateur d'une maison de mode,
- 6:11un créateur de mode,
- 6:13c'est quelqu'un,
- 6:13en fait,
- 6:14qui crée des tendances,
- 6:15qui permet,
- 6:16pourquoi pas même,
- 6:17de faire renaître,
- 6:18en fait,
- 6:18la mode d'une nouvelle façon.
- 6:21Pour moi,
- 6:21des créateurs de mode,
- 6:22il y en a plein dans le mode.
- 6:25Mais de vrais créateurs,
- 6:27ça a été
- 6:28Christian Dior,
- 6:29Yves Saint Laurent,
- 6:34Versace,
- 6:36Karl Lagerfeld,
- 6:38Jean-Paul Gaultier,
- 6:40George Armani.
- 6:41Des personnes qui,
- 6:43au-delà de créer même des tendances,
- 6:45ont créé un style,
- 6:46ont su imposer une histoire,
- 6:48une personnalité derrière les créations.
- 6:54Le styliste,
- 6:56c'est celui qui,
- 6:56justement,
- 6:58arrive à lire ces histoires-là au travers des collections de créateurs et qui,
- 7:04ensuite,
- 7:05peut le retravailler sur des silhouettes,
- 7:09peut le traduire au marché à travers des looks,
- 7:16à travers l'accueillation de ces tendances-là.
- 7:22C'est le styliste.
- 7:23qui permet au mode de naître à travers des tendances.
- 7:32Et c'est ce que j'ai commencé à faire en travaillant avec des stylistes locaux,
- 7:37des créatrices locales.
- 7:40Et au fur et à mesure,
- 7:43en vrai,
- 7:44je suis arrivé à la création par nécessité.
- 7:49En fait,
- 7:50au fur et à mesure,
- 7:51en travaillant avec...
- 7:53d'autres créateurs localement ici en Côte d'Ivoire,
- 7:56je me suis rendu compte en fait justement qu'il existait un grand décalage entre la mode qui se faisait sur le continent africain et ce qui se faisait à l'international.
- 8:07Moi qui ai d'abord été influencé à travers des magazines internationaux par des marques comme Dior,
- 8:13Chanel,
- 8:14Yves Saint Laurent,
- 8:17Versace,
- 8:18Giorgio Armani,
- 8:19et puis j'en passe.
- 8:21Je trouvais que nous,
- 8:23On n'avançait pas forcément dans le même sens que ces créateurs-là,
- 8:30qui pour moi avaient pu toucher un œil universel.
- 8:34Contrairement à nous,
- 8:35qui vraiment nous débattions encore à d'abord pouvoir s'imposer même déjà sur notre marché local,
- 8:43avant d'essayer de toucher même pourquoi pas mon continent africain.
- 8:47Et c'est à ce moment-là que je me suis dit,
- 8:49il existe dans ce cas-là une réelle faille.
- 8:53Et je comprends d'ailleurs pourquoi on dit la mode africaine et pourquoi pas tout simplement la mode,
- 8:59c'est-à-dire celle qui universalise toutes les cultures.
- 9:04Et je me suis dit à ce moment-là,
- 9:06il était peut-être temps pour moi de créer cette maison-là qui répondrait à cette question-là,
- 9:15à cette thèse-là qui serait de pourquoi nous,
- 9:20en tant que...
- 9:22En tant que mode existant sur le continent africain,
- 9:26nous ne pouvons pas pénétrer le marché universel.
- 9:32Pour moi,
- 9:33ce n'est pas une façon,
- 9:34par exemple,
- 9:35de dire que nous allons faire des choses qui vont vraiment à l'encontre de notre culture.
- 9:43PLB est une réelle réponse,
- 9:44dans le sens où on essaie de faire des vêtements qui,
- 9:48en tout temps...
- 9:51Puisant son inspiration complètement du cœur du continent,
- 9:55de son histoire et de sa culture.
- 9:57peut aujourd'hui non seulement répandre de manière stylistique,
- 10:03vestimentaire et pratique aux besoins des populations sur le continent,
- 10:09pas seulement sur le continent,
- 10:11mais qui pourrait aussi séduire au-delà du continent,
- 10:15apporter cet aspect universel-là à ce que serait aujourd'hui,
- 10:19en 2025,
- 10:21voire les années à venir,
- 10:24la mode sur le continent africain.
- 10:27Je suis venu à avoir une maison de mode,
- 10:31tout simplement parce que je n'arrivais pas,
- 10:33en tout cas mon essence de styliste,
- 10:36n'arrivait pas avec ce qui se faisait déjà sur le continent,
- 10:41à pouvoir répondre déjà à cette vision que je me faisais déjà très jeune,
- 10:48de ce qu'on pourrait faire de notre culture,
- 10:52mixée,
- 10:52mélangée à ce qui se faisait déjà à l'international.
- 10:56Point de vue mode,
- 10:58l'international m'a beaucoup,
- 10:59beaucoup,
- 10:59beaucoup,
- 11:00beaucoup influencé sur l'esthétique.
- 11:04Et en termes de culture,
- 11:06je me suis beaucoup inspiré de mon continent.
- 11:10Et c'est à travers PLP que j'arrive plus facilement à pouvoir développer et montrer l'œil stylistique que j'ai de la mode.
- 11:24non seulement universelle aujourd'hui,
- 11:27mais tout en partant d'une vision culturelle,
- 11:31en tout cas africaine.
- 11:33C'est extrêmement intéressant que tu précises vraiment quelle est l'origine de la genèse de la marque.
- 11:40Et quelque part,
- 11:41c'est sorti d'une forme de frustration où ce qu'il y avait dans ton environnement ne correspondait pas à ce que toi tu avais en tête,
- 11:51à ce que tu envisageais.
- 11:52C'est complètement ça,
- 11:53c'est vraiment partie d'une frustration en fait,
- 11:57de ne pas pouvoir exprimer l'essence même de la mode,
- 12:03tout en se restant ancré dans notre culture.
- 12:07Et du coup,
- 12:08aujourd'hui à travers PLB,
- 12:10comment est-ce que tu arrives à exprimer cette essence ?
- 12:13Et ce que j'entends,
- 12:14c'est vraiment,
- 12:14c'est important pour toi de mettre en avant la culture ?
- 12:18Et en même temps,
- 12:19d'avoir quelque chose,
- 12:21tu évoques beaucoup le terme universel.
- 12:23Mais c'est ça le principal challenge.
- 12:26Comment est-ce que Pélébé réussit ce challenge ?
- 12:29Tout à fait.
- 12:30Ma foi,
- 12:31pour être honnête,
- 12:32tous les jours,
- 12:32je me demande comment est-ce qu'on arrive en fait à réussir.
- 12:37J'espère en tout cas qu'on réussit.
- 12:39Mais en fait,
- 12:39en vrai,
- 12:40je pense que c'est...
- 12:43Cela part du fait quand même que je sois quelqu'un de réellement ancré Merci.
- 12:48dans mon époque.
- 12:50Je vis l'instant présent.
- 12:51Et je pense que ça se voit réellement dans nos créations parce que nous pensons à l'évolution de la femme africaine avant tout.
