Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / Survie d’entreprise : la chute de Brandt décryptée
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- 0:00Trop d'entreprises ferment alors que leur carnet de commandes est plein.
- 0:03Et le problème,
- 0:04c'est pas le business,
- 0:05c'est la trésorerie,
- 0:06étouffée par des process qui n'ont jamais été adaptés à la croissance.
- 0:10Bienvenue dans Oser l'Efficacité,
- 0:11le podcast qui t'aide à identifier où fuit ta trésorerie et comment y remédier.
- 0:16Je suis Perrine Thiébaut,
- 0:17j'analyse les processus industriels pour identifier où le temps et l'argent se perdent.
- 0:22Ensuite,
- 0:22j'active les leviers opérationnels,
- 0:24organisationnels et numériques pour y remédier.
- 0:27La trésorerie devrait être avant tout un projet d'entreprise,
- 0:30pas une angoisse personnelle du dirigeant.
- 0:31Parce qu'un bon projet devrait pouvoir se financer par lui-même,
- 0:34la souveraineté économique commence avant tout par une trésorerie saine.
- 0:3711 décembre 2025,
- 0:39la mise en liquidation judiciaire de Brandt est prononcée.
- 0:43Alors même qu'un projet de reprise en scope semble viable.
- 0:46C'est la disparition du dernier gros producteur de gros électroménagers en France.
- 0:52On peut blâmer beaucoup de choses.
- 0:53Le marché,
- 0:54le contexte,
- 0:54l'interventionnisme de l'État.
- 0:56ou au contraire,
- 0:56son absence de réaction.
- 0:58Mais dans tous les cas,
- 0:59une entreprise s'effondre rarement d'un seul coup.
- 1:02Comme une structure métallique qui se corrode,
- 1:04elle ne rompt pas au moment où la rouille commence à la manger.
- 1:07Elle casse quand la rouille a déjà bouffé complètement l'intérieur.
- 1:10Aujourd'hui dans Oser l'Efficacité,
- 1:12on va parler de crash multifacteur.
- 1:14Bienvenue dans les décryptages d'Oser l'Efficacité.
- 1:17Qu'est-ce qui a précipité la chute de Brandt fin décembre 2025 ?
- 1:20Il y a quelque chose de confortable,
- 1:22c'est de regarder sa situation juste au travers du prisme du fatalisme.
- 1:25Oui,
- 1:26le marché est compliqué.
- 1:27Oui,
- 1:27on est dans un contexte économique difficile.
- 1:29Mais il n'y a pas que ça.
- 1:31Avec Brandt,
- 1:31on met en avant des tas de petits facteurs,
- 1:34plus ou moins importants,
- 1:35qui,
- 1:36mis bout à bout,
- 1:37sont arrivés à la fin annoncée du géant du gros électroménager en France.
- 1:41100 ans d'existence.
- 1:42Un anniversaire d'ailleurs fêté en grande pompe.
- 1:44Mais toutes ces belles images n'arriveront pas à sauver l'entreprise.
- 1:48Dans cette vidéo,
- 1:48je veux m'intéresser à tous ces petits détails invisibles,
- 1:51ceux qu'on ne regarde pas tant que l'entreprise va à peu près bien.
- 1:55C'est ça le sujet d'aujourd'hui.
- 1:56Et non pas de blâmer juste les sujets extérieurs sur lesquels on n'a pas la main nous-mêmes.
- 2:01Le vrai problème là-dedans,
- 2:02c'est l'habitude de la survie.
- 2:04Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de cette expérience sur la grenouille.
- 2:07Tu trempes une grenouille dans l'eau bouillante,
- 2:08elle va tout faire pour s'en sortir.
- 2:10Elle est bien consciente qu'elle ne peut pas rester dans cette eau.
- 2:12Mais à l'inverse,
- 2:13si tu mets la grenouille dans une eau à température ambiante et que tu la fais chauffer doucement,
- 2:18la grenouille va se laisser mourir.
- 2:20Et c'est exactement ce que les entreprises risquent quand elles prennent l'habitude de la
- 2:25survie.
- 2:25Et l'histoire de Brandt est truffée de petits détails de ce type qui font qu'on a pris l'habitude de survivre plutôt que de prendre des décisions qui permettent de pérenniser l'entreprise.
- 2:36Déjà l'histoire de Brandt est marquée par une instabilité chronique.
- 2:40Dans les 25 dernières années,
- 2:41c'est pas moins de trois rachats qui marqueront l'histoire de l'entreprise.
- 2:45Trois rachats avec à chaque fois des stratégies industrielles différentes.
- 2:49Alors certes le dernier achat en 2014
- 2:51par Cevital a une vraie volonté de relancer la machine.
- 2:54De gros investissements seront faits avec une stratégie à la fois sur du modèle haut de gamme et du modèle entrée de gamme pour s'assurer une présence sur tout le marché,
- 3:02mais cela intervient bien trop tard.
