Latest / Québécois et Canadien / Faut-il revoir la loi 101 ? — Robert Libman
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue au podcast Québécois et
- 0:01Canadien. On discute des enjeux de notre pays.
- 0:04Aujourd 'hui, on reçoit Robert Lemmin, créateur
- 0:07du Parti égalité à l 'Assemblée nationale. On
- 0:09a discuté notamment des impacts de la loi 101
- 0:11sur la communauté anglophone et de la création
- 0:13de son parti il y a quelques années déjà. Je
- 0:16suis Alexandre Tremblay -Michaux. Bon épisode.
- 0:31Alors, M. Limman, merci d 'avoir accepté l 'invitation.
- 0:33Le plaisir. J 'aimerais commencer par parler
- 0:39de la loi 101, qui est une loi, je pense, qui
- 0:42est dans les médias assez régulièrement, mais
- 0:45vous, vous aviez une implication particulière
- 0:47par rapport à celle -là avec la création du Parti
- 0:48égalité à l 'époque. J 'aimerais vous demander,
- 0:51maintenant que ça fait quasiment 50 ans que la
- 0:53loi 101 existe, c 'est quoi le bilan que vous
- 0:56faites de la loi 101? Mais effectivement, il
- 0:58y a deux bilans, l 'impact sur la société québécoise
- 1:02ou surtout la majorité des francophones au Québec,
- 1:04mais aussi sur la communauté anglophone. Il y
- 1:07avait un impact démographique énorme sur la communauté
- 1:12anglophone. Comme vous le savez, des centaines
- 1:13de milliers des anglophones sont partis, ont
- 1:17quitté le Québec depuis, en effet, c 'était l
- 1:18'élection du Parti Québécois en 1976. et l 'éminence
- 1:22d 'un référendum sur la souveraineté du Québec
- 1:24suivi par l 'adoption de la loi 101. Ça a eu
- 1:27un impact énorme, un effet énorme sur la communauté
- 1:32anglophone. Beaucoup sont partis, la moitié des
- 1:34personnes avec qui j 'ai été à l 'école secondaire
- 1:37n 'en sont plus. au Québec, mes deux frères ont
- 1:40quitté le Québec, mais beaucoup ont resté. Alors,
- 1:4450 ans plus tard, on peut dire que l 'importance
- 1:47de la communauté anglophone a beaucoup diminué,
- 1:50surtout dans les nombres, mais aussi l 'impact
- 1:53sur la viabilité de nos institutions aussi ont
- 1:55souffert. Mais ceux qui ont resté, il y a certains
- 1:58avantages. Nous sommes bilingues, nous sommes
- 2:00adaptés. Mes enfants sont bilingues et en fait,
- 2:04le bilinguisme ouvre des horizons aux gens qui
- 2:08n 'existaient pas auparavant. Mais si vous demandez
- 2:10aux communautés anglophones quel est l 'impact
- 2:12de la loi 101, vous allez avoir une réponse assez
- 2:15semblable, assez unanime en disant que l 'impact
- 2:18était sévère sur la communauté, sur ces infrastructures,
- 2:21sur ces institutions et sur le poids démographique
- 2:25de la communauté. son visibilité au sein de la
- 2:28société québécoise, beaucoup, eux, étaient impactés.
- 2:31Parce que, en ce moment, là, on parle, on a parlé
- 2:34de la loi 96, là, il commence à potentiellement
- 2:37faire un autre cas pour la protection du français.
- 2:39Je pense qu 'il y a un sentiment qui est véhiculé
- 2:43par certains politiens sur l 'urgence de protéger
- 2:45le français, sur la menace au français. Et dans
- 2:49cette analyse -là, on met l 'anglais comme la
- 2:53menace principale. puis on la regroupe avec essentiellement
- 2:56allophones, toute immigration, tout ça c 'est
- 2:58l 'anglais, mais quand on regarde comme vous
- 3:00dites l 'impact concret sur la communauté anglophone,
- 3:03la communauté anglophone, disons historique au
- 3:05Québec, est en déclin depuis cette époque -là.
- 3:08Mais les noms sont en déclin clairement, les
- 3:11institutions aussi, mais aussi une chose... à
- 3:16reconnaître. La protection de français est un
- 3:20terme d 'expression qui est partagé. L 'importance
- 3:22de protéger la viabilité de la langue française
- 3:24au sein de l 'Amérique du Nord est très importante
- 3:27même pour la communauté anglophone. Et la communauté
- 3:29anglophone... est un allié à la majorité francophone
- 3:34pour la protection de français. En fait, quand
- 3:37un anglophone apprend le français, ça ajoute
- 3:41à l 'épanouissement de la langue française. Il
- 3:44faut reconnaître le fait que nous faisons partie
- 3:46de l 'effort pour protéger le français, surtout
- 3:48ceux qui sont restés. Et aussi l 'autre... un
- 3:52enjeu important à reconnaître et ça ne devrait
- 3:55pas être une vase communicante. La protection
- 3:57de français ne devrait pas nécessairement impliquer
- 4:03la réduction de la communauté anglophone ou la
- 4:05réduction d 'anglais. On peut promouvoir le français
- 4:07sans nécessairement réduire la viabilité de la
- 4:10communauté anglophone. Et ça, c 'est un message
- 4:12que la majorité doivent... accepté ou reconnaître,
- 4:17mais les politiciens semblent que ne reconnaissent
- 4:19pas cette réalité, qu 'on peut travailler ensemble
- 4:22pour améliorer ou protéger la langue française
- 4:25sans nécessairement réduire l 'importance de
- 4:28la communauté anglophone au Québec. Parce que
- 4:30c 'est ça, est -ce que je comprends ce que vous
- 4:31me dites? Essentiellement... La communauté anglophone,
- 4:34c 'est pas une menace pour le français, c 'est
- 4:35un allié dans cette protection du français. Mais
- 4:38tout à fait. Pourquoi est -ce que nos institutions
- 4:40devront être considérées comme une menace? Pourquoi
- 4:42est -ce que notre présence dans certains secteurs
- 4:44de la ville de Montréal doivent être considérées
- 4:47comme une menace? Nous sommes là. Nous faisons
- 4:49partie de la société québécoise. Nous sommes
- 4:51là pendant des générations. Nous parlons le français
- 4:53maintenant. et il faut s 'assurer que le français
- 4:57soit protégé. Et la communauté anglophone travaille
- 5:00avec la majorité pour s 'assurer que la langue
- 5:04française continue et soit forte. Nos écoles
- 5:08enseignent le français avec 14 à 20 heures par
- 5:11semaine. Mes enfants ont été en immersion française,
- 5:14les trois gars. fice par français couramment,
- 5:19alors il faut reconnaître cette réalité qu 'il
- 5:21ne faut pas réduire notre communauté, il ne faut
- 5:22pas réduire la présence de notre langue pour
- 5:25protéger la langue française au Québec. Au niveau
- 5:28d 'une question simulée comme l 'affichage commercial,
- 5:31il y avait toujours la possibilité de s 'assurer
- 5:33que le français soit visible partout, en prédominance,
- 5:38comme le cours suprême a soutenu, mais pas nécessairement
- 5:41effacer la présence ou des vestiges d 'anglais
- 5:44au Québec, surtout dans les secteurs où il y
- 5:47a une grande proportion des anglophones. Est
- 5:50-ce que, avec le recul, vous pensez que la loi
- 5:52101 était nécessaire ou est -ce que le gouvernement
- 5:54du Québec aurait pu atteindre les objectifs qu
- 5:57'il voulait mettre de l 'avant sans cette mesure
- 5:59plus coercitive -là, disons? Mais ça, c 'est
- 6:01une question clé. Si j 'étais toujours dans la
- 6:04politique, je ne pouvais jamais accepter ou admettre
- 6:08qu 'il y avait des effets... positive à la loi
- 6:12101 pour s 'assurer le sauvegarde de Français,
- 6:15surtout l 'intégration des immigrants à ce niveau
- 6:18-là. Alors, les enjeux qui touchent ou les provisions
- 6:22qui obligent les alophones ou les immigrants
- 6:26de fréquenter les écoles françaises probablement
- 6:29étaient un objectif fondamental et qui ont réussi.
