Latest / Africa Fashion Tour / Marc Konan, directeur de Cofina Services France
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- 0:00on a participé au financement d'un créateur de mode qui est en train,
- 0:04d'origine camerounaise,
- 0:06qui est en train de s'installer en Côte d'Ivoire.
- 0:09La personne,
- 0:10je ne pourrais pas le citer là,
- 0:12mais la personne avait besoin de s'installer dans un centre commercial en Côte d'Ivoire et avait besoin d'un fonds de roulement pour tout ce qui concerne ses loyers et autres pour s'installer dans ce centre commercial.
- 0:26Dites-le toi que la semaine dernière,
- 0:28je lui ai donné l'eau.
- 0:29OK sur un financement.
- 0:31C'est vrai que ce n'est pas des montants qui sont énormes,
- 0:34mais pour démarrer,
- 0:35pour quelqu'un qui démarre,
- 0:36c'est déjà très bien.
- 0:37Il démarre avec un financement de 15 000 euros.
- 0:43Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:46Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et à la rencontre d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 0:56Je vous invite à voyager à Abidjan.
- 0:58Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:02responsables et ambitieux.
- 1:04Au fil des interviews,
- 1:05je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:13Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du booboo et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:19de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:24C'est aussi une opportunité de découvrir des business models
- 1:27Made in Africa,
- 1:28Ethic et Perform.
- 1:31Je suis Ramata Diallo.
- 1:32Je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes.
- 1:35Je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:38J'accompagne les dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:42En 2017,
- 1:43j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:46Et depuis,
- 1:46je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de celles et ceux qui font la mode en Afrique.
- 1:53Au-delà de la mode,
- 1:53je m'intéresse aussi
- 1:57africains.
- 1:58Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:07Aujourd'hui,
- 2:07je suis en compagnie de Marc Conant.
- 2:09Marc est le directeur général de Ausha Service France,
- 2:12une structure dont la mission est d'accompagner les diasporas africaines dans leur projet de retour au pays.
- 2:18Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous parler de son parcours et des trajectoires de ce que l'on appelle les repates.
- 2:24Bienvenue Marc,
- 2:25comment vas-tu ?
- 2:26Bonjour Ramatha,
- 2:27bonjour à tous les auditeurs et en ce début d'année je vous souhaite vraiment beaucoup d'amour à partager,
- 2:33à donner,
- 2:33à chérir car l'amour est tout.
- 2:36Ramatha,
- 2:37merci pour ton invitation,
- 2:38je vais très bien et je suis content d'être là aujourd'hui.
- 2:42Écoute,
- 2:42merci,
- 2:43c'est à mon tour de te retourner ces voeux de bonne année puisqu'effectivement on enregistre cet épisode en début d'année.
- 2:50Écoute,
- 2:51on va commencer cette interview comme je le fais toujours,
- 2:53je vais te demander de te présenter.
- 2:55Ramata,
- 2:56il n'y a pas grand-chose à dire sur moi.
- 2:58Je suis
- 2:59Ivoirien d'origine.
- 3:01J'ai fait mes études dans le sud de la France,
- 3:05en
- 3:05Toulouse, avant d'aller en école de commerce à Dijon.
- 3:09J'ai eu la chance de faire une année de césure à Carleton University au Canada.
- 3:15Après mon diplôme à l'ESC Dijon,
- 3:18je suis rentré en Côte d'Ivoire où j'ai travaillé pendant
- 3:214 ans en cabinet d'audit et de conseil.
- 3:24donc le cabinet Mazars.
- 3:26Malheureusement pour moi,
- 3:29en Côte d'Ivoire,
- 3:29on a eu une crise que j'ai mal vécue avec les couvre-feux et beaucoup de choses qui ne me paraissaient pas normales pour quelqu'un de
- 3:3924 ans.
- 3:40Alors je suis expatrié au Ghana.
- 3:44J'ai vécu pendant 5 ans au Ghana où j'ai eu la chance de monter une petite entreprise,
- 3:49une deuxième,
- 3:50que ça se déroulait plutôt bien.
- 3:52Et au Ghana,
- 3:53j'ai rencontré mon épouse qui n'était pas du Ghana et pas de la Côte d'Ivoire.
- 3:57Et on s'est dit tiens,
- 3:59le Ghana c'est ni chez moi ni chez toi,
- 4:00qu'est-ce qu'on fait ?
- 4:02Et je suis revenu en France en 2008 et depuis je suis installé ici et je me suis mis au service de nos diasporas.
- 4:09Très bien,
- 4:10merci pour cette présentation.
- 4:13Je vais me permettre de revenir sur quelques éléments.
- 4:17tu as d'abord travaillé dans un cabinet d'audit et de conseil et ensuite,
- 4:22tu as décidé de te mettre à ton compte.
- 4:24En fait,
- 4:24tu as remonté ta propre structure.
- 4:26Est-ce que pour toi,
- 4:27le fait d'être entrepreneur,
- 4:30de monter ta propre entreprise,
- 4:33c'était quelque chose que tu avais toujours eu en tête ou pas ?
- 4:39Je pense que ça a été plus par opportunisme.
- 4:45J'étais auditeur.
- 4:46Et le métier d'audit,
- 4:48ça nous permettait de voir.
- 4:50Plein d'aspects dans l'entreprise,
- 4:52que ce soit la compta pure,
- 4:54le conseil,
- 4:56aussi les relations avec les clients.
- 4:58Et quand j'ai dû m'installer au Ghana,
- 5:01pays anglophone,
- 5:02je venais d'un environnement francophone,
- 5:04je t'avoue,
- 5:04aller chercher un emploi me paraissait un peu difficile.
- 5:08Donc tout de suite,
- 5:09je me suis rapproché de personnes qui travaillaient dans le domaine des détergents.
- 5:15C'était des chimistes juste sortis d'école.
- 5:18Il m'a expliqué que faire du savon,
- 5:20c'était quelque chose de très facile à faire.
- 5:23Alors on s'est lancé ensemble comme des petits gars à fabriquer du savon dans un garage.
- 5:33Heureusement pour moi,
- 5:33on a rapidement rencontré toute la communauté francophone au Ghana.
- 5:38Donc des personnes qui tenaient des restaurants,
- 5:41des hôtels.
- 5:43J'ai rencontré rapidement le responsable du groupe Accor au Ghana.
- 5:47ce qui nous a permis de vendre nos savons dans le groupe Accor.
- 5:51Une fois qu'on rentre dans le groupe Accor,
- 5:53tous les hôtels de l'environnement disent « Ah,
- 5:57il y a une nouvelle boîte qui est venue,
- 5:59essayons » .
- 5:59Donc on a rencontré tous les dirigeants des hôtels,
- 6:01on vendait nos savons partout.
- 6:04Et avec cette connaissance des hôtels,
- 6:05des restaurants,
- 6:06des bars qui étaient déjà nos clients,
- 6:09on a monté en plus un journal gratuit qui s'appelait Enjoy Acra,
- 6:13qui permettait aux nouveaux arrivants au Ghana
- 6:17de découvrir le Ghana à travers notre journal gratuit.
- 6:21On y insérait de la publicité.
- 6:23Donc,
- 6:23pour moi,
- 6:23être entrepreneur,
- 6:25c'était des opportunités qui se sont présentées à moi et avec la base d'audits et de conseils que j'avais,
- 6:31ça m'a permis de le structurer,
- 6:34tout simplement.
- 6:35Très bien.
- 6:36C'est vrai que quand tu le dis,
- 6:37ça a l'air tout simple.
- 6:39Pourtant,
- 6:40monter une entreprise et rencontrer tout de suite le succès
- 6:45des clients un petit peu haut de gamme qui te servent après,
- 6:49qui permettent d'asseoir la crédibilité de ton entreprise et de permettre d'avoir des recommandations par la suite.
- 6:56C'est quelque chose qu'on n'arrive pas forcément à faire facilement.
- 7:00Ce que tu évoques après,
- 7:01c'est que tu as développé une seconde entreprise par la suite ?
- 7:05Tout à fait.
- 7:06En fait,
- 7:06il ne faut pas te dire que c'était facile.
- 7:08C'était,
- 7:09je m'en rappelle,
- 7:11au débarrage de l'entreprise.
- 7:14On démarre avec un capital de 10 000 dollars,
- 7:17on se rémunère à 300 dollars par mois.
- 7:20Crois-moi,
- 7:21pendant six mois,
- 7:23un an,
- 7:24tu es vraiment dans le dur.
- 7:26Mais ensuite,
- 7:27il faut être persévérant et surtout,
- 7:29il faut croire en ses idées.
- 7:31Quand on a vu qu'au Ghana,
- 7:34les hôtels,
- 7:35les restaurants étaient pleins à
- 7:3980-90%
- 7:42de salubrité et autres,
- 7:43on s'est dit qu'il y a un créneau à prendre.
- 7:45On a assisté et les chimistes avaient un savoir-faire concernant le savon et moi en tout cas en particulier,
- 7:54j'avais cet aspect facilité de développer un réseau commercial.
- 7:59Donc c'est ce que j'ai fait.
- 8:00Je n'ai pas dit que ça a été facile,
- 8:02mais pour moi ça m'est venu assez naturellement.
- 8:07Très bien,
- 8:07j'entends.
- 8:10Donc ensuite,
- 8:11ma question c'était,
- 8:12il me semble qu'après tu as développé une autre structure ?
- 8:15Tout à fait.
- 8:16En fait on démarre avec des clients hôtels,
- 8:20restaurants,
- 8:20bars qui nous achètent du savon.
- 8:24Soit pour laver les sols,
- 8:25soit pour laver les draps,
- 8:27soit pour laver les couverts.
- 8:28Et donc ces hôtels,
- 8:30ces restaurants,
- 8:31ces bars sont des personnes qu'on fréquente régulièrement.