- 13:02La femme africaine de sa jeunesse,
- 13:04comme j'ai envie de te dire,
- 13:06avant la colonisation,
- 13:07a aujourd'hui,
- 13:10celle qui a traversé toutes ces époques-là,
- 13:13qui aujourd'hui utilise l'IA,
- 13:16fait des podcasts,
- 13:18en fait avec des créateurs qui sont sur des autoroutes au Côte d'Ivoire pendant qu'elle est assise à Paris.
- 13:26Pourquoi pas celle qui reste même en fait ancrée dans son continent,
- 13:31pas dans des grandes villes,
- 13:32mais qui est vraiment en fait dans des campagnes et qui quand même en fait s'intéresse en fait à sa modernité.
- 13:41Je pense que nous y arrivons parce que nous essayons réellement dans tous les aspects en fait de notre processus de création.
- 13:47de prendre en compte ce que serait aujourd'hui la femme africaine,
- 13:54selon moi,
- 13:55à travers et en prenant compte de toute son histoire.
- 13:59Aujourd'hui,
- 14:01la femme africaine est africaine,
- 14:03mais avant tout,
- 14:04citoyenne du monde.
- 14:05Parce que je pense que nous vivons dans un monde qui se mondialise de plus en plus.
- 14:11Et nous ne pouvons pas rester ancrés dans notre culture sans pour autant...
- 14:16accepter d'être influencés parce que c'est fait à l'extérieur.
- 14:21Même si,
- 14:23et je pense même que notre histoire nous le montre,
- 14:25même si nous n'allons pas vers le monde,
- 14:29le monde est en train de venir vers nous.
- 14:31Le monde ne cesse de venir vers nous.
- 14:33Et c'est à nous,
- 14:34en fait,
- 14:35de pouvoir choisir comment,
- 14:37en fait,
- 14:39se présenter au monde aujourd'hui.
- 14:41Et pour moi,
- 14:42la meilleure manière de le faire,
- 14:46c'est de montrer une image de la femme africaine qui peut en gros avoir toutes les casquettes.
- 14:57Donc,
- 14:58être africaine,
- 14:59mais en même temps citoyenne du monde,
- 15:01en même temps indépendante qui a son business qu'elle gère et en même temps mère au foyer,
- 15:08qui partage et qui inculque des valeurs propres aux Africains,
- 15:15mais en prenant en compte l'évolution du monde dans lequel elle vit.
- 15:20et nous arrivons en fait à le faire vraiment dans les matières,
- 15:24dans des coupes qui vraiment lui permettent en fait...
- 15:27de respirer,
- 15:29de se mouvoir,
- 15:31tout en gardant une certaine féminité.
- 15:33Pour moi,
- 15:33c'est super important que la femme garde sa féminité,
- 15:37qu'elle garde en fait son essence même,
- 15:41l'essence même de son énergie,
- 15:44qui est de plaire,
- 15:47de séduire,
- 15:49d'amener à soi.
- 15:51Je me suis laissé prendre par ma passion.
- 15:53Mais c'est ça qui est parfait.
- 15:54C'est ça qui est parfait.
- 15:56Moi,
- 15:56c'est ce que j'adore.
- 15:58Donc là,
- 15:58c'est vrai que tu as abordé beaucoup de choses.
- 16:01Moi,
- 16:01ce que j'aimerais,
- 16:02c'est que...
- 16:03Donc,
- 16:03ce que tu évoques vraiment,
- 16:04c'est que tu as parlé de la cliente,
- 16:06en fait,
- 16:07que tu cherches à viser.
- 16:09Et c'est ce qui te permet de,
- 16:12finalement,
- 16:12réussir cet équilibre entre,
- 16:17finalement,
- 16:18préserver une culture,
- 16:19la mettre en avant,
- 16:20et en même temps,
- 16:21rester très contemporain,
- 16:23rester dans l'air du temps.
- 16:25Quelles sont en fait les matières de prédilection ?
- 16:30Quelles sont les formes ou les styles que tu vas particulièrement mettre en avant quand tu travailles les collections ?
- 16:37Est-ce qu'il y a des choses qui font partie de l'ADN de PLB que tu peux nous partager ?
- 16:43Bien entendu,
- 16:44là par exemple,
- 16:44j'ai l'habitude de dire qu'on utilise beaucoup nos codes vestimentaires traditionnels.
- 16:49Par exemple,
- 16:49en tout cas avec toutes les recherches que j'ai faites,
- 16:51je me suis rendu compte que selon les différentes...
- 16:54région du continent,
- 16:57nous avons certains codes dans le vestimentaire qui revenaient beaucoup.
- 17:03Donc,
- 17:03par exemple,
- 17:04le nouage,
- 17:06le drapage,
- 17:11quoi d'autre ?
- 17:13On a,
- 17:14par exemple,
- 17:14je pense,
- 17:15qui traduit aussi l'amour et l'affection que l'Africain a du wax.
- 17:21On a...
- 17:23cette facilité-là,
- 17:24par exemple,
- 17:25à tout ce qui est motif,
- 17:26tout ce qui est signe,
- 17:28parce que c'est un langage,
- 17:29c'est une communication.
- 17:31Et donc,
- 17:32cela nous permet,
- 17:33en fait,
- 17:33en vrai,
- 17:34de pouvoir utiliser des matières comme le coton.
- 17:39Parce que voilà un autre truc qui est hyper important pour moi,
- 17:42c'est que nous prenons en compte aussi nos réalités climatiques.
- 17:46Vraiment,
- 17:47toute l'inspiration,
- 17:48comme je vous dis,
- 17:49vient,
- 17:49en fait,
- 17:50du continent.
- 17:52L'aisance,
- 17:53ce n'est peut-être pas le bon mot,
- 18:01je voudrais plutôt dire que nous utilisons réellement les capacités fonctionnelles pour mettre avant tout à l'aise la femme africaine.
- 18:17Donc,
- 18:18le code vestimentaire...
- 18:21avec tout ce que je viens de citer,
- 18:23par exemple,
- 18:24et les motifs.
- 18:25Nous avons aussi le fait que beaucoup,
- 18:27beaucoup,
- 18:28beaucoup de matières,
- 18:29en fait,
- 18:29sur le continent sont utilisées,
- 18:31comme le coton,
- 18:34le raffia.
- 18:36On n'a pas encore trouvé la manière la plus esthétique,
- 18:40en fait,
- 18:40de mêler le raffia,
- 18:41par exemple,
- 18:42à notre processus de création.
- 18:48Mais aujourd'hui,
- 18:49le coton...
- 18:50Du voile de coton au coton bio naturellement tissé et de manière artisanale par les artisans même,
- 19:00en fait,
- 19:02de la Côte d'Ivoire.
- 19:04Justement,
- 19:04c'est ce que je vais chercher là,
- 19:06en fait,
- 19:06pendant que je te parle.
- 19:08Et donc,
- 19:08nous essayons vraiment de travailler avec tout ceci.
- 19:12Parce que c'est une matière qui est adaptée au climat.
- 19:18et aux saisons que nous pouvons connaître sur le continent,
- 19:23du nord au sud,
- 19:24il faut préciser.
- 19:25Et en fonction de plusieurs régions,
- 19:28bien sûr,
- 19:28parce que pour l'instant,
- 19:30nous ne sommes pas encore,
- 19:33en termes de marché,
- 19:35prêts à répondre à certaines demandes.
