Latest / Entretien avec un dentiste / #58 Dr Cécile Nicolas : une IA pour réhumaniser le cabinet
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- 0:05Bonjour,
- 0:06vous écoutez Entretien avec un dentiste,
- 0:08le podcast qui met de l'humain dans le monde dentaire.
- 0:11Je suis Florence Echeverry,
- 0:12chirurgienne dentiste,
- 0:13et ici votre hôte.
- 0:17Ces derniers mois,
- 0:17je vous ai surtout proposé des séries thématiques.
- 0:20Mais avant la prochaine,
- 0:21j'avais envie de revenir à un parcours,
- 0:22celui de la docteure Cécile Nicolas.
- 0:25Dentiste à Quimper,
- 0:26elle a frôlé le burn-out après deux agressions au cabinet,
- 0:28et a choisi de créer une IA pour fluidifier la communication au sein de l'équipe et avec les patients.
- 0:33Elle m'avait proposé de la tester,
- 0:35Et je n'ai pas répondu tout de suite.
- 0:36J'avais été sollicité plusieurs fois et souvent déçu.
- 0:39Puis,
- 0:40un post sur LinkedIn m'a interpellé.
- 0:42J'ai testé son appli.
- 0:43Et non seulement elle m'a plu,
- 0:44mais en plus elle a redonné de l'élan à mon exercice.
- 0:47Cet épisode n'est pas sponsorisé,
- 0:48il est né d'un vrai échange,
- 0:49humain,
- 0:50comme toujours ici.
- 0:53Bonjour Cécile.
- 0:54Bonjour Florence.
- 0:55Écoute,
- 0:55je suis ravie qu'on prenne ce petit moment toutes les deux.
- 0:58On va parler de ton parcours,
- 0:59on va parler de ton cabinet,
- 1:01on va parler aussi de cette IA que tu as créée.
- 1:04à destination des dentistes et de leur équipe.
- 1:07Donc tu m'avais sollicité pour la tester il y a quelques mois.
- 1:10Je n'avais pas répondu pour différentes raisons,
- 1:12on en avait discuté ensemble.
- 1:13Et puis un jour,
- 1:14je suis tombée sur un de tes posts LinkedIn qui m'a beaucoup interpellée et touchée.
- 1:19Et j'ai testé ton appli et je ne te l'ai pas encore eu le temps de te le dire,
- 1:22mais ça m'a beaucoup donné d'élan,
- 1:26en tout cas redonné de l'élan dans ma pratique.
- 1:29Et beaucoup aidé.
- 1:30Donc ça aussi,
- 1:31on en parlera.
- 1:32Donc voilà,
- 1:33aujourd'hui moi ce que j'aimerais comprendre c'est ce qui t'a poussé à créer cette IA,
- 1:37comment tu fais pour mener de front le cabinet et ce projet,
- 1:42et ce que tu veux porter à travers ce projet.
- 1:46Donc déjà,
- 1:48j'aimerais bien savoir d'où tu viens,
- 1:52qu'est-ce que faisaient tes parents,
- 1:54où tu habites ?
- 1:56Alors j'habite en Bretagne,
- 1:58à Quimper,
- 1:59j'ai fait mes études à Brest.
- 2:01à la fac de Brest.
- 2:03J'ai été taisée en 2011.
- 2:06J'ai suivi mon mari et on est allé à Quimper par la suite.
- 2:12Mes parents étaient tous les deux dans le social.
- 2:18Ma maman était éducatrice spécialisée et mon papa aussi.
- 2:25Ils ont vécu de très près les difficultés sociales,
- 2:28ce qui les a beaucoup affectées.
- 2:30C'était deux...
- 2:31Je pense que je tiens ma sensibilité
- 2:342. Ma maman,
- 2:36elle,
- 2:36a arrêté d'être éducatrice spécialisée pour se lancer dans une carrière de peintre.
- 2:45Et mon papa,
- 2:46je pense,
- 2:47a pris trop sur lui et est décédé.
- 2:51Ça a été des moments assez difficiles.
- 2:54Mais je tiens,
- 2:54je pense,
- 2:54ma fibre sociale et ma sensibilité 2.
- 2:58Et pourquoi dentaire ?
- 3:00Peut-être que c'était médecine à la base que tu voulais faire ?
- 3:03Alors non,
- 3:05justement non.
- 3:06Je voulais être dentiste parce que depuis toute petite,
- 3:08j'ai eu beaucoup de soucis dentaires,
- 3:11orthodontiques particulièrement,
- 3:13des agénésies,
- 3:13ce genre de choses.
- 3:15Un parcours dentaire d'enfance très compliqué avec justement une prise en charge que j'ai trouvé parfois très violente,
- 3:22que j'ai mal vécue,
- 3:23qui m'a profondément marquée.
- 3:25Et j'ai toujours dit,
- 3:26moi,
- 3:26je traite d'antique,
- 3:27je ferai différemment.
- 3:29Donc,
- 3:29c'était vraiment,
- 3:30je portais ça en moi comme une mission de pouvoir justement faire autrement.
- 3:36Et je me suis rendue compte une fois dedans que finalement,
- 3:39il y a peut-être des fois où je ne faisais pas autrement.
- 3:41Et là,
- 3:42ça entraîne des dissonances intérieures qui ne sont pas évidentes parce que quand les valeurs viennent se confronter à la réalité,
- 3:49ce n'est pas toujours simple.
- 3:51Mais effectivement,
- 3:52il y a des choses que j'ai comprises en étant de l'autre côté.
- 3:55Et ton parcours d'étudiant,
- 3:56il s'est passé comment ?
- 3:58Pas simple,
- 3:58pas simple.
- 3:59La première année de médecine,
- 4:00j'ai adoré,
- 4:01parce que j'ai adoré apprendre toutes ces nouvelles choses.
- 4:05C'était vraiment un challenge,
- 4:06j'ai vraiment adoré.
- 4:08J'ai eu une petite difficulté entre temps,
- 4:10j'ai été hospitalisée,
- 4:11donc j'ai doublé.
- 4:12Et puis finalement,
- 4:13ensuite,
- 4:13je suis passée l'année d'après.
- 4:16J'ai eu dentaire,
- 4:16je voulais dentaire,
- 4:17j'ai choisi dentaire.
- 4:19Après,
- 4:19effectivement,
- 4:20tout ce qui est...
- 4:22L'étude a été compliquée parce qu'elle a une maladie de mon papa pendant ce temps-là.
- 4:26Pas vraiment beaucoup de soutien,
- 4:28des comportements parfois humiliants,
- 4:31des mots qui restent et qui marquent et qui ont un impact sur la vie future de praticien.
- 4:39J'ai entendu des choses qui m'ont parfois,
- 4:42à mon avis plus tard,
- 4:43poussé à me surpasser,
- 4:45à faire des choses qui me dépassaient pour me prouver que ces gens avaient tort.
- 4:51Donc,
- 4:52un parcours d'études compliqué.
- 4:56Et je pense que je ne suis pas la seule.
- 4:58Quand je regarde autour de moi,
- 5:01je vois que tous ne sont pas sortis forcément indemnes de ces études-là.
- 5:05Que ce soit médecin ou dentiste,
- 5:07d'ailleurs,
- 5:07parce que j'avais des amis médecins.
- 5:10Ces difficultés,
- 5:11c'était de la part des enseignants ou de la part des élèves ?
- 5:15Les enseignants,
- 5:16certains,
- 5:17pas tous,
- 5:17bien sûr,
- 5:18parce qu'il y a quand même des enseignants qui,
- 5:20heureusement,
- 5:20sont là pour soutenir les élèves.
- 5:22Mais malheureusement,
- 5:23l'esprit humain est fait d'une telle manière que ce sont souvent les...
- 5:26les mots durs et les reproches qui sont les plus marquants et qui restent ancrés dans la tête et dans le cœur.
- 5:33Plutôt les enseignants,
- 5:34après les élèves,
- 5:36je pense qu'on nous conditionne un peu quand même à se comparer en permanence.
- 5:40Moi,
- 5:40je n'ai pas retrouvé de bienveillance.
- 5:44Après,
- 5:45je ne sais pas si je suis sauvage ou pas,
- 5:47mais en tout cas,
- 5:48c'est vrai que ce n'était pas évident.
- 5:51Pas évident du tout.
- 5:54contente d'avoir fait ces études parce que finalement après tout ce qui était le côté clinique,
- 5:58le côté médical,
- 6:00la connaissance,
- 6:02j'étais ravie d'apprendre tous les jours des nouvelles choses.
- 6:05Et après tu t'es installée comment ?
- 6:06Dans quel cabinet ?
- 6:07Toute seule ?
- 6:08En association ?
- 6:09J'ai fait deux ans de...
- 6:11où j'ai fait des collaborations sur Brest.
- 6:13Et puis j'ai rapidement voulu m'installer.
- 6:15J'ai un beau-père qui est dentiste et j'ai un peu suivi ses conseils.
- 6:20Est-ce que j'aurais dit je ne sais pas ?
- 6:22J'ai suivi les conseils de l'ancienne génération.
- 6:24et d'un homme de l'ancienne génération.
- 6:27Et je me suis dit,
- 6:27bah oui,
- 6:28moi aussi je peux faire ça.