- 8:35Et avec la crise en Côte d'Ivoire,
- 8:37on voit de plus en plus de personnes arriver de Côte d'Ivoire et s'installer au Ghana,
- 8:42donc principalement à Accra,
- 8:44à Temma,
- 8:46à Kumasi.
- 8:47Et on se dit,
- 8:49tous ces endroits-là,
- 8:49on les connaît déjà nous.
- 8:51Et donc on a pu développer un journal gratuit.
- 8:54Un journal gratuit pour juste indiquer aux gens où sortir,
- 8:59où manger,
- 9:00où se loger,
- 9:01à quel prix le faire.
- 9:03Et après,
- 9:04je suis reparti voir mes clients leur disant qu'ils pouvaient dans ce journal gratuit avoir des pages de pub.
- 9:11Et rapidement,
- 9:12on a eu là encore le groupe Accor qui nous a soutenus.
- 9:15Le groupe Accor nous a présenté aux représentants de L'Oréal,
- 9:19au Ghana,
- 9:19sauf Shin Carson,
- 9:21et qui nous a eux-mêmes recommandés à la Société Générale.
- 9:24Et chacun d'eux a pris son petit encart publicitaire,
- 9:28ce qui nous a fait avoir une entreprise dans le monde du détergent et une autre dans le monde de la communication.
- 9:36Et l'un et l'autre allaient être très bien ensemble.
- 9:39On a vraiment réalisé de belles choses au Ghana.
- 9:43Ma dernière année au Ghana,
- 9:44c'était la célébration du
- 9:4850e anniversaire du Ghana.
- 9:50Notre journal était distribué dans tous les sacs cabas qu'on donnait aux officiels pour célébrer le cinquantenaire du
- 10:03Ghana.
- 10:08d'entrepreneuriat au Ghana,
- 10:09c'est très bien.
- 10:10Mais j'avais envie de me renouveler,
- 10:12de voir autre chose.
- 10:13Et je peux dire que j'étais encore vraiment très jeune et que j'avais l'occasion de poursuivre mon parcours qui m'a emmené en France,
- 10:23où je suis content,
- 10:25je suis très content d'être là.
- 10:27Et on aura l'occasion d'expliquer aujourd'hui ce que je fais et combien passionnant est cette nouvelle mission que j'ai auprès de la diaspora.
- 10:37Très bien,
- 10:37on va y venir au présent,
- 10:39mais j'aime bien prendre le temps de creuser un petit peu les débuts.
- 10:43La question que tu me viens c'est du coup quand tu décides de partir,
- 10:46tes entreprises,
- 10:48les entreprises que tu as développées,
- 10:49donc ce média,
- 10:50ce journal gratuit et l'entreprise de savon,
- 10:53elles restent avec les associés avec lesquels tu avais fondé et puis toi du coup tu laisses départ j'imagine ou comment se passe en fait ton départ d'un point de vue professionnel ?
- 11:02D'un point de vue professionnel,
- 11:04J'avais un associé ghanéen,
- 11:06le chimiste avec lequel j'ai débarré,
- 11:07Alain Béassor.
- 11:08Je lui souhaite vraiment tout le bonheur du monde.
- 11:14Il travaille avec moi sur le DGT Argent et sur le journal gratuit.
- 11:19Effectivement,
- 11:20ils m'ont payé mes parts et j'ai pu partir avec une base de travail qui me permettait de m'installer à nouveau en France et de prendre le temps.
- 11:32de chercher quelque chose qui me conviendrait à nouveau sur le continent européen.
- 11:38Très bien,
- 11:39super.
- 11:40Et donc du coup,
- 11:41quand tu arrives en France,
- 11:44j'imagine autour de 2007,
- 11:46peu après 2007,
- 11:48d'un point de vue professionnel,
- 11:50est-ce que tu repars vers du salariat ou est-ce que tu montes ta propre entreprise ?
- 11:54Quand j'arrive en France en 2008,
- 11:56j'arrive en pleine période,
- 11:59c'était une crise.
- 12:00Ils appelaient ça,
- 12:01je ne sais pas si tout le monde se rappelle,
- 12:04mais il y avait Lehman Brothers qui avait fait sa faillite.
- 12:08Et du coup,
- 12:08ça avait entraîné une crise quasi systémique.
- 12:13Donc beaucoup de licenciements,
- 12:15peu de travail et mon expertise,
- 12:19ma connaissance du milieu de la communication au Ghana m'a permis de rencontrer une boîte de communication en France,
- 12:28Impulse.
- 12:29qui s'intéressait au marché africain,
- 12:31qui recherchait quelqu'un pour développer de nouvelles activités en Afrique.
- 12:35Donc
- 12:36Impulse me reçoit,
- 12:37Impulse me fait rentrer dans le parcours pour obtenir,
- 12:40parce que je n'avais qu'un visa de touriste quand je suis arrivé.
- 12:44Impulse me permet de faire mes papiers pour pouvoir travailler régulièrement en France.
- 12:49Je travaille avec Impulse et mon objectif avec eux c'était de développer des relations avec des boîtes françaises implantées en Afrique.
- 12:58pour lesquelles on devait faire toute la stratégie de communication.
- 13:02Dans mes démarches,
- 13:03on a travaillé avec Bolloré,
- 13:06ça c'était de 2008 à 2010.
- 13:08De 2008 à 2010,
- 13:10je reviens en France et là on rencontre le groupe Bolloré,
- 13:13on rencontre
- 13:15CFAO à l'époque et j'ai la chance de rencontrer une banque ivoirienne installée à Paris et qui commençait à peine ses activités,
- 13:24le groupe Ensiabank.
- 13:26Encia Bank,
- 13:28pour qui aussi on fait une stratégie de communication.
- 13:31Et donc ça me permet de continuer sur ce que je fais aujourd'hui.
- 13:36Encia me dit,
- 13:38écoute Marc,
- 13:39on recherche quelqu'un pour la gestion de notre bureau à Paris.
- 13:42Ce qui m'a fait revenir dans le giron de la société ivoirienne installée à Paris et dont le but est de travailler sur la diaspora.
- 13:52Je ne sais pas si ça te paraît clair.
- 13:54Si,
- 13:54c'est très clair.
- 13:55Tu as eu des opportunités qui se sont un petit peu liées les unes aux autres assez naturellement en fait de par relation et recommandation.
- 14:04Et toujours liées avec l'Afrique en fait.
- 14:06Tu es arrivé en France,
- 14:08dès le départ tu as travaillé avec des structures qui étaient en lien fort avec l'Afrique.
- 14:15Tout à fait,
- 14:15j'ai commencé direct quand je suis revenu en France en 2008.
- 14:19Et tout de suite,
- 14:20je rencontrais cette structure qui voulait développer son réseau africain.
- 14:23Et moi,
- 14:24ça m'a permis de garder le lien avec le continent.
- 14:26Ça m'a permis de faire des choses que j'aimais faire.
- 14:29Là,
- 14:29pour le coup,
- 14:30c'était que dans la communication.
- 14:32Et rencontrer ensuite Ensiabank,
- 14:34ça m'a permis de revenir à quelque chose qui correspondait le mieux à mon type d'études.
- 14:43Donc tout ce qui était finance.
- 14:44N'oublions pas que c'est ce que j'avais fait à la base.
- 14:47Donc ça m'a permis de revenir à de la finance et en plus,
- 14:49ça m'a permis de travailler avec de la diaspora qui avait envie d'aller investir dans son pays d'origine.
- 14:55Donc que de l'épanouissement pour moi.
- 14:57Et c'est pour ça que je dis les choses ne sont pas dures quand on se laisse guider par ses envies et qu'on reste droit dans ses bottes à toujours être franc,
- 15:06à toujours être résilient et à toujours faire les choses de façon très engagée.
- 15:12Après cette expérience-là,
- 15:13on arrive à
- 15:17Cofina Service France.
- 15:20Est-ce qu'il y a une étape entre les deux où tu vas vers d'autres entreprises ou d'autres opportunités ?
- 15:28Non,
- 15:28pas du tout.
- 15:29J'ai rencontré Ensiabank en 2010.
- 15:32Je suis resté de 2010 à 2019 avec Ensiabank.
- 15:37Ça se passait plutôt bien.
- 15:38Donc,
- 15:38juste 30%
- 15:39de croissance annuelle.
- 15:41de la diaspora plutôt satisfaite.
- 15:44Et donc,
- 15:45COFINA est un groupe panafricain et plutôt que de travailler qu'avec la Côte d'Ivoire,
- 15:52la proposition de COFINA était de travailler avec les diasporas de Côte d'Ivoire,
- 15:57du Sénégal,
- 15:58du Mali,
- 15:59du Burkina Faso,
- 16:00du Togo,
- 16:01du Gabon et de la Guinée.
- 16:04Quand j'ai vu que mon scope n'était plus que franco-ivoirien mais plutôt franco-panafricain,
- 16:11Je me suis dit,
- 16:12c'est quelque chose qui me parle.
- 16:13C'est quelque chose que j'ai envie de faire.
- 16:15Et une fois de plus,
- 16:16c'est un nouveau challenge à saisir.
- 16:18C'est une nouvelle opportunité à embrasser.
- 16:20Et c'est un nouveau marché à développer.
- 16:22Donc de 2010 à 2019,
- 16:24je reste sur une première banque.
- 16:26Et depuis 2019,
- 16:27je suis en charge de la gestion et de la réalisation des objectifs de Cofina depuis Paris,
- 16:36mais pour toute l'Europe et surtout pour...
- 16:408 pays africains aujourd'hui qu'on couvre.
- 16:43Est-ce que cette mission chez Kofina,
- 16:47est-ce que c'est toi qui vas la chercher ou est-ce que tu es chassé ?