- 19:40Mais je pense que c'est...
- 19:45C'est un processus qui va s'élargir à des matières comme la laine pour que le sud et le nord,
- 19:51par exemple,
- 19:51de l'Afrique puissent être servis.
- 19:56L'Eurasia,
- 19:56donc juste là j'essaie vraiment de travailler de la façon la plus esthétique en tout cas de pouvoir le rajouter à notre processus de création.
- 20:10Mais à-dessus d'autres matières qui sont encore méconnues et que pour l'instant peut-être je vais essayer de garder un certain mystère autour parce que nous-mêmes n'avons pas encore la maîtrise,
- 20:20tu vois.
- 20:22Mais les matières sont choisies chez PLB en fonction de leur adaptabilité au continent africain d'abord.
- 20:30C'est ce que tu me dis,
- 20:31tu es en déplacement,
- 20:35en Côte d'Ivoire,
- 20:36pour aller chercher des matières.
- 20:38Donc toi,
- 20:38en tant que designer,
- 20:39tu vas apporter un soin particulier à pour toi-même la sélection des matières pour créer ta collection.
- 20:47C'est tout à fait.
- 20:49Surtout que j'ai l'avantage,
- 20:51en fait,
- 20:51de pouvoir avoir accès,
- 20:53en fait,
- 20:53aux artisans locaux directement.
- 20:55Donc,
- 20:56de travailler,
- 20:57en fait,
- 20:57en épreuve de collaboration,
- 20:59en fait,
- 20:59avec eux et de pouvoir,
- 21:01donc,
- 21:02choisir en termes de design.
- 21:06C'est là où mon savoir-faire,
- 21:09en fait,
- 21:09prend toute son essence,
- 21:11mon savoir-faire,
- 21:11en fait,
- 21:12de styliste.
- 21:13Parce qu'à travers,
- 21:14en fait,
- 21:15ma vision,
- 21:15je peux,
- 21:16par exemple,
- 21:17en fait,
- 21:17les accompagner dans le choix.
- 21:19des couleurs,
- 21:20pourquoi pas même de la façon d'innover dans le tissage des matières,
- 21:26qu'on puisse avoir des choses originales,
- 21:29des choses qui soient typiquement propres à la maison,
- 21:34puis les aider,
- 21:34pourquoi pas.
- 21:37Et j'espère aussi que cela leur permet,
- 21:39eux aussi,
- 21:40localement,
- 21:41de pouvoir faire évoluer leur savoir-faire.
- 21:44Parce que voilà aussi quelque chose qui est hyper important.
- 21:47Que ce soit en Côte d'Ivoire ou même en Guinée,
- 21:51au Mali,
- 21:51au Burkina,
- 21:53on a un savoir-faire textile énorme et qui malheureusement est encore méconnu.
- 21:59Mais je pense qu'il est avant tout méconnu du fait qu'il n'est pas évolué en fait avec le temps.
- 22:07Et aujourd'hui,
- 22:09un de nos défis en fait c'est de pouvoir faire de telle sorte que ce savoir-faire-là en fait
- 22:17Déjà,
- 22:17rattrape le temps perdu,
- 22:18pourquoi pas ?
- 22:19Ou se transforme avec toutes les expériences que nous,
- 22:24aujourd'hui,
- 22:26jeunes Africains,
- 22:27jeunes créateurs Africains,
- 22:29nous pouvons avoir avec le marché de la mode ?
- 22:35Très bien.
- 22:36Tu nous parlais de tes clientes,
- 22:39de leur profil.
- 22:40Il y a vraiment une volonté,
- 22:41je pense,
- 22:41qui est très inclusive dans ta manière de...
- 22:44Comment dire ?
- 22:45de décrire la client puisque tu as décrit plein de profils différents.
- 22:48En termes de stratégie de communication,
- 22:51tu parlais de...
- 22:52Toi,
- 22:52tu avais quand même un background en marketing,
- 22:54en communication.
- 22:55Qu'est-ce qui fait la force de PLB ?
- 22:57Qu'est-ce qui fait la différence de PLB en termes de communication ?
- 23:02Aujourd'hui,
- 23:02en Côte d'Ivoire,
- 23:03il y a énormément de marques et de créateurs extrêmement talentueux.
- 23:09Donc,
- 23:09il y a du choix.
- 23:10Quand on a envie de s'habiller en Côte d'Ivoire,
- 23:12on a vraiment du choix.
- 23:14question
- 23:15qu'est-ce qui fait qu'en termes de com,
- 23:17en termes de stratégie marketing,
- 23:19PLB peut se distinguer ?
- 23:21Alors,
- 23:22en termes de com et en termes de stratégie marketing,
- 23:25je pense que notre point fort,
- 23:28c'est de pouvoir prôner une mode universelle et non vraiment axée seulement que sur le volet africain,
- 23:38donc très souvent ethnique,
- 23:40déjà.
- 23:42Deuxièmement,
- 23:43C'est une mode qui effectivement prend son inspiration du continent africain,
- 23:49mais qui parle en fait au final aux femmes des quatre coins de la planète.
- 23:56En vrai,
- 23:57quand vous regardez bien tout ce que nous faisons,
- 23:59donc que ce soit en termes de couleurs,
- 24:01en termes de coupes,
- 24:03et en termes de fonctionnalités et tout,
- 24:07tout ce que nous proposons en fait...
- 24:10s'adresse non seulement à la femme africaine,
- 24:13mais à l'européenne,
- 24:14à l'asiatique,
- 24:15peut-être pas toutes les saisons,
- 24:17mais en tout cas,
- 24:18dans l'année,
- 24:20à deux saisons de leur vie.
- 24:23Et pareil,
- 24:24en fait,
- 24:24sur les autres continents et tout.
- 24:27Nous nous inspirons beaucoup,
- 24:29en fait,
- 24:30c'est vrai,
- 24:31de la culture africaine,
- 24:32mais vraiment,
- 24:33nous restons dans un réel melting pot parce que vous pouvez avoir,
- 24:37en fait,
- 24:37une pièce qui est...
- 24:38très inspiré par exemple en termes de matière de ce qui est adaptable au climat africain mais dans une coupe qui répondrait par exemple à une inspiration venue
- 24:55des Caraïbes
- 24:57ou pourquoi pas de l'époque d'âge d'or,
- 25:02je crois.
- 25:03C'est bien comme ça que ça s'appelle,
- 25:05l'âge d'or des États-Unis.
- 25:08Ou bon,
- 25:08donc,
- 25:13le continent qu'on essaie l'abolition de l'esclavage,
- 25:18les populations noires gagnant en émancipation,
- 25:21tout ça.
- 25:22Voilà.
- 25:22Pour te dire que nous essayons vraiment de...
- 25:27en termes de communication,
- 25:28de pouvoir nous adresser à tout le monde partant d'une base qui est la culture africaine.
- 25:37Sans pour autant lui donner cette image caricaturale qui,
- 25:41malheureusement,
- 25:42nous colle trop à la peau jusqu'à aujourd'hui.
- 25:48Très bien.
- 25:49Et toi,
- 25:50en termes de direction artistique pour les shootings ?