- 6:33Un grand pourcentage des immigrants au Québec
- 6:34parle français. On fait la transition. au français,
- 6:38alors à ce niveau -là, je pense que c 'était
- 6:40assez important. Et à certains agards, c 'était
- 6:45nécessaire. Moi, je pense que c 'est tout à fait
- 6:48légitime pour un gouvernement de légiférer l
- 6:51'obligation d 'afficher en français, d 'avoir
- 6:55des entreprises, toutes les entreprises, les
- 7:00commerces, d 'être capables de servir des clients.
- 7:02en français, mais sans nécessairement éliminer
- 7:06la présence des autres langues. Certains avantages
- 7:12positifs, notamment au niveau de la françaisation
- 7:13des immigrants et de l 'affichage prédominant
- 7:16en français, mais... Peut -être l 'aspect plus
- 7:18anti -anglais était... Mais c 'est ça, les restrictions,
- 7:21il faut trouver le juste équilibre entre la protection
- 7:24des façons positives et les impacts négatifs
- 7:27sur les droits des minorités. Ça, c 'est toujours
- 7:31le défi pour les législateurs au Québec de trouver
- 7:36ce juste équilibre. Des fois, ils vont trop loin,
- 7:38des fois... C 'est ça. Et pour ça, il y a des
- 7:43tensions de temps en temps si on dépasse la ligne
- 7:45d 'équilibre entre les deux. Il faut trouver.
- 7:47Il y a des certaines mesures intéressantes qu
- 7:50'on peut explorer, améliorer l 'apprentissage
- 7:53de français dans les écoles françaises. Ça, c
- 7:55'est un autre objectif où le gouvernement a échoué
- 7:58énormément, je pense, au cours des années. Mais
- 8:00il faut reconnaître que ça ne devrait pas être
- 8:03une vase communicante, que l 'amélioration, la
- 8:06protection de français, ça veut dire qu 'il faut
- 8:09effacer les vestiges d 'anglais ou impacter sur
- 8:12la communauté anglophone et les droits et les
- 8:14institutions des anglophones. David, je pose
- 8:16moi des questions personnelles, mais je suis
- 8:16juste curieux. Votre français, parce qu 'il est
- 8:19excellent, c 'est où que vous l 'avez appris?
- 8:22En école, qu 'un secondaire, mais aussi j 'avoue
- 8:25que ma première femme, ma ex -femme était un
- 8:27francophone de Maroc. Alors, celle -là où vraiment
- 8:31j 'ai consolidé mon français, mais aussi... comme
- 8:36membre de l 'Assemblée nationale, c 'est l 'immersion
- 8:38totale. Donc vraiment, c 'est autour de cette
- 8:43période -là... que c 'était amélioré, mais les
- 8:47écoles anglaises apprennent très bien le français
- 8:49comme deuxième langue au Québec. Et c 'est une
- 8:52autre chose qu 'il faut reconnaître. Des fois,
- 8:54les gouvernements fustigent les commissions scolaires
- 8:56anglophones, mais en même temps, les commissions
- 8:58scolaires anglophones sortent des diplômés bilingues
- 9:02qu 'il faut être reconnus. Et je ne pense pas
- 9:04que la majorité francophone reconnaisse autant
- 9:07les efforts qui sont faits dans la communauté
- 9:09anglophone pour franciser les anglophones. pas
- 9:13français, mais au moins apprendre aux anglophones
- 9:16de parler une deuxième langue. Justement, au
- 9:19moment où on enregistre ça, l 'épisode de cette
- 9:21semaine, c 'est celui de Monsieur Joe Ortona
- 9:22qui est venu parler notamment de l 'apprentissage
- 9:25du français dans les commissions scolaires anglophones.
- 9:28J 'aimerais parler un peu parce que vous avez
- 9:29parlé, député de l 'Assemblée nationale, vous
- 9:31avez été élu sous un nouveau parti. Parlez -moi
- 9:34un peu de la création du parti égalité. Oui,
- 9:38ça, c 'était toute une aventure. Je vous dis,
- 9:41moi, j 'étais un jeune architecte. J 'ai fini
- 9:44mes études à McGill à l 'école d 'architecture
- 9:46en 1985. Mais entre 1985 et 1988, moi et quelques
- 9:53amis ont reconnu une certaine vie de politique
- 9:56au Québec avec le Parti libéral sur Robert Bourassa.
- 10:01Il y avait une montée de rhétorique nationaliste
- 10:04dans le Parti libéral à l 'époque. Et comme vous
- 10:07le savez, durant le deuxième mandat du Parti
- 10:11québécois, entre 1980 et 1985, Robert Brasset
- 10:15a retourné à la politique active. Et il a promis
- 10:18à la communauté anglophone que s 'il revenait
- 10:21au pouvoir, il aurait réinstauré le droit d 'afficher
- 10:25en anglais. sur les affiches commerciales. Il
- 10:29a fait cette grande promesse à la communauté
- 10:31anglophone en 1985. Il a gagné l 'élection en
- 10:331985, soutenu largement par la communauté anglophone.
- 10:38Et quelques années plus tard, finalement, les
- 10:42cours ont... le jugement de la Cour suprême sur
- 10:46l 'affichage commercial. On jugeait que l 'interdiction
- 10:50d 'anglais sur les affiches commerciales était
- 10:52une atteinte à la droit fondamentale de la communauté
- 10:54anglophone. Et malgré cela, Robert Bourras a
- 10:57décidé d 'invoquer le « Close non abstent » en
- 11:001988 pour adopter la loi 178. qui a maintenu
- 11:05l 'interdiction sur l 'anglais, sur les affiches
- 11:08commerciales, qui a vraiment provoqué un ressaque
- 11:12dans la communauté anglophone. Ils étaient très
- 11:13fâchés. Aussi, à l 'époque, il y avait le commissaire
- 11:17des langues officielles, Iberville Fourtier,
- 11:20qui dans son rapport annuel disait que la communauté
- 11:22anglophone était humilée par certains aspects
- 11:26de la loi 101. Et l 'Assemblée nationale a censuré
- 11:30à l 'unanimité le commissaire des langues officielles,
- 11:33incluant des députés libérales anglophones qui
- 11:37ont voté pour le censure, qui a vraiment, à cette
- 11:41période -là, la décision de Bourassa d 'évoquer
- 11:44les clauses non -obstants pour outre -presser
- 11:46le jugement de la Cour suprême. Le censure unanime
- 11:49à l 'Assemblée nationale, même par les députés
- 11:52libérales anglophones, vraiment a créé un mouvement,
- 11:56un momentum dans la communauté anglophone qu
- 11:57'il faut trouver un autre choix, une autre option,
- 12:00entre le Parti libéral et le Parti québécois
- 12:03qui étaient les deux seuls partis à l 'Assemblée
- 12:05nationale. Est -ce que vous sentiez trahi essentiellement
- 12:08par les actions de Bourassa? Tout à fait. Tout
- 12:11le monde se sentait un peu trahi. Alors moi,
- 12:13j 'ai commencé à organiser avec des amis. Petit
- 12:15à petit, on a ramassé les signatures dans 10
- 12:19séquençons pour avoir une autorisation de...
