Latest / Cap sur Ikigai / 6 mois de podcast - Rediffusion épisode 1
Transcript
- violaine: Bonjour et bienvenue sur le podcast de Cap sur Ikigai. Je suis Violène Capet, spécialisée dans l'accompagnement des crises de sens existentielles dans le monde professionnel. À qui ai-je décidé de vendre mon temps ? À quoi est-ce que je contribue ? Réussir ma vie, veut dire quoi au juste ? Que puis-je réaliser, transmettre, explorer, révéler qui me ressemble et qui puisse faire avancer le monde à mon échelle ? Et comment faire de cela un métier dont je peux vivre ? Si vous tournez en rond dans votre job, si le sens de votre vie vous obsède, si vous avez des convictions à revendre, des priorités humaines non négociables et si votre besoin de vous sentir utile est plus fort que tout, et bien ce podcast est vraiment pour vous. Omepro, je donne la voix à ceux qui sont partis sur la route de leur itygaï pour retrouver une fidélité à eux-mêmes. Ici, vous entendrez leurs peurs, leurs moments d'adrénaline, leurs coups de déprime. et leur nouvelle respiration, puissent-ils vous entraîner dans leur élan et vous permettre de retrouver le vôtre ? Bonjour, je suis Violène Capet et j'ai la joie de t'annoncer que mon podcast Capsule Ikigai va enfin sortir. Pourquoi ce podcast ? Et bien pour inspirer tous ceux qui souffrent encore au travail, qui s'y épuisent, s'y perdent ou s'y ennuient mortellement, à gagner leur vie comme s'ils pouvaient la perdre, pour enrichir ou nourrir des personnes ou enfin des causes, qui ne leur ressemblent pas, qui sont complètement contraires à leur valeur. En donnant le micro à toutes les personnes que j'ai accompagnées vers leur équigaille, j'aimerais créer un espace dans lequel il devient possible d'oser se dire « ma vie professionnelle mérite d'être vivante, pas seulement utile ou rentable, mais vivante, même vibrante ». Bien sûr, on a le droit de douter, on a le droit d'avoir peur de quitter sa cage dorée, ça m'est arrivé. Mais on a surtout le devoir, enfin c'est mon point de vue, de... mettre en œuvre pour ne pas passer à côté de sa vie. Car on sait le prix fort que l'on paie à se trahir. Mon postulat c'est que nous sommes tous uniques et que nous avons donc tous une manière originale de contribuer au monde, d'aligner cette part de nous avec un projet professionnel que l'on a envie de faire grandir. Pour mieux comprendre la profondeur de ce qui m'anime vraiment, je pense que c'est bien que je me présente. Depuis toute petite, je suis habité par le désir de participer à un effort qui me dépasse, un projet qui m'inspire autant qu'il donne du sens à notre humanité et donc à ma vie. Enfant puis jeune adulte, je rêvais à la mission, à l'aventure qui serait la mienne, à l'issue d'études qui devaient nourrir ma vocation. Au cinéma, je me propulsais depuis mon siège de spectateur sur l'écran géant d'une salle de cinéma qui aurait fait de moi une résistante habile dans l'art de faire sauter les trains de notre monde moderne. passais beaucoup de temps à m'interroger sur mon engagement, sur ma capacité à me rendre utile pour telle ou telle tout en chantonnant « We are the world », « Les yeux mouillés », ou en repositionnant le pins de Touche pas à mon pote » de ma veste Angeline. Mes préoccupations n'avaient souvent que très peu à voir avec celles des adolescents de mon âge. Je m'inquiétais de savoir quelle pouvait être la lecture philosophico-géopolitico-pacifiste de Gandhi à l'aube des premiers scuds de lancers sur le pays de Saddam Hussein. Je ducertais sur le caractère christique de Nelson Mandela à Robben Highland lequel ne bénéficiait pas lui de la garantie, fils de Dieu. Et je finissais par me cogner au mur du studio dans lequel était tourné MyVie Monotone à l'instar de Truman et de son film éponyme. Je concevais le monde des adultes comme une immense fenêtre ouverte sur l'horizon des possibles, mais peuplée de personnes usées, voire désadusées. Je vivais dans celui d'une enfance trop raisonnable pour contenir une imagination fertile, pour ne pas dire débordante, jugée parfois encombrante pour l'infrastructure éducative française. Baloté entre demandes, j'avais ce qu'il est communément convenu d'appeler un problème de place sur cette terre, lequel m'a suivi durant toute ma vie d'étudiante et de salarié. Avocate, je me suis d'abord engagée avec élan auprès d'un député, d'un maire, d'un député-maire, d'un ministre, de magistrat au siège, au parquet puis auprès du président d'une mutuelle à divers postes dans une entreprise. À chaque fois, j'ai proposé mon intelligence, ma créativité, ma vision. Pour faire court, le schéma était souvent le même. Mon premier élan était plein d'espoir, mes propositions plutôt bien accueillies. J'explorais et j'apprenais les règles du jeu d'un nouvel univers. Puis invariablement, je me sentais comme