- 25:54est-ce que c'est toi du coup qui as la main sur cette partie-là et donc dans ton travail tu vas aller du coup aller rencontrer les artisans pour aller faire développer des tissus spécifiques pour PDB et est-ce qu'au niveau de la direction artistique dans le choix des mannequins le choix du photographe est-ce que tu interviens aussi est-ce que tu as vraiment des idées très précises que tu souhaites comment
- 26:14dire concrétiser tu vois tu les as en tête et après c'est comment est-ce que tu vas leur donner vie en fait oui mais en fait tu sais ...
- 26:22Moi,
- 26:22j'ai l'habitude de dire que c'est un réel processus qui va crescendo.
- 26:28Dans le sens où,
- 26:32quand je commence à aller même jusqu'à travailler avec les artisans,
- 26:38je trouve que cette histoire-là doit même se lire et se voir jusque dans...
- 26:51nos campagnes de com.
- 26:54Donc que ce soit en termes de direction artistique,
- 26:57bien sûr,
- 26:59j'ai un œil là-dessus,
- 27:00même si ce n'est pas forcément moi qui m'en occupe et qu'on travaille en étroite collaboration avec le photographe.
- 27:06Mais par exemple,
- 27:07même le choix du photographe,
- 27:08c'est moi qui dis mon dernier mot.
- 27:12En fait,
- 27:13je reste tout le temps ouvert aux propositions de l'équipe.
- 27:19Mais vraiment,
- 27:21la dernière décision me revient.
- 27:26En termes de direction artistique,
- 27:27que ce soit même le choix,
- 27:29l'histoire,
- 27:31les mannequins,
- 27:31comment est-ce que je veux que les mannequins se présentent ?
- 27:34Quelles sont les histoires derrière ?
- 27:37Si tu regardes sur notre site internet,
- 27:40nous n'avons pas,
- 27:40par exemple,
- 27:41nous qui nous inspirons beaucoup de la culture africaine,
- 27:44nous n'avons pas seulement que des mannequins africains.
- 27:47Nous essayons d'avoir des mannequins de différentes cultures,
- 27:52tout en bien sûr magnifiant la femme africaine.
- 28:00Je n'ai pas envie de dire « race »
- 28:04parce que je trouve que c'est un mot qu'on devrait abolir.
- 28:07Et dire plutôt que je cherche des mannequins de différentes carnations.
- 28:11Parce qu'aujourd'hui,
- 28:12nous sommes un monde,
- 28:13qu'on le veuille ou pas,
- 28:14nous sommes un monde qui est en train de nous.
- 28:18globalisé,
- 28:19il était plus inclusif.
- 28:21Et donc,
- 28:22pour moi,
- 28:24la femme noire,
- 28:25par exemple,
- 28:26de carnation,
- 28:27a exactement la même beauté à mettre en avant que celle,
- 28:33par exemple,
- 28:33qui serait blonde aux yeux verts,
- 28:35par exemple.
- 28:36Vous voyez ?
- 28:37Tu vois ?
- 28:39Je vois complètement l'idée,
- 28:40c'est qu'il y a des canons de beauté,
- 28:42des stéréotypes qui ont été véhiculés.
- 28:46par les médias,
- 28:46par les films,
- 28:47et souvent,
- 28:48c'était une beauté occidentale qui était mise en avant.
- 28:50Et à un moment donné,
- 28:51c'est vrai que...
- 28:53Et il y a aussi des créateurs de mode qui ont mis en avant certains canons de beauté.
- 28:58Et voilà,
- 28:59on peut parler de,
- 29:01pour le coup,
- 29:01un Yves Saint Laurent qui a mis en avant,
- 29:04qui a été l'un des premiers à mettre en avant des femmes noires,
- 29:07notamment
- 29:09Katusha. Et donc,
- 29:11c'est vrai que le travail des créateurs dans la manière dont ils sélectionnent les gens
- 29:15leurs muses,
- 29:16leurs mannequins ou les femmes avec lesquelles ils vont collaborer pour les habiller.
- 29:21Ça a un impact énorme aussi sur comment une petite fille,
- 29:25elle peut définir ce qu'est la beauté.
- 29:29Et c'est sûr que quand il n'y a pas beaucoup de femmes noires,
- 29:34on peut avoir l'impression que la beauté,
- 29:36c'est les codes de la poupée Barbie blonde aux yeux bleus.
- 29:39Tout à fait,
- 29:40je suis complètement d'accord.
- 29:41Même si je pense aussi que c'est aussi une façon
- 29:46en fait aussi de contrôler derrière.
- 29:48Donc,
- 29:48il faudrait peut-être aussi que la femme puisse se libérer de cela.
- 29:53Pour moi,
- 29:54l'inclusion,
- 29:55en fait,
- 29:55c'est une manière de libérer la femme.
- 29:59Parce que ça part,
- 30:00en fait,
- 30:01pour moi,
- 30:01ça part dans les deux sens.
- 30:04Là,
- 30:04par exemple,
- 30:04aujourd'hui,
- 30:05je vois moi qui évolue sur le continent africain,
- 30:09combien de fois nous arrivons,
- 30:12nous,
- 30:12avec la maison PLB,
- 30:13à toucher beaucoup de femmes blanches,
- 30:19asiatiques,
- 30:21tout simplement parce que...
- 30:23Nous ne parlons pas exclusivement,
- 30:25en fait,
- 30:26à la femme noire sur le continent africain.
- 30:29Tu vois ce que je veux dire ?
- 30:31Complètement.
- 30:32En fait,
- 30:32le langage de la mode,
- 30:35un terme que tu utilises,
- 30:36il est universel,
- 30:36en fait.
- 30:37Il ne s'adresse pas à la femme noire qui est habite Jean,
- 30:40il s'adresse aux femmes.
- 30:42Exactement.
- 30:43Et je trouve que,
- 30:44justement,
- 30:44le point pour que toutes les médias de mode sur le continent africain ont,
- 30:50par rapport,
- 30:51en fait...
- 30:51à l'international,
- 30:52c'est que nous,
- 30:53nous avons la chance de les avoir déjà vus faire,
- 30:57d'avoir leur vision,
- 30:59en fait,
- 31:00à eux,
- 31:01mais d'en plus,
- 31:02nous pouvoir,
- 31:03en fait,
- 31:03l'adapter à notre culture pour les séduire.
- 31:07Complètement.
- 31:08La question qui me vient là maintenant,
- 31:10c'est est-ce que tu as fait toujours dans la partie communication,
- 31:12est-ce que tu fais des collaborations avec des influenceurs,
- 31:15avec des actrices ?
- 31:17Est-ce que ça,
- 31:17ça fait aussi un peu partie de ta stratégie de communication ou pas plus que ça ?
- 31:21Ou est-ce que c'est toi qui les appelles ou est-ce que c'est elles qui viennent à toi ?
- 31:24Oui,
- 31:24je travaille avec des célébrités,
- 31:26des influenceurs,
- 31:27mais je t'avoue que même sur ça,
- 31:29en fait,
- 31:30je suis vraiment,
- 31:30vraiment,
- 31:31vraiment,
- 31:31vraiment regardant.
- 31:33Nous avons beaucoup de demandes,
- 31:35nous avons énormément de demandes.
