Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / Communication industrielle : cacher votre usine vous coûte cher
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- 0:0065%
- 0:01des Français ont une bonne image de l'industrie.
- 0:03Au-delà d'être un très bon chiffre,
- 0:04c'est la meilleure progression que l'on a connue depuis 2019.
- 0:08Il y a 10 ans,
- 0:09ce chiffre,
- 0:09il aurait juste fait rire.
- 0:10Parce qu'à l'époque,
- 0:11un jeune sur deux associe l'usine avec la pénibilité,
- 0:14la chaîne,
- 0:15la saleté.
- 0:16Entre-temps,
- 0:16il y a eu du boulot.
- 0:17Il y a eu des gens qui ont décidé d'arrêter de parler d'industrie pour la montrer de l'intérieur.
- 0:22L'un le fait à travers son boîtier photo et son expertise puisqu'il a connu l'industrie de l'intérieur.
- 0:28L'autre.
- 0:29permet de transporter les visites d'usines loin de la position géographique réelle.
- 0:34Aujourd'hui au micro,
- 0:35je reçois Jérôme Poulalier,
- 0:37photographe,
- 0:38et Raynaut Escorbiac,
- 0:39CEO Inersio et de France Immersive.
- 0:42Bienvenue dans oser l'efficacité.
- 0:44Bonjour Jérôme,
- 0:45bonjour Raynaut,
- 0:45je suis ravie de vous recevoir.
- 0:47Bonjour Perrine,
- 0:48merci.
- 0:48Alors aujourd'hui,
- 0:49on va traiter le sujet de voir l'industrie de l'intérieur,
- 0:52de vraiment la transporter devant les yeux des gens,
- 0:55ce qui n'est pas toujours évident.
- 0:57Et pour commencer,
- 0:58je voudrais bien qu'on resitue votre place à vous dans l'industrie,
- 1:02votre backstory de super-héros.
- 1:05Et ça se passe tout de suite dans I Need a Hero.
- 1:10Première question,
- 1:10elle est pour toi,
- 1:11Jérôme.
- 1:11Toi,
- 1:11tu as été mécanicien automobile avant.
- 1:14Commencer dans l'industrie comme ça,
- 1:16qu'est-ce qui s'est passé pour que tu passes de dedans à dehors,
- 1:20mais qui montre le dedans,
- 1:21finalement ?
- 1:22Alors,
- 1:23en fait,
- 1:23effectivement,
- 1:24j'aiune formation de mécanicien.
- 1:26J'ai pas vraiment travaillé comme mécanicien,
- 1:28j'aiune formation,
- 1:29après j'ai continué mes études et je me suis retrouvé en fait à aller jusqu'au bout du parcours d'école de commerce finalement,
- 1:35à travailler dans l'industrie en alternance.
- 1:37Je me suis du coup retrouvé dans des postes dans l'industrie automobile,
- 1:40mais à des postes de business dev ou sur des postes de chargé de marketing ou chargé de client,
- 1:44où en fait je me suis un peu perdu quoi,
- 1:46j'ai complètement perdu le contact avec la matière que j'aimais,
- 1:49de travailler de mes mains.
- 1:51Donc j'ai arrêté,
- 1:52je faisais déjà beaucoup de photos à l'époque mais en tant qu'amateur.
- 1:55Et j'ai arrêté,
- 1:56j'ai décidé de me lancer à mon compte en photo qui était du coup un métier passion.
- 2:01Et de garder quand même ce pied ancré dans les métiers,
- 2:05les savoir-faire et l'industrie en faisant ce que je fais aujourd'hui.
- 2:07Du coup,
- 2:08c'est venu petit à petit cette rupture ?
- 2:11Il y a eu un moment clé décisif ?
- 2:14En fait,
- 2:14le moment clé,
- 2:15ça a été,
- 2:15je suis parti bosser pendant deux ans en Italie chez Valeo.
- 2:19Et là,
- 2:19je crois que j'ai vraiment atteint mes limites.
- 2:21Je me suis rendu compte que ce n'était vraiment pas fait pour moi,
- 2:24ce type de poste dans ce type de structure.
- 2:26Je ne m'y plaisais pas.
- 2:27Donc,
- 2:27j'ai préparé mon retour en France.
- 2:30Les derniers mois de mon contrat là-bas,
- 2:31je me suis dit,
- 2:31voilà,
- 2:32comment est-ce que je peux rebondir ?
- 2:33Et ça s'est fait comme ça.
- 2:34Toi,
- 2:34Renaud,
- 2:35tu es aussi du CERAE,
- 2:36côté fonction support aussi pour l'industrie.
- 2:38Tu as été DSI.
- 2:39Comment on passe du numérique à cette...
- 2:42Ce n'est même pas un métier,
- 2:44c'est une mission.
- 2:44Je ne savais pas que ça allait devenir ma mission.
- 2:46Ok.
- 2:48Moi,
- 2:48ce que j'avais compris,
- 2:49moi j'adore les KPI.
- 2:52Et j'ai compris en 2018 que quand on visitait une usine,
- 2:59évidemment moderne comme tu l'as très bien décrit dans ton intro,
- 3:02quand on visite une usine en B2B,
- 3:05en B2C,
- 3:06en B2B2C,
- 3:06on surperforme sur l'intégralité de ses KPI.
- 3:12Je fabrique du savon de Marseille,
- 3:13des chaussettes,
- 3:14des brosses à dents.
- 3:16Si moi je vais visiter cette usine,
- 3:18il est fort à parier que j'achète ce produit dans soit des quantités plus grandes,
- 3:24soit à tout jamais,
- 3:26soit j'en parle autour de moi.
- 3:27Donc je fais un accroissement de ROI,
- 3:31des indicateurs de performance pour parler français,
- 3:35de façon importante.
- 3:37Et c'est là que l'idée est née,
- 3:40comme souvent pour les chefs d'entreprise en une nuit.
- 3:44Je me suis dit,
- 3:44mais en fait...
- 3:46Il faut que je puisse...
- 3:47Alors,
- 3:47le top,
- 3:47c'est d'aller visiter une usine physiquement,
- 3:49mais comment je vais dans les Vosges voir Bleu Forêt qui fabrique des chaussettes tout en habitant Aix-en-Provence et en allant dans le même temps à Salon de Provence voir Marius Fabre qui fabrique du Salon de Marseille ?
- 4:00Je me suis dit,
- 4:01il faut que j'invente une machine qui téléporte les gens,
- 4:03tout simplement.
- 4:04Voilà à peu près la genèse.
- 4:06Et évidemment,
- 4:07le mécanisme,
- 4:09c'est la vidéo 360 interactive qu'on a...
- 4:15réaliser pour mettre dans des casques malencontreusement appelés de réalité virtuelle,
- 4:20car c'est la réalité réelle qu'on montre.
- 4:23Ce n'est pas la réalité de l'instant T.
- 4:25Exact.
- 4:27Exactement.
- 4:27Mais en anglais,
- 4:28Virtual Reality prend en charge cette vidéo 360.
- 4:32Ce n'est pas de la 3D.
- 4:34Et en fait,
- 4:34quand je vois les femmes et les hommes à l'œuvre avec les bruits ambiants et que je m'y projette intégralement,
- 4:40puisque en VR,
- 4:45C'est filmé en 360 sphérique,
- 4:47donc mon œil dans un casque,
- 4:49il est pleinement là où il est.
- 4:52Et que j'inhibe deux sens,
- 4:54la vue et l'ouïe je
- 4:55suis téléporté dans cette usine.
- 4:57Et je comprends précisément le métier et le produit qui est en train d'être fabriqué.
- 5:03Dans votre enfance,
- 5:04ça parle l'industrie à la maison ou c'est quelque chose vers lequel vous êtes allé de vous-même ?
- 5:10Alors moi,
- 5:11pas du tout.
- 5:14Non,
- 5:14non,
- 5:14pas du tout.
- 5:15Mes parents sont fonctionnaires.
- 5:17J'ai une première...
- 5:19Moi,
- 5:19je suis dans le service.
- 5:20C'est plutôt le service.
- 5:24Mais finalement,
- 5:25l'informatique,
- 5:26le numérique,
- 5:27le digital...
- 5:30Au fur et à mesure,
- 5:31je m'approche d'industrie sans même le savoir,
- 5:33puisque j'informatise des sociétés dans divers domaines d'activité.
- 5:37Et finalement,
- 5:39l'industrie,
- 5:39c'est fabriquer quelque chose,
- 5:43avec les mains,
- 5:44très fréquemment,
- 5:45mais surtout avec des gens,
- 5:46puisque c'est les gens qui ont les mains.
- 5:49Et en fait,
- 5:49c'est ça qui m'a vraiment plu.
- 5:52En fait,
- 5:52au-delà du produit fini,
- 5:55c'est vraiment la chaîne de fabrication,
- 5:57donc la chaîne de valeur qui compte.
- 6:00et on y reviendra très longuement,
- 6:01mais quand on s'aperçoit qu'en France,
- 6:04on a perdu cette chaîne de valeur,
- 6:07là,
- 6:08ça devient la mission.
- 6:09Et toi,
- 6:09Jérôme ?
- 6:10Moi,
- 6:10pas trop.
- 6:10En fait,
- 6:10on parlait même,
- 6:11ça ne parlait pas trop de travail ou en tout cas,
- 6:13ce n'était pas trop les sujets.
- 6:14Mon père était cheminot,
- 6:15ma mère était dans la grande distribution,
- 6:16donc ce n'était pas trop des sujets qui étaient abordés de manière générale,
- 6:19industrie ou pas.
- 6:21Mais ce qui revenait souvent,
- 6:22c'est plutôt le travail manuel.
- 6:23Mon père était un grand manuel,
- 6:25il a refait toute la maison.
- 6:26Enfin,
- 6:26tu vois,
- 6:27c'est des trucs assez standards,
- 6:28mais c'était surtout ça.
- 6:29Et puis,
- 6:31cette relation au travail bien fait,
- 6:32au travail manuel,
- 6:33qui m'a moi aussi,
- 6:34je pense,
- 6:35motivé à m'orienter vers cette voie de la mécanique à l'époque,
- 6:39qui,
- 6:39voilà,
- 6:39après a suivi les quelques dérives dont j'ai parlé,
- 6:42mais qui font aussi que j'y suis revenu parce que j'ai besoin d'être en contact avec ça.
- 6:45Et je pense que ça vient un peu là.
- 6:48C'est l'appétence du travail manuel qui fait que,
- 6:50par la force des choses,
- 6:51l'industrie est un secteur qui te convient.
- 6:52Oui,
- 6:52voilà.
- 6:54Et est-ce qu'il y a un moment dans votre vie où vous vous êtes dit Merci.
- 6:57ça suffit l'industrie,
- 6:59je plaque tout et je retourne,
- 7:00enfin je vais dans un autre secteur
- 7:02Non, bah alors moi pour le coup je sais pas toi Raynaut,
- 7:05moi pour le coup je travaille majoritairement dans l'industrie mais je travaille quand même déjà dans d'autres secteurs,
- 7:09en fait mon fil rouge moi c'est quand même vraiment les reportages métiers et métiers qui ne sont pas nécessairement que industriels,
- 7:15tu vois ça m'arrive de travailler dans l'artisanat ou dans des métiers de l'agriculture ou sur des métiers un peu différents mais toujours avec ce fil conducteur de l'humain et de ce qu'il fait de ses mains
- 7:23il y a une mise en valeur du geste dans tous les cas donc je ne suis pas
- 7:27100% industrie et encore une fois j'ai fait le choix d'y revenir,
- 7:31j'y suis bien mais j'ai quand même ces touches où je vais visiter où j'ai l'occasion de côtoyer d'autres secteurs pour l'instant je n'en suis pas arrivé à cette question là il n'y a pas de ras de bol du tout pas du tout et en plus j'atterris là finalement
- 7:48je ne sais pas si c'est le hasard ou si c'est le parcours euh...
- 7:53Mais aujourd'hui,
- 7:53je téléporte des gens dans des usines,
- 7:55donc c'est intrinsèque même à la promesse et à l'invention.