- 6:29Moi aussi je ne suis plus capable de tout ça,
- 6:31puisqu'on m'a dit pendant mes études que de toute façon,
- 6:34j'aurais les patients que je mérite,
- 6:35c'est-à-dire nuls.
- 6:36Donc du coup,
- 6:38je me suis dit,
- 6:39je vais prouver à tous ces dentistes que moi,
- 6:44en tant que femme,
- 6:44je peux y arriver aussi.
- 6:46Donc je me suis installée en 2013 à Quimper.
- 6:49J'ai racheté un cabinet d'un ancien praticien,
- 6:51qui justement aussi était de l'ancienne génération.
- 6:54Et ça n'a pas été simple,
- 6:56parce que je n'étais pas comme l'ancien praticien,
- 6:58parce que je ne voulais pas faire la même chose que l'ancien praticien,
- 7:00parce que je voulais apporter de la nouveauté,
- 7:02et que l'être humain a une réticence aux choses qui est quand même assez importante.
- 7:08Donc oui,
- 7:08je me suis heurtée à pas mal de murs,
- 7:10aussi bien de la part des patients que de la part du personnel que j'avais repris.
- 7:16Donc ça a été des années un peu compliquées,
- 7:18mais je me bats,
- 7:19je suis très tenace,
- 7:20je me bats.
- 7:23Je me suis poussée à bout plein de fois pour me prouver que j'étais capable.
- 7:28Et donc,
- 7:28comment ça t'est venu cette idée d'IA ?
- 7:31En fait,
- 7:32j'ai eu des problèmes,
- 7:34j'ai eu des agressions,
- 7:35j'ai frôlé le burn-out deux fois.
- 7:38Et du coup,
- 7:39un jour,
- 7:40je me suis réveillée en me disant,
- 7:41mais il ne faut vraiment pas être humain pour supporter tout ça.
- 7:44Et je m'intéressais un peu à l'IA et je me suis dit,
- 7:47tiens,
- 7:47peut-être que l'IA peut nous aider justement.
- 7:51dans notre pratique pour justement aider dans certaines situations,
- 7:57recréer peut-être du lien de la compréhension dans les cabinets.
- 8:01Donc j'ai commencé à travailler là-dessus et comme quand j'ai une idée en tête,
- 8:06je ne la lâche pas et que je peux être très tenace,
- 8:07je me suis lancée dedans.
- 8:10J'ai essayé de commencer à coder mon idée toute seule,
- 8:13à chercher,
- 8:13à me renseigner et j'ai un petit peu galéré parce que je ne suis pas développeuse.
- 8:20Et je me suis rendu compte que c'était un vrai métier.
- 8:21Et du coup,
- 8:22j'ai passé une annonce et puis j'ai fait la rencontre d'un développeur et c'était parti.
- 8:26Mais donc,
- 8:27tu n'avais déjà pas forcément les connaissances requises en développement,
- 8:33codage,
- 8:34IA,
- 8:34mais tu en avais quand même un petit peu.
- 8:36En fait,
- 8:36je suis un peu geek.
- 8:39Je me renseigne un peu sur tout.
- 8:42Je pense que je peux apprendre des choses rapidement.
- 8:45Donc j'ai passé quelques nuits,
- 8:48week-ends à...
- 8:50à étudier tout ça.
- 8:51J'avais compris la structure,
- 8:52j'avais compris comment ça fonctionnait.
- 8:54Après,
- 8:55je ne pouvais pas le faire moi-même.
- 8:57Mais si j'avais pu,
- 8:58je l'aurais fait,
- 8:58mais je ne pouvais pas.
- 9:00Donc du coup,
- 9:01c'est grâce à Léo maintenant que le projet existe.
- 9:05Et le côté entrepreneuriat,
- 9:07c'est quelque chose qui t'intéressait aussi ?
- 9:08Parce qu'il faut avoir cette facette de personnalité,
- 9:13d'aller chercher des soutiens,
- 9:15d'aller chercher ce qu'on n'a pas forcément dans notre métier.
- 9:19C'est ça.
- 9:20Oui,
- 9:21en fait,
- 9:22j'ai toujours été fascinée par justement les personnes qui arrivaient à créer des solutions,
- 9:26qui changeaient la vie des autres.
- 9:27Et ça,
- 9:28c'est vraiment quelque chose qui m'a toujours vraiment fait vibrer.
- 9:33Alors,
- 9:33je le faisais au cabinet comme je pouvais avec mes patients.
- 9:36Mais je me disais que j'avais envie de me réconcilier aussi avec ce côté un peu innovation,
- 9:42nouvelle technologie,
- 9:43informatique.
- 9:44Quand j'étais au lycée,
- 9:45tous mes amis ont fait...
- 9:47Des études Mathsup,
- 9:49Mathspe sont parties après faire des études dans la recherche.
- 9:52On fait des écoles d'ingénieurs et je me suis souvent dit mince mais pourquoi je suis pas allée faire ça aussi finalement parce que ça m'aurait beaucoup plus maintenant je vois que ça prend de l'essor.
- 10:00Et puis en fait je me suis rendu compte qu'on pouvait avoir des ressources maintenant,
- 10:03trouver les réponses aussi assez facilement et les personnes avec qui travailler facilement.
- 10:09Et finalement,
- 10:09j'ai pu concilier ça.
- 10:11Et là,
- 10:11je me dis qu'en plus,
- 10:12la chance que j'ai,
- 10:13c'est que j'ai tout ce background médical,
- 10:16dentaire,
- 10:16la connaissance du métier,
- 10:17la connaissance du terrain,
- 10:18la connaissance des difficultés que j'ai vécues de plein fouet.
- 10:23Et du coup,
- 10:23ça me permet de pouvoir justement transmettre à la personne qui développe toute ma sensibilité que lui peut traduire en code et en fonctionnalité.
- 10:38Léo me dit toujours
- 10:40« mais avec le code,
- 10:41on peut tout faire » .
- 10:42Donc en fait,
- 10:43c'est génial parce que je ne me limite pas dans mes idées,
- 10:46dans mon projet.
- 10:48On réfléchit et il suffit juste de prendre le temps et de réfléchir.
- 10:52Et comment ça s'est passé cette rencontre avec le monde de la tech ?
- 10:59C'est une belle découverte,
- 11:00une super belle découverte.
- 11:03J'ai monté mon projet,
- 11:04j'ai créé un dossier,
- 11:06je me suis renseignée.
- 11:08Et j'ai contacté la French Tech à Quimper,
- 11:12au Technopole
- 11:13Quimper Cornouailles.
- 11:15Et on m'a répondu,
- 11:16on m'a donné un rendez-vous.
- 11:18Et donc j'ai rencontré
- 11:19Clémence Rétailleau et Maïna Leflocq,
- 11:22qui m'ont donné du temps,
- 11:24qui m'ont octroyé deux heures tous les quinze jours pour m'aider à avancer sur mon projet,
- 11:30pour me challenger,
- 11:31qui m'ont proposé d'intégrer l'incubateur Emergis et donc qui m'ont accompagnée dans la création de...
- 11:37de tout ce dossier,
- 11:40d'affiner le projet,
- 11:41la vision,
- 11:43toutes ces choses qui sont très importantes,
- 11:45mais qui sont moins chouettes que le développement de l'application en elle-même,
- 11:52mais qu'il faut faire pour avoir un vrai projet sérieux.
- 11:55Et donc j'ai adoré,
- 11:56je suis arrivée super stressée,
- 11:58et elles m'ont dit,
- 11:59les gens qui viennent de votre milieu médical sont tous pareils,
- 12:04ils nous voient,
- 12:05ils sont froids.
- 12:06ils ont peur et elle me dit vous savez nous on se tutoie et puis on ne se juge pas on est là pour s'aider à avancer je dis ah oui mais je n'ai pas tout à fait connu la même chose j'ai trouvé qu'il y avait une vraie différence quand même dans
- 12:22la manière d'accompagner après c'était peut-être un peu l'effet de lune de miel aussi c'est le début,
- 12:28on m'a dit aussi que c'était un univers de requins pour l'instant je n'y ai pas encore été trop confrontée je me méfie je suis bien accompagnée Merci.
- 12:34Est-ce qu'il y a un côté peut-être plus,
- 12:38on va dire,
- 12:38culture américaine sur la valeur de la réussite,
- 12:43la décomplexion par rapport à l'argent,
- 12:45où on parle plus facilement d'argent ?
- 12:47Un côté plus méritocratique aussi que tu retrouves dans cet univers ?
- 12:55Oui,
- 12:56mais dans le côté tout est possible.
- 12:58Allons-y et si tu travailles,
- 13:01ça va payer.
- 13:02Après,
- 13:02le côté argent,
- 13:03on ne l'aborde pas.
- 13:04Pour l'instant,
- 13:05je ne suis pas encore à ce stade-là.
- 13:07On a discuté,
- 13:08pour l'instant,
- 13:09on va faire une levée de fonds tout de suite,
- 13:12ou ce genre de choses,
- 13:13pour l'instant,
- 13:13on structure,
- 13:15on fait en sorte que l'outil fonctionne bien,
- 13:18ensuite on va le mettre dans le marché,
- 13:19c'est prévu à partir du mois de septembre.
- 13:22Si on peut se passer de levée au départ,
- 13:26ce serait bien.