- 31:37Mais je dis justement en fait qu'aujourd'hui,
- 31:40les collaborations se sont trop vulgarisées.
- 31:44Aujourd'hui,
- 31:45les influenceurs,
- 31:49les célébrités,
- 31:50tout ça,
- 31:51travaille avec toutes les maisons de mode en termes de collaboration.
- 31:58Moi,
- 31:58j'aime bien être très sélectif sur les personnes avec qui on travaille.
- 32:03Donc,
- 32:04malheureusement,
- 32:04nous n'acceptons pas tout le monde.
- 32:06Et je m'en excuse même pour ceux qui vont nous écouter.
- 32:11Parce que ça peut paraître prétentieux,
- 32:14mais ce n'est pas cela.
- 32:15C'est parce que j'essaie vraiment de rester fidèle à une image.
- 32:18Je te parlais.
- 32:20De l'alter ego,
- 32:21en fait,
- 32:22donc,
- 32:22qu'on a presque créé en communication et marketing,
- 32:25donc,
- 32:26à la maison,
- 32:27qui est la femme PLB,
- 32:29qu'on appelle des fois dame PLB,
- 32:31miss PLB,
- 32:32enfin,
- 32:33voilà,
- 32:33vous verrez,
- 32:34tu verras,
- 32:34en fait,
- 32:34dans nos collections,
- 32:36on a beaucoup de robes,
- 32:37en fait,
- 32:37qui lui font référence et tout.
- 32:39Pour moi,
- 32:40elle a vraiment,
- 32:41en fait,
- 32:42comme une sorte de ligne directive,
- 32:43en fait,
- 32:43à suivre.
- 32:45Et donc,
- 32:46nous regardons,
- 32:47en fait,
- 32:47dans toutes ces demandes-là,
- 32:49les femmes qui,
- 32:49selon nous,
- 32:50réellement,
- 32:51en fait,
- 32:53portent ce message-là.
- 32:55Donc,
- 32:55de la femme made in Africa,
- 32:58qui aujourd'hui est un bon tout citoyenne du monde,
- 33:01qu'elle soit à New York,
- 33:02Paris ou Pékin,
- 33:05en fait,
- 33:06ça se voit,
- 33:06ça se sait,
- 33:07en fait,
- 33:07qu'elle vient d'Afrique,
- 33:09mais qui,
- 33:10finalement,
- 33:11en fait,
- 33:11se mêle à toutes ces cultures-là.
- 33:17sans pourtant porter une étiquette.
- 33:19Donc,
- 33:19oui,
- 33:20effectivement,
- 33:21on semble très sélectif,
- 33:22en fait,
- 33:22sur ces célébrités-là et ces influenceurs.
- 33:27Les influenceuses,
- 33:29même encore,
- 33:30en vrai,
- 33:31je suis encore plus sélectif qu'avec les célébrités.
- 33:36Mais par contre,
- 33:37on travaille avec beaucoup de femmes d'influence.
- 33:40Quand je dis beaucoup de femmes d'influence,
- 33:42des femmes qui,
- 33:43par exemple,
- 33:44point de vue
- 33:45visibilité,
- 33:47ne sont pas forcément vues,
- 33:48mais ont un réel impact,
- 33:50en fait,
- 33:51sur les communautés.
- 33:53Un réel impact,
- 33:55en fait,
- 33:55sur leur génération.
- 33:59Pour moi,
- 34:00c'est ça,
- 34:00là,
- 34:01ces vraies influenceuses.
- 34:05Pas celles qui vendent plutôt une image.
- 34:08En fait,
- 34:09moi,
- 34:09j'ai envie que ce soit des femmes qui vendent une histoire.
- 34:14qui vendent des convictions,
- 34:16une vision du continent et qui ne font pas forcément du tapas sur les réseaux sociaux.
- 34:24Ok,
- 34:26c'est assez clair et c'est intéressant que tu exprimes ça de manière aussi transparente parce que quelque part,
- 34:33les personnes avec lesquelles tu noues des partenariats pour porter ta marque,
- 34:38elles représentent l'ADN de ta marque.
- 34:40Donc le fait que tu sois sélectif,
- 34:41quelque part,
- 34:42c'est assez normal.
- 34:43même
- 34:43Même pas quelque part,
- 34:44même pas quelque part.
- 34:45Elle représente à part entière,
- 34:48pour moi.
- 34:49Pour moi,
- 34:50si elle est mal choisie,
- 34:52elle t'enverra aussi peut-être la mauvaise cible.
- 34:54Exactement,
- 34:55on est tout à fait d'accord.
- 34:56Donc,
- 34:56c'est tout à fait ça.
- 34:57Et donc,
- 34:57le fait d'être sélectif,
- 34:58c'est tout à ton honneur parce que c'est ce qui permet de consolider ce concept de la femme PLB.
- 35:08Au niveau de la stratégie de distribution,
- 35:10c'est-à-dire où est-ce qu'on peut trouver la marque,
- 35:13que ce soit en ligne ou que ce soit en boutique,
- 35:16comment est-ce que s'est fait le développement de la marque ?
- 35:19PLB et les premiers clients en fait,
- 35:22où est-ce que tu les as trouvés et aujourd'hui si quelqu'un veut trouver la marque,
- 35:26quels sont les différents canaux de distribution auxquels il peut avoir accès ?
- 35:31Alors pour la petite histoire,
- 35:32quand nous avons lancé notre atelier de confection de sur-mesure sur l'année 2013,
- 35:42nous avons d'abord commencé en fait sur mes réseaux sociaux personnels.
- 35:46et qui finalement sont devenus,
- 35:48par exemple,
- 35:49pour Instagram,
- 35:49mon compte Instagram personnel est devenu le compte de la maison TVB.
- 35:57Et aujourd'hui,
- 35:58on a beaucoup de chance sur Abidjan.
- 36:00Nous sommes vendus,
- 36:01nous travaillons en collaboration,
- 36:04en étroite collaboration avec des boutiques.
- 36:07Et aujourd'hui,
- 36:09nous sommes en étroite collaboration avec des concept stores sur Abidjan pour vendre nos articles.
- 36:16et des boutiques partenaires aussi,
- 36:19qui sont en nombre de 4 sur Abidjan.
- 36:23Et pour 2026,
- 36:25nous sommes déjà en train de travailler sur une boutique en ligne qui sera disponible sur notre site internet,
- 36:34plb.com,
- 36:36qui nous permettra de pouvoir vendre plus facilement à l'international et sur la région ouest africaine.
- 36:45Parce qu'aujourd'hui,
- 36:46en fait,
- 36:46les commandes,
- 36:47tu peux en avoir qui vont venir directement depuis le compte Instagram ou alors via les concept stores avec lesquels tu travailles.
- 36:53Tout à fait.
- 36:54Mais en fait,
- 36:54en vrai,
- 36:55comme depuis 2018,
- 36:57nous faisons du prêt-à-porter,
- 36:59aujourd'hui,
- 36:59nous allons avoir des collections déjà disponibles en concept store sur Abidjan.
- 37:06Et ces collections seront,
- 37:08à partir de 2026,
- 37:09disponibles sur le site Internet pour les achats à l'international.