- 16:50Comment ça se passe ?
- 16:53Je veux dire,
- 16:55on a créé ensemble,
- 16:56on s'est cherché je dirais.
- 16:58Kofina souhaitait s'installer en France et j'avais déjà pas mal de personnes que je connaissais qui travaillaient pour le groupe en Afrique.
- 17:09Et j'avoue qu'Aufina,
- 17:12compagnie financière africaine,
- 17:14est une entité pour laquelle j'ai beaucoup d'admiration depuis sa création en 2014.
- 17:23Depuis sa création,
- 17:24j'ai vu l'ascension,
- 17:26démarrage en Guinée,
- 17:28extension au Sénégal,
- 17:29implantation en Côte d'Ivoire,
- 17:31aller chercher des marchés en Afrique centrale,
- 17:34tel que le Congo-Brasa,
- 17:37le Gabon.
- 17:39Implémentation au Burkina Faso,
- 17:43ainsi de suite.
- 17:44Développement de multiples activités et les principes,
- 17:48les valeurs.
- 17:49Je me reconnaissais parfaitement dans les idées et dans la trajectoire du groupe Kofina.
- 17:54Ce qui m'a permis facilement d'aller vers cette entité-là.
- 17:59Ils n'ont pas vraiment eu à venir me chercher.
- 18:00Je dirais que ça a été un désir mutuel et surtout des objectifs communs.
- 18:07de participer au développement durable de notre continent africain,
- 18:12tout en garantissant à nos investisseurs des retours sur investissement fiables.
- 18:17Très bien.
- 18:18Du coup,
- 18:18maintenant,
- 18:18on va pouvoir parler précisément de ce que tu fais au sein de cette structure et comment est-ce que tu accompagnes notamment la diaspora ?
- 18:26Mais de ce que tu dis,
- 18:26ce n'est pas la seule mission de la structure.
- 18:37Toi,
- 18:37en fait,
- 18:37comment tu gères le développement ?
- 18:39Bien sûr.
- 18:40Cofina Service France,
- 18:42je dirais que c'est la branche commerciale du groupe Cofina en Europe.
- 18:48Alors,
- 18:49je dirais,
- 18:49je vais commencer par un postulat.
- 18:52La diaspora africaine en Europe,
- 18:55c'est plus de 54 milliards de dollars envoyés vers l'Afrique en 2024.
- 19:02Je n'ai pas encore les chiffres de 2025.
- 19:04Ces 54 milliards de dollars envoyés...
- 19:07Ce qu'on a constaté,
- 19:08c'est qu'ils ne participent pas vraiment au développement de l'Afrique.
- 19:11Il n'y a pas de création de richesses.
- 19:13C'est juste des envois qui vont servir à des...
- 19:17à des dépenses quotidiennes qui ne vont pas donc créer de la valeur.
- 19:22Pour Cofina,
- 19:23depuis Paris,
- 19:24l'objectif est de structurer ces envois d'argent.
- 19:29Commencer par faire en sorte que notre diaspora puisse épargner,
- 19:33parce que l'épargne est la base de tout,
- 19:36épargner,
- 19:37ensuite structurer des projets et avoir bénéficié de l'accompagnement de Cofina pour exécuter ces projets dans leur pays d'origine.
- 19:48Ces projets-là,
- 19:50ça va de l'immobilier au commerce jusqu'à l'industrie ou même à la mode.
- 19:58Donc je dirais qu'on essaie depuis Paris de couvrir un large scope qui permet à la diaspora d'aller investir dans son pays d'origine de façon sécurisée.
- 20:08Pour le coup,
- 20:10il y a vraiment tout un storytelling assez négatif d'expérience dans l'immobilier ou autre,
- 20:17alors que le but ce n'est pas de les relater toutes ici,
- 20:19mais où il y a une vraie frilosité à investir parfois au pays pour certaines personnes de la diaspora parce qu'elles ont eu peut-être un membre de leur famille qui a eu une mauvaise expérience et donc il peut y avoir de la frilosité.
- 20:30Toi en fait,
- 20:31comment est-ce que tu peux,
- 20:32enfin peut-être pas forcément rassurer,
- 20:38sécuriser ses projets,
- 20:40permettre d'épargner et puis créer un écosystème vertueux qui crée des entreprises solides sur le continent.
- 20:47Pour le cas spécifique de l'immobilier,
- 20:50ce qu'on a pu faire au sein du groupe Cofina,
- 20:52c'est d'avoir une filiale qui est en charge de l'immobilier en Afrique,
- 20:56qui s'appelle Logilis.
- 20:59Logilis permet donc d'acquérir pour le groupe Cofina des parcelles de terrain,
- 21:04d'avoir des appartements,
- 21:05d'avoir des maisons.
- 21:07qu'on peut commercialiser depuis l'Europe pour la diaspora.
- 21:12Ça permet d'éviter aux membres de la diaspora d'avoir affaire à des membres de la famille,
- 21:19juste à des connaissances.
- 21:20Ils peuvent s'adresser à nous en tant que professionnels de l'immobilier.
- 21:24Donc nos offres sont assez simples.
- 21:27On va proposer au client...
- 21:31qui ont des moyens plus conséquents d'acquérir directement des logements clés en main,
- 21:37donc des appartements ou des maisons qui sont déjà disponibles.
- 21:41Donc sous forme soit de paiement cash,
- 21:46soit des paiements avec certaines facilités.
- 21:49Pour des personnes qui ne disposent pas de fonds suffisants,
- 21:52on structure des offres sur mesure.
- 21:59d'acquérir des parcelles de terrain.
- 22:01Bien sûr,
- 22:02ces terrains-là,
- 22:03ces terrains qu'on va proposer sont viabilisés,
- 22:06sont structurés avec les papiers,
- 22:08donc titres fonciers ou autres ACD en Côte d'Ivoire.
- 22:14Le client vient chez nous,
- 22:16on peut lui faire un crédit allant jusqu'à
- 22:1884 mois,
- 22:19c'est-à-dire 7 ans,
- 22:20qui lui permet de payer
- 22:22au fur et à mesure son terrain.
- 22:24Au bout d'un certain temps,
- 22:26quand on constate qu'il y a un certain pourcentage du crédit qui est déjà remboursé,
- 22:32on va proposer au client un deuxième financement qui lui permet maintenant de construire son propre bien immobilier.
- 22:42Donc on va le mettre dans une disposition où au bout de 10 ans,
- 22:46le client aura un terrain
- 22:48à son nom,
- 22:49et un bien immobilier qu'il aura construit par le biais de Cofinins Service France à Paris.
- 22:55C'est de l'accompagnement de A à Z,
- 22:58structuré,
- 22:59qui permet d'éviter tout ce qu'on peut appeler arnaques ou malfaçons qui sont trop récurrentes dans notre milieu.
- 23:09Donc Cofinins Service France se positionne comme vraiment
- 23:14Un acteur permettant aux membres de la diaspora de structurer leurs projets et d'obtenir des résultats à terme.
- 23:25Donc là,
- 23:25tu parles d'une mécanique qui est extrêmement bien huilée par rapport à l'immobilier.
- 23:30Vous faites le job à la fois de la banque et également du promoteur immobilier de A à Z.
- 23:40Est-ce qu'il y a une logique aussi de,
- 23:42moi j'arrive avec mon projet,
- 23:44mon idée,
- 23:45par exemple je veux créer ma marque de mode et j'arrive avec un business blanc.
- 23:49Est-ce que ce genre de projet-là,
- 23:52ça fait partie des projets que vous pouvez accompagner ?
- 23:59Ou est-ce qu'il y a d'autres cadres qui permettent d'accompagner les investissements de la diaspora sur le continent ?
- 24:08Oui,
- 24:09merci Ramatha pour cette question.
- 24:11En effet,
- 24:11on ne fait pas que de l'immobilier.
- 24:13On peut accompagner des personnes dans d'autres domaines,
- 24:15l'agriculture ou même la mode.
- 24:18Pour te dire,
- 24:18j'ai un cas concret de mode.
- 24:20Pas plus tard que la semaine dernière,
- 24:25on a participé au financement d'un créateur de mode qui est en train,
- 24:29d'origine camerounaise,
- 24:31qui est en train de s'installer en Côte d'Ivoire.
- 24:38La personne avait besoin de s'installer dans un centre commercial en Côte d'Ivoire,
- 24:42elle avait besoin d'un fonds de roulement pour tout ce qui concerne ses loyers et autres,
- 24:49pour s'installer dans ce centre commercial.
- 24:51Figure-toi que la semaine dernière je lui ai donné le ok sur un financement,
- 24:56c'est vrai que ce ne sont pas des montants qui sont énormes,
- 24:58mais pour démarrer,
- 25:00pour quelqu'un qui démarre,
- 25:01c'est déjà très bien.
- 25:02Il démarre avec un financement de 15 000 euros
- 25:07On pourrait augmenter ce financement si on voit qu'au bout de
- 25:116 mois,
- 25:121 an,
- 25:13il respecte ses engagements.
- 25:15Donc dans ce cas-là,
- 25:16il pourrait nous solliciter à nouveau pour un nouveau financement.
- 25:20Donc les financements qu'on fait ne sont pas que dans le domaine de l'immobilier.
- 25:25Ils concernent donc tous les domaines parce qu'on est là pour accompagner les membres de la diaspora à vraiment pouvoir créer de la valeur ajoutée dans leur pays d'origine.
- 25:34Et quand tu parles de création et de valeur ajoutée,
- 25:37je te remercie en tout cas d'avoir partagé un exemple vraiment très concret,
- 25:42secteur créatif,
- 25:43parce que l'immobilier ou l'agriculture ou autres,
- 25:47ils ont parfois des retours sur investissement qui peuvent être plus fiables,
- 25:53même si je pense que l'agriculture peut être liée et très dépendante aux conditions climatiques.
