Latest / Africa Fashion Tour / Laetitia Joly, cofondatrice de Mad House
Transcript
- 0:00Après,
- 0:00moi,
- 0:00ce qui me tenait à cœur,
- 0:01c'était vraiment de mettre en valeur Madagascar.
- 0:04Et c'est pour ça que la marque s'appelle Mad,
- 0:06déjà,
- 0:06pour que ce soit clair.
- 0:08Et ensuite,
- 0:11en fait,
- 0:13quand je voyais toutes ces marques qui déclinaient qu'en Rafia,
- 0:16les marques européennes,
- 0:17ils débloquent leur sac à Madagascar,
- 0:21qui ne parlent pas forcément de l'EU,
- 0:23ce n'est pas forcément de leur société,
- 0:26c'est-à-dire qu'ils ne leur font pas de l'histoire,
- 0:28donc elles ne sont pas trop au-dessus.
- 0:32elle peut faire un film ou quelque chose mais bon c'est vrai que elle a un ADN et elle n'a pas parlé mais elle est très très douce parce que de toute manière c'est
- 0:45transparent maintenant sur les sites mais nous je me disais que c'était une occasion de mettre vraiment enfin des sacs après on est plus récents Merci.
- 0:59qui va mettre Madagascar en valeur complètement.
- 1:07Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:10Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 1:18Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:20Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:24responsables et ambitieux.
- 1:26Au fil des interviews...
- 1:27Je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:35Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:41de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:46C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:50éthiques et performants.
- 1:52Je suis Amata Dialo,
- 1:53je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes.
- 1:56Je suis d'également.
- 1:57consultante en marketing et communication.
- 1:59J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 2:03En 2017,
- 2:04j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 2:07Et depuis,
- 2:08je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 2:14Au-delà de la mode,
- 2:15je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 2:19Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:28Aujourd'hui,
- 2:29je suis en compagnie de Laetitia Jolie.
- 2:30Laetitia a vécu à Madagascar et a cofondé la marque Madhouse avec deux associés,
- 2:35Jessica et Dionne.
- 2:37Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de sa marque.
- 2:40Bienvenue Laetitia,
- 2:41comment vas-tu ?
- 2:43Je vais très bien Ramata,
- 2:44merci beaucoup,
- 2:45ravie d'échanger avec toi.
- 2:47Je suis ravie également de te recevoir pour le podcast Africa Fashion Tour.
- 2:50On va commencer cette interview comme je le fais toujours.
- 2:53Je vais te demander de te présenter.
- 2:55Oui,
- 2:55alors je m'appelle Laetitia Jolie.
- 2:58Je vis à Marseille,
- 2:59j'ai vécu trois ans à Madagascar,
- 3:03un pays vraiment cher à mon cœur.
- 3:07Et là-bas,
- 3:08j'ai eu un coup de foudre amical avec deux associés.
- 3:11Nous avons créé Madhouse,
- 3:13créateur du panier haute couture.
- 3:15J'ai un background principalement dans le luxe.
- 3:19J'ai passé dix ans chez Van Cleef & Arpels dans le marketing à Paris et à Hong Kong.
- 3:27Et ensuite,
- 3:29je pense qu'on va développer mon parcours avec toi si tu veux.
- 3:31Mais voilà,
- 3:32en gros,
- 3:32j'ai un background plus marketing luxe.
- 3:35Et j'ai été expatriée pendant dix ans à Hong Kong,
- 3:40en
- 3:41Croatie et ensuite à Madagascar.
- 3:44Et nous voilà de retour en France pour faire rayonner le savoir-faire de Madagascar.
- 3:49Très bien,
- 3:49je te remercie pour cette introduction.
- 3:51En tout cas,
- 3:51on sent que toi,
- 3:52tu as eu l'opportunité de voyager dans différents environnements.
- 3:55Et donc,
- 3:56ça va être assez intéressant que tu nous partages un petit peu ton expérience et puis les différences que tu as pu voir entre,
- 4:02comme tu l'expliques là,
- 4:04Marseille,
- 4:05Hong Kong,
- 4:06Madagascar.
- 4:07Donc,
- 4:08je vais t'en demander un peu plus.
- 4:10Du coup,
- 4:10tu parlais d'un parcours marketing luxe.
- 4:14Donc,
- 4:15quelles sont tes études et où est-ce que tu as commencé ta carrière ?
- 4:18Alors justement,
- 4:18je n'ai pas fait d'études.
- 4:20Un parcours un petit peu atypique.
- 4:25J'ai passé du temps à être assistante de direction dans différentes grosses boîtes après avoir passé trois ans à New York en tant que fille au père.
- 4:35Donc,
- 4:35je n'avais vraiment pas trop de perspective professionnelle.
- 4:39En tout cas,
- 4:40j'avais un anglais parfait et j'ai pu travailler dans différentes boîtes en tant qu'assistante de direction et j'ai découvert l'industrie du luxe en travaillant chez Christie's.
- 4:50Et ensuite,
- 4:51chez Van Cleef et Harpels.
- 4:52Et c'est vraiment chez Van Cleef que j'ai découvert ce que c'était l'exigence,
- 5:00le sens du détail,
- 5:05ce que c'était d'avoir des produits extraordinaires.
- 5:08Et donc,
- 5:08c'est ce qui m'a vraiment plu.
- 5:10Et donc,
- 5:11chez Van Cleef et Harpels,
- 5:12ils m'ont donné la...
- 5:13On va dire qu'ils m'ont donné ma chance pour évoluer.
- 5:17dans le marketing.
- 5:18J'ai d'abord été assistante de direction dans le marketing et la communication et ensuite chef de produit puis ensuite marketing manager.
- 5:28D'ailleurs,
- 5:29la confiance était assez grande pour qu'il puisse m'envoyer à Hong Kong.
- 5:34Donc là,
- 5:34c'était super.
- 5:38Et à Hong Kong,
- 5:38j'ai rencontré mon mari et ensuite,
- 5:40il a fallu que je suive mon mari pour ses opportunités professionnelles en Croatie puis à Madagascar.
- 5:47Et à Madagascar,
- 5:48j'ai découvert qu'en fait,
- 5:50beaucoup de marques de luxe ou de marques européennes premium,
- 5:58en tout cas qui s'approchent du luxe,
- 6:00faisaient fabriquer beaucoup de choses à Madagascar.
- 6:03Très bien,
- 6:03très intéressant ton parcours et ce background en fait,
- 6:06où effectivement,
- 6:07c'est ta compétence sur le terrain,
- 6:10un côté autodidacte et puis la confiance en fait.
- 6:14de tes managers qui t'a permis d'accéder à des postes au niveau de cellules marketing et communication pour de belles maisons,
- 6:22en tout cas une belle maison dans la joaillerie.
- 6:26Du coup,
- 6:26quand tu arrives à
- 6:28Madagascar, donc tu parles d'une expatriation,
- 6:31toi,
- 6:32tu as une idée de ce que tu as envie de faire ?
- 6:35Est-ce que tu décides directement de te dire je vais monter une entreprise ?
- 6:39Comment se fait le passage à...
- 6:42J'arrive en tant qu'expatriée dans un pays que je ne connais pas,
- 6:46je décide de monter une marque.
- 6:49Alors,
- 6:50je suis arrivée à Madagascar avec un bébé de deux mois et un autre enfant de trois mois et demi.
- 6:57Et c'est vrai que non,
- 6:58je ne savais absolument pas ce que j'allais pouvoir faire en bas.
- 7:03Mais quand j'ai découvert tous ces ateliers et ce savoir-faire,
- 7:09J'ai décidé d'être consultante pour des marques naissantes malgaches.
- 7:17Donc,
- 7:18j'ai commencé à travailler pour un projet d'hôtel de luxe,
- 7:23puis ensuite pour une marque de sacs en cuir et en coton.
- 7:29J'ai travaillé aussi pour une marque de cachemire pour enfants.
- 7:34Et ensuite,
- 7:35je me suis rendu compte que j'étais tellement passionnée et investie dans mon travail.
- 7:41qu'à un moment donné,
- 7:41il fallait que ce soit mon bébé,
- 7:45ma marque.
- 7:46Parce que j'ai passé énormément de temps dessus et j'avais vraiment envie de travailler pour quelque chose qui venait de Madagascar,
- 7:55mais même que la matière première vienne de Madagascar.
- 8:00J'avais envie que ce soit qui ait beaucoup de sens.