- 37:14Aujourd'hui,
- 37:15ta clientèle,
- 37:16elle est principalement en Côte d'Ivoire ou est-ce que tu as aussi une clientèle qui peut être à l'extérieur de la Côte d'Ivoire,
- 37:24soit en Afrique et soit,
- 37:25comment dire,
- 37:26en France,
- 37:27aux États-Unis,
- 37:28au Canada ?
- 37:29Alors,
- 37:30en fait,
- 37:30c'est vrai qu'elle est principalement en Côte d'Ivoire et dans la sous-région ouest africaine.
- 37:35Donc,
- 37:35nous avons de la clientèle au Mali,
- 37:40en Guinée,
- 37:41au Burkina,
- 37:42au Sénégal.
- 37:45un tout petit peu au Ghana,
- 37:47même si le marché anglophone sur le continent nous est un peu étranger,
- 37:53mais vraiment tout ça,
- 37:54à moyen terme,
- 37:55c'est les choses en fait que nous sommes en train de voir.
- 37:57Et en tout cas,
- 37:59tous les pays qui sont francophones dans la sous-région ouest africaine,
- 38:04nous avons une clientèle un peu là-bas.
- 38:07Et aussi un peu dans le Maghreb avec l'Algérie et le Maroc.
- 38:11Et un tout petit peu en Afrique de l'Est,
- 38:14et centrale même,
- 38:15avec le Congo-Brazzaville,
- 38:17où on a quand même une bonne visibilité là-bas.
- 38:22Nous avons un concept sortido représenté dans la ville de Pointe-Noire.
- 38:28Au Mali aussi,
- 38:29nous nous rendons très bien amis.
- 38:32Vraiment là,
- 38:32pour l'instant,
- 38:33c'est vrai qu'elle est principalement ivoirienne,
- 38:35mais nous arrivons quand même à toucher les quatre points du continent.
- 38:41Et l'objectif,
- 38:42en moyen,
- 38:43c'est de pouvoir toucher le job.
- 38:47Et pour réussir à être représenté dans ces différents concept stores,
- 38:50parce que les patrons de concept stores,
- 38:52eux aussi,
- 38:52ils font leur sélection.
- 38:54Tout à fait.
- 38:54Et toi,
- 38:54ce que tu évoques,
- 38:55c'est qu'il y a plusieurs concept stores de la sous-région qui ont référencé PLB.
- 39:00Oui.
- 39:01Est-ce que c'est toi qui allais frapper à la porte de ces concept stores ?
- 39:04Comment est-ce que ça s'est passé,
- 39:05en fait ?
- 39:06Ta stratégie pour pouvoir...
- 39:09réussir à ce que la marque soit aux côtés d'autres marques de renommée africaine.
- 39:16Honnêtement,
- 39:17et on en est très fiers avec mon équipe,
- 39:20c'est qu'à chaque fois,
- 39:22on a plutôt été contacté par les contestors.
- 39:25Et donc,
- 39:26pour moi,
- 39:26c'est aussi même une façon de montrer à quel point la demande devient grandissante concernant nos collections et ce que nous avons à proposer au marché.
- 39:36Et donc,
- 39:37cela nous rend encore plus optimistes de continuer sur la lancée que nous avons en ce moment.
- 39:42Et pourquoi pas de pouvoir développer le côté production pour pouvoir répondre à une demande plus grandissante.
- 39:51Quand on écoute ton histoire,
- 39:52on se dit que tu as lancé la marque,
- 39:54tu as pu faire pas mal de défilés,
- 39:58notamment des défilés à Paris.
- 40:00En termes de distribution,
- 40:02il y a énormément de concept stores qui t'ont sollicité.
- 40:05La marque a connu plutôt de la réussite depuis son lancement.
- 40:12Est-ce qu'il y a eu des périodes difficiles dont tu pourrais nous parler ou des moments où tu t'es dit…
- 40:17Là,
- 40:17ça va être compliqué.
- 40:19Est-ce que je vais réussir à atteindre tel ou tel objectif ?
- 40:23Est-ce que tu aurais des anecdotes comme ça à nous partager sur des moments un peu délicats par rapport au développement de PLB ?
- 40:30Bon,
- 40:30alors...
- 40:32Si il n'y en a pas,
- 40:32il n'y en a pas,
- 40:33hein ?
- 40:34Non,
- 40:34c'est pas ça.
- 40:34C'est que tu vas peut-être me trouver surpris.
- 40:36Non,
- 40:36mais bien sûr qu'il y en a.
- 40:38Bien sûr qu'il y en a eu.
- 40:39Bien sûr qu'il y en a qui en aura.
- 40:41Moi,
- 40:42de toutes les façons,
- 40:42je n'ai jamais pensé,
- 40:43en fait,
- 40:44que le développement
- 40:45Honnêtement,
- 40:47en fait,
- 40:49d'une vision comme nous l'avons,
- 40:50en fait,
- 40:51ce sera un chemin plat et lisse,
- 40:54parce que sinon,
- 40:54ce serait ennuyeux,
- 40:55tu vois.
- 40:56Mais ce que je veux surtout dire,
- 40:57en fait,
- 40:58c'est que je ne retiens pas exactement les situations.
- 41:02Je retiens surtout les leçons que j'en tire.
- 41:05Sinon,
- 41:05par exemple,
- 41:06entre 2021 et 2023,
- 41:10On avait eu la chance de pouvoir ouvrir une boutique de prêt-à-porter à Abidjan qui marchait super bien.
- 41:16Et du jour au lendemain,
- 41:17en fait,
- 41:18on a été frappé par un incendie.
- 41:20Donc,
- 41:20perte de marchandises dans l'intégralité.
- 41:24Le matériel même qui nous a permis d'ouvrir la boutique et tout.
- 41:28Et la boutique,
- 41:30c'était une réelle concentration parce que c'était quand même,
- 41:32en fait,
- 41:33après,
- 41:35quoi,
- 41:365-6 ans d'avoir lancé.
- 41:39Nos premières intentions de collection pourraient apporter,
- 41:42et au fur et à mesure de l'évolution,
- 41:45nous pouvions finalement ouvrir un point de vente qui serait la vitrine même de la maison sur la capitale abidjanais.
- 41:54Alors,
- 41:55ce que je voulais savoir maintenant,
- 41:56c'est,
- 41:57est-ce que toi tu travailles aujourd'hui avec des influenceurs,
- 42:00avec des acteurs ou des chanteurs,
- 42:02des comédiens,
- 42:03est-ce que ça fait partie de ta stratégie de communication ?
- 42:06En fait,
- 42:06en vrai,
- 42:07ce qu'il faut savoir,
- 42:08c'est qu'il faut vraiment que moi,
- 42:11personnellement,
- 42:11j'ai un coup de cœur par rapport à la personne,
- 42:16à son parcours,
- 42:18son histoire.
- 42:19Mais sinon,
- 42:19ce n'est pas une obligation.
- 42:21non bien sûr,
- 42:23après avoir consulté aussi mon équipe et tout et qu'en fait en vrai je trouve que justement tout le monde fait ça tout le monde fait ça et du coup ça...
- 42:34Ça se voit qu'il y a beaucoup de marketing derrière.