- 8:02On a parlé du casque de VR,
- 8:04mais je le dis quand même,
- 8:05c'est ouvert au grand public gratuitement sur franceimmersive.com.
- 8:10Il y a plus de 250 usines et savoir-faire industriels français à aller visiter.
- 8:13On vous mettra le lien dans la description.
- 8:16Un petit peu moins téléportant que dans un casque,
- 8:18forcément.
- 8:20Et puis,
- 8:20j'ai une deuxième activité,
- 8:22comme tu le sais,
- 8:23autour du développement numérique souverain autour de l'IA.
- 8:28Là,
- 8:28ça s'adresse à tous ceux qui ont quelque chose à protéger,
- 8:33si tu veux.
- 8:34Et du coup,
- 8:35évidemment,
- 8:35l'industrie française,
- 8:36elle a des brevets.
- 8:38Voilà.
- 8:38Donc,
- 8:39c'est étonnant parce que finalement,
- 8:41j'ai un bout de ma chaîne,
- 8:43c'est pour montrer et l'autre,
- 8:44c'est pour protéger.
- 8:47Ça marche assez ensemble.
- 8:49Mais je suis surtout pour ouvrir les portes des industries parce qu'il faut encourager les gens,
- 8:55déjà à comprendre,
- 8:56à comprendre comment on fabrique un jean,
- 8:58à comprendre comment on fabrique une pompe à chaleur.
- 9:00C'est important parce que je refais des travaux chez moi,
- 9:04je vais chez Leroy Merlin,
- 9:06j'achète une pompe à chaleur ou des radiateurs.
- 9:08Le vendeur,
- 9:10lui,
- 9:10va te vendre les caractéristiques techniques,
- 9:13pas la provenance.
- 9:14Accompagnons le vendeur,
- 9:16faisons-le visiter l'usine.
- 9:18Et je peux te dire qu'il va vendre les gens qui ont fabriqué le radiateur.
- 9:22Ça change tout le paradigme.
- 9:25Et du coup,
- 9:26c'est exactement ce qu'on fait.
- 9:27Donc Intuis,
- 9:28par exemple,
- 9:28fait des visites immersives et va pouvoir proposer.
- 9:30C'est pour ça que je parlais de B2B2C,
- 9:32parce qu'il y a un rebond au milieu et un relais de connaissances.
- 9:38Et en fait,
- 9:38on vend le produit,
- 9:39mais on vend l'histoire du produit.
- 9:41C'est très important.
- 9:42Et un produit fait n'importe comment ailleurs.
- 9:44made in ailleurs,
- 9:45comme je dis,
- 9:48on a du mal à raconter son histoire.
- 9:50Est-ce qu'il y a un truc dans votre parcours qui fait que vous êtes capable de montrer l'industrie à votre façon,
- 9:55comme personne d'autre,
- 9:56qui fait votre signature,
- 9:57un truc qui fait votre avis,
- 9:59finalement ?
- 10:00Moi,
- 10:00je pense,
- 10:00je reviens à ce que je disais un peu tout à l'heure,
- 10:01moi,
- 10:02c'est mon parcours qui fait que,
- 10:03parce que j'ai travaillé,
- 10:06c'est vraiment cette formation dans la mécanique,
- 10:08et après,
- 10:08j'ai évolué dans des plus grosses structures.
- 10:11J'ai vu un peu les enjeux qui étaient liés.
- 10:13J'ai vu comment les gens réfléchissaient aussi dans les départements,
- 10:15dans les services marketing,
- 10:16etc.
- 10:18Et ça fait que je comprends,
- 10:19je pense,
- 10:20un petit peu différemment le sujet en tant que photographe,
- 10:23en tout cas,
- 10:23de comment bien mettre en valeur telle et telle chose,
- 10:25les points importants.
- 10:26Et c'est cette expérience-là qui fait que je peux apporter un regard et un point de vue un peu différent.
- 10:31Le fait de connaître les gestes,
- 10:33ça te permet peut-être d'anticiper aussi.
- 10:33Les gestes,
- 10:34et puis même la matière,
- 10:35et surtout d'être à l'aise dans ces environnements-là.
- 10:37Parce que dans la photographie,
- 10:39il y en a beaucoup.
- 10:40quand même aujourd'hui qui font de l'industrie mais qui font de l'industrie un peu en alimentaire parce qu'à côté ils vont aller travailler ils ont d'autres priorités d'autres sujets filières qui les attirent plus et je trouve que ça se ressent directement dans le rendu en fait quand tu travailles avec un photographe qui aime l'industrie et qui se sent à l'aise tout
- 10:59à l'heure tu parlais aussi de cette image mais les odeurs ça fait quand même partie de l'environnement les matières le toucher les odeurs c'est des trucs qui moi me plaisent vraiment en fait et qui du coup vont nourrir mon inspiration Merci.
- 11:09et je pense que c'est hyper important,
- 11:11en tout cas quand on travaille sur ces sujets-là de valorisation par l'image d'avoir quelqu'un en face qui est à l'aise avec ça parce que sinon forcément ça se ressent dans le livrable
- 11:21T'en connais beaucoup des gens qui promettent une téléportation ?
- 11:24Non,
- 11:25c'est vrai Non,
- 11:26je ne vois pas effectivement
- 11:29Voilà, donc t'imagines,
- 11:31je dois répondre à ma promesse et en fait,
- 11:36bon évidemment ça m'éclate parce que
- 11:40100%
- 11:40des gens à qui je mets le casque pour visiter une usine l'enlèvent,
- 11:46me disent c'est génial,
- 11:47mais alors du coup c'est comme ça qu'on fabrique le radiateur ou le jean ah ouais parce que je ne me doutais pas et donc à la toute fin,
- 11:58sinon tu te souviens de ma promesse ?
- 12:00ah ouais ouais,
- 12:00ah non mais alors incroyable je crois que déjà la réaction qu'ils ont
- 12:05Ça répond.
- 12:07Ils sont dans le sujet.
- 12:07Ils ont oublié qu'ils n'étaient pas vraiment là-bas.
- 12:10Moi,
- 12:12de base,
- 12:12je suis ingénieur.
- 12:15J'aime effacer la science au profit,
- 12:18encore une fois,
- 12:19je l'ai dit en intro,
- 12:20des KPI,
- 12:21de la progression des indicateurs.
- 12:23La science doit être au service d'eux.
- 12:25Donc,
- 12:25la VR,
- 12:26je m'en fiche complètement.
- 12:28Le casque,
- 12:29c'est dommage,
- 12:29c'est gros,
- 12:30c'est un truc.
- 12:31Mais le casque doit s'effacer au profit du contenu.
- 12:35Moi je ne vends pas un casque de VR.
- 12:38D'ailleurs,
- 12:39là je ne l'ai pas.
- 12:40D'habitude je l'ai avec moi.
- 12:42Le journaliste me dit,
- 12:43vous nous avez emmené un casque de VR.
- 12:44Je dis pas du tout.
- 12:45Je vous ai emmené une centaine d'usines.
- 12:48C'est ce qu'il y a dedans.
- 12:50Et du coup c'est exactement ça.
- 12:53La promesse c'est promenez-vous avec votre usine partout dans le monde.
- 12:57Montrez votre usine,
- 12:58ouvrez les portes,
- 12:59vous recruterez mieux,
- 12:59vous formerez mieux,
- 13:00vous vendrez mieux.
- 13:02Vous expliquerez mieux.
- 13:04D'ailleurs,
- 13:04il n'y a pas besoin d'expliquer quand on voit.
- 13:06J'ai l'impression qu'on vient d'avoir un cours marketing 101.
- 13:10On s'en fout de la solution,
- 13:11c'est la promesse qui compte.
- 13:13On va le clipper pour les écoles de marketing,
- 13:15ça sera très bien.
- 13:16Je vais vous lancer un petit défi.
- 13:19Ça va être de vous présenter en une ou deux phrases.
- 13:24Jérôme,
- 13:24on va commencer par toi,
- 13:25sans dire photo,
- 13:26industrie et savoir-faire.
- 13:27Je travaille à mettre en avant les métiers et l'humain derrière le produit.
- 13:32Raynaut,
- 13:33pas vidéo.
- 13:33pas immersion,
- 13:34pas usine moi je suis passionné au service de la souveraineté industrielle et numérique t'aurais pu placer téléportation,
- 13:44je ne l'avais pas enlevé je téléporte au coeur du savoir-faire du coup tu pouvais piquer la signature des épisodes oser l'efficacité c'est un peu la culture pop je vais vous demander sur
- 14:00votre façon de voir et de montrer l'industrie si vous deviez la comparer à
- 14:03Un film,
- 14:03une série,
- 14:04un super-héros,
- 14:04je vous laisse libre,
- 14:05on est dans la culture pop,
- 14:07qu'est-ce que ce serait ?
- 14:08Moi,
- 14:08c'est retour vers le futur.
- 14:09Très bien.
- 14:10C'est évident,
- 14:11puisque je vais changer le regard en envoyant des gens dans un lieu distant comme en vrai.
- 14:19Et c'est vraiment ça,
- 14:21c'est le top du top.
- 14:23Allez-y en vrai,
- 14:25allez ouvrir les portes des usines.
- 14:27D'ailleurs,
- 14:28il y a des milliers d'usines qui se visitent en France.
- 14:30Le tourisme industriel est en vogue.
- 14:33Ça,
- 14:34c'est le fin du fin.
- 14:35Pour les citer,
- 14:35je vais quand même citer deux gros événements qui sont la semaine de l'industrie,
- 14:38où il y a énormément d'usines qui,
- 14:40à ce moment-là,
- 14:40ouvrent leurs portes.
- 14:41On a aussi
- 14:42Journée Usine Ouverte,
- 14:44qui est sur un temps plus court,
- 14:46mais pareil,
- 14:46il y a énormément d'usines qui ouvrent leurs portes.
- 14:48Et au-delà de ça,
- 14:49toute l'année,
- 14:50il y a des gens qui organisent des visites chez eux.
- 14:53Exactement.
- 14:55Ça,
- 14:55c'est le fin du fin.
- 14:57Donc,
- 14:57quand on ne peut pas faire ça,
- 15:00l'idée c'était de trouver un palliatif.
- 15:02Et donc,
- 15:03ce palliatif,
- 15:04il a fallu le mettre en œuvre,
- 15:06je dirais d'une certaine manière techniquement.
- 15:10Moi,
- 15:11j'ai tout de suite compris que cette téléportation ne pouvait fonctionner,
- 15:16que si la qualité de la vidéo 360 était à peu près aussi bonne que celle de la vision,
- 15:23donc de l'œil,
- 15:24donc on filme en 8K,
- 15:25par exemple,
- 15:26mais depuis 2018.
- 15:27Aujourd'hui,
- 15:28c'est...
- 15:28Mais en 2018,
- 15:29on filmait déjà en 8K.
- 15:31Et il fallait aussi que je sois à peu près libre de mes mouvements.
- 15:34C'est-à-dire que peut-être que Jérôme,
- 15:36il était émerveillé par Jean-Pierre,
- 15:38le maître savonnier,
- 15:39en train de faire son...
- 15:42Comment dire ?
- 15:42Malaxer le savon de Marseille dans le chaudron.
- 15:45Et puis en plus,
- 15:46ça bout,
- 15:46ça fait du bruit,
- 15:47c'est...
- 15:47Voilà.
- 15:49Et puis moi,
- 15:49finalement,
- 15:50c'est Gilbert qui coupe les barres de savon finies,
- 15:53qui me...
- 15:54qui me plaît beaucoup plus.
- 15:55Et donc,
- 15:55je passe plus de temps là que Jérôme là.
- 15:58Et en fait,
- 15:58c'est à son rythme.
- 16:00Voilà.
- 16:00Donc,
- 16:00il me fallait répondre à ces deux prouesses technologiques en 2018.
- 16:05Une fois qu'on a réussi ça,
- 16:07j'ai dit OK,
- 16:08je peux promettre d'aller visiter une usine à distance et donc de téléporter les gens dedans.
- 16:13Génial.
- 16:13Trop bien.
- 16:14Moi,
- 16:14j'étais en train de réfléchir et je me disais peut-être
- 16:17Batman, tu vois.
