Latest / Africa Fashion Tour / REPOST : Ibrahim Fernandez, créateur de mode et ambassadeur du made in Cote d'Ivoire
Transcript
- 0:00Oui,
- 0:00c'est important.
- 0:03Toute ma collection est prête à porter.
- 0:04Depuis le jour 1 jusqu'à aujourd'hui,
- 0:06tout est déclavé.
- 0:07On donne du travail.
- 0:10C'est vrai que c'est fastidieux.
- 0:11En rapport avec mon petit,
- 0:12c'est compliqué.
- 0:14C'est compliqué parce qu'en restant en Afrique,
- 0:16trouver la main-d'oeuvre compétente,
- 0:20il faut beaucoup suivre derrière.
- 0:25Voilà,
- 0:25je trouve que c'est important pour moi de me mettre sur moi la
- 0:31Côte d'Ivoire.
- 0:32Ça reste important,
- 0:33c'est quelque chose qui ne va pas bouger.
- 0:35J'ai la possibilité aujourd'hui d'aller en Turquie,
- 0:38de faire des vêtements de prêt-à-porter en masse.
- 0:41Et j'ai déjà un an de faire de l'argent et tout,
- 0:44mais en vêtement,
- 0:46tu te fatigues.
- 0:47C'est fastidieux parce que derrière,
- 0:50tu ne vas pas produire forcément assis là-bas.
- 0:53On se met un peu pour du mille pièces,
- 0:55tout ça,
- 0:56mais je ne sais pas,
- 0:57je n'arrive pas encore à...
- 1:00Pour moi,
- 1:01ça reste encore,
- 1:01c'est pareil,
- 1:02regarde ce que je dis là,
- 1:04ça reste impersonnel,
- 1:05il n'y a pas...
- 1:07Et là,
- 1:08je suis à tout,
- 1:09là quand c'est nous qui finançons la vision,
- 1:11je suis vraiment à toutes les étapes,
- 1:12en fait.
- 1:13De la création en tissu,
- 1:16aux ateliers,
- 1:18aux finitions,
- 1:19à la remise en boutique et tout.
- 1:21Donc,
- 1:22pour moi,
- 1:23ça reste important.
- 1:31Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:34Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:38Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:41Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:45responsables et ambitieux.
- 1:47Au fil des interviews,
- 1:48je me rends compte que chaque entrepreneur
- 1:50veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:56Ce podcast est un moyen de sortir des clichés,
- 1:59du boubou et du wax,
- 2:00pour présenter un éventail de tissus,
- 2:02de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 2:07Je suis Ranata Diallo,
- 2:08je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 2:18En 2017,
- 2:19j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 2:23je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux qui font la mode en Afrique.
- 2:29Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 2:39Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 2:42Aujourd'hui,
- 2:43je suis en compagnie d'Ibrahim Fernandez.
- 2:45Ibrahim est le fondateur de la marque éponyme Ibrahim Fernandez,
- 2:48connue pour proposer une collection de prêt-à-porter et une collection sur mesure pour les cérémonies et les mariages.
- 2:54Ibrahim est basé à Abidjan,
- 2:56en Côte d'Ivoire,
- 2:56et il voyage régulièrement à travers le monde pour faire découvrir ses collections.
- 3:00Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous raconter son parcours et partager ses ambitions pour les années à venir.
- 3:06Bienvenue Ibrahim,
- 3:07je suis ravie de te retrouver pour enregistrer cet épisode.
- 3:09Comment vas-tu ?
- 3:10Salut,
- 3:11je viens avec toi.
- 3:12Ça va super,
- 3:13merci beaucoup.
- 3:14Ben écoute,
- 3:15je suis,
- 3:15comme je le disais,
- 3:16je suis ravie de faire cette interview avec toi aujourd'hui.
- 3:19Moi,
- 3:19je t'ai découvert en 2017.
- 3:22En fait,
- 3:22la première fois que j'ai assisté à une Fashion Week en Afrique,
- 3:24c'était à Abidjan.
- 3:26Et j'ai découvert plusieurs créateurs,
- 3:28mais dont ta collection.
- 3:30Et ça a été...
- 3:31Depuis,
- 3:31je suis une fan absolue.
- 3:33Donc,
- 3:34je vais essayer de faire cette interview en gardant le professionnalisme des journalistes.
- 3:39mais sachez mesdames et messieurs qui écoutez que
- 3:41Je suis pro Ibrahim Ferlandez,
- 3:43donc tout ce qu'il va dire,
- 3:44je vais dire,
- 3:45c'est extraordinaire.
- 3:46C'est super,
- 3:47c'est formidable.
- 3:48Mais je vais essayer de garder mon calme.
- 3:50En tout cas,
- 3:50je suis vraiment ravie que tu sois là aujourd'hui,
- 3:52parce que je sais que tu ne fais pas souvent cet exercice-là de prendre le temps.
- 3:56Je te remercie d'avoir accepté.
- 3:58Je suis vraiment touchée.
- 4:00Et je suis sûre que l'audience,
- 4:01elle va vraiment être contente de pouvoir échanger un petit peu avec toi,
- 4:07parce qu'on a l'habitude de...
- 4:08Tu donnes énormément en communication,
- 4:10tu partages beaucoup sur les réseaux sociaux,
- 4:11mais on n'a pas souvent d'interview où on peut un petit peu savoir qui est Ibrahim Fernandez.
- 4:17Donc ça,
- 4:17c'est l'objet de cette interview.
- 4:20Du coup,
- 4:21je voudrais commencer par te demander de te présenter,
- 4:24de raconter un petit peu d'où tu viens,
- 4:27comment t'es venue ta passion pour la mode.
- 4:29La genèse.
- 4:31Exactement.
- 4:32Bon,
- 4:32je suis
- 4:33Ibrahim Fernandez,
- 4:36je suis Ibrahim.
- 4:38Et comment ça me vient,
- 4:40comment ça me vient ?
- 4:41Ça a augmenté,
- 4:42ça fait dix ans.
- 4:42Il faut savoir que la marque a déjà maintenant dix ans.
- 4:46Et tout commence,
- 4:49je tourne au Maroc.
- 4:49Voilà,
- 4:50je tourne au Maroc.
- 4:51Et j'ai eu le décès de mon père.
- 4:55Voilà,
- 4:56et donc je devais rentrer sur Abidjan.
- 4:59Et je suis rentré,
- 5:00on avait les afsèques et tout,
- 5:02voilà.
- 5:02Et bon,
- 5:03un an passé,
- 5:04j'avais plus de vêtements à me mettre,
- 5:05je bossais pas.
- 5:07Et tout ce que je voulais,
- 5:10c'était très cher.
- 5:11Et on avait ce qu'on appelle chez nous,
- 5:13comme en Afrique,
- 5:14des couturiers de famille.
- 5:15Voilà,
- 5:16donc,
- 5:17il y a ma mère,
- 5:18depuis qu'on est tout petit,
- 5:19qui est dans le textile.
- 5:20C'est-à-dire,
- 5:21elle est conversante,
- 5:22elle partait prendre des tissus au Togo.
- 5:27au Ghana et tout.
- 5:28Donc,
- 5:28elle avait une petite boutique de textile.
- 5:32Donc,
- 5:32elle avait envoyé des étoffes.
- 5:34Et donc,
- 5:34je suis allé au marché chez elle et j'ai pris un tissu.
- 5:39Et je me suis rendu chez le couturier de famille.
- 5:42Et c'est là que j'ai posé mon premier croquis et j'ai demandé à ce qu'il réalise.
- 5:46Et c'était tellement difficile pour lui.
- 5:47Il n'arrivait pas.
- 5:48Il ne comprenait pas.
- 5:48À l'époque,
- 5:49c'était une salopette.
- 5:50C'était une salopette.
- 5:51Et donc,
- 5:52spontanément,
- 5:53je me suis mis à l'aide à la Técnopoto.
- 5:56Et c'est comme ça que c'est parti.
- 5:58J'ai fait une tenue,
- 6:00je l'ai postée sur le réseau.
- 6:02Et tout de suite,
- 6:03j'ai eu beaucoup de compliments.
- 6:05Mais c'est beau qu'il a fait tout ça.
- 6:08Et moi,
- 6:08au début,
- 6:10c'était vraiment...
- 6:11Je suis arrivé à la mode là,
- 6:12vraiment.
- 6:14C'était piquenu au début.
- 6:16Voilà,
- 6:16parce que je me suis dit,
- 6:17ah mais ça,
- 6:17c'est un bon business.
- 6:18J'ai la demande et tout.
- 6:20Et donc,
- 6:21c'est comme ça que je repars avec lui.
- 6:22Et on a trouvé un compromis,
- 6:24c'est que tous les soirs...
- 6:26Il finissait sa journée à 21h et moi,
- 6:29de
- 6:2921h jusqu'à
- 6:312h du matin,
- 6:33j'apprenais avec lui sur le tas.
- 6:37Ok,
- 6:37je te remercie d'avoir partagé ça avec nous et cette jeunesse qui a commencé avec un petit peu un moment difficile par rapport à ta vie personnelle.
- 6:46Tu dis que tu as appris sur le tas il y a 10 ans de ça.
- 6:50Avant,
- 6:50tu travaillais dans quel domaine ?
- 6:52Tu étais déjà dans le secteur de la mode,
- 6:53de près ou de loin ?
- 6:54Ou alors,
- 6:55c'était vraiment quelque chose de nouveau ?
- 6:57Non,
- 6:57pas du tout.
- 6:58Moi,
- 6:58j'ai fait des études de commerce.
- 7:01J'ai eu un BTS en gestion commerciale.