- 25:59Mais en tout cas,
- 25:59il y a du potentiel de chiffre d'affaires qu'on arrive à estimer.
- 26:02peut-être plus facilement que dans la mode où il y a une forme de volatilité liée aux tendances.
- 26:08Donc,
- 26:08c'est vrai que d'entendre qu'il y a pu avoir un prêt qui a été accordé à un créateur pour l'ouverture d'une boutique,
- 26:16c'est plutôt encourageant pour une partie des auditeurs qui écoutent et qui peuvent avoir envie de monter ce genre de projet.
- 26:25Là,
- 26:26est-ce que j'imagine que dans votre analyse,
- 26:28vous analysez la viabilité du projet ?
- 26:32la personne qui arrive,
- 26:34elle monte un dossier et vous allez vérifier si le projet est viable ou pas.
- 26:42Quels sont les critères qui sont importants pour toi qui vont déterminer la solidité d'un projet ?
- 26:47Mode par mode d'ailleurs,
- 26:48mais il faut arriver avec quel type d'élément pour pouvoir s'assurer que le projet soit accepté ?
- 26:57Encore merci pour s'assurer
- 27:01Tout s'analyse au cas par cas,
- 27:02je dirais,
- 27:03dans un premier temps.
- 27:05Maintenant,
- 27:06dans le cadre concret du créateur,
- 27:08ce qu'on a analysé,
- 27:10c'est les ventes qu'il a pu réaliser déjà l'année dernière.
- 27:14On a pu avoir un suivi.
- 27:16Heureusement pour lui,
- 27:17il avait déjà ouvert un compte auprès de Cofina,
- 27:19donc on a pu faire le suivi de ses entrées et de ses sorties.
- 27:24Ensuite,
- 27:25il nous a présenté le bail qu'il était en train de signer.
- 27:30que les fonds vont être destinés vraiment à quelque chose de très précis.
- 27:33Et je dirais aussi qu'il y a quelque chose de fondamental,
- 27:38c'est quelle est la capacité de l'entrepreneur lui-même à épargner,
- 27:43à nous montrer sa capacité de faire un effort avant de demander du financement.
- 27:48Quelqu'un qui n'épargne pas sera quelqu'un qui n'aura pas l'habitude,
- 27:53qui ne va pas prendre l'habitude de faire des remboursements correctement.
- 27:57Donc on regarde.
- 27:59L'antériorité,
- 28:00qu'est-ce qui s'est passé en N-1 par rapport aux ventes du client ?
- 28:04Sa capacité à mettre de côté et quelque chose qui est très important et qu'on va analyser,
- 28:12c'est le porteur du projet lui-même.
- 28:16Quel est son background ?
- 28:18Est-ce qu'il connaît le métier ?
- 28:19Tu sais,
- 28:20Amata,
- 28:20on accompagne des entrepreneurs.
- 28:23Un entrepreneur,
- 28:24notre PDG a souvent tendance à nous le dire,
- 28:2990-95%
- 28:31de son business.
- 28:32La volatilité dont tu parles,
- 28:34même dans la mode,
- 28:36il la connaît.
- 28:37Donc il va pouvoir nous la justifier.
- 28:39Il va analyser les choses et nous dire voilà,
- 28:42ça,
- 28:42ça fonctionne comme ça.
- 28:43Il va nous l'expliquer,
- 28:44il va nous convaincre.
- 28:45L'entrepreneur connaît 90 à 95%
- 28:48de son business.
- 28:49Celui-là,
- 28:50on peut l'accompagner.
- 28:51Par contre,
- 28:52il y a des personnes qui ne sont pas des entrepreneurs,
- 28:54qui sont plus des aventuriers.
- 28:57Ils connaissent.
- 28:5815,
- 28:5920,
- 29:0030%
- 29:00du business et ils pensent qu'ils vont maîtriser 70%
- 29:04en faisant.
- 29:07Ce type de profil-là,
- 29:08je t'avoue qu'on a...
- 29:10plus de mal à les accompagner.
- 29:11On va accompagner des personnes qui connaissent leur métier ou qui s'associent à des personnes qui maîtrisent le métier.
- 29:18On va accompagner des personnes qui ont la capacité de faire de l'épargne et de justifier voilà ce que j'ai pu épargner,
- 29:26voilà comment j'ai pu amorcer mon business.
- 29:28Et on va accompagner des personnes qui sont capables de nous donner de la data par rapport à l'antériorité de leur business.
- 29:35À dire voilà comment se sont déroulées mes ventes,
- 29:38voilà ce que j'ai mis de côté.
- 29:39Voilà ce que je dégage comme marge.
- 29:41Donc c'est tout ça qu'on va analyser pour pouvoir financer ou pas.
- 29:46Mais comme je te dis,
- 29:47c'est vraiment des analyses au cas par cas.
- 29:50N'oublions pas une chose,
- 29:51c'est que Cofina n'est pas une banque classique.
- 29:57Nos clients reçoivent leur premier crédit régulier en venant vers nous.
- 30:02Parce qu'elles avaient tapé à la porte de toutes les autres banques,
- 30:04elles avaient payé le crédit.
- 30:05Et nous,
- 30:06en venant chez nous,
- 30:07on a la capacité d'analyser et de dire
- 30:09« Ok, on y va,
- 30:10on prend plus de risques,
- 30:11on a une appétence pour le risque qui est plus forte que les autres banques en général. »
- 30:15Très bien.
- 30:17Mais en fait,
- 30:17dans les critères que tu évoques là,
- 30:19pour moi,
- 30:19ça me fait vraiment penser aux critères quand on veut,
- 30:21en tout cas quand on est en France et quand on veut emprunter.
- 30:25un montant assez conséquent,
- 30:27on va dire la voiture ou la maison,
- 30:28effectivement,
- 30:29on va regarder notre épargne.
- 30:31Idéalement,
- 30:31c'est mieux d'avoir son compte en banque,
- 30:33dans la banque dans laquelle on veut emprunter.
- 30:36On va vérifier la solidité,
- 30:38notre gestion,
- 30:39en fait,
- 30:40sur les 12 derniers mois.
- 30:41C'est ce qu'on va nous demander.
- 30:42Donc,
- 30:42on retrouve ces critères-là.
- 30:44Effectivement,
- 30:44c'est préférable d'avoir un compte bien tenu dans une banque.
- 30:48pour après venir au bout d'un an frapper à la porte et dire
- 30:51« j'ai un projet,
- 30:53j'aurais besoin d'emprunter tel montant »
- 30:56et du coup on va avoir en face de soi une institution qui va prendre notre dossier au sérieux parce qu'en fait on est déjà un peu client de la banque.
- 31:04Tout à fait,
- 31:06c'est vraiment des choses qu'on analyse.
- 31:09Mais il ne faut pas nous voir comme une institution financière autre que ce que c'est un peu classique.
- 31:17On analyse,
- 31:19on juge et à la fin,
- 31:21on décide.
- 31:22Et en termes de délai,
- 31:24quand vous faites toute cette analyse-là,
- 31:27les délais de réponse en général,
- 31:28ils sont combien de temps ?
- 31:29Même si tu m'as bien expliqué que c'était au cas par cas,
- 31:31pour avoir une idée en fait.
- 31:33On fait souvent des allers-retours pour demander des précisions au client,
- 31:36mais on essaie vraiment de faire au plus vite et au mieux.
- 31:41Il faut dire qu'un dossier qui prend plus de deux semaines,
- 31:44c'est que ce n'est pas bien traité.
- 31:47En deux semaines,
- 31:48on doit être capable de dire oui ou non à notre clientèle.
- 31:51Ok.
- 31:52Et j'avais envie d'évoquer avec toi la question de l'informel.
- 31:57Parce qu'effectivement,
- 31:58ce qu'on évoque là,
- 31:58c'est effectivement,
- 32:00le mieux,
- 32:00c'est quand même d'avoir son compte en banque,
- 32:02enfin un compte en tout cas dans une institution pour pouvoir fournir de la data.
- 32:08C'est bien d'avoir son relevé de vente,
- 32:11son chiffre d'affaires pour fournir de la data,
- 32:13pour rassurer.
- 32:14Qu'il s'agisse de la mode d'un autre secteur,
- 32:15et on sait que beaucoup d'entrepreneurs en Afrique,
- 32:20on est sur de l'économie informelle,
- 32:22on est sur des transactions par cash,
- 32:25et on n'a pas toujours un livret de compte dans lequel il y a toutes les transactions qui sont annotées.
- 32:35Même si de plus en plus d'entreprises vont dans cette direction-là,
- 32:38il n'en reste pas moins que l'informel,
- 32:40ça reste quelque chose d'important.
- 32:45et parfois de très difficiles à mesurer sur le continent.
- 32:50Est-ce qu'il y a une vocation de Cofina à évangéliser,
- 32:54éduquer sur le fait de...
- 32:56On va essayer de formaliser,
- 32:59de structurer,
- 32:59et ça passe par ouvrir un compte en banque,
- 33:01et ça passe par,
- 33:04de façon systématique,
- 33:06être dans une logique un peu plus rigoureuse.
- 33:10Ce n'est pas un manque de rigueur d'être dans l'informel,
- 33:12mais en tout cas d'avoir des traces.
- 33:16Oui,
- 33:16on demande à nos clients,
- 33:19au plus qu'ils peuvent,
- 33:20de noter.
- 33:21Il faut noter.
- 33:21Je ne demande pas à quelqu'un forcément d'avoir un livret bancaire et autres.
- 33:25Mais je sais que dans nos pays,
- 33:28dans nos corridors d'origine,
- 33:31on fait des crédits à des personnes,
- 33:32à des femmes ou à des hommes sur les marchés.
