Latest / ADIRA Podcasts / Café tech #4: Le Bonheur est dans le Craft
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- 0:00Et la troisième chose,
- 0:00c'est le conseil au sens moins défini du terme,
- 0:03tout ma présence aujourd'hui.
- 0:06Mise en bouche,
- 0:07un petit rappel historique pour situer les choses.
- 0:11Physique quantique,
- 0:12physique de l'infiniment petit,
- 0:14début 20e,
- 0:15Einstein,
- 0:15Planck,
- 0:15Schrödinger,
- 0:16tous ces noms.
- 0:17Je passe,
- 0:17vous avez vu le film récemment sur la bombe atomique,
- 0:21vous avez vu passer tous ces noms.
- 0:24J'avance vite.
- 0:26On avance de 30,
- 0:2740,
- 0:2750 ans.
- 0:28On arrive au milieu,
- 0:29milieu 20e.
- 0:30On parle de la première révolution quantique avec les technologies qui s'y ramènent.
- 0:34C'est quoi ?
- 0:35C'est le laser,
- 0:35c'est le transistor.
- 0:37Pour comprendre comment fonctionne un laser,
- 0:38comprendre comment fonctionne un transistor,
- 0:40vous avez besoin des équations de la physique quantique.
- 0:43Donc,
- 0:43technologie dite de la première révolution quantique.
- 0:46Très intéressant,
- 0:47mais ce n'est pas le sujet du jour.
- 0:49Le sujet du jour,
- 0:52ça va être ce qu'on appelle désormais les technologies de la deuxième révolution quantique.
- 0:57Qu'est-ce qui s'est passé entre 1950-60 et aujourd'hui ?
- 1:01Il s'est passé qu'en termes d'ingénierie,
- 1:03on a énormément progressé et on arrive désormais à manipuler des systèmes quantiques individuels.
- 1:09C'est-à-dire qu'on arrive à manipuler un atome à la fois,
- 1:11un électron à la fois,
- 1:13un photon à la fois,
- 1:14etc.
- 1:15Ce qui n'était pas le cas précédemment.
- 1:17Dans un laser,
- 1:18dans un transistor,
- 1:18on manipule des milliards et des milliards d'électrons ou des milliards et des milliards d'atomes de manière simultanée,
- 1:23non pas de manière individuelle.
- 1:26Quand on arrive à un niveau de contrôle aussi fin,
- 1:28on a accès à tout un tas de propriétés supplémentaires de la matière et de la lumière qu'on n'avait pas accès précédemment,
- 1:34qu'on appelle,
- 1:34j'en parlerai après,
- 1:35la superposition d'états,
- 1:37l'intrication,
- 1:38c'est-à-dire la corrélation entre particules,
- 1:40système quantique,
- 1:41et la notion d'interférence également entre système quantique.
- 1:44Et avec ces propriétés de superposition,
- 1:46d'intrication,
- 1:47d'interférence,
- 1:48on peut faire trois types de technologies.
- 1:51On peut faire du calcul,
- 1:52donc les fameux ordinateurs quantiques,
- 1:54qui vont être le gros du sujet de la journée,
- 1:57donc du calcul plus rapide.
- 1:58On peut faire de la cryptographie de manière beaucoup plus sécure qu'on fait traditionnellement.
- 2:03C'est le domaine de la cryptographie quantique,
- 2:05ça s'appelle encore la communication quantique.
- 2:07Et les systèmes quantiques,
- 2:08c'est un peu comme des grains de poussière,
- 2:10c'est extrêmement sensible à la moindre perturbation extérieure,
- 2:12donc on peut faire également des très bons capteurs avec ça.
- 2:15C'est le domaine de la métrologie,
- 2:16encore des capteurs quantiques,
- 2:18on a le quantum sensing.
- 2:20Donc plus rapide,
- 2:23plus sécure,
- 2:24plus précis,
- 2:25pour faire simple.
- 2:26Donc ça,
- 2:26ce sont ce qu'on appelle les technologies de la deuxième révolution quantique.
- 2:311990,
- 2:32je vais dire à aujourd'hui.
- 2:34Donc,
- 2:34moi,
- 2:34je vais plutôt vous parler aujourd'hui de crypto,
- 2:37un petit peu,
- 2:37et de calcul quantique,
- 2:39beaucoup.
- 2:40Donc,
- 2:40pour parler dans un premier temps des cas d'usage des calculateurs quantiques,
- 2:44de quoi on parle,
- 2:46on va retrouver aujourd'hui,
- 2:47je vais dire,
- 2:47tous les sujets industriels pour lesquels on a aujourd'hui recours à du calcul haute performance,
- 2:52c'est-à-dire les sujets où on a des problèmes de maths,
- 2:55très difficiles à résoudre à grande échelle.
- 2:58Donc si je classifie rapidement,
- 2:59ça regroupe quoi ?
- 3:00Le machine learning,
- 3:01certains problèmes,
- 3:02la simulation et l'optimisation.
- 3:07Donc essentiellement,
- 3:08les problèmes qu'on va retrouver,
- 3:10ça va être en chimie,
- 3:11en pharmacologie,
- 3:12tout ce qui est étude des structures électroniques des molécules,
- 3:14ce qu'on appelle encore la simulation des molécules.
- 3:18Donc là,
- 3:18il faut avoir recours à un ordinateur quantique à l'échelle,
- 3:21pourquoi est-ce que la molécule est quantique ?
- 3:23Donc c'est un cas d'usage natif.
- 3:25Voilà un exemple en finance de marché tout ce qui va être optimisation de portefeuille,
- 3:31estimation de risque,
- 3:33optimisation de flux logistique entre autres,
- 3:37étude de réaction chimique dans les batteries,
- 3:38donc ça c'est à nouveau de la science des matériaux,
- 3:41pléthore de cas d'usage dans le secteur de l'industrie des biens manufacturés et enfin secteur de l'énergie tout ce qui est optimisation de réseaux de distribution énergétique et autres donc c'est l'optimisation de graphes essentiellement.
- 3:53Donc,
- 3:54je vais dire,
- 3:54ça regroupe,
- 3:55ça va taper dans toutes les industries,
- 3:57mais sur des sujets extrêmement précis,
- 3:59des sujets de niche,
- 3:59mais à très forte valeur ajoutée.
- 4:01Je prends un exemple.
- 4:02Je prends l'optimisation de portefeuille.
- 4:04L'optimisation de portefeuille aujourd'hui,
- 4:06en termes de méthode,
- 4:07c'est toujours un trade-off,
- 4:09les mondes viennent facilement,
- 4:11entre estimation du risque et vitesse d'investissement,
- 4:13les marchés financiers.
- 4:15Donc il faut arriver à estimer le risque.
- 4:18Donc aujourd'hui,
- 4:18quand on fait de l'optimisation de portefeuille,
- 4:20derrière en maths,
- 4:21on a ce qu'on appelle les méthodes de Monte Carlo.
- 4:23Méthode de Monte Carlo,
- 4:24c'est des simulations.
- 4:25On va tester plein de scénarios différents.
- 4:26On va regarder la simulation,
- 4:27comment elle évolue dans le temps.
- 4:29Et on va se caler sur le scénario moyen.
- 4:32Méthode de Monte Carlo,
- 4:32vous voulez faire un x10 sur la précision,
- 4:35vous faites un x100 sur le temps de calcul.
- 4:38En informatique quantique,
- 4:39on peut faire du Monte Carlo également,
- 4:40mais avec une vitesse beaucoup plus rapide que du Monte Carlo traditionnel.
- 4:44Je prends un autre exemple.
- 4:47Vous voulez faire de l'assurance ?
- 4:50Vous voulez faire du credit scoring,
- 4:51par exemple.
- 4:51Vous voulez mettre une note à des clients en fonction de leur capacité de recouvrement d'un crédit,
- 4:54des choses comme ça.
- 4:55Derrière,
- 4:56c'est du machine learning,
- 4:56ce problème de classification.
- 4:57Quelle note je vais mettre au client ?
- 5:00Des boîtes comme Crédit Agricole en France ont déjà travaillé avec des acteurs de l'industrie quantique,
- 5:03une boîte française qui s'appelle Pascal,
- 5:05sur des cas d'usage comme ça.
- 5:06et ils ont montré une amélioration de la précision à défaut de vitesse pour l'instant en 2023,
- 5:112024 maintenant,
- 5:12mais déjà une amélioration de la précision de leur algorithme de classification.
- 5:19Au-delà de ça,
- 5:20l'informatique quantique,
- 5:21vous avez forcément entendu parler,
- 5:22ça va impacter à terme également la cybersécurité,
- 5:24la cryptographie.
- 5:26Je ne vais pas vous faire un cours de cryptographie aujourd'hui,
- 5:28ce n'est pas le propos,
- 5:29puis on n'a pas le temps,
- 5:30mais rapidement la menace,
- 5:31où est-ce qu'elle se situe ?
- 5:33Quand vous faites de la crypto,
- 5:34vous avez des fonctions,
- 5:36c'est-à-dire ce qu'on cherche à faire,
- 5:37l'échange de clés,
- 5:38du chiffrement,
- 5:38de la signature,
- 5:39et vous avez des outils,
- 5:41des primitives,
- 5:42comme on appelle ça en crypto,
- 5:43pour y parvenir,
- 5:44donc faire des fonctions de hashing,
- 5:46comme en blockchain,
- 5:47de la crypto symétrique et asymétrique.
- 5:51Pour faire vraiment rapide,
- 5:53qu'est-ce qui est menacé et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
- 5:55le hashing et la cryptosymétrique n'est pas réellement menacé par l'informatique quantique.
- 6:01Parce que l'accélération qu'amènent les ordinateurs quantiques sur les problèmes sous-jacents n'est pas une accélération réellement significative.
- 6:08Donc on rallonge un peu la taille des clés pour la cryptosymétrique,
- 6:11on rallonge un peu la taille des outputs pour les fonctions de hashing,
- 6:14et ça suffit.
- 6:15En revanche,
- 6:16pour l'asymétrique,
- 6:17l'accélération des ordinateurs quantiques,
- 6:19la plupart du temps,
- 6:21c'est-à-dire 99% de ce qui est utilisé aujourd'hui,
- 6:23on va avoir une accélération qui va être qualifiée d'exponentielle.
- 6:26C'est-à-dire que vous rallongez la taille de clé,
- 6:28vous la doublez,
- 6:28vous la quadruplez,
- 6:29vous lui faites un fois mille,
- 6:30ça ne sert à rien.
- 6:33Donc des systèmes comme HTTPS,
- 6:36ça repose sur de la factorisation,
- 6:37des problèmes comme ça,
- 6:38comme des courbes elliptiques sur la blockchain,
- 6:40ça vous parle,
- 6:40c'est des problèmes qui sont obsolètes vis-à-vis de l'ordinateur quantique.
- 6:45Donc la menace se situe surtout sur la crypto dite asymétrique.
- 6:49Ce que j'ai remis ici,
- 6:50donc j'avance.
- 6:53Maintenant,
- 6:54on n'est pas complètement démuni par rapport à cette menace.
- 6:57Il y a des solutions.
- 6:59Il y a deux types de solutions.
- 7:01La première famille catégorie de solutions,
- 7:05c'est ce qu'on appelle la cryptographie post-quantique.
- 7:08Il y a le mot quantique,
- 7:09mais il n'y a rien de quantique dans cette solution.
- 7:11C'est une solution tout à fait traditionnelle,
- 7:13conventionnelle.
- 7:15On appelle encore ça,
- 7:16je trouve que ça n'est plus parlant,
- 7:17des algorithmes résistants au quantique.
- 7:21Il faut savoir qu'en mathématiques,
- 7:22il y a des problèmes de maths qui sont difficiles pour votre machine.
- 7:27mais qui vont être extrêmement simples pour l'ordinateur quantique.
- 7:29Donc ça,
- 7:29c'est les problèmes qu'il ne faut plus utiliser,
- 7:31comme la factorisation par exemple.