trop à l'étroit, contrainte de travailler dans un cadre trop restreint, trop rigide, trop peu ambitieux, trop gris pour me donner envie d'aller bosser le matin. Je passais alors invariablement par une crise de diplômité aiguë. Un MBL, l'école de guerre économique, par signes, un DUOCHU, par l'art, entre deux formations en mindfulness pour canaliser un cerveau en mode popcorn dans le mi-ronde. Avec le recul, si je réussissais merveilleusement à m'intégrer en apparence, je me rappelle que je dépensais aussi beaucoup d'énergie à contenir ma déception face au dysfonctionnement, aux incohérences, aux injustices que je rencontrais trop souvent. Non pas seulement pour moi, mais pour tous ceux qui ne maîtrisaient pas forcément les codes. Heureusement, ma curiosité, les voyages, les rencontres, la puissance de l'amitié que je considère aussi importante que l'amour, mon combat pour l'esprit de tolérance, mon féminisme naissant, enfin ma vie de maman très chanceuse, et on ne peut plus combler mon permis de tenir... ⁓ bien un temps. Parce que progressivement, la confusion des moyens et des fins, les sans-peternelles jeux de pouvoir, la suprématie des codes sociaux de l'entreprise sur les compétences avérées des salariés, les... Tradiction constante et croissante entre les valeurs revendiquées et leur concrète mise en œuvre dans la réalité. L'incapacité des dirigeants à s'interroger sur le sens profond donné à l'action individuelle ou collective. On finit par me faire vaciller. J'ai fait une crise de sens. Une thérapie et quelques tests plus tard, quelques étiquettes plus tard aussi. J'ai compris que j'étais une multipotentialiste, idéaliste, HP au profil complexe. avec un vrai cerveau en popcorn qui s'ennuie très vite. Un tableau pas très glamour pour une jeune fille bien rangée dans un monde bien ordonné, mais très pertinent pour accompagner la réflexion de ceux qui souhaitent créer les conditions d'une vie plus riche de sens. Jusqu'au jour où je suis tombée sur la notion d'Ikigai très peu connue en France à l'époque, laquelle correspond à notre raison d'être sur cette terre, à ce qui nous donne envie de nous lever chaque matin. Notre ikigai, pour les japonais de l'archipel d'Okinawa, c'est l'exact point de rencontre entre quatre facettes de nous-mêmes qui, culturellement, se contredisent entre elles, enfin, pour nous en Occident. L'ikigai est un équilibre de vie puisqu'il est précisément le point de rencontre entre ce pour quoi nous sommes doués, ce avec quoi nous prenons du plaisir, ce qui est utile au monde et la valeur que nous décidons de créer. Cette découverte m'a littéralement bouleversée, car c'est ce que j'avais toujours recherché sans savoir que cela existait. coincé entre mon désir de reprendre ma liberté et ma peur de ne pas pouvoir vivre de mon projet, je me suis mise au travail pour clarifier qui, de ces deux forces opposées, je souhaitais écouter. Cette aventure m'a tellement éprouvée et épanouie que finalement c'était là devant moi, mon Nikigai, c'était de faire sauter les trains des croyances encore bien ancrées au XXIe siècle selon lesquels il faudrait trop souvent choisir entre un job bien payé qui fait exister le bon élève en nous devenu salarié qui vend son temps de vie au travail ou un job passion, qui nous rapporte en francs-sisous. Mon postulat ? Il existe une troisième voie. Celle de construire un travail que l'on choisit ou que l'on crée intimement, parce que celui-ci nous permet de créer de la valeur telle que nous sommes. Mais aussi de concevoir une activité qui serait au service de notre vie et pas l'inverse. Ce podcast, je l'ai voulu sans tabou. Pas de vernis, pas de posture. On va parler vrai. Parce que se réinventer, c'est une démarche sérieuse et exigeante. Parce que créer de sa propre valeur, se fait ni en un clic, ni avec une formule magique. Et surtout parce que je suis profondément en désaccord avec les discours qui vendent du rêve sans accompagner la réalité. Ici pas de promesses creuses, juste des histoires vraies et une invitation à construire un projet sérieux, durable, incarné. Dans ce podcast, je souhaite donc ouvrir les coulisses. Je veux qu'on puisse entendre les doutes, les hésitations, les peurs, mais aussi les prises de conscience, les élan, les premières victoires. C'est ce que vous entendrez dans chaque épisode, des récits honnêtes, des récits de transition, de quête de sens, de transformation. Mon travail, c'est d'aider chacun à reprendre le pouvoir sur sa manière à soi de voir le monde et de considérer la valeur. Et dans cette déconstruction, très souvent on rencontre un mur, celui de l'inversion des valeurs. Aujourd'hui, on récompense souvent mieux ceux qui nourrissent la société de consommation pendant que la valeur humaine fraternelle, elle, elle est souvent invisibilisée voire