- 33:35On leur demande juste de tenir un cahier avec leurs dépenses quotidiennes.
- 33:40leurs recettes quotidiennes.
- 33:41Et des fois,
- 33:42ce cahier-là peut nous servir de base de travail.
- 33:46Peut nous servir de base de travail.
- 33:48Et maintenant,
- 33:49pour la diaspora,
- 33:49qu'est-ce qu'on fait ?
- 33:51Aujourd'hui,
- 33:52quasiment tous les samedis,
- 33:54on reçoit des petits groupes de membres de la diaspora.
- 33:58Après,
- 33:58demain,
- 33:59je vais recevoir en bureau,
- 34:00je suis très fier de le faire,
- 34:01des personnes retraitées ou qui vont bientôt être à la retraite pour de l'éducation financière.
- 34:08leur parler de comment épargner pour préparer sa retraite au pays.
- 34:12Parce que le groupe Cofina,
- 34:14on a dans notre portefeuille de l'assurance,
- 34:17une assurance IACO,
- 34:18qui permet au monde de la diaspora de venir cotiser pour une complémentaire retraite,
- 34:24voire une retraite complémentaire qui pourrait toucher au pays.
- 34:28Ça veut dire quoi ?
- 34:29Un membre de la diaspora qui sait qu'il a 5 ans de la retraite et qui sait que sa retraite va être très basse en Europe,
- 34:37Il vient chez nous et il commence à faire une cotisation.
- 34:40Il va cotiser
- 34:41100 euros,
- 34:42200 euros par mois pendant le minimum,
- 34:44c'est 5 ans.
- 34:45Au bout de 5 ans,
- 34:46quand il retourne au pays,
- 34:48non seulement il pourra toucher une partie de sa retraite en Europe,
- 34:51mais en plus nous on lui garantit une rente,
- 34:54donc dans son pays d'origine.
- 34:57ou un capital qui pourrait lui permettre de démarrer une activité dans son pays d'origine par le biais des cotisations qu'il aura fait pendant cinq ans ici.
- 35:05Donc voilà des choses qu'on essaie de faire,
- 35:07d'informer,
- 35:08d'éduquer.
- 35:09Ce week-end,
- 35:10c'est des retraités.
- 35:11Le week-end prochain,
- 35:12ce sera des étudiants,
- 35:14ensuite des entrepreneurs.
- 35:15En tout cas,
- 35:16on essaie,
- 35:16comme tu dis,
- 35:18d'évangéliser un peu,
- 35:20de faire notre part de job,
- 35:22de faire de l'éducation financière avec les moyens qu'on a.
- 35:25et les connaissances qu'on a autour du groupe Cofina.
- 35:28Et du coup,
- 35:30ces masterclass d'éducation financière,
- 35:32elles sont gratuites ?
- 35:34Elles sont gratuites,
- 35:34bien sûr.
- 35:35Elles sont gratuites.
- 35:37Là,
- 35:37c'est vraiment,
- 35:38on a regardé dans notre portefeuille client et on a invité des personnes qui avaient entre
- 35:4457 et 63 ans pour commencer.
- 35:48Mais du coup,
- 35:48elles sont ouvertes d'abord aux clients Cofina et elles sont ouvertes à des personnes qui ne sont pas clients de chez vous ?
- 35:55Dans un premier temps,
- 35:58on a démarré depuis novembre l'année dernière et on va essayer de maintenir ce rythme-là jusqu'à la fin du premier trimestre.
- 36:08En fait,
- 36:09ce qu'on fait,
- 36:10ce ne sont pas juste des masterclass,
- 36:12ce sont des moments de partage avec nos clients.
- 36:15C'est des moments de partage.
- 36:17On explique aux clients les produits qu'on a,
- 36:20on prend leur feedback et ensuite ça nous permet de nous ajuster
- 36:25pour nos différents produits.
- 36:27Et tu comprends qu'on doit commencer par ceux qui nous ont déjà fait confiance.
- 36:33Mais je pense qu'à terme,
- 36:34on devra l'ouvrir à l'ensemble de la diaspora et on fera des diffusions beaucoup plus larges.
- 36:39Parce qu'effectivement,
- 36:40le sujet de l'éducation financière,
- 36:41c'est vraiment un sujet clé pour pouvoir après faire des montées,
- 36:45des projets qui soient solides parce que tout entrepreneur aussi pertinent que son idée puisse être,
- 36:51euh...
- 36:52Le manque d'éducation financière,
- 36:54le manque aussi d'aisance avec les chiffres,
- 36:59peut vraiment mettre un entrepreneur à défaut,
- 37:02en fait,
- 37:03parce qu'il ne maîtrise pas cette partie-là et qu'il a besoin vraiment d'accompagnement à ce niveau-là.
- 37:10Donc,
- 37:10toi,
- 37:11tu as un background très finance.
- 37:13Tu as fait de la communication,
- 37:16certes,
- 37:16mais ça reste quand même ton background.
- 37:18Quelles sont,
- 37:19par rapport aux différents dossiers que tu as pu avoir à gérer,
- 37:24les erreurs ou les écueils que tu as pu voir chez certains entrepreneurs ?
- 37:28Tout à l'heure,
- 37:28tu évoquais le fait de l'entrepreneur aventurier qui ne connaît que
- 37:3320% du business et qui pense pouvoir improviser sur les 80%
- 37:38restants.
- 37:39Donc ça,
- 37:39je pense que c'est un premier écueil.
- 37:41Mais est-ce que tu as d'autres éléments à partager comme ça sur les erreurs à éviter ?
- 37:47Oui,
- 37:48je dirais que l'erreur la plus flagrante et que je constate le plus régulièrement,
- 37:54c'est de ne pas savoir dimensionner son projet.
- 37:57Moi,
- 37:58je dis aux clients de la diaspora,
- 38:00il faut savoir démarrer avec petit,
- 38:05enfin pas mini,
- 38:06pas ripiti,
- 38:07mais il faut démarrer à taille qu'on peut gérer.
- 38:11Les clients de la diaspora viennent nous voir en disant qu'ils veulent démarrer des projets.
- 38:16Je dis un exemple,
- 38:17à 100 000 euros.
- 38:19Je dis non,
- 38:21pour nous,
- 38:22on ne va pas aller dessus,
- 38:24c'est trop risqué.
- 38:25Vous êtes à 6 000 kilomètres,
- 38:26vous ne pouvez pas démarrer quelque chose d'aussi gros en étant à distance.
- 38:30Il faut savoir dimensionner son projet.
- 38:32Je préfère quelqu'un qui va démarrer avec un projet à 15 000,
- 38:3620 000 et qui ensuite va faire 5 projets à 15 000 ou 20 000.
- 38:41Ça permet de maîtriser.
- 38:43son activité.
- 38:44Donc je dirais qu'il y a un problème de dimensionnement.
- 38:47La diaspora n'arrive pas à faire à taille humaine pour pouvoir maîtriser les process,
- 38:53les principes,
- 38:54et ensuite dupliquer ou le faire grandir par la suite.
- 38:59Donc ça,
- 38:59c'est vraiment le premier,
- 39:01et c'est vraiment ce qui me vient tout de suite dans la tête par rapport aux erreurs typiques à éviter.
- 39:09le dimensionnement.
- 39:10Je suis assez d'accord avec toi.
- 39:12Si je reste dans la mode,
- 39:16c'est vraiment d'arriver en disant que je veux être le Zara africain ou le LVMH africain.
- 39:24Et puis après,
- 39:25c'est vraiment de parler de vouloir construire un immeuble avant même d'avoir eu la moindre expérience de la création.
- 39:36La gestion de biens immobiliers,
- 39:38déjà.
- 39:40C'est vraiment un vrai problème.
- 39:43Je pense que la diaspora ne se rend pas compte que les choses vont très vite en Afrique.
- 39:50À distance,
- 39:51on ne maîtrise pas forcément l'environnement.
- 39:53Il faut savoir démarrer à taille réduite pour apprendre.
- 39:57même peut-être se tromper,
- 39:59pour pouvoir rebondir et faire mieux par la suite,
- 40:02et voir plus grand.
- 40:04Du coup,
- 40:04quelque part,
- 40:04quand quelqu'un de la diaspora,
- 40:07en fait,
- 40:07vient voir Kofinas pour un projet,
- 40:10vous allez un peu...
- 40:11C'est comme si la personne venait un peu pitcher et que vous la challengez sur la pertinence de son idée en disant
- 40:17« Là, peut-être que tu vises un peu trop haut pour une première fois,
- 40:20si tu n'as pas d'expérience par le passé,
- 40:23peut-être qu'il faudrait... »
- 40:25revoir ou réduire la voilure ?
- 40:26Est-ce que ça,
- 40:27c'est des choses que vous partagez avec les personnes qui viennent présenter leur projet dans une logique de « j'ai besoin d'un prêt pour pouvoir concrétiser un projet ? »
- 40:39Tout à fait.
- 40:40On leur explique que nous,
- 40:41on est dans l'accompagnement.
- 40:42Donc on veut que la personne soit déjà elle-même sur la voie et on vient accompagner.
- 40:47On ne vient pas faire pour elle.
- 40:49Donc,
- 40:50c'est vraiment l'idée.
- 40:51Ils viennent pitcher,
- 40:52oui,
- 40:52c'est bien vu.
- 40:54Ils viennent chez nous et nous,
- 40:56on est là pour accompagner.
- 40:59Et régulièrement,
- 41:00c'est ça qui nous a tendu à faire de l'éducation financière pour pouvoir expliquer tous ces principes-là.