- 8:03Et comme le raffia pousse à Madagascar,
- 8:06et qu'il y a énormément de savoir-faire sur le crochet du raffia Madagascar,
- 8:11j'ai choisi ce savoir-faire,
- 8:14nous avons choisi ce savoir-faire pour le faire rayonner au-delà de Madagascar et pour en faire quelque chose de contemporain.
- 8:30Voilà comment est né
- 8:32Madhouse. c'est né d'une...
- 8:36d'une amitié entre trois amis et la volonté de faire rayonner Madagascar,
- 8:44mais pas que le savoir-faire,
- 8:46mais aussi la fibre du Rafia.
- 8:49Parce que le savoir-faire,
- 8:50je trouve qu'il est plus légitime quand la matière première vient de ce pays également.
- 8:55Parce que c'est parce que le Rafia pousse à Madagascar qu'on a un savoir-faire.
- 9:02du crochet du raffia qui se transmet de génération en génération.
- 9:05Et ce qui nous plaisait aussi beaucoup avec mes amis,
- 9:10mes deux associés,
- 9:11c'est que c'était un travail de femme et que c'était vraiment un moyen pour elle de s'émanciper.
- 9:19Et donc ça,
- 9:20ça nous parlait forcément,
- 9:21puisque nous sommes trois femmes.
- 9:24Et donc de faire rayonner la femme,
- 9:26c'était encore plus.
- 9:27C'était quelque chose qui nous tenait à cœur aussi.
- 9:30Alors,
- 9:31tu parles de tes deux associés.
- 9:33Comment s'est faite la rencontre entre vous trois ?
- 9:36Tu parles d'amitié.
- 9:37Comment s'est faite la rencontre et comment vous en êtes venus à vous dire on va monter une entreprise,
- 9:44une marque de mode ensemble ?
- 9:46Et comment est-ce que vous avez réparti les tâches finalement ?
- 9:50Au début,
- 9:52on s'est rencontrés tout simplement,
- 9:56c'était un verre entre amis,
- 10:00on s'est rencontrés comme ça,
- 10:02assez par hasard.
- 10:06Et j'ai commencé à parler de ce que je faisais pour des marques naissantes à Madagascar et elles trouvaient ça intéressant.
- 10:13Et on s'est dit qu'on s'entendait tellement bien,
- 10:15on s'est dit qu'on devrait faire quelque chose ensemble.
- 10:20Moi,
- 10:20je peux vous apporter ça.
- 10:21En gros,
- 10:22je pouvais apporter le marketing à la com.
- 10:25Ensuite,
- 10:25mon associée Jessica,
- 10:26ça fait 20 ans qu'elle est à Madagascar.
- 10:29Elle est presque malgache.
- 10:31Elle parle à moitié malgache.
- 10:34Elle est très ancrée dans la culture de Madagascar.
- 10:40Et donc,
- 10:40elle a pensé tout de suite au Rafia.
- 10:44Et c'est aussi une féru de mode.
- 10:47Donc,
- 10:48mon autre associé,
- 10:49Diane,
- 10:49aussi,
- 10:49nous met toutes les trois.
- 10:51Donc,
- 10:51on a tout de suite pensé sac.
- 10:53Et pourquoi aussi le sac ?
- 10:55Parce que c'est quand même un objet qui reflète beaucoup notre personnalité.
- 11:02Ce n'est pas pour rien,
- 11:04je pense,
- 11:04qu'il y a des gens qui peuvent mettre...
- 11:07Je ne sais pas qu'ils peuvent acheter leur ensemble chez Zara,
- 11:10mais le sac,
- 11:12ce sera un objet particulier parce que ça reflète soit son statut social,
- 11:16soit sa personnalité audacieuse ou plus discrète.
- 11:21Mais en tout cas,
- 11:22c'est un vrai accessoire qui symbolise beaucoup de choses.
- 11:29Et donc,
- 11:30voilà pourquoi.
- 11:31Ensuite,
- 11:31Diane,
- 11:33elle a une vision.
- 11:35plus internationale anglo-saxonne parce qu'en fait,
- 11:38elle est résidente canadienne.
- 11:42Elle est venue à Madagascar pendant deux ans.
- 11:44Mais en fait,
- 11:45elle a une histoire avec Madagascar,
- 11:47elle aussi,
- 11:48puisque ses parents sont nés à Madagascar.
- 11:53Donc,
- 11:53toutes les deux,
- 11:54elles sont vraiment ancrées dans le pays.
- 12:00Moi,
- 12:00je ne suis restée que trois ans.
- 12:03J'ai vraiment eu un coup de foudre pour le pays et pour les habitants de Madagascar,
- 12:07pour les Madagascars,
- 12:09pour leur culture,
- 12:10pour leur façon de se comporter,
- 12:16de communiquer.
- 12:18C'est beaucoup de bienveillance,
- 12:19beaucoup de sourire,
- 12:22beaucoup de talent dans les mains,
- 12:25dans le savoir-faire.
- 12:26Et voilà,
- 12:27j'ai adoré.
- 12:29en tout cas passer ces trois ans là-bas et je garderai toujours un lien très fort,
- 12:32évidemment,
- 12:34avec ce pays.
- 12:35Est-ce que tu peux nous dire maintenant comment est-ce que vous vous êtes répartis les tâches avec tes deux associés ?
- 12:42Oui,
- 12:42tout à fait.
- 12:43Alors,
- 12:45on est deux associés à travailler vraiment au quotidien sur la marque.
- 12:52Jessica,
- 12:53elle est responsable du design,
- 12:55de la production,
- 12:58mais aussi des finances.
- 13:00Moi,
- 13:00je suis responsable du marketing et de la communication.
- 13:05Et Diane intervient quelques fois par an comme une consultante parce qu'elle a une vision assez internationale.
- 13:18Il y a Anglo-Saxon qui nous a plu et qui a aussi été très présente dès les débuts de la marque et dans nos pièces avec beaucoup de...
- 13:29de couleurs,
- 13:30beaucoup d'audace.
- 13:33Et même dans la formulation Madhouse,
- 13:35c'est en anglais,
- 13:36on aimait le fait que Mad veulent dire que ce soit un petit peu un brin déjanté.
- 13:43Mais Mad,
- 13:43c'est quand même d'abord pour Madagascar.
- 13:46Donc Diane,
- 13:47c'est plus en tant que consultante.
- 13:49De temps en temps,
- 13:49on partage nos idées avec elle et elle a des super bonnes idées.
- 13:54Mais les responsabilités sont plus partagées entre moi et Jessica.
- 13:58Très bien,
- 13:58super intéressant.
- 13:59D'autant que c'est parfois délicat d'arriver à bien déterminer les rôles de chacun et puis à arriver à ce qui n'est pas forcément d'overlap entre les responsabilités des uns et des autres.
- 14:09Du coup,
- 14:10aujourd'hui,
- 14:10la marque Madhouse,
- 14:11elle existe depuis combien de temps ?
- 14:14Elle existe depuis un an et demi.
- 14:19Je dis oui,
- 14:20depuis un an et demi.
- 14:21En fait,
- 14:21elle existe depuis qu'on a ouvert notre site Internet.
- 14:25euh
- 14:27Aujourd'hui,
- 14:30on a commencé des partenariats depuis l'été dernier avec une boutique à Saint-Tropez et une boutique à Saint-Jean-de-Luz.
- 14:40Et on a aussi une boutique qu'on affectionne beaucoup qui se trouve dans un hôtel de luxe dans l'océan Indien.
- 14:48Cet hôtel s'appelle le Miavan.
- 14:50C'est un superbe hôtel sur une île privée.
- 14:55et voilà nous on est très très fiers d'être distribués là-bas parce que c'est à Madagascar en plus donc ça a tout fait sens
- 15:06Très bien donc du coup c'est une marque qui est assez récente est-ce que tu peux nous parler de la période de développement de la marque c'est-à-dire que là elle a un an et demi combien de temps ça vous a pris de définir l'ADN de la marque les produits iconiques comment est-ce que vous avez en fait euh euh
- 15:23Comment est-ce que vous avez mené cette réflexion ?
- 15:25Combien de temps ça vous a pris pour après se dire,
- 15:27ça y est,
- 15:28on a les bons produits,
- 15:29on peut ouvrir notre site,
- 15:30on peut commencer à démarcher des partenaires pour la distribution ?