- 42:38Nous,
- 42:38ce qu'on fait,
- 42:39c'est qu'au-delà d'avoir un vrai coup de cœur,
- 42:43par exemple avec une influenceuse en particulier ou une célébrité en particulier,
- 42:48c'est qu'on essaie vraiment de toucher des personnes d'influence qui,
- 42:51elles,
- 42:52ne sont pas forcément visibles sur les réseaux sociaux.
- 42:57Je prends un exemple.
- 42:59Nous avons travaillé,
- 42:59par exemple,
- 43:00avec une personne qui...
- 43:02a vraiment beaucoup d'influence sur sa génération,
- 43:04sur son temps ou sur son domaine d'activité,
- 43:08qui est un exemple pour les personnes de son domaine d'activité,
- 43:14sans pour autant avoir une forte visibilité sur les réseaux sociaux,
- 43:18mais qui,
- 43:18par exemple,
- 43:19a un très bon carnet d'adresses,
- 43:22a un bouche-à-oreille hyper efficace.
- 43:25Parce que pour moi,
- 43:26je pense,
- 43:27en tout cas,
- 43:28que s'il y a quelque chose qui est encore...
- 43:30plus efficace en fait que l'influence,
- 43:32c'est une cliente satisfaite.
- 43:34Une cliente satisfaite nous en amène toujours deux,
- 43:37trois,
- 43:38voire même jusqu'à dix autres clientes.
- 43:43Mais bien sûr,
- 43:45cela ne nous empêchoit quand même d'avoir des coups de cœur.
- 43:47Là,
- 43:48par exemple,
- 43:48pour l'édition 2025,
- 43:51nous accompagnons avec fierté la Miss Univers Côte d'Ivoire,
- 43:57qui est Olivia Yassé,
- 43:59que nous accompagnons
- 44:00Pas seulement pour la visibilité qu'elle nous a envoyée,
- 44:05mais c'est réellement toute la symbolique derrière.
- 44:11Déjà,
- 44:11c'est la première ou la deuxième
- 44:15Ivoirienne à participer au concours.
- 44:18Olivia Yassi,
- 44:19je la connais personnellement,
- 44:20donc je sais que son parcours même a toujours été de participer à Miss Univers,
- 44:26ce qui l'a poussé.
- 44:28en
- 44:292021 à se présenter à l'élection Miss Côte d'Ivoire,
- 44:32puis à l'élection Miss Monde aujourd'hui,
- 44:35elle est à deux doigts de toucher à un objectif.
- 44:39Donc nous l'accompagnons,
- 44:40je ne pense pas forcément à la visibilité,
- 44:42mais moi je pense derrière à l'histoire,
- 44:45à cette jeune fille-là que nous avons habillée,
- 44:49je crois en 2019,
- 44:51pour le bal de promotion de son lycée.
- 44:55et qui me disait déjà,
- 44:57commençons par être la reine du lycée et après nous allons aller jusqu'à Miss l'hiver.
- 45:04Et c'est cette jeune fille-là,
- 45:06c'est cette adolescente-là en fait que nous accompagnons.
- 45:11Nous n'accompagnons pas
- 45:12Miss
- 45:14Olivia Yassine,
- 45:15Miss Côte d'Ivoire 2021 ou
- 45:18Miss Afrique,
- 45:19je crois que c'était en 2022,
- 45:21je ne sais plus.
- 45:23Voilà,
- 45:23mais donc c'est par exemple l'exemple le plus palpable en ce moment que nous vivons en termes d'influence.
- 45:30C'est sûr qu'elle a de la visibilité,
- 45:32mais nous allons derrière cette visibilité-là.
- 45:34Nous allons vraiment chercher un message à faire passer à notre clientèle,
- 45:40en vrai.
- 45:41Très bien,
- 45:42c'est tout à fait clair et c'est intéressant que tu racontes cette histoire d'Olivier Yassé en parlant des débuts.
- 45:47donc c'est vraiment quelqu'un que...
- 45:49Tu as pu suivre son évolution et elle aussi,
- 45:52elle a pu voir l'évolution de ta marque et en fait,
- 45:54vous avancez ensemble vers quelque part un objectif commun et complémentaire.
- 45:58Complètement.
- 46:00Tu évoquais ton équipe en termes de décision par rapport à te collaborer ou pas avec telle ou telle personne.
- 46:06Tu en discutes avec ton équipe.
- 46:08Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de justement comment tu travailles à construire et développer la marque Bélébé ?
- 46:15Alors,
- 46:16euh...
- 46:17Ce qu'il faut savoir,
- 46:18c'est que nous sommes quand même une toute petite équipe.
- 46:20Je n'ai pas une dizaine de personnes derrière moi,
- 46:23en tout cas pas pour l'instant.
- 46:26Donc,
- 46:28on est une petite équipe de trois grands couturiers,
- 46:34avec à leur tête en fait une première d'atelier,
- 46:37qui elle aussi intervient beaucoup à la broderie,
- 46:40quand nous sommes sur de la haute couture,
- 46:42du sur-mesure.
- 46:44Et en plus d'elle,
- 46:47nous avons deux petites mains qui participent beaucoup,
- 46:53beaucoup,
- 46:54beaucoup,
- 46:54beaucoup au côté finition,
- 46:58le volet finition.
- 46:59Donc que ce soit en prêt-à-porter comme en sur-mesure et une assistante plus moi.
- 47:06Donc nous sommes au nombre de sept.
- 47:11C'est bien ça,
- 47:11si le compte est bon.
- 47:14Nous sommes au nombre de sept et j'essaie vraiment de travailler en étroite collaboration à tous les moments du processus de création ou de production.
- 47:31L'avis de mes collaborateurs est hyper important pour moi parce que même si des fois j'ai beaucoup de convictions dans les choix et les décisions que je prends,
- 47:42J'aime bien avoir l'avis des personnes qui y travaillent avec moi,
- 47:49de sorte à soit confirmer l'intuition que j'ai,
- 47:55ou à la façonner,
- 48:00à l'adapter à notre réalité.
- 48:05Je ne sais pas si j'ai bien répondu à la question.
- 48:09Tu as parfaitement répondu à la question.
- 48:12Tu travailles en collaboration,
- 48:13donc ils vont te challenger parfois.
- 48:15Parfois,
- 48:15tu as ton idée à toi,
- 48:16mais l'idée,
- 48:17c'est d'avoir vraiment en tête quelle est la meilleure décision à prendre pour la marque PLB.
- 48:23Je réalise que je ne t'ai pas posé une question.
- 48:27Est-ce que tu peux nous expliquer la signification du nom PLB ?
- 48:31Ah,
- 48:31d'accord,
- 48:32OK.
- 48:32Alors,
- 48:32PLB,
- 48:33dans le dialecte,
- 48:35si il nous faut,
- 48:35dont je suis originaire,
- 48:37dans le nord de la Côte d'Ivoire signifie techniquement fusion de frères,
- 48:43ou une fratrie,
- 48:44ou une entente fraternelle,
- 48:46ou une fratrie soudée.
- 48:49Mais ce n'est pas en vrai la raison pour laquelle je l'ai choisi.
- 48:53Bien entendu,
- 48:55en thème,
- 48:56de façon technique,
- 48:57on peut aussi le traduire,
- 48:59on peut traduire le PLB par le fait que la mode que nous faisons est universelle,
- 49:04donc qui est un mélange en fait de...