- 12:22de directeur général des élections pour fonder
- 12:25une partie politique. Petit à petit, on a commencé
- 12:29de bâtir des circonscriptions, des associations
- 12:33de comtés dans les comtés où il y avait une grande
- 12:35proportion des anglophones. Et avec le temps,
- 12:39le momentum s 'est agrandi et... Je saute le
- 12:45soir de l 'élection, le 25 septembre 1989. C
- 12:49'est tout un choc. Moi, j 'étais le candidat
- 12:50dans Darcy McGee. Il y avait trois autres candidats
- 12:52avec moi qui ont été élus ce soir -là. On a fondé
- 12:57le parti sur trois pierres angulaires, le bilinguisme,
- 13:01l 'importance du bilinguisme, la suprématie des
- 13:05charges des droits et libertés et l 'unité canadienne.
- 13:08Et c 'est un simple message à résonner avec le
- 13:10doctorat anglophone. Il y a eu quatre membres
- 13:14à l 'Assemblée nationale. Moi, comme je dis,
- 13:16j 'étais un jeune architecte avec aucune expérience
- 13:18politique. J 'étais vraiment sur le choc. Je
- 13:21me souviens, le soir de l 'élection, je regarde
- 13:23dans le miroir et j 'ai réalisé le lendemain,
- 13:25je dois faire ma valise et préparer pour aller
- 13:30à Québec pour un mandat très chaud, vraiment.
- 13:36C 'était très intimidant. Je me souviens, le
- 13:38premier jour que j 'arrivais à l 'Assemblée nationale,
- 13:41tous les journalistes autour de nous, c 'était
- 13:43vraiment, comme vous le savez, à l 'Assemblée
- 13:46nationale. C 'est vraiment le cœur, le nerf de
- 13:50la guerre au Québec. Vraiment, l 'énergie est
- 13:53là. Et moi, j 'étais forcé, très jeune, avec
- 13:57manque d 'expérience de m 'asseoir dans l 'Assemblée
- 14:01nationale, avec tout ce qui s 'est passé. Je
- 14:02me souviens même, la première fois que j 'ai
- 14:04rencontré Jacques Paris. parce qu 'on était les
- 14:06deux parties dans la position, moi avec nos quatre
- 14:08sièges et le parti québécois. On était assis
- 14:11ensemble, moi et mon collègue qui était le leader
- 14:15en chambre avec... avec Guy Chevret, qui était
- 14:20le leader en Chambre du Parti québécois, et Jacques
- 14:21Parisot, on s 'est rencontré pour la première
- 14:23fois. Et la première chose, je n 'oublierai jamais
- 14:26ça, la première fois que Jacques Parisot me dit,
- 14:29il prend mon main, Monsieur Le Bun, comment ça
- 14:31se fait que vous avez eux 3 ,7 % de la vote et
- 14:35vous avez quatre sièges? Et nous, le Parti québécois,
- 14:38on avait 23, 24, 25 % de la vote pour nos premières
- 14:42élections, on a gagné que 6 ou 7 sièges. Alors,
- 14:45c 'est un commentaire sur la proportion représentée.
- 14:49C 'est ça. Alors, effectivement, là, j 'étais
- 14:55dans l 'Assemblée nationale, dans une arène assez
- 14:59intimidante, mais on avait une mission. Notre
- 15:01mission était de représenter les soucis, les
- 15:05enjeux qui touchaient la communauté anglophone,
- 15:08et on était là comme un rappel au gouvernement.
- 15:10Et j 'admets que pour plusieurs semaines suite
- 15:13à le résultat electoral, Les éditorialistes dans
- 15:17les journaux francophones parlaient beaucoup
- 15:19du fait que peut -être le gouvernement est allé
- 15:22trop loin, peut -être on n 'a pas vraiment considéré
- 15:24les inquiétudes de la communauté anglophone et
- 15:27ça a créé un genre de dialogue intéressant et
- 15:33surtout d 'être là parmi les souverainistes,
- 15:36parmi les fédéralistes nationalistes, les fédéralistes
- 15:40pur dur, les autres politiciens. On a eu l 'opportunité
- 15:42vraiment de... se parler et, tu sais, l 'atmosphère
- 15:50derrière les camarades à l 'Assemblée nationale,
- 15:53très intéressante. C 'est beaucoup plus amical
- 15:54que la perception qu 'on a devant les camarades
- 15:57et il y a beaucoup d 'espace pour le dialogue,
- 16:01pour la compréhension, pour les discussions et
- 16:05c 'était vraiment une opportunité pour nous de
- 16:07faire valoir nos points de vue. Et je pense qu
- 16:10'on était bien accueillis. Il y avait des débats
- 16:12emotifs de temps en temps, mais on était là comme
- 16:15une autre voie, une autre perspective au sein
- 16:18de l 'Assemblée nationale, au parquet de l 'Assemblée
- 16:20nationale où on pouvait poser des questions de
- 16:23jour après jour sur des enjeux qui touchaient
- 16:25la communauté qui étaient ignorés auparavant.
- 16:28J 'aimerais savoir si vous parlez parce que c
- 16:30'est intéressant de voir ça, vous êtes un petit
- 16:31parti, vous êtes essentiellement des députés,
- 16:33même si vous n 'avez même pas le statut de parti
- 16:35à l 'Assemblée nationale, de vous interagir avec
- 16:38toutes les autres parties. J 'imagine que les
- 16:40péquistes trouvent ça drôle d 'avoir une chicane
- 16:42parmi les anglophones au Parti libéral. Votre
- 16:47relation avec les gens au Parti libéral, à l
- 16:49'époque, ça ressemble à quoi? Est -ce que vous
- 16:51avez quand même des relations cordiales avec
- 16:53le caucus libéral? Oui, tout à fait. Tout à fait.
- 16:57De temps en temps, il y avait des... Dependent
- 16:58dans le débat, dépendent dans les questions.
- 17:01Pour le Parti québécois, on était un enjeu intéressant
- 17:04parce que pour eux, ils ont vu la division de
- 17:06la vote libérale un peu qui pourrait jouer dans
- 17:08leur avantage. Alors ça, c 'était un peu leur
- 17:11perspective au début. Mais on a travaillé étroitement
- 17:15avec Claude Ryan parce que pour quelques années
- 17:17plus tard, après notre élection, le gouvernement
- 17:21avait une décision à prendre concernant le renouvellement
- 17:24de la loi de la clause non abstanque, une durée
- 17:27de vie de cinq ans. Alors, les libéraux auraient
- 17:31une décision à prendre là -dessus. On a siégé
- 17:33aussi au sein de la Commission blanche et campo
- 17:35parce qu 'il ne faut pas oublier que c 'était
- 17:37une période assez moumentée au niveau constitutionnel
- 17:39aussi, avec l 'accord de l 'Acmeach, suivi par
- 17:42l 'accord... de Charlottetown. Alors, des fois,
- 17:45pour avancer, le gouvernement avait besoin de
- 17:48notre vote pour accélérer certains processus.