- 15:33Alors,
- 15:34je dois avouer que quand on a commencé à créer la marque,
- 15:38on s'est fait vraiment…
- 15:42on n'a pas été beaucoup dans la stratégie,
- 15:45dans le business plan.
- 15:48Franchement,
- 15:48on ne tenait vraiment pas la route.
- 15:51Et on voulait vraiment exprimer quelque chose.
- 15:56Et comme c'était un besoin qu'on avait toutes les trois,
- 15:59on s'est dit certainement qu'il y a d'autres femmes qui ont répondu à un besoin qui est là,
- 16:06puisque toutes les trois,
- 16:07on le ressent.
- 16:08Et ce besoin-là,
- 16:09c'était d'avoir des sacs en raffia,
- 16:13donc des paniers entre guillemets,
- 16:16parce qu'ici,
- 16:17on parle de panier plus que de sac en raffia.
- 16:20parce que les gens ne savent pas trop ce que c'est le raffia,
- 16:22en tout cas ici,
- 16:23enfin pas tous,
- 16:23ce n'est pas vraiment quelque chose de très important forcément ici,
- 16:30en tout cas en France.
- 16:33Et donc ce que je voulais dire,
- 16:34c'est qu'on voulait un sac en raffia qui soit sophistiqué et qui ait des finitions qui sont dignes de maroquiniers de luxe et que ce ne soit pas juste un sac développé juste pour l'été.
- 16:49Donc,
- 16:50voilà,
- 16:51qu'il soit un petit peu,
- 16:53qu'il soit mal fini.
- 16:55On voulait vraiment quelque chose,
- 16:57un panier haut de gamme pour le quotidien.
- 17:00Puisqu'à Madagascar,
- 17:01on le porte toute l'année,
- 17:04cet accessoire-là.
- 17:05Donc,
- 17:07voilà,
- 17:07ça,
- 17:08c'est le besoin qu'on a ressenti.
- 17:09Donc,
- 17:09on est vraiment toutes les trois.
- 17:10On a fait des brainstormings sur quel type de sac développer.
- 17:16Et on voulait quelque chose de pratique parce qu'on était toutes les trois mamans.
- 17:20On l'est toujours d'ailleurs.
- 17:22Toutes les trois mamans,
- 17:23toutes les trois entrepreneuses,
- 17:25toutes les trois avec des valeurs communes comme l'amitié.
- 17:30Donc voilà,
- 17:32toutes les trois,
- 17:32on essaie de mener de front une vie de famille,
- 17:34une vie de professionnel comme beaucoup d'autres.
- 17:37Voilà,
- 17:37avoir du temps avec ses amis.
- 17:38Et donc,
- 17:39on veut des sacs pratiques,
- 17:40des sacs qui nous mettent en confiance et qui soient aussi pratiques.
- 17:45Donc,
- 17:45on a fait le sac pour la plage,
- 17:46le sac pour mettre son laptop.
- 17:50d'autres plus pour la soirée.
- 17:54On a développé,
- 17:56on a fait le brainstorming,
- 17:57nous font un sac pour chaque situation.
- 18:03Et à chaque fois,
- 18:03on se disait qu'est-ce qu'on peut apporter de plus,
- 18:05qu'est-ce qu'on peut apporter de plus,
- 18:06qu'est-ce qu'on peut apporter de plus pour que ce soit vraiment,
- 18:09qu'on voit de belles finitions.
- 18:11Ensuite,
- 18:11on s'est intéressé à la broderie parce que la broderie,
- 18:13ça faisait vraiment,
- 18:14je trouve,
- 18:14une différence avec d'autres sacs qu'on pouvait voir sur le marché.
- 18:19et c'est vraiment un savoir-faire de Madagascar la broderie aussi donc voilà,
- 18:25on a fait vraiment un brainstorming sur le design de toutes les trois et sur la fonctionnalité de chaque sac et puis sur la marque alors ça c'était sur la plateforme de marque,
- 18:37ça c'était aussi un gros travail trouver les bonnes couleurs comment ne pas ressembler aussi à tout le monde comment Aaaaaaan !
- 18:47comment être reconnaissable aussi,
- 18:48comment être cohérente sur toutes les plateformes.
- 18:51Donc voilà,
- 18:52ça a été préparé un fil d'Instagram.
- 18:54On a fait un shooting pour deux ans.
- 18:57On s'est dit,
- 18:57voilà,
- 18:58on fait un shooting pour deux ans,
- 19:00deux ans de communication.
- 19:01Et il faut que tout soit très cohérent pour qu'ensuite,
- 19:07on puisse être une marque mémorable et reconnaissable.
- 19:10Donc là,
- 19:10il y a un gros travail sur la plateforme de marque.
- 19:14Et on voulait mettre en valeur des femmes comme nous.
- 19:21Et aussi les artisans,
- 19:22évidemment,
- 19:23les artisanes.
- 19:24Ce qui était important pour nous,
- 19:26c'était de mettre en valeur
- 19:29Madagascar de telle manière à ce que ça donne envie.
- 19:35Ce qui était important pour nous,
- 19:37ce n'était pas de dire
- 19:40« Ah, regardez,
- 19:41c'est super,
- 19:41on fait travailler » .
- 19:43des femmes à Madagascar.
- 19:46On ne voulait pas...
- 19:48On ne voulait pas qu'il y ait de l'empathie avec notre marque.
- 19:50On voulait que ça donne vraiment envie.
- 19:53On avait envie que la personne se dise,
- 19:56que les clientes se disent,
- 19:57je veux acheter ce sac-là,
- 19:59non pas pour aider les femmes à Madagascar,
- 20:01mais parce que j'ai envie de porter cette marque.
- 20:04En fait,
- 20:05ça,
- 20:05c'était très important pour nous parce que je pense que c'est beaucoup plus efficace.
- 20:09Pour moi,
- 20:09c'est la base de dire,
- 20:10évidemment,
- 20:11qu'on fait travailler des artisans,
- 20:13ils sont très talentueux.
- 20:14et que ça aide au développement du pays,
- 20:17mais ce n'est pas le sujet principal,
- 20:18parce que pour moi,
- 20:19ce n'est pas forcément ça qui donne envie d'acheter.
- 20:23Ça peut être un truc en plus,
- 20:25mais nous,
- 20:28ce qu'on veut,
- 20:28c'est surtout mettre en valeur Madagascar globalement,
- 20:32et pour rendre la marque un peu plus sexy,
- 20:34entre guillemets.
- 20:36Madagascar,
- 20:37c'est un pays qui regorge tellement de beaux paysages,
- 20:40de biodiversité incroyable.
- 20:42qu'il y a beaucoup plus que juste mettre en valeur les artisans,
- 20:46il y a mettre en valeur tout le pays,
- 20:48l'eau turquoise,
- 20:50l'océan Indien,
- 20:52les plages qui sont extraordinaires,
- 20:57et toute la biodiversité de Madagascar,
- 21:00les fleurs,
- 21:00les fruits,
- 21:01tout ça.
- 21:02Donc ça,
- 21:03on a mis ça en valeur dans notre shooting.
- 21:06Et puis,
- 21:07maintenant que je suis en Provence,
- 21:09on a décidé de mettre en valeur
- 21:11Madagascar au bon moment,
- 21:15plus quand c'est l'hiver en France,
- 21:17et de mettre en valeur plus la région dans laquelle je vis qui est la Provence,
- 21:22au bon moment aussi,
- 21:23qui est l'été.
- 21:24Donc en fait,
- 21:25notre fil rouge,
- 21:25c'est le panier qui voyage à certains moments de l'année qui est à Madagascar et à d'autres moments qui est dans l'océan Indien et à d'autres moments dans la mer Méditerranée.
- 21:39Le Fait Rouge,
- 21:40c'est le voyage du panier parce qu'en fait,
- 21:44le panier est porté dans ces deux pays de terres ensoleillées de manière assez quotidienne.
- 21:53Donc,
- 21:55c'est depuis que je suis,
- 21:57en tout cas à Marseille,
- 21:58en Provence,
- 21:59qu'avec mon associé,
- 22:01on a réalisé qu'on avait une vraie opportunité.
- 22:07Et un cadre beaucoup plus large possible qu'uniquement de parler de Madagascar,
- 22:16puisque c'est surtout le panier Madagascar et son voyage qui est intéressant avec
- 22:26Madhouse.