- 7:03Pas du tout.
- 7:03Pas vraiment sur le tas.
- 7:05Je suis parti avec zéro base,
- 7:07vraiment.
- 7:08Zéro base.
- 7:08J'ai vraiment appris sur le tas.
- 7:12Même le patronat,
- 7:12j'ai appris le patronat via Internet à l'époque.
- 7:15Il y avait YouTube.
- 7:16Je suis beaucoup antique.
- 7:18C'est-à-dire beaucoup d'Internet,
- 7:20beaucoup de curieux et tout.
- 7:22Donc,
- 7:23comme je n'avais pas de moyens aussi au début de m'acheter des cours de couture,
- 7:29donc j'avais YouTube et j'avais un compte d'une dame,
- 7:32elle était française,
- 7:33on l'appelait Madame Couture.
- 7:36Elle nous offrait des patronages et tout.
- 7:39Après qu'il fallait télécharger le patronage,
- 7:41je partais au cyber,
- 7:41je téléchargeais,
- 7:42je repartais avec ça à l'atelier parce que le coutureux des familles,
- 7:46c'est le coutureux qui coupe à bien les vies.
- 7:48qui ne coupe pas avec le patronage.
- 7:50Donc,
- 7:51voilà.
- 7:51Donc,
- 7:52j'ai vraiment appris sur le tas avec lui pendant deux ou trois ans.
- 7:57Très bien.
- 7:58Et ce que tu expliques,
- 7:59c'est que le premier dessin,
- 8:00cette fameuse salopette,
- 8:01tu l'as dessinée,
- 8:02tu l'as montrée à ce couturier de famille.
- 8:05Donc,
- 8:05t'es tombé sur la mode.
- 8:07Tu dis que t'as appris sur le tas,
- 8:08mais tu savais quand même dessiner ou t'as toujours peut-être eu une passion pour le dessin ?
- 8:12Non,
- 8:12pas du tout.
- 8:13J'ai gravouillé,
- 8:14comme on dit.
- 8:15J'ai dessiné.
- 8:15Je ne trouvais pas...
- 8:16Pendant longtemps,
- 8:17avant que j'arrive à faire de beaux dessins,
- 8:19pendant longtemps,
- 8:21je trouvais que mes dessins étaient moches et tout.
- 8:25C'est un peu la difficulté quand tu apprends sur le tas,
- 8:28au mieux quand tu es autodidacte,
- 8:29quand tu commences,
- 8:29tu as beaucoup de questionnements.
- 8:31Surtout quand tu commences à te faire un nom par rapport au fait que tu sois légitime ou pas et au fait que tu n'es pas forcément à l'école.
- 8:40Je n'ai pas suivi un parcours très académique.
- 8:43Au début,
- 8:43c'est beaucoup de questionnements,
- 8:44beaucoup de remises en question.
- 8:47Mais pour aujourd'hui,
- 8:48je n'ai pas rugi parce que voilà.
- 8:51Je trouve que c'est la meilleure école.
- 8:53Exactement.
- 8:54Ce que tu dis,
- 8:54c'est que tu avais un peu un syndrome de l'imposteur.
- 8:57Tu ne te sentais pas légitime parce que tu n'avais pas forcément peut-être les diplômes ou les compétences.
- 9:01Exactement.
- 9:02Mais avec de la persévérance et de la détermination,
- 9:04finalement,
- 9:05tu as réussi quand même les idées que tu avais en tête à les exprimer et à les faire vivre.
- 9:10Oui.
- 9:12Ok,
- 9:12donc du coup,
- 9:13tu as ce partenariat avec ce couturier de famille et donc tous les soirs vous travaillez ensemble,
- 9:20il t'apprend en fait les bases.
- 9:22À partir de quel moment est-ce que tu commences à peut-être créer la première collection ?
- 9:29Comment ça commence ?
- 9:30En fait,
- 9:30je faisais ça tous les soirs,
- 9:31mais c'était dangereux parce que comme je disais,
- 9:33c'était de 22h à 2h du matin,
- 9:35c'était dans un quartier vraiment risqué.
- 9:37Et donc,
- 9:38comment je commence ?
- 9:41Petit à petit,
- 9:42dès que j'ai eu une petite entrée dans Jean,
- 9:45j'ai squatté la cour familiale.
- 9:48C'est-à-dire,
- 9:48je me suis acheté ma première machine et j'ai squatté la cour familiale et j'ai commencé à recevoir le peu de clients que j'avais dans le salon à la mer.
- 10:00Donc,
- 10:00ce qui se rappelait très bien à l'époque.
- 10:02Vraiment,
- 10:03dès le début,
- 10:04je recevais carrément dans le salon à la mer.
- 10:06Quand je rentrais,
- 10:07tu vois...
- 10:07La photo de ma mère,
- 10:08la photo de mon père,
- 10:10vraiment dans le salon à la mer.
- 10:12J'utilisais le salon à la mer comme un bureau.
- 10:15Et l'arrière-cour que personne ne voyait,
- 10:18c'était vraiment une cour comme ça,
- 10:19à ciel ouvert,
- 10:20il y avait la machine.
- 10:22Donc petit à petit,
- 10:24j'ai commencé comme ça.
- 10:26Et ce qui a fait un déclic,
- 10:27c'est que j'ai été repéré par Bilsco,
- 10:32même pas d'ici,
- 10:34via Instagram et pour une campagne.
- 10:37Voilà,
- 10:37donc c'était une campagne et j'ai été très,
- 10:41très bien payé.
- 10:41C'était mon premier gros cachet.
- 10:43Et là,
- 10:44après l'argent que j'ai eu,
- 10:45j'ai pu m'investir dans un showroom.
- 10:48C'est-à-dire,
- 10:48j'ai cassé le devant de la maison de ma mère et j'ai fermenté quatre murs et j'ai créé mon premier showroom officiel.
- 10:57À l'époque,
- 10:57quand tu travaillais,
- 10:58quand tu recevais les clients qui étaient intéressés par ton travail ?
- 11:05C'était du sur-mesure que tu faisais,
- 11:07tu proposais ?
- 11:09À l'époque,
- 11:09c'était vraiment du sur-mesure.
- 11:10C'était des clients sur du sur-mesure.
- 11:12Je travaillais seul,
- 11:13mais je continuais à travailler aussi,
- 11:16comme on appelle ça,
- 11:18je faisais ce qu'on appelle de la sous-traitance.
- 11:20C'est-à-dire,
- 11:21si par exemple,
- 11:23parce que je ne pouvais pas seul,
- 11:24c'était compliqué,
- 11:25je n'avais pas aussi de quoi acheter,
- 11:27à payer,
- 11:29donner des salaires à des employés et tout.
- 11:30Donc,
- 11:31quand j'avais trop de clients,
- 11:34Mais à l'époque,
- 11:34trop,
- 11:34c'est pas...
- 11:35Voilà,
- 11:3610 déjà,
- 11:37je suis venu.
- 11:37Voilà,
- 11:38donc quand j'avais trop de clients,
- 11:40je partais.
- 11:41Soit je suis l'ancien coutureur de famille,
- 11:44soit je suis un autre et essayer d'utiliser les ateliers pour faire compétitionner les vêtements et revenir encore à la maison pour faire les essais à Géto.
- 11:53Voilà,
- 11:55avant d'avoir le showroom que j'ai fait pour un Grasse à Vilsko.
- 12:00Voilà,
- 12:01à cette époque,
- 12:01quand j'ai eu le showroom,
- 12:03Là,
- 12:03j'avais maintenant,
- 12:05je pense,
- 12:06deux employés et quatre machines.
- 12:09Ok,
- 12:10très bien.
- 12:10Donc,
- 12:11c'est intéressant de voir comment tout de suite,
- 12:13à partir finalement d'un premier dessin et d'un post sur Instagram,
- 12:17les opportunités que tu as pu avoir.
- 12:20Toi,
- 12:21très naturellement,
- 12:21dès le départ,
- 12:22tu t'es dit que chaque fois que tu allais créer,
- 12:25tu allais le poster sur les réseaux sociaux.
- 12:27Comment ça s'est fait,
- 12:28cette volonté vraiment d'utiliser les réseaux sociaux ?
- 12:31partager ton travail ?
- 12:34Je ne sais pas.
- 12:34Moi,
- 12:34je me dis peut-être que c'est à cause de mes études de commerce.
- 12:37Ça m'a beaucoup salué.
- 12:38Moi,
- 12:38dès le début déjà,
- 12:39même dès le jour 1,
- 12:41j'ai vite compris que ça doit être une entreprise.
- 12:45Peut-être que c'est ce qui a fait la différence avec beaucoup.
- 12:47C'est que moi,
- 12:47dès le début,
- 12:48j'ai vite compris que c'est une entreprise.
- 12:49Donc,
- 12:50j'ai fonctionné tel.
- 12:51C'est-à-dire j'ai déclaré mon entreprise,
- 12:54j'ai donné le nom d'une marque.
- 12:55La première chose que j'ai faite,
- 12:56c'est d'ouvrir un compte Facebook,
- 13:00un compte Instagram.
- 13:01A l'époque,
- 13:02ce n'était même pas le nom,
- 13:03ce n'était pas Ivoirien-Félandais,
- 13:05c'était un nom très urbain.
- 13:07C'était Zongo.
- 13:07Zongo,
- 13:08en Côte d'Ivoire,
- 13:09ça veut dire bien habillé.
- 13:11Tu es bien habillé,
- 13:11conduit,
- 13:12tu es Zongo.
- 13:13Et comme ça,
- 13:14c'est-à-dire que tu es bien habillé et tout.