- 16:19Pas tant pour le côté,
- 16:21pour ce qu'il va faire directement,
- 16:22mais plutôt sur le profil du personnage et le côté un peu acteur de l'ombre.
- 16:27Tu vois,
- 16:27observateur qui connaît son terrain et qui va savoir exactement comment faire.
- 16:32Un peu stratège,
- 16:33même si je ne me considère pas comme un stratège particulièrement.
- 16:36Mais tu vois,
- 16:36sur la façon de préparer,
- 16:38d'observer et d'agir après,
- 16:40qui fait écho à ce qu'on disait avant,
- 16:41en fait,
- 16:41avant Parcours.
- 16:42Et puis,
- 16:42évidemment,
- 16:43le côté observateur pour retranscrire.
- 16:45Donc,
- 16:46j'avais pensé à ça.
- 16:47Après,
- 16:47je n'ai jamais vu
- 16:48Batman et toi dans la même pièce au même moment.
- 16:49C'est vrai.
- 16:50Donc,
- 16:50on n'a pas de preuve.
- 16:54Super.
- 16:54Merci pour vos partages.
- 16:55Merci pour ces retours sur vos parcours.
- 16:57Dans la prochaine section,
- 16:58je voudrais qu'on s'intéresse à votre vécu,
- 17:03la façon dont vous avez montré l'industrie.
- 17:05Je sais que ce n'est pas toujours simple d'aller convaincre les industriels de se montrer,
- 17:08de bien se montrer.
- 17:10Donc,
- 17:10l'idée,
- 17:11c'est que pour nos auditeurs,
- 17:12ils repartent avec des clés pour...
- 17:16ne pas faire les erreurs que vous avez pu rencontrer dans votre parcours et être top du premier coup.
- 17:20Ça se passe tout de suite dans la rubrique cheat code.
- 17:24Alors,
- 17:24qui veut commencer là-dessus ?
- 17:26Est-ce que vous avez un sujet particulier où vous vous êtes dit,
- 17:31on aurait pu faire mieux,
- 17:33où l'industriel ne m'a pas écouté et du coup,
- 17:35le résultat n'est pas fou ?
- 17:37Qu'est-ce qu'on évite ?
- 17:40Moi,
- 17:40je peux commencer.
- 17:42En fait...
- 17:44Ce qui est bien avec la visite immersive,
- 17:46c'est qu'on peut prendre des libertés quant à la visite physique.
- 17:49Je m'explique.
- 17:50Ton parcours de visite physique,
- 17:52forcément,
- 17:52tu le fais avec tes petites jambes.
- 17:54Et donc,
- 17:54tu vas d'un lieu à un autre lieu,
- 17:56en passant par un couloir parfois,
- 17:57etc.
- 17:58Donc,
- 17:58dans la visite immersive,
- 17:59tu peux prendre quelques libertés.
- 18:01Exemple,
- 18:01ton bureau d'études peut être à 400 km,
- 18:03alors que ton usine est là.
- 18:04Moi,
- 18:05je peux prendre une liberté en disant que finalement,
- 18:06il est derrière cette porte.
- 18:07Je clique sur la porte,
- 18:08pouf,
- 18:08je suis dans le bureau d'études.
- 18:09les 400 km entre les deux apportent absolument rien à la...
- 18:13Compréhension.
- 18:14Très fréquemment,
- 18:16mon interlocuteur veut que la visite immersive suive son parcours physique et mon réalisateur essaye de le convaincre qu'on va faire un peu des divergences.
- 18:30D'ailleurs,
- 18:30c'est un peu le but du jeu d'avoir une petite pièce cachée.
- 18:35Mais lui,
- 18:36il dit ah non,
- 18:36parce qu'après,
- 18:36on ne va plus rien comprendre.
- 18:38Oui,
- 18:38mais on s'en fiche.
- 18:39Personne ne le sait.
- 18:40Déjà,
- 18:40personne ne le sait.
- 18:41Et en plus,
- 18:42ce qui compte,
- 18:42c'est le ressenti,
- 18:43justement.
- 18:44Et quand tu es physiquement,
- 18:45si tu étais tout seul,
- 18:45tu te dis,
- 18:46oh,
- 18:46attends,
- 18:46elle est ouverte cette porte,
- 18:47attends,
- 18:47fais voir.
- 18:48Je regarde,
- 18:49vite fait.
- 18:49Voilà.
- 18:50Et donc,
- 18:52quand on ne nous écoute pas,
- 18:53en général,
- 18:55c'est un peu déceptif,
- 18:56un peu linéaire.
- 18:58Malheureusement,
- 18:58il y a des visites avec des grands noms,
- 19:00pourtant,
- 19:01de l'industrie française.
- 19:03Ils n'en ont fait qu'à leur tête.
- 19:05C'est linéaire,
- 19:06c'est un peu chiant.
- 19:07Moi,
- 19:07je pense à quelque chose qui n'est pas toujours vrai parce que j'ai deux façons de fonctionner.
- 19:13Soit je travaille directement avec les industriels ou avec les entreprises en one-to-one et là,
- 19:17je réponds à leurs besoins avec un brief,
- 19:19etc.
- 19:20Soit je travaille pour des intermédiaires qui peuvent être des syndicats,
- 19:24des régions,
- 19:25des départements,
- 19:28des labels,
- 19:28ce genre de choses.
- 19:30La commande vient de leur part et ils m'envoient ensuite chez des membres ou chez des entreprises du territoire pour aller faire.
- 19:35Et dans ces contextes-là,
- 19:36il y a des choses qui reviennent souvent et auxquelles j'essaie de pallier de plus en plus.
- 19:40Donc ça change,
- 19:40mais en tout cas,
- 19:41il y a quelque chose qui revient,
- 19:41c'est l'absence de brief.
- 19:44Qui fait que du coup,
- 19:47l'absence de brief des entreprises chez lesquelles je vais.
- 19:50Le brief avec mon client direct existe et il est normalement assez clair.
- 19:54Mais quand je vais chez les entreprises,
- 19:55des fois on me dit,
- 19:56bon bah allez-y,
- 19:57de toute façon je vous laisse faire.
- 19:59Je me dis non,
- 20:00parce qu'après,
- 20:01je me retrouve dans des entreprises où on me dit non,
- 20:03par contre,
- 20:04là,
- 20:04en fait,
- 20:04ça,
- 20:04c'est des pièces qui sont en train de se fabriquer pour l'armement.
- 20:08On n'a pas le droit de montrer.
- 20:09Je dis OK.
- 20:11Cette machine,
- 20:11c'est nous qui l'avons conçue,
- 20:12donc on ne veut pas trop que les concurrents y voient.
- 20:15Je dis OK.
- 20:16Et puis là,
- 20:16il y a les logos du client.
- 20:18Je dis quoi ?
- 20:18Je dis qu'en fait,
- 20:19il faut qu'il y ait une vraie préparation qui soit complète.
- 20:23Parce que,
- 20:24et encore une fois,
- 20:25la notion de liberté,
- 20:25elle revient.
- 20:26on n'est quand même pas sur des métiers qui sont hyper contraignants parce qu'on a toujours le montage derrière ou la retouche donc les photos on peut les faire sauter s'il y a besoin on les enlève mais quand même dans la méthodologie dans le process de travail c'est quand même toujours mieux s'il y a ce brief,
- 20:39cette préparation parce que ça évite ce genre d'aléas entre guillemets quoi mais ça arrive quasiment que quand c'est par un intermédiaire Au delà de ce qui se passe sur le terrain il y a aussi la destination des photos il faut qu'elle soit très claire j'imagine ça alors oui
- 20:56Mais dans 90%
- 20:58des cas,
- 20:58voire plus,
- 20:58c'est quand même très standard.
- 21:00Sauf si derrière,
- 21:01il y a une campagne.
- 21:02Mais sinon,
- 21:03ça reste de l'utilisation digitale.
- 21:05Il y a un peu de print pour les salons,
- 21:06ce genre de choses.
- 21:06Mais à 90%,
- 21:08c'est des choses très standards.
- 21:09Et moi,
- 21:09je suis assez flexible là-dessus.
- 21:13J'autorise mes clients à faire à peu près ce qu'ils veulent des photos à partir du moment où il n'y a pas d'édition,
- 21:18pas d'exposition,
- 21:19pas de grand format grand public,
- 21:21grand format publicitaire.
- 21:22Mais dans l'industrie,
- 21:23c'est très,
- 21:23très rare.
- 21:24Sauf quand on bosse pour des très grands groupes.
- 21:28Mais souvent,
- 21:29en tout cas pour moi,
- 21:31c'est très rare.
- 21:32Soit ça passe par des agences.
- 21:37Mais oui,
- 21:37effectivement,
- 21:38la notion de destination est importante.
- 21:39En fait,
- 21:39quand je parle de destination,
- 21:40c'est plus l'utilisation première des photos.
- 21:44Je ne sais pas,
- 21:45mais tu ne fais peut-être pas tout à fait les mêmes photos si tu veux valoriser tes équipes en interne,
- 21:49leur donner de la reconnaissance ou avoir une...
- 21:51une visibilité extérieure,
- 21:52ça impacte peut-être ce que tu vas mettre en avant ?
- 21:55Pas tant.
- 21:55Ok,
- 21:56d'accord.
- 21:56En fait,
- 21:57souvent,
- 21:58les clients,
- 21:59ils font,
- 22:00enfin mes clients en tout cas,
- 22:00pour parler de mon expérience,
- 22:02mes clients,
- 22:02ils font appel à moi d'abord pour faire de la com externe.
- 22:05Mais quand on échange et qu'on fait le brief,
- 22:06etc.,
- 22:07moi,
- 22:07je leur dis toujours que c'est aussi un levier hyper important en interne.
- 22:11Parce que les photos,
- 22:11même si elles ont une finalité de communication externe pour mieux recruter,
- 22:15mieux faire valoir leur savoir-faire,
- 22:17leur expertise,
- 22:17etc.,
- 22:18c'est un outil hyper important en interne.
- 22:20Moi,
- 22:20en fait,
- 22:20quand je fais des reportages,
- 22:22il y a toujours du portrait,
- 22:23il y a des photos de l'environnement de travail,
- 22:24il y a des photos des gestes,
- 22:25des outils.
- 22:26C'est un panel qui est assez large,
- 22:27sauf si le brief est très restreint.
- 22:29Et dans ce cas-là,
- 22:29je m'y colle et il n'y a pas de problème.
- 22:31Mais bien souvent,
- 22:32c'est ça qu'on appelle le reportage métier.
- 22:33C'est que c'est un mélange de plein de choses.
- 22:35Et du coup,
- 22:35il y a quand même une grosse matière qui est exploitable en interne aussi.
- 22:38C'est toujours,
- 22:40c'est très,
- 22:41comment on dit,
- 22:42polyvalent,
- 22:43en fait,
- 22:43le contenu.
- 22:44Je valide ce que dit Jérôme.
- 22:46Nous,
- 22:46c'est pareil sur la visite immersive.
- 22:48le premier client
- 22:49De la visite immersive,
- 22:50le premier visiteur,
- 22:51c'est les salariés qui ont joué leur propre rôle.
- 22:55Alors c'est très drôle,
- 22:56parce que des fois,
- 22:57on est arrivé dans des environnements extrêmement négatifs.
- 23:05Des employés ?
- 23:05Ouais,
- 23:06ouais.
- 23:07Où les mecs disaient...
- 23:07Non,
- 23:09non,
- 23:09moi je veux pas y être.
- 23:10Moi,
- 23:10je ne veux pas apparaître,
- 23:11etc.
- 23:12Il se trouve que mon associé réalisateur,
- 23:15celui qui fait,
- 23:16conçoit,
- 23:17imagine,
- 23:17accompagne le tournage,
- 23:19etc.
- 23:20est brillantissime en communication humaine.
- 23:23Il les déride vraiment la plupart du temps.
- 23:28Et en fait,
- 23:30par des petites manipulations mentales très sympathiques,
- 23:34il arrive à...
- 23:34va les faire tourner dans le truc.