- 22:27Très intéressant ce que tu évoques,
- 22:29notamment dans le fait de créer une marque qui va être désirable pour un client potentiel.
- 22:35sans chercher à finalement être dans cette dynamique de soutien.
- 22:43On fait appel à un atelier de femmes à Madagascar et on met ça en avant,
- 22:47mais avec vraiment quelque part une volonté d'aller toucher un côté humanisme potentiel du client.
- 22:54Là,
- 22:54on est là pour se dire,
- 22:55on vous propose un produit luxueux,
- 22:57de qualité,
- 22:58un beau produit.
- 22:59Vous allez avoir envie de l'acheter parce que vous avez un coup de cœur et bien sûr,
- 23:03l'histoire et le savoir-faire.
- 23:05va vous plaire aussi,
- 23:06mais ce n'est pas la clé d'entrée.
- 23:07C'est vrai que c'est un discours que j'entends énormément de la part de créatifs qui font du Made in Africa.
- 23:12Si on veut sortir un petit peu de discours habituels sur les produits qui viendraient de tel ou tel endroit,
- 23:21on veut avoir une manière de raconter l'histoire et l'ADN de la marque qui soit finalement,
- 23:29d'un côté,
- 23:30le besoin d'un produit et l'autre,
- 23:31vraiment,
- 23:32sa désirabilité.
- 23:34Tout à fait.
- 23:36Ramatha,
- 23:36tu en parles beaucoup mieux que moi.
- 23:40C'est à force d'interviews avec des profils comme le tien qui revendiquent cette même volonté.
- 23:46En fait,
- 23:46le point de départ,
- 23:47c'est de créer une marque.
- 23:48Après,
- 23:49il se trouve qu'il y a des ateliers et des artisans qui font des choses extraordinaires en Afrique.
- 23:54Et en fait,
- 23:55il n'y a pas de loop sur eux.
- 23:58Et donc,
- 23:59du coup,
- 23:59on ne les connaît pas.
- 24:00Et c'est vrai qu'on a pu...
- 24:02trop avoir tendance de créer des marques sous forme de...
- 24:05C'est une fondation,
- 24:06c'est une association,
- 24:07c'est pour accompagner,
- 24:08c'est pour aider.
- 24:09Et pas ce truc qui est...
- 24:11Non,
- 24:11mais en fait,
- 24:11c'est un business model.
- 24:12On veut faire une marque avec des sacs pratiques qui va s'exporter à l'international.
- 24:17Et puis,
- 24:18on a un atelier qui,
- 24:19aujourd'hui,
- 24:20travaille avec nous et potentiellement,
- 24:23pourquoi pas,
- 24:23avec d'autres marques.
- 24:24Mais c'est une entreprise avant tout.
- 24:26Ce n'est pas une action humanitaire,
- 24:27en fait.
- 24:28Tout à fait.
- 24:29Et parce que je pense que c'est...
- 24:31dans la désirabilité je pense l'action de l'univers c'est autre chose après moi ce qui me tenait à cœur c'était vraiment de mettre en valeur et c'est pour ça que la marque s'appelle MAD déjà pour que ce soit clair et c'est pour ça que la marque s'appelle MAD et c'est pour ça que la marque s'appelle MAD et c'est pour ça que la marque s'appelle MAD et c'est pour ça que la marque s'appelle MAD et c'est pour ça que la marque s'appelle MAD et c'est pour ça
- 24:49et ensuite en fait quand je voyais toutes ces marques qui développaient les marques européennes qui développent leur sac à Malagascar et qui ne parlaient pas forcément de l'EU c'est
- 25:05pas forcément de leur fait parce qu'elles ne sont pas des gens d'histoire donc elles ne sont pas trop elles peuvent faire un film quelque chose mais bon c'est vrai qu'elles sont stigmates Merci.
- 25:18un ADN et elle n'a pas parlé de Madagascar elle a tout roulé parce que de toute manière c'est transparent maintenant sur les sites il y a Madagascar voilà mais nous je me disais que c'était l'occasion de
- 25:34mettre vraiment enfin des sacs après on n'est pas les seuls qui va mettre Madagascar en valeur complètement on a eu Merci.
- 25:47des artistes en parlant de Madagascar,
- 25:51de ses paysages,
- 25:54de la culture,
- 25:56et pas que.
- 25:57Et pas que Madagascar,
- 25:58aussi d'autres terres insolées,
- 26:00en tout cas,
- 26:02bien mettre en valeur Madagascar et d'en parler dans chaque poste,
- 26:08chaque article de Madagascar.
- 26:10Et on revient quelque part à un sujet de,
- 26:14dans le storytelling de marques de luxe occidentales,
- 26:17on va assez naturellement associer le travail du cuir,
- 26:22le travail du sac,
- 26:24au made in Italy par exemple,
- 26:25ou au fabriqué en Espagne.
- 26:28Et il va y avoir une culture comme ça,
- 26:31où en fait le storytelling,
- 26:32il est installé,
- 26:33il est connu,
- 26:34et donc on n'a pas forcément besoin d'en rajouter.
- 26:37et à l'opposé
- 26:39on peut avoir besoin ou envie de mettre l'accent sur les savoir-faire médinafricains parce que ça n'a pas encore la même notoriété,
- 26:46ce n'est pas encore connu,
- 26:47ce n'est pas non plus associé à une idée de luxe.
- 26:50Et donc,
- 26:51c'est vrai qu'il y a des créateurs qui vont avoir tendance à vouloir appuyer dessus parce qu'il s'agit d'informer et de faire de la pédagogie.
- 27:01Toi,
- 27:01quand vous avez créé le sac,
- 27:02ce que tu expliques déjà,
- 27:03c'était assez intéressant,
- 27:04c'est de dire que vous n'aviez pas forcément...
- 27:06comment dire,
- 27:08un business model ou,
- 27:09je veux dire,
- 27:10quelque chose de posé,
- 27:11formalisé avec une casquette marketing.
- 27:14Mais vous avez eu cette volonté de,
- 27:17vous aviez en tête votre persona et vous aviez en tête de créer un sac qui soit utile,
- 27:21certes joli et utile.
- 27:23Est-ce qu'en termes de positionnement,
- 27:24il y avait une volonté de proposer un produit de luxe ?
- 27:28Oui,
- 27:28tout à fait.
- 27:29On avait,
- 27:30on va dire qu'on avait...
- 27:33On avait notre persona,
- 27:34on avait nos idées de création,
- 27:37on avait nos prix,
- 27:39mais on n'avait pas beaucoup de recul sur le business en tant qu'elle.
- 27:42Le business plan chiffré,
- 27:46c'était vraiment…
- 27:47Après,
- 27:48je pense que tous les business plans sont comme ça.
- 27:50Au début,
- 27:50on part sur une idée et après,
- 27:52on réajuste.
- 27:54On avait un business plan,
- 27:55mais on n'a pas passé le temps dessus qu'on aurait dû passer.
- 28:00On n'a pas passé le temps qu'on aurait dû passer dessus,
- 28:02en fait.
- 28:03et nous,
- 28:04on voulait rapidement créer le monde qu'on a envie de créer,
- 28:08en tout cas.
- 28:10Oui,
- 28:10au début,
- 28:10on voulait créer des sacs de luxe,
- 28:15mais on a toujours eu des interrogations sur ce terme de luxe parce que des sacs en raffia de luxe,
- 28:25c'est peut-être les sacs en raffia des grandes marques de luxe que nous connaissons tous.
- 28:31Et évidemment,
- 28:32on n'allait pas arriver à ce niveau de prix.
- 28:35Donc,
- 28:36c'était un peu un nouveau positionnement pour le sac en rapsa,
- 28:40qui venait en dessous,
- 28:42évidemment,
- 28:43des grandes marques de luxe,
- 28:45mais légèrement,
- 28:46quand même un peu plus au-dessus que les marques premium existantes.
- 28:51Donc,
- 28:51on se disait,
- 28:52est-ce que c'est pré-luxe,
- 28:54premium plus ?
- 28:57Mais c'est vrai qu'on…
- 28:59Prendre le recul avec ce mot,
- 29:01luxe,
- 29:02parce qu'il peut faire peur parfois,
- 29:05notamment avec le…
- 29:09Aujourd'hui,
- 29:09on se rend bien compte qu'il y a beaucoup de produits de luxe,
- 29:12de marques de luxe,
- 29:16qui sont à des prix un peu exorbitants,
- 29:20notamment pour des sacs en raffia.