- 7:34Mais il y a des problèmes de maths qui sont difficiles,
- 7:37même pour un ordinateur quantique.
- 7:39Donc l'idée de la cryptographie dite post-quantique,
- 7:42c'est d'aller s'appuyer sur ces problèmes-là pour faire le lien entre une clé publique et une clé privée.
- 7:47Donc ce ne sera plus de la factorisation,
- 7:48mais ce sera d'autres types de problèmes qui sont durs,
- 7:50même pour l'ordinateur quantique.
- 7:52Et ces approches-là...
- 7:54ont été déjà,
- 7:55c'est toujours en cours,
- 7:56par des nouveaux standards,
- 7:57mais il y a déjà eu des algorithmes de ce type-là qui ont été standardisés par un institut américain qui s'appelle le NIST,
- 8:03vous connaissez le nom.
- 8:04Le NIST a standardisé déjà quatre algos du poste quantique.
- 8:08Et aux États-Unis,
- 8:09il y a une deadline,
- 8:09c'est 2030.
- 8:10Il faut que les acteurs du logiciel aient fait la transition vers ces approches-là.
- 8:16Donc plus de factorisation,
- 8:17ça s'appelle encore du RSA,
- 8:18n'est-ce pas ?
- 8:19Donc plus d'algos type RSA,
- 8:20mais on va aller vers ce type de choses-là.
- 8:23Donc ça c'est standardisé.
- 8:24Bon,
- 8:24plein de problèmes sous-jacents,
- 8:25des clés plus longues,
- 8:26plus de processus,
- 8:27je ne rentre pas dans les détails.
- 8:29Donc ça c'est la cryptographie post-quantique,
- 8:31c'est une approche plutôt software en termes de solution.
- 8:35Donc relativement entre guillemets simple à implémenter,
- 8:37je ne dis pas que c'est simple,
- 8:38mais ça reste sur la couche logicielle.
- 8:40Donc c'est plutôt un upgrade.
- 8:43À côté de ça,
- 8:44vous avez autre chose qui s'appelle la QKD,
- 8:46pour Quantum Key Distribution.
- 8:49Donc là,
- 8:49c'est l'idée cette fois-ci d'utiliser de la physique quantique pour échanger des clés de chiffrement.
- 8:55Et des clés de chiffrement,
- 8:56c'est cette fois-ci des clés privées.
- 8:59Quand vous faites du chiffrement,
- 9:01je reviens deux secondes en arrière,
- 9:03je vais passer un peu vite tout à l'heure,
- 9:05le chiffrement aujourd'hui se fait exclusivement de manière asymétrique,
- 9:09parce qu'on n'a pas de canal sécurisé pour échanger des clés de manière symétrique.
- 9:13Donc le chiffrement aujourd'hui c'est absolument asymétrique.
- 9:16La physique quantique là-dedans elle va vous amener quoi ?
- 9:19Elle va vous amener un canal sécurisé que vous n'aviez pas précédemment pour faire de l'échange de clés de manière symétrique.
- 9:26et la sécurité est garantie par les lois de la physique quantique.
- 9:30C'est-à-dire que ce n'est pas de la sécurité qui va reposer sur de la puissance de calcul.
- 9:34Donc même si votre opposant a un ordinateur quantique à large échelle,
- 9:38il ne pourra pas s'en servir,
- 9:39ça ne lui amenera aucun avantage pour gagner de l'information sur la clé que vous allez changer.
- 9:43Dans les grandes lignes,
- 9:44comment ça marche ?
- 9:45On envoie des photons un par un dans une fibre optique,
- 9:47par exemple.
- 9:47Donc on a l'échelle du photon unique,
- 9:49on est bien dans le domaine de la physique quantique à ces échelles-là.
- 9:52On va encoder des 1 et des 0 sur ces photons,
- 9:54par exemple par leur polarisation.
- 9:55Un photon cocile comme ça,
- 9:56c'est un 0,
- 9:57comme ça c'est un 1.
- 9:58Et ces systèmes,
- 9:59c'est des photons uniques,
- 10:00c'est très fragile,
- 10:01c'est comme des grains de poussière,
- 10:02je disais tout à l'heure.
- 10:03Si un espion cherche à acquérir de l'information sur la clé qui transite via la fibre,
- 10:07il va entre guillemets,
- 10:08je ne rentre pas dans les détails,
- 10:08mais perturber l'état des photons.
- 10:10Avec un peu de post-processing,
- 10:11on peut voir rapidement s'il y a eu perturbation ou pas perturbation,
- 10:14et donc savoir si la clé qu'on a transmise est bien une clé privée ou pas.
- 10:17Si elle est privée,
- 10:18on l'utilise pour ensuite chiffrer de manière traditionnelle.
- 10:21En revanche,
- 10:21si elle a été altérée,
- 10:22si elle a été écoutée,
- 10:23cette clé,
- 10:24elle n'est pas privée,
- 10:24on ne l'utilise pas,
- 10:25on en refait une nouvelle.
- 10:26Et c'est de la sécurité qu'on qualifie de inconditionnelle.
- 10:29cette fois-ci.
- 10:30C'est un niveau de sécurité,
- 10:31je vais dire,
- 10:31entre guillemets,
- 10:31ultime.
- 10:35Par contre,
- 10:36le bottleneck...
- 10:39C'est quoi ?
- 10:39C'est qu'il faut une infrastructure dédiée.
- 10:41Il faut une fibre optique spéciale dans laquelle transitent ces photons uniques.
- 10:44Je peux passer dans la fibre optique où il y a déjà mon signal haute intensité qui amène l'Internet chez moi,
- 10:47ce n'est pas possible.
- 10:49Il faut une source de photons qui arrive à émettre un photon à la fois.
- 10:52Il faut des détecteurs qui arrivent à détecter un photon à la fois.
- 10:54Donc c'est vraiment une approche beaucoup plus physique,
- 10:57pas même complètement physique.
- 10:59Donc c'est un réseau par-dessus le réseau en quelque sorte.
- 11:02Et je ne rentre pas dans les détails,
- 11:03mais le problème de distance d'échange,
- 11:04de débit,
- 11:05plutôt faible.
- 11:06Donc ce n'est pas une solution,
- 11:07je vais dire,
- 11:08pour les masses.
- 11:09C'est une solution sur des problèmes extrêmement spécifiques.
- 11:12Peut-être sécurisation de certaines nucléaires,
- 11:14appel entre chefs d'État,
- 11:15peut-être des choses comme ça.
- 11:17pour le grand public,
- 11:18je vais dire,
- 11:18pour les gens un peu en bout de chaîne d'une architecture,
- 11:21plutôt de la cryptographie post-quantique.
- 11:23Et les agences de cybersécurité,
- 11:25elles poussent plutôt justement dans cette direction,
- 11:27pour l'adoption de la crypto post-quantique,
- 11:29et garder ce qu'on appelle la QKD,
- 11:31plutôt pour des applications vraiment de niche,
- 11:33où il faut un niveau de sécurité encore peut-être plus abouti que ce qu'on a au-dessus.
- 11:38parce que dans les fibres il y a de l'absorption en physique quantique je ne vais pas rentrer dans ce type de détail mais on ne peut pas amplifier un signal pour des limitations fondamentales on ne peut pas amplifier du coup quand une fibre absorbe du signal 5% au kilomètre typiquement c'est complètement perdu,
- 11:52on ne peut pas réamplifier en quantique donc l'avantage de passer par un satellite c'est que dans l'espace il n'y a pas d'absorption et donc sur des plus grandes distances dans les chaînes métropolitaines par fibre,
- 12:01ville à ville,
- 12:01plutôt par satellite et là en Europe pour la petite histoire puisque tu parles de ça il y a un projet similaire
- 12:08qui s'appelle le projet EuroQCI,
- 12:10dont on a parlé l'autre fois dans la table ronde,
- 12:13qui consiste à déployer un réseau quantique de communication,
- 12:15donc ça c'est de l'NKD,
- 12:16à l'échelle continentale,
- 12:18donc plutôt par fibre à l'échelle nationale,
- 12:20par satellite d'un pays à un autre.
- 12:22Donc ça c'est en cours de déploiement,
- 12:24c'est un projet européen,
- 12:25qui regroupe des industriels,
- 12:26des académiques.
- 12:29Césalgo dit poste quantique,
- 12:32l'avantage c'est qu'ils sont,
- 12:33on a compris,
- 12:33plus sécures,
- 12:35En revanche,
- 12:36la plupart vont nécessiter des tailles de clé beaucoup plus longues que ce qui se fait traditionnellement,
- 12:41et du processing derrière plus conséquent également.
- 12:43Donc pour des applications type IoT,
- 12:45où les problématiques de batterie,
- 12:46etc.
- 12:47sont problématiques,
- 12:48ça nécessite également un peu une refonte,
- 12:50mais ce n'est pas de la science,
- 12:51c'est de l'ingénierie,
- 12:51un peu une refonte des puces utilisées dans ces appareils-là.
- 12:55Des boîtes comme Thales,
- 12:56comme Atos,
- 12:56planchent déjà là-dessus depuis pas mal d'années,
- 12:58donc il y a des solutions pour ces applications-là aussi.
- 13:02Il y a 3-4 catégories de problèmes mathématiques qui rentrent dans ce framework post-quantique.
- 13:09Le NIST a standardisé aujourd'hui essentiellement des approches type lattice,
- 13:12c'est une des 3-4 catégories,
- 13:14pourquoi ?
- 13:14Parce que justement,
- 13:15c'est le meilleur compromis en termes de taille de clé,
- 13:17processing,
- 13:19mais dans la prochaine génération de standardisation qu'ils vont avoir,
- 13:22ils vont standardiser plutôt d'autres types d'approches,
- 13:24histoire de ne pas être tous les oeufs dans le même panier.
- 13:26Pourquoi je dis ça ?
- 13:27Parce que tous ces algos de post-quantique,
- 13:30aujourd'hui on n'a pas d'algorithme quantique qui permettrait de les casser.
- 13:34Et on conjecture qu'on n'en aura jamais parce qu'on pense que ces problèmes-là sont vraiment robustes à l'ordinateur quantique,
- 13:38mais ce n'est pas vraiment prouvé.
- 13:40Donc si demain on s'aperçoit que les approches en réseau ne sont en réalité pas robustes,
- 13:45il faut qu'on puisse se replier vers autre chose.
- 13:47A l'inverse,
- 13:48l'AQKD s'est démontré,
- 13:51s'est établi que la sécurité,
- 13:53elle est là,
- 13:54c'est inconditionnel.
- 13:55Là,
- 13:56l'autre,
- 13:56ce n'est pas un conditionnel.
- 13:57C'est conditionné à l'état de l'art de nos connaissances actuelles,
- 14:00en algorithmie quantique.
- 14:01Maintenant,
- 14:02je vous explique brièvement d'où sort cette accélération.
- 14:06Ces accélérations,
- 14:07il y en a plusieurs.
- 14:08Ça répond au problème.
- 14:10Alors,
- 14:10à gauche,
- 14:11un bit classique.
- 14:12Je ne vous apprends pas ce que c'est,
- 14:13vous le savez.
- 14:14À droite,
- 14:14par contre,
- 14:15le qubit.
- 14:16Un qubit,
- 14:16c'est quoi ?
- 14:17C'est une superposition,
- 14:19on dirait en maths une combinaison linéaire,
- 14:20pour les amateurs,
- 14:22de deux états,
- 14:230 et 1.
- 14:24qui peuvent être deux états de polarisation,
- 14:26deux directions spatiales différentes,
- 14:28deux niveaux d'énergie dans un atome,
- 14:30etc.
- 14:31Donc on a une superposition,
- 14:33une combinaison de deux états.
- 14:34C'est le chat dans la boîte,
- 14:35il est mort,
- 14:35il est vivant,
- 14:36n'est-ce pas ?
- 14:37La petite subtilité,
- 14:37c'est que le qubit peut être superposé que tant que vous ne le regardez pas.