- 41:06Très bien,
- 41:06donc il y a une vocation quand même éducative qui permet de,
- 41:10finalement,
- 41:11quelqu'un qui repart,
- 41:12qui n'a pas forcément son prêt,
- 41:14au moins,
- 41:14il a des explications qui lui permettent de comprendre droit.
- 41:18Pourquoi en fait le prêt n'est pas accordé et il ne se dit pas juste « bon je vais essayer d'aller frapper encore à d'autres portes » .
- 41:24Il peut se re-challenger sur comment repenser son projet pour que cela puisse aboutir en fait.
- 41:29Tout à fait,
- 41:30on dit que même quand on dit non,
- 41:32c'est non sur le moment,
- 41:34mais la personne peut retravailler son projet et venir nous le représenter.
- 41:37Ce n'est pas parce qu'on a dit non la première fois qu'on se parle à suite avec une meilleure préparation que ça ne pourrait pas passer.
- 41:46Ça peut passer.
- 41:47et
- 41:48En termes de financement,
- 41:52il y a eu toute une ère,
- 41:54je ne sais pas si c'est encore d'actualité,
- 41:55mais on va dire aux alentours des années
- 41:582000, même 2010,
- 42:00vraiment une ère de la levée de fonds.
- 42:03Les startups qui vont chercher à lever des millions et qui vont faire des valorisations assez impressionnantes pour pouvoir lever des fonds.
- 42:10Il y a un peu un mythe de telle startup.
- 42:13qui a réussi à lever des fonds sur la base d'un deck de présentation,
- 42:18donc juste sur des slides sans avoir de proof of concept.
- 42:22Toi,
- 42:22quel est ton avis un petit peu sur ce mode de financement,
- 42:26sur ce côté,
- 42:27on a une idée,
- 42:28on va constituer une équipe,
- 42:30essayer de créer un premier MVP,
- 42:33et puis aller frapper à la porte des investisseurs pour aller lever des fonds ?
- 42:37Ça dépend de ce qu'on veut.
- 42:40Moi,
- 42:40je dis quelqu'un qui veut garder la main sur son projet,
- 42:42qui veut faire quelque chose,
- 42:46n'a pas besoin forcément d'aller lever beaucoup de fonds.
- 42:49Il peut commencer sur ses fonds propres et avancer,
- 42:53et plus tard peut-être avoir recours à des levées.
- 42:58Mais je ne pense pas...
- 43:00Enfin,
- 43:01parce que dès qu'on lève des fonds,
- 43:02on n'est plus maître de son projet.
- 43:04Donc ça dépend vraiment de l'objectif du porteur du projet.
- 43:08est-ce qu'il veut
- 43:09Que son projet soit le sien,
- 43:11qu'il le dirige comme il veut ?
- 43:14Est-ce qu'il veut avancer prudemment ?
- 43:16Est-ce qu'il veut avancer plus vite ?
- 43:18Lever des fonds,
- 43:19ce n'est pas mauvais,
- 43:20mais ça dépend de ce qu'on souhaite,
- 43:24in fine.
- 43:25Je ne sais pas si je suis clair sur ce point-là.
- 43:28Si,
- 43:28c'est clair.
- 43:28En fait,
- 43:29ton point,
- 43:29c'est que la levée de fonds implique d'ouvrir son capital ?
- 43:33Tout à fait,
- 43:34oui.
- 43:34Donc,
- 43:35c'est de se dire,
- 43:36on va être maintenant main dans la main avec un certain nombre de personnes qui restent.
- 43:42Ça devient votre famille professionnelle,
- 43:44en fait.
- 43:45C'est des gens dont on ne se débarrasse pas,
- 43:47à moins de leur racheter des parts.
- 43:48Mais en tout cas,
- 43:51quand on parle du principe qu'on va aller faire une levée de fonds,
- 43:54il faut être conscient de ça.
- 43:55Et c'est vrai que souvent,
- 43:57on pense plus à l'argent et on n'a pas forcément en tête les conséquences,
- 44:00ces personnes-là,
- 44:01quand elles vous...
- 44:02quand elle...
- 44:03décident d'investir,
- 44:06elles vont être partie prenante dans les prises de décision.
- 44:09Elles vont vous demander des comptes.
- 44:11Donc,
- 44:11il y a tout ça qui va avec la levée de fonds.
- 44:12Et c'est ça que tu évoques,
- 44:13c'est le fait de...
- 44:14Du coup,
- 44:15on a un petit peu moins la main sur son entreprise,
- 44:17en fait,
- 44:17à partir du moment où on fait entrer des investisseurs.
- 44:20Tout à fait.
- 44:21Quand on fait entrer des investisseurs,
- 44:22on perd un peu la main.
- 44:24Donc,
- 44:25c'est vraiment...
- 44:26Ça dépend de sa stratégie,
- 44:27le levée de fonds ou fonds propres.
- 44:31Je dis toujours aux entrepreneurs de la diaspora,
- 44:36commencez par épargner.
- 44:38Ça veut dire que quand vous commencez par épargner,
- 44:39vous avez le temps vraiment de préparer votre projet.
- 44:44Vous avez le temps de préparer votre projet,
- 44:45démarrer sur vos propres fonds.
- 44:47Et ensuite,
- 44:48quand vous avez besoin d'accompagnement,
- 44:50venez voir Cofina,
- 44:51allez voir d'autres banques.
- 44:52Et la levée de fonds,
- 44:54c'est beaucoup plus tard.
- 44:55de mon point de vue.
- 44:58Et on a aussi,
- 45:00on parle aussi,
- 45:01mais je pense que toi,
- 45:01tu seras plutôt peut-être,
- 45:03je suppose,
- 45:04on parle de gestion en bon père de famille,
- 45:06c'est vraiment ce côté effectivement,
- 45:10à partir du moment où vous arrivez à bien gérer 1000,
- 45:12vous serez capable de bien gérer 100 000,
- 45:15mais déjà,
- 45:15faites vos preuves avec un petit montant,
- 45:18et puis voilà,
- 45:20et soyez vraiment très très fins sur le calcul des charges,
- 45:25le calcul d'un potentiel de chiffre d'affaires et puis l'identification du bénéfice et de comment on crée une routine de croissance qui permet de se dire,
- 45:35un premier montant investi,
- 45:37j'ai mon retour sur investissement que j'aurai investi ensuite,
- 45:40mais je crée une boucle vertueuse.
- 45:43Et du coup,
- 45:44c'est vrai que le côté gestionnaire en bon père de famille,
- 45:47c'est ce que parfois on a l'impression que les banques,
- 45:50c'est les profils qu'elles préfèrent.
- 45:52Quel est ton avis là-dessus ?
- 45:54Je pense que oui,
- 45:55gérer en bon père de famille,
- 45:57c'est essentiel.
- 45:59On avait tendance,
- 46:00il y a quelques temps,
- 46:01à voir des entrepreneurs confondre chiffre d'affaires et bénéfices.
- 46:06C'est de la mauvaise gestion.
- 46:08Il faut gérer,
- 46:09il faut toujours être en mode.
- 46:12Il n'y a pas de petites dépenses.
- 46:14Il faut faire attention,
- 46:16il faut être raisonnable.
- 46:18Et surtout,
- 46:18quand on gagne,
- 46:19il faut savoir mettre de côté pour prévoir.
- 46:22Des choses qui peuvent nous tomber dessus.
- 46:28Donc oui,
- 46:28la gestion en bombeur de famille,
- 46:31on apprécie,
- 46:32je dirais.
- 46:35C'est vrai que ça ne fait pas toujours rêver,
- 46:37mais ce n'est pas comme ça qu'on veut forcément se définir.
- 46:41Mais ce que je trouve intéressant,
- 46:42c'est qu'il y a énormément de contenu aujourd'hui sur l'éducation financière,
- 46:45et notamment l'éducation financière adaptée à la diaspora,
- 46:49aux populations africaines.
- 46:53et du coup,
- 46:53ce n'est pas le terme bon père de famille qui va être utilisé,
- 46:55mais c'est vraiment,
- 46:57quelque part,
- 46:57c'est investir sur soi,
- 46:58c'est d'apprendre à gérer ses finances de la manière la plus optimale pour pouvoir se constituer une épargne et pouvoir investir dans ses projets.
- 47:09Toi,
- 47:10est-ce que tu as un exemple d'un projet passé ou en cours ?
- 47:15que tu pourrais évoquer avec nous,
- 47:17qui t'a vraiment marqué et qui a en plus bien réussi,
- 47:20tu vois,
- 47:20et qui reste pour toi vraiment une fierté de te dire,
- 47:24on a contribué à accompagner ce projet-là et que voilà,
- 47:28toi,
- 47:28ça reste vraiment une expérience dont tu es particulièrement fier.
- 47:33Ramatah,
- 47:33je t'avoue qu'il y en a beaucoup.
- 47:35Il y a beaucoup de choses dont je suis fier.
- 47:38Mais je ne vais pas parler de gros projets.
- 47:40Je vais parler,
- 47:41si il y a un exemple que je peux citer,
- 47:43c'est...
- 47:45C'est une femme qui est venue nous voir et qui avait besoin d'investissement.
- 47:50Je crois que c'était autour de
- 47:523000 euros pour monter un petit stand de ce qu'on appelle en Côte d'Ivoire des pains de confiance.
- 47:59C'est le petit déjeuner des ouvriers.
- 48:03C'est le petit déjeuner des ouvriers où tu as un stand où ils mettent du pain et différents condiments.
- 48:11Elle a fait une...
- 48:12première demande,
- 48:13elle a fait son premier stand et aujourd'hui je crois qu'elle en a fait une vingtaine en Côte d'Ivoire.
- 48:20Pour moi,
- 48:21c'est l'exemple typique de quelqu'un qui pourrait être
- 48:24McDonald's.