- 29:23Et il y a une prise de conscience en fait,
- 29:26une prise de conscience générale sur le prix,
- 29:31le prix doit être juste.
- 29:33Par rapport aux produits,
- 29:34on ne peut plus vendre des choses à des prix exorbitants,
- 29:39d'autant plus qu'il y a des grosses marques qui ont beaucoup de succès,
- 29:47qui reflétaient le luxe à des prix très abordables,
- 29:52dont une très grande marque de sacs,
- 29:53je ne citerai pas le nom,
- 29:54qui commence par un P.
- 29:56Et cette marque-là a révolutionné le marché,
- 30:01je pense,
- 30:02du sac,
- 30:02Amen.
- 30:04du luxe.
- 30:06Parce qu'elle a dit,
- 30:07voilà,
- 30:07aujourd'hui vous pouvez porter un produit qui est de qualité,
- 30:12de grande qualité,
- 30:14qui a un prix qui est raisonnable et je vous fais rêver avec des visuels qui inspirent le luxe et qui vous inspirent le voyage et la
- 30:29désirabilité.
- 30:30Donc ça,
- 30:30c'est un modèle,
- 30:31je pense,
- 30:32qui est nouveau,
- 30:34en tout cas qui est assez récent.
- 30:36Et de plus en plus,
- 30:39je pense que les gens,
- 30:40de toute façon,
- 30:40ce n'est pas moi qui le dis,
- 30:41il y a plein d'études qui montrent que les gens reviennent quand même à la qualité du produit,
- 30:47c'est ce qui prime.
- 30:48Et il faut que le prix soit,
- 30:51reflète cette qualité,
- 30:53mais pas les dépenses marketing que la marque peut faire pour créer un univers incroyable.
- 31:00Très bien.
- 31:00Écoute,
- 31:01je comprends tout à fait ton point,
- 31:02effectivement.
- 31:02Et je pense qu'on peut utiliser le terme luxe,
- 31:06mais l'idée,
- 31:07c'est d'y apposer sa propre définition et de vraiment,
- 31:12quelque part,
- 31:12le redéfinir,
- 31:13lui redonner ses vraies lettres de noblesse.
- 31:15Parce que l'idée,
- 31:18c'est un savoir-faire et on n'est pas dans la production de masse,
- 31:23on est plutôt dans la production en édition limitée,
- 31:25on est dans une forme de rareté.
- 31:27Et c'est vrai que...
- 31:29certaines marques se sont un petit peu éloignées de ce côté très presque unique pour aller vers je pense qu'il y a une ambition de résultat qui fait qu'on va diffuser des sacs partout,
- 31:46tout le monde va pouvoir les acheter,
- 31:47le niveau de qualité on ne s'en préoccupe pas plus que ça on a notre logo et puis on va considérer que le logo à poser sur un sac d'une qualité moyenne suffit à
- 31:58être luxueux,
- 31:59mais les clients ne sont pas dupes,
- 32:01en fait.
- 32:02Tout à fait.
- 32:03Ils ne le sont plus.
- 32:05Donc,
- 32:06on entend bien le côté positionnement luxe.
- 32:08Et aujourd'hui,
- 32:08ce que tu évoquais,
- 32:09c'est que vous avez...
- 32:11Je ne sais pas si tu l'as évoqué,
- 32:11mais il me semble que vous avez un site Internet.
- 32:13C'est bien ça ?
- 32:14Oui,
- 32:15madhouse.club.
- 32:16Très bien.
- 32:17Un site Internet plus des points de vente en Afrique et également en France.
- 32:26à s'entrouper et à...
- 32:28Saint-Jean-de-Luz.
- 32:29D'accord.
- 32:29Donc,
- 32:30l'idée pour vous en termes de développement,
- 32:32ça fait un an et demi que l'entreprise,
- 32:33que la marque,
- 32:33elle existe.
- 32:34C'est quoi l'ambition,
- 32:36la perspective ?
- 32:36Où est-ce que vous avez envie d'aller ?
- 32:39Alors,
- 32:39l'ambition,
- 32:40c'est de trouver des partenaires,
- 32:45plus de partenaires,
- 32:46mais des partenaires qui ont une certaine notoriété.
- 32:50Parce qu'on sait que quand on passe par des partenaires,
- 32:55la marge est quand même très faible pour nous.
- 32:58Et c'est normal puisque les partenaires ont un loyer à payer,
- 33:02ont des dépenses marketing.
- 33:05Donc,
- 33:06pour moi,
- 33:08si on trouve des partenaires,
- 33:09il faut que ce soit des partenaires,
- 33:10enfin,
- 33:10il faut qu'on sélectionne des partenaires qui ont une forte notoriété pour que ça apporte quelque chose à la fin,
- 33:22en termes de business,
- 33:23à notre marque.
- 33:27Donc,
- 33:28il faut bien choisir nos partenaires.
- 33:29Donc,
- 33:29l'ambition,
- 33:30on a déjà,
- 33:32on a pour objectif deux grands partenaires.
- 33:40Et voilà,
- 33:41donc là,
- 33:41on va voir,
- 33:42la saison va arriver,
- 33:43donc ça va être intéressant.
- 33:45Et ce qu'on cherche comme partenaire,
- 33:47c'est aussi,
- 33:48surtout,
- 33:48des lieux d'expérience.
- 33:51Des partenaires comme des hôtels ou même des musées.
- 33:57Parce qu'aujourd'hui,
- 33:59il y a quand même une crise du retail qu'il ne faut pas ignorer.
- 34:04Et donc ça,
- 34:05il faut prendre en compte cette crise-là.
- 34:08Nous pensons que maintenant,
- 34:12les clients ne vont plus forcément en boutique.
- 34:16C'est moins quelque chose d'évident.
- 34:19En revanche,
- 34:20ils vont beaucoup vivre des expériences.
- 34:23Donc,
- 34:23à moins que la boutique...
- 34:25Et quelqu'un de super...
- 34:28Parce que je pense que maintenant,
- 34:29quand on va dans une boutique,
- 34:30c'est qu'on adore le vendeur ou la personne qui tient la boutique.
- 34:35Mais tout ça,
- 34:35c'est encore une histoire d'expérience.
- 34:38Aujourd'hui,
- 34:39notre objectif,
- 34:41c'est de viser des distributeurs dans lesquels on vit une expérience.
- 34:46Parce que le client,
- 34:48c'est ce qu'il recherche.
- 34:50Très bien.
- 34:51J'imagine que toi,
- 34:53étant basée en France,
- 34:54c'est peut-être toi qui vas mener une partie de la prospection de ces partenaires.
- 35:00Comment est-ce que vous allez mener cette prospection partenaire ?
- 35:05Qu'est-ce que vous avez prévu comme stratégie ?
- 35:08Alors,
- 35:08moi,
- 35:08je n'ai pas de secret.
- 35:10J'envoie beaucoup de messages sur LinkedIn.
- 35:14Je rencontre beaucoup aussi.
- 35:16Dès que j'ai l'occasion,
- 35:17l'opportunité,
- 35:18quelqu'un me dit,
- 35:19je connais telle personne qui a travaillé dans tel endroit.
- 35:22Je rencontre et je prends toutes les expériences d'autres créateurs aussi comme moi.
- 35:28Donc,
- 35:28je rencontre beaucoup de créateurs pour avoir leur expérience.
- 35:33Je pense que l'expérience des autres,
- 35:35c'est très,
- 35:36très enrichissant.
- 35:38Donc voilà,
- 35:39c'est convenir des rendez-vous avec du réseautage,
- 35:44beaucoup d'essayer de réseauter un maximum,
- 35:46parce que forcément,
- 35:49quand on vient de la part de quelqu'un,
- 35:50il y a déjà une part de confiance qui est là.
- 35:54Et en parallèle,
- 35:56passer des coups de fil,
- 35:58envoyer des e-mails,
- 36:00je pense qu'il n'y a pas trop de secret.
- 36:02Après ?
- 36:03Moi,
- 36:04j'ai quand même à Saint-Tropez et à Saint-Jean-de-Luz,
- 36:08j'y suis allée physiquement avec mes sacs dans le coffre.
- 36:12Et je suis allée voir les boutiques qui m'intéressaient.
- 36:15Et j'ai eu plusieurs refus.