- 14:41Dès que vous allez le regarder,
- 14:42pour parler plus justement,
- 14:43dès que vous allez le mesurer,
- 14:45vous avez une certaine probabilité d'obtenir le résultat 0,
- 14:47une certaine probabilité d'obtenir le résultat 1,
- 14:49qui dépend de quel état vous avez préparé pour votre qubit.
- 14:53oublier les notations mathématiques,
- 14:55elles ne sont pas importantes,
- 14:57oublier les maths,
- 14:58peu importe,
- 14:59je vais essayer de vous expliquer d'où vient l'accélération d'un ordinateur quantique.
- 15:02Parce que bien souvent,
- 15:03quand on lit un article de la presse un peu généraliste,
- 15:06il y a des fausses idées qui sont véhiculées,
- 15:08on dit aux gens,
- 15:10je pense la personne qui écrit a mal compris,
- 15:13Non,
- 15:13mais c'est vrai,
- 15:14il y a un vrai problème d'explication de ce sujet dans la presse grand public.
- 15:18On dit sous tout le temps la chose suivante.
- 15:20L'ordinateur classique,
- 15:21c'est 0 ou 1.
- 15:22L'ordinateur quantique,
- 15:22c'est 0 et 1.
- 15:23Par conséquent,
- 15:24l'ordinateur quantique,
- 15:25par je ne sais quel miracle,
- 15:26teste toutes les solutions en même temps et vous sort la...
- 15:29la meilleure,
- 15:29enfin la bonne,
- 15:32quasi instantanément.
- 15:33Donc ça laisse sous-entendre que l'ordinateur quantique,
- 15:35c'est du calcul en parallèle.
- 15:36Et ça,
- 15:36c'est l'idée que je veux casser.
- 15:37L'ordinateur quantique,
- 15:39sorti de cette journée,
- 15:40ce n'est pas du calcul en parallèle.
- 15:41Ça n'a rien à voir.
- 15:43C'est une notion d'interférence,
- 15:44que je vais expliquer après.
- 15:46C'est un ordinateur quantique,
- 15:47un algorithme quantique,
- 15:48c'est une expérience d'interférence,
- 15:49on va voir ça après.
- 15:50Ça n'a rien à voir avec comment fonctionne l'ordinateur quantique,
- 15:54même quand on parallélise plusieurs unités.
- 15:56Ce n'est pas ça.
- 15:58Donc à l'échelle d'un seul transistor,
- 16:00entre guillemets,
- 16:00quantique,
- 16:01on a une superposition de deux états,
- 16:03et dès qu'on observe le qubit,
- 16:06dès que je regarde mon chat,
- 16:07il converge soit dans un état,
- 16:08soit vers un autre,
- 16:09avec certaines probabilités.
- 16:11Donc premier message,
- 16:12la physique quantique,
- 16:13c'est une théorie dite probabiliste.
- 16:15Ce qu'on va recréer en sortie d'un algorithme quantique,
- 16:18c'est une distribution de probabilités.
- 16:20Et c'est ça qu'on va interpréter à la fin,
- 16:21on verra après.
- 16:23Encore une fois,
- 16:23ne cherchez pas tout de suite à comprendre le puzzle dans sa globalité.
- 16:25Je vous présente les éléments,
- 16:26puis à la fin,
- 16:27ça va se lier.
- 16:30Ne vous inquiétez pas.
- 16:33J'ai l'habitude de faire ça.
- 16:36Ensuite,
- 16:37ce principe se généralise à plus qu'un qubit,
- 16:39évidemment.
- 16:40quand on a
- 16:421 bit,
- 16:43c'est soit 0 soit 1,
- 16:44quand on a n bits,
- 16:45on a un bit string de taille n,
- 16:46quand on a n qubits,
- 16:48on a une généralisation,
- 16:49on va avoir une superposition de toutes les combinaisons binaires à n bits.
- 16:54Donc on peut généraliser ce principe de superposition,
- 16:56et quand je vais mesurer mes n qubits,
- 16:58avec une sonde,
- 16:59je vais converger soit dans cet état 0,
- 17:020,
- 17:020,
- 17:020,
- 17:02soit dans l'état 1,
- 17:031,
- 17:030,
- 17:040,
- 17:040,
- 17:04etc.
- 17:05avec une certaine probabilité à nouveau.
- 17:08L'objectif final à la fin,
- 17:09c'est que quand on implémente un algo quantique,
- 17:12le résultat qui est le plus probable,
- 17:14ça soit celui qui est solution du problème.
- 17:16Évidemment,
- 17:16sinon ça n'a pas grand intérêt,
- 17:17sinon on a un gérateur de nombres aléatoires.
- 17:21Donc un algorithme quantique,
- 17:23c'est quoi ?
- 17:26C'est une configuration des transistors quantiques.
- 17:30c'est comme des transistors classiques,
- 17:33je vais dire entre guillemets,
- 17:341,
- 17:341,
- 17:340,
- 17:350,
- 17:35c'est les deux premiers transistors levés,
- 17:37tous ceux d'après abaissés,
- 17:38etc.
- 17:40Donc si c'est des atomes,
- 17:41par exemple,
- 17:42niveau d'énergie excité pour le 1,
- 17:44niveau d'énergie fondamentale pour le 0.
- 17:45Si c'est de la polarisation des photons,
- 17:47le 1 c'est polarisation verticale,
- 17:50le 0 horizontal par exemple.
- 17:52Donc physiquement,
- 17:53ça peut être plein de choses différentes,
- 17:54tout dépend comment on encode l'information physiquement.
- 17:57Je rentrerai dans la couche physique un peu plus tard.
- 18:00Donc dans les grandes lignes,
- 18:02comment fonctionne un algorithme quantique ?
- 18:05Pour faire...
- 18:07pas simple.
- 18:09Un algorithme quantique,
- 18:09c'est étape 0,
- 18:11qui est à peu près la même,
- 18:12quel que soit l'algorithme quantique.
- 18:14On va créer une superposition de toutes les solutions du problème.
- 18:18Donc chaque configuration binaire que j'ai montrée va correspondre à une solution du problème.
- 18:24Prenez par exemple un problème de partitionnement de graphes.
- 18:26Vous voulez couper un graph en deux.
- 18:28vous pouvez couper des arêtes d'un graphe pour le partitionner en deux sous-ensembles.
- 18:31Quand vous êtes d'un côté de la ligne de coupe,
- 18:34disons que c'est la valeur 0 pour le nœud,
- 18:36quand vous êtes côté droit,
- 18:37c'est le 1.
- 18:39Donc vous labellisez les nœuds 0 ou 1 en fonction de la gauche ou la droite de la ligne de coupe.
- 18:44Et vous cherchez par exemple,
- 18:45je ne sais pas,
- 18:45la ligne de coupe qui va couper le plus d'arêtes possible.
- 18:48Donc vous cherchez la configuration binaire,
- 18:50pour le dire autrement,
- 18:51qui maximise le nombre d'arêtes coupées.
- 18:53Donc but du jeu,
- 18:54c'est qu'à la fin de l'algo quantique,
- 18:59que ce soit cet arrangement-là,
- 19:00je ne sais pas lequel c'est,
- 19:01disons que ce soit celui-là,
- 19:02qui représente le plus de lignes coupées,
- 19:05d'arrêts de coupées dans le graphe.
- 19:06Vous voulez que ce soit cette configuration-là qui ressorte comme résultat majoritaire dans votre distribution de probabilités.
- 19:13Donc,
- 19:14au départ,
- 19:15il n'y a rien qui se démarque.
- 19:17On crée une superposition,
- 19:19je vais dire,
- 19:19uniforme,
- 19:20de toutes les solutions du problème.
- 19:23Donc,
- 19:23si je m'arrêtais là,
- 19:24si je m'arrêtais à l'étape
- 19:250, entre guillemets,
- 19:26que je mesure...
- 19:28j'ai un résultat qui sera aléatoire,
- 19:30puisque tout a la même chance d'apparaître en termes de résultat de mesure.
- 19:33Donc là,
- 19:33je n'ai rien fait.
- 19:34J'ai fait un gérateur de nombre aléatoire,
- 19:35ce qui n'est pas le but.
- 19:37À part en crypto peut-être,
- 19:38mais en industrie,
- 19:39ça n'a pas d'objectif.
- 19:41Donc ensuite,
- 19:41ce qu'on va faire après,
- 19:42c'est qu'on va appliquer ce qu'on appelle des opérations logiques.
- 19:44Vous connaissez le AND,
- 19:45le OR,
- 19:45le XOR,
- 19:46etc.
- 19:47Ce genre de choses,
- 19:47mais version quantique.
- 19:49Donc il y a des opérations qui sont propres à l'algorithmie quantique,
- 19:53comme l'opération qui permet de créer de la superposition,
- 19:55par exemple,
- 19:56et d'autres.
- 19:57On va implémenter ce qu'on appelle des opérations logiques,
- 19:59que j'ai modélisées un peu par des blocs de couleurs de manière très simple ici.
- 20:03On applique des opérations logiques qui vont avoir pour effet de modifier le poids des différentes configurations dans la superposition binaire.
- 20:14Telle opération va abaisser la valeur de A1,
- 20:16telle opération va augmenter la valeur de A2,
- 20:18etc.
- 20:20Les poids dans la superposition vont être modifiés.
- 20:23C'est un peu comme une table à pistons hydrauliques,
- 20:25ils sont tous à la même hauteur.
- 20:27Puis quand vous appliquez une transformation sur l'un,
- 20:28disons que ça va en modifier un autre.
- 20:31Donc ça,
- 20:31ça va affecter les coefficients de la superposition.
- 20:36Et le but du jeu,
- 20:37c'est qu'à la fin,
- 20:37il n'y a plus qu'un seul coefficient qui vaille 1,
- 20:40et tous les autres valent 0.
- 20:42Et celui qui vaudra 1,
- 20:43c'est celui qui correspond à la solution du problème.
- 20:47de sorte à ce qu'à la fin,
- 20:47quand on mesure,
- 20:48ce soit forcément ce résultat-là qui apparaisse.
- 20:50Donc en quelques étapes,
- 20:52on arrive à transformer quelque chose qui au départ est complètement probabiliste en quelque chose qui à la fin est complètement déterministe.
- 20:59Et comment on a fait ça ?
- 21:00On a fait ça,
- 21:01d'un point de vue algorithmique,
- 21:02avec une succession d'opérations logiques qu'on applique sur nos qubits.
- 21:07Donc ça,
- 21:07c'est l'explication,
- 21:07je vais dire,
- 21:08informaticien.
- 21:09Et typiquement le nombre d'opérations qu'il faut est bien moindre que le nombre d'opérations qu'il faut un ordinateur classique pour résoudre le même problème de manière complètement différente bien sûr.
- 21:21Avec l'explication informatique,
- 21:22on ne comprend rien.
- 21:23Pour vraiment comprendre,
- 21:24il faut l'explication physique.
- 21:25Qu'est-ce qui se passe physiquement ?
- 21:28Chaque qubit,
- 21:30c'est un système physique.
- 21:31Ça peut être un atome par exemple.
- 21:33Donc là,
- 21:34disons que j'ai N atomes dans mon processeur.
- 21:37Un atome...
- 21:38Vous avez peut-être envie de parler de ça.
- 21:39Déjà,
- 21:40on parle en physique quantique de dualité on-corpuscule.
- 21:45Un atome,
- 21:45c'est à la fois quelque chose de bien localisé dans l'espace,
- 21:48à la fois quelque chose de délocalisé comme une onde.
- 21:51Quand on fait de l'informatique quantique,
- 21:52d'algorithmie quantique,
- 21:53ce qui vous intéresse,
- 21:54c'est le côté ondulatoire et pas le côté corpusculaire.
- 21:57Les ondes,
- 21:57vous savez,
- 21:57elles interfèrent constructivement ou destructivement,
- 22:00n'est-ce pas ?