- 13:15Donc,
- 13:16à l'époque,
- 13:16c'était ça.
- 13:18Donc,
- 13:18pendant les premières années de la marque,
- 13:22c'était ça.
- 13:22Donc,
- 13:22j'ai créé Zongo comme ça.
- 13:24Et c'était très à la mode.
- 13:27Et on m'a vite repéré.
- 13:28Même,
- 13:28c'est grâce à ça qu'on m'a repéré à l'atelier.
- 13:31Il y a
- 13:32Isabelle qui m'a contacté,
- 13:33je pense que c'était une blague.
- 13:34Elle m'a dit non,
- 13:35ce que tu fais,
- 13:36c'est frais et tout.
- 13:38Est-ce que tu veux passer une émission à la télé ?
- 13:40Voilà,
- 13:41j'étais choqué.
- 13:41Mais moi,
- 13:42ça arrive très vite.
- 13:42C'est arrivé tout de suite ce que j'ai proposé sur le réseau.
- 13:46Tout de suite,
- 13:46les gens accrochaient parce qu'ils ont trouvé ça différent,
- 13:49ils ont trouvé ça frais.
- 13:50Et moi,
- 13:50j'ai très vite compris que dès le début,
- 13:53qu'il fallait que je sois organisé,
- 13:57même si je suis seul,
- 13:57que je sois organisé et que tout soit derrière.
- 14:01ce que tu es dans le barrage.
- 14:04Ok,
- 14:04très bien.
- 14:05Donc,
- 14:06toi,
- 14:06ce que tu racontes,
- 14:06c'est qu'effectivement,
- 14:07ça allait très vite,
- 14:08puisque tu as eu
- 14:09Visclo qui t'ont découvert à travers
- 14:11Instagram, et ensuite,
- 14:12tu parles d'Isabelle Hanno.
- 14:14Donc,
- 14:14tu as eu en fait des opportunités qui sont venues à toi assez rapidement.
- 14:19Est-ce que tu peux nous expliquer,
- 14:20pour ceux qui ne connaîtraient pas Isabelle Hanno,
- 14:23qui c'est en fait,
- 14:24de manière à ce que on puisse comprendre à quel point c'est quelqu'un d'important
- 14:31dans l'univers,
- 14:32dans la sphère en fait de la mode en Côte d'Ivoire et au-delà.
- 14:36C'est une productrice de mode et tout,
- 14:39très importante en Côte d'Ivoire.
- 14:41Donc moi,
- 14:42j'étais choqué quand,
- 14:43à l'époque,
- 14:44il y avait une émission qu'on appelait Tendance où elle mettait en avant des créateurs de mode connus,
- 14:51pas connus et tout.
- 14:53Et moi,
- 14:54le jeune comme ça,
- 14:54je venais de créer ma...
- 14:55Je pense que ma marque n'avait même pas six mois.
- 14:59Dès le début,
- 14:59comme je dis,
- 15:00quand j'ai créé le compte Instagram,
- 15:01j'ai fait des photos avec des jeunes au quartier,
- 15:05avec mes soeurs et tout.
- 15:07Et je travaillais une matière qui était assez différente.
- 15:09Je travaillais du basin et j'ai mélangé le basin à du panier.
- 15:13Et puis j'ai fait ça,
- 15:16j'en ai fait des modèles assez urbains.
- 15:19Donc quand j'ai reçu le message via
- 15:24Facebook, je ne croyais pas,
- 15:26au début je pensais que c'était une blague,
- 15:28parce que je me disais,
- 15:28mais attends,
- 15:29on ne me connait pas et tout,
- 15:30mais après j'ai accepté,
- 15:32ils ont fait un petit focus sur moi,
- 15:34un petit focus sur la marque et tout.
- 15:36Et voilà,
- 15:38donc Isabelle a nous,
- 15:39pour moi,
- 15:40le fait que dès le début qu'elle m'a donné cette plateforme-là m'a aussi aidé,
- 15:48je pense.
- 15:50Ok,
- 15:50donc en tout cas,
- 15:51ce qu'on comprend,
- 15:52c'est que tu avais un style très différent de ce qu'il pouvait y avoir sur le marché,
- 15:57où tu as mélangé en fait un côté urbain,
- 16:00tu as mélangé du bazar et du pagne.
- 16:02Tu es arrivé avec quelque chose de complètement nouveau et aussi dans ta manière de communiquer,
- 16:06le fait que tu structures ton entreprise comme un business.
- 16:08Il y a tous ces éléments-là qui sont des éléments clés dans ta réussite qui est arrivée très rapidement.
- 16:15Oui,
- 16:15oui,
- 16:15exactement,
- 16:16c'est ça.
- 16:16Comme je l'ai dit,
- 16:18dès le début,
- 16:19j'ai...
- 16:20Je sais que pour ça,
- 16:21tu as su quelque chose,
- 16:23c'est une entreprise,
- 16:23il faut être structuré,
- 16:25il faut te déclarer,
- 16:28il faut trouver des employés,
- 16:33dès que tu as les premiers sous-crivants,
- 16:36il faut avoir un showroom,
- 16:37tu ne vas pas continuer à accueillir des gens au salon,
- 16:42tout ça.
- 16:42Donc,
- 16:43j'ai essayé de gravir des étapes,
- 16:46mais pendant très longtemps...
- 16:49entre guillemets la société ne faisait pas de bénéfices c'est à dire bon je ne sais pas si on appelle ça des bénéfices de profit parce que tout ce qui rentrait je réinvestissais ça dans le bon fonctionnement de la société quoi donc pour moi c'est que tu faisais du profit mais en fait tout
- 17:06ce que tu en faisais tu le réinvestissais dans ton entreprise tu le dépensais pas pour t'acheter toi peut-être voiture,
- 17:14immeuble j'avais pas des startups pendant bien longtemps
- 17:18Donc,
- 17:19du coup,
- 17:19l'entreprise faisait du bénéfice,
- 17:21mais toi,
- 17:21tu réinvestissais dans ton entreprise pour assurer son développement dans la suite.
- 17:25Si,
- 17:25si.
- 17:27Et donc,
- 17:28ça,
- 17:28c'est vraiment,
- 17:29on va dire,
- 17:29les débuts de la marque.
- 17:30Les débuts,
- 17:31oui.
- 17:32OK.
- 17:32À partir de quel moment est-ce qu'il y a un tournant et tu prends davantage d'ampleur ?
- 17:36Est-ce que c'est à travers d'autres rencontres,
- 17:38d'autres collaborations ?
- 17:39Est-ce que c'est les premiers défilés ?
- 17:41C'est quoi le tournant après ces premiers débuts,
- 17:43en fait ?
- 17:43En fait,
- 17:45c'est après Bilsko.
- 17:48Après,
- 17:48je commence à faire des défilés dans la sous-région.
- 17:53Au Ghana,
- 17:54je n'ai pas fait mes premiers défilés forcément à Abidjan,
- 17:56mais au Ghana,
- 17:58au Nigeria.
- 17:59Un jour,
- 18:00j'étais au Ghana et il y a l'animatrice qui,
- 18:03en m'appelant,
- 18:04me disait « Zango,
- 18:05comment tu vas ? »
- 18:06Et puis,
- 18:07elle m'a dit « Mais Zango,
- 18:08ce n'est pas ton nom. »
- 18:09Je dis « Non. »
- 18:10indice et croitant,
- 18:10j'ai dit non c'est Ibrahim Fernandez mais t'es un bonhomme,
- 18:12pourquoi tu tu fais pas de ça ta marque en fait c'est ce que toutes les grandes marfons et tout,
- 18:18donc quand je suis rentré à la vision ça m'a fait j'ai posé la question à ma communauté,
- 18:23vite fait il y avait une petite communauté à l'époque qui m'a dit qu'est-ce que vous pensez si je passais à Ibrahim Fernandez et tout,
- 18:31et tout,
- 18:31on me disait oui oui mais qu'est-ce que tu attends,
- 18:32il dit il m'attend donc on a décidé de passer à Ibrahim Fernandez donc beaucoup de choses ont changé dès que j'ai décidé de passer à Ibrahim Fernandez
- 18:40La communication a changé.
- 18:43À l'époque,
- 18:44je travaillais avec une équipe,
- 18:45un photographe,
- 18:47et il m'a dit,
- 18:48si tu passes à l'Université de Fernandez,
- 18:49tu seras obligé de te montrer.
- 18:51Parce qu'au début,
- 18:52ça m'arrangeait bien que c'était en gros,
- 18:53parce que je ne voulais pas vous montrer.
- 18:56C'est quelque chose que je déteste.
- 18:59Et donc,
- 19:00il dit,
- 19:00tu seras obligé de te montrer parce que les gens vont vouloir savoir qui est derrière.
- 19:05Voilà,
- 19:06donc j'ai commencé à faire mes premiers moments,
- 19:08mes portraits.
- 19:09tout ça.
- 19:10La communication totalement a changé,
- 19:12que ce soit sur Instagram,
- 19:14le visuel a changé.
- 19:15J'ai commencé à faire des vidéos plus travaillées avec un vidéographe,
- 19:21un photographe et tout.
- 19:24Donc,
- 19:25voilà,
- 19:25c'est dès que la marque a décidé de basculer vers
- 19:29Ivoine-Trélandaise que tout a changé.
- 19:33Et ça,
- 19:34c'était à quelle époque à peu près ?
- 19:35Ça faisait combien de temps que tu t'étais lancé,
- 19:37que la marque s'appelait Zango ?
- 19:38C'est à partir de quel moment qu'elle est basculée à Ibrahim Tirmondes ?