- 13:28On travaille surtout pour des financements type BPI,
- 13:31bourse à l'innovation,
- 13:32ce genre de choses.
- 13:33bourse Fanchtech.
- 13:35En tout cas,
- 13:36ça,
- 13:36c'est ce qui est prévu pour les prochains mois.
- 13:38Et c'est pareil,
- 13:39l'incubateur va m'accompagner justement pour tout ça.
- 13:42En dehors du temps que tu investis dedans,
- 13:46est-ce que tu as investi de l'argent personnel ?
- 13:49Oui,
- 13:50oui,
- 13:50tout à fait.
- 13:52Je me suis dit,
- 13:53tout le monde me disait « investis dans l'immobilier » .
- 13:55Je me suis dit « je vais investir sur moi » .
- 13:58Je ne sais pas,
- 13:59je vais investir sur mon idée.
- 14:00Alors,
- 14:01c'est peut-être un peu ridicule.
- 14:03Mais je ne sais pas,
- 14:04je me suis dit,
- 14:06je pense que mon idée peut aider.
- 14:08Ça va me redonner du sens dans ma vie.
- 14:11Allons-y.
- 14:12Donc oui,
- 14:12j'ai investi un petit peu d'argent.
- 14:14Et tu as des doutes parfois ?
- 14:16Tu as des périodes où tu as envie d'arrêter ?
- 14:18Arrêter,
- 14:18non,
- 14:19du tout.
- 14:21Non.
- 14:22Des doutes,
- 14:22oui,
- 14:23tout le temps.
- 14:24Mais je ressors mieux,
- 14:26en fait,
- 14:26de mes périodes de doutes.
- 14:27Et j'ai la chance de bien être accompagnée avec,
- 14:30du coup,
- 14:31Léo,
- 14:31le développeur.
- 14:33qui me rassure,
- 14:34qui lui aussi a une société dans le bien-être en entreprise,
- 14:40qui me dit que c'est normal,
- 14:41qui m'explique que je passe par des phases et que ces phases-là sont normales et que c'est des phases qui font avancer.
- 14:46C'est vrai que moi,
- 14:47dans ma carrière même de dentiste,
- 14:48j'ai passé ma vie à douter,
- 14:50à me remettre en question en permanence et à trouver des solutions.
- 14:55Je pars du principe qu'il y a toujours une solution à tous les problèmes.
- 15:00Je ne panique pas dans ces cas-là.
- 15:02Je réfléchis,
- 15:02je me fais accompagner,
- 15:03je cherche des retours autour pour pouvoir aller...
- 15:08mieux ou plus loin,
- 15:09enfin ça c'est ma manière de fonctionner.
- 15:11Et donc non j'ai jamais envie d'arrêter même quand ça fait un peu peur.
- 15:18Dans ton cabinet tu as ce côté geek aussi ?
- 15:20Oui,
- 15:21oui,
- 15:21moi j'avais intégré la CFAO au cabinet depuis
- 15:252017 sur les conseils de d'amis dentistes qui m'avaient montré dans leur cabinet comment ça fonctionnait et
- 15:37La CFAO en chair side,
- 15:39je m'éclate avec ça,
- 15:40j'adore faire la modélisation,
- 15:42j'adore montrer aux patients,
- 15:44j'adore ce côté-là.
- 15:45Après,
- 15:45effectivement,
- 15:45j'avais intégré aussi des outils d'analyse radio,
- 15:49IA.
- 15:50Oui,
- 15:51quand même,
- 15:51j'aime bien les nouvelles technologies au cabinet.
- 15:55Là,
- 15:55au cabinet,
- 15:56tu travailles à quel rythme actuellement ?
- 15:58Là,
- 15:58maintenant,
- 15:59je suis passée sur trois jours par semaine au cabinet.
- 16:03Et à deux jours,
- 16:03du coup,
- 16:04sur le développement.
- 16:05Enfin,
- 16:05deux jours.
- 16:06officiel,
- 16:06mais c'est plutôt deux jours,
- 16:07deux soirées et tous les week-ends sur Dentalier Assist.
- 16:13Et le fait de rester au cabinet,
- 16:14ça me permet de tester,
- 16:15tester,
- 16:15tester,
- 16:16de discuter avec mon assistante au cabinet aussi,
- 16:18puisque c'est en partie grâce à Déborah,
- 16:22mon assistante qui m'a fait pas mal de retours,
- 16:24qu'on a eu l'idée aussi de développer cet outil-là.
- 16:27Parce que c'est un outil pour les équipes,
- 16:28donc c'est bien qu'on le co-crée ensemble.
- 16:31Donc on va dire trois jours
- 16:33on va dire,
- 16:33effectif,
- 16:34productif,
- 16:34au cabinet où tu soignes des patients.
- 16:36Mais j'imagine qu'il y a aussi du temps consacré au cabinet hors du temps de soins.
- 16:42Parce que quand,
- 16:43par exemple,
- 16:43je vois ton site Internet,
- 16:46il est actualisé,
- 16:47il y a beaucoup de choses qui sont mises dessus comme ressources pour les patients.
- 16:53Tu utilises pas mal d'outils,
- 16:54tu te formes.
- 16:55Donc ça,
- 16:56ça prend du temps aussi en dehors du soin.
- 16:59Oui,
- 16:59alors le site Internet...
- 17:01Pas réellement actualisé,
- 17:02en fait.
- 17:04Je l'ai depuis longtemps.
- 17:05Là,
- 17:05j'ai actualisé par rapport à la nouvelle manière de prendre des rendez-vous qu'on a mis en place justement avec l'application.
- 17:11Mais sinon,
- 17:12non,
- 17:12non,
- 17:12les ressources sont là depuis longtemps.
- 17:14C'est à peu près toujours les mêmes depuis un moment.
- 17:16Après,
- 17:18oui,
- 17:18je prends du temps aussi.
- 17:20Effectivement,
- 17:20le vendredi matin,
- 17:21je fais mon administratif à la maison.
- 17:27Mais sinon,
- 17:27non,
- 17:27non,
- 17:28j'arrive quand même à...
- 17:30à faire le maximum pour le cabinet sur les trois jours.
- 17:33Après,
- 17:34c'est des cycles et c'est des vagues un peu.
- 17:36C'est ce qu'on disait tout à l'heure quand on a échangé,
- 17:38tout à l'heure,
- 17:38la dernière fois qu'on a échangé.
- 17:40C'est qu'il y a des périodes où on se remet en mouvement.
- 17:43Moi,
- 17:43c'est le cas en ce moment sur le cabinet.
- 17:46Parce que j'ai consacré énormément de temps sur le podcast.
- 17:49J'en conçois toujours autant,
- 17:50mais disons que ça me demande peut-être moins d'énergie.
- 17:53Mais on ne peut pas être partout tout le temps,
- 17:55en fait.
- 17:55Non,
- 17:56ça,
- 17:56c'est sûr.
- 17:57Ça,
- 17:57c'est sûr.
- 17:57Non,
- 17:57ça peut...
- 17:59Ça peut être compliqué.
- 18:00Là,
- 18:00moi,
- 18:00l'énergie,
- 18:02je sais maintenant la repérer,
- 18:05la doser.
- 18:06Par rapport aux expériences que j'ai pu vivre précédemment,
- 18:08c'est vrai que dès que je commence à sentir que je m'approche de la zone rouge,
- 18:14je prends les mesures qui s'imposent.
- 18:16Je ne joue plus à dépasser la limite.
- 18:19J'ai une bonne connaissance de moi maintenant et de ce que je peux me permettre,
- 18:23de ce que je ne peux pas me permettre.
- 18:26Ma famille aussi.
- 18:28Et là aussi,
- 18:28il repère bien les choses.
- 18:30Donc,
- 18:31même si j'ai plusieurs casquettes actuellement,
- 18:35je ne me suis pas rajoutée de charge de travail.
- 18:39Pour moi,
- 18:40ce qui était le plus difficile,
- 18:41c'était vraiment la pression que je me mettais et l'impression de peut-être pas toujours être à la hauteur avec les patients.
- 18:46Et puis,
- 18:46certaines remarques qui m'ont beaucoup fragilisée,
- 18:50certaines attitudes.
- 18:51C'est plus ça qui,
- 18:51moi,
- 18:52est compliqué.
- 18:53Ce n'est pas la charge de travail technique pour ça.
- 18:57C'est l'émotionnel qui va avec tout ça.
- 18:59C'est cette charge émotionnelle qui vient de nous et qui vient aussi des patients,
- 19:02mais tout ça mis bout à bout qui peut créer vraiment une cocotte minute.
- 19:07On n'est pas préparé à gérer pas mal de choses dans les cabinets.
- 19:12Et je pense qu'en plus,
- 19:13les dentistes,
- 19:15après je ne sais pas si c'est vrai ou pas,
- 19:16mais je pense que les dentistes sont des personnes qui ont des sensibilités très particulières.
- 19:21Je pense qu'on ne devient pas dentiste par hasard,
- 19:23dans les gens que j'ai pu rencontrer.
- 19:26Et je pense que c'est notre force,
- 19:27mais ça peut être notre plus grosse faiblesse aussi.
- 19:30Justement,
- 19:31de cesser à embarquer par ces émotions,
- 19:33cette vocation,
- 19:34cette envie de toujours bien faire,
- 19:36cette envie d'aider,
- 19:39malgré tout,
- 19:40en fait.