- 22:02quand vous appliquez ces opérations logiques d'un point de vue algorithmique,
- 22:05ce que vous faites en réalité d'un point de vue physique,
- 22:07vous êtes en train de recréer physiquement des interférences entre atomes ou entre photons,
- 22:11tout dépend ce qu'on manipule,
- 22:13de sorte à créer des interférences destructives au niveau des solutions qui ne nous intéressent pas.
- 22:18Donc on les annihile par interférences destructives et on cherche à renforcer la bonne solution par interférences constructives.
- 22:26Donc c'est un peu comme si j'avais une onde complètement étalée.
- 22:30et qui à la fin se rematérialise en un seul point comme chose de bien localisé.
- 22:33Pour les amateurs de maths,
- 22:34c'est comme si j'avais une distribution uniforme et qu'à la fin il y avait un Dirac.
- 22:39Donc c'est un peu ça l'idée,
- 22:41et donc physiquement on fait des interférences,
- 22:43mais mathématiquement on dit qu'on fait des opérations logiques sur les qubits.
- 22:47Mais physiquement,
- 22:48la vraie expérience est physique,
- 22:49on fait une expérience d'interférence.
- 22:51Donc vous comprenez que ça n'a rien à voir avec du calcul en parallèle.
- 22:55Quand je split un calcul sur plusieurs machines et que chaque machine fait un bout du travail et qu'on recombine,
- 22:59à aucun moment je fais des interférences.
- 23:01Ça n'a rien à voir avec du calcul en parallèle.
- 23:03Je veux dire,
- 23:03pour quelqu'un qui travaillerait dans une startup de l'industrie quantique,
- 23:06qui serait en charge de développer ce type de librairie,
- 23:08il y a des langages qui sont un peu propres à ce genre de choses,
- 23:11qui s'appellent du CASAM,
- 23:11Quantum Assembly Language,
- 23:13c'est faussement du langage d'assemblage,
- 23:14mais ça y ressemble,
- 23:16qui reprend le code,
- 23:18qui va le reformuler différemment.
- 23:19qui permet éventuellement après de le réexporter vers un autre librairie Python que celle de base,
- 23:23donc on peut faire la passerelle,
- 23:26et après on l'engage machine.
- 23:27À la fin,
- 23:27ce qu'on programme,
- 23:28in fine,
- 23:29ce sont des impulsions électroniques ou des impulsions optiques,
- 23:32et les paramètres de l'impulsion,
- 23:34j'en parlerai après,
- 23:35l'amplitude de l'onde,
- 23:36la phase de l'onde,
- 23:37etc.,
- 23:37vont permettre de recréer tous les paramètres de l'opération logique qu'on cherche à impliquer sur des qubits.
- 23:44chaque opération c'est une matrice mathématiquement,
- 23:46les qubits sont modélisés par des vecteurs,
- 23:48on applique des matrices sur des vecteurs,
- 23:49comme toujours en algèbre,
- 23:51et en fait la matrice on peut la traduire comme étant une impulsion physique,
- 23:54donc en fonction de l'onde,
- 23:55de l'amplitude,
- 23:55de tout ce qu'on veut de l'impulsion,
- 23:57on recrée telle ou telle opération logique,
- 23:58matricielle.
- 24:00Par exemple on parle de quantum neural networks,
- 24:03Ça ressemble à des réseaux de neurones traditionnels,
- 24:07mais ce n'est pas le modèle du perceptron.
- 24:09C'est un peu identique dans le sens où c'est des algos qui ont une structure en couche,
- 24:13dont on optimise les paramètres avec un optimisateur classique type des centres de gradient,
- 24:17si ça te parle.
- 24:19il y a une structure en couche,
- 24:20etc.
- 24:21Mais ce n'est pas un modèle de perceptron derrière.
- 24:23Donc,
- 24:23ce n'est pas lié rigoureusement à un réseau de neurones au sens que l'informaticien classique,
- 24:29je vais dire,
- 24:29connaît.
- 24:30Mais c'est le même type d'approche de manière globale.
- 24:34Donc,
- 24:35il y a des gros parallèles,
- 24:36mais ce n'est pas je prends mon algo classique et je l'accélère d'un coup comme ça.
- 24:39Non,
- 24:39c'est des algorithmes.
- 24:41qui marchent sur machines quantiques,
- 24:43qui vont résoudre les mêmes problèmes,
- 24:44mais pas toujours avec une approche similaire,
- 24:47complètement différente pour le coup,
- 24:50plus rapidement.
- 24:51Je rentre dans la couche physique maintenant.
- 24:55Pourquoi en 2024,
- 24:56vous le savez,
- 24:57on n'a pas encore des ordinateurs quantiques à grande échelle qui permettraient de résoudre tous les problèmes que j'ai pu citer en intro ?
- 25:06C'est très simple à comprendre.
- 25:07C'est que quand on fabrique un ordinateur quantique,
- 25:09on veut deux choses qui sont complètement contradictoires l'une de l'autre.
- 25:14Ces atomes,
- 25:15ces photons,
- 25:15etc.,
- 25:16je leur dis encore une fois,
- 25:17c'est comme des grains de poussière,
- 25:19c'est extrêmement sensible à la moindre perturbation extérieure.
- 25:22Donc quand vous fabriquez un processeur quantique,
- 25:25vous voulez arriver par exemple à manipuler le plus d'atomes à la fois,
- 25:28mais en même temps que ces atomes soient le plus isolés possible de ce qui les entoure,
- 25:32ce qu'on appelle l'environnement extérieur.
- 25:34Vous n'arriverez jamais parfaitement à les isoler,
- 25:36et ce n'est pas souhaitable.
- 25:38parce que si le système est trop bien isolé,
- 25:40moi,
- 25:40utilisateur,
- 25:42je ne pourrais plus interagir avec mes atomes pour implémenter mes opérations logiques et donc implémenter mon algo.
- 25:46Donc ce n'est pas non plus souhaitable de trop bien isoler les qubits.
- 25:50Donc je me retrouve avec un problème.
- 25:53Je veux un système bien isolé,
- 25:54mais avec lequel je puisse quand même interagir.
- 25:56C'est tout le problème.
- 25:58Puisque vous n'arriverez jamais à complètement éliminer des flux de chaleur résiduels,
- 26:01des ondes atométriques résiduelles dans l'orignal du processeur.
- 26:04Donc il y aura toujours ce que je vais appeler du bruit.
- 26:05Il y a toujours du bruit dans l'environnement.
- 26:08Donc,
- 26:11aujourd'hui,
- 26:11je vais dire sur le marché,
- 26:12je ne vais pas aller loin dans l'explication,
- 26:14mais je vais dire que vous avez différents types d'approches physiques concurrentes,
- 26:19chacune avec des points forts et des points faibles,
- 26:22pour fabriquer des processeurs quantiques.
- 26:25Alors,
- 26:25un petit mot sur les approches leaders.
- 26:29Il y a quelques années en arrière,
- 26:30quelques mois en arrière même,
- 26:31je dirais,
- 26:32je disais que les approches leaders,
- 26:33c'est ce qu'on appelle les qubits à base d'ions piégés et les qubits dits supraconducteurs.
- 26:38ce n'est plus tellement vrai,
- 26:39par rapport à les ions piégés.
- 26:41Aujourd'hui,
- 26:41les deux approches les plus en vogue,
- 26:46c'est ce qu'on appelle les atomes neutres et ce qu'on appelle à nouveau les qubits supras.
- 26:51Alors,
- 26:53qui fait quoi ?
- 26:54Les atomes,
- 26:55c'est computer math.
- 26:57Atom computing,
- 26:58par exemple,
- 26:58ou Pascal en France.
- 27:00Un petit mot rapidement.
- 27:02Les qubits supra,
- 27:04ce sont des matériaux,
- 27:06certains types de matériaux,
- 27:07qu'on va refroidir à très basse température.
- 27:09À très basse température,
- 27:10le matériel devient,
- 27:11comme on appelle ça,
- 27:12supraconducteur.
- 27:13Il n'y a plus de récence électrique à l'intérieur.
- 27:15Les électrons qui font le courant se groupent par paires.
- 27:17On appelle ça des paires de Cooper,
- 27:19mais peu importe.
- 27:20Et c'est ces paires d'électrons,
- 27:22ces électrons groupés par paires,
- 27:23qu'on va manipuler pour faire des qubits.
- 27:25et un électron ou une paire d'électrons dans le sens du physique,
- 27:28c'est un système,
- 27:29c'est un oscillateur,
- 27:30comme un ressort,
- 27:31mais ce n'est pas un oscillateur dans ce sens-là.
- 27:33Donc un oscillateur,
- 27:34c'est quoi ?
- 27:34C'est comme une cuvette,
- 27:36n'est-ce pas ?
- 27:36Ça oscille,
- 27:37comme une bille dans une cuvette.
- 27:39Et comme c'est quantique,
- 27:40c'est quantifié,
- 27:40donc il y a des niveaux d'énergie dans la cuvette.
- 27:43Les paires d'électrons peuvent être qu'il y a des niveaux bien spécifiques,
- 27:45qu'on appelle des niveaux d'énergie,
- 27:46comme les niveaux d'énergie des atomes,
- 27:47on a entendu parler de ça il y a longtemps à l'école,
- 27:50c'est un peu la même idée.
- 27:51Il y a des niveaux d'énergie.
- 27:53et l'idée c'est de faire passer les paires d'électrons d'un niveau à un autre.
- 27:58Le niveau du bas disons c'est le 0,
- 28:00le 1 niveau au-dessus on va appeler disons le niveau 1.
- 28:02Comment on fait passer du 0 vers le 1 ?
- 28:05Entre les deux niveaux d'énergie il y a une fréquence spécifique,
- 28:08et on va envoyer une impulsion électronique ici,
- 28:12on va envoyer une impulsion électronique à cette fréquence là,
- 28:16et si en fonction de la durée de l'impulsion,
- 28:18soit j'ai 100% de chance que la paire d'électrons passe vers le niveau excité,
- 28:23soit,
- 28:23si je réduis la durée de l'impulsion,
- 28:24par exemple,
- 28:25je peux créer une superposition d'avoir transité vers le niveau excité et d'être resté dans le fondamental.
- 28:31Donc,
- 28:31si ça,
- 28:31c'est le 0,
- 28:32ça,
- 28:32c'est le 1,
- 28:32je peux créer une superposition de 0 et de 1.
- 28:34Et donc,
- 28:35en ajustant la durée de l'impulsion que j'envoie sur les atomes,
- 28:38je peux créer,
- 28:38en fait,
- 28:39n'importe quel ratio dans ma superposition,
- 28:4170,
- 28:4230,
- 28:4280,
- 28:4220,
- 28:4350,
- 28:4350,
- 28:44n'importe quoi.
- 28:46Et je peux jouer également avec la phase de l'impulsion.
- 28:49pour contrôler un autre paramètre qu'on appelle justement la phase de l'état superposé.
- 28:53Ça peut être 0 plus 1,
- 28:54mais comme ça peut être aussi
- 28:550 moins 1,
- 28:55je ne rentre pas dans les détails.
- 28:57Mais avec tous les paramètres physiques de l'impulsion qu'on envoie sur un atome,
- 29:00on peut comme ça contrôler l'état superposé,
- 29:03c'est-à-dire l'état du qubit qu'on souhaite créer.
- 29:06Donc c'est vraiment à la demande.
- 29:08Avec les atomes neutres,
- 29:09c'est un peu la même idée,
- 29:10sauf qu'on joue avec les niveaux d'énergie de certains types d'atomes.
- 29:13Je ne rentre pas dans les détails encore une fois.
- 29:16Qui fait des supra ?
- 29:17C'est plutôt IBM,
- 29:18Google,
- 29:18AWS,
- 29:19c'est quelques startups spécialisées.
- 29:22C'est l'approche sur laquelle il y a le plus d'acteurs aujourd'hui.
- 29:25Qui fait des atomes neutres ?
- 29:26Aucun nom ne vous dira grand-chose,
- 29:28parce que ce ne sont que des acteurs spécialisés.