- 19:42Je pense à la bonne moitié.
- 19:43Je pense que ça fait peut-être
- 19:456 ans,
- 19:466 ans,
- 19:465 ans.
- 19:46Je n'ai pas envie d'éder de bêtises.
- 19:486 ans,
- 19:485 ans.
- 19:50OK.
- 19:52Et quand tu parles de l'évolution,
- 19:55c'est-à-dire que tu changes de nom et tu changes la stratégie de communication,
- 19:59à ce moment-là ?
- 20:00Toi,
- 20:00c'est des décisions que tu prends seule ou tu te fais accompagner ou tu regardes ce qui se passe autour.
- 20:06Qu'est-ce qui fait que tu,
- 20:07à un moment donné,
- 20:08peux évoluer ta stratégie de communication ?
- 20:11Non,
- 20:11comme je disais,
- 20:12ça s'est fait totalement naturellement.
- 20:14Dès que j'ai changé,
- 20:15dès que je suis passé à Ibrahim Fernandez,
- 20:17je travaillais à l'époque avec un photographe,
- 20:20Philippe Laurier.
- 20:21Lui aussi,
- 20:21c'est photographe à l'intervention du pays et tout.
- 20:24Et c'est lui qui me disait,
- 20:25tu sais Ibrahim,
- 20:27tes histoires de ne pas te montrer et qu'on sort là,
- 20:29c'est bon.
- 20:30Donc,
- 20:31tu vas devoir te montrer et tout.
- 20:32Et du coup,
- 20:34par exemple,
- 20:36j'ai changé de photographe.
- 20:37Déjà,
- 20:37lui,
- 20:38il était meilleur.
- 20:39J'avais un photographe qui n'était pas forcément professionnel.
- 20:41Donc,
- 20:42mes contenus sont devenus plus travaillés.
- 20:44Il a commencé à me montrer,
- 20:47parler un peu de moi et tout,
- 20:49et à créer une communauté aussi.
- 20:51OK,
- 20:51très bien.
- 20:52Donc,
- 20:52en fait,
- 20:52par la manière de raconter les choses,
- 20:54en tout cas,
- 20:54c'est que ça s'est fait assez spontanément.
- 20:56Oui,
- 20:56oui,
- 20:58c'est vraiment...
- 21:01Comme j'aime à le dire,
- 21:02moi,
- 21:02ma marque,
- 21:03c'est vraiment mon...
- 21:05bébé,
- 21:05en fait.
- 21:06Je fais beaucoup de choses.
- 21:09C'est comme des intuitions.
- 21:10Quand je considère que c'est le moment de le faire,
- 21:16si je suis avec un collaborateur,
- 21:17à ce moment-là,
- 21:18je l'explique et puis on en discute.
- 21:21En général,
- 21:21même s'ils ne veulent pas,
- 21:22je le fais.
- 21:24Mais je veux dire que beaucoup de décisions ont été prises parce que j'ai considéré qu'il était temps.
- 21:30Et ça s'est fait naturellement,
- 21:32pas forcément en cas de...
- 21:33culer et tout,
- 21:34mais vraiment naturellement.
- 21:37Ok,
- 21:37très bien,
- 21:37très intéressant.
- 21:39Aujourd'hui,
- 21:40en fait,
- 21:40comme tu l'expliques,
- 21:41tu as commencé assez tôt à défiler dans la sous-région,
- 21:44au Ghana,
- 21:46au Nigeria,
- 21:47et c'est vrai que toi,
- 21:48la particularité,
- 21:49c'est que très régulièrement,
- 21:50tu vas défiler dans différentes capitales de la mode,
- 21:53que ce soit à Paris ou dans différentes capitales de la mode en Afrique.
- 22:01Est-ce que tu peux nous raconter en fait que
- 22:03Comment tu prépares les différents défilés auxquels tu participes ?
- 22:08Déjà,
- 22:08pour défiler,
- 22:09il faut qu'il y ait une collection.
- 22:11En général,
- 22:12ça dépend.
- 22:13Ça dépend.
- 22:13Souvent,
- 22:14on peut créer une collection juste pour un défilé.
- 22:16Ça arrive souvent.
- 22:18Ou souvent,
- 22:18tu as déjà la collection qui est là.
- 22:21Tu crées la collection.
- 22:22Ça dépend aussi du type de défilé.
- 22:26C'est-à-dire,
- 22:26souvent,
- 22:26une collection que je vais amener à Paris,
- 22:28ce n'est pas la même collection que je vais la réajuster.
- 22:30Une collection que j'ai présentée,
- 22:31par exemple,
- 22:32au Ghana,
- 22:32si quand je pars à Paris,
- 22:34par rapport au public et tout,
- 22:36je vais soit la réajuster,
- 22:39soit la changer.
- 22:43Et voilà.
- 22:44En général,
- 22:45quand on va à une défilé,
- 22:46c'est parce qu'on a quelque chose à promouvoir.
- 22:48Donc,
- 22:49il y a soit une collection qui est là.
- 22:51qui est là déjà.
- 22:52Et donc,
- 22:53les défilons,
- 22:54on les utilise juste comme une plateforme pour s'ouvrir au monde.
- 22:58Ou bien,
- 23:00moi,
- 23:00en général,
- 23:00j'utilise vraiment pour promouvoir une collection.
- 23:03Voilà,
- 23:04c'est une manière plus vivante de présenter son travail.
- 23:10OK.
- 23:11Et je sais qu'en plus des défilés,
- 23:13tu fais assez régulièrement des pop-up stores et également à Paris.
- 23:17Oui.
- 23:18Dans différentes capitales de la mode en Afrique.
- 23:21Ça aussi,
- 23:22en termes de stratégie,
- 23:23est-ce que c'est le même principe ?
- 23:24C'est-à-dire que tu as une collection à vendre et tu profites de la présenter dans un défilé et de faire un pop-up store.
- 23:29Comment tu t'organises pour avoir finalement des opportunités de vente en dehors d'habit de gens à l'étranger à travers des pop-up stores ?
- 23:38Encore,
- 23:39moi,
- 23:39ce que je fais,
- 23:40ça,
- 23:40c'est la meilleure partie.
- 23:41J'adore.
- 23:42Moi,
- 23:42j'apprête en général même des ventes privées.
- 23:47en général je les organise moi-même par exemple ma première bande privée à Paris je devais aller à l'encontre de ma communauté donc je donnais les dates je pense que j'avais souloué,
- 24:00je ne sais pas si vous connaissez le coin d'Amba à Paris comment on appelle ça,
- 24:04le Saragal j'avais souloué Saragal et elle m'a remis l'espace et j'ai ramené mes vêtements et j'ai dit à ma communauté que j'étais là
- 24:15Et moi,
- 24:16c'est les moments qui,
- 24:17pour moi,
- 24:18sont les plus importants.
- 24:19On me parle mieux que les déchirés parce que tout de suite,
- 24:22tu rencontres les clients,
- 24:24tu les habilles,
- 24:26tu parles avec eux.
- 24:28Et voilà.
- 24:28Donc,
- 24:29c'est quelque chose que j'aime faire.
- 24:30Et annuellement,
- 24:32que ce soit à Paris ou aux États-Unis,
- 24:34j'ai décidé de faire ça au moins deux ou trois fois.
- 24:39C'est quelque chose qui fonctionne aussi,
- 24:40il faut dire.
- 24:41Tu fais un pop-up,
- 24:42tu envoies,
- 24:43tu présentes en fait l'information sur
- 24:45Instagram et il va y avoir énormément de gens qui vont se déplacer pour venir acquérir une pièce d'Ibrahim Fernandez en fait.
- 24:54C'est vraiment un événement dont énormément de gens parlent,
- 24:57les gens se passent l'information.
- 24:59Il faut absolument aller au pop-up,
- 25:01en tout cas la vente privée d'Ibrahim Fernandez.
- 25:04Est-ce que tu arrives à l'expliquer ?
- 25:06Est-ce que tu le comprends ou toi-même tu es choqué en fait ?
- 25:09Bon,
- 25:09après,
- 25:10je suis toujours choqué quand je viens voir qu'il y a une,
- 25:13on dit que ça commence à 10h,
- 25:14il y a 8h,
- 25:15il y a des gens qui sont déjà là.
- 25:16Mais après,
- 25:17je pense que ça s'explique par rapport à l'attachement que les gens ont vers la marque.
- 25:23Je vous explique.
- 25:23Pendant longtemps,
- 25:25quand j'ai décidé de basculer vers Imane Fernandez,
- 25:28j'avais une équipe derrière,
- 25:29mais qui voulait vraiment structurer la marque et tout,
- 25:33par rapport à mes postes,
- 25:34par rapport à mes stories et tout.
- 25:36Je pense que mon collaborateur...
- 25:38lui il a lâché prise parce qu'il est tellement pas chier mais j'arrive pas,
- 25:41moi je veux que ma marque soit vraiment très vivante,
- 25:45je sais pas comment vous expliquer donc souvent même en story,
- 25:47sur mon compte professionnel je partage des moments pas moments forcément de vie mais certaines émotions voilà donc les gens tout de suite ils sont ils ont l'impression forcément peut-être aussi de me connaître ils me voient comme un frère au-delà d'acheter la
- 26:04marque d'autres viennent seulement aussi pour moi
- 26:06aussi.
- 26:07Donc,
- 26:08je ne suis pas souvent même dans le domaine du luxe et tout.
- 26:11Il y a beaucoup de marques qui ont des très...
- 26:14Je ne sais pas comment vous expliquer,
- 26:15mais moi,
- 26:16c'est quelque chose à laquelle je ne veux pas tomber.