- 36:20Des gens qui disaient « Ah non,
- 36:21moi je ne veux pas ça,
- 36:22c'est beaucoup trop voyant,
- 36:25c'est super mais non,
- 36:26ou alors c'est trop tard. »
- 36:28Mais j'ai réussi à trouver quand même deux boutiques qui étaient ravies d'accueillir nos produits.
- 36:33très content d'accueillir nos produits.
- 36:35Donc,
- 36:37j'essaye tout.
- 36:38Moi,
- 36:38je n'ai pas beaucoup d'expérience dans la distribution.
- 36:43Je pense qu'il faut beaucoup travailler et pas avoir peur de se prendre des refus aussi.
- 36:48Très bien,
- 36:48c'est tout à fait clair.
- 36:49Effectivement,
- 36:50il faut prendre son bâton de pèlerin et puis il faut taper à toutes les portes.
- 36:53Il faut faire connaître le sac.
- 36:55D'ailleurs,
- 36:56j'en viens,
- 36:56ça me fait une excellente transition pour parler de votre stratégie de communication.
- 37:00Ce que tu disais,
- 37:01c'est que dès le départ,
- 37:02vous aviez ici à...
- 37:04tout un shooting pour avoir du contenu sur une période assez longue.
- 37:09Est-ce que par rapport au développement de la notoriété de la marque,
- 37:12vous travaillez avec des créateurs de contenu,
- 37:15des égéries,
- 37:15des célébrités,
- 37:16des influenceurs ?
- 37:17Est-ce que ça fait partie de votre façon de travailler ?
- 37:21On a vraiment fait zéro investissement,
- 37:23pas beaucoup d'investissement là-dedans.
- 37:27On a tout misé sur la production.
- 37:30qui nous coûte assez cher parce qu'on va dans la finition,
- 37:34qu'on travaille avec des ateliers qui sont certifiés.
- 37:40Donc,
- 37:40pour la marketing,
- 37:42pour la com,
- 37:42pardon,
- 37:44les mannequins,
- 37:45déjà,
- 37:45c'était moi et mes deux associés.
- 37:49Mais on s'était dit qu'on allait être prise dedans,
- 37:52pour ne pas être reconnue.
- 37:54Et puis,
- 37:54surtout,
- 37:55on n'est pas mannequin non plus.
- 37:59Donc voilà,
- 37:59on a fait ça.
- 37:59On a pris un photographe qui était très connu à Madagascar,
- 38:05très aventueux.
- 38:07Et voilà,
- 38:08on a pris quelques jours et là,
- 38:10c'était le marathon.
- 38:12On a fait trois endroits différents.
- 38:15On s'est levé à 3h du matin pour avoir des lumières incroyables du lever du soleil.
- 38:22Et maintenant...
- 38:24Maintenant,
- 38:25on fait toujours des shootings,
- 38:27mais on se fait beaucoup aider par l'intelligence artificielle,
- 38:33ce qui nous permet de faire des économies,
- 38:35de gagner du temps aussi et d'éviter beaucoup,
- 38:40beaucoup de logistique.
- 38:41Très bien,
- 38:41super intéressant.
- 38:42Et du coup,
- 38:42l'idée,
- 38:43c'est que quand tu dis que,
- 38:45du coup,
- 38:45j'imagine que vous générez en fait certains contenus de campagne,
- 38:50de mise en avant des produits.
- 38:52en utilisant l'intelligence artificielle,
- 38:54vous avez fait appel à quelqu'un qui a développé une expertise ou vous le faites vraiment vous-même et vous avez du coup cherché à apprendre à utiliser je ne sais pas,
- 39:02un nano-banana ou différents outils qui permettent de créer,
- 39:05de générer en fait des images ?
- 39:08On le fait nous-mêmes.
- 39:09On a beaucoup,
- 39:10beaucoup,
- 39:10beaucoup de travail.
- 39:11Je sais que c'est...
- 39:15Je pense qu'il y a eu effectivement des gens qui peuvent se dire,
- 39:17elle a cliqué sur un bouton et ça y est.
- 39:21Mais c'est énormément de travail,
- 39:26de tuto,
- 39:26regarder énormément de tuto,
- 39:29apprendre à connaître comment fonctionne l'intelligence artificielle.
- 39:32Ce n'est pas qu'une histoire d'application,
- 39:35il faut connaître à nano-banana et ça y est.
- 39:38Ça va beaucoup plus loin que ça,
- 39:40notamment pour avoir une cohérence dans sa communication.
- 39:45Donc ça,
- 39:46c'est principalement moi qui travaille là-dessus.
- 39:50Très bien,
- 39:51super intéressant.
- 39:51Je sais qu'au niveau des créatifs,
- 39:53il y aura vraiment,
- 39:55je dirais,
- 39:55deux écoles pour un peu simplifier.
- 39:57Il y a ceux qui vont vraiment vouloir tester les différents outils.
- 40:02Et effectivement,
- 40:03c'est énormément de tests pour arriver à créer quelque chose qui...
- 40:08correspondent à l'idée qu'on se fait et à la direction artistique que l'on cherche à créer.
- 40:13Ce n'est pas juste appuyer sur un simple bouton,
- 40:15c'est énormément de tests.
- 40:18Et il y a les créatifs qui sont plutôt frileux,
- 40:21en fait,
- 40:22et qui s'interrogent encore,
- 40:24qui craignent un petit peu le côté l'IA risque de nous remplacer.
- 40:28Donc,
- 40:28c'est intéressant d'avoir ton témoignage là-dessus.
- 40:32Donc,
- 40:32du coup,
- 40:33j'entends bien le côté Bien.
- 40:35Pas d'influence,
- 40:36pas de budget,
- 40:37en fait,
- 40:38on va dire ambassadeur.
- 40:41Du coup,
- 40:41l'idée,
- 40:42c'est que toi,
- 40:43dans tes arguments,
- 40:44pour aller convaincre différents partenaires,
- 40:46ça va vraiment être le produit que tu mets en avant.
- 40:49Tout à fait.
- 40:51C'est vrai parce que nous croyons vraiment à notre produit.
- 40:55Franchement,
- 40:57on voit vraiment,
- 40:57nous,
- 40:58quand on compare,
- 40:59on voit que c'est une qualité,
- 41:02un super design,
- 41:03que c'est pratique.
- 41:04que c'est vraiment notre argument et tout notre investissement va dans les produits.
- 41:13Donc,
- 41:14c'est vraiment le produit qui prime.
- 41:16Après,
- 41:17l'univers de marque est important pour nous aussi dans le sens où il faut rendre quand même,
- 41:23si le produit est beau,
- 41:24il faut que la communication soit belle aussi parce qu'avec une mauvaise communication,
- 41:30on gâche la beauté du produit.
- 41:33Donc,
- 41:34ce sujet d'intelligence artificielle,
- 41:36c'est vraiment hyper,
- 41:38hyper,
- 41:38hyper touchy parce que je sais qu'il y a beaucoup de gens qui sont contre l'intelligence artificielle et je les comprends parce que c'est vrai que ça veut dire qu'on ne prend pas de...
- 41:49qu'à un moment donné,
- 41:50peut-être,
- 41:50je ne sais pas comment ça va évoluer.
- 41:53Aujourd'hui,
- 41:53je pense qu'on a quand même encore besoin des photographes,
- 41:55tout ça.
- 41:55mais avec avec
- 41:59Ça va évoluer très vite et bientôt,
- 42:01on ne verra vraiment plus la différence entre une vraie photo et un visuel généré par l'intelligence artificielle.
- 42:15Moi,
- 42:15j'ai toujours préféré apprendre à utiliser les outils qui se développent parce que je sais qu'à un moment donné,
- 42:22de toute manière,
- 42:23on y sera.
- 42:24Ça va passer,
- 42:24que tout le monde va y passer.
- 42:27parce que ça fait faire vraiment beaucoup d'économies et ça fait gagner beaucoup de temps.
- 42:35Et parfois même,
- 42:35ça peut être très éco-responsable parce qu'on ne fait pas,
- 42:43par exemple,
- 42:43si on veut développer un produit,
- 42:47le mettre en valeur quelque part,
- 42:49le communiquer dessus sans avoir produit mille pièces.
- 42:54pour le tester,
- 42:55pour voir s'il fonctionne.
- 42:56Si ça fonctionne,
- 42:57on lance la production.