- 23:36Et en fait,
- 23:37finalement,
- 23:38c'est leur famille qui vont découvrir en premier lieu leur lieu de travail parce qu'ils ne sont jamais venus finalement auprès du four ou auprès de telle ou telle machine.
- 23:48Et on a rarement,
- 23:51voire jamais,
- 23:52de gens qui a posteriori disent « Ah non,
- 23:54tu m'enlèves ! »
- 23:55Et heureusement,
- 23:55parce qu'en vidéo 360,
- 23:58c'est un peu costaud.
- 23:59Et c'est là où c'est bon.
- 24:00En fait aussi,
- 24:01c'est un rapport humain.
- 24:03On met vraiment beaucoup l'accent là-dessus.
- 24:05D'ailleurs,
- 24:05moi,
- 24:05ma frustration,
- 24:06c'est que je ne suis plus dans l'usine,
- 24:08à proprement parler.
- 24:10Non pas que je ne suis pas content d'être avec vous.
- 24:13J'adore,
- 24:14mais je ne suis plus dans l'usine.
- 24:15usine,
- 24:15moi j'adore ce moment,
- 24:17ce lieu,
- 24:19cet apprentissage,
- 24:20puisqu'à chaque fois on découvre quelque chose.
- 24:24Évidemment,
- 24:24aujourd'hui,
- 24:25on a des rôles et des métiers scindés dans mon entreprise.
- 24:30C'est bien,
- 24:31je suis en avant-vente,
- 24:32etc.,
- 24:32au contact,
- 24:33mais le jour du tournage,
- 24:34c'est extraordinaire.
- 24:36Je vais rebondir un peu sur le côté découverte.
- 24:38Moi,
- 24:38il y a un truc qui me motive beaucoup et que j'utilise comme argument aussi pour mes clients et pour leur audience,
- 24:42c'est la curiosité.
- 24:43Je trouve qu'on perd un petit peu tous en curiosité.
- 24:47On est tellement abreuvé de plein d'infos,
- 24:49de plein de trucs dans tous les sens qu'on perd un peu la curiosité,
- 24:51justement,
- 24:52comme tu dis,
- 24:52de comment est-ce qu'on fabrique cette lampe,
- 24:54cette table,
- 24:54ce truc,
- 24:55et surtout,
- 24:56qui sont les gens derrière.
- 24:57et ça moi c'est un truc qui me perso qui m'anime et qui fait que j'aime mon boulot aujourd'hui parce que je vais découvrir en même temps que je shoot ces boîtes là parce qu'il y a une diversité énorme dans le textile dans tous ces univers là mais je trouve que c'est important aussi qu'en interne
- 25:12Ils se rendent compte qu'il y a des gens qui sont curieux de découvrir comment eux,
- 25:15ils bossent.
- 25:16Et ça,
- 25:16en interne comme en externe,
- 25:18je trouve que c'est hyper important que les entreprises,
- 25:20elles le comprennent et qu'elles le vendent.
- 25:22Oui,
- 25:23bien sûr,
- 25:23parce qu'elles vont le valoriser.
- 25:25Il y a un métier qu'on n'a pas cité,
- 25:28par exemple,
- 25:30les verres de lunettes.
- 25:31Nous,
- 25:32on travaille avec Krys.
- 25:33C'est fabriqué en France.
- 25:35C'est quand même extraordinaire.
- 25:36Et nous,
- 25:36chez l'opticien,
- 25:37on s'en fout d'où provient notre verre.
- 25:39Moi,
- 25:39par exemple,
- 25:39mes lunettes,
- 25:39elles coûtent cher parce que je suis à moitié aveugle.
- 25:43mais c'est important quand même,
- 25:46même sur mon verre de lunettes,
- 25:48je parle pas de la monture mais sur mon verre de lunettes et encore,
- 25:51on a fait aussi des visites immersives pour les montures de savoir que c'est fabriqué en France,
- 25:56donc il y a encore énormément d'alternatives et puis quand on s'y intéresse moi une fois que j'ai vu comment était fabriqué ce verre alors pour le coup la précision ah oui parce que l'industrie.
- 26:10Tu le sais,
- 26:10enfin vous le savez tous mieux que personne,
- 26:12c'est souvent la précision.
- 26:15C'est extraordinaire.
- 26:16C'est pas un truc à la one again,
- 26:18c'est du process,
- 26:19c'est des gens hyper précis.
- 26:21Hier je discutais avec une famille très connue dans l'industrie française,
- 26:25avec le petit-fils d'une famille très très connue.
- 26:27Il a racheté une grosse industrie lourde.
- 26:29Il m'a dit,
- 26:30je suis allé dans la fonderie passer une journée avec la louche de métal en fusion versée dans le moule.
- 26:37Il dit,
- 26:37toutes mes pièces.
- 26:39On peut les jeter.
- 26:41Pourtant,
- 26:41c'est du métal en fusion à verser dans un trou.
- 26:43Il dit,
- 26:44c'est bon,
- 26:45toutes mes pièces,
- 26:45on peut les jeter.
- 26:46J'ai félicité mes ouvriers qui ont un savoir-faire extraordinaire parce qu'ils savent très bien qu'il faut vidiser les bords,
- 26:51machin,
- 26:52nanana.
- 26:53C'est pas rien,
- 26:54tout ça.
- 26:56D'ailleurs,
- 26:56c'est loin d'être rien.
- 26:58Et nous,
- 26:59nos métiers,
- 27:00c'est de les montrer,
- 27:01d'emmener les gens,
- 27:02de montrer qu'on est passionné,
- 27:04qu'on aime ça,
- 27:04donner envie,
- 27:06parce que c'est formidable.
- 27:08Est-ce que quand vous arrivez dans une usine qui vous a missionné pour que ce soit une visite immersive ou un reportage photo,
- 27:15il y a un truc au premier coup d'œil,
- 27:16vous vous dites ça va être compliqué ici ?
- 27:20Pas tant moi,
- 27:21ça va,
- 27:21franchement ça va.
- 27:23Sauf quand il y a des cas de personnes et que dans la globalité,
- 27:26il y a plusieurs personnes qui sont un peu réfractaires,
- 27:28etc.
- 27:29où là tu te dis bon il va vraiment falloir convaincre,
- 27:32détendre
- 27:34Mais c'est quand même à la marge.
- 27:37Un endroit où les commanditaires auraient pu préparer un petit peu mieux le terrain pour que les gens soient plus positifs.
- 27:45Mais en tout cas,
- 27:45sur l'environnement,
- 27:47moi,
- 27:48je sais que j'ai toujours un truc qui va m'inspirer,
- 27:51qui va peut-être parler à personne.
- 27:52Des fois,
- 27:52les gars,
- 27:53ils me disent « Mais qu'est-ce qu'il fait là derrière en train de prendre ça en photo ? »
- 27:56Ça peut être un tas de vis.
- 27:58Et j'arrive quand même toujours à trouver des...
- 28:01Ça ne me fait pas peur en tout cas.
- 28:02C'est hyper rassurant pour les industriels qui voudraient se lancer,
- 28:04de dire,
- 28:05je peux lui faire confiance,
- 28:05il va trouver.
- 28:07Tant qu'on a un brief de ce qu'on peut,
- 28:09ce qu'on ne peut pas faire,
- 28:10toi,
- 28:10tu vas trouver.
- 28:11Le brief il ne faut pas qu'il fasse peur non plus.
- 28:12Je sais qu'il y a des boîtes qui aiment bien me remettre un peu,
- 28:15j'imagine que c'est un peu pareil pour toi,
- 28:17ils s'en remettent à nous sur le côté créatif,
- 28:19sur l'approche,
- 28:20etc.
- 28:20Ils nous disent,
- 28:21comment on fait ?
- 28:23Là,
- 28:24tu essaies de comprendre le métier,
- 28:24parce qu'encore une fois,
- 28:25il y a plein de trucs.
- 28:26Moi,
- 28:27j'ai besoin de comprendre aussi un petit peu à chaque fois comment ils bossent,
- 28:28ce qu'ils veulent en faire,
- 28:29etc.
- 28:30Et là,
- 28:30je peux faire des recos,
- 28:32des retours d'expérience,
- 28:33leur montrer ce que j'ai déjà fait chez un tel,
- 28:34un tel.
- 28:35Et c'est comme ça qu'on construit le brief.
- 28:37Je pense qu'il y en a aussi qui n'ont jamais mis le pied à l'étrier et à qui ça fait un peu peur de se dire juste le simple fait de construire un brief,
- 28:43en fait.
- 28:44Ils disent,
- 28:44qu'est-ce qu'on va mettre dedans ?
- 28:46parce que nous en fait notre truc c'est pas photogénique il y en a plein qui me disent ça notre usine elle est pas photogénique mais ça c'est mon truc moi je l'ai trouvé là le brief ça reste quand même un travail à deux moi c'est ce que j'allais dire en fait bien
- 29:01sûr qu'à certains endroits tu arrives et tu te dis oula
- 29:05Mais en fait,
- 29:06c'est ça aussi la beauté de notre métier,
- 29:07c'est que c'est différent à chaque fois.
- 29:09Mais c'est surtout le client qui se limite.
- 29:11C'est-à-dire qu'il va me dire « Ah,
- 29:14franchement,
- 29:15mon usine,
- 29:16elle n'est pas glamour,
- 29:17quoi. »
- 29:18Et en fait...
- 29:19Le résultat de la visite immersive est parfois,
- 29:22dépasse souvent,
- 29:23ça c'est quand même dingue,
- 29:24je ne me l'explique pas vraiment j'avoue,
- 29:27il dépasse souvent la réalité.
- 29:29Ça paraît plus grand,
- 29:30ça paraît plus beau,
- 29:31ça paraît mieux.
- 29:33Alors on leur dit de ranger un peu,
- 29:37on prépare beaucoup par contre,
- 29:38nous on a des obligations de fabriquer un scénario et chaque scène,
- 29:42comme elle est en 360,
- 29:44on fabrique une scène principale,
- 29:45des scènes un peu secondaires.
- 29:47Puisque ça va filmer tout autour de moi et surtout je vais donner un clap mais moi je suis caché.
- 29:53Oui.
- 29:53Sinon je suis filmé.
- 29:53Oui.
- 29:55Donc ils disent mais tu nous laisses tout seul ?
- 29:58Et on fait des scènes d'une minute on va dire.
- 30:00Ok.
- 30:01Sur poste de travail.
- 30:03Bon voilà donc et on contrôle à posteriori.
- 30:07Mais donc du coup on a beaucoup préparé la scène,
- 30:09combien il y a d'acteurs par scène etc.
- 30:11Non moi ce que je vais enlever c'est les choses un peu parasites genre les manteaux.
- 30:15Tu vois,
- 30:15des manteaux sur une chaise et machin.
- 30:17Les poubelles,
- 30:17des fois,
- 30:17les poubelles un peu...
- 30:18Mais par contre,
- 30:19la vraie vie,
- 30:19je la laisse.
- 30:20C'est-à-dire que tu parles de poubelles,
- 30:22s'il y a beaucoup de déchets dans leur domaine et qu'ils trient,
- 30:26etc.,
- 30:26je laisse les poubelles.
- 30:28Et le mec me dit,
- 30:29je l'enlève ou pas ?
- 30:30Ben non,
- 30:30non,
- 30:31t'inquiète,
- 30:31on va trouver l'axe.
- 30:33Je pense qu'il y a une différence entre une corbeille à papier qui n'apporte pas forcément et une poubelle de déchets industriels qui est vraiment liée au métier.
- 30:40Et après,
- 30:41on a...
- 30:43j'ai des milliers d'anecdotes, mais j'ai des trucs rigolos du genre, je suis allé filmer une chocolaterie. Du coup, il y a du chocolat au sol. Quand on est dans la chocolaterie, ça sent le chocolat. Je sais que c'est du chocolat au sol. J'ai faim,
- 30:55Raynaut,
- 30:56on peut changer d'exemple ?
- 30:57Je vais te couper tout de suite la faim.
- 30:59Dans la visite immersive,
- 31:01ça ne ressemble pas à du chocolat au sol.
- 31:02Ah non !