- 26:20Je n'arriverai pas à faire de ma marque une marque assez froide comme ça,
- 26:26qui n'est pas proche des...
- 26:31Voilà,
- 26:32de...
- 26:32Ça peut nous plaindre les clients.
- 26:33Je n'y arrive pas.
- 26:34Donc,
- 26:34je suis assez présent.
- 26:38Mon compte Instagram jusqu'à l'heure actuelle,
- 26:40c'est moi qui le gère.
- 26:42J'ai approfité devant plusieurs personnes,
- 26:44mais c'est moi qui continue à parler avec les clients jusqu'à aujourd'hui.
- 26:46Après,
- 26:47pas les numéros du boulot,
- 26:48le service client,
- 26:49pas ça.
- 26:50Ça,
- 26:51c'était délégué,
- 26:51mais le compte Instagram jusqu'au jour d'aujourd'hui,
- 26:53c'est toujours moi qui le gère.
- 26:56Donc,
- 26:56je pense que c'est tout ça qui fait que les gens viennent à la vente privée,
- 27:00mais on parle comme si on se connaît,
- 27:03comme si on se connaît tranquille.
- 27:05Voilà,
- 27:06parce qu'ils ont,
- 27:07tu sais,
- 27:08un attachement vis-à-vis de la marque,
- 27:10je pense.
- 27:11Ils aiment aussi peut-être ce qu'elle propose.
- 27:15Exactement,
- 27:15et je pense que,
- 27:16pour le coup,
- 27:17c'est très intéressant que tu partages ça.
- 27:19C'est qu'il y a vraiment une certaine proximité et on a vraiment l'impression de te connaître en te suivant sur les réseaux.
- 27:27Et effectivement,
- 27:29il y a cet effet qui fonctionne,
- 27:31qui fait que...
- 27:32Les personnes qui vont venir acquérir tes pièces,
- 27:34elles ont vraiment l'impression de,
- 27:36quelque part,
- 27:37acquérir les pièces de quelqu'un qu'elles connaissent vraiment.
- 27:39Et cette proximité-là,
- 27:40on sent que c'est quelque chose d'authentique et de réel.
- 27:44Tu n'essayes pas de faire comme si tu étais proche.
- 27:46Pas du tout.
- 27:49On sent que c'est vraiment quelque chose de naturel et je pense que c'est ça qui fonctionne.
- 27:53Et bien sûr aussi,
- 27:57le style d'Ibrahim Fernandez.
- 27:59Du coup,
- 27:59toi,
- 28:00si tu devais décrire comment a évolué la marque au cours de ces différentes années par rapport à la première collection dont tu parlais,
- 28:06avec le mélange de basin et de pagne et le style urbain,
- 28:10aujourd'hui,
- 28:12ta collection,
- 28:12il y a une partie prête à porter avec un imprimé phare iconique Ibrahim Fernandez et il y a aussi toute une partie pour les cérémonies et les mariages.
- 28:21Comment est-ce que tu as fait évoluer ton travail de créateur ?
- 28:26pour avoir d'un côté le côté vraiment très structuré sur mesure et de l'autre le côté prêt-à-porter qui est structuré aussi avec un imprimé iconique.
- 28:35Comment c'est venu en fait le fait de partager la collection comme ça ?
- 28:41Déjà,
- 28:42ce qui s'est passé,
- 28:42c'est que comme je disais au début,
- 28:44je t'attendais,
- 28:45j'étais via Internet,
- 28:46j'ai appris via un mentor et tout.
- 28:49Et quand tout ça a été bien installé,
- 28:53J'avais commencé à faire du prêt-à-porter et je me suis vite rendu compte que finalement on fait les mêmes choses.
- 29:00C'est-à-dire que quand je partais chez un fournisseur ici,
- 29:03à l'époque je n'avais pas d'argent pour me fournir à l'historien,
- 29:05donc quand je partais chez un fournisseur ici,
- 29:07je trouvais deux ou trois designers,
- 29:10surtout des grosses têtes,
- 29:12on a le même fournisseur.
- 29:14Et t'imagines,
- 29:14tu prends une étoffe,
- 29:15tu fais la collection,
- 29:16pendant que t'es en train de faire une collection,
- 29:17tu te rends compte que l'autre,
- 29:20il a peut-être sorti la collection avec la même étoffe.
- 29:23Donc,
- 29:23je me suis rendu compte que ça allait être problématique et je me suis posé,
- 29:27j'ai décidé de crier.
- 29:31Un tissu.
- 29:32Donc,
- 29:32j'ai contacté un ami aussi qui est une des petites fortes aussi de la marque,
- 29:40qui a très jeune.
- 29:41La très jeune,
- 29:42c'est une des villes les plus populaires d'Abidjan où il y a beaucoup de pays qui se retrouvent et tout.
- 29:51Donc,
- 29:52il y a une forte communauté de
- 29:53Mariens, de Guinéens et tout.
- 29:55Et donc,
- 29:56je l'ai contacté pour qu'il m'aide à...
- 29:59a trouvé la meilleure dame qui fait ce qu'on appelle de la teinture.
- 30:05Je ne savais pas trop faire quand je parlais à des gens,
- 30:09mais lui,
- 30:09comme il est néo-intestin aussi,
- 30:10il m'a trouvé la dame.
- 30:11Et j'ai dessiné le premier motif de ce qui va être aujourd'hui mon imprimé.
- 30:17Voilà,
- 30:17j'ai dessiné,
- 30:18je lui ai apporté.
- 30:19Il m'a dit,
- 30:19non,
- 30:19il faut imprimer.
- 30:20J'ai imprimé.
- 30:21On a fait des tests,
- 30:22un,
- 30:22deux,
- 30:22trois.
- 30:23Et vraiment,
- 30:24je ne m'attendais vraiment pas.
- 30:25Moi,
- 30:26j'ai juste fait ça pour être différent.
- 30:29Voilà,
- 30:30pour faire sortir une collection qui est différente,
- 30:32pour être exclusif et tout,
- 30:33mais je ne m'attendais vraiment pas.
- 30:35Si on me disait il y a quelques années que ça allait être ce que c'est aujourd'hui,
- 30:38c'est parce que là aujourd'hui,
- 30:39ça c'est vraiment l'ADN de la marque même.
- 30:42Et donc j'ai fait sortir cet imprimé-là et il y a eu tout ce qu'il y a eu.
- 30:47Vraiment,
- 30:48le retour a été incroyable.
- 30:51Et je pense que ce n'est pas que l'imprimé,
- 30:53parce que ce genre d'imprimé,
- 30:54ça existe.
- 30:55Je pense que c'est le fait que j'ai associé ça à des...
- 30:59coupes très modernes.
- 31:00En fait,
- 31:01j'ai associé ça à des coupes très modernes.
- 31:04Voilà.
- 31:04Donc,
- 31:05tout de suite,
- 31:05ça pleut.
- 31:07J'ai eu beaucoup d'influenceuses,
- 31:09beaucoup de célébrités qui ont un beau style et tout.
- 31:13Et c'est vraiment devenu...
- 31:14Ça a dépassé les frontières.
- 31:16Il y avait même la COVID.
- 31:18Moi,
- 31:19malgré la COVID,
- 31:19je vendais.
- 31:21Et c'est pendant la COVID même,
- 31:22je pense que j'ai plus vendu parce que les gens étaient chez eux,
- 31:24donc ils achetaient.
- 31:25Donc,
- 31:26voilà.
- 31:27Donc,
- 31:28ça a été...
- 31:29Très,
- 31:29très vite.
- 31:30Très vite.
- 31:33Bon,
- 31:33là,
- 31:34la question est si je vais aller jusqu'à
- 31:366 mesures directement.
- 31:39Et pendant longtemps,
- 31:41on a fait ça.
- 31:41Ça a beaucoup fonctionné.
- 31:43Et après,
- 31:44je suis assis au Nouveau Naturel,
- 31:44au Vieux Angalo.
- 31:45Un moment,
- 31:46je me suis posé.
- 31:47Je me suis dit,
- 31:47bon,
- 31:48j'ai fait le tour du point d'apporter.
- 31:50Je sens comme une certaine vie.
- 31:51J'ai besoin de m'exprimer.
- 31:52À la base,
- 31:53je suis designer,
- 31:53je suis styliste.
- 31:54Je n'ai pas envie de tomber dans la...
- 31:58J'avais besoin d'un peu d'adrénaline et tout.
- 32:01Et donc,
- 32:01j'ai dit à mon équipe que moi,
- 32:03je vais ouvrir officiellement.
- 32:05Je vais scinder la marque en deux.
- 32:08Ouvrir une session prêt-à-porter,
- 32:10une autre session sur les yeux.
- 32:13Et encore là,
- 32:14quand j'ouvrais à nouveau la session sur les yeux,
- 32:17je ne pensais vraiment pas que ça allait faire ce que ça fait.
- 32:20À chaque fois que je commence quelque chose,
- 32:21ce n'est pas comme si je me projette,
- 32:23mais je me dis non,
- 32:24que ça,
- 32:24ça va.
- 32:26Voilà,
- 32:26c'est vraiment pour moi.
- 32:27Moi,
- 32:27c'est moi qui voulais l'exprimer,
- 32:29montrer aux gens que je suis capable de faire des robes de mari,
- 32:31parce que ce n'est pas ça que j'ai commencé,
- 32:33mais je n'avais pas cette visibilité au début,
- 32:35forcément,
- 32:36que je suis capable de faire des robes de soirée et tout.
