Latest / Parler comme les Français / Les canicules de plus en plus nombreuses et meurtrières en France et en Europe et partout dans le monde
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- 0:00SPEAKER_00: Bonjour à tous, aujourd'hui je voudrais vous parler d'un phénomène qui devient de plus en plus fréquent et très préoccupant, la canicule.
- 0:10SPEAKER_00: En ce moment, en Europe et en France particulièrement, il y a une canicule qui dure depuis quelques jours et qui va continuer jusqu'au week-end.
- 0:18SPEAKER_00: Et même si au week-end, on estime que ce sera peut-être la fin, qu'il y aura peut-être de la pluie ou quelque chose qui va refroidir les températures, malheureusement, il faut penser que ce phénomène va se reproduire de plus en plus.
- 0:33SPEAKER_00: Et donc, je voudrais parler de quelque chose qui me préoccupe en particulier parce que C'est malheureusement une constatation de voir que beaucoup de gens disent« Ah bon, on a déjà eu des canicules».
- 0:49SPEAKER_00: Celle que nous avons en ce moment en France ressemble à celle que nous avons eue en 2003 qui a été fatale pour 15 000 personnes.
- 1:02SPEAKER_00: Le pays n'était pas préparé, le gouvernement non plus.
- 1:06SPEAKER_00: Le gouvernement était en vacances, c'était en juillet.
- 1:11SPEAKER_00: Et donc il a fallu attendre je ne sais combien de temps, beaucoup de morts, pour que les hôpitaux aient un peu de soutien, on va dire, et d'aide, et les soignants en général, et que les gens...
- 1:25SPEAKER_00: puissent être secourues.
- 1:28SPEAKER_00: Parce qu'en fait, les gens sont morts, la plupart des gens étaient évidemment des gens vulnérables, des gens plus âgés ou des gens jeunes, des gens dans des situations difficiles ou avec des conditions médicales difficiles.
- 1:44SPEAKER_00: Donc, il y avait des raisons pour beaucoup de gens, mais il y avait surtout un manque de préparation totale.
- 1:51SPEAKER_00: Or, aujourd'hui, nous sommes quand même 23 ans plus tard.
- 1:56SPEAKER_00: Le pays n'est toujours pas prêt, n'est toujours pas prêt ni équipé pour éviter les catastrophes.
- 2:08SPEAKER_00: Les gens sont tous dans les rues en train d'essayer de trouver un peu d'air frais.
- 2:16SPEAKER_00: Des fontaines se baignant dans les rivières.
- 2:19SPEAKER_00: Il y a eu des noyades dans les appartements.
- 2:22SPEAKER_00: C'est intenable dans les grandes villes particulièrement qui sont touchées.
- 2:27SPEAKER_00: Je dirais les deux tiers du pays sont très touchés avec des températures qui oscillent entre 104 et 110.
- 2:37SPEAKER_00: Le pic Des températures devraient être aujourd'hui, mais la canicule se poursuit jusqu'à la fin de la semaine.
- 2:47SPEAKER_00: Et que fait le gouvernement
- 0:00UNKNOWN: ?
- 2:48SPEAKER_00: Et c'est là que ma préoccupation se situe plus particulièrement.
- 2:54SPEAKER_00: Eh bien, le gouvernement est dans le déni.
- 2:57SPEAKER_00: C'est-à-dire qu'il donne des conseils.
- 3:01SPEAKER_00: Il donne des conseils comme on en a donné au moment du Covid-19.
- 3:05SPEAKER_00: Voilà, ne restez pas dehors, protégez-vous de la chaleur, buvez beaucoup et pour finir, on se tourne évidemment vers les solutions, achetez des climatiseurs ou des ventilateurs, essayez de vous protéger.
- 3:25SPEAKER_00: de la chaleur pour pouvoir dormir la nuit.
- 3:29SPEAKER_00: Ça n'est pas suffisant.
- 3:32SPEAKER_00: Ce sont des solutions à court terme.
- 3:38SPEAKER_00: Les gens malheureusement devraient être équipés, même si la climatisation, on le sait, pour des questions environnementales n'est pas une solution, puisque ça aggrave les problèmes de changement climatique et de réchauffement climatique surtout.
- 3:58SPEAKER_00: Donc on a un gouvernement là encore une fois qui ignore totalement que le discours à tenir devrait être un discours de fond.
- 4:09SPEAKER_00: On devrait parler des problèmes fondamentaux qui sont de complètement repenser la situation, repenser l'organisation de la société et des activités qui contribuent à cette pollution et au changement climatique.
- 4:25SPEAKER_00: On n'entend pas parler du tout ou très peu de décroissance, de sobriété de réduction il y a des efforts faits bien entendu il y a des gens des voix qu'on entend par ci par là comme Piketty qui a produit un rapport proposant une redistribution des richesses pour éviter la surproduction et donc l'aggravation des problèmes.
- 5:00SPEAKER_00: On ne veut pas entendre parler de cela parce que ça paraît comme un raisonnement complètement utopique, bien entendu.
- 5:08SPEAKER_00: On ne veut pas, le gouvernement je veux dire, on ne veut pas penser à des choses qui seraient trop gênantes et qui poserait problème à nos sacro-saints systèmes économiques, sociaux, politiques.
- 5:32SPEAKER_00: Donc on est dans une impasse, il faut le dire.
- 5:34SPEAKER_00: La France souffre terriblement.
- 5:36SPEAKER_00: On n'a pas encore compté les morts, mais il va y en avoir beaucoup.
- 5:42SPEAKER_00: Parce que dans les grandes villes, il y a encore des tas de gens qui vivent seuls déjà.
- 5:46SPEAKER_00: Des gens plus âgés qui sont seuls et dont on ne se préoccupe pas parce qu'ils sont seuls, donc on ne va pas les voir.
- 5:56SPEAKER_00: Les sans-abri qui, eux, vivent sous des tentes dans la rue, à Paris, comme à Lyon, comme ailleurs, comme dans les grandes villes en général, eh bien, ces gens-là sont encore plus touchés, bien entendu.
- 6:09SPEAKER_00: Parce que, bon, la seule solution qu'ils aient, S'il y a une fontaine, c'est de plonger dedans.
- 6:21SPEAKER_00: Donc les gouvernements n'ont pas du tout, ou le gouvernement en l'occurrence, n'a pas du tout...
- 6:32SPEAKER_00: alerter la population et ne pense pas du tout à un programme.
- 6:36SPEAKER_00: Il y a des programmes, bien sûr, pour l'environnement.
- 6:39SPEAKER_00: Il y a des gens qui réfléchissent.
- 6:40SPEAKER_00: Il y a un ministère de l'environnement.
- 6:43SPEAKER_00: Mais quand va-t-on commencer à prendre des mesures qui sont significatives et qui permettent de, je ne dis pas de renverser la vapeur, c'est un mauvais jeu de mots, mais qui permettraient au moins de ralentir et peut-être d'espacer ces phénomènes caniculaires.
- 7:02SPEAKER_00: Bon, dites-moi ce que vous en pensez, c'est une situation dramatique.
- 7:07SPEAKER_00: Ici, on la vit, au Texas en tout cas, et dans le sud en général, et même dans les grandes villes de la côte est, on la vit mieux parce que tout le pays est équipé en climatisation, même si ça n'est pas bon, évidemment, pour le climat.
- 7:25SPEAKER_00: Dites-moi ce que vous en pensez.
- 7:27SPEAKER_00: Dites-moi si vous êtes aussi préoccupé que moi.
- 7:32SPEAKER_00: À bientôt.