- 29:30Il y a Pascal en France,
- 29:33il y a Atom Computing,
- 29:34c'est UC Berkeley,
- 29:36il y a
- 29:36Quera Computing,
- 29:38c'est Harvard University derrière,
- 29:40et je ne sais plus qui encore.
- 29:42En gros,
- 29:42sur chaque approche,
- 29:43il y a 4-5 acteurs,
- 29:44à part peut-être les supras,
- 29:45il y a peut-être une vingtaine d'acteurs,
- 29:47c'est plus de monde.
- 29:49Chaque approche a des avantages et des inconvénients.
- 29:52Les qubits supras,
- 29:54ce sont des cumulatifs qui peuvent faire beaucoup d'opérations à la seconde dessus,
- 29:56puisque les systèmes sont facilement accessibles,
- 29:57puisque mal isolés.
- 29:59A l'inverse,
- 29:59les atomes neutres,
- 30:00mais également les ions piégés,
- 30:01qui sont assez similaires,
- 30:02sont des systèmes plutôt bien isolés,
- 30:05donc pas beaucoup d'opérations à la seconde,
- 30:07mais il y a beaucoup moins de bruit dans leur système.
- 30:10Je fais moins d'opérations à la seconde,
- 30:12mais pour une durée plus longue.
- 30:14Là,
- 30:14j'ai une durée plus courte,
- 30:15mais je peux faire plus d'opérations à la seconde.
- 30:17Donc,
- 30:19il n'y a pas de solution miracle,
- 30:20entre guillemets.
- 30:24Il n'y a aucune technologie qui coche toutes les cases et il n'y en aura,
- 30:26je vais dire,
- 30:27jamais.
- 30:28Ça va toujours être un compromis à la fin.
- 30:31À Grenoble,
- 30:32mais ailleurs également,
- 30:33il y a également ce qu'on appelle des cubites à base de...
- 30:36des spins cubites dans le silicium.
- 30:38Le CEA,
- 30:38en France,
- 30:39fait ça,
- 30:39mais pas que.
- 30:39Il y a d'autres boîtes dans le monde.
- 30:42Intel également,
- 30:43vous connaissez tous.
- 30:44C'est ce genre de choses.
- 30:44Ça approche de silicium.
- 30:46Je ne rentre pas dans les détails,
- 30:47mais en termes de contrôlabilité,
- 30:52isolation,
- 30:52c'est un peu 50-50.
- 30:55donc c'est un peu le mix entre les propriétés des deux autres.
- 31:00Alors il y a 70 ans de savoir-faire dans le silicium,
- 31:03mais aujourd'hui à l'état de l'art,
- 31:04ce n'est pas cette approche qui est l'approche leader,
- 31:06mais ils ont démarré un peu plus tard aussi.
- 31:09Comment le bruit,
- 31:10j'en tiens compte quand j'implémente un calcul,
- 31:12je vais en parler après.
- 31:14Parce qu'aujourd'hui toutes ces approches,
- 31:15quelle que soit l'approche,
- 31:16même s'il y en a qui sont plus propres que d'autres,
- 31:18il y a du bruit de toute manière.
- 31:20Donc le bruit,
- 31:20comment je m'en sors avec le bruit ?
- 31:22On va en parler après.
- 31:23Il y a également des approches optiques.
- 31:25Candela,
- 31:26en région parisienne,
- 31:27fait ça.
- 31:27D'autres boîtes également ailleurs.
- 31:30Tout ça pour dire qu'il y a
- 31:335-6 approches concurrentes,
- 31:34chacune avec des avantages et des inconvénients.
- 31:36Les approches leaders aujourd'hui sont Atom,
- 31:38Note,
- 31:38Cubit,
- 31:38Supra.
- 31:39On manipule de l'ordre du millier de cubits.
- 31:41Aujourd'hui,
- 31:41je n'ai pas donné de chiffres encore.
- 31:43De l'ordre du millier de cubits avec ces approches-là,
- 31:46de l'ordre de la centaine avec celle-ci,
- 31:48et de quelques dizaines avec ça et ça.
- 31:50Et ça,
- 31:50ce n'est pas encore au point du tout.
- 31:52À terme,
- 31:52qu'est-ce qu'on voudrait ?
- 31:54sur le long terme,
- 31:55vers toutes ces boîtes-là que j'ai pu citer,
- 31:57qu'est-ce qu'elles veulent faire sur le long terme ?
- 32:00Je vous ai expliqué qu'il y a du bruit.
- 32:02Le bruit,
- 32:02il sera toujours là.
- 32:04On peut essayer d'en enlever le plus possible avec une électronique plus propre,
- 32:07un meilleur système de refroidissement s'il y a nécessaire besoin,
- 32:10etc.
- 32:11Mais il y en aura toujours.
- 32:13Donc l'idée à la fin,
- 32:14ce n'est pas de supprimer le bruit,
- 32:16ça va être de corriger ces effets,
- 32:18ce qui n'est pas la même chose.
- 32:20Donc on va chercher à implémenter ce qu'on appelle des codes correcteurs d'erreurs.
- 32:26Je ne rentre pas dans les détails,
- 32:27mais pour corriger l'état de certains qubits,
- 32:31pour faire ce que j'appelle un qubit parfait,
- 32:33j'ai besoin d'un certain nombre de qubits imparfaits,
- 32:36des qubits bruités.
- 32:37Dans le jargon,
- 32:37on appelle ça des qubits physiques.
- 32:39J'ai besoin d'un grand nombre de qubits physiques pour réaliser ce qu'on appelle un qubit logique,
- 32:43c'est-à-dire un qubit corrigé,
- 32:43un qubit parfait.
- 32:45Quelque chose de théorique entre guillemets.
- 32:48et typiquement ces codes correcteurs vont nécessiter,
- 32:51alors ça dépend les technos,
- 32:53comment le processeur est bruité,
- 32:54à quel point il est bruité à la base,
- 32:55mais de l'ordre de 1 à 100 à 1 pour 1000.
- 32:59Donc il faut de l'ordre de 100 à 1000 qubits bruités,
- 33:02donc physiquement réalisés j'entends,
- 33:05pour réaliser 1 qubit corrigé.
- 33:09Donc par exemple pour donner des chiffres.
- 33:11Alors,
- 33:12certaines approches à
- 33:14100, c'est plutôt à 1000,
- 33:15mais des approches,
- 33:16par exemple,
- 33:16comme les qubits de chat que fait la boîte Alice et Bob,
- 33:18ça te parle un peu,
- 33:19eux,
- 33:20ils sont naturellement immunisés à certains types d'erreurs,
- 33:21ce qui fait que ça réduit,
- 33:22en fait,
- 33:22le ratio nécessaire pour la correction d'erreurs.
- 33:24Donc,
- 33:24eux,
- 33:24c'est 1 pour 50,
- 33:251 pour 100.
- 33:27Mais c'est vrai que les chiffres,
- 33:28plus globalement,
- 33:28c'est plutôt 1 pour 1000.
- 33:31Ces qubits supra,
- 33:32ces qubits corrigés,
- 33:35pour faire un processeur qui est résistant au bruit,
- 33:38corrigés.
- 33:39il faut un grand nombre de qubits physiques.
- 33:41Je vous ai donné un chiffre.
- 33:43Vous voulez casser une clé RSA de 1048 bits,
- 33:45ce qui est le standard actuel en crypto.
- 33:47Il vous faut,
- 33:48avec l'algorithme de Shor,
- 33:49l'algorithme quantique pour casser des clés RSA factorisées,
- 33:53il faut de l'ordre à peu près de 4000 qubits logiques,
- 33:57donc corrigés,
- 33:58pour casser une clé RSA,
- 33:59je vais dire en une dizaine de secondes.
- 34:02Quand je vous dis 4000 qubits logiques,
- 34:03ça sous-entend qu'il faut un processeur avec de l'ordre de la centaine de milliers,
- 34:07voire plus probablement de l'ordre du million de qubits physiques,
- 34:10donc bruités.
- 34:12Aujourd'hui,
- 34:12l'état de l'art,
- 34:12je vous ai dit,
- 34:13c'est IBM et une autre boîte aux Etats-Unis,
- 34:15Pascal un peu en France maintenant,
- 34:17c'est de l'ordre de 1000 qubits physiques.
- 34:19D'accord ?
- 34:20Donc on commence à peine à commencer aujourd'hui à réaliser des qubits logiques,
- 34:25corrigés.
- 34:26Quand j'ai eu déjà ma thèse,
- 34:27c'était 2017,
- 34:29l'état de l'art c'était une quinzaine de qubits,
- 34:3110-15 qubits physiques.
- 34:342024,
- 34:34là,
- 34:3423-24,
- 34:361000 qubits physiques,
- 34:371100,
- 34:381100 qubits physiques.
- 34:39Donc ça avance,
- 34:41donc 1 million de qubits physiques,
- 34:42je pense qu'on va y arriver plus rapidement qu'on veut peut-être bien le croire.
- 34:47Un ordinateur traditionnel,
- 34:49il est traversé par des rayons gamma tout le temps,
- 34:52qui altèrent une fois de temps en temps,
- 34:53c'est très rare,
- 34:53mais altèrent l'état d'un bit.
- 34:550 devient 1,
- 34:561 devient 0.
- 34:57Donc ça,
- 34:57c'est pris en charge comment ?
- 34:58L'état du bit,
- 34:59on le copie-colle sur des bits auxiliaires,
- 35:01donc c'est du copier-coller.
- 35:02Et de temps en temps,
- 35:02on regarde la configuration majoritaire et s'il y en a un qui s'est retourné,
- 35:05on le remet à l'endroit.
- 35:07Non,
- 35:07parce qu'en physique quantique,
- 35:08je l'ai dit tout à l'heure dans un autre contexte,
- 35:09le copier-coller est interdit.
- 35:11Je vous l'ai dit,
- 35:11on n'a pas le droit d'amplifier.
- 35:12Donc on peut faire du copier-coller de l'état d'un qubit sur un autre qubit.
- 35:15Mais on peut,
- 35:16ce que je n'ai pas trop expliqué,
- 35:17corréler des qubits entre eux,
- 35:18ce qu'on appelle de l'intrication.
- 35:20Et comme ils sont corrélés les uns aux autres,
- 35:22quand une erreur se produit sur l'un,
- 35:23si on mesure un autre,
- 35:25on peut savoir quel type d'erreur s'est produit et à quel endroit,
- 35:30ce qu'on appelle le syndrome.
- 35:31Ça vous informe sur où et comment une erreur s'est produite.
- 35:34Et après seulement,
- 35:35on rétroagit.
- 35:36sur le qubit qui a été erroné,
- 35:38pour le remettre dans le bon sens entre guillemets.
- 35:40Mais ce n'est pas du copier-coller,
- 35:41c'est de l'intrication,
- 35:43mais toujours est-il que ça nécessite des qubits auxiliaires.
- 35:45Ça,
- 35:45c'est l'idée qui est pareille.
- 35:48Vous avez ici le nombre de qubits physiques,
- 35:51donc qubits bruités,
- 35:53c'est-à-dire physiquement réalisés.
- 35:55Et là,
- 35:55vous avez le taux d'erreur,
- 35:56c'est-à-dire quel est le pourcentage de chance qu'une erreur se produise quand j'implémente une opération.
- 36:01Soit parce que le système a interagi avec ce qui l'entoure,
- 36:04soit parce que mon électronique n'est pas idéale,
- 36:07soit parce que le système de mesure n'est pas idéal,
- 36:09bref,
- 36:10plein de sources d'erreurs possibles.
- 36:12et donc ça c'est le taux d'erreur.
- 36:13Donc disons que j'implémente une opération qui est censée me créer une superposition 50-50 au niveau d'un qubit,
- 36:18mais quand en réalité quand je l'implémente,
- 36:19je ne me retrouve pas avec 50-50,
- 36:20je me retrouve avec 49 versus 51,
- 36:24vous comprenez j'ai 1% d'erreur dans l'opération,
- 36:27donc je vais être en 10-2,
- 36:29etc.
- 36:31Donc ce qu'on voudrait à terme,
- 36:33c'est se situer dans cette région.