- 19:41En tout cas,
- 19:41c'est comme ça que moi,
- 19:42je l'ai vécu.
- 19:43Et depuis que tu utilises ton outil au cabinet,
- 19:46quels changements tu as remarqués ?
- 19:48Alors,
- 19:49j'ai remarqué le premier changement,
- 19:50c'est le sourire de mon assistante le matin quand j'arrive au cabinet.
- 19:53Parce qu'en fait,
- 19:54elle arrive...
- 19:54un petit peu avant moi,
- 19:55enfin elle arrive une heure avant moi et elle gère en fait les mails en temps normal et la préparation du cabinet et souvent quand j'arrivais,
- 20:02elle était un peu stressée parce qu'elle n'avait pas réussi à répondre à tout le monde parce qu'il y avait des choses dont elle ne connaissait pas la réponse
- 20:12parce qu'elle avait perdu du temps sur certaines réponses,
- 20:14parce qu'elle voulait utiliser les bons mots,
- 20:16mais qu'elle ne savait pas trop quoi dire.
- 20:18Et là,
- 20:19elle,
- 20:19du coup,
- 20:19utilise le module de gestion des demandes en 30,
- 20:23et ça lui fait gagner beaucoup de temps.
- 20:26Et j'en suis ravie,
- 20:27parce qu'elle me dit,
- 20:28« Oh là là,
- 20:28mais là,
- 20:29je n'aurais pas su quoi répondre,
- 20:31ou alors je me serais laissée embarquer dans l'émotion de la personne. »
- 20:36Alors qu'en fait,
- 20:36avec le questionnaire,
- 20:38là,
- 20:39c'est hyper rationalisé.
- 20:41on peut...
- 20:41parle de données cliniques,
- 20:43on ne va pas faire passer quelqu'un avant quelqu'un d'autre parce qu'il a râlé,
- 20:47menacé ou parce qu'il a inspiré de la pitié.
- 20:51En fait,
- 20:52c'est vraiment la donnée clinique qui va orienter le rendez-vous.
- 20:57Et donc,
- 20:57elle,
- 20:59ça l'aide beaucoup parce qu'elle s'attachait beaucoup à l'émotionnel qu'elle avait dans les demandes de téléphone ou mail.
- 21:05Là,
- 21:06ça rationalise.
- 21:07Donc,
- 21:08quand je suis arrivée au cabinet,
- 21:09elle a fini de gérer les mails.
- 21:11les messages et elle est contente.
- 21:13Et moi c'est vraiment super chouette pour moi parce qu'on peut commencer la journée en parlant d'autres choses et je ne suis pas moi obligée de regarder aussi pour donner la réponse ou pour réfléchir avec elle.
- 21:25Là elle a vraiment un vrai soutien dans son analyse des demandes.
- 21:32Après l'outil est en construction donc des fois ça fonctionne très bien.
- 21:36Un peu moins,
- 21:37mais c'est ça qui est intéressant,
- 21:39c'est que justement,
- 21:39on analyse ce qui va,
- 21:40ce qui ne va pas et on améliore pour être prêt pour le lancement.
- 21:44Moi,
- 21:44après,
- 21:45pour tout ce qui est création des plans de traitement,
- 21:47c'est vrai que souvent,
- 21:48je mettais ça sur le logiciel métier ou sur une feuille de papier.
- 21:53Et puis,
- 21:53je donnais ça ensuite à mon assistante.
- 21:55Je lui disais,
- 21:55fais-moi un devis,
- 21:56s'il te plaît.
- 21:57Et après,
- 21:57ce n'était pas tout à fait forcément ce que j'avais prévu.
- 22:01Donc là,
- 22:01c'est vrai que moi,
- 22:02je me sens soutenue aussi.
- 22:03En fait,
- 22:03cet outil,
- 22:04je l'avais créé pour moi.
- 22:05Je m'étais dit,
- 22:05il me faut un truc qui me permette d'avoir quelque chose de structuré,
- 22:09le plus complet possible,
- 22:11et puis qui me permette après de transférer l'information à mon assistante pour qu'il n'y ait pas de doute dans ce que je souhaite faire,
- 22:20et qu'elle puisse après,
- 22:21elle,
- 22:21travailler sans avoir non plus à me poser des questions ou à être stressée parce qu'elle ne sait pas quoi faire.
- 22:27Donc en fait,
- 22:27l'objectif,
- 22:28là pour l'instant,
- 22:28je trouve que c'est un outil qui est très bien.
- 22:29en tout cas moi je le ressens un peu comme rempli même s'il y a encore des choses,
- 22:33je ne vois en ce moment que les défauts,
- 22:35mais je voulais faire en sorte que la communication soit améliorée dans le sens assistante vers le praticien et dans le sens praticien vers l'assistante.
- 22:44Parce que c'est souvent là qu'il y a des problèmes et souvent les praticiens,
- 22:49parfois,
- 22:49enfin...
- 22:50Moi j'ai mis du temps à me rendre compte qu'il y avait des choses,
- 22:53c'était ma faute en fait.
- 22:54C'est moi qui ne donnais pas les bonnes informations,
- 22:56qui ne donnais pas bien.
- 22:57qui pensaient que mon assistante pensait comme moi alors qu'en fait c'est un biais cognitif ça tout le monde ne pense pas comme nous tout le monde ne sait pas tout ce qu'on sait tout le monde n'a pas la même manière de de réfléchir donc là c'est un peu un moyen de donner la traduction de comment on réfléchit aux
- 23:15membres de notre équipe c'est un peu l'objectif dans ton projet tu t'es intéressé justement à toutes ces connaissances nouvelles au niveau fonctionnement du cerveau neurosciences
- 23:27Depuis quelques mois,
- 23:29quelques années,
- 23:30je m'intéressais un petit peu au biais cognitif.
- 23:33Neurosciences,
- 23:33c'est un domaine qui m'intéresse beaucoup.
- 23:37Je ne peux pas te parler de données particulières ou ce genre de choses,
- 23:40mais c'est vrai que dès que je vois des articles passer sur ces thèmes-là,
- 23:45je les lis et je pense que ça s'intègre quelque part dans ma bibliothèque.
- 23:51Et puis ça revient après sous forme peut-être d'idées ou de...
- 23:56Ah bah tiens,
- 23:56en fait,
- 23:57ça,
- 23:58ça pourrait être la réponse à ce problème ou à cette manière de réfléchir.
- 24:05Et je voulais qu'on revienne un petit peu plus sur vraiment l'IA.
- 24:09Oui.
- 24:10Puisque c'est un sujet aujourd'hui qui questionne beaucoup.
- 24:17On peut être à la fois curieux,
- 24:18mais aussi méfiant face à ces nouvelles technologies.
- 24:22Est-ce que toi,
- 24:24tu as des réticences ou des peurs par rapport à ça ?
- 24:29Réticences ou peurs ?
- 24:33Par rapport à l'outil,
- 24:34par rapport à son utilisation et par rapport au changement que ça va opérer dans notre société ?
- 24:42Je pense que dans ta question,
- 24:44il y a la réponse.
- 24:46Tu as employé le mot
- 24:47« outil » . Et pour moi,
- 24:49l'IA doit rester un outil.
- 24:52Et pour l'instant,
- 24:53ce n'est qu'un outil.
- 24:55Je ne suis pas devin,
- 24:56donc je ne sais pas ce que certains en feront.
- 25:00Peut-être que des esprits malveillants en feront autre chose.
- 25:03Pour l'instant,
- 25:03de toute façon,
- 25:04c'est un peu l'être humain et un peu comme ça.
- 25:06Donc,
- 25:07on ne peut peut-être pas faire confiance à tout le monde.
- 25:09Mais en tout cas,
- 25:09la manière dont...
- 25:11Moi,
- 25:11je vois l'IA,
- 25:12c'est vraiment un accompagnement,
- 25:15ça peut être un outil puissant pour nous aider,
- 25:19pour nous soulager.
- 25:20On est dans un contexte dans la santé où on fait face à de gros problèmes démographiques de professionnels,
- 25:29à une demande constante des patients qui sont de plus en plus impatients,
- 25:36qui ont besoin d'être rassurés aussi.
- 25:40Parce qu'ils se sentent abandonnés et démunis.
- 25:43Dans les deux sens,
- 25:44que ce soit du côté des patients et du côté des praticiens,
- 25:47tout le monde se sent un peu abandonné.
- 25:50Le temps que le pool de médecins et de dentistes se reconstitue,
- 25:55je pense que de faire appel à des outils qui soutiennent ceux qui font le système de santé actuellement,
- 26:02je pense que c'est bien.
- 26:03Je ne suis pas la seule actuellement à envisager les choses de cette manière-là.
- 26:08On voit qu'il y a vraiment un boom justement des startups et des propositions d'IA en santé justement pour aider les professionnels.
- 26:17Parce que je pense sincèrement que l'humain est faillible,
- 26:22l'humain peut faire des erreurs.
- 26:24Et je pense que c'est intéressant de pouvoir justement être soutenu ou confirmer ou infirmer certaines suppositions,
- 26:33certains diagnostics.
- 26:34Moi,
- 26:35c'est pour ça à la base que j'avais intégré mon premier.