- 31:03Tu n'as plus faim ?
- 31:06Du coup,
- 31:06mon équipe de post-prod,
- 31:07elle m'a dit,
- 31:08tu ne recommences plus jamais ça parce qu'il y avait du carrelage.
- 31:11au sol.
- 31:12Et moi,
- 31:13je suis un adepte de la perfection.
- 31:15Donc,
- 31:16on a effacé toutes les tâches de chocolat tout en laissant le carrelage.
- 31:20Puisque,
- 31:20évidemment,
- 31:21le but du jeu,
- 31:22c'est l'immersion.
- 31:23Donc,
- 31:23j'efface les pieds de caméra.
- 31:26Voilà.
- 31:28Donc,
- 31:28on a un gros travail de recolorisation,
- 31:30de post-production.
- 31:32Et l'usine est vraiment mise en valeur.
- 31:33Les gens sont vraiment mis en valeur sans travestir la vérité.
- 31:38Et on arrive,
- 31:39en effet,
- 31:40quand une machine est maison.
- 31:41Parce que quand on est en 360,
- 31:43on filme tout.
- 31:44Donc des fois,
- 31:45on filme tout ça et puis il a dit « Ah oui,
- 31:46mais là,
- 31:47là-bas,
- 31:47là,
- 31:48il ne fallait pas trop le montrer. »
- 31:50Le vrai frein,
- 31:51c'est leur cerveau à eux.
- 31:54Il y a une peur de la...
- 31:57comment dire,
- 31:58de la copie de,
- 32:00oh là là,
- 32:00non mais moi je montre pas,
- 32:02pourquoi ?
- 32:03mes concurrents,
- 32:04en fait pour de vrai on le sait qu'en extérieur on a un meilleur regard parfois que l'intérieur,
- 32:1095%
- 32:11des fois,
- 32:12c'est pas fondé c'est hérité,
- 32:14c'est la culture c'est ceci,
- 32:16je me bats rarement contre la culture d'entreprise je pense que le ROI est largement meilleur à montrer,
- 32:22que ce soit en photo,
- 32:22en vidéo 360 ou toujours meilleur à montrer
- 32:26qu'à ne pas montrer dans la très grande majorité des cas.
- 32:31Il faut donner envie,
- 32:32il faut recruter,
- 32:33il faut vendre.
- 32:34Et c'est en montrant,
- 32:35ce n'est pas en cachant.
- 32:38Donc voilà,
- 32:39la phase de...
- 32:40Les freins,
- 32:41c'est chez eux,
- 32:42c'est incroyable.
- 32:43Mais une fois qu'on a levé les freins,
- 32:45ils adorent.
- 32:47Et les acteurs,
- 32:48ils adorent.
- 32:49Est-ce qu'il y a peut-être une phrase pour clore cette section que vous pourriez adresser à...
- 32:54Un industriel qui hésite à se lancer,
- 32:56parce que je sais qu'ils ne sont pas faciles à convaincre.
- 32:57Sur le fait de se montrer,
- 32:58tu l'as très bien illustré d'ailleurs.
- 33:01Voilà,
- 33:01un truc peut-être rassurant,
- 33:04pragmatique.
- 33:06Tu disais par rapport au brief,
- 33:07je vais bien aimer ce que tu as dit.
- 33:08Il ne faut pas avoir peur du brief,
- 33:09on le construit ensemble.
- 33:11Le créatif,
- 33:11c'est nous.
- 33:12Il y a autre chose à ajouter à ça ?
- 33:16Moi,
- 33:16je dirais de mettre le pied à l'étrier.
- 33:18Il y a encore beaucoup d'industriels qui ne font aucun effort sur leur image.
- 33:23et de regarder et de profiter des salons sur lesquels ils vont tous Global Industriie etc d'aller voir ce que font les autres pas pour dire ils font mieux que moi ou ils ont plus de budget mais pour voir les rendus moi je trouve il y a des stands Global Industrie c'est le jour et la nuit il y a des stands où tu as des photos pixelisées qui sont franchement inacceptables
- 33:44pour un professionnel de l'industrie quel que soit son milieu évidemment il y a les budgets qui vont en face mais il y a d'autres aussi stands qui sont très euh...
- 33:53standard mais qui ont juste des beaux visuels bien fait je trouve que franchement surtout sur un salon ça fait toute la différence et que ces visuels là ils s'en servent de partout allez voir et en fait regarder un peu on est dans un monde où l'image domine alors elle fait pas tout elle va pas faire le savoir faire elle va pas faire la technicité elle va pas faire les commerciaux
- 34:13mais il faut qu'elle soit là il faut qu'il y ait quelque chose et même s'ils font eux-mêmes,
- 34:17des fois je leur dis franchement si vous n'avez pas le budget,
- 34:20faites attention faites vos photos comme il faut,
- 34:22faites pas des photos avec un iPhone 5 qui a des lents même si vous faites vous-même,
- 34:28c'est déjà mettre le pied à l'étrier et se rendre compte déjà de ce que ça représente comme travail,
- 34:32parce que des fois ils disent,
- 34:32ah oui mais par contre c'est cher c'est pas juste faire donc c'est aussi voir ce que ça représente et puis commencer à créer du contenu et à faire les choses
- 34:42Moi je leur dis l'inverse
- 34:43Faites pas vous-même.
- 34:44Oui,
- 34:45bah oui.
- 34:46En même temps.
- 34:48Faites pas vous-même,
- 34:49ça va être très déceptif.
- 34:52Par contre,
- 34:53alors moi,
- 34:54ma petite phrase serait visiter votre usine c'est gage de performance.
- 35:00Évidemment,
- 35:00c'est un peu bullshit,
- 35:01on pourra le mettre dans la séquence marketing dont tu parlais tout à l'heure,
- 35:03mais dire ce qui compte,
- 35:06c'est pas ce qui coûte,
- 35:07c'est combien ça rapporte.
- 35:08Mais dans mon cas,
- 35:09je le calcule.
- 35:10C'est-à-dire que...
- 35:13Je te prends un exemple concret.
- 35:14On sort un peu de l'industrie.
- 35:15C'est l'industrie viticole.
- 35:17Je me rappelle d'un rendez-vous avec un viticulteur qui a mis 10 millions d'euros pour refaire son chai.
- 35:24OK ?
- 35:26Le chai extraordinaire,
- 35:27vraiment super beau et tout.
- 35:29Et donc j'y vais,
- 35:31et eux,
- 35:32leur objectif,
- 35:33c'est de faire venir des gens à la cave parce que tu vends deux fois plus cher et ton ROI est largement meilleur à la cave qu'évidemment par le
- 35:41CHR ou en ligne ou etc.
- 35:44Et il me dit,
- 35:45mais
- 35:46Raynaut, je vends du vin.
- 35:49Moi,
- 35:49ce n'est pas la vue qui compte,
- 35:51c'est le goût.
- 35:53Je lui dis,
- 35:53c'est con, tu aurais dû refaire ton chai en parpaing. Tu aurais économisé 9 millions et demi. C'est quand même dommage. Si ce n'est pas la vue. Ah non, ouais, non, ouais, non, c'est peut-être un peu la vue quand même. Et en fait, bon, on l'a accompagné, on a fait une visite, merci du chai, qu'on a emmené au salon du vin avec lui. Tous les autres avaient des films extraordinaires sur un iPad fait en drone. Donc, personne ne regarde. Et lui, il disait, je vais emmener mon chai. Vous voulez téléporter dedans ? Il a fait un carton. Et ça marche pareil pour l'industrie, si tu veux. Tu as un acheteur à Global Industrie qui vient de l'autre bout de la planète. Tu lui dis, écoutez, on ne va pas organiser une visite en Normandie parce qu'on est à Lyon. Par contre, ça tombe bien parce que je vous ai emmené l'usine. On va gagner un peu de temps. Donc, visiter son usine, c'est gage de succès, en fait.
- 36:42Eh bien,
- 36:42super.
- 36:43Je vous remercie pour tous ces conseils.
- 36:44Je pense que c'est...
- 36:45Bon,
- 36:46pour moi c'est un bon pas pour se lancer là-dedans. Parce que, de toute façon, avec moi vous prêchez une inconvaincue qu'il faut montrer l'usine absolument. Dans la prochaine section, je vais vous proposer des moyens alternatifs de montrer l'usine, plutôt sous forme de médias, puisque c'est mon bébé à moi, donc je vous emmène un peu dans mon univers. Pour chaque proposition, vous allez me dire si c'est classe, on le fait demain, ou ça casse. Non, il ne faut pas déconner, ça va être une très mauvaise idée. Et je ne suis pas susceptible, vous pouvez y aller. Première proposition, passé, présent, futur. Une friche photographiée en l'état actuel en mode urbex et reconstitution vidéo de ce qu'elle était avant et de ce qu'elle va devenir. Une promotion de la réindustrialisation tout en reconnaissant notre héritage.
- 37:31Moi,
- 37:31si je suis honnête,
- 37:32je dis ça casse.
- 37:35Oui,
- 37:35pourquoi ?
- 37:35Parce que c'est bien le présent.
- 37:37C'est pour ça que la téléportation dans l'usine actuelle a pour moi le meilleur ROI qui soit.
- 37:46Je vois les gens,
- 37:47je vois les gens d'aujourd'hui à l'œuvre,
- 37:51etc.
- 37:51Ça ne veut pas dire qu'il faut bafouer le futur,
- 37:54pas imaginer le passé et imaginer le futur.
- 37:58Je dis juste aux jeunes d'aujourd'hui,
- 38:01moi c'est incroyable,
- 38:02franchement.
- 38:04J'ai des gens,
- 38:05je leur donne le casque.
- 38:07Vous connaissez le casque ?
- 38:08Ah ouais,
- 38:09j'ai fait le survol de Paris,
- 38:10le je ne sais pas quoi en 3D,
- 38:12j'ai une PlayStation et tout.
- 38:14Ils mettent le casque.
- 38:16Et il l'enlève et il dit
- 38:18« j'ai jamais rien vu d'aussi dingue » .
- 38:20C'est Martine et Jean-Louis dans une usine.
- 38:24Et c'est juste la vraie vie.
- 38:26En fait,
- 38:27la vraie immersion,
- 38:29c'est la vidéo des vrais gens autour de moi.
- 38:31Je peux les toucher,
- 38:32les voir.
- 38:33C'est ça le vrai sujet,
- 38:36c'est la vraie vie.
- 38:37Et la vraie vie dans l'usine,
- 38:38elle est exceptionnelle.
- 38:40Pas de fard,
- 38:41pas d'imaginaire,
- 38:44du réel.
- 38:46Voilà,
- 38:47moi c'est personnellement ce que...
- 38:48Oui,
- 38:48j'entends.
- 38:49La façon dont j'avais pensé ce format-là,
- 38:51c'était une sorte de réassurance pour un territoire industriel qui va s'implanter.
- 38:57On n'est pas effectivement sur l'immersion industrielle directe,
- 39:01mais je comprends ce que tu dis,
- 39:02et que la priorité n'est peut-être pas là.
- 39:04Moi,
- 39:04figure-toi,
- 39:04je dirais que c'est classe,
- 39:05parce que j'ai commencé la photo il y a très longtemps maintenant,
- 39:10mes tout premiers projets photos,
- 39:12c'était l'Urbex.
- 39:13J'adorais ça,
- 39:14donc je trouve que bon,
- 39:15Ça me rappelle un petit peu mes tout débuts.
- 39:18Et puis,
- 39:18j'ai aussi fait pas mal de docu,
- 39:19photos.
- 39:21Donc,
- 39:21j'aime bien l'approche,
- 39:22le côté un peu storytelling,
- 39:23documentation,
- 39:24début à la fin et jusqu'à potentiellement ce que ça va devenir.
- 39:28Je trouve le projet assez classe,
- 39:29assez loin de ce que je fais aujourd'hui,
- 39:30mais en tout cas,
- 39:31sur le papier,
- 39:32ça me plaît bien.
- 39:33Très bien.
- 39:34Ok.
- 39:35Bon,
- 39:35au moins,
- 39:36ça nourrit l'échange.