- 49:06plusieurs cultures,
- 49:08d'histoires et d'héritages.
- 49:11Mais la plus grande motivation a été en 2013,
- 49:17quand j'ouvrais mon premier atelier.
- 49:21Je cherchais une marque et donc logiquement,
- 49:24j'ai pensé en fait,
- 49:25pour respecter en fait un peu les traditions universelles,
- 49:28j'avais pensé d'abord en fait à Zach Connay.
- 49:32Et quand j'en ai parlé en fait à mon père,
- 49:35il a venu mettre
- 49:36Il a voulu me raconter l'histoire de mon grand-père,
- 49:40dont j'ai hérité du nom qui s'appelait Pélébé.
- 49:43En fait,
- 49:44ce dernier-là,
- 49:47aux dernières heures de sa vie,
- 49:50déjà,
- 49:50il était...
- 49:52le Benjamin d'une fratrie.
- 49:54Et donc,
- 49:55qui dit Benjamin,
- 49:56qui dit dernier de la fratrie,
- 49:57en fait,
- 50:00dans la tradition,
- 50:00s'il nous faut,
- 50:01en fait,
- 50:01subissait plutôt que dirigeait.
- 50:05Et donc,
- 50:05un jour,
- 50:07il a voulu se rebeller,
- 50:08en fait,
- 50:08face à ses frères qui faisaient quand même preuve d'autorité et des fois d'injustice concernant les décisions à prendre,
- 50:15en fait,
- 50:15pour la constitution familiale.
- 50:18Et il a voulu se rebeller.
- 50:20Cette rébellion a éclaté en discute.
- 50:23Il lui a valu une réelle humiliation.
- 50:25Il s'est fait éjecter de la confession familiale,
- 50:32sans vêtements,
- 50:34avec femme et enfant à l'appui,
- 50:38sans vêtements,
- 50:39sans rien emporter sur lui.
- 50:42Il a été dénudé.
- 50:47C'était un voisin qui gardait le manteau d'un colon de l'époque,
- 50:53qui lui a prêté ce manteau-là.
- 50:57Ce vêtement-là a été le dernier vêtement qu'il a eu jusqu'à sa mort.
- 51:07Mon père m'a raconté ça.
- 51:09Il m'a aussi parlé de la profonde misère dans laquelle ils ont vécu.
- 51:16après cette période-là,
- 51:18raison pour laquelle,
- 51:19lui,
- 51:19il s'était battu,
- 51:21en fait,
- 51:21donc après la mort de son père,
- 51:24pour sortir,
- 51:25en fait,
- 51:26sa mère de la misère.
- 51:28Et j'ai trouvé,
- 51:30en fait,
- 51:30que c'était de rendre justice un peu,
- 51:34en fait,
- 51:34à ce grand-père-là que d'appeler,
- 51:36en fait,
- 51:37ma ligne de vêtements PLB.
- 51:40Parce qu'il faut savoir,
- 51:41en fait,
- 51:41Ramat,
- 51:42que je ne crois pas,
- 51:43en fait,
- 51:43en la vengeance.
- 51:45Mais je me suis dit,
- 51:47au-delà de la vengeance,
- 51:48ce serait bien en fait que Pélébé vive une réelle transformation.
- 51:53Lui qui avait été humilié et en gros dénudé face au monde,
- 52:01reviendrait dans une autre forme pour habiller ce monde-là.
- 52:05Et aujourd'hui,
- 52:06dans mon village,
- 52:06j'envoie beaucoup de vêtements Pélébé à ma famille.
- 52:14sur Abidjan,
- 52:15nous vendons énormément de vêtements PLB et l'objectif est de pouvoir avoir des boutiques dans toutes les grandes métropoles du monde pour vendre PLB,
- 52:24pour que PLB justement puisse je ne vais pas dire prendre sa revanche,
- 52:30mais transformer cette humiliation là aujourd'hui en gloire en habillant le monde entier.
- 52:36Voilà !
- 52:39Merci d'avoir partagé cette histoire avec nous.
- 52:43C'est vraiment extrêmement profond et je comprends tout à fait ton point.
- 52:47Ce n'est pas tellement une question de vengeance,
- 52:48c'est juste d'écrire une suite à cette histoire qui soit une suite glorieuse,
- 52:52en fait.
- 52:53Pour poursuivre un chemin de vie.
- 52:55Tout à fait.
- 52:56C'est ça.
- 52:58C'est très authentique et très profond.
- 53:02De toute façon,
- 53:03c'est pour des histoires comme ça que j'ai fait le podcast.
- 53:05C'est pour écouter des histoires sur
- 53:08Des histoires d'hommes et de femmes et des histoires de mode aussi,
- 53:11mais derrière la mode,
- 53:12bien souvent,
- 53:13il y a beaucoup de choses qui sont beaucoup plus profondes.
- 53:15C'est un peu le temps.
- 53:17Tout à fait,
- 53:18complètement.
- 53:19Écoute,
- 53:19on arrive à la fin de cette interview.
- 53:21Moi,
- 53:21j'étais ravie d'échanger avec toi.
- 53:24Ce que j'ai envie de dire,
- 53:25là,
- 53:26c'est sur la fin d'année,
- 53:28on a déjà un petit peu échangé sur le deuxième semestre 2025.
- 53:34En fait,
- 53:34j'imagine qu'il n'y a pas...
- 53:35pas mal de choses prévues pour toi.
- 53:37Quel est le point d'orgue,
- 53:41l'événement le plus important pour toi sur les mois qui vont arriver ?
- 53:46Je pense que au-delà de l'élection,
- 53:50nous attendons avec hâte notre candidate
- 53:53Olivia Yassé.
- 53:54On a la Fashion Week d'habitude organisée par mon confrère et grand-frère Eli Kiam,
- 54:01qui est vraiment l'événement depuis qui...
- 54:05l'année dernière,
- 54:06auxquelles nous participons en fin d'année pour présenter les nouvelles collections et pendant laquelle,
- 54:12justement,
- 54:12nous allons présenter la collection 2026.
- 54:17J'ai hâte que le public et notre clientèle découvrent cette collection-là qui promet en tout cas pas d'aller à l'encontre de ce que nous avons déjà fait en 2025,
- 54:29mais qui serait,
- 54:31je pense,
- 54:31une vraie suite chronologique.
- 54:34Et donc j'ai hâte de montrer tout ça.
- 54:36Et puis nous avons aussi une boutique éphémère qui s'organisera dans les mois de novembre et décembre.
- 54:41Pour l'instant,
- 54:42nous gardons le lieu en surprise,
- 54:49secret,
- 54:50pour que le public le découvre au moment.
- 54:54Au moment voulu.
- 54:56Très bien,
- 54:56ça fait un teasing parfait pour une fin d'épisode.
- 54:59Les gens vont pouvoir s'abonner pour avoir l'information.
- 55:02En tout cas,
- 55:03merci beaucoup pour ta disponibilité,
- 55:05pour ton temps.
- 55:06Ça a été un grand plaisir.
- 55:08Un plaisir partagé.
- 55:09Je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 55:11À très vite.
- 55:13À bientôt.
- 55:17Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 55:19Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 55:25Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 55:28Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 55:32Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 55:36Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.