- 26:37logiciels d'IA au cabinet,
- 26:39c'était justement en me disant mais des fois le soir je suis fatiguée,
- 26:42mes yeux,
- 26:43peut-être il y a des choses que je rate,
- 26:45alors je vais intégrer ça pour justement faire le moins d'erreurs possible.
- 26:50Et ça m'a aidé,
- 26:51ça m'a aidé.
- 26:52Parce qu'effectivement il y a des petites choses que je n'avais pas forcément vu.
- 26:54Je me dis c'est cool,
- 26:55ça m'augmente,
- 26:56ça m'améliore en fait et surtout ça fait diminuer mon stress de l'erreur médicale.
- 27:02Parce qu'en fait
- 27:06L'erreur,
- 27:07les problèmes peuvent arriver.
- 27:09Et ce qui peut aggraver tout ça,
- 27:11c'est la fatigue,
- 27:12le stress,
- 27:14le surmenage.
- 27:15Donc,
- 27:17en diminuant certaines frictions,
- 27:20certains problèmes,
- 27:21grâce à des outils comme l'IA,
- 27:24je pense qu'on peut diminuer largement notre niveau de stress.
- 27:31Tu t'es posé la question de l'impact écologique,
- 27:34j'imagine,
- 27:35de l'IA ?
- 27:36C'est en cours de réflexion,
- 27:37c'est un sujet qui est compliqué,
- 27:39qui ne dépend pas de nous directement.
- 27:42Ce sont des choix après qui seront à faire en termes d'hébergement,
- 27:50en termes du nombre de demandes.
- 27:53Il y a des choses auxquelles on doit réfléchir.
- 27:57On y réfléchit avec la French Tech,
- 27:58effectivement,
- 27:59parce que c'est un sujet qui est complexe.
- 28:01Je n'ai pas encore toutes les données,
- 28:03mais je sais effectivement que quand viendra le moment,
- 28:06de justement déployer tout ça.
- 28:08Il faudra qu'on soit sûrs,
- 28:11qu'on puisse respecter quand même certaines normes et puis être le plus respectueux possible de l'environnement,
- 28:18même si c'est un sacré gros challenge.
- 28:21Je ne sais pas ce que ça va donner dans tout ce qui est les gros serveurs.
- 28:31Je ne suis pas experte encore en la matière,
- 28:33mais effectivement,
- 28:33on en a beaucoup discuté avec...
- 28:35Claire qui s'occupe de la stratégie de l'appli.
- 28:39Je pense qu'il y a un côté aussi certainement pédagogique et éducation sur l'utilisation de ces outils et toujours pareil d'être raisonnable et de ne
- 28:54pas l'utiliser pour des choses qu'on pourrait faire très facilement sans.
- 28:57Exactement.
- 28:59Justement,
- 28:59toi,
- 28:59tu t'en sers de l'IA ?
- 29:02Est-ce que tu te sers de ChatGPT version 4 pour travailler ?
- 29:07Oui,
- 29:07je l'utilise pour m'aider principalement à organiser mes idées.
- 29:13Je balance mes idées spontanément.
- 29:18J'aime bien le challenger,
- 29:20challenger mes idées aussi pour savoir si ce n'est pas farfelu,
- 29:23si effectivement c'est viable.
- 29:26Oui,
- 29:26oui,
- 29:26j'aime bien.
- 29:28J'ai l'impression d'avoir un peu un sparring partner de réflexion.
- 29:31C'est ça qui est intéressant.
- 29:32Des fois,
- 29:32on se sent…
- 29:33Enfin,
- 29:34oui,
- 29:36pour le challenge entrepreneurial,
- 29:38je trouve que c'est intéressant.
- 29:40Après,
- 29:41je l'avais essayé un petit peu en clinique et je m'étais dit,
- 29:43il y a quand même un petit peu à faire parce que c'est trop généraliste pour pouvoir donner.
- 29:47Ça donne un semblant de réponse un peu pompeuse avec plein de données,
- 29:51mais en réalité,
- 29:52ce n'est pas très précis.
- 29:54Donc,
- 29:55c'est là que je me suis dit,
- 29:56effectivement,
- 29:57il faut vraiment créer des bases de données spécifiques,
- 29:59des arborescences de réflexion bien spécifiques aussi.
- 30:02Et puis,
- 30:03ça,
- 30:03c'est ce que j'ai fait.
- 30:03C'est ce que je fais en parallèle.
- 30:05J'ai l'impression de réécrire une thèse en dentaire,
- 30:07de l'organiser d'une manière vraiment particulière.
- 30:10J'envoie tout ça à Léo.
- 30:11Après,
- 30:12Léo,
- 30:13avec la magie du développement,
- 30:15met tout ça en fonctionnement.
- 30:18Et des fois,
- 30:18le prompt ne va pas bien ou il y a quelque chose qui ne va pas.
- 30:21Donc,
- 30:21il me renvoie des fichiers noirs avec écrit en jaune dessus.
- 30:26Et là,
- 30:26je sais que j'ai passé un sale quart d'heure,
- 30:28mais bon,
- 30:28je le fais parce qu'il faut.
- 30:31Et ce n'est pas évident.
- 30:31Ce n'est pas évident de mettre son nez dans l'arrière,
- 30:37dans le fonctionnement de la machine.
- 30:40Mais bon,
- 30:40c'est important,
- 30:40je pense,
- 30:41de le faire.
- 30:42Et au niveau des choix de conception,
- 30:44comment tu intègres l'éthique dans tout ça ?
- 30:49La protection des données ?
- 30:52Avant même,
- 30:52de toute façon,
- 30:53le déploiement de la solution,
- 30:54on était respectueux du RGPD et on est hébergé sur des serveurs HDS.
- 31:00Il y a tout un système,
- 31:01après,
- 31:02d'anonymisation interne à la solution.
- 31:06Donc,
- 31:06c'était vraiment,
- 31:07pour moi,
- 31:07de toute façon,
- 31:08non négociable.
- 31:10On ne pouvait pas lancer une solution qui ne soit pas respectueuse à 100%
- 31:16de la législation en cours.
- 31:17Et là,
- 31:17j'ai vu qu'il y avait effectivement une volonté au niveau de l'État d'encadrer tout ça.
- 31:22Et on sera toujours à suivre les évolutions et à se tenir informés et à mettre en place ce qu'ils nous demanderont de faire.
- 31:32Parce que de toute façon,
- 31:33quand on manipule des données de santé,
- 31:36on ne peut pas se permettre le moindre écart.
- 31:40Ça ne me viendrait même pas à l'esprit.
- 31:43Tout a été mis en place,
- 31:44en tout cas pour l'instant,
- 31:45pour respecter ça.
- 31:46Pour les gens qui écoutent,
- 31:48peut-être qu'on pourrait...
- 31:50Je vais te demander d'expliquer dans les grandes lignes ce que c'est que Dental y assiste et comment ça fonctionne.
- 31:58Parce que là,
- 31:58ça peut paraître un petit peu abstrait.
- 32:00On a bien compris que c'était pour aider les praticiens et les équipes,
- 32:03que ça permettait de fluidifier les rapports,
- 32:06d'un tout petit peu parler de plan de traitement.
- 32:08Mais ça peut paraître un peu abstrait,
- 32:10donc j'aimerais bien que tu nous expliques pour concrétiser un peu tout ça.
- 32:15Oui,
- 32:15alors Dentalier Assist,
- 32:17c'est une solution
- 32:19SaaS, donc c'est une plateforme en ligne accessible de partout,
- 32:24sur laquelle on va pouvoir faire différentes choses pour pouvoir fluidifier,
- 32:29améliorer le quotidien dans les cabinets.
- 32:32Les deux premiers modules qui sont sortis,
- 32:34donc c'est IAFlow et Iaplan.
- 32:37qui sont des modules qui sont censés pouvoir soulager le praticien et l'assistante sur des tâches qui sont relativement chronophages,
- 32:45c'est-à-dire la gestion des demandes entrantes,
- 32:48la création des plans de traitement et bientôt des devis associés.
- 32:53D'autres modules sont prévus pour la suite,
- 32:55dont un module d'analyse de planning pour éviter tout ce qui est surmenage.
- 33:03On voulait recréer du lien.
- 33:05Donc là où la solution est innovante,
- 33:08c'est qu'on est vraiment parti du terrain.
- 33:10On a identifié toutes les micro-frictions du quotidien d'un cabinet dentaire.
- 33:15Et puis on a essayé de trouver des solutions et de créer un outil qui répondait directement à ces problématiques-là.
- 33:23Donc dans
- 33:25IAFLO, on fonctionne avec un questionnaire que les patients remplissent.
- 33:29Le questionnaire est analysé et l'assistante ou l'assistant,
- 33:34le secrétaire,
- 33:35reçoit un compte-rendu avec une synthèse diagnostique,
- 33:39une conduite à tenir,
- 33:41une proposition de réponse et aussi de créneau de rendez-vous par rapport à ce que le praticien a paramétré.
- 33:46Donc l'assistante n'a qu'à vérifier,
- 33:48suivre la conduite à tenir,
- 33:50modifier éventuellement le créneau de rendez-vous si besoin,
- 33:52et puis renvoyer la réponse au patient.
- 33:55Et du coup,
- 33:57là,
- 33:58l'assistante gagne beaucoup de temps dans la rédaction,
- 34:00dans la prise de décision.
- 34:02Elle est vraiment soutenue dans...