- 17:51Alors, il y a eu une certaine négociation sur
- 17:53certains enjeux, certains dossiers, certaines
- 17:55lois à l 'époque, mais les relations étaient
- 17:58très bonnes. On a eu des moments des fois acrimoniaux,
- 18:04surtout moi, j 'étais très active en questionnant
- 18:08certaines pratiques d 'Hydro -Québec et Je ne
- 18:12sais pas à quel âge, vous savez, à cet âge -là,
- 18:14mais peut -être un non. Il y avait un grand débat
- 18:17autour des contrats à partage de risques d 'hydroclubique
- 18:19avec les alumineries qu 'on a soulevées à l 'époque.
- 18:24Il y avait beaucoup de controverses entre moi
- 18:29et Liz Bacon, qui est le ministre de l 'Énergie
- 18:32à l 'époque. On a questionné les gouvernements
- 18:35sur certaines pratiques. Comme j 'ai dit, c 'est
- 18:41intéressant de comment ça fonctionne à l 'Assemblée
- 18:43nationale. C 'est comme des avocats dans un procès.
- 18:46Ils sont des ennemis, des adversaires farouches.
- 18:48Toutefois, après, dans la salle à manger. Oui,
- 18:52c 'est ça. Au restaurant, on a l 'opportunité
- 18:54de se jaser. voir ensemble de temps en temps
- 18:58et rigoler et parler, qui peut -être, des fois,
- 19:02on fait beaucoup plus de progrès, des fois comme
- 19:04ça, plutôt que devant la caméra. Je suis curieux
- 19:07de savoir, dans le caucus de 89 de Robert Bourassa,
- 19:12est -ce que les gens sont principalement nationalistes
- 19:17ou principalement fédéralistes, pur et douce?
- 19:19Ça ressemble à quoi la proportion de gens qui,
- 19:21disons, idéologiquement parlant, sont plus proches
- 19:23de Parti Égalité? Mais il y avait surtout certaines
- 19:27membres de son caucus qui ont été anglophones,
- 19:29qui avaient une certaine affinité avec nous.
- 19:32Mais vraiment, c 'était un mélange. On avait
- 19:34Gilles Reméard, qui était plus nationaliste.
- 19:36On avait Gérard Dilevec, qui était beaucoup plus
- 19:39fédéraliste. Liz Backhand était très fédéraliste.
- 19:42Robert Borassa. n 'était ni l 'un ni l 'autre.
- 19:47Parce que lui, il a capté vraiment la personnalité
- 19:49des Québécois, tu sais, le nationalisme si nécessaire,
- 19:53mais le fédéralisme pour d 'autres raisons bénéfiques
- 19:56pour Québec. Alors lui, il a incarné un peu cette
- 20:00ambiguïté qui existe, tu penses, au sein de tous
- 20:03les Québécois sur cette question nationale. Mais
- 20:07vraiment, ça dépend. On a eu des bonnes relations
- 20:09avec la plupart, mais... C 'était intéressant.
- 20:13Moi, j 'avais une caucus qui était assez éclectique.
- 20:16Je ne sais pas si vous souvenez ou vous connaissez
- 20:18les noms de Gordon Atkinson et Richard Holden
- 20:21et Neil Cameron, trois personnes beaucoup plus
- 20:23âgées que moi à l 'époque, trois personnes qui
- 20:26étaient assez connues dans certains domaines
- 20:29respectifs. Pour eux, c 'était un peu difficile
- 20:33d 'écouter un chef qui était le moitié de l 'orage,
- 20:35qui m 'a donné certains défis à l 'époque. Mais
- 20:41c 'était vraiment, c 'était une période dans
- 20:43l 'histoire du Québec. Si vous parlez avec les
- 20:45députés qui étaient là à l 'époque, ils vont
- 20:47vous dire que c 'était vraiment intéressant et
- 20:50une éducation surtout pour les autres députés
- 20:54francophones, même pour les péquistes, le perspective
- 20:58qu 'on a apporté au parquet de l 'Assemblée nationale
- 21:01d 'une façon régulière. Parlons un peu de Meach
- 21:04et de Charlottetown. pas évidemment dans le secret
- 21:07des dieux, vous n 'êtes pas dans le conseil des
- 21:08ministres, mais vous êtes quand même présent
- 21:09à l 'Assemblée nationale pendant que ça se prépare.
- 21:13Comment ça vous est présenté? Comment vous interagissez
- 21:17avec les négociations constitutionnelles de Mitch
- 21:19et de Charlottetown? Mais on a siégé, moi j 'ai
- 21:22siégé avec une de nos députés sur la Commission
- 21:24blanche et campo. Alors, on a traversé la province
- 21:27pour écouter les perspectives de tout le monde,
- 21:29surtout quelqu 'un comme moi de West Island.
- 21:31Moi, je n 'avais pas cette expérience d 'aller
- 21:33à Shikutumi ou Saginawa, ce que les gens entendent,
- 21:37des souverainistes. assez farouche. Alors, c
- 21:41'était intéressant, mais ils ont voulu avoir
- 21:43un rapport pour la Commission blanche et campo
- 21:47unanime comme rapport de force avec le reste
- 21:50du Canada, qui n 'a pas eu lieu parce que même
- 21:53les Péquistes ont allé à une barre. Alors, il
- 21:56y avait deux rapports minoritaires à cause de
- 22:00ça. Et finalement... Comme vous le savez, il
- 22:05y avait l 'échec de Meech. C 'était une soirée
- 22:09assez dure. Moi, j 'étais là juste à côté de
- 22:11Robert Bourassa quand elle a fait son discours
- 22:13assez remarquable. Mais d 'abord, Jacques -Pierre,
- 22:19il va tendablement à Robert Bourassa pour faire
- 22:23le souveraineté ensemble. Robert Bourassa a répondu
- 22:26que personne ne va dire au Québec. son destin.
- 22:31Alors, comme vous le savez, une remontée de fervure
- 22:33nationaliste durant l 'été de 1990, assez fort
- 22:38après l 'échec de Meech. Alors, pour calmer le
- 22:41jeu, Robert Bourassa a créé la commission Blanchin
- 22:43-Campo pour visiter la province, faire des consultations
- 22:47partout et sortir un rapport. Et le rapport est
- 22:50finalement sorti deux ans plus tard, qui... qui
- 22:55a donné... Le report disait que Québec va tenir
- 23:01un référendum en 18 mois si les propositions
- 23:07d 'une réconciliation constitutionnelle du reste
- 23:09du Canada ne sont pas suffisantes. Elle a donné
- 23:12une certaine période de temps pour le reste du
- 23:13Canada de répondre. La réponse était l 'accord
- 23:16de Charlottetown, qui était finalement, durant
- 23:20le référendum en 1992, rejeté par Québec et le
- 23:22reste du Canada. Alors qu 'ils créaient vraiment
- 23:26un momentum pour la résurgence du Parti québécois
- 23:31qui était réélu largement à cause de ça, deux
- 23:34ans plus tard, 1994, et on sait ce qui s 'est
- 23:36passé un an plus tard, le deuxième référendum.
- 23:40Mais vous, est -ce qu 'au niveau politique, disons,
- 23:43votre parti était surtout pour Meach et Charlottetown?
- 23:46On était divisé sur Meach. Certaines dans le
- 23:49Parti égalité pensaient que Meach, la reconnaissance
- 23:53du Québec comme ça, c 'était distinct, pourrait
- 23:56avoir un impact négatif pour la communauté anglophone
- 23:58et pour la Charte des droits et libertés. Et,
- 24:01similairement, pour Charlottetown, c 'est là
- 24:03où il y avait une division assez importante qui
- 24:07était un peu fatale pour le Parti Égalité. Moi
- 24:12et les autres élus se viraient vers le bord de
- 24:16favoriser l 'accord de Charlottetown parce qu
- 24:18'on pensait que c 'est la meilleure façon de...