- 42:58Ça peut être aussi un moyen de produire moins,
- 43:02de ne pas trop se stocker.
- 43:04En revanche,
- 43:06c'est un sujet qui...
- 43:08Moi,
- 43:09je sais que ça fait développer,
- 43:10ça permet pour une marque de contrôler vraiment complètement sa direction artistique.
- 43:17En fait,
- 43:18parce que quand il y a beaucoup,
- 43:19beaucoup de gens qui sont derrière...
- 43:22derrière des créations visuelles,
- 43:24c'est vrai que beaucoup d'intermédiaires n'ont pas forcément exactement les choses comme on veut.
- 43:32Mais voilà,
- 43:33c'est vrai que je sèche un peu encore sur le sujet.
- 43:36En tout cas,
- 43:37je sais que pour les créateurs et pour les nouvelles marques qui n'ont pas trop de budget,
- 43:40c'est vraiment une aide extraordinaire.
- 43:45Donc,
- 43:45comme tu l'expliquais,
- 43:46vous avez un site internet,
- 43:47vous êtes présente sur différents points de vente.
- 43:48Et ce que tu évoquais,
- 43:49c'est que...
- 43:50tu es en recherche de nouveaux partenaires.
- 43:54Aujourd'hui,
- 43:54si tu peux nous parler un petit peu des gammes de prix et des différents formats de ta collection.
- 43:59Oui,
- 43:59alors on a une pochette qui est à 140 euros.
- 44:04Donc,
- 44:04ça va de 140 euros à
- 44:06700 et quelques euros.
- 44:08Donc,
- 44:08on a des produits plus intemporels et d'autres plus audacieux.
- 44:15Donc,
- 44:15intemporels,
- 44:16c'est des couleurs qui sont un peu plus classiques.
- 44:19plus naturelles,
- 44:21et d'autres qui ont des broderies avec des couleurs très vives,
- 44:26où là,
- 44:27dès qu'il y a une broderie,
- 44:27forcément,
- 44:28c'est un peu plus cher,
- 44:30et on est dans des niveaux de prix un peu plus hauts.
- 44:33On a des pochettes,
- 44:36on a un sac oversize pour la plage,
- 44:41on a d'autres tailles plus style cabas.
- 44:46On a 11 références différentes.
- 44:49Très bien.
- 44:50Et au niveau de l'atelier,
- 44:51de la mise au point,
- 44:52du développement des prototypes,
- 44:54est-ce qu'aujourd'hui vous avez votre propre atelier ou vous travaillez plutôt avec un atelier qui va travailler le raffia et qui travaille avec d'autres marques ?
- 45:02Alors,
- 45:02on travaille avec plusieurs ateliers.
- 45:06Nous,
- 45:06on a fait beaucoup de visites d'ateliers.
- 45:10Donc,
- 45:10comme on était sur place,
- 45:13évidemment,
- 45:13c'était plus pratique.
- 45:15Donc,
- 45:15on a choisi vraiment des ateliers qui nous plaisaient le plus.
- 45:22Ceux qui étaient vraiment très,
- 45:24très exigeants dans la finition et dans le détail.
- 45:30Et certains avec un savoir-faire un peu plus varié,
- 45:38qui n'était pas que dans le crochet,
- 45:39mais aussi dans la broderie.
- 45:42Il a fallu qu'on trouve aussi des ateliers qui soient spécialisés dans le cuir,
- 45:47parce que ça,
- 45:48ce n'est pas la même spécialisation que le crochet de Raffia.
- 45:56Donc,
- 45:56on travaille avec plusieurs ateliers partenaires.
- 45:59On n'a pas encore notre propre atelier,
- 46:04mais certainement par la suite,
- 46:06on finira par l'avoir.
- 46:07Après,
- 46:07ce n'est pas une fin en soi.
- 46:09On peut très bien développer une marque en ayant...
- 46:11Il y a tellement de challenges au développement d'une marque que...
- 46:16C'est vrai.
- 46:17Je pense que ça peut être une ambition,
- 46:21une volonté,
- 46:22mais je pense que ce n'est pas...
- 46:26Ce n'est pas forcément obligatoire.
- 46:28Tant qu'on arrive à préserver son ADN de marque,
- 46:31qu'on a un niveau de qualité élevé,
- 46:34pour pouvoir faire vivre un atelier toute l'année avec tout ce que ça comporte,
- 46:40il faut avoir des volumes vendus.
- 46:41Il faut déjà bien s'installer.
- 46:42C'est ça,
- 46:42il faut avoir des volumes vendus qui sont importants.
- 46:46Très bien.
- 46:48Est-ce qu'il y a des sorties de nouvelles collections régulières ?
- 46:51C'est à quel rythme que vous proposez des nouveaux produits ou des nouvelles collections ?
- 46:55Comment est-ce que vous abordez en tout cas la construction de collections ?
- 47:00Alors là,
- 47:00comme ça fait un an et demi qu'on a lancé Madhouse,
- 47:04on n'a pas encore de nouveautés,
- 47:06mais on en aura.
- 47:08On en aura l'été prochain.
- 47:12Peut-être pas cet été,
- 47:13l'autre été.
- 47:14En tout cas,
- 47:15notre ambition est d'avoir des...
- 47:17Des nouveautés,
- 47:17ça c'est sûr.
- 47:20Mais là,
- 47:21pour l'instant,
- 47:22on fait déjà avec nos pièces existantes qui sont déjà un peu nouvelles,
- 47:26puisque ça fait qu'un an et demi que nous avons lancé la marque.
- 47:30Oui,
- 47:30bien sûr.
- 47:31Et puis dans l'environnement du sac,
- 47:32de toute façon,
- 47:33on va avoir des marques qui ont des sacs iconiques et qui vont finalement vendre le même sac pendant des années.
- 47:38Donc,
- 47:39ce n'est pas non plus...
- 47:40une famille de produits dans laquelle on s'attend à une espèce de renouvellement permanent.
- 47:46L'idée,
- 47:47c'est plutôt d'aller créer des iconiques et de faire en sorte qu'ils soient reconnus et identifiés et que ça fasse un peu les hit-bags du moment.
- 47:55Oui,
- 47:56après,
- 47:56c'est vrai que comme on ne produit pas beaucoup de quantités,
- 47:59ça,
- 47:59ça va nous permettre d'avoir des nouveautés assez rapidement.
- 48:05Et donc,
- 48:06du coup,
- 48:08des pièces qui resteront exclusives.
- 48:11On va dire qu'au début,
- 48:12on a fait quand même pas mal de fabrication pour avoir un stock qui nous permette quand même de s'installer,
- 48:20de bien tester la marque financièrement et de voir quels produits fonctionnent mieux.
- 48:28Il y en a certains qui fonctionnent mieux que d'autres.
- 48:30Des produits qui sont plus images,
- 48:32c'est important qu'ils soient là parce que ça montre tous les savoir-faire de la marque.
- 48:39Même si on en vend moins,
- 48:40c'est important qu'il reste là.
- 48:42Et puis oui,
- 48:43le but,
- 48:43c'est de développer des iconiques et d'autres pièces plus images.
- 48:50Très bien,
- 48:50on sent bien de toute façon ton background marketing et vraiment cette expertise de segmentation de l'offre avec des produits plutôt basiques et des produits plutôt plus pointus,
- 49:00plus images.
- 49:01Donc,
- 49:01c'est vraiment les règles,
- 49:04les recettes que l'on applique pour créer une marque.
- 49:08Donc,
- 49:09on sent que vous êtes sur les bonnes bases en termes de développement.
- 49:13Est-ce que vous avez des projets ou en tout cas,
- 49:16vous avez déjà fait des…
- 49:18Donc,
- 49:18tu parlais de shooting,
- 49:19mais est-ce que le côté défilé,
- 49:20c'est quelque chose peut-être en partenariat avec une marque qui ferait du prêt-à-porter ?
- 49:26Alors,
- 49:26complètement par hasard,
- 49:27ce n'était pas un objectif absolument de faire un défilé.
- 49:31Mais j'ai été contactée par une association qui s'appelle l'Association des commerces.
- 49:36positif à Marseille qui a pour but de mettre en valeur des créateurs locaux.
- 49:44Et voilà,
- 49:45on nous a proposé de participer au défilé et on était hyper contents.