- 3:04À force de faire des ping-pong entre des stratégies industrielles opposées,
- 3:08des rachats par des entreprises qui elles-mêmes n'étaient pas forcément dans les meilleures dispositions pour racheter,
- 3:14parce que lorsqu'on est géant sur son marché et que l'on rachète une entreprise pour atteindre un nouveau marché,
- 3:19on ne peut pas juste se dire
- 3:21que l'on va transporter ces méthodes de travail sur le nouveau marché.
- 3:24Justement,
- 3:24c'est tout le moment où se joue cette réplication des méthodes de travail,
- 3:28ce travail en symbiose,
- 3:30cette capacité à travailler ensemble.
- 3:32Deux entreprises l'une à côté de l'autre ne feront jamais une entreprise saine à la fin,
- 3:37si les efforts n'y sont pas mis.
- 3:39Mais ce n'est pas le seul moment marquant de l'histoire de Brandt.
- 3:41En 1982,
- 3:42alors que la France est dans une pleine stratégie de maintien de son industrie en état,
- 3:47elle est nationalisée.
- 3:49Mais ça ne durera que dix ans.
- 3:50En 92,
- 3:51elle est recédée à des capitaux privés.
- 3:53Capitaux privés qui sont à ce moment-là italiens.
- 3:56Donc déjà à ce moment-là,
- 3:57Brandt n'est plus une entreprise française.
- 3:59Oui,
- 3:59Brant est implanté sur le sol français.
- 4:01Oui,
- 4:01Brandt produit de l'électroménager en France.
- 4:04Mais Brandt n'est plus une entreprise
- 4:07100% française.
- 4:08Ce rachat en 92 sera d'ailleurs précipité par le rachat ensuite en 2000 forcé de la marque Moulinex qui ne va déjà pas bien,
- 4:15qui est à ce moment-là en faillite virtuelle.
- 4:17Et on reviendra d'ailleurs sur ce point très important.
- 4:19dans la suite de la vidéo.
- 4:20Lorsque Moulinex fait faillite et que Brandt se retrouve de nouveau sans propriétaire stable,
- 4:26c'est le groupe Fagor qui va la racheter à ce moment-là.
- 4:28Mais chez Fagor,
- 4:29on est sur un jeu de chaise musicale des marques à mettre en avant,
- 4:31de celles à abandonner.
- 4:33Et finalement,
- 4:34pas une grosse stabilité de stratégie.
- 4:37C'est Cevital qui sera le dernier repreneur de Brandt et qui fera de réels investissements sur de l'entrée de gamme en Algérie pour assurer un marché que
- 4:45Brandt ne peut de toute façon pas couvrir.
- 4:47avec les contraintes françaises.
- 4:49Mais le but est quand même de développer le haut de gamme et les innovations.
- 4:52Innovations qui ont été mises sous le tapis pendant bien trop longtemps et qui ont fait que la marque a globalement accusé un retard.
- 4:58Au-delà des rachats successifs,
- 4:59on est quand même sûr de la succession de décisions prises sous contrainte.
- 5:03On n'a jamais de capacité à prendre du recul sur la situation.
- 5:07L'entreprise va mal,
- 5:08il faut qu'elle soit rachetée.
- 5:09L'entreprise qui veut la racheter ne va pas très bien ou veut accéder au marché français,
- 5:14donc rachète une entreprise.
- 5:15Mais encore une fois,
- 5:16Le fait de racheter une entreprise pour se stabiliser quand on ne va déjà pas bien soi-même n'est pas une solution viable.
- 5:22Toutes ces petites choses font qu'on installe ce réflexe de survie.
- 5:26On normalise le fait de survivre comme nouvelle façon de faire.
- 5:29Alors que...
- 5:30Parfois,
- 5:31le but est de prendre un risque,
- 5:32peut-être de prendre une décision qui risque de faire fermer l'entreprise d'un côté,
- 5:37mais qui,
- 5:37si elle fonctionne,
- 5:38peut nous pérenniser dans l'avenir.
- 5:40Juste maintenir une entreprise à flot est rarement la bonne décision pour une entreprise pérenne sur le long terme.
- 5:46Brandt n'est pas tombé quand tout allait mal,
- 5:48Brandt est tombé lorsque survivre était devenu normal.
- 5:51Parce que quand le mode survie s'installe,
- 5:52on prend des décisions comme
- 5:54Oh tiens !
- 5:55Si on rachetait une entreprise pour se développer à l'étranger ?
- 5:57En plus,
- 5:57celle-là,
- 5:58elle ne va pas trop bien.
- 5:58Ça a l'air d'être une sacrée aubaine quand même.
- 6:00C'est typiquement le cas où on n'a pas d'anticipation sur ce que cela implique réellement que de racheter une société.