- 24:20de réculer le remonté souverainiste au Québec,
- 24:23mais les plus reux durs du parti ont voulu rien
- 24:26savoir de la reconnaissance du Québec comme société
- 24:28distincte, etc. Alors, il y avait un schisme
- 24:31assez important dans le parti à cause de ça.
- 24:33Et deux ans plus tard, je me suis présenté comme
- 24:35indépendant. J 'ai quitté le parti largement
- 24:37à cause de cette division. Mais moi, j 'ai pensé
- 24:43que l 'accord de Charlottetown était peut -être
- 24:45la meilleure option de ramener le Québec dans
- 24:47le gérant constitutionnel, la signature du Québec.
- 24:50aux Constitutions, mais ça n 'a pas fonctionné.
- 24:53Ça s 'est dérégité au Québec et dans le reste
- 24:55du Canada et on a gagné le référendum par an.
- 24:59Petit cheveux, quelques années plus tard. Mais
- 25:01c 'est ce qui est particulier, puis je sais qu
- 25:03'il y a beaucoup de gens qui voient le fait que
- 25:07certaines parties du Canada, puis une certaine
- 25:09partie des Québécois aussi, étaient opposées
- 25:11à la reconnaissance de ces distingues du Québec
- 25:13comme... Ah ben, tu sais, ils reconnaissent pas
- 25:16qu 'on est différents ou qu 'on a nos particularités,
- 25:18mais... pour avoir lu pas mal là -dessus, surtout
- 25:21au niveau des zones intellectuelles, des intellectuels
- 25:24du Canada anglais. Je pense que la préoccupation,
- 25:26puis c 'est ce que vous mentionnez, la préoccupation
- 25:28c 'était que la société distincte soit utilisée
- 25:30comme motif pour enlever davantage de droits
- 25:33aux minorités. Mais ça enracine dans la Constitution
- 25:37le notion de droit collectif. La suprématie de
- 25:41la culture québécoise. Oui, c 'est ça. Et c 'est
- 25:43là, c 'est pas au niveau symbolique. Je ne pense
- 25:46pas qu 'il y ait aucune objection à reconnaître
- 25:48le fait que Québec est très différent du reste
- 25:51du Canada, surtout à part sa langue majeure.
- 25:54Mais c 'est vraiment la mécanique de tout ça,
- 25:57comment ça va avoir, quel impact sur les doigts
- 26:00individuels. Si un juge... En évaluant une législation,
- 26:04on doit tenir compte qu 'il y a une société québécoise,
- 26:07une majorité qui a une certaine reconnaissance
- 26:10dans la Constitution, versus des chartes qui
- 26:12protègent des minorités, des individuels dans
- 26:15cette même société. Alors, où est le juste équilibre?
- 26:18Alors, c 'est ça l 'enjeu pour nous. Est -ce
- 26:21que les minorités ont le droit à une protection
- 26:24différente au Québec à cause du statut par rapport
- 26:26à ce qui pourrait y avoir ailleurs au Canada,
- 26:28par exemple? Mais effectivement, c 'est ça la
- 26:30différence, oui. OK. Bien, intéressant à ce niveau
- 26:33-là. Puis là, le référendum de 95, est -ce que
- 26:35vous êtes impliqué dans le référendum? Pas directement,
- 26:38non. Non, j 'étais un observateur. J 'ai retourné
- 26:41parce que l 'élection de 80... L 'élection de
- 26:4694, je me suis présenté comme indépendante. Les
- 26:49libéraux ont gagné, en fait. Et c 'était vraiment
- 26:51la fin du Parti Égalité parce qu 'avec l 'éminence
- 26:54d 'un référendum et la remontée du Parti québécois...
- 26:59C 'était l 'attitude du comité anglophone, la
- 27:02consolidation. Vous ne voulez pas diviser le
- 27:04vote fédéraliste. Vraiment, c 'était trop dangereux
- 27:07pour diviser le vote fédéraliste. Alors ça, c
- 27:09'était notre défi et c 'est très difficile de
- 27:11gagner dans ces circonstances. Et là, arrive
- 27:15le référendum. C 'est assez serré. Vous, comme
- 27:20militant de la communauté anglophone, c 'est
- 27:22quoi votre état d 'esprit? en 95, en 96, le suite
- 27:26au référendum par rapport à l 'état de la situation
- 27:29pour la communauté anglophone. Mais c 'était
- 27:31très énervant cette période -là et surtout le
- 27:35résultat a été très volatile par la suite et
- 27:40même il y avait beaucoup de discussions dans
- 27:41la communauté anglophone, la question de la partition
- 27:44suite à cette référendum -ci. On est si prêt
- 27:47à perdre notre pays, pourquoi est -ce que les...
- 27:49les poches ou les certains secteurs de la province
- 27:53où il y a beaucoup de fédéralistes qui sont concentrés.
- 27:56Pourquoi pas? Pourquoi pas qu 'ils peuvent rester
- 27:59au sein du Canada? Ça, c 'était un débat très,
- 28:02très chaud, comme vous le savez, très controversé,
- 28:05qui anime beaucoup des débats assez houleux.
- 28:09Mais vraiment, c 'était une discussion qui était
- 28:10assez répondue dans la communauté anglophone
- 28:12à l 'époque. Oui, si Québec va se séparer, pourquoi
- 28:16les portions de Québec ne peuvent pas? de rester
- 28:18avec le Canada. Oui, parce que... puis moi, j
- 28:21'ai reçu Stéphane Dion sur le podcast, puis c
- 28:23'est un peu, tu sais, les sourainistes vont dire,
- 28:25ah non, le Québec, les frontières sont... tu
- 28:27sais, on peut pas les toucher, mais quelqu 'un
- 28:31qui suit le cadre constitutionnel canadien va
- 28:33dire, bien, au Canada, les frontières non plus,
- 28:34on peut pas les toucher, il faut négocier pour
- 28:36les briser. Si on brise le Québec du Canada,
- 28:39on peut briser le Québec, tu sais, en soupartie.
- 28:43Fait que c 'est ça, mais l 'impression générale
- 28:45de la communauté anglophone, c 'est que s 'il
- 28:46y avait eu un référendum positif, il y aurait
- 28:48eu une démarche qui aurait été... avec laquelle
- 28:52on aurait visé à peut -être rester attaché au
- 28:54Canada. Oui, il n 'y avait aucun mouvement vraiment
- 28:58organisé là -dessus, mais il y avait beaucoup
- 29:00de discussions comme dernier recours. C 'est
- 29:02parce que de toute façon, on s 'est pas rendu
- 29:03là, fait qu 'il n 'y a pas eu besoin d 'avoir...
- 29:04Oui, théorique, mais quand même. Premièrement,
- 29:07tout le monde respirait beaucoup ce soir -là.
- 29:11Et Jacques Parizeau, son fameux discours concernant
- 29:15le vote, l 'argent et le vote ethnique, qui aussi
- 29:18qui a agacé beaucoup la communauté anglophone.
- 29:21En fait, moi, je dois défendre Jacques Parizeau.
- 29:23Moi, je l 'ai connu au cours de mes cinq années
- 29:26à l 'Assemblée nationale. Et pour dire que Jacques
- 29:27Parizeau est un raciste et faux, Jacques Parizeau
- 29:30est vraiment un gentleman, je vous dis, avec
- 29:33beaucoup de classe. pas du tout raciste, sauf
- 29:37peut -être dans un moment difficile pour lui.