- 36:35pas beaucoup de bruit et un très grand nombre de qubits physiques de sorte à arriver à créer des qubits logiques pour implémenter les algos dont j'ai besoin sans erreur.
- 36:45Au milieu du graphe,
- 36:46là vous voyez,
- 36:46il y a une grande ligne horizontale qui coupe tout.
- 36:49C'est ce qu'on appelle le seuil de correction d'erreur comme c'est écrit.
- 36:52C'est quoi ce seuil ?
- 36:54Si vous êtes au-dessus,
- 36:56même si vous avez des millions et des millions,
- 36:58voire des milliards de qubits à disposition physique,
- 37:01ça ne servira à rien parce que les erreurs,
- 37:03si vous êtes au-dessus,
- 37:04vont se produire plus rapidement que la vitesse à laquelle vous pouvez les corriger.
- 37:09Donc ça ne sert à rien d'avoir des milliards et des milliards de qubits s'ils sont vraiment dégueulasses,
- 37:12c'est le message.
- 37:13Il faut déjà que les qubits qu'on ait,
- 37:15il faut en avoir un grand nombre,
- 37:16soient d'une qualité déjà à peu près correcte.
- 37:18Je ne dis pas parfaite puisque ce n'est pas possible,
- 37:20mais à peu près correcte.
- 37:22Donc il faut arriver à la fin d'être dans cette région.
- 37:26Aujourd'hui,
- 37:27alors je vais remettre à jour,
- 37:28parce que l'état de ça a encore évolué.
- 37:30Aujourd'hui,
- 37:30l'état de l'art,
- 37:31c'est de l'ordre du millier de qubits physiques.
- 37:33Et en termes de taux d'erreur,
- 37:34on flirte à peu près avec ce seuil de correction d'erreur.
- 37:37Même si encore une fois,
- 37:38il faudrait regarder plateforme par plateforme,
- 37:39puisqu'il y a des qubits plus propres que d'autres,
- 37:41comme je l'expliquais.
- 37:42Mais on est à peu près dans cette région.
- 37:45Donc on va incessamment sous peu commencer à fabriquer,
- 37:48entre guillemets,
- 37:48ingénier des qubits logiques,
- 37:50des qubits corrigés.
- 37:52Parce qu'encore une fois,
- 37:53il y a des plateformes plus bruitées que d'autres.
- 37:56Il y a des plateformes où on maîtrise un plus grand nombre de qubits que d'autres.
- 37:59Donc,
- 37:59c'est dur.
- 37:59En fait,
- 38:00il faudrait faire un point par type d'approche.
- 38:02Il y a des choses qu'on ne pourra pas faire maintenant,
- 38:05mais il y a des choses qu'on peut faire dès à présent.
- 38:07Donc,
- 38:08en fonction de l'application,
- 38:09pour certaines applis,
- 38:10il va falloir attendre d'avoir des codes correcteurs d'erreur.
- 38:12Pour d'autres applications,
- 38:13ce n'est pas forcément nécessaire,
- 38:15même si ça serait souhaitable,
- 38:16évidemment.
- 38:18Justement.
- 38:19Pour comprendre ce qu'on pourra faire à terme et ce qu'on peut faire dès à présent,
- 38:23il faut comprendre un peu comment des algorithmes,
- 38:24on les classe.
- 38:25Il y a plein de façons différentes de classer des algos,
- 38:27des cours d'algorithmie pour ça.
- 38:29Mais une façon parmi d'autres,
- 38:30c'est de dire,
- 38:30il y a des algos qu'on qualifie de paramétriques,
- 38:34il y a d'autres algos qu'on qualifie de non paramétriques.
- 38:37Quand vous faites du machine learning,
- 38:38tout est paramétrique,
- 38:39puisqu'on optimise les paramètres d'un modèle,
- 38:41n'est-ce pas,
- 38:41par entraînement.
- 38:43Donc le machine learning,
- 38:43c'est que du paramétrique.
- 38:45à l'inverse,
- 38:46il y a d'autres algos qui,
- 38:46eux,
- 38:46vous le savez,
- 38:47sont codés en dur.
- 38:48Donc là,
- 38:48on ne peut rien modifier dans l'algo.
- 38:50En quantique,
- 38:51c'est pareil.
- 38:52Il y a certains algos quantiques où tout est entre guillemets codé en dur.
- 38:55Et à l'inverse,
- 38:55il y a d'autres algos quantiques où on peut modifier des paramètres à l'intérieur sans...
- 38:59Je ne rentre pas dans les détails encore une fois.
- 39:01Quand les algos qui sont non paramétriques sont en général ceux qui vont vous amener...
- 39:06le plus de vitesse,
- 39:07comme Shor pour la factorisation,
- 39:09comme Groover pour de la recherche dans les bases de données.
- 39:12Donc,
- 39:13tous les algos quantiques les plus rapides sont non paramétriques.
- 39:16Le problème de ces algos,
- 39:17c'est comme ils sont non paramétriques,
- 39:19si chaque opération a un pourcent d'erreur,
- 39:24puisque je ne peux rien modifier dans l'opération,
- 39:25il faut que je l'exécute parfaitement,
- 39:271% d'erreur,
- 39:271% d'erreur,
- 39:281% d'erreur,
- 39:29vous comprenez que quand l'algo,
- 39:30je l'implémente à une échelle intéressante,
- 39:33il augmente en profondeur également,
- 39:35il y a de plus en plus de portes d'opérations à implémenter,
- 39:37donc le bruit s'accumule linéairement,
- 39:39et à la fin je ne peux plus extraire mon résultat du bruit.
- 39:42Dans mon histogramme à la fin,
- 39:45au lieu d'avoir une contribution à 100% et toutes les autres à 0,
- 39:48à la fin,
- 39:49ce qui est censé être à 0 ne sera pas nul.
- 39:52Et ce qui est censé être à 100%,
- 39:53ne sera pas du tout à 100%,
- 39:54mais beaucoup plus bas,
- 39:55et sera noyé dans le bruit,
- 39:56et je ne pourrai pas extraire ce résultat.
- 39:59Donc tout ce qui est factorisation,
- 40:00par exemple,
- 40:01pour citer ça,
- 40:02vous ne pourrez pas l'implémenter avant d'avoir un code correcteur d'erreur au-dessus du reste.
- 40:09Donc casser des clés,
- 40:10c'est plutôt une application long terme.
- 40:12Maintenant,
- 40:13à moyen court terme,
- 40:15il est tout de même possible d'implémenter des algos quantiques dits paramétriques,
- 40:19donc à paramètres ajustables.
- 40:21Et à ce moment-là,
- 40:21l'architecture ne sera pas 100% quantique,
- 40:25ce sera une architecture hybride.
- 40:27On va avoir d'un côté,
- 40:28on va hybrider dans une même archi,
- 40:31un QPU avec un CPU,
- 40:33qu'on prend par là un système
- 40:35HPC.
- 40:37L'idée c'est quoi ?
- 40:38C'est comme en machine learning,
- 40:39le CPU va fournir un jeu de paramètres initial pour l'algorithme quantique.
- 40:44L'algorithme quantique va être exécuté sur l'ordinateur quantique,
- 40:47évidemment,
- 40:48avec ce jeu de paramètres qui lui aura été fourni.
- 40:51On exécute l'algo quantique un grand nombre de fois,
- 40:53je l'ai oublié de le dire tout à l'heure,
- 40:54mais l'algo quantique se...
- 40:56simplement toujours un grand nombre de fois,
- 40:59de sorte à recréer derrière une distribution de probabilités,
- 41:01vous l'avez compris.
- 41:03et après,
- 41:03en machine learning,
- 41:05cette distribution de probabilité,
- 41:06je la fournis à ce qu'on appelle une fonction d'erreur,
- 41:07qui va me dire,
- 41:08voilà,
- 41:09mon résultat,
- 41:10il est complètement dans les choux,
- 41:11ou au contraire,
- 41:11il est proche du minimum de l'erreur,
- 41:14donc pas même d'optimisation.
- 41:16Donc je cherche comme ça,
- 41:17après je vais optimiser les paramètres,
- 41:19donc avec un optimisateur classique,
- 41:20je vais mettre à jour les paramètres du modèle,
- 41:24je réexécute mon algo quantique un grand nombre de fois avec ce nouveau jeu de paramètres,
- 41:28je recrée une nouvelle description de probabilité,
- 41:31et si tout va bien,
- 41:31si l'optimisateur classique a bien fait son boulot,
- 41:34normalement,
- 41:36je suis censé avoir une erreur qui sera plus faible.
- 41:39Et en faisant un certain nombre de runs,
- 41:41c'est-à-dire d'aller-retour comme ça entre le CPU et le QPU,
- 41:44on parle encore des époques en machine learning,
- 41:47en faisant un certain nombre de boucles,
- 41:49je vais comme ça trouver,
- 41:50idéalement,
- 41:51je vais arriver à converger vers le meilleur jeu possible de paramètres pour mon algo quantique vis-à-vis du problème que je cherche à résoudre.
- 41:59Et voilà.
- 42:00Donc,
- 42:01on rajoute comme ça une couche par-dessus d'optimisation entre le CPU et le QPU pour optimiser les paramètres de l'algorithme quantique.
- 42:10c'est de l'hybride.
- 42:11Et pourquoi ça,
- 42:12je peux le faire dès à présent et je n'ai pas besoin d'attendre nécessairement d'avoir de la correction d'erreur ?
- 42:16C'est parce que vous avez des optimisateurs classiques,
- 42:18donc le truc qui met à jour les paramètres,
- 42:20qui arrivent à converger même dans un panorama qui est bruité.
- 42:25Donc avec certains types d'optimisateurs,
- 42:27j'arrive à converger même quand il y a du bruit dans l'environnement d'exécution.
- 42:30Voilà pourquoi ce genre de choses,
- 42:31je peux le faire à moyen court terme et je n'ai pas besoin forcément d'attendre d'avoir de la correction d'erreur.
- 42:36pour faire ce genre de choses.
- 42:38Mais vous comprenez que comme je dois faire des allers-retours répétés entre le CPU et le QPU pour optimiser mon algo,
- 42:44ces allers-retours répétés sont chronophages.
- 42:47Entraîner le modèle,
- 42:48entre guillemets,
- 42:49c'est chronophage.
- 42:50Donc avec ce type d'approche,
- 42:51certes,
- 42:52l'algo quantique s'exécute très vite,
- 42:53parce que c'est un algo quantique,
- 42:55mais il y a cette couche d'optimisation par-dessus des paramètres qui est chronophage.
- 42:59Et donc avec ce type d'approche biprocesseur,
- 43:01vous n'aurez jamais une accélération,
- 43:02on peut qualifier d'exponentielle.
- 43:04Donc ce n'est pas avec ça que vous allez faire des miracles.
- 43:07Mais ça permet déjà de faire des choses à moyen court terme.
- 43:11Et même si l'accélération en vitesse n'est pas forcément drastique,
- 43:15on peut avoir malgré tout une amélioration,
- 43:16déjà ne serait-ce qu'en termes de précision des résultats.
- 43:19C'est ce que je disais tout à l'heure,
- 43:19la crédit agricole avec Pascal,
- 43:21sur le problème de credit scoring,
- 43:24habituellement ils utilisaient des random forest.
- 43:26J'ai utilisé le terme tout à l'heure,
- 43:28des algos,
- 43:29des apps de décision un peu sophistiquées.
- 43:32Donc ils ont montré qu'avec l'algo quantique qu'ils ont employé,
- 43:36ils n'ont pas réussi à faire plus rapide que les random forest,
- 43:38parce que le processeur Pascal,
- 43:39ils ont utilisé à l'époque une cinquantaine de qubits,
- 43:41ce qui n'est pas encore suffisant pour démontrer quoi que ce soit,
- 43:44mais ils ont montré déjà une amélioration des performances de ragout de classification.