- 48:26Parce qu'on commence avec un magasin,
- 48:28un deuxième,
- 48:29un troisième,
- 48:30mais aujourd'hui je crois une vingtaine.
- 48:31Il faudrait que je note.
- 48:33Mais c'est un bel exemple et c'est surtout quelqu'un qui à la base n'a pas le background d'école de commerce,
- 48:40qui n'a pas
- 48:41un background de stratégie qui est juste quelqu'un de la diaspora,
- 48:45aide-soignante ou infirmière,
- 48:47je crois,
- 48:48et qui retourne au pays et qui est un vrai exemple pour nous tous.
- 48:53Et surtout,
- 48:54qui démarre avec un besoin de financement qui est de 3 000 euros.
- 48:58On ne parle pas de 300 000 euros.
- 49:02Donc,
- 49:02comme on voit ça,
- 49:03il faut savoir tirer le chapeau.
- 49:05Sinon,
- 49:05il y a vraiment,
- 49:06dans la diaspora,
- 49:07il y a beaucoup de réussites.
- 49:09Aujourd'hui,
- 49:09je pense qu'on
- 49:10malheureusement,
- 49:11ce n'est pas suffisant.
- 49:13Il faudrait que nous,
- 49:15Cofina,
- 49:16on parle plus de ce qu'on fait,
- 49:18qu'on voit plus de personnes et qu'on accompagne plus de nos clients pour aller entreprendre et réussir en Afrique.
- 49:26Pas que dans l'immobilier,
- 49:27pas que dans l'agriculture,
- 49:28il faudrait vraiment que ce soit le plus large scope possible.
- 49:35Pour te dire,
- 49:36pour favoriser ça,
- 49:37on a mis en place des produits assez...
- 49:39assez simple finalement.
- 49:41Je vais te parler d'un produit qui me tient à cœur qui s'appelle
- 49:46Épargne Prêt.
- 49:47Parce qu'on s'est rendu compte que pour des membres de la diaspora,
- 49:50des petits financements comme 3 000 euros,
- 49:52on ne savait pas trop comment les sculturer.
- 49:54Ce qu'on a fait,
- 49:55c'est qu'on a dit,
- 49:56écoutez,
- 49:57pour pouvoir vous prêter 300 %
- 50:02d'un montant,
- 50:02on va vous demander pendant 6 mois d'épargner la même somme.
- 50:06Quelqu'un qui veut 10 000 euros par exemple,
- 50:10on va lui demander d'avoir pu épargner pendant 6 mois
- 50:143 000 euros.
- 50:153 300 euros exactement.
- 50:17Si cette personne-là a pu épargner pendant six mois de façon régulière 3 300 euros,
- 50:21tout pas divisé bien sûr par six mois,
- 50:24au bout des six mois,
- 50:26nous on s'engage à lui prêter
- 50:27300 % du montant épargné.
- 50:30Et ça lui permet comme ça de démarrer une activité au pays.
- 50:34Vraiment,
- 50:34il faut qu'on multiplie ce type d'initiative qui permet aux gens,
- 50:38sans apporter toutes les garanties bancaires dont tu parlais au début,
- 50:41où on doit avoir les statements bancaires,
- 50:44on doit avoir les registres et autres,
- 50:46non.
- 50:46juste sur la base d'habitude d'épargne,
- 50:50faire des crédits.
- 50:51Ces crédits-là permettent de créer des activités au pays.
- 50:53Ces activités au pays permettent de créer des emplois.
- 50:58Ces emplois permettent de créer de la croissance pour nos pays.
- 51:00Et au final,
- 51:01c'est un cercle vertueux qui se met en place.
- 51:03Donc,
- 51:04c'est notre objectif avec la diaspora.
- 51:07On est vraiment déterminés.
- 51:09Les équipes,
- 51:10je t'inviterai à venir nous voir à notre bureau à Paris dans le 19e.
- 51:14mais c'est vraiment...
- 51:15Quelque chose qui est en train de prendre corps,
- 51:18qui se passe plutôt bien et pour lequel tout Cofina a de grandes ambitions.
- 51:25Et je suis persuadé que 2026 sera une belle année pour nous tous et qu'on arrivera à atteindre chacun de nos objectifs.
- 51:30Ce qui est intéressant dans ce que tu dis,
- 51:32c'est que quand vous identifiez en fait une problématique,
- 51:35vous allez créer un produit exprès pour y répondre en fait.
- 51:38C'est très important pour nous.
- 51:40C'est pour ça les focus groupes,
- 51:41c'est vraiment que je fais les samedis,
- 51:43c'est vraiment pour.
- 51:44échanger avec les clients,
- 51:46m'adapter et proposer le produit qui correspond le mieux à leurs besoins.
- 51:50Et en fait,
- 51:53ce qui est intéressant,
- 51:53c'est d'aller jusqu'au bout.
- 51:57On interroge le client,
- 51:59on comprend le besoin et on crée un produit qui répond parfois.
- 52:03Des entreprises sont dans des logiques de...
- 52:06On fait des enquêtes de satisfaction pour savoir...
- 52:09comment dire,
- 52:10ce que vous attendez.
- 52:11On fait la liste finalement des doléances,
- 52:13mais ça ne va pas jusqu'au bout,
- 52:14ça ne va pas jusqu'à...
- 52:16On a plutôt un message qui dit,
- 52:17merci d'avoir participé,
- 52:18et puis on reviendra vers vous.
- 52:19Toi,
- 52:20ce que je comprends,
- 52:20c'est qu'il y a vraiment une volonté.
- 52:22Vous avez les mains libres pour aller créer des produits sur mesure qui répondent à des besoins bien spécifiques de la diaspora.
- 52:28Tout à fait.
- 52:29En fait,
- 52:30ce que je dis souvent à mes clients,
- 52:33les institutions financières en général sont des paquebots.
- 52:36Nous,
- 52:36chez Cofina,
- 52:37on est une vedette.
- 52:38Donc,
- 52:38on a la capacité à s'adapter,
- 52:40à tourner vite,
- 52:41à refaire,
- 52:42à prendre des trajectoires qu'un paquebot ne pourra jamais prendre.
- 52:46Du coup,
- 52:47quand je reçois un client,
- 52:48on essaie d'être à l'écoute et de lui proposer vraiment ce qui sera le plus adapté à son cas précis.
- 52:55C'est pour ça que je dis que les financements,
- 52:57on les fait vraiment au cas par cas.
- 53:00C'est du cas par cas,
- 53:01du sur mesure.
- 53:02Très bien,
- 53:03super intéressant d'avoir cette agilité en fait.
- 53:08Et donc là,
- 53:09il y a un peu une comparaison entre
- 53:12Ausha et des institutions en parlant de vedettes d'un côté et de pas de beaux de l'autre.
- 53:17Il y a du...
- 53:19à chaque fois quand on parle en tout cas de tout ce qui est lié à la banque en Afrique,
- 53:24on va parler de monnaie banking,
- 53:26on va parler d'une manière d'appréhender en fait le rapport à la banque qui est totalement différent de ce qu'on peut voir en Occident.
- 53:34et on parle même d'une...
- 53:37une avancée ou en tout cas une appréhension du money banking et de la fintech qui est beaucoup plus pointue quelque part que ce qu'on peut voir en Occident,
- 53:45puisque aujourd'hui avec Orange Money par exemple,
- 53:47il y a énormément d'opérations qui peuvent être faites,
- 53:50qui sont qu'aujourd'hui en Europe on ne fait pas ou très peu.
- 53:55Toi,
- 53:55comment tu vois en fait la manière dont on appréhende en tout cas le rapport à la banque en Afrique ?
- 54:03Moi je pense qu'en Afrique ce qui est bien c'est qu'on a...
- 54:07tout à réinventer,
- 54:09on a tout à refaire à notre sauce.
- 54:12On a trop souvent eu tendance à copier des modèles qui n'étaient pas adaptés à nos besoins.
- 54:17Et l'exemple que tu donnes de Orange qui fait des choses complètement différentes en Afrique qu'on ne voit pas du tout en Europe,
- 54:23c'est ce que nous,
- 54:23on veut appliquer dans le milieu financier chez nous.
- 54:27Et au final,
- 54:28je suis content de participer à cette aventure parce qu'on est des précurseurs dans notre domaine.
- 54:34On a créé,
- 54:35rappelle-toi,
- 54:35le concept de la...
- 54:37mesofinance ou missing middle.
- 54:40Avant,
- 54:41il y avait la banque classique,
- 54:43avant,
- 54:43il y avait la microfinance et nous,
- 54:45on est venu s'installer dans quelque chose d'intermédiaire.
- 54:50Des personnes,
- 54:53je dirais,
- 54:55pas assez grandes pour aller vers des banques classiques qui leur demandaient trop de papiers,
- 55:01mais des personnes déjà trop grandes pour aller demander des micro-crédits.
- 55:07Donc on s'est mis au milieu.
- 55:08Donc tu vois,
- 55:09depuis tout à l'heure,
- 55:10je te parle de nos crédits,
- 55:11c'est des crédits plutôt moyens,
- 55:1415 000,
- 55:1420
- 55:15000, 30 000,
- 55:1650 000,
- 55:17jusqu'à 100 ou 200 000 euros.
- 55:19Mais ce ne sont pas des choses de 1 million d'euros qui sont dans des banques classiques et ce n'est pas du 100 ou 200 euros dans du microcrédit.
- 55:27Donc en Afrique,
- 55:29tout est à inventer,
- 55:30tout est à faire.
- 55:31Ce que je vois,
- 55:32c'est que plus ça va aller,
- 55:35plus on aura de personnes bancarisées chez nous,
- 55:38plus ça va leur permettre d'avoir des leviers pour aller développer leurs activités.
- 55:44Et c'est ça qui va participer au développement durable de notre continent.
- 55:49Je parle du développement durable de notre continent.