- 29:42Oui, c 'est ça, elle a perdu un peu la parole
- 29:44pour un petit moment, mais à cause de ça, il
- 29:47y a beaucoup de monde qui pensait qu 'il était
- 29:51raciste, qu 'il n 'est pas le cas. Oui, parce
- 29:53que c 'est... puis on peut être d 'accord ou
- 29:54pas avec son option, c 'est quand même le projet
- 29:56d 'une vie. Exact. Et il a manqué cette chance
- 29:59-là de faire du Québec un pays. Et de très, très
- 30:02peu. Puis aujourd 'hui, bien là, il n 'est plus
- 30:04avec nous. Ça fait qu 'il verra jamais un Québécois
- 30:06indépendant. Ça fait que c 'est sûr que ça a
- 30:08pas été motif pour quelqu 'un. C 'est son projet
- 30:10de vie. Alors là, on arrive très, très proche
- 30:13au niveau du référendum. là, je m 'en échausse,
- 30:17se tranquillise un peu. Est -ce que la frustration
- 30:20de la communauté anglophone qui s 'est accumulée
- 30:22dans les années 80, disons, est -ce qu 'elle
- 30:25a diminué avec l 'arrivée du gouvernement Charest,
- 30:27par exemple? Oui, je vais juste avancer pour
- 30:29réguler un petit peu, comme j 'ai mentionné tout
- 30:31à l 'heure, après, parce qu 'une des grands enjeux
- 30:34pour la communauté anglophone et l 'élection
- 30:36du Parti québécois, Parti à égalité en 89, était
- 30:39la loi sur l 'affichage, la décision locosuprême.
- 30:441993, Claude Ryan a décidé, le Parti libéral
- 30:49a décidé de ne pas renouveler les clauses d 'obstance
- 30:51pour finalement permettre l 'affichage en anglais
- 30:55sur les affiches commerciales, mais avec la prédominance
- 30:57de français. Alors, elle a annulé la loi 178,
- 31:01qui a vraiment été la raison d 'être qui a créé
- 31:05les naissances du Parti égalité. Alors, donc,
- 31:07depuis cette période -là, avec le retour ou la
- 31:10permission ou l 'absence de l 'interaction de
- 31:14l 'anglais sur l 'affichage commercial, ça déclenchait
- 31:17une période un peu de paix sociale, comme on
- 31:19dit. Alors pendant quelques siècles, il n 'y
- 31:25avait pas grand problème, les relations étaient
- 31:28bonnes, les institutions continuaient à exister
- 31:32et fonctionner. Il y avait toujours une diminution
- 31:37de... de la masse critique de la communauté anglophone,
- 31:41mais quand même, les chicanes linguistiques ont
- 31:44beaucoup diminué pendant des décennies, même
- 31:47quand le Parti québécois était là entre 2012
- 31:52et 2014. Mais quand même, jusqu 'à l 'arrivée
- 31:57de la Coalition avenir du Québec, il y avait
- 31:59une paix sociale entre les deux communautés où
- 32:02l 'enjeu de débats linguistiques n 'était vraiment
- 32:06pas présent. Et ben, parlons -en justement de
- 32:10l 'arrivée de la coalition à venir au Québec.
- 32:13Là, la CAQ, qui est élue en 2018, décide en 2022,
- 32:21je me souviens bien, la loi 96, c 'est 2022,
- 32:232021, de refaire une loi linguistique. C 'est
- 32:28quoi votre perception, des motifs qui ont mené
- 32:31à ça, puis de l 'arrivée de la loi? Mais d 'abord,
- 32:34moi, je pensais que l 'arrivée... sur le sein
- 32:36politique de François Legault et la troisième
- 32:40boîte est assez intéressante. Et moi, je pensais
- 32:44que pour... Parce que les gens de la Fondation
- 32:45de la santé, des fois pris par acquis par le
- 32:48Parti libéral pendant des années. Alors moi,
- 32:50j 'ai même dit quand François Legault a créé
- 32:53le Parti... la coalition à venir au Québec avec
- 32:56sa grande vision pour un Silicon Valley sur l
- 33:00'accès aux gens. Je pensais qu 'il était un candidat,
- 33:02une option très intéressante et j 'ai même...
- 33:04François l 'avait appuyé, non? Appuyer, c 'est
- 33:07un grand mot, mais moi j 'ai dit publiquement
- 33:10à l 'époque que les anglophones ne devons pas
- 33:14être pris par otage par le Parti libéral maintenant
- 33:16qu 'il y a une autre option qui rejette le concept
- 33:19d 'un référendum sur la souveraineté. Moi j 'étais
- 33:22critiqué un petit peu à l 'époque pour faire
- 33:25ça parce que les gens pensaient que François
- 33:27Legault comme ancien séparatiste était juste
- 33:30là pour une période... et il va revenir à ses
- 33:36racines de souverainisme. Mais quand même, moi,
- 33:39j 'ai trouvé très intéressant son programme économique.
- 33:43Mais quelques années plus tard, ils ont commencé
- 33:46de parler encore de la protection du français,
- 33:49que la loi 101 n 'était pas assez forte. Il faut
- 33:51renforcer, bonifier la loi avec certaines mesures
- 33:54que je trouvais vont trop loin. ne sont pas nécessaires
- 33:58et vraiment a créé encore une fois de la friction
- 34:03entre le gouvernement du Québec et la communauté
- 34:05anglophone encore. Et la loi 96, je pense, a
- 34:14vraiment créé un autre niveau d 'animacité qui
- 34:21était pire qu 'il existait auparavant. Et est
- 34:25-ce que... Bien, essentiellement, vous vous pensez
- 34:28que la loi 96, c 'était pas nécessaire, là. Je
- 34:30veux dire... Et Maria, la loi 101, elle est peut
- 34:32-être un petit peu trop loin, mais là, de rajouter
- 34:34la loi 96 par -dessus, c 'était... C 'était trop,
- 34:37là. C 'est trop de permettre à l 'inspecteur
- 34:40d 'aller dans une petite entreprise pour faire
- 34:43les saisies, pour faire des inspections. Comme
- 34:47ça, il va trop loin. Tous les enjeux sur les
- 34:51trademarks, pour les marques de commerce, l 'affichage
- 34:53va un peu trop loin. Je pense qu 'on a enlevé
- 34:56Canadian Tyler là -dessous des glaces. Ben oui,
- 34:58ben oui. Et certaines obligations, les quotas
- 35:02pour les CIGEP anglophones. vont trop loin. Alors
- 35:06je pense qu 'il y a d 'autres façons de vraiment
- 35:08s 'assurer la protection française sans avoir
- 35:11un impact sur le comité anglophone. Et aussi,
- 35:15en fait, pour gagner des élections, pour avoir
- 35:19de succès, il faut ramasser un plug, il faut
- 35:24capter la plus grande portion de soft nationalists,
- 35:27de nationalists mous qu 'ils peuvent et pour...
- 35:32être perçu comme meilleur défenseur de français
- 35:34que le Parti québécois, c 'était leur objectif.