- 43:48Donc ils ont fait mieux,
- 43:49mais pas plus rapide,
- 43:51meilleure qualité,
- 43:51mais pas mieux en vitesse,
- 43:52mais à terme il y aura également mieux en vitesse.
- 43:55Donc ça c'est des approches hybrides,
- 43:58donc ça c'est le moyen court terme de l'informatique quantique.
- 44:02Il y a des programmes européens aujourd'hui qui visent à faire rapprocher le milieu du HPC,
- 44:08du milieu de l'informatique quantique.
- 44:10Par exemple,
- 44:10vous avez le CEA à Saclay,
- 44:13qui est équipé d'un supercalculateur,
- 44:14aujourd'hui un supercalculateur Marie Curie,
- 44:17qui a acheté un processeur quantique à la compagnie française Pascal.
- 44:26qui va être installé sur site au CEA pour hybrider avec le système HPC déjà actuel,
- 44:34pour faire ce genre de choses.
- 44:36Et avec ce genre de choses,
- 44:36on fait quoi ?
- 44:37On fait du machine learning,
- 44:38puisque c'est de l'optimisation de paramètres,
- 44:41ça se prête énormément au machine learning,
- 44:43donc c'est un cas d'usage.
- 44:44On peut faire de l'optimisation de graphes,
- 44:45on peut faire plein de choses.
- 44:47On peut faire de la simulation de molécules,
- 44:49on peut faire déjà pas mal de choses.
- 44:51mais pas avec une accélération aussi intéressante que ce qu'on aura à terme quand on sera dans ce régime-là et qu'on va utiliser exclusivement le QPU.
- 45:02Et puis,
- 45:02je n'en ai pas du tout parlé,
- 45:03mais c'est très important aussi de le dire.
- 45:05On parle de vitesse,
- 45:06on parle de précision,
- 45:07mais il y a un aspect aussi qui n'est pas du tout traité,
- 45:09mais qui aurait dû,
- 45:09c'est le côté énergétique.
- 45:11C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 45:12qu'est-ce qui limite l'expansion des supercalculateurs ?
- 45:15Ce n'est pas tant le matériel en tant que tel.
- 45:19On va fabriquer le matériel,
- 45:20c'est pas ça le problème.
- 45:21Le problème c'est la consommation électrique de ces outils-là.
- 45:24c'est la facture énergétique à la fin du mois,
- 45:25surtout en ce moment.
- 45:27Donc c'est ça qui limite.
- 45:28Un ordinateur quantique,
- 45:29ça dépend de l'approche,
- 45:30mais de manière générale,
- 45:31déjà ça prend beaucoup moins de place.
- 45:33Et puis même s'il y a un peu,
- 45:34pour certaines technos,
- 45:35un système de refroidissement,
- 45:36ou une chambre à vide,
- 45:37ou des choses comme ça,
- 45:39dans tous les cas,
- 45:39ça consomme plusieurs ordres de grandeur en moins en termes d'énergie.
- 45:43Donc je vais dire,
- 45:45peut-être pour la première fois dans l'histoire de l'informatique,
- 45:47vous allez avoir un bon drastique en vitesse de calcul.
- 45:51qui s'accompagne en même temps d'une diminution drastique aussi de consommation énergétique.
- 45:56Donc aujourd'hui,
- 45:56qu'on parle de plus en plus,
- 45:58parce qu'on y croit ou parce qu'on fait du marketing,
- 46:01de tout verdir,
- 46:03l'informatique quantique,
- 46:05c'est un vrai atout d'un point de vue énergétique.
- 46:09Je veux dire,
- 46:10énergiquement,
- 46:11c'est intéressant à deux aspects.
- 46:12Déjà parce que la machine consomme beaucoup moins,
- 46:14déjà ça,
- 46:15mais aussi à travers certains cas d'usage,
- 46:17des cas d'usage orientés à l'énergie.
- 46:19Si on ne peut optimiser tant réel un réseau de distribution énergétique et qu'on n'a plus de perte de propagation parce qu'une ressource est volatile,
- 46:25qu'on la stocke,
- 46:27qu'on en perd,
- 46:27qu'on n'a pas le temps d'optimiser tant réel l'offre et la demande,
- 46:30là aussi,
- 46:31d'un point de vue énergétique,
- 46:32c'est intéressant.
- 46:35Et dans les cas d'usage,
- 46:36et dans le fonctionnement même de la machine,
- 46:38c'est intéressant énergétiquement.
- 46:39Il y a également des processeurs quantiques qui sont spécialisés,
- 46:42donc non universels,
- 46:43ce que j'appelais des approches plutôt analogiques.
- 46:45Ils ont certains types de process comme les atomes neutres.
- 46:48Vous avez la possibilité,
- 46:49ce qui n'est pas le cas des supras.
- 46:50Supra,
- 46:50c'est une puce.
- 46:51Une fois que le qubit est posé dessus,
- 46:52c'est fini,
- 46:53il est placé.
- 46:54Les atomes neutres,
- 46:55c'est un piège électromagnétique.
- 46:56Le piège,
- 46:56on peut le reconfigurer quand on veut.
- 46:58Dans l'espace,
- 46:59je peux placer les atomes comme j'ai envie.
- 47:00C'est reconfigurable à la demande.
- 47:02Si j'ai un graphe,
- 47:03un graphe,
- 47:04c'est quoi ?
- 47:04C'est un nœud avec des connexions,
- 47:05n'est-ce pas ?
- 47:06Je peux placer les atomes,
- 47:07je peux reproduire la structure du graphe.
- 47:09via le positionnement de mes atomes dans l'espace.
- 47:11Et les atomes,
- 47:12s'ils sont proches l'un de l'autre,
- 47:13ils interagissent l'un l'autre par des interactions physiques que je ne précise pas,
- 47:16mais ils interagissent.
- 47:17Donc quand deux atomes interagissent,
- 47:18on recrée une connexion dans le graphe.
- 47:20Donc en plaçant les atomes au bon endroit dans l'espace,
- 47:23je peux recréer un système complètement analogue à un graphe.
- 47:25Et donc un même d'optimisation de graphe devient entre guillemets un problème analogue à ma machine quantique.
- 47:30Et je vais pouvoir le résoudre sur cette machine-là beaucoup plus rapidement que je pourrais le résoudre avec une machine type IBM,
- 47:35qui ne permet pas de recréer l'architecture du graphe.
- 47:37Donc il y a des QPU qui sont spécialisés pour certains types de problèmes,
- 47:44genre problème d'optimisation de graphes par exemple.
- 47:50Pour vous,
- 47:50industriels,
- 47:51ce qui est intéressant,
- 47:51c'est de savoir les acteurs,
- 47:52comment le marché se décompose.
- 47:54Je vais dire aujourd'hui,
- 47:55à l'œil,
- 47:56il y a peut-être 300 acteurs à l'échelle mondiale,
- 47:58donc c'est quand même un marché de niche encore,
- 48:00bien sûr.
- 48:02Vous retrouvez en bleu,
- 48:04des multinationales de tous les secteurs que j'ai cités en introduction.
- 48:10que ce soit de l'automobile,
- 48:11que ce soit de l'aérospatiale,
- 48:13que ce soit de la chimie,
- 48:13de la pharma,
- 48:14tout ce que vous voulez.
- 48:16Et côté fournisseur de solutions,
- 48:17le marché,
- 48:18je vais dire comment il est décomposé,
- 48:19relativement de manière standard pour l'informatique.
- 48:22Vous avez des acteurs full stack,
- 48:23donc essentiellement des grands noms de la tech,
- 48:26IBM,
- 48:26Google,
- 48:27AWS,
- 48:27mais également quelques startups du...
- 48:30sur player comme on dit,
- 48:32il y a des boîtes qui pour l'instant ne font que du hardware,
- 48:33des boîtes qui ne font que du software,
- 48:35les boîtes qui ne font que du software et de l'applicatif font des partenariats avec ces acteurs-là,
- 48:40de sorte à mettre à disposition à leurs utilisateurs,
- 48:43à eux,
- 48:44un accès à des machines quantiques pour l'exécution des algorithmes.
- 48:48Et puis après,
- 48:48il y a des acteurs encore plus spécialisés,
- 48:50mais qui vous intéresseront moins,
- 48:51je pense,
- 48:51qui sont sur le middleware.
- 48:52Bon,
- 48:52moi,
- 48:52c'est le conseil,
- 48:53c'est encore autre chose.
- 48:56Tout ce qui va être les technologies qui font fonctionner les technos quantiques.
- 48:59Par exemple,
- 49:00en France,
- 49:00je ne sais pas,
- 49:01Air Liquide.
- 49:02Air Liquide,
- 49:03il est à disposition des systèmes de refroidissement pour des systèmes supraconducteurs.
- 49:07Donc,
- 49:07le système de refroidissement n'est pas une technologie quantique,
- 49:09mais elle permet de faire fonctionner la technologie quantique.
- 49:12Ce genre de boîte-là.
- 49:13On crée des conglomérats autour d'eux,
- 49:15des réseaux,
- 49:16je veux dire,
- 49:16un réseau d'entreprises,
- 49:17de partenaires.
- 49:18Typiquement,
- 49:18par exemple,
- 49:19dans le réseau IBM,
- 49:20je ne sais pas,
- 49:21il y a des boîtes qui sont spécialisées sur comment générer les impulsions les plus parfaites en termes de profils pour introduire le moins de bruit possible dans l'exécution.
- 49:31Donc ça c'est un truc ultra particulier
- 49:33C'est pas l'algorithme quantique en lui-même C'est pas non plus créer le processeur
- 49:38Donc par exemple ce type d'acteurs Mais pas que ça c'est juste un exemple
- 49:41Sont dans le réseau par exemple IBM
- 49:43Et apportent à IBM ce savoir-faire Qu'eux n'ont pas forcément à ce niveau là Ou ne veulent pas investir massivement dedans
- 49:51Il y a quelques gros noms,
- 49:54comme IBM,
- 49:55comme d'autres,
- 49:55mais c'est essentiellement aujourd'hui un marché des startups,
- 49:59avec certaines qui s'en sortent beaucoup mieux que d'autres.
- 50:00Il y a quelques boîtes qui ont des plus de 100 millions de dollars,
- 50:03mais ce n'est pas la majorité.
- 50:05Il y a des boîtes qu'on peut déjà aujourd'hui peut-être ne plus appeler des startups.
- 50:09Et en termes juste de pipeline d'exécution,
- 50:12vous partez d'un problème de toute manière.
- 50:14Vous le formulez d'une manière mathématique qui va bien pour ensuite mapper sur un algo quantique.
- 50:19Donc ça,
- 50:20c'est un travail,
- 50:20je vais dire,
- 50:20entre guillemets,
- 50:21de traduction.
- 50:23Donc déjà,
- 50:23ça,
- 50:23ça prend du temps pour les industriels.
- 50:25Ils sont accompagnés là-dessus d'exprimer leurs problèmes mathématiquement.
- 50:30Ensuite,
- 50:31on utilise un algorithme quantique,
- 50:32soit déjà existant,
- 50:33soit un qu'on va développer,
- 50:34si nécessaire.
- 50:35Je ne dis pas que c'est facile,
- 50:36mais c'est possible.
- 50:38Ensuite,
- 50:38on l'implémente en ligne de code,
- 50:40je vais dire.
- 50:41On programme l'algorithme.
- 50:43La couche de compilation,
- 50:45je zappe.
- 50:45Et ensuite,
- 50:46on exécute.
- 50:47Et là,
- 50:47pour exécuter,
- 50:48en termes de hardware,
- 50:49il y a deux portes de sortie.
- 50:51Il y a ce qu'on appelle,
- 50:53un peu à tort,
- 50:55des simulateurs,
- 50:55mais on va plutôt appeler ça des émulateurs.
- 50:59des émulateurs,
- 51:00c'est-à-dire des systèmes HPC,
- 51:02qui vont vous permettre d'émuler un algorithme quantique.
- 51:04Pourquoi ?
- 51:05Un algorithme quantique,
- 51:06c'est quoi ?
- 51:09une opération logique qu'on fait sur des qubits.