- 34:05dans sa réflexion.
- 34:06Moi je sais que mon assistante n'osait pas me déranger en soins parce qu'elle avait une question,
- 34:11elle perdait du temps,
- 34:12elle était obligée de refaire ça après sur son temps de repas ou autre.
- 34:16Donc là maintenant elle a un assistant pour elle en fait qui lui permet de de prendre la bonne décision.
- 34:23Mais moi qui l'utilise,
- 34:25oui.
- 34:25Donc en fait,
- 34:26les patients vont,
- 34:28plutôt que de passer par le téléphone,
- 34:31vont passer par un lien.
- 34:34Donc ça peut être via le site internet ou ça peut être quelque chose qui a été communiqué aux patients.
- 34:40Donc il y a aussi une habitude à leur donner de passer par ce lien.
- 34:45Disons,
- 34:46à prendre un rendez-vous,
- 34:48que ce soit un rendez-vous d'urgence.
- 34:50ou tu vas nous dire,
- 34:51mais peut-être un rendez-vous courant aussi,
- 34:53si ça n'a pas été donné dans la continuité des soins,
- 34:56ils vont répondre à un questionnaire.
- 34:59Ce questionnaire va aboutir à une synthèse qui va être transmise à la secrétaire,
- 35:07et pas au praticien.
- 35:08C'est-à-dire que le praticien n'est pas forcément au courant de tout le flot et de toutes les entrées de patients.
- 35:17Puisque c'est l'objectif,
- 35:18c'est justement...
- 35:19d'autonomiser la secrétaire et qu'elle ne soit pas constamment obligée de solliciter le praticien et que le praticien,
- 35:26de son côté,
- 35:26ne soit pas tout le temps
- 35:27« embêté » par les questions de la secrétaire ou par ces problématiques-là.
- 35:34Oui,
- 35:34c'est ça.
- 35:34En fait,
- 35:35l'objectif,
- 35:35c'est que chacun dans le cabinet ne voit que ce qu'il doit voir.
- 35:40En fait,
- 35:40l'assistante peut choisir de transférer une demande au praticien si elle juge.
- 35:49qui a une difficulté particulière ou quelque chose qu'elle ne pourra pas gérer.
- 35:53Mais,
- 35:53et ça en général,
- 35:55le logiciel lui dit transféré au praticien,
- 35:59on est face à quelque chose de sérieux,
- 36:02on a besoin d'une validation avant d'envoyer la réponse,
- 36:04et une vérification.
- 36:05Donc il y a vraiment en fait,
- 36:06et c'est l'objectif,
- 36:07et ça rejoint le côté éthique dont on parlait tout à l'heure,
- 36:10c'est que notre IA nécessite systématiquement une validation humaine de la part de l'assistante ou de la part du praticien.
- 36:18Rien ne sera fait automatiquement.
- 36:21Rien n'est externalisé non plus.
- 36:23Toutes les demandes sont vraiment centralisées sur un tableau de bord dans le cabinet.
- 36:29On voulait vraiment que l'information continue à être traitée par les principaux protagonistes du cabinet.
- 36:37Tes patients se sont mis au pli assez facilement de cette façon de fonctionner.
- 36:41Comment tu as communiqué avec eux ?
- 36:44Franchement,
- 36:45les patients se sont très rapidement...
- 36:47En fait,
- 36:49moi au cabinet,
- 36:49j'utilisais déjà depuis le Covid le mail.
- 36:53Parce que c'était très difficile,
- 36:57n'ayant pas de secrétaire vraiment attitré,
- 37:00c'était très difficile de devoir répondre au téléphone pour mes assistantes pendant les soins.
- 37:06Du coup,
- 37:06on avait arrêté le téléphone et on passait uniquement par mail.
- 37:09Donc après,
- 37:10en fait,
- 37:10dans le prolongement du mail,
- 37:12nous on a simplement mis une réponse automatique.
- 37:16qui est envoyé automatiquement avec le lien pour remplir le questionnaire.
- 37:20On a mis aussi sur notre répondeur téléphonique,
- 37:24parce qu'on a quand même laissé le répondeur,
- 37:26qu'il fallait aller sur le site internet pour prendre rendez-vous.
- 37:29Et sur le site internet,
- 37:30j'ai mis des liens partout,
- 37:32en rouge.
- 37:33Et c'est vrai qu'il y a toujours des patients très âgés qui ne sont pas à l'aise avec le numérique.
- 37:41C'était déjà le cas avec le mail.
- 37:43qui viennent au cabinet à ce moment-là et puis on leur donne le rendez-vous directement sur place.
- 37:47Et là encore,
- 37:48le questionnaire peut être rempli par la personne qui se trouve au secrétariat directement sur l'application pour pouvoir bénéficier de l'assistance IA et du guide au niveau du recueil d'informations.
- 38:04Donc ça,
- 38:04c'est le côté flow,
- 38:07tout ce qui est entrée.
- 38:08Oui,
- 38:09tout à fait.
- 38:09Donc il y a actuellement un autre...
- 38:13module qui est le plan l'IA plan pour les plans de traitement l'IA plan part aussi d'un questionnaire le questionnaire médical et aussi l'examen clinique souvent quand on fait un examen clinique au fauteuil on
- 38:31dit que tu as l'assistante qui note dans le dossier patient je ne sais pas comment toi tu faisais jusqu'à présent Florence ?
- 38:38alors moi on a un questionnaire euh...
- 38:40qu'on envoie aux gens,
- 38:41mais souvent,
- 38:42c'est les nouveaux patients qu'on oublie parfois de réactualiser sur les patients plus anciens,
- 38:48même si Logos nous le rappelle,
- 38:50il me semble.
- 38:51D'accord.
- 38:52Et puis,
- 38:53des fois,
- 38:53dans la journée,
- 38:54il suffit que tu accueilles un nouveau patient,
- 38:57mais tu as 10 minutes de retard,
- 38:59et ça m'arrive de ne pas prendre connaissance du questionnaire.
- 39:02C'est ça.
- 39:04Entièrement.
- 39:05Des fois,
- 39:06là,
- 39:06ça me permet de reprendre moi.
- 39:09avec le patient,
- 39:10toutes les questions.
- 39:12Peut-être qu'après,
- 39:13il faudra que je le complète avec l'ancien questionnaire,
- 39:20mais voilà comment je fonctionne.
- 39:21Très bien.
- 39:22Là,
- 39:22en fait,
- 39:23effectivement,
- 39:23ça permet de guider l'interrogatoire au bureau.
- 39:28Moi,
- 39:28ce que je faisais jusqu'à présent,
- 39:29c'est que je reprenais toujours le questionnaire du patient.
- 39:32Et puis,
- 39:33plus ou moins rapidement,
- 39:34on le repassait en revue avec le patient.
- 39:36Et le problème du questionnaire,
- 39:37c'est qu'ensuite,
- 39:37il est posé ou scanné ou rentré dans le dossier.
- 39:40Et l'assistante ou le praticien note les choses importantes dans le dossier,
- 39:45mais parfois,
- 39:46il est un peu oublié.
- 39:48Là,
- 39:48l'avantage,
- 39:49c'est qu'on reprend,
- 39:50on coche des cases.
- 39:52On fait l'examen clinique,
- 39:53qui est quand même aussi très guidé.
- 39:55Il y a encore des choses à améliorer,
- 39:57mais c'est vrai que quand on a coché toutes les données,
- 40:01que ce soit les données endobucales,
- 40:03et on a essayé d'être le plus large possible pour l'omnipratique,
- 40:07il y a de la paro,
- 40:09on pourra encore améliorer.
- 40:10On a l'orthodontie un petit peu,
- 40:14l'esthétique.
- 40:14Il faut que je rajoute l'oclusodontie,
- 40:17parce que c'est vrai que je me suis rendu compte qu'au niveau occluso,
- 40:20on n'avait pas grand-chose.
- 40:22Ce sont des choses qui vont évoluer au fur et à mesure.
- 40:24L'objectif,
- 40:24c'est d'avoir vraiment un recueil d'informations le plus complet possible.
- 40:28Mais une fois que ce recueil d'informations est fait,
- 40:32on n'est pas à se dire
- 40:33« maintenant, il faut que j'exploite et que je trouve un moyen d'utiliser toutes ces données » .
- 40:39L'avantage,
- 40:39c'est que ces données sont centralisées,
- 40:41elles vont être synthétisées et elles vont être exploitées pour pouvoir générer plusieurs documents.
- 40:47Le premier et le plus important,
- 40:50c'est le plan de traitement praticien.
- 40:52Donc qui fonctionne.
- 40:54Là actuellement,
- 40:55on n'a pas encore réellement les paramètres praticiens,
- 40:57mais l'objectif c'est vraiment que chaque praticien paramètre ses préférences de manière précise pour que justement dans la réponse,
- 41:05ce soit directement proposé.
- 41:07On a donc ce plan de traitement hyper structuré avec des propositions qui peuvent être modifiées.
- 41:13On a aussi ce qu'on appelle la roadmap patient,
- 41:16c'est le plan de traitement mais en version vulgarisée pour que le patient comprenne bien ce qu'on va faire.
- 41:22Et on a aussi une synthèse diagnostique qui peut être aussi envoyée dans le dossier patient,
- 41:30sur le logiciel métier,
- 41:32pour avoir vraiment toutes les données.