- 39:37Ah ouais ?
- 39:37C'est cool.
- 39:38Deuxième proposition,
- 39:40la photo qui prend vie.
- 39:42Une expo photo où chacune des photos contient un petit QR code qui renvoie la version animée sur notre téléphone ou sur casque si l'expo a un peu plus de budget.
- 39:49Mais un casque par visiteur,
- 39:50c'est peut-être un petit peu ambitieux quand même.
- 39:53Une sorte de Harry Potter industriel,
- 39:54finalement.
- 39:56Mais tu sais que c'est ce qu'on fait.
- 39:57Une collab.
- 39:59Alors,
- 40:00on va en reparler,
- 40:01mais en fait...
- 40:03Pour tout te dire,
- 40:03ça fait maintenant trois ans qu'on fait de la réalité augmentée,
- 40:08qui est la petite sœur de la réalité virtuelle.
- 40:11Je fais apparaître,
- 40:12toujours le même sujet,
- 40:13des ouvrières,
- 40:14des ouvriers,
- 40:15dans les salons,
- 40:16juste avec mon téléphone.
- 40:17On a pris le parti de le faire à travers le téléphone parce que je ne voulais pas qu'il y ait d'objets supplémentaires.
- 40:22Chacun a un téléphone,
- 40:23donc avec le téléphone.
- 40:25D'ailleurs,
- 40:25on a été invité au CES de Las Vegas pour cette prouesse,
- 40:28puisque sans application,
- 40:30je scanne un QR code et la photo me parle.
- 40:33comme tu as pu déjà le vivre d'ailleurs et du coup au salon du Made in France l'année dernière j'avais inventé un truc qui s'appelait un concept,
- 40:41les voix du Made in France et j'avais mis que des ouvriers et des ouvrières qui se parlaient les unes les autres petit côté Harry Potter bien entendu les gens étaient ébahis puisque tu avais une personne qui disait bonjour moi je suis Jacqueline je fabrique nanana,
- 40:54je travaille cheztruc et toi tu fais quoi,
- 40:56elle lui jetait un truc l'autre portrait attrapait le
- 40:58truc.
- 41:00Et en fait,
- 41:01en visuel,
- 41:01on avait 12 portraits.
- 41:03Les gens étaient un peu interloqués par des portraits.
- 41:05Alors désolé,
- 41:06pas hyper bien photographiés.
- 41:08Mais c'était l'effet waouh d'après qui comptait,
- 41:11puisque le portrait s'animait.
- 41:14Et que du coup,
- 41:15ils se répondaient.
- 41:16J'avais soit une tablette pour certains,
- 41:18soit leur propre téléphone.
- 41:21Et franchement,
- 41:23d'ailleurs,
- 41:23on va le refaire cette année.
- 41:25Alors j'aime bien inventer,
- 41:26donc on va faire quelque chose d'un peu différent,
- 41:27mais sur le même concept technique,
- 41:29au Salon du Made in France cette année.
- 41:32Pour la petite histoire,
- 41:34à la Grande Expo de l'Elysée,
- 41:35ces deux dernières années,
- 41:37on a et proposé des visites immersives dans des casques qui étaient projetés sur les écrans,
- 41:43et mis des portraits d'ouvriers un peu à droite à gauche qui s'animaient avec les téléphones portables,
- 41:48comme ça l'ouvrier,
- 41:49l'ouvrière pouvait donner du contenu sur son travail.
- 41:55J'aime bien l'idée.
- 41:56J'aime bien le truc pop culture.
- 41:58Donc,
- 41:58évidemment,
- 41:59la classe.
- 42:00Ce qui est quand même déprimant,
- 42:01c'est quand tu parles à des organisateurs de salon et ils te disent combien ça coûte.
- 42:05Pire,
- 42:05ça coûte de l'argent ?
- 42:07Oui,
- 42:08l'organisation de salon,
- 42:09on est surtout là-dessus.
- 42:10Non,
- 42:10ça tombe bien,
- 42:10je bosse à l'œil.
- 42:14Mais c'est ridicule.
- 42:17Je te donne un exemple.
- 42:19La dernière fois,
- 42:20sur le stand de BPI,
- 42:22Il y avait toute une classe qui jouait aux babis,
- 42:23je ne sais pas quoi.
- 42:24C'est nul de mettre des babis pour attirer les gens.
- 42:26Par contre,
- 42:27BPI avait eu la bonne idée de faire des visites d'usines.
- 42:30Je suis allé voir les jeunes,
- 42:30j'ai dit,
- 42:31je téléporte qui dans une usine ?
- 42:33Ils ont tous lâché le babi.
- 42:35Donc,
- 42:35on peut trouver l'usine comme sujet prioritaire pour attirer les jeunes.
- 42:42Global Industrie,
- 42:42on avait Edwina Caffa et son stand de la Ven métallerie où elle avait mis un atelier de soudure où on allait souder directement.
- 42:49C'est un petit niveau au-dessus.
- 42:51Mais on montre moins de choses,
- 42:53mais là,
- 42:53on fait en vrai.
- 42:54Exactement,
- 42:54le faire en vrai,
- 42:55ça marche.
- 42:56Soyez originaux dans vos stands.
- 42:58Quand on ne peut pas délocaliser les machines,
- 43:01on peut le faire d'une manière un peu numérique.
- 43:03Mais évidemment,
- 43:04je l'ai dit tout à l'heure,
- 43:05le top,
- 43:06c'est le vrai.
- 43:06Troisième proposition,
- 43:08Audio Industrie.
- 43:09L'industrie racontée comme une histoire,
- 43:11comme un voyage au sein de l'atelier,
- 43:12une aventure uniquement audio et sonorisée,
- 43:16en complément de ce que vous faites finalement cette fois-ci,
- 43:17c'est l'image qu'on va retirer.
- 43:19Alors moi je dis que ça passe,
- 43:20mais à condition que ce soit vraiment immersif et que ce soit qu'on sorte du format podcast classique où on entend juste un témoignage.
- 43:27Il faut qu'il y ait une ambiance.
- 43:29Il faut qu'il y ait une ambiance et puis un format,
- 43:31un vrai format assumé qui soit un petit peu hors de ce qu'on connaît déjà,
- 43:36qu'on voit beaucoup.
- 43:36Mais oui,
- 43:37pourquoi pas. Absolument d'accord avec toi. Je viens de découvrir un reportage fait par mon petit voisin qui s'appelle Sébastien Géronimi sur France Culture, me semble-t-il, sur son village de Haute-Corse. Et j'ai... adoré parce que j'ai eu l'impression d'y être. Il a donné la parole à des gens. Il y a des bruits, des bruits de clochettes de chèvres, etc. Pourtant, c'était un sujet assez sensible. C'était sur des gens qui ont été pendus il y a deux siècles et demi pour se battre pour l'indépendance de la Corse. Mais c'était extraordinaire. Une heure, jamais je ne tiens une heure. Une heure extraordinaire parce que l'histoire a été racontée par plein de monde. Donc, c'est ça le sujet immersif. Une fois de plus, l'immersion, c'est les gens. Et donc il l'a raconté, lui c'était le narrateur, il avait écrit l'histoire d'une manière absolument magnifique, il avait une diction extraordinaire et il y avait de la musique, donc des chants corses, des bruits ambiants. Moi qui adore la Corse, je veux te dire, j'ai voyagé. Tu t'es retrouvé. Ouais, ouais, et je suis d'accord. Et si on inventait ça pour l'industrie ? Mais c'est un gros travail. Donc s'ils nous disent est-ce que ça coûte de l'argent, on va leur répondre oui quand même.
- 44:47Pour clore sur cette partie médias,
- 44:49on va quand même parler de ce que tu m'as ramené pour l'épisode.
- 44:53Donc pour le coup,
- 44:53médias physiques,
- 44:55papiers.
- 44:56Est-ce que tu peux nous en parler peut-être ?
- 44:57Oui,
- 44:57c'est un projet que c'est en fait,
- 44:59c'est une déclinaison d'un travail qu'on a mené avec
- 45:03Barane, donc la marque de cirage qu'on connaît tous ou presque,
- 45:08qui a relocalisé une bonne partie de sa production en France euh...
- 45:11il y a quelques années,
- 45:12et qui a justement voulu faire une série de reportages sur les trois corps de métier que représente leur savoir-faire.
- 45:17Donc,
- 45:17ils m'ont envoyé chez un apiculteur qui leur fournit la cire,
- 45:20qui sert à fabriquer le cirage,
- 45:22chez l'entreprise qui fabrique leur boîte métallique,
- 45:24et chez l'autre entreprise qui transforme la cire en cirage,
- 45:28du coup.
- 45:29Et du coup,
- 45:30les retombées ont été assez intéressantes pour la marque,
- 45:33et on a décidé d'en faire un journal papier pour sortir du full numérique.
- 45:36Trop bien !
- 45:37et avoir un format qui peut servir aussi bien aux commerciaux que sur les points de vente,
- 45:42que sur les salons,
- 45:44pour la presse,
- 45:44en sorte d'un espèce de petit supplément.
- 45:47Et en fait,
- 45:48je suis hyper content,
- 45:48parce que je trouve que le format s'y prête bien,
- 45:51et que c'est sortir encore une fois un petit peu du brouillard numérique et de LinkedIn,
- 45:56et de quelques publications sur les réseaux sociaux.
- 46:01Donc,
- 46:02le retour au papier,
- 46:03évidemment,
- 46:03pour un photographe,
- 46:04ça fait forcément écho.
- 46:07Mais précisément sur les savoir-faire,
- 46:08sur montrer l'industrie différemment,
- 46:10je trouve que d'une,
- 46:11on la montre différemment parce qu'il y a les photos qui sont là,
- 46:13mais aussi sur le format.
- 46:14Ton format aussi,
- 46:16ce qui est hyper intéressant,
- 46:17c'est qu'il est différent.
- 46:18C'est montré différemment.
- 46:19Le papier,
- 46:19je trouve que ça rejoint un peu,
- 46:21même si on est à l'opposé,
- 46:23c'est du physique versus de l'immersion virtuelle,
- 46:28mais ça fait partie des choses différenciantes qui peuvent changer la donne.
- 46:33Oui et non,
- 46:33parce que je vais te donner un format qui converge.
- 46:36On a un peu parlé du mur du Made in France.
- 46:40Nous,
- 46:40on fait fréquemment,
- 46:43on collabore fréquemment avec Faits en France Magazine pour justement donner la parole à ceux qui fabriquent.
- 46:52Tout simplement avec un très beau portrait,
- 46:56un petit QR code en dessous et en fait je scanne mon papier et la personne me parle.
- 47:02Mais c'est le mix,
- 47:03du coup,
- 47:03c'est le mix digital.
- 47:04Exactement,
- 47:05et du coup,
- 47:05ça converge.
- 47:08Pareil,
- 47:09moi qui suis,
- 47:09on l'a dit en préambule,
- 47:11le KPI,
- 47:11le ROI,
- 47:12etc.
- 47:13Le papier a une durée de vie beaucoup plus longue parce qu'en fait,
- 47:17c'est un papier qui parle.
- 47:18Donc,
- 47:18je jette moins facilement un papier qui parle.
- 47:22Le papier a une vertu seule parce que c'est joli.
- 47:26Quand il parle,
- 47:26il m'apporte du contenu qui n'est pas écrit parce qu'évidemment,
- 47:29le but,
- 47:29c'est de faire dire quelque chose qui ne serait pas écrit.
- 47:31Donc,
- 47:32il y a une espèce de convergence et tout ça toujours au profit de ceux qui fabriquent.
- 47:36Oui,
- 47:36oui,
- 47:37oui.
- 47:38Je prépare un poste,
- 47:39je pense que d'ici à ce que le poste sorte,
- 47:41il sera publié,
- 47:42justement sur le mix digital et print qui est de plus en plus recommandé parce que ça coche un peu toutes les cases,
- 47:51justement.
- 47:51Et là,
- 47:51le magazine de marque comme ça,
- 47:52je trouve ça intéressant et effectivement,
- 47:54on peut y ajouter des QR codes et renvoyer vers plein de choses.