- 51:10L'état d'un qubit,
- 51:11c'est un vecteur.
- 51:12Les opérations qu'on fait dessus,
- 51:13c'est des matrices.
- 51:14Donc on multiplie des matrices et des vecteurs,
- 51:16algèbres de base.
- 51:17Donc on peut exécuter ce calcul algébrique sur un système HPC.
- 51:22Donc ça,
- 51:22c'est juste du calcul numérique.
- 51:24Il n'y a pas de superposition,
- 51:25il n'y a pas d'intrication,
- 51:26il n'y a pas d'interférence,
- 51:27il n'y a pas tous ces effets-là.
- 51:28Donc quand on émule,
- 51:30il n'y a pas d'accélération.
- 51:32et après il y a éventuellement un accès qui peut être fourni à la vraie machine quantique.
- 51:38Et là pour le coup il y a de la superposition,
- 51:39de l'intrication,
- 51:40du coup potentiellement de l'accélération à la clé,
- 51:43et également,
- 51:45puisqu'on n'a pas encore de code correcteur actuellement,
- 51:47du bruit.
- 51:49Donc peut-être vous me direz,
- 51:49c'est quoi l'intérêt d'avoir un émulateur ?
- 51:52L'intérêt de l'émulateur c'est d'exécuter déjà à petite échelle dans un environnement sans bruit,
- 51:57parce qu'évidemment à grande échelle l'émulateur ça ne marche plus.
- 52:00Donc déjà exécuter sans bruit,
- 52:02voir ce qui se passe de manière idéale.
- 52:05Éventuellement,
- 52:06rapidement changer des paramètres dans l'algorithme quantique et voir tout de suite l'impact que ça produit sur la distribution des résultats.
- 52:13Enfin,
- 52:13un peu entre guillemets de se faire la main.
- 52:15Et après,
- 52:16à plus grande échelle,
- 52:17là on n'est plus plus à l'aveugle,
- 52:19on exécute sur le vrai processeur quantique.
- 52:21Et on essaye d'arriver à extraire au maximum du bruit les bons résultats.
- 52:27Donc voilà,
- 52:28deux portes de sortie en général,
- 52:29ça pour commencer,
- 52:30puis ça après à terme évidemment,
- 52:32c'est l'intérêt de la chose à la fin.
- 52:34Financement public,
- 52:35vous avez compris,
- 52:36le sujet est stratégique.
- 52:37à tous les niveaux donc les états et investissent pas mal là dedans désormais en Europe il y a un programme de l'Union Européenne s'appelle le quantum flagship on parle d'un milliard de d'euros je pensais de remonter sur 10 ans vous disiez par le nombre de pays par le nombre d'acteurs par le nombre d'entreprises ce n'est pas énorme donc
- 52:55séparément des pays comme la France comme l'Allemagne comme le Royaume-Uni investissent dans un agenda national bien sûr synchronisé aux efforts européens ça va de soi donc en France par exemple
- 53:08On parle de quoi ?
- 53:09Alors ça a été lancé en 2019.
- 53:12On parle de 2 milliards d'euros sur 5 ans.
- 53:15D'ailleurs 5 ans,
- 53:16on va y arriver là.
- 53:17Donc une enveloppe de quasi 2 milliards d'euros sur 5 ans pour un programme qui va taper dans les approches à moyen court terme,
- 53:25les approches à plus long terme,
- 53:26pour le calcul,
- 53:27les capteurs quantiques,
- 53:29la cryptographie quantique,
- 53:30donc la QKD comme j'appelais ça tout à l'heure,
- 53:32la crypto poste quantique et tout ce qui n'est pas quantique mais qui permet de faire fonctionner le quantique.
- 53:37un peu comme c'était le cas sur les programmes 3IA,
- 53:40il y a eu des lieux,
- 53:42des places fortes du quantique identifié en France où l'argent est davantage dirigé,
- 53:46qui sont Grenoble,
- 53:47il y a le CEA,
- 53:48il y a l'INRIA,
- 53:49il y a le CNRS,
- 53:51il y a un peu Atos aussi,
- 53:52donc Grenoble,
- 53:53il y a
- 53:55Paris Sud,
- 53:56donc tout ce qui est
- 53:57Saclay, Palaiso,
- 53:58tout ça,
- 53:58on comprend pourquoi,
- 54:00et Paris Intramuros,
- 54:01c'est le troisième pôle,
- 54:02donc Paris,
- 54:03Paris Sud et Grenoble.
- 54:06au Nice à la rigueur mais c'est trop petit c'est trop petit pour que ça soit un hub genre à Nice bon voilà puis après ça crée des nouveaux instituts,
- 54:17ça finance des tests tout ce qu'on veut etc et c'est juste j'insiste,
- 54:21c'est pas que de l'argent pour de l'académique là dedans vous retrouvez des acteurs comme Thales,
- 54:25comme Airbus comme Total,
- 54:26comme tous ces noms là on retrouve également
- 54:31Atos aussi ainsi de suite
- 54:34Un petit mot rapide sur le reste du monde,
- 54:36brièvement.
- 54:38Aux États-Unis,
- 54:38qu'est-ce qui se passe ?
- 54:39Un milliard,
- 54:40uniquement pour l'académique,
- 54:42un milliard de dollars sous Trump,
- 54:44un milliard de dollars sous Biden,
- 54:46rajoutez à ça tout l'argent des Google,
- 54:48des IBM,
- 54:48etc.
- 54:50Donc aujourd'hui,
- 54:50je vais dire,
- 54:50les États-Unis mènent la course en termes de nombre d'acteurs sur le côté calcul quantique,
- 54:56financement.
- 54:57Après,
- 54:57en France,
- 54:58en Europe,
- 54:59on a moins d'acteurs.
- 55:00on a beaucoup moins d'acteurs,
- 55:01je devrais même dire,
- 55:02mais les acteurs les plus avancés qu'on a en Europe sont au même niveau que les acteurs les plus avancés qu'on a aux États-Unis.
- 55:09Une boîte comme Pascal,
- 55:10sur les atomes neutres,
- 55:11manipule aujourd'hui un millier de qubits,
- 55:13c'est l'état de l'art de ce que fait Atom Computing,
- 55:15un concurrent direct à eux sur l'approche en question,
- 55:18qui est en fait aussi Berkeley,
- 55:19qui est également un millier de qubits à peu près.
- 55:22Donc on a moins de startups,
- 55:23on a moins d'acteurs,
- 55:26mais on n'est pas en retard d'un point de vue niveau de la technologie.
- 55:31Après,
- 55:31à terme,
- 55:32on le sera peut-être,
- 55:32mais pour l'instant...
- 55:34Et puis,
- 55:35je vais conclure,
- 55:36il est temps,
- 55:36je crois.
- 55:39Que retenir de ce format très ramassé ?
- 55:43Alors,
- 55:44première chose,
- 55:44si vous êtes venu aujourd'hui en vous disant que le quantique,
- 55:46c'est avant tout une problématique de cybersécurité,
- 55:49j'espère que j'ai cassé un peu cette idée,
- 55:50le quantique,
- 55:51ça va toucher à tous les secteurs.
- 55:53mais sur des sujets bien spécifiques,
- 55:55on l'a compris.
- 55:59Deuxième message que je n'ai pas remis,
- 56:00mais important aussi,
- 56:01le calcul quantique,
- 56:02ce n'est pas du calcul en parallèle.
- 56:05Un algorithme quantique,
- 56:06c'est une expérience d'interférence qu'on modélise mathématiquement par des opérations logiques,
- 56:10et l'ordre d'opération logique qu'il faut est beaucoup moins important que l'ordre d'opération qu'il faut dans un logo classique qui lui fonctionne complètement différemment.
- 56:19Ensuite,
- 56:20vous l'avez compris,
- 56:21aujourd'hui on n'a pas encore atteint ce régime,
- 56:23on commence à y arriver de la correction d'erreur.
- 56:26Donc toutes les machines actuelles,
- 56:27quand on vous dit il y a 400 qubits,
- 56:28il y a 1000 qubits,
- 56:29il y a 2000 qubits,
- 56:29c'est toujours des qubits bruités.
- 56:32Donc les machines actuelles sont toutes avec du bruit qui n'est pas réellement corrigé.
- 56:36Et une façon d'exploiter ces machines,
- 56:38je vous ai dit,
- 56:38c'est avec des approches hybrides.
- 56:40On va hybrider un QPU avec un CPU et on va optimiser les paramètres d'un algo quantique avec une boucle de feedback qui ralentit bien sûr du coup le process.
- 56:49Et puis,
- 56:50si vous envisagez,
- 56:52à moyen court terme,
- 56:53à plus long terme,
- 56:54de vous engager dans des plans de R&D,
- 56:58comment s'y prendre ?
- 57:00Mon conseil,
- 57:02si vous l'avez compris,
- 57:02il y a plusieurs approches physiques différentes,
- 57:04chacune avec des avantages et des inconvénients.
- 57:06C'est toujours intéressant d'aller le plus proche possible de la couche physique,
- 57:10donc le plus proche possible des spécificités de telle ou telle machine,
- 57:14de sorte à minimiser le plus possible les effets de bruit qui sont aujourd'hui le vrai problème.
- 57:18Mais...
- 57:19comme il y a plusieurs approches concurrentes,
- 57:21il ne faut pas le faire que pour un seul.
- 57:23Parce que c'est dommage de s'enfermer dans une approche et qu'à terme,
- 57:26cette approche ne soit pas celle...
- 57:28qui émergent.
- 57:29Donc,
- 57:29il est intéressant de tester soit séquentiellement,
- 57:31soit en parallèle,
- 57:33soit de tester plusieurs plateformes différentes.
- 57:36Si vous voulez bosser avec IBM pour faire des qubits Supra,
- 57:38c'est bien.
- 57:39Mais en parallèle,
- 57:39peut-être tester avec Pascal aussi,
- 57:41parce que ce qu'ils font est très différent.
- 57:43Peut-être tester également avec Candela,
- 57:44qui font des approches optiques,
- 57:46parce que ça aussi,
- 57:46c'est quand même assez spécifique.
- 57:48Et après,
- 57:48en fonction du problème que vous voulez traiter,
- 57:50tel ou tel type de processeur sera peut-être plus ou moins indiqué.
- 57:54Donc,
- 57:55tester plusieurs technos peut-être en parallèle,
- 57:58avancer sur une POC,
- 58:00et puis après,
- 58:01éventuellement,
- 58:02multiplier les cas d'usage si c'est prometteur.
- 58:05Mais ne pas s'enfermer dans une approche physique spécifique.
- 58:08Par exemple,
- 58:09si mon problème,
- 58:09c'est un problème d'optimisation de graphes,
- 58:11moi,
- 58:11je vais fortement vous reconseiller d'aller sur des approches atomneutres,
- 58:13parce que,
- 58:13je vous l'ai dit,
- 58:13on peut reconfigurer le PROS pour faire un PROS qui est analogue dans l'architecture à la forme du graphes.
- 58:18Donc,
- 58:18pour l'optimisation de graphes,
- 58:19plutôt aller sur des approches type atomneutres,
- 58:22par exemple.
- 58:23sur je ne sais pas,
- 58:24vous voulez faire de la factorisation,
- 58:26là il faudra de la couche de correction d'erreur,
- 58:29quelle est l'approche qui à terme va être le moins gourmand en qubit auxiliaire pour faire de la correction d'erreur ?
- 58:34Peut-être une boîte comme Alice et Bob,
- 58:36qui est une boîte française,
- 58:37qui est un peu immune à certains types d'erreurs by design,
- 58:40va être moins gourmande à terme en qubit auxiliaire.
- 58:44Je vais dire en fonction de l'usage,
- 58:46ce n'est pas forcément le même type d'acteur que j'aurais tendance à recommander pour un partenariat.
- 58:51Mais toujours est-il qu'il y a une première étape de formulation mathématique du problème,
- 58:54d'identifier la loi de Tmeu quantique qui va bien pour ce problème-là,
- 58:57etc.