- 41:34C'est ce que je fais,
- 41:34moi,
- 41:35actuellement.
- 41:36Tu copies,
- 41:37tu colles ?
- 41:38Je télécharge.
- 41:39Tu télécharges,
- 41:39ouais.
- 41:40Et je vais le mettre dans l'appareil photo sur Logos,
- 41:44où je mets dedans tout,
- 41:45je remets les photos.
- 41:47Bon là l'avantage aussi c'est que ça motive à faire les photos au premier rendez-vous que je ne faisais pas systématiquement.
- 41:55Et puis surtout c'est très confortable pour communiquer avec les autres praticiens du cabinet.
- 42:02Ouais d'accord.
- 42:03Puisque nous on est quatre praticiens,
- 42:04bon après la pédo est un peu à part,
- 42:07mais je reçois des patients en paro de mon mari et de mon associé Léna.
- 42:13D'accord.
- 42:14sûr qu'après,
- 42:15des fois,
- 42:16il y avait des petites...
- 42:16de tension,
- 42:18de mauvaise communication.
- 42:20J'envoyais des patients,
- 42:21surtout à mon mari,
- 42:22parce que forcément,
- 42:23en plus,
- 42:23il y a des biais.
- 42:27Mais des fois,
- 42:28il se retrouvait avec un patient sur son planning,
- 42:31mais tu ne m'as pas expliqué ce que je devais faire.
- 42:33Alors moi,
- 42:33ça me paraissait limpide parce que j'avais pris des notes,
- 42:36j'avais marqué des notes dans le flux sur le gosse,
- 42:40mais en fait,
- 42:41pour lui,
- 42:41ce n'était pas du tout limpide.
- 42:43Donc là,
- 42:44c'est vrai que je pense que ça clarifie les choses aussi avec le patient.
- 42:53Et donc après la suite,
- 42:55quelles sont les prochaines étapes du projet et les améliorations que tu veux apporter ?
- 43:03Alors la suite,
- 43:04la grosse suite,
- 43:05c'est effectivement le lancement de la solution pour le mois de septembre.
- 43:10Donc c'est pour ça qu'on accélère vraiment la boucle.
- 43:12On va beaucoup accélérer sur les modules existants et leur efficacité.
- 43:19C'est pour ça que les bêta-testeurs ont pu actuellement se rendre compte qu'il y avait des choses qui changeaient,
- 43:24des choses qui s'amélioraient,
- 43:25des choses qui parfois marchaient moins,
- 43:26des fois après remarchaient.
- 43:28Parce qu'on travaille dessus toute la journée,
- 43:31Léo est toute la journée sur le dossier et il est en permanence en train de...
- 43:37C'est ça qui est chouette d'être une petite équipe et puis d'avoir des retours rapides,
- 43:40c'est qu'on peut vraiment
- 43:42très rapidement agir et coller au terrain et aux demandes et aux remarques.
- 43:48Et c'est ça qui est chouette,
- 43:49en fait,
- 43:49c'est de pouvoir se dire,
- 43:50on crée une solution pour...
- 43:55Moi,
- 43:55j'aimerais bien créer la solution de rêve pour les dentistes.
- 43:57Enfin,
- 43:58le petit truc qu'ils ont toujours voulu.
- 43:59En tout cas,
- 44:00moi,
- 44:00je me dis que pour moi,
- 44:01déjà,
- 44:01j'ai réussi à le faire.
- 44:03J'aimerais bien que ça soit aussi la même chose pour les autres.
- 44:07On va rajouter des modules au fur et à mesure.
- 44:09Là,
- 44:09les prochains modules qui doivent sortir,
- 44:11c'est le module,
- 44:12pour moi,
- 44:13c'est le module phare,
- 44:14mais c'est aussi celui qui est le plus subtil et complexe à mettre en place.
- 44:20C'est le module d'analyse,
- 44:21justement,
- 44:22prédictif pour...
- 44:24limiter la surcharge,
- 44:26limiter le burn-out.
- 44:28On a voulu quelque chose de vraiment chouette,
- 44:29encore un peu dans l'esprit,
- 44:30c'est-à-dire qu'on avait déjà fait en sorte d'avoir un design qui s'éloigne de ce qui se fait en général dans les logiciels de santé.
- 44:38Et là,
- 44:38pour toute la gestion,
- 44:39je ne peux pas trop en dire,
- 44:41parce qu'on est encore en développement,
- 44:42mais ça va être une manière super ludique et rigolote,
- 44:48en fait,
- 44:51de gérer son énergie et son...
- 44:54sont bien naître au cabinet en fait.
- 44:56J'avais envie de révolutionner un petit peu ce qui se fait en termes d'agenda et de planning pour avoir quelque chose en fait qui reste super sérieux en fait.
- 45:05La solution technologiquement est super solide et complexe mais on veut que le rendu soit hyper simple,
- 45:12fluide,
- 45:14à la limite du jeu vidéo sur certains trucs.
- 45:18Mais parce qu'en fait c'est tellement,
- 45:19notre métier est tellement difficile.
- 45:21parfois,
- 45:22et c'est tellement technique,
- 45:23ça demande tellement de concentration,
- 45:24que je pars du principe que le reste ne doit pas l'être.
- 45:27Si on peut faire en sorte que le reste soit fluide,
- 45:31agréable,
- 45:32rigolo,
- 45:33on a vraiment essayé d'injecter,
- 45:35et on injectera encore plus,
- 45:36même de possibilités de personnaliser,
- 45:42de se donner des encouragements,
- 45:44vraiment rajouter de la...
- 45:47de plus en plus de bienveillance dans cet outil-là,
- 45:49en fait,
- 45:49le sortir un peu du milieu médical,
- 45:53même si ça reste quelque chose de très fiable.
- 45:58Je comprends.
- 45:59L'idée un petit peu que tu m'avais évoquée la dernière fois,
- 46:03après tu me diras,
- 46:03je ne spoil pas parce que tu ne m'as pas tout dit non plus,
- 46:08c'est de pouvoir penser ces journées et ces semaines en étant à la fois
- 46:14sur est-ce qu'on est plus du matin ou de l'après-midi,
- 46:17est-ce qu'on préfère faire des actes difficiles à tel moment de la journée,
- 46:23avoir toujours quand même un œil,
- 46:24malgré tout,
- 46:25je me bats un peu contre ça,
- 46:26mais c'est inévitable,
- 46:29c'est un outil de travail,
- 46:29donc c'est un outil qui doit aussi nous rapporter de l'argent et pas nous en coûter.
- 46:33Tout à fait.
- 46:34Donc avoir quand même un œil aussi sur est-ce qu'on est rentable.
- 46:38C'est ça.
- 46:38Oui,
- 46:39on a intégré parce qu'effectivement,
- 46:41on n'a pas le choix.
- 46:43On doit pouvoir piloter un minimum son cabinet financièrement.
- 46:51Mais je pense qu'il y a différentes manières de le faire.
- 46:54Il y a différents degrés d'obsession là-dessus aussi.
- 46:59Je pense que ce qu'on a commencé à travailler sur cette partie-là devrait plaire.
- 47:06En tout cas,
- 47:06quand j'en ai parlé à mon assistante,
- 47:07elle m'a fait…
- 47:08« Ah,
- 47:08mais ça,
- 47:08c'est trop bien ! »
- 47:09Donc,
- 47:10bon,
- 47:10j'en dis pas plus.
- 47:11J'ai un mari qui est un peu gamer.
- 47:13Et du coup,
- 47:15voilà.
- 47:15Toujours dans la bienveillance,
- 47:17voilà.
- 47:17Quelque chose d'un peu ludique,
- 47:19voilà.
- 47:19Parce que je pense qu'on en a besoin.
- 47:21Et je pense qu'à vouloir effectivement trop être focalisé sur les finances,
- 47:27on peut perdre son humanité.
- 47:29Et je pense que,
- 47:31sans forcément s'en rendre compte,
- 47:32en fait,
- 47:33je veux pas jeter la pierre à ceux...
- 47:35qui parfois en arrivent là parce que je pense que ça peut être un vrai cercle vicieux.
- 47:41En tout cas,
- 47:42je pense que ce qu'on développe,
- 47:43c'est quelque chose qui peut protéger les praticiens justement de ce risque de basculement parce que c'est aussi,
- 47:51je pense,
- 47:52une des causes de burn-out.
- 47:53C'est ce contrôle,
- 47:56cet hyper contrôle qui peut se retourner contre eux en fait.
- 48:00Et je pense que...
- 48:01Merci.
- 48:02On doit se rendre compte à un moment qu'on perd son humanité.
- 48:04Et on doit se dire,
- 48:04mais en fait,
- 48:06je ne suis pas passée par là pour ces raisons-là.
- 48:07Et heureusement,
- 48:08mais je pense qu'on doit dire,
- 48:11mais je n'ai pas le choix,
- 48:12en fait.
- 48:13Je n'ai pas le choix et je pense que ça doit être bizarre.
- 48:16En tout cas,
- 48:17pour tous ces praticiens-là,
- 48:20je pense que la manière dont on voit les choses peut aider.
- 48:23Bon,
- 48:24très bien.
- 48:25Comment tu te vois dans quelques années ?
- 48:31en espérant que ça va marcher très fort dans ta liassiste.