- 49:49Évidemment,
- 49:51toutes les propositions,
- 49:52quand on peut mettre en valeur nos produits,
- 49:55la marque,
- 49:56on est ravis.
- 49:57Donc oui,
- 49:57on a fait un défilé en septembre dernier.
- 50:00C'était vraiment une expérience hyper...
- 50:05boostante,
- 50:06je veux dire,
- 50:07parce que ça a donné un peu plus de visibilité à la marque déjà.
- 50:12Et puis,
- 50:13c'est vrai qu'en tant que fondatrice,
- 50:15de participer à ce genre d'événements,
- 50:18ça booste encore plus parce qu'aujourd'hui,
- 50:20on est trois à travailler pour Madars et dans des pays différents.
- 50:24Donc,
- 50:26c'est vrai que garder cette énergie,
- 50:28la motivation pour travailler,
- 50:31parfois,
- 50:31ça peut être un peu difficile.
- 50:34Quand on n'est pas au contact d'une toute une équipe.
- 50:39Voilà,
- 50:39donc ce défilé,
- 50:41c'était vraiment un moment qui moi,
- 50:44qui m'a complètement.
- 50:45Je suis déjà bien boostée naturellement,
- 50:47mais alors là,
- 50:48j'étais ultra boostée.
- 50:49Très bien.
- 50:50Et est-ce que vous avez des moments puisque toi maintenant,
- 50:52tu as quitté Madagascar ?
- 50:53Est-ce que vous avez des moments où vous vous retrouvez en fait avec les trois associés ou c'est plutôt en remote que vous faites des réunions,
- 50:59vous faites des points réguliers ?
- 51:00Comment vous travaillez en fait,
- 51:01effectivement,
- 51:02le fait d'être ?
- 51:03trois associés qui,
- 51:04comme on dit,
- 51:05n'aident pas au même endroit physiquement.
- 51:07Alors,
- 51:07avec mon associé qui est à Madagascar,
- 51:11on va se voir cet été parce que l'été,
- 51:17elle voyage en Europe.
- 51:20Et donc,
- 51:21l'idée,
- 51:21c'est qu'on se voit au moins une fois par an.
- 51:26Déjà parce qu'on est amis.
- 51:28Et ensuite,
- 51:29pour aussi bien se...
- 51:33se motiver et se redire toutes les lignes directives de ma danse.
- 51:41Et ensuite,
- 51:42mon associé qui est au Canada,
- 51:45on fait des apéros,
- 51:46des vidéos apéros,
- 51:48parce qu'elle est vraiment loin pour le coup.
- 51:51Donc,
- 51:54on fait ça pour l'instant.
- 51:56On espère se revoir toutes les trois un jour,
- 51:59physiquement.
- 52:01Mais c'est vrai que quand on est maman,
- 52:05déjà,
- 52:06il y a plein de contraintes,
- 52:08les vacances scolaires,
- 52:09il faut s'organiser pour que quelqu'un garde les enfants.
- 52:13C'est un peu plus compliqué.
- 52:14Oui,
- 52:14effectivement,
- 52:15c'est vraiment l'entrepreneuriat au féminin avec toutes les contraintes que ça peut comporter.
- 52:21Et en plus,
- 52:21vous avez rajouté une dimension,
- 52:23vous n'êtes pas située dans la même zone géographique.
- 52:26Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
- 52:27avec...
- 52:28Tous les moyens,
- 52:28on va dire,
- 52:29technologiques qui existent,
- 52:30on peut à distance réussir à gérer une marque à trois en n'étant pas forcément au même endroit.
- 52:34Et je pense que ce qui est important,
- 52:35c'est que vous avez de toute façon une base,
- 52:38l'un des associés qui est,
- 52:39comment dire,
- 52:40sur place près de l'atelier.
- 52:41Et ça,
- 52:41pour le coup,
- 52:42c'est quand même très sécurisant dans le fait d'être dans une logique de management à distance,
- 52:49avoir toujours,
- 52:50comment dire,
- 52:51l'un des associés près de l'atelier,
- 52:52ça reste quand même une véritable force.
- 52:55Ah oui,
- 52:55je n'aurais jamais monté la marque si je n'étais pas certaine qu'il y en ait au moins une de nous trois qui était ancrée à Madagascar.
- 53:06Écoute,
- 53:08tout le challenge d'Africa Fashion Tour,
- 53:10c'est à chaque fois d'aller trouver des marques et d'en parler.
- 53:14Des marques qui sont situées sur le continent,
- 53:16qui sont basées sur le continent,
- 53:17qui ont une attache sur le continent et qui cherchent vraiment à développer la marque localement,
- 53:23certes,
- 53:24et développer la marque sur le continent et aussi à faire rayonner des savoir-faire à
- 53:30Africa International.
- 53:32Et du coup,
- 53:32Madhout,
- 53:33c'est un excellent exemple de...
- 53:35Moi,
- 53:35ce que je cherche à pouvoir voir...
- 53:38Je voulais rajouter quelque chose parce que ça m'a fait penser à quelque chose dans ce que tu viens de dire.
- 53:43Nos premiers clients,
- 53:44en fait,
- 53:46sont des résidents de Madagascar,
- 53:49alors qu'on ne s'y attendait pas du tout.
- 53:54Nous,
- 53:54on s'est dit,
- 53:54bon,
- 53:54on est quand même à un niveau de prix assez...
- 53:58Même si la qualité reflète le prix.
- 54:02C'est vrai qu'à Madagascar,
- 54:03on a l'habitude d'acheter des choses,
- 54:05c'est toujours moins cher en fait,
- 54:06toujours moins cher qu'ailleurs.
- 54:08Et puis le Rafia,
- 54:10c'est vraiment installé là-bas,
- 54:12il y a une multitude de sacs en Rafia disponibles,
- 54:16pour rien du tout.
- 54:18Et donc le fait que nos premières clientes soient des résidentes de Madagascar,
- 54:26pour nous,
- 54:27on avait...
- 54:27c'était une vraie fierté.
- 54:29Je t'ai dit,
- 54:29on a tout gagné.
- 54:30Ça veut dire que des gens qui ont l'expertise et un œil aguisé...
- 54:36Mince,
- 54:36comment on dit ?
- 54:38et un vrai œil professionnel,
- 54:41presque professionnel sur le raffia,
- 54:44qui sont prêts à acheter nos sacs,
- 54:49on s'est dit,
- 54:49ça veut dire qu'on a tout gagné,
- 54:53qu'on est vraiment légitime et que nos produits sont vraiment à la hauteur.
- 54:57Écoute,
- 54:57bravo.
- 54:58Effectivement,
- 55:00l'idée quand on crée une marque,
- 55:02c'est vraiment...
- 55:03d'avoir le produit.
- 55:05De toute façon,
- 55:06tu définis ton persona,
- 55:07tu ne définis pas un persona en disant je vais exclure telle cliente et je vais plutôt aller en chercher une.
- 55:13Ton objectif,
- 55:14c'est la femme occupée et lui créer des formats de sacs qui soient adaptés et pratiques pour elle à différents moments de vie.
- 55:22Et finalement,
- 55:23quand on remplit cette mission-là,
- 55:26Il n'y a pas de raison qu'on n'arrive pas à cibler à la fois un client local à Madagascar et puis un client à Saint-Jean-de-Luz ou à Saint-Propé.
- 55:34C'est là qu'on se dit qu'on tient une bonne idée et qu'elle va pouvoir se développer et s'exporter de façon pérenne.
- 55:43Tout à fait,
- 55:44oui.
- 55:45Écoute,
- 55:45moi,
- 55:45j'ai été ravie de découvrir Madhouse avec toi.
- 55:51Et donc,
- 55:51j'ai hâte de pouvoir découvrir les sacs.
- 55:53plus en détail.
- 55:54Donc,
- 55:54j'espère que vous aurez bientôt,
- 55:56en fait,
- 55:58un point de vente à Paris.
- 55:59Pourquoi pas ?
- 55:59Même si c'est un pop-up ponctuel pendant l'été,
- 56:02ça pourrait être intéressant en tout cas.
- 56:04Et puis,
- 56:05je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 56:08Merci beaucoup,
- 56:08Ramatha.
- 56:10Merci de m'avoir interviewée et de pouvoir mettre en valeur un peu plus ma danse et Madagascar.
- 56:17Avec plaisir.
- 56:21Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 56:23je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 56:29Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis,
- 56:32vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 56:36Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 56:40Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.