- 47:57Pour ce qui est numérique,
- 47:57il faut quand même qu'on ait cette première étape de faire aller les gens là et le physique le remplit très bien.
- 48:02Et faire la première étape,
- 48:03on parlait de mettre le pied à l'étrier tout à l'heure,
- 48:05si Baranne n'avait pas fait la démarche de faire appel à un photographe,
- 48:08ils n'auraient jamais eu ce support.
- 48:09Tu vois ce que je veux dire ?
- 48:11Et à l'inverse,
- 48:12en ayant déjà fait ce travail-là en amont avec eux,
- 48:16finalement ça c'est rien à faire.
- 48:18Tu as toute la matière première,
- 48:20il y a les photos,
- 48:20le storytelling,
- 48:21il est facile parce que j'étais sur place,
- 48:23j'ai les retours.
- 48:24J'ai des témoignages,
- 48:25ils ont leurs textes de présentation,
- 48:26leurs choses,
- 48:27et on compile tout ça sur un format comme ça en trois fois rien.
- 48:30Et pour le coup,
- 48:30on parlait d'argent tout à l'heure,
- 48:31c'est des choses qui ne coûtent pas grand-chose finalement,
- 48:33tu vois,
- 48:33dans des budgets com' comme ça.
- 48:35Donc en tout cas,
- 48:35moi,
- 48:36c'est un format que j'ai beaucoup aimé,
- 48:37c'est pour ça que je me suis permis de l'amener.
- 48:40Très bien.
- 48:41Et ce que tu dis,
- 48:42c'est aussi encore des conseils marketing forts.
- 48:46Vous deux avez des sujets où l'investissement,
- 48:51il est rentabilisé à plein d'endroits.
- 48:53On a un reportage photo,
- 48:54on peut l'utiliser de plein de manières.
- 48:56On a fait la visite,
- 48:57on peut l'utiliser,
- 48:59la réutiliser sur des salons.
- 49:01Enfin,
- 49:02c'est pas je fais un truc et c'est pas du 1-1 en fait.
- 49:07C'est du 1 qui ouvre des tas de possibilités.
- 49:11Alors oui,
- 49:11c'est hyper vrai,
- 49:12forcément,
- 49:13tu prêches un convaincu.
- 49:14Mais je trouve qu'il y a quand même encore beaucoup de...
- 49:18J'aime pas trop le terme éducation à faire,
- 49:20mais il y a quand même encore plein de clients.
- 49:21qui font la démarche,
- 49:23qui vont faire les photos,
- 49:23les vidéos,
- 49:24et tu te rends compte six mois après qu'en fait,
- 49:26ils en n'ont pas fait grand-chose.
- 49:28Et ça,
- 49:28c'est un truc que je trouve hyper frustrant,
- 49:30parce que moi,
- 49:30je me tue à leur dire tout le temps,
- 49:32mais là,
- 49:32vous pouvez en servir ici,
- 49:34comme ça,
- 49:34pensez aux déclinaisons,
- 49:35aux choses.
- 49:37Tous ceux qui demandent,
- 49:38tu parlais de certification tout à l'heure,
- 49:40ou de label,
- 49:41quand tu montes ton dossier,
- 49:42c'est toujours mieux.
- 49:42C'est comme quand tu vends ta maison un petit peu,
- 49:45ce ne sont pas les photos qui vont faire la vente,
- 49:48Mais si tu as un beau papier avec des belles...
- 49:52Superficie,
- 49:53des beaux trucs,
- 49:53mais que t'as des photos de merde en face,
- 49:55ta maison,
- 49:55tu vas avoir un peu plus de mal à la vendre.
- 49:57Et c'est un peu pareil quand tu te vends pour avoir un label.
- 50:00une certif.
- 50:01Les certifs,
- 50:02c'est très technique,
- 50:02donc ils regardent bien sûr.
- 50:03Mais en fait,
- 50:04ça ne coûte rien ou pas grand-chose que de mettre toutes les chances de ton côté et avoir des belles photos,
- 50:08des belles vidéos avec.
- 50:09Merci pour vos retours sur mes formats.
- 50:13Je n'ai pas fait d'unanimité,
- 50:14mais j'aurais essayé en tout cas.
- 50:16Dans la prochaine section,
- 50:17je vais vous demander des réponses ultra rapides.
- 50:18Les questions,
- 50:19elles sont inconfortables un peu volontairement.
- 50:22Une phrase,
- 50:23chacun.
- 50:23Ça se passe dans le grill.
- 50:28Qu'est-ce qu'on ne peut pas montrer dans une usine ?
- 50:29plein de choses.
- 50:31On parlait de confidentialité tout à l'heure.
- 50:33Les logos,
- 50:33les projets en cours qui ne sont pas sortis,
- 50:35les machines faits maison.
- 50:36Pour moi,
- 50:36rien.
- 50:37J'étais sûre.
- 50:39Pour moi,
- 50:39rien.
- 50:39C'est dans la tête.
- 50:41Oui.
- 50:41La balance est meilleure à montrer qu'à ne pas montrer.
- 50:44Pour moi,
- 50:44en fait,
- 50:44c'est important de savoir ce que le client ne veut pas montrer ou ne peut pas montrer par rapport à ses engagements envers ses clients,
- 50:49ses fournisseurs.
- 50:51Et du coup,
- 50:51pour nous,
- 50:52de faire jouer le côté créatif et de savoir comment contourner ce truc.
- 50:55Parce que tu vois,
- 50:55quand il y a un produit qui est fabriqué ou il y a un logo ou une...
- 50:59Une finition qui est représentative d'un produit typiquement dans le luxe,
- 51:03dans le textile,
- 51:04etc.
- 51:04On peut ne pas montrer ça,
- 51:05mais montrer comment ils le fabriquent quand même,
- 51:06et mettre les mains devant.
- 51:08Et en fait,
- 51:08du coup,
- 51:08on peut montrer ce qui est en train d'être fait sans dévoiler ce que le client ne veut pas montrer.
- 51:13Moi,
- 51:13je ne pense pas du tout ça.
- 51:15Mais vraiment,
- 51:15je suis à l'opposé du spectre.
- 51:17Moi,
- 51:17j'ai toujours été dans le service,
- 51:18et dans toutes mes boîtes,
- 51:20mes boîtes précédentes,
- 51:21etc.
- 51:22Mes collaborateurs me disaient,
- 51:23« Tu es complètement taré,
- 51:24Raynaut.
- 51:25Tu donnes tous nos secrets. »
- 51:27Et j'expliquais de A à Z comment on allait faire.
- 51:30Et je disais,
- 51:30« Attendez,
- 51:30je vais même vous l'écrire.
- 51:31Ne bougez pas.
- 51:32Comme ça,
- 51:32si vous voulez le faire seul,
- 51:33vous allez le faire.
- 51:34Donc,
- 51:34en 1,
- 51:34vous allez faire ça.
- 51:35En 2,
- 51:35vous allez faire ça.
- 51:36En 3,
- 51:36vous allez faire ça. »
- 51:37Ce qui compte,
- 51:39ce n'est pas comment c'est fait,
- 51:41c'est de faire.
- 51:42On peut tout montrer,
- 51:43même ta machine maison.
- 51:44Pourquoi ?
- 51:45Parce que tu vas...
- 51:46Moi,
- 51:46je me souviens d'un client à moi qui fabrique un truc.
- 51:48Il a des robots extraordinaires.
- 51:50Il m'a dit,
- 51:51« Surtout... »
- 51:52qu'on les montre.
- 51:53Alors que ces robots fonctionnaient avec du plastique recyclé et que toutes les chutes étaient recyclées.
- 51:59Du coup,
- 51:59on ne parle pas de tout ça.
- 52:00Mais putain,
- 52:01le ROI,
- 52:01il est plus fort à montrer.
- 52:03Dans ces cas-là...
- 52:03Mais mes clients vont...
- 52:07Comment dire ?
- 52:07Pardon.
- 52:07Mes concurrents vont me copier mes robots.
- 52:10Et cinq phrases plus tard,
- 52:11il me dit de toute façon,
- 52:12mes concurrents,
- 52:13à chaque fois que j'ai une innovation,
- 52:14six mois après,
- 52:14ils m'ont copié.
- 52:15Quoi qu'il en soit...
- 52:17Donc montre.
- 52:18Enfin,
- 52:19tu vois,
- 52:19voilà.
- 52:19Mais c'est intéressant.
- 52:20Du coup,
- 52:21dans ces cas-là,
- 52:22c'est toi qui es force de conviction auprès de tes clients alors qu'ils vont m'arrêter.
- 52:25Oui et non.
- 52:26Je ne me bats pas contre une culture d'entreprise parce que j'ai un peu de bouteille et je sais qu'il y a des choses…
- 52:33Ce n'est pas la peine.
- 52:34Non,
- 52:34ce n'est pas la peine.
- 52:35Je me souviens d'un fabricant de meubles made in France ou de matelas même,
- 52:39le mec a dit
- 52:40« Moi, j'ai la culture du secret.
- 52:41Au revoir,
- 52:42monsieur. »
- 52:43Oui,
- 52:43mais dans ce cas-là,
- 52:44il n'y a pas de boulot.
- 52:44Non,
- 52:45mais je ne dis pas la phrase numéro 2,
- 52:46si tu veux.
- 52:46je lui dis pas non t'as tort machin non j'ai fini avec ça j'ai fait ça jusqu'à 35 ans que j'ai arrêté non non j'ai dit au revoir monsieur voilà c'est super vous avez raison non je me bats quand on a déjà signé une visite immersive et qu'il me dit ce truc là machin
- 53:03je maquille parfois si tu veux le nom de la machine ou tu vois voilà on s'arrange mais honnêtement si tu me poses je pousse en tout cas à montrer le maximum ouais
- 53:11En fait,
- 53:11vous avez répondu à plein de questions que j'avais mises à fait.
- 53:13Donc,
- 53:14il n'y a pas vraiment de soucis.
- 53:17Est-ce que vous avez déjà eu un projet dont vous étiez hyper fier et dont le client n'a pas voulu derrière ?
- 53:22Oui.
- 53:22Ça fait mal ?
- 53:23Ben ouais.
- 53:24Il y a des grosses boîtes françaises,
- 53:27puisque je connais que les boîtes françaises,
- 53:28du coup.
- 53:29On dirait des administrations,
- 53:32désolé,
- 53:33c'est-à-dire qu'il y a des rouages qui ne servent à rien.
- 53:36des instances de contrôle,
- 53:37de l'instance de contrôle,
- 53:39du machin qui sert à rien.
- 53:41Nous,
- 53:41on est des PME,
- 53:42voire des TPE.
- 53:43On voit vite ces genres de choses.
- 53:45Je signe une visite immersive.
- 53:47On fabrique la visite immersive.
- 53:48Je la vends bien en plus,
- 53:49assez chère et tout.
- 53:51Un des chefs change.
- 53:52Le mec dit,
- 53:53j'aime pas,
- 53:53au revoir.
- 53:54Oh putain,
- 53:55pardon.
- 53:57Point.
- 53:58Mais ça a coûté machin.
- 53:59Non,
- 53:59non,
- 54:00t'as pas compris ou quoi ?
- 54:01J'ai dit j'aime pas.
- 54:01T'as été payé quand même.
- 54:03Non mais moi j'ai été payé.
- 54:04Non,
- 54:04non,
- 54:05non,
- 54:05moi j'ai été payé,
- 54:05tout va bien,
- 54:06etc.
- 54:06C'est n'importe quoi.
- 54:08Je te jure,
- 54:09c'est n'importe quoi.
- 54:10Et puis après,
- 54:12voilà,
- 54:12ouais,
- 54:13donc des changements plutôt politico-positionnements,
- 54:18tu vois,
- 54:19dogmatiques presque.
- 54:21Voir même,
- 54:22je mets ma patte,
- 54:23tu sais,
- 54:23tu connais ça,
- 54:24quand tu demandes l'avis à trois personnes,
- 54:26ils sont obligés de donner des trucs,
- 54:28dans certaines boîtes,
- 54:29du luxe en plus.
- 54:31encore pire,
- 54:33ils sont obligés de donner des trucs négatifs pour exister.