- 48:38Est-ce que tu te vois plutôt diriger une boîte si ça devient indispensable ?
- 48:44Ou est-ce que tu veux toujours soigner ?
- 48:48Est-ce que tu penses avoir plutôt envie d'aller sur une casquette de formatrice ?
- 48:54Moi,
- 48:54j'aimerais bien te dire que j'aimerais bien tout faire.
- 48:56Parce que pourquoi se limiter si on aime ce qu'on fait ?
- 49:00J'aime soigner les gens,
- 49:02j'aime soigner les patients,
- 49:03j'aime faire du bien,
- 49:05donc j'ai envie de continuer à soigner.
- 49:09J'ai envie de reprendre goût à soigner en enlevant des contraintes.
- 49:16Parce qu'il y a tellement de contraintes dans le quotidien que parfois le souffle...
- 49:22se raccourcit,
- 49:23l'angoisse peut monter.
- 49:25Ça,
- 49:25j'aimerais bien pouvoir effectivement l'enlever et travailler sereinement au sein de mon cabinet.
- 49:31Diriger une entreprise,
- 49:33oui aussi,
- 49:34mais je pense que les deux ne sont pas incompatibles.
- 49:36Après,
- 49:37là où je suis super contente,
- 49:38c'est que j'ai réussi à fédérer une équipe vraiment chouette.
- 49:41Tu as rencontré Léo qui t'a aidé sur les onboardings.
- 49:45Le pauvre.
- 49:46Je me suis dit que franchement,
- 49:47j'étais la bêta-testeuse idéale parce que...
- 49:52Je bloque sur plein de trucs et du coup je pense qu'il a dû se dire ah ouais là quand même il y a du niveau.
- 49:57Mais c'est trop bien,
- 49:58il faut des bêta testeurs.
- 50:01C'est pour ça que je me suis dit que tu étais pour moi une personne vraiment faite pour tester une solution.
- 50:08Parce que je savais que de toute façon quoi qu'il est tu le dirais en fait.
- 50:13Et Léo est une personne qui se remet,
- 50:15enfin moi je le trouve brillant parce qu'il comprend très vite et il traduit très vite et il fonctionne
- 50:21sans se limiter en fait.
- 50:23Il ne me dit pas,
- 50:24ah non,
- 50:24ça,
- 50:24ça va être difficile.
- 50:25Ah non,
- 50:26ça,
- 50:26je ne sais pas.
- 50:27Non,
- 50:27c'est
- 50:28OK, bon,
- 50:30OK,
- 50:30je vais le faire.
- 50:31Il réfléchit.
- 50:32Et tu vois,
- 50:34il ne m'a jamais parlé des retours des bêtas,
- 50:38c'est-à-dire avant d'avoir trouvé des solutions ou cherché ou réfléchi.
- 50:44Et je trouve que vraiment,
- 50:45pour le coup,
- 50:47c'est une équipe comme ça qu'il faut pour le projet.
- 50:50Et si diriger une entreprise,
- 50:52c'est travailler avec ces personnes-là,
- 50:54oui,
- 50:54je veux continuer aussi à le faire.
- 50:56Et puis,
- 50:57effectivement,
- 50:58si je peux aussi former,
- 51:01expliquer,
- 51:04aider des praticiens à ne pas vivre ce que j'ai pu vivre,
- 51:09à ne pas faire...
- 51:09Moi,
- 51:09je me suis toujours surnommée Cécile Crash Test.
- 51:12Moi,
- 51:12je suis toujours allée droit dans le mur de plein de trucs,
- 51:15tout,
- 51:15tout,
- 51:15tout.
- 51:15Je pense que dans la liste des problèmes,
- 51:17je pense que je les ai peut-être tous eus.
- 51:20Mais du coup,
- 51:21ça m'a permis de trouver des solutions.
- 51:23Et si je peux,
- 51:24du coup,
- 51:24de part cette expérience,
- 51:27permettre à des praticiens de ne pas commettre les mêmes erreurs que moi,
- 51:30ce serait avec grand plaisir.
- 51:31Et même,
- 51:32si je peux expliquer aussi aux assistants,
- 51:35parce que moi,
- 51:36je n'ai pas toujours été la patronne idéale.
- 51:40J'ai toujours voulu bien faire,
- 51:42mais est-ce que réellement j'ai bien fait ?
- 51:43Non,
- 51:43je me rends compte que non.
- 51:44Je n'ai peut-être pas été responsable de tout,
- 51:47mais il y a des choses que...
- 51:49que j'aurais pu mieux faire.
- 51:50Après,
- 51:50pour ma décharge,
- 51:51on ne nous apprend pas à diriger des équipes,
- 51:55à fédérer autour de soi.
- 51:57Et parfois,
- 51:57c'est difficile de créer de la motivation chez les gens.
- 52:03Ça,
- 52:03c'est un vrai métier,
- 52:04c'est les ressources humaines.
- 52:05Et on n'a pas de module ressources humaines pendant nos études.
- 52:10Peut-être que les choses sont en train de changer,
- 52:12mais c'est vrai qu'on a...
- 52:13Oui,
- 52:14je pense que c'est des choses qui sont intégrées plus que quand j'étais étudiante.
- 52:19Après,
- 52:19je pense qu'on a aussi beaucoup de techniques à apprendre,
- 52:22donc ce n'est pas toujours facile de lier les deux.
- 52:27Mais par la force des choses,
- 52:28je pense que les choses avancent.
- 52:31Oui,
- 52:31j'ai entendu des choses là-dessus aussi.
- 52:34On va arriver au bout de notre échange.
- 52:37Est-ce qu'il y a des questions que je ne t'ai pas posées ou que tu aurais peut-être aimé que je te pose ?
- 52:44C'était intense de parler de la solution comme ça.
- 52:48C'est émouvant ce que tu m'as dit au début.
- 52:50C'est vrai que ça m'a émue pour tout l'entretien,
- 52:55de dire que ça t'avait redonné un peu d'entrain,
- 52:58de la motivation dans tes journées.
- 53:00Et vraiment,
- 53:04c'est plus que ce que je pouvais imaginer parce que c'est vraiment en plus avec cette envie-là que la solution a été créée.
- 53:11Donc je me dis que si déjà à ce stade-là,
- 53:15on arrive à toucher ça...
- 53:17C'est super encourageant,
- 53:18ça me donne encore envie d'améliorer et de tenir compte vraiment de toutes les envies des praticiens.
- 53:27Alors tout ne sera peut-être pas réalisable,
- 53:29mais en tout cas si on peut réaliser un maximum de choses,
- 53:32ce serait génial.
- 53:33En tout cas,
- 53:34ça me redonne du sens de me dire que tout ce que j'ai vécu va à travers cet outil-là,
- 53:39peut-être permettre à des praticiens de sentir mieux,
- 53:43de vivre mieux leur exercice,
- 53:44à des équipes de retrouver du lien.
- 53:46à des assistantes de retrouver confiance en elles,
- 53:49à des praticiens d'avoir moins de charge mentale.
- 53:56En tout cas,
- 53:56si ça peut permettre de recréer du lien.
- 53:59Parce que les problèmes de communication,
- 54:02je pense que c'est déjà un gros problème.
- 54:05C'est le problème principal.
- 54:08qui mènent au turnover des assistantes,
- 54:10qui mènent à la perte de sens,
- 54:14aux agressions.
- 54:15C'est vrai que je n'en ai pas parlé,
- 54:16mais c'est vrai que dans un des modules,
- 54:18on a intégré aussi toute une partie de protection,
- 54:22protection contre les violences verbales principalement.
- 54:25Donc ça,
- 54:26c'est des choses qui vont sortir aussi.
- 54:28Les praticiens qui voudront,
- 54:30pourront effectivement en 2026,
- 54:32ajouter au module,
- 54:35ce module de protection.
- 54:36Écoute,
- 54:36très bien.
- 54:37Je pense qu'on a fait le tout.
- 54:38Merci Cécile Merci beaucoup Florence Je te souhaite plein de bonnes choses pour la sortie de l'IA On parle d'une application ?
- 54:51Moi je l'appelle l'appli c'est un SaaS ça c'est pas un mot évident ou qui est beaucoup enceinté c'est une appli ou un site internet
- 55:00Ok et puis en espérant qu'on arrivera à se croiser
- 55:06Avec grand plaisir
- 55:07même si qu'impair et périgueux c'est pas tout à fait à côté à mi-chemin à mi-chemin vous venez d'écouter un épisode d'Entretien avec un dentiste si vous avez aimé n'oubliez pas de mettre des étoiles sur votre application de podcast et un commentaire c'est
- 55:28ce qui permettra à d'autres de le découvrir et surtout parlez-en tout autour de vous
- 55:32Vous pouvez retrouver toutes les références de cet épisode sur le descriptif et sur le site internet d'Entretien Vacadentiste.
- 55:39Pauline Bussy du son libre était au montage,
- 55:41la musique du générique Soul Blue Tango est de Monica.
- 55:45Les portraits et les séries thématiques d'Entretien Vacadentiste sont à retrouver sur toutes les plateformes d'écoute de podcast.
- 55:51Spotify,
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- 55:53mais aussi sur Youtube ou directement sur le site internet d'Entretien Vacadentiste.
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- 56:10A très bientôt pour un nouvel épisode.