- 35:37Il y avait un enjeu politique pour aller un peu
- 35:39plus loin que le Parti québécois, pour capter
- 35:42le vote francophone nationaliste. Et tout en
- 35:46sachant que le comité anglophone ne va jamais
- 35:48voter pour eux, de toute façon. Oui, puis ce
- 35:51que je trouve dommage actuellement, c 'est que
- 35:52j 'ai l 'impression qu 'il y a comme une surenchère
- 35:53identitaire, où tout le monde essaie d 'être
- 35:55plus nationaliste que l 'autre. Et c 'est vrai,
- 35:59c 'est parce que, tu sais, en ce moment, il n
- 36:00'y a aucun parti... qui dit, par exemple, qu
- 36:02'on devrait enlever la loi 96. Je pense que tout
- 36:05le monde accepte que la loi 96 est là puis devrait
- 36:07rester. Il y en a certains qui vont dire bon,
- 36:09on va faire des petits ajustements. C 'est au
- 36:10niveau du Parti québécois. Je suis améliar par
- 36:12du sang. Ouais, quelques ajustements. Ouais,
- 36:14certains ajustements. Le Parti québécois veut
- 36:15en rajouter une couche. Fait qu 'il n 'y a pas
- 36:17vraiment... Est -ce qu 'on est revenu un peu
- 36:19à la situation où tout le monde débat en francophone
- 36:22puis on laisse un peu la communauté anglophone
- 36:24de côté? C 'est mon question. Je pense que...
- 36:30En fait, c 'est un jeu de statistiques, des fois.
- 36:34Tu sais, chaque fois que les statistiques sortent,
- 36:37il y a des gens qui crient le panique. Comme
- 36:39on dit que le pourcentage des francophones a
- 36:43diminué au cours de cinq ou deux années, en fait,
- 36:46ça renforce le panique au Québec. Toutefois,
- 36:49le vrai statistique devrait être le nombre de
- 36:52personnes qui parlent français. Maintenant, ce
- 36:54n 'est pas nécessairement juste des francophones
- 36:55de souche qui doivent être considérés. C 'est
- 36:57les immigrants qui parlent français. C 'est les
- 36:59anglophones qui parlent français qui doivent
- 37:00faire partie de cet pourcentage qui parle de
- 37:03l 'augmentation de français au Québec. Alors,
- 37:05c 'est dépendant comment se jouer politiquement.
- 37:07Et c 'est un... Pour le... coalition avenir du
- 37:12Québec qui avait certains échecs dans certains
- 37:15autres domaines comme l 'éducation, comme la
- 37:17santé, comme... C 'est un genre jeu économique.
- 37:20Ça joue dans leur faveur de parler du nationalisme
- 37:23québécois. Ils pensent que c 'est une carte gagnante
- 37:25pour eux. Oui, mais je me souviens... à chaque
- 37:28fois qu 'il y a comme un scandale ou quelque
- 37:30chose qui n 'allait pas bien, il y avait souhait,
- 37:33on payait pour faire venir des équipes de hockey
- 37:35ou il y avait une nouvelle loi qui arrivait sur
- 37:38la laïcité, on parlait des prières de rue. Je
- 37:39me souviens, je me souviens plus trop c 'était
- 37:40quoi qui est arrivé, il y a eu quelque chose,
- 37:42puis là ça n 'allait pas super bien, puis là
- 37:44on a dit on va se concentrer sur ces prières
- 37:46de rue, puis là soudainement pendant deux semaines...
- 37:48Je pense que c 'est adopté, oui oui, je pense
- 37:50que la loi est adoptée. Non mais c 'est ça, ça
- 37:52joue de la faveur. Pas nécessairement sur le
- 37:55lutte de Montréal, mais dans le reste du Québec,
- 37:58ça joue parfaitement pour eux. Et on va voir
- 38:01dans cette élection si le Parti libéral, qui
- 38:03critique certains aspects de la loi 96 et la
- 38:07loi 21 sur les ST, s 'ils vont être capables
- 38:12de faire oublier certaines de ces choses et concentrer
- 38:16sur les vrais enjeux que les Québécois veulent
- 38:19avoir des solutions, comme le santé. et l 'économie,
- 38:24et l 'abordabilité, l 'habitation. C 'est ça
- 38:26l 'enjeu, même le sondage léger qui a sorti cette
- 38:29semaine a clairement indiqué que les gens veulent
- 38:32des solutions sur l 'abordabilité, le coût de
- 38:35la vie et des autres enjeux qui leur touchent
- 38:39quotidiennement. Et on parle souvent de la menace
- 38:42pour la nation québécoise. J 'aimerais vous demander,
- 38:44vous faites partie de la nation québécoise, mais
- 38:46la nation canadienne -française, disons, la portion
- 38:49de la nation canadienne -française. J 'aimerais
- 38:52vous parler de la communauté anglophone. Est
- 38:54-ce que vous pensez que d 'ici 100 ans ou dans
- 38:57100 ans, il va encore avoir des Anglos québécois
- 39:00au Québec? C 'est une bonne question. Tu sais,
- 39:04quand j 'ai ce débat des fois avec des nationalistes,
- 39:07ils rient sur la notion que la langue anglaise
- 39:11est en menace. C 'est pas la langue anglaise
- 39:13qui est en menace, pas du tout. Mais l 'infrastructure
- 39:16de la communauté est une chose différente. Moi,
- 39:20malgré le fait que nous sommes dans une mer...
- 39:22anglaise, en Amérique du Nord. Moi, je n 'habite
- 39:25pas à Minnesota, je n 'habite pas à Wisconsin,
- 39:27je n 'habite pas à Californie. Et le fait que
- 39:29les anglophones au Texas sachent revenir ici.
- 39:31Oui, c 'est ça. Moi, je demeure au Québec. La
- 39:35plupart des services qui me touchent, sur le
- 39:38santé, sur l 'éducation, sont un jeu qui sont
- 39:43dirigés par le gouvernement au Québec. à Québec.
- 39:46Alors, cela, ma cadre de vie est ici, au Québec,
- 39:49malgré le fait que ma langue maternelle est la
- 39:51même que le reste de l 'Amérique du Nord. Moi,
- 39:53je suis une minorité au Québec. Le Québec est
- 39:56une minorité en Amérique du Nord et au Canada.
- 39:59Alors, c 'est ça l 'enjeu. Il faut que les deux
- 40:02minorités coexistent et les minorités... Québécoise
- 40:07ou la majorité francophone au Québec, ce sont
- 40:09eux qui dirigent ma vie quotidienne concernant
- 40:14la santé, l 'éducation et tous les autres services.
- 40:17Ce n 'est pas l 'État de Wisconsin qui a un impact
- 40:21sur ma qualité de vie. J 'aimerais vous demander
- 40:24parce que vous avez dit plus tôt que vous avez
- 40:27deux frères qui ont quitté, il y a des dizaines
- 40:30voire peut -être même 100 000 personnes qui ont
- 40:33quitté. suite à la loi 101, pourquoi êtes -vous
- 40:37resté au Québec? Bon question. Moi, j 'ai toujours
- 40:42considéré quitter, mais mes trois frères ont
- 40:46quitté. Mais je ne sais pas, il y a une certaine...
- 40:53Moi, c 'est pas nécessairement Québec, mais Montréal.
- 40:55Moi, j 'aime Montréal, j 'ai toujours aimé Montréal.
- 40:58Moi, je ne me vois pas ailleurs d 'une certaine
- 41:02façon. Pour moi, je... trouve un bilinguisme
- 41:06comme un avantage. Moi, je travaille presque
- 41:08exclusivement en français dans ma vie quotidienne
- 41:12et quelqu 'un qui parle les deux langues, il
- 41:16y a beaucoup des horizons qui sont plus ouverts
- 41:19que d 'autres qui ne parlent pas les deux langues.