- 6:06Racheter une société,
- 6:06ce n'est pas juste maintenir deux sociétés l'une à côté de l'autre.
- 6:10Quand on veut sortir d'une situation qui est déjà délicate pour soi-même,
- 6:13on veut profiter de ce qui va bien dans cette entreprise.
- 6:15Donc récupérer une partie.
- 6:17de la façon dont elle travaille pour la mettre chez nous et vice-versa.
- 6:20Mais quand on n'a pas ce travail de mise en commun,
- 6:22on se retrouve juste avec deux sociétés qui travaillent en parallèle et qui ne subviennent pas aux besoins qu'avait l'autre.
- 6:28Ce serait un peu comme de penser que pour vendre des machines à laver construites en Espagne,
- 6:33en France,
- 6:33en profitant de l'essor de la marque française,
- 6:36il suffisait juste de coller les autocollants de la marque française sur les machines produites en Espagne.
- 6:41Ça n'a aucun sens.
- 6:42Ce n'est pas ce qu'attendent les clients en face.
- 6:45Donc,
- 6:45dans tous les cas,
- 6:46en rachat d'entreprise,
- 6:47il y a ce travail de vouloir faire ensemble.
- 6:50Et évidemment,
- 6:50la problématique,
- 6:51c'est qu'à la fin,
- 6:52si rien n'est fait,
- 6:53on ne se retrouve plus avec une,
- 6:54mais deux boîtes à sauver.
- 6:56Alors que tout le monde le sait,
- 6:56en situation critique,
- 6:57on s'équipe d'abord soi,
- 6:59avant d'équiper les autres.
- 7:00Si vous voyagez avec un enfant,
- 7:02ou une personne ayant besoin d'assistance,
- 7:03ajustez d'abord votre masque avant de l'aider à ajuster le sien.
- 7:06Ça te parle,
- 7:07non ?
- 7:07Eh bien justement,
- 7:08l'histoire de Brandt,
- 7:09elle ne s'arrête pas là.
- 7:10L'actionnaire majoritaire de Brandt,
- 7:11El.Fi,
- 7:12en 2000,
- 7:12est fortement incitée par le gouvernement français
- 7:15à reprendre la marque Moulinex,
- 7:17qui ne va pas bien du tout à ce moment-là.
- 7:19Et quand je dis pas bien,
- 7:20l'entreprise est déjà en faillite virtuelle.
- 7:22Donc on a Brandt qui vivote comme elle peut,
- 7:24à qui on ajoute Moulinex,
- 7:26qui est déjà en faillite.
- 7:28Bah,
- 7:28sans surprise,
- 7:29ça ne va pas bien.
- 7:30Ça ne va pas bien se passer.
- 7:31Moins d'un an après,
- 7:32la faillite du groupe est à nouveau prononcée,
- 7:34et ce sera définitivement la fin pour la marque Moulinex,
- 7:37qui sera reprise par Seb,
- 7:38mais pas avec son outil de production.
- 7:40La problématique,
- 7:41là,
- 7:41c'est que la décision est purement émotionnelle.
- 7:43Oui,
- 7:44Moulinex,
- 7:44c'est 3000 emplois.
- 7:46Oui,
- 7:46on veut sauver ces emplois.
- 7:47Mais là,
- 7:48le risque qu'on prend à vouloir sauver ces 3000 emplois,
- 7:50c'est non pas de risquer la survie de Moulinex qui est déjà en jeu,
- 7:54mais de risquer la survie de deux entreprises.
- 7:56Et c'est exactement ce qui va se passer.
- 7:58Brandt ne sera plus jamais la même entreprise après cet échec.
- 8:03Là encore,
- 8:04on n'a pas fusionné pour construire,
- 8:05on a juste fusionné pour ne pas mourir.
- 8:08Chaque opération qui a été menée à ce moment-là,
- 8:10c'est de l'oxygène temporaire.
- 8:12Jamais.
- 8:13Un projet viable.
- 8:14Alors bien évidemment,
- 8:15c'est extrêmement facile d'analyser ça après coup.
- 8:17Bien sûr que ce n'était pas du tout évident à l'époque,
- 8:19mais ça doit t'aiguiller en tant que chef d'entreprise sur les décisions à prendre.
- 8:23Est-ce que tu prends une décision parce que tu as une opportunité de racheter une boîte pas chère,
- 8:27ou est-ce que tu la prends réellement pour toi,
- 8:29pour développer ton entreprise,
- 8:30parce que c'est ici que tu dois mettre ton énergie aujourd'hui ?
- 8:33En résumé,
- 8:34ce ne sont pas les mauvaises décisions qui tuent,
- 8:36ce sont les décisions qui sont prises trop tard.
- 8:38Et le cas de Brandt nous le montre très bien.