- 32:39Et j'ai ouvert notre showroom en zone 4,
- 32:43et bref,
- 32:43Fernandez Couture,
- 32:44et là,
- 32:45on a fait nos premières robes,
- 32:46et ça fait un bon goût aussi.
- 32:50Donc,
- 32:50voilà.
- 32:52Merci beaucoup pour ce partage.
- 32:54Encore une fois,
- 32:54on retrouve le côté très spontané où finalement tu vas vers tes envies et puis derrière,
- 33:02les consommateurs,
- 33:03le public,
- 33:03ils adhèrent complètement à ce que tu proposes.
- 33:07Toi,
- 33:07dans la manière dont tu crées tes collections,
- 33:10à chaque fois,
- 33:10c'est fabriqué à Abidjan,
- 33:12c'est fabriqué en Afrique ?
- 33:15Toutes mes collections ont été fabriquées en Afrique,
- 33:17sauf une quand j'ai...
- 33:21commencé le Ibrahim Flandes Couture,
- 33:24je me suis approché de ce qu'on appelle ça,
- 33:28d'un atelier,
- 33:29d'un atelier de Bixito.
- 33:31J'ai une collection que j'ai remis à l'ordre du jour qu'on appelle Tambourto.
- 33:36Une collection que j'ai remis à l'ordre du jour qu'on appelle Tambourto.
- 33:39Je me suis approché d'un atelier de couture en France et une autre aussi en Turquie pour la confection d'un tissu.
- 33:48Donc,
- 33:49c'est un tissu qu'ils ont confectionné
- 33:52à l'usine.
- 33:54C'est de la mousseline qui a été découpée au laser.
- 34:00Voilà,
- 34:01donc juste ça,
- 34:03ils ont fait le tissu et j'ai fait les patronages qu'ils ont corrigés.
- 34:08Ils ont corrigé les patronages par rapport à...
- 34:11Je voulais vraiment être au niveau de la haute couture et tout.
- 34:14Donc ils ont corrigé les patronages et après ça,
- 34:17tout a été confectionné dans nos ateliers à pyjama.
- 34:21Bien,
- 34:21et du coup,
- 34:23pour toi,
- 34:23c'est important que ce soit fabriqué à Abidjan et qu'une majorité,
- 34:27en tout cas,
- 34:28des pièces que tu proposes,
- 34:30que tu présentes,
- 34:32ce soit fabriqué à Abidjan,
- 34:33que ce soit fabriqué en Afrique ?
- 34:35Oui,
- 34:35c'est important.
- 34:38Toute ma collection est prête à porter.
- 34:40Depuis le jour 1 jusqu'à aujourd'hui,
- 34:42tout a été fabriqué à l'Ujong.
- 34:43On donne du travail.
- 34:45C'est vrai que c'est fastidieux.
- 34:46On n'a pas ce montant.
- 34:47C'est compliqué.
- 34:49C'est compliqué parce qu'on reste en Afrique.
- 34:51Trouver la main d'oeuvre complétante,
- 34:54c'est...
- 34:55Il faut beaucoup suivre derrière.
- 34:58Mais voilà,
- 34:58je trouve...
- 35:01que c'est important pour moi de me mettre chez moi à la
- 35:06Côte d'Ivoire.
- 35:08Ça reste important.
- 35:08C'est quelque chose qui ne va pas bouger.
- 35:10J'ai la possibilité aujourd'hui d'aller en Turquie,
- 35:13de faire des vêtements de poète à porter en masse.
- 35:18J'ai déjà un an de faire de l'argent et tout,
- 35:20mais tu te fatigues.
- 35:22C'est fastidieux parce que derrière,
- 35:26tu ne vas pas produire forcément assez là-bas.
- 35:28En une semaine,
- 35:29tu peux produire 1000 pièces.
- 35:31tout ça,
- 35:31mais je ne sais pas,
- 35:32je n'arrive pas encore à...
- 35:35Pour moi,
- 35:36ça reste encore séparé.
- 35:37Regarde ce que je dis là.
- 35:39Ça reste impersonnel.
- 35:40Il n'y a pas...
- 35:42Voilà.
- 35:42Et là,
- 35:43je suis à tout...
- 35:45Là,
- 35:45quand c'est nous qui finançons la vision,
- 35:46je suis vraiment à toutes les étapes.
- 35:47On fait de la création en tissu,
- 35:51aux ateliers,
- 35:53aux finitions,
- 35:54à la remise en boutique et tout.
- 35:56Donc,
- 35:57pour moi,
- 35:58ça reste important.
- 36:00Peut-être après,
- 36:00on...
- 36:00On ne sait jamais,
- 36:02dans 5 ans,
- 36:02dans 10 ans,
- 36:05ça peut basculer,
- 36:06mais pour le moment,
- 36:08j'ai juste tout ce que je fais encore à Béjar.
- 36:12Ok,
- 36:12très bien.
- 36:13Et je pense qu'après,
- 36:14tes consommateurs et ta communauté,
- 36:16ils sont conscients que c'est important pour toi cette partie-là et ça peut aussi faire partie de ton succès.
- 36:22Et du fait que les gens,
- 36:23ils achètent,
- 36:24ils sont présents,
- 36:26ça peut être un des facteurs aussi,
- 36:28en fait.
- 36:31Je ne sais pas si en Afrique les gens sont sensibles à ça.
- 36:34En Afrique,
- 36:34ils s'en foutent.
- 36:35Que tu fasses en Turquie,
- 36:37ils s'en foutent.
- 36:39Je pense que c'est plutôt des gens avertis qui connaissent le travail que la marque effectue,
- 36:45qui ont du respect à ce niveau.
- 36:47Vous voyez,
- 36:48il y a des gens en Europe et tout,
- 36:49mais en Afrique,
- 36:52ils ne savent pas.
- 36:53La preuve par rapport à mon imprimé,
- 36:55justement,
- 36:56j'ai subi une vague de copies.
- 37:00de l'imprimer là c'est quelque chose qui m'avait beaucoup affecté et pendant longtemps j'ai dû me batailler pour faire comprendre aux gens que c'est pas normal parce que quand j'en parlais même sur les réseaux c'est moi qui étais le fautif,
- 37:12on me dit mais toi je suis qui et puis on ne te copie pas on copie vite en pourquoi tu te plaît,
- 37:18tout le monde copie ça partait dans tous les sens je ne me sentais pas soutenu mais là actuellement ça va,
- 37:25depuis un bon moment ça va et quand quelqu'un m'importe une copie
- 37:29de l'imprimer tout de suite c'est les gens qui viennent en bas à mais voilà c'est la copie de l'éclat de monsieur car je trouve que j'ai gagné la bataille parce que moi mon but c'était même pas de d'enfermer ou de créer des problèmes à dame
- 37:44qui revend cette copie là parce que c'est juste des revendeuses mais c'est de comprendre gens que les gens comprennent que il ya un gros travail qui est fait de la tisana qui est fait derrière et il faut qu'ils sachent que ok
- 37:57Mais là,
- 37:58c'est l'original et l'autre,
- 37:59c'est les copies.
- 38:00Je ne connais pas ce qu'il y a dans ma gamme parce qu'il y a des gens aujourd'hui qui voient la copie sur le marché,
- 38:05qui pensent que moi,
- 38:07je suis juste allé acheter un tissu et puis voilà.
- 38:11Et ça,
- 38:11c'est quelque chose à l'époque qui m'a beaucoup affecté.
- 38:14Mais bon,
- 38:15là,
- 38:15ça va.
- 38:16Ok,
- 38:16très bien,
- 38:17c'est intéressant de partager ça parce qu'en fait,
- 38:19on va dire que les marques de luxe,
- 38:21elles ont toujours souffert et souffrent encore de contrefaçons,
- 38:25mais du coup,
- 38:26il y a...
- 38:27partie des consommateurs avertis qui,
- 38:28eux,
- 38:29savent et reconnaissent qu'ils savent à quel endroit acheter la vraie marque et ils savent faire la différence entre,
- 38:36en fait,
- 38:37ce qui est de la copie et ce qui est la marque originale.
- 38:42Mais pour ça,
- 38:42il faut éduquer les gens.
- 38:44C'est ce que je dis en Afrique,
- 38:45il faut éduquer les gens par rapport à ça parce que c'est pas...
- 38:48Il y a d'autres qui n'arrivent pas à comprendre,
- 38:50en fait,
- 38:50qui ne comprennent pas.
- 38:51Jusqu'à l'heure d'aujourd'hui,
- 38:52il y a certaines personnes qui disent,
- 38:54mais si je dis que ça a été fait...
- 38:55Mais jusqu'à l'heure d'aujourd'hui,
- 38:56il y a certaines personnes qui ne comprennent pas que c'est moi qui fabrique forcément ce tissu-là.
- 39:05Parce que la copie a vraiment inondé aussi le marché.
- 39:10Du coup,
- 39:10ce qui est important,
- 39:10c'est que tout le travail de communication que tu fais sur Instagram,
- 39:15ta présence à des défilés dans différentes capitales,
- 39:18ça permet aussi d'asseoir ta crédibilité,
- 39:20ta notoriété.
- 39:22Et de faire qu'on sait que ça,
- 39:24c'est l'imprimé et ce sont les modèles Ibrahim Fernandez.
- 39:30Moi,
- 39:30j'avais envie de revenir avec toi,
- 39:31notamment sur ta stratégie de communication.
- 39:33Je sais que l'année dernière,
- 39:35fin 2023,
- 39:36il me semble,
- 39:37ou c'était début d'année,
- 39:38mais tu as organisé des lives avec certaines de tes clientes,
- 39:42notamment des mariées,
- 39:43en fait,
- 39:44qui sont venues raconter leur expérience,
- 39:47toute leur expérience de confection de leur robe de mariée.