méprisée. Mon engagement, c'est d'aider à bâtir un projet intelligent dans lequel la création de valeurs économiques et le projet de cœur puissent coexister, puissent se nourrir et puissent trouver un juste équilibre. Avant de conclure ce premier épisode, il me semble important, vital même, de replacer tout ce qu'on vient de se dire dans un contexte plus global, plus mondial, celui dans lequel on vit. Parce que rechercher son ikigai, ce n'est pas juste une quête intérieure, ce n'est pas juste une démarche non briliste, égocentrée, en mode de développement personnel. C'est une manière de se poser la question, qu'est-ce que je peux, apporter au monde tel qu'il est aujourd'hui. Et ce monde, ⁓ bien je vais être franche, il nous fait souvent peur, il nous attriste, il nous enrage parfois. Si l'on s'attache à la montée des violences, de l'explosion, de la polarisation, si l'on sent des idées que nous croyions révolues, revenir à pâfétrer, puis marcher au pas, des droits fondamentaux remis en question, des frontières qui se ferment, des discours de haine qui deviennent banales. Je comprends qu'il y ait de quoi hésiter. Et puis il y a la planète, la biodiversité qui s'effondre, les équilibres fragiles qui s'éteignent en silence. Chaque jour, des écosystèmes disparaissent et avec eux un peu de notre humanité. Alors oui, on pourrait désespérer. Oui, on pourrait baisser les bras. On pourrait se dire que tout ça finalement ça nous dépasse. Mais ce serait oublier une chose essentielle. Le monde ne change pas d'un coup. Il change quand chacun d'entre nous se décide à prendre sa part. Et c'est exactement pour ça que je crois que c'est important de gagner. Parce que chercher son ikigai c'est chercher comment être utile à sa manière. C'est arrêter d'attendre les grands soirs ou mettre tout son espoir dans un super héros. C'est comprendre que notre petite action, si elle est alignée, si elle est portée avec sincérité et si elle rencontre celle d'autres personnes qui sont dans cette même intention, ça peut finir par avoir un impact réel. Parce que autour de moi, je vois beaucoup de gens se lever. Créer des lieux, des écoles, des coopératives, réinventer le travail, la solidarité, l'économie, imaginer d'autres manières de vivre ensemble, de consommer et de transmettre. Ces initiatives sont souvent discrètes, mais elles poussent. comme des graines dans le béton. Et c'est à nous de les voir, de les écouter, de s'en inspirer. Parce que les lents, ça se partage. Alors si vous ressentez parfois de la colère, de la tristesse ou de l'impuissance, je veux vous dire que ce sentiment, loin d'être une faiblesse, ⁓ bien c'est une boussole. Un appel, un indice pour vous qu'il est temps de vous remettre en chemin. Peut-être que votre place, c'est pas tout changer en tout cas, pas tout tout d'un coup, mais de faire votre part, à votre façon, avec vos mots, avec votre voix, avec votre énergie. C'est ça pour moi le vrai courage. Passez-lui de monter sur les barricades et puis de s'en retourner à sa petite vie d'avant. C'est vraiment celui de vivre en cohérence, chaque jour, dans ses choix, dans sa vie professionnelle. dans ses amours, dans ses relations. Ce podcast, Capsule Ikigai, c'est ma manière à moi de contribuer, de redonner de la voix à celles et ceux qu'on entend trop peu, qui se sont mis en route à leur manière. Pour moi, ce sont des héros du quotidien qui choisissent l'alignement malgré les doutes, malgré les peurs, et qui forment désormais aujourd'hui la tribu Ikigai. Cette même tribu qui sera là pour toi, pour t'aider dans ton cheminement. Alors je t'invite à rester avec nous, à écouter les épisodes à venir, à rencontrer ces voix inspirantes et à t'autoriser toi aussi à chercher ta juste place. Pas pour être parfait, pas pour être exemplaire, mais pour être vivant et debout. Merci de m'avoir écouté, merci d'être là et merci de faire partie de ceux qui, même dans la tempête, choisissent la lumière. À très bientôt dans Capsule Ikigai. Ce podcast, je l'ai créé pour celles et ceux qui ont a priori, lié aux yeux de leurs proches, suivi le bon chemin, mais qui souffrent pourtant à l'intérieur d'être à côté d'eux-mêmes. De ne pas avoir eu l'occasion de nourrir et de faire grandir cette petite musique qui murmure au fond d'eux. Le travail, c'est pas loin de 100 000 heures dans une vie. Le temps qu'il faut pour imaginer, créer et développer un projet qui te ressemble, au sein duquel tu pourras prendre ta place pour y faire vivre tes valeurs, tes convictions et ton envie d'être au monde. Pour t'entraîner dans cet élan, pense à t'abonner. Deux fois par mois, tu y trouveras un peu d'inspiration pour penser ton envie d'entreprendre cette fois ta vie à toi. Ce podcast a été imaginé, créé et animé par Violene Capet. Et il a été monté, orchestré et développé par Anaïs Keffirus.