- 8:40On peut blâmer le manque d'implication de l'État.
- 8:42Mais quand on regarde les 100 ans de l'histoire de Brandt,
- 8:44l'État est intervenu.
- 8:46En nationalisant d'abord,
- 8:47et puis à plusieurs reprises pour sauver l'entreprise avec des aides publiques.
- 8:52Les aides n'ont jamais réussi à remettre l'entreprise sur le droit chemin.
- 8:56Toutes ces décisions qui ont été prises dans l'urgence,
- 8:59dans l'émotionnel,
- 9:00n'ont pas réussi à sauver l'entreprise.
- 9:03Alors pourquoi,
- 9:04en 2025,
- 9:05quand le projet de SCOP est présenté,
- 9:08même s'il est viable sur le papier,
- 9:10pour quelles raisons à ce moment là
- 9:12les investisseurs privés feraient confiance à l'entreprise pour se redresser.
- 9:15La confiance est brisée à ce moment-là.
- 9:17Et c'est typiquement le problème des renflouements successifs.
- 9:20Arrive toujours un moment où le marché n'a plus confiance,
- 9:23ne veut plus s'impliquer dans la reprise parce qu'il ne croit plus à la viabilité du projet.
- 9:27Il n'y a plus de cohérence à ce moment-là à mettre ses capitaux derrière cette entreprise.
- 9:32La confiance financière se détruit bien avant la liquidation et c'est ce moment-là que tu dois surveiller.
- 9:36À force d'accepter des plans de sauvetage qui sont orientés sauvetage et pas
- 9:40pérennisation.
- 9:42on casse les dernières branches sur lesquelles on peut encore se raccrocher.
- 9:45Et c'est typiquement ce que j'illustrais avec mon exemple de la grenouille.
- 9:48Toutes ces adaptations,
- 9:49petit à petit,
- 9:50font qu'on ne se rend plus compte quand on est dans une eau mortelle.
- 10:00Et bien souvent,
- 10:01les dirigeants,
- 10:01même les plus intelligents,
- 10:02sont les derniers à voir le danger.
- 10:04Parce qu'ils ont trop le nez dans l'opérationnel.
- 10:06Parce que quand ça va mal,
- 10:07ils ne sont plus au pilotage,
- 10:09ils sont avec les équipes,
- 10:10sur le terrain.
- 10:11en train d'essayer de sauver ce qui peut encore l'être.
- 10:13Mais encore une fois,
- 10:14on parle de sauver,
- 10:15pas de pérenniser.
- 10:16Tu ne peux pas être lucide dans un système dont tu fais partie.
- 10:19La question alors n'est plus est-ce que ça va mal,
- 10:21mais est-ce que je suis encore au pilotage ou est-ce que je suis en train d'essayer de sauver les meubles ?
- 10:25Est-ce que tu en es là aujourd'hui ?
- 10:27Mon agenda est ouvert pour les rendez-vous dans la description de cet épisode.
- 10:29Je t'attends en ligne pour en discuter.
- 10:31Bon,
- 10:32cet épisode est volontairement analytique.
- 10:33Et clairement,
- 10:34il y a une question que je n'ai pas posée.
- 10:35Est-ce qu'on aurait dû sauver Brandt ?
- 10:37Est-ce qu'on avait besoin en France de maintenir un fabricant de gros électroménagers ?
- 10:42Très franchement,
- 10:42si j'ai choisi de ne pas aborder le sujet,
- 10:44c'est parce que ça pourrait faire l'objet d'une vidéo entière.
- 10:46La question de la souveraineté,
- 10:47elle est stratégique actuellement et je serais ravie d'avoir votre avis en commentaire.
- 10:51Fallait-il sauver Brandt ?
- 10:52Par contre,
- 10:53je voulais quand même montrer un fait.
- 10:54C'est que plus rien n'est garanti,
- 10:56même pour les entreprises qu'on croyait infaillibles lorsqu'on n'a plus notre destin entre nos mains.
- 11:01Lorsque la trésorerie,
- 11:02lorsque notre propre stabilité fait que nous ne pouvons plus décider ce qui est bon pour nous-mêmes.
- 11:08Si cet épisode t'a été utile,
- 11:09n'hésite pas à le partager à quelqu'un d'autre qu'il pourrait aider et à me laisser un petit pouce bleu ça fait toujours plaisir
- 11:18Si cet épisode t'a été utile,
- 11:20prolonge la réflexion
- 11:21Chaque semaine,
- 11:22je partage dans ma newsletter les conseils clés directement tirés de l'épisode du jour pour t'aider à passer de la prise de conscience à l'action
- 11:29Tu peux t'y inscrire gratuitement sur oserlefficacité.fr/news. On se retrouve la semaine prochaine et d'ici là,
- 11:37n'oublie pas
- 11:38d'oser l'efficacité.