Latest / Robert Werner lit les poètes

Laisse-moi, Gérard de Nerval
Non, laisse-moi, je t'en supplie ;En vain, si jeune et si jolie,Tu voudrais ranimer mon coeur :Ne vois-tu pas, à ma tristesse,Que mon front pâle et sans jeunesseNe doit plus sourire au bonheur ?Quand l'hiver aux froides haleinesDes fleurs qui brillent dans nos plainesGlace le sein épanoui,Qui peut rendre à la feuille morteSes parfums que la brise emporteEt son éclat évanoui !Oh ! si je t'avais rencontréeAlors que mon âme enivréePalpitait de vie et d'amours,Avec quel transport, quel délireJ'aurais accueilli ton sourireDont le charme eût nourri mes jours.Mais à présent…
The skinny
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