- 54:37Mais vraiment,
- 54:37c'est-à-dire que tu n'aurais pas d'avis,
- 54:40donc tu dis,
- 54:41écoute,
- 54:41non,
- 54:41je pense que c'est abouti.
- 54:44Oh,
- 54:44il est nul.
- 54:45Le nul,
- 54:46il n'a même pas cassé le truc.
- 54:50Des fois,
- 54:50on tombe sur ça.
- 54:51Mon expérience du luxe,
- 54:52c'est une heure de réunion sur une nuance de bleu et pas sur le contenu de l'application.
- 54:54Donc,
- 54:55si tu veux,
- 54:55je vois très bien.
- 54:57Voilà.
- 54:57Moi,
- 54:58j'ai une fille en école de commerce,
- 54:59tu veux,
- 54:59elle a repéré des trucs où la culture d'entreprise,
- 55:02donc je lui ai expliqué qu'il ne fallait pas se battre contre,
- 55:05c'est de faire du mal aux gens.
- 55:07donc imagine sur les fournisseurs externes voilà donc non non quel que soit le produit en fait c'est pas la forme c'est pas le fond c'est la forme moi j'ai eu des projets abandonnés payés ou alors d'autres qui ont l'a fait puis à la toute fin ils nous ont dit ah au fait vous dites jamais que c'est qu'on a bossé ensemble c'est
- 55:28affreux c'est nul moi je préfère être en meute que tout seul alors moi j'ai pas de cas ok
- 55:35où ça a vraiment été avorté,
- 55:37enfin annulé,
- 55:38on va dire,
- 55:39parce que c'est à la marge et c'est une,
- 55:42deux images qui ne vont pas plaire et dans ce cas-là,
- 55:44elles ne sont pas retenues.
- 55:45Alors,
- 55:45ça peut être frustrant pour moi parce qu'effectivement,
- 55:47ça peut être des photos que j'aimais beaucoup,
- 55:48mais qui ne veulent pas retenir pour des raisons X ou Y.
- 55:51Mais en fait,
- 55:51moi,
- 55:51c'est un peu comme toi pour la culture d'entreprise.
- 55:53Je ne me bats pas,
- 55:54sauf si vraiment,
- 55:55je trouve que leur raisonnement n'est pas fondé,
- 55:57mais sinon,
- 55:58c'est comme ça.
- 55:58Ils ont leur sélection.
- 55:59Du coup,
- 55:59tu l'encadres en chez toi si tu l'aimais bien quand même.
- 56:00Non,
- 56:01quand même pas.
- 56:03Tu as le droit de t'en resservir de leurs photos ?
- 56:05Oui.
- 56:05Enfin,
- 56:05je n'ai pas le droit normalement de les revendre,
- 56:07évidemment.
- 56:08Mais par contre,
- 56:09et on le fait souvent pour des expos.
- 56:11En fait,
- 56:12eux,
- 56:12ils ont commandé leur reportage.
- 56:13Et par contre,
- 56:14derrière,
- 56:14avec Global Industrie ou autre,
- 56:16on promonte une expo.
- 56:17On a le droit de s'en servir,
- 56:18par contre,
- 56:18évidemment,
- 56:18sans citer l'entreprise.
- 56:20On touche à la fin de cet épisode.
- 56:22Il ne me reste plus qu'à vous poser mes questions en signature.
- 56:26Si vous étiez ministre de l'Industrie,
- 56:28ce serait quoi votre première mesure ?
- 56:29Dans vos thématiques,
- 56:30évidemment,
- 56:31pour une revalorisation.
- 56:33Alors moi,
- 56:33je ne suis pas trop politique,
- 56:35mais en tout cas,
- 56:36je pense que j'encouragerais à plus de budget pour les territoires,
- 56:40pour valoriser les industries en local.
- 56:43En fait,
- 56:43il y a beaucoup de choses qui sont faites en local et qui sont difficiles à valoriser au national ou à grande échelle.
- 56:49Et je pense qu'il faut commencer par les territoires en mettant plus de budget.
- 56:52On le fait déjà avec des syndicats ou avec des régions,
- 56:55des départements.
- 56:57Ce serait dans cet axe-là,
- 56:58en tout cas.
- 56:59Territoire,
- 56:59très bien.
- 57:00Oui,
- 57:00moi,
- 57:00je soutiendrai les filières stratégiques.
- 57:04industriels qui produisent réellement en France.
- 57:07On n'en a pas parlé,
- 57:08mais je veux faire une aparté sur Origine France Garantie,
- 57:12qui est quand même la marque,
- 57:13la certification des produits fabriqués en France.
- 57:17Et il est grand temps que ce soit réellement pris en considération.
- 57:22La fabrication faite en France et la fabrication faite pas en France,
- 57:26c'est pas la même chose.
- 57:28Notre modèle social est fait par des travailleurs qui fabriquent et qui...
- 57:32sont de droit français.
- 57:35C'est donc pas pareil.
- 57:36Je suis désolé pour les très grandes entreprises françaises qui produisent des objets roulants parfois,
- 57:42pas fabriqués en France.
- 57:43C'est pas pareil que quand la chaîne de production est en France.
- 57:47Donc nos gouvernants doivent les soutenir.
- 57:50Si le coût du travail est trop important,
- 57:52travailler sur ce sujet.
- 57:53Bon,
- 57:53j'ai 10 milliards de mesures,
- 57:54mais tu m'en as demandé une.
- 57:56Mais la première,
- 57:57c'est celle-là,
- 57:57et c'est une priorité.
- 57:59On ne peut pas parler de souveraineté comme ça à tort et à travers.
- 58:03100%
- 58:03des 32 candidats,
- 58:0432 candidats,
- 58:05aux élections présidentielles parlent de souveraineté,
- 58:08j'aimerais bien savoir comment ils vont s'y prendre pour de vrai.
- 58:11À part de mettre un mot...
- 58:12Voilà.
- 58:14Donc,
- 58:15s'ils veulent des idées,
- 58:16on est là.
- 58:16On leur donne des idées,
- 58:17on les nourrit de solutions implémentables.
- 58:20Très bien.
- 58:21Quel conseil vous donneriez avant votre prise des décisions de montrer l'industrie par la photo,
- 58:27par la vidéo,
- 58:28avec l'expérience que vous avez maintenant,
- 58:30peut-être
- 58:30Vous n'avez pas le droit de vous dire ce qui va se passer,
- 58:32évidemment,
- 58:33mais peut-être un mot d'ordre pour vous guider sur les années qui viennent.
- 58:39C'est-à-dire quand on s'est lancé ?
- 58:41Oui,
- 58:41quelque chose que tu te dirais avec ton regard de maintenant,
- 58:43mais à toi quand tu t'es lancé.
- 58:45Bon,
- 58:46c'est un peu bateau,
- 58:47mais je dirais de rien lâcher.
- 58:49Je pense qu'à un moment donné,
- 58:50quand tu travailles seul et que tu te lances dans un secteur un peu de niche comme ça,
- 58:54il ne faut vraiment rien lâcher.
- 58:56Dans les métiers passions,
- 58:56tu n'as pas le choix.
- 59:00Moi,
- 59:00je dirais,
- 59:02seuls ta passion et ton engagement ne suffiront pas.
- 59:08Il faudra vraiment te battre,
- 59:11nouer des contacts de partout et être sur le terrain plus que ce que tu penses que tu vas être.
- 59:19Ok.
- 59:21C'est quoi pour vous,
- 59:21oser l'efficacité ?
- 59:23Je reviens un petit peu à ce que j'ai dit tout à l'heure,
- 59:24mais c'est vraiment mettre le pied à l'étrier.
- 59:26Dans oser,
- 59:27il y a faire pour moi,
- 59:28et faire,
- 59:29c'est pas un cap facile à franchir pour tout le monde,
- 59:33donc je pense qu'il faut mettre le pied à l'étrier.
- 59:36Moi,
- 59:37oser l'efficacité,
- 59:38c'est une de mes trois valeurs.
- 59:40Je n'ai que trois valeurs.
- 59:43J'ai hyper travaillé le sujet,
- 59:44donc c'est engagement,
- 59:46efficacité et créativité.
- 59:48Donc oser l'efficacité,
- 59:49je vois très bien ce que ça veut dire.
- 59:51J'enlèverais tellement oser.
- 59:52C'est-à-dire qu'il n'y a tellement pas le choix que d'être efficace.
- 59:56Donc,
- 59:56il ne faut même pas oser.
- 59:57Ce n'est même pas est-ce que j'ose.
- 59:59C'est oser l'efficacité,
- 1:00:00grand 1.
- 1:00:02Je fais des choses pour avoir du résultat.
- 1:00:05En fait,
- 1:00:05en France,
- 1:00:06on s'excuse quand on gagne.
- 1:00:08On s'excuse quand on fait des choses positives.
- 1:00:12Enfin,
- 1:00:13c'est hallucinant.
- 1:00:14Chiffre d'affaires pour une entreprise,
- 1:00:15c'est important.
- 1:00:17Sinon,
- 1:00:17elle meurt.
- 1:00:18Résultat,
- 1:00:19c'est important.
- 1:00:20Sinon,
- 1:00:20elle meurt.
- 1:00:21enfin je veux dire
- 1:00:22Donc forcément,
- 1:00:23on fait des trucs efficaces.
- 1:00:24Moi,
- 1:00:25je ferais des photos,
- 1:00:26pas par plaisir.
- 1:00:27Enfin,
- 1:00:28peut-être dans mon hobby.
- 1:00:29Mais si j'avais une entreprise qui méritait d'être montrée avec des belles photos,
- 1:00:34etc.,
- 1:00:35c'est parce que j'aurais calculél'efficacité liée à cette chose-là.
- 1:00:40Tu vois ?
- 1:00:41Et en fait,
- 1:00:42l'efficacité,
- 1:00:42elle doit être partout.
- 1:00:44Tout le temps,
- 1:00:44partout.
- 1:00:45Ce n'est pas un choix.
- 1:00:47Enfin,
- 1:00:47c'est un prisme.
- 1:00:49Tu prêches une convaincue ? Moi, je ne voulais juste pas... brusquer l'audience, mais on est d'accord. Il faut être efficace maintenant, avant de l'être, oser l'être. Très bien. Comment on vous contacte, comment on travaille avec vous ?
- 1:01:01LinkedIn,
- 1:01:02je suis assez présent sur LinkedIn,
- 1:01:03et puis après,
- 1:01:03Reportages-Metiers.fr,
- 1:01:05découvrir déjà les travaux que j'ai fait pour d'autres,
- 1:01:09mon univers,
- 1:01:10et voilà.
- 1:01:11Je mets ça dans la description.
- 1:01:12Très bien.
- 1:01:13Pareil,
- 1:01:13sur LinkedIn,
- 1:01:14Raynaut Escorbiac,
- 1:01:16Inersio,
- 1:01:17j'encourage tout le monde à aller sur franceimmersive.com
- 1:01:20déjà pour réaliser plusieurs visites de savoir-faire.
- 1:01:24Vous allez tous voir qu'on fabrique encore des trucs formidables en France.
- 1:01:28Et en plus,
- 1:01:28ce n'est pas exhaustif,
- 1:01:29bien sûr.
- 1:01:30Voilà,
- 1:01:30donc on vous contacte et puis avec grand plaisir.
- 1:01:33Je vous laisse le mot de la fin.
- 1:01:34Une idée clé à retenir de cet épisode.
- 1:01:36Ouvrez grand les portes de vos usines,
- 1:01:38vous serez plus forts.
- 1:01:39Travaillez les briefs.
- 1:01:42Ça me va très bien.
- 1:01:43Je vous remercie.
- 1:01:44Merci d'avoir été avec moi pour cet épisode d'oser l'efficacité.
- 1:01:48Je vous retrouve dans deux semaines pour une nouvelle vidéo.
- 1:01:50La première chose avant de partir,
- 1:01:52c'est de s'abonner parce que c'est le meilleur moyen de ne pas rater la suivante.
- 1:01:56Et la deuxième chose importante,
- 1:01:58c'est d'oser l'efficacité.