- 39:52en travaillant avec toi.
- 39:55Ok,
- 39:56là ça rejoint encore ce qu'on a dit,
- 39:58c'est fait de manière spontanée.
- 39:59En fait,
- 39:59quand on a fini l'année et tout,
- 40:02j'étais épuisé et je me suis dit quoi ?
- 40:04Je me suis posé,
- 40:05j'ai réfléchi,
- 40:05j'ai dit mais qu'est-ce qui me revenait beaucoup ?
- 40:08Je sais que c'est difficile pour moi de m'avoir à la session sur mes yeux,
- 40:14c'est très difficile pour moi d'avoir un chenou,
- 40:16d'avoir un rendez-vous.
- 40:18Les gens se plaignent,
- 40:19les gens se plaignent du fait que c'est compliqué d'avoir accès à moi en passant par le service.
- 40:24qu'il y a en étouffement.
- 40:25Donc,
- 40:25je me suis dit,
- 40:26bon,
- 40:27les personnes sont mieux placées pour expliquer leur expérience,
- 40:30pour voir qu'elles soient positives ou négatives,
- 40:34ce serait ces mariées-là.
- 40:36Et moi,
- 40:36ça va m'éviter.
- 40:38Ça va m'éviter.
- 40:39Il n'y a pas plus de crédit qu'elles.
- 40:41Donc,
- 40:41ce que j'ai fait,
- 40:42c'est que j'ai écrit à toutes les mariées,
- 40:43vraiment,
- 40:45toutes les mariées qu'on a eues sur une année.
- 40:49Donc,
- 40:50toutes les mariées,
- 40:51j'ai fait un groupe.
- 40:52et j'ai dit c'est qui sont libres de venir et mon même posé petit est sûr qu'on peut tout dit j'ai dit oui plutôt dire donc on a fait ce live là et encore une fois je savais pas que ça allait s'arrêter à l'exploiter comme ça et jusqu'aujourd'hui j'ai des retours et jusqu'aujourd'hui qu'on a fini là j'ai plein de mariés qui venaient pour cette année là comment dit mais
- 41:12le live nous a édifiés on sait comment marcher maintenant on sait que par exemple si tu ne vous prends pas un jour de jeu,
- 41:18c'est parce que tu ne veux pas.
- 41:20En fait,
- 41:21ça a été...
- 41:21bénéfique,
- 41:22mais à un point pour la marque.
- 41:25Et moi,
- 41:26je suis content d'avoir eu cette idée-là.
- 41:28Et voilà,
- 41:30cette année-là,
- 41:31on pourra quelque chose,
- 41:32vous allez voir.
- 41:33Je suis vraiment content.
- 41:35S'il n'y a pas mieux pour moi,
- 41:40ça prend de la communication,
- 41:41ça donne de la pub,
- 41:42ça a une certaine transparence aussi sur la manière de gérer tout ça.
- 41:49Donc,
- 41:49bref.
- 41:51J'ai cru aujourd'hui,
- 41:51même souvent,
- 41:52si certains clients ont des questionnements,
- 41:55je les invite à aller regarder le live,
- 41:57car ils sont tous utilisés par la presse.
- 42:06Donc,
- 42:06encore une fois,
- 42:07la spontanéité,
- 42:08c'est ce qu'on va retenir,
- 42:09puisqu'à chaque fois,
- 42:10ça revient dans ta manière de travailler.
- 42:13En tout cas,
- 42:14moi,
- 42:14effectivement,
- 42:14je n'ai pas regardé l'intégralité du live,
- 42:17mais j'en ai regardé plusieurs témoignages.
- 42:21et moi jusqu'ici je regardais les photos sur Instagram comme beaucoup de gens donc on voit des magnifiques photos de mariées en se disant waouh c'est du Made in Africa et les robes elles sont absolument magnifiques mais on ne sait pas tout le travail qu'il y a derrière et là quand la mariée elle vient raconter comment se passe en fait toute la préparation c'est
- 42:40vraiment très intéressant et c'est vrai que c'est vraiment très,
- 42:44c'est un coup de génie en fait cette idée que t'as eu maintenant comme dès le début de l'interview j'ai dit que j'allais être là pour te flatter mais Merci.
- 42:50D'un point de vue stratégie marketing,
- 42:51si je prends ma casquette de professeure et d'expert en marketing,
- 42:54c'est vraiment un truc génie de laisser parler le consommateur,
- 42:58parce que quand c'est lui qui dit qu'il a apprécié un service,
- 43:01après tu n'as plus besoin de rien dire en fait.
- 43:04Voilà,
- 43:06et donc à partir de là,
- 43:09on est rassuré.
- 43:09Moi,
- 43:10j'ai bien aimé que quelqu'un dise que pour son mariage,
- 43:14elle avait toujours envisagé d'acheter plutôt une robe en Europe,
- 43:18en Occident.
- 43:19de venir à Paris,
- 43:20qu'elle n'avait jamais envisagé une robe made in Africa.
- 43:24Et puis,
- 43:24elle a vu ton compte Instagram et elle s'est dit,
- 43:27vraiment là,
- 43:28et elle a vu,
- 43:29en fait,
- 43:30je pense,
- 43:30une vidéo d'une...
- 43:33Elle a même dit au début,
- 43:34le premier truc qu'elle a vu,
- 43:35c'était,
- 43:36vas-y,
- 43:36vite fait,
- 43:37et puis après,
- 43:38c'est encore une autre vidéo qu'elle a vue,
- 43:40comme tu dis,
- 43:41et puis là,
- 43:41elle a été,
- 43:43je vais le tester.
- 43:44Sinon,
- 43:44elle a beaucoup douté.
- 43:45Et je trouve que ça,
- 43:46il n'y a pas meilleur,
- 43:47je pense,
- 43:50preuve en fait qu'un client qui explique qu'au départ il n'était pas forcément convaincu qu'il n'était pas sûr,
- 43:56qu'il avait des doutes et finalement c'est lui qui devient le premier ambassadeur pour dire vraiment tout le monde doit venir acheter ici alors qu'elle même au début elle était là non vraiment je vais aller à Paris,
- 44:06je vais aller dans une boutique ils vont me faire une robe en plus prête à porter finalement un modèle qui existe déjà là elle a eu et puis ce que j'ai trouvé intéressant aussi c'est hum...
- 44:18Une des mariées qui explique que je lui ai fait confiance et il a créé pour moi une robe.
- 44:25Je lui ai indiqué quelles étaient mes préférences et ensuite,
- 44:28il a créé pour moi quelque chose qui me correspondait à
- 44:32100%. Est-ce que tu peux expliquer,
- 44:33du coup,
- 44:34toi,
- 44:34comment se passe ton processus créatif quand une mariée vient te voir en te disant…
- 44:39Parce que pour le coup,
- 44:40pour une femme,
- 44:41c'est la robe la plus importante de sa vie.
- 44:45Est-ce que tu peux expliquer,
- 44:46toi,
- 44:46comment tu réfléchis à la robe pour une mariée ?
- 44:52Ok,
- 44:53là le processus a changé depuis un an encore.
- 44:56A chaque fois que ça évolue,
- 44:58avant c'était vraiment des rendez-vous directs.
- 45:00Voilà,
- 45:01vous venez,
- 45:01on parle et tout,
- 45:02maintenant ça a changé.
- 45:04Le processus c'est lequel ?
- 45:05C'est que quand vous venez,
- 45:06vous contactez le service client.
- 45:08Déjà,
- 45:09il faut qu'on sache la date du mariage,
- 45:11il faut qu'on sache c'est quoi,
- 45:13c'est un mariage religieux,
- 45:14musulman,
- 45:15chrétien et tout.
- 45:17Pour voir déjà même si on a des disponibilités.
- 45:19Parce que moi j'ai un couteau.
- 45:21que je dépasse pas parce que tout de suite après on est sur une issue bouquet on n'avait pas bien travaillé non comme service qui n'y ont boutique c'est bon voilà il vous met en contact avec moi tout ça d'abord pas de mon nouveau physique est
- 45:36encore en ce qu'on appelle un rendez vous il vous met en contact avec moi et moi vous me dites vous m'avez une photo de vous
- 45:45vous me dites ce que vous voulez et tout,
- 45:47si vous avez des inspirations comme beaucoup de femmes parce que quand elles veulent se marier elles font tellement de captures d'écran de leurs rêves et tout,
- 45:56mais quand vous m'envoyez,
- 45:57je vous dis directement que je ne fais pas de copie et moi je ne me base sur ce que vous m'avez envoyé ou bien si vous n'avez pas d'inspiration de ce que vous me dites il y a des dames qui sont complexées qui n'aiment pas l'imprat,
- 46:10qui ne veulent pas montrer le poitrine,
- 46:12qui n'aiment pas par exemple leur hanche et tout
- 46:14Et je basse ça pour faire ce qu'on appelle une première proposition,
- 46:17c'est-à-dire un croquis.
- 46:18Je vous fais un croquis en plan noir.
- 46:20Et quand vous validez le croquis,
- 46:23là,
- 46:23je vous donne un rendez-vous physique.
- 46:25Et quand vous venez,
- 46:26on discute.
- 46:27On discute maintenant par rapport au croquis.
- 46:29On fait des ajustements.
- 46:32On fait la prise de mesure.
- 46:34On fait la tarification.
- 46:36Et puis,
- 46:37voilà,
- 46:37c'est tout.
- 46:38On vous donne un rendez-vous pour le jeu des essayages.