- 41:22Surtout mon travail comme architecte, on a beaucoup
- 41:25de projets aux États -Unis, on a beaucoup de
- 41:27projets au Québec, alors ça me permet d 'assister
- 41:31à certaines réunions et parle avec les villes
- 41:36ici et ailleurs dans les deux langues. Alors
- 41:38vraiment, c 'est un avantage et on ne peut pas
- 41:40remplacer la joie de vivre de Montréal par n
- 41:42'importe quelle autre ville. Est -ce que vous
- 41:46vous considérez Québécois? Pour moi, ce n 'est
- 41:50pas une question émotive vraiment. Est -ce que
- 41:55je me considère comme Canadien? Pas nécessairement
- 41:57non plus. J 'habite à Montréal. Oui, quand je
- 42:02voyage à l 'Axérior, je dis que je suis de Montréal
- 42:06ou je suis du Canada. C 'est rare que je dis
- 42:08que je suis du Québec quand je voyage ailleurs.
- 42:13Mais en fait, moi, je veux juste ajouter une
- 42:18autre chose concernant cet attachement émotif.
- 42:21C 'est moi, comme membre de la communauté juive,
- 42:23il y avait... m 'est arrivé assez souvent à l
- 42:25'Assemblée nationale où j 'ai eu des discussions
- 42:27avec les Pekés qui disaient comment la communauté
- 42:30juive, comment ça se fait que vous ne comprenez
- 42:32pas notre désir d 'avoir notre patrie. Ils croient
- 42:36que... Et donc, je comprends vraiment cette notion,
- 42:42c 'est une notion émotive, un attachement à une
- 42:44certaine... des racines culturelles, des racines
- 42:48historiques et tout ça. C 'est vraiment important
- 42:50d 'avoir ça. Je comprends tout à fait cet désir
- 42:54légitime par certains Québécois d 'avoir leur
- 42:57propre pays. Est -ce que ce pays sera dans leur
- 43:00avantage au niveau économique et culturel et
- 43:03les autres défis qui viennent avec ça, c 'est
- 43:07une autre affaire. Mais au niveau émotif, je
- 43:09comprends tout à fait le désir par certains Québécois
- 43:12d 'avoir leur propre pays. Parlons un peu du
- 43:17municipal, parce que vous avez été maire de Côte
- 43:19-Saint -Luc, vous avez connu les fusions. Vous
- 43:23êtes un anglophone. J 'imagine que la mairie
- 43:25de Côte -Saint -Luc était assez anglophone. La
- 43:29fusion avec la municipalité, la rencontre, disons,
- 43:33au niveau linguistique, ça s 'est passé comment?
- 43:36Oui, on avait une statue bilingue. La municipalité
- 43:39de Cotinuc avait une statue bilingue. La majorité
- 43:43des résidents de Cotinuc sont anglophones, avec
- 43:45un grand pourcentage des francophones. Un tiers
- 43:50sont des francophones. Nos réunions de conseils
- 43:53sont dans les deux langues. Mais ça, c 'est tout
- 43:57un débat difficile. Et Cotinuc a décidé de se
- 44:02reconstituer avec les diffusions en 2004. OK.
- 44:07Et aujourd 'hui, est -ce que le statut bilingue
- 44:11de la ville est toujours reconnu? Oui, oui. Comme
- 44:13vous le réconstituez, c 'est toujours le statut
- 44:15bilingue. Je pense qu 'il y a un seul arrondissement
- 44:17de la ville de Montréal qui a un statut bilingue,
- 44:19c 'est celui de Pierfont -Roxbow. OK, intéressant.
- 44:22Puis en terminant, j 'aimerais ça vous demander
- 44:24qu 'est -ce que le Québec ou le gouvernement
- 44:27du Québec pourrait faire pour faire en sorte
- 44:30que la communauté anglophone se sente... mais
- 44:32se réconcilier, disons, avec la communauté anglophone
- 44:36après huit ans, là, où c 'est un peu plus difficile.
- 44:38Mais il y a certains enjeux qui sont fondamentaux
- 44:41pour la communauté anglophone. La viabilité de
- 44:44nos institutions hospitaliers et surtout de soins
- 44:49de santé. Il faut que le gouvernement enracine
- 44:52le droit de maintenir des services dans les deux
- 44:54langues, dans nos institutions hospitaliers.
- 44:57Ça, c 'est un autre enjeu, mais une autre chose
- 45:00qui était importante qu 'on a essayer de pousser
- 45:03au sein de l 'assemblée nationale. Et oui, on
- 45:06reconnaît l 'importance de diriger tous les immigrants
- 45:08dans les écoles françaises au Québec pour les
- 45:11franciser, mais pour les immigrants d 'Angleterre
- 45:15ou des États -Unis, au moins, de donner de l
- 45:17'oxygène aux écoles anglaises au Québec, de permettre
- 45:20ces immigrants de fréquenter les écoles anglaises
- 45:22au Québec. Parce qu 'en 1970, il y avait 250
- 45:25000... Les enfants dans les écoles anglaises
- 45:28au Québec, maintenant, il n 'y a qu 'un cent
- 45:30mille à peu près. Il n 'y a aucune façon de renouveler.
- 45:34le fait que tous les immigrants doivent être
- 45:36dirigés par les écoles françaises. Alors, au
- 45:38moins, de permettre un geste comme ça qui aura
- 45:41un impact négligeable sur la fréquentation des
- 45:43écoles françaises. Permettre 10 000 étudiants
- 45:47chaque année à aller aux écoles anglaises aura
- 45:49un impact comme 10 % versus un impact négligeable
- 45:53de 0 ,5 % dans les écoles françaises. Alors,
- 45:55c 'est un geste, il y a certaines choses... qui
- 45:59peuvent être faites, qui pourraient aider les
- 46:01institutions de la communauté anglophone comme
- 46:03ça, comme une confirmation de nos accès aux soins
- 46:08dans les deux langues, dans les optos. Il y a
- 46:10certaines autres choses qui peuvent se faire.
- 46:13Et ça ne prend pas grand -chose pour nous qui
- 46:17sommes restés, pour nous qui sommes là. On accepte
- 46:19la réalité du Québec aujourd 'hui. Moi, je travaille
- 46:22plus chez Eaton's, alors cette attitude qui existait
- 46:26dans les années 50 n 'est plus là. Et les Québécois
- 46:31francois doivent réaliser que la communauté anglophone
- 46:33aujourd 'hui, surtout les jeunes, est très, très
- 46:36différente que la communauté anglophone historique
- 46:39des années 50 et 60. Oui, une évolution. Puis
- 46:42ce que je trouve dommage pour la campagne éternelle,
- 46:44c 'est qu 'il n 'y aura pas de débats en anglais.
- 46:45Moi, je pense que, tu sais, là, on parlait des
- 46:46hôpitaux puis des infrastructures pour des anglophones,
- 46:50mais je ne pense pas que c 'est au face -à -face
- 46:52de la TVA qu 'il va y avoir des débats de ça.
- 46:54Non, c 'est ça. Ça, c 'est une erreur, même par
- 46:56Charles Millard, de ne pas vouloir participer
- 47:00dans ça. Bien, merci beaucoup, M. Leemann. C
- 47:02'est vraiment apprécié d 'avoir pris le temps
- 47:03de venir nous raconter ça. C 'était mon plaisir.
- 47:07Merci d 'avoir été avec nous. Si vous avez aimé
- 47:09l 'épisode, abonnez -vous, laissez un nouveau
- 47:10commentaire pour qu 'on puisse s 'améliorer.
- 47:12Également, vous pouvez vous abonner à notre chaîne
- 47:14sur YouTube pour avoir accès aux épisodes à l
- 47:16'avance. À la semaine prochaine!