- 55:53Dans le développement de Kofi Nard,
- 55:56tu parlais de
- 55:578 ou 9 pays,
- 55:58je crois,
- 55:59francophones.
- 56:00Est-ce qu'il y a une volonté d'aller s'ouvrir vers d'autres pays francophones,
- 56:05vers éventuellement des pays anglophones ?
- 56:08Aujourd'hui,
- 56:09on est dans 8 pays africains,
- 56:11plus sa représentation à Paris.
- 56:13On est sur 3 zones monétaires différentes,
- 56:15avec la Guinée,
- 56:17avec la zone...
- 56:18donc
- 56:19CEMAC en Afrique centrale et la zone
- 56:22Afrique de l'Ouest.
- 56:23Donc,
- 56:24trois monnaies CFA,
- 56:25donc Zoff,
- 56:26CFA Zaf et le GNF.
- 56:29Plus,
- 56:29si je rajoute le bureau de Paris,
- 56:32ça nous fait quatre monnaies différentes.
- 56:35Maintenant,
- 56:35cette année,
- 56:36on va ouvrir,
- 56:38en principe,
- 56:38au Cameroun.
- 56:39Donc,
- 56:40ça va nous faire un neuvième pays de présence en Afrique.
- 56:43Toujours francophone.
- 56:44Tu sais ce qui nous manque pour nous développer plus ?
- 56:47Je pense que c'est Merci.
- 56:48C'est les ressources humaines.
- 56:50En Afrique,
- 56:51on a beaucoup de monde,
- 56:52mais du personnel bien formé,
- 56:54du personnel à qui on peut inculquer nos valeurs,
- 56:58ça manque un peu.
- 56:59Et on est dans un domaine où on parle de finances,
- 57:02on parle d'argent.
- 57:03Il faut des personnes de confiance.
- 57:05Donc aujourd'hui,
- 57:06notre développement est limité par les ressources humaines qui doivent venir nous accompagner.
- 57:14Est-ce qu'on a pour objectif d'être dans un pays anglophone ?
- 57:18Pour le moment,
- 57:19en étant au Cameroun,
- 57:20on va être dans un pays qui est ni francophone ni anglophone,
- 57:23donc c'est déjà très bien,
- 57:25mais jusqu'à l'horizon 2027-2028,
- 57:34je ne pense pas qu'on aille sur un pays purement anglophone.
- 57:38Très bon.
- 57:39Si tu veux.
- 57:41J'allais te poser la question justement de l'idée d'une...
- 57:44D'une monnaie unique.
- 57:45Alors,
- 57:46il y a des monnaies qui sont présentes sur plusieurs pays différents,
- 57:51donc qui permettent de faciliter les échanges.
- 57:53Mais il n'en reste pas moins que là,
- 57:54ce que tu disais,
- 57:55c'est voilà,
- 57:55sur huit pays,
- 57:56il y a déjà quatre monnaies à gérer.
- 57:59Oui.
- 57:59Il y a un vrai enjeu aussi de réflexion,
- 58:03mais là,
- 58:03du coup,
- 58:03c'est au niveau des États,
- 58:05de faciliter les taux de change,
- 58:08faciliter,
- 58:09parce que mine de rien...
- 58:11ça peut permettre de faciliter des échanges,
- 58:14de faciliter la circulation de la monnaie par un sujet de monnaie unique.
- 58:18Toi,
- 58:19c'est quoi ?
- 58:21On a entendu parler de,
- 58:22je ne sais plus quel est le nom,
- 58:23mais d'un projet de monnaie unique,
- 58:25en tout cas partagé par plusieurs pays différents,
- 58:28qui ne serait pas le franc CFA.
- 58:31Toi,
- 58:32quel est ton avis ?
- 58:35Je dirais que nous,
- 58:37avec notre capacité,
- 58:38notre agilité,
- 58:39on s'adapterait à quasiment tout.
- 58:42Donc je suis ouvert,
- 58:43je suis ouvert.
- 58:44Monnaie unique,
- 58:45différentes zones,
- 58:46je suis ouvert.
- 58:48Je respecterai donc les décisions de nos autorités même si au fond de moi je suis persuadé que une unité africaine serait bien plus intéressante et bien plus enrichissante pour tous.
- 59:02Mais je respecte ce qu'on nous propose.
- 59:06Bien sûr,
- 59:06de toute façon c'est...
- 59:08Si tu arrives à t'adapter avec quatre monnaies,
- 59:10avec une monnaie,
- 59:11tu arriveras d'autant plus à faire le...
- 59:14Exactement.
- 59:16Il n'y a vraiment pas de sujet là-dessus.
- 59:20On arrive à la fin de cette interview.
- 59:22Il me semble que j'ai balayé moi avec toi les questions que je voulais te poser.
- 59:26J'ai appris plein de choses.
- 59:31Je pense que je vais ouvrir un compte Cofina.
- 59:38Je pense qu'il y a quand même deux,
- 59:40trois produits dont tu as parlé où je me dis que c'est quand même très intéressant.
- 59:43En fait,
- 59:44je ne savais pas.
- 59:46Donc voilà,
- 59:46c'est pour ça que moi,
- 59:47dans les interviews,
- 59:48j'aime bien ne pas poser trop de questions avant à mon invité pour découvrir et garder cette spontanéité-là.
- 59:56Et voilà,
- 59:56je te remercie pour tout ce que tu nous as partagé et pour ton côté très...
- 1:00:01comment dire,
- 1:00:01pédagogue.
- 1:00:02Parce que parfois,
- 1:00:03les sujets de la finance,
- 1:00:04ça fait un peu peur.
- 1:00:05Et moi,
- 1:00:07je sais que je peux avoir une audience vraiment créative qui peut se dire,
- 1:00:10oh là là,
- 1:00:10il commence à parler de chiffres,
- 1:00:12de taux,
- 1:00:13ça va être compliqué,
- 1:00:14on ne va rien comprendre.
- 1:00:15Et toi,
- 1:00:15tu es très pédagogue.
- 1:00:17Et du coup,
- 1:00:17en plus,
- 1:00:18ça a apporté beaucoup d'exemples,
- 1:00:19ce qui a vraiment permis de comprendre le point et de comprendre vraiment la mission de Ausha.
- 1:00:25Et ça,
- 1:00:26je pense que mon audience va énormément apprécier.
- 1:00:28En tout cas,
- 1:00:29pour moi,
- 1:00:29c'était un plaisir d'avoir pu partager ce moment avec toi et de comprendre véritablement quelles étaient les missions de Kofina et la manière d'accompagner les diasporas dans le développement de leurs projets.
- 1:00:46Je t'en remercie.
- 1:00:47Et vraiment,
- 1:00:48je t'invite à venir nous découvrir.
- 1:00:55Paris,
- 1:00:559 avenue Corentin-Carrieux.
- 1:00:57On est là pour la diaspora.
- 1:00:59Il faut savoir une chose,
- 1:01:01c'est que quand vous rentrez dans notre bureau,
- 1:01:02c'est comme si vous avez pris votre billet d'avion et que vous vous retrouvez dans votre pays d'origine.
- 1:01:08Ça,
- 1:01:08c'est très important.
- 1:01:10On comprend les besoins de la diaspora et on a des outils pour pouvoir accompagner ces personnes de la diaspora.
- 1:01:18Donc je t'invite et j'invite tous les membres de la diaspora à venir nous retrouver.
- 1:01:22Je finis souvent mes interventions par trois mots que beaucoup d'Ivoiriens connaissent mais qu'on applique très peu.
- 1:01:30C'est union,
- 1:01:32discipline et travail.
- 1:01:35Si la diaspora est unie,
- 1:01:37je pense qu'il ne pourra jamais rien nous arriver.
- 1:01:40Si on reste discipliné,
- 1:01:43tout le monde va commencer à nous respecter.
- 1:01:46Et le travail,
- 1:01:48on ne peut rien obtenir sans travail.
- 1:01:50Il faut travailler,
- 1:01:51et de là où on est,
- 1:01:52il faut travailler encore plus que le reste du monde.
- 1:01:55Et ça nous permettra de laisser une belle trace sur cette terre qui ne demande qu'à voir l'Afrique et ses diasporas,
- 1:02:03et ces peuples prendre toute la place qui nous est eue finalement.
- 1:02:09Donc je te remercie pour cet échange.
- 1:02:12Et franchement,
- 1:02:13n'hésitez jamais.
- 1:02:14Je reste disponible.
- 1:02:15Contactez-nous et on pourra échanger,
- 1:02:18approfondir des sujets peut-être qu'on a survolé aujourd'hui.
- 1:02:21On pourra vraiment s'apporter mutuellement.
- 1:02:24Et comme je dis,
- 1:02:26restons tous dans l'union,
- 1:02:27dans la discipline et dans le travail.
- 1:02:30Merci beaucoup pour cette conclusion.
- 1:02:31Moi,
- 1:02:32je te dis à très vite.
- 1:02:33C'est entendu pour l'invitation.
- 1:02:35Je vais venir assez rapidement.
- 1:02:37Et je te dis à très vite.
- 1:02:41Dans l'agence,
- 1:02:42on se retrouve en Afrique.
- 1:02:43Je conclue toujours les interviews par à très vite en Afrique ou ailleurs,
- 1:02:46mais j'ai envie de dire à très vite dans le
- 1:02:4819e ou ailleurs.
- 1:02:50Je te remercie encore une fois.
- 1:02:52À très bientôt,
- 1:02:52au revoir.
- 1:02:53Ça marche.
- 1:02:54Au revoir,
- 1:02:54Amata.
- 1:02:58Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:03:00Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:03:07Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:03:09Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:03:13Je vous invite également à cliquer sur les 5 étoiles pour donner de la force.
- 1:03:18Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.