- 46:42Voilà.
- 46:43Très bien.
- 46:44Et en termes de...
- 46:45Donc,
- 46:45du coup,
- 46:46c'est très clair.
- 46:46En fait,
- 46:46c'est très structuré et très carré.
- 46:48Oui,
- 46:50c'est facile comme ça à dire,
- 46:51mais c'est vraiment que ça,
- 46:53je vais...
- 46:54Bon,
- 46:54je vais t'expliquer ça en une minute,
- 46:56mais c'est si dur.
- 46:59Parce que,
- 46:59justement,
- 46:59à chaque fois qu'on poste une photo,
- 47:01on a au moins plus de services qui viennent en queue,
- 47:02on se voit minimum 300 messages,
- 47:04400 messages.
- 47:06Et je dis ça,
- 47:06c'est le minimum.
- 47:07Entre ça,
- 47:08entre les appels,
- 47:09entre des dames qui veulent...
- 47:11pas attendre qu'ils veulent forcément qu'elles appellent le service client.
- 47:13Elles sont,
- 47:14elles veulent forcément sauter cette étape-là.
- 47:17Elles veulent forcément avoir accès directement à moi et tout.
- 47:20Donc,
- 47:20c'est souvent la bagaille entre moi-même qui suit aussi certains clients qui ont leur mariage.
- 47:28Donc,
- 47:28ça fait que c'est jamais illico.
- 47:30C'est jamais illico.
- 47:31Donc,
- 47:33ça,
- 47:33c'est l'un des trucs qu'on doit travailler là-dessus cette année pour essayer de se faire passer la pilule,
- 47:39pour essayer de faire comprendre
- 47:40Au client,
- 47:41il faut juste patienter parce qu'en général,
- 47:43ce n'est pas le même processus.
- 47:45Comme je dis en Afrique,
- 47:45ici avant,
- 47:46quand tu veux te marier ou bien quand tu veux faire ton habit de sur mesure,
- 47:49tu prends ton tissu,
- 47:51tu vas chez le couturier,
- 47:52directement,
- 47:53c'est incident,
- 47:54tu as accès à lui et puis voilà.
- 47:56Et nous,
- 47:56on essaie de faire quelque chose de différent,
- 47:57mais qui ne passe pas souvent.
- 47:59Souvent,
- 48:00même,
- 48:00c'est quand les mamans sont impliquées.
- 48:02Parce que quand c'est des jeunes et tout,
- 48:05il n'y a pas de souci,
- 48:06ils comprennent.
- 48:07Mais quand c'est des moments qu'on ne prend pas cette manière de travailler,
- 48:09elles se disent,
- 48:10mais pourquoi on appelle,
- 48:11on ne peut pas venir le voir directement.
- 48:13Voilà,
- 48:13mais il y a d'autres qui viennent directement,
- 48:16mais elles n'ont pas,
- 48:17on n'a pas de,
- 48:18comment on appelle ça,
- 48:19de,
- 48:21la date,
- 48:21il n'y a pas de date disponible pour le jour de leur mariage.
- 48:24Mais j'ai essayé une ou deux fois de faire ça.
- 48:26Après,
- 48:26c'est compliqué,
- 48:27tu ne peux pas dire non.
- 48:29Et la mère a des chantages émotionnels et tout.
- 48:32Donc,
- 48:34comme ça,
- 48:34c'est facile.
- 48:35Mais comme la marque a
- 48:37une forte,
- 48:38forte,
- 48:38forte demande.
- 48:39Donc,
- 48:39le temps de faire des prix,
- 48:41déjà,
- 48:42des maris qui sont patients,
- 48:43le temps qu'on les envoie vers moi et tout,
- 48:48ça reste un peu c'est quelque chose sur lequel,
- 48:52aujourd'hui,
- 48:52pour moi,
- 48:53je pense que c'est épineux pour la marque,
- 48:56l'attente.
- 48:58Donc,
- 48:58on peut dire en moyenne,
- 48:59les gens,
- 48:59en moyenne,
- 49:01je donne une moyenne,
- 49:03deux,
- 49:04trois semaines.
- 49:05pour avoir accès à moi.
- 49:07En fait,
- 49:07le business du mariage,
- 49:09c'est l'un des plus complexes et des plus difficiles et la cliente qui se crie,
- 49:13c'est la plus exigeante en fait.
- 49:14Donc voilà,
- 49:17de toute façon,
- 49:17quand tu t'engages dans créer des robes pour des mariés,
- 49:22c'est un challenge qui est extrêmement important.
- 49:25Et du coup,
- 49:26effectivement,
- 49:26je comprends toute la complexité et tout ce que tu décris,
- 49:30mais pour le coup,
- 49:32ça fait partie vraiment du...
- 49:34Tous ceux qui travaillent au niveau du mariage,
- 49:36que ce soit le traiteur,
- 49:37que ce soit celui qui fait la robe,
- 49:39je pense que c'est celui qui est le plus stressé,
- 49:41mais celui qui loue la salle,
- 49:42celui qui fait la décoration,
- 49:44à toutes les étapes,
- 49:45de toute façon un mariage c'est extrêmement stressant en fait.
- 49:50Et tous les prestataires qui travaillent avec des mariés,
- 49:53qui travaillent sur des mariages,
- 49:54il y a un niveau de stress,
- 49:55un niveau d'organisation qui doit être vraiment très élevé.
- 50:00Et donc,
- 50:01moi,
- 50:01ce qui m'intéresse aussi,
- 50:02c'est qu'à chaque fois,
- 50:04tes créations,
- 50:05elles sont toutes d'une mariée à une autre extrêmement différentes.
- 50:09À chaque fois,
- 50:10il y a un style,
- 50:11il y a une matière.
- 50:11Enfin,
- 50:11il y a vraiment,
- 50:13c'est un périmètre qui est très,
- 50:15très large.
- 50:15Et on est sûr qu'on va avoir la touche Ibrahim Fernandez.
- 50:20On reconnaît cette singularité,
- 50:22mais on ne se dit pas,
- 50:23je vais avoir la même robe qu'un tel qui a été marié le mois dernier.
- 50:27Comment tu fais pour réussir à proposer autant de diversité en fait ?
- 50:35Ce n'est pas difficile.
- 50:37C'est très,
- 50:37très,
- 50:37très difficile.
- 50:40Comme je dis,
- 50:40plus la marque évolue,
- 50:42plus la demande est forte,
- 50:44plus ça devient difficile.
- 50:45Parce que c'est quelque chose qu'on peut tomber dans la facilité,
- 50:49comme je dis,
- 50:49comme beaucoup.
- 50:52Reproduire les mêmes tenues ou bien reproduire directement les tenues qu'elles nous envoient.
- 50:57Les dames,
- 50:58parce que beaucoup insistent,
- 50:59mais le fait qu'on veut exactement proposer quelque chose de différent,
- 51:06quelque chose qui est unique,
- 51:07c'est ce que je dis à mes maris,
- 51:08patientez,
- 51:10laissez-moi vous proposer quelque chose qui sera unique,
- 51:12quelque chose qui va vous représenter.
- 51:14Il faut que vous soyez chers,
- 51:15que c'est votre robe.
- 51:17Moi,
- 51:17je dis toujours,
- 51:17je préfère quand je fais ce type de robe,
- 51:19que les gens prennent ma robe en copie,
- 51:23que directement quand on voit la robe...
- 51:25on sait d'où l'inspiration vient puis on voit on ne sait pas le coup de pied du notre homme donc du coup c'est quelque chose qui est difficile c'est pas comme en Europe comme je dis aussi où les marques ont ce qu'on appelle une direction artistique et tout ici c'est
- 51:43le CDI c'est moi qui fais un peu tout donc vraiment c'est chaque cliente chaque proposition en général ce que je fais je prends tout ça je note
- 51:55tout ça quelque part et le dimanche qui est censé être mon jour de repos.
- 51:59Le dimanche,
- 52:00je m'assois et j'essaie de trouver des propositions adéquates.
- 52:09C'est l'étape la plus difficile pour oser essayer des différents,
- 52:13essayer de proposer des choses.
- 52:17Et moi,
- 52:17derrière aussi,
- 52:18je travaille avec un illustrateur.
- 52:20Aussi,
- 52:21on essaie de proposer des croquis.
- 52:28assez moderne.
- 52:29Surtout même avec le visage de la mariée,
- 52:32qu'elle puisse se projeter,
- 52:33qu'elle voit son coquet directement se projeter.
- 52:36Elle voit directement la matière et tout.
- 52:39Donc,
- 52:39c'est quelque chose qui est très compliqué.
- 52:43C'est l'étape la plus difficile pour moi parce que c'est ma tête qui travaille.
- 52:49Du coup,
- 52:50il peut arriver des moments où je bloque.
- 52:52Et c'est au moment où je bloque,
- 52:53je dis à la mariée d'attendre.
- 52:55Et souvent,
- 52:56elles sont impatientes.
- 52:57Mais pour le moment,
- 52:58je n'ai pas encore flanché.
- 52:59Je ne suis pas encore arrivé à proposer à Celtif,
- 53:05franchement,
- 53:06de faire une copie,
- 53:07en tout cas.
- 53:07Pour le moment,
- 53:08je n'ai pas encore flanché,
- 53:08mais ça va être difficile.
- 53:10Très bien.
- 53:10Merci de partager,
- 53:12en fait,
- 53:13ce point sur la créativité avec Franchise,
- 53:16parce que c'est vrai que c'est le...
- 53:18Pour moi,
- 53:18c'est ce qui fait ta force,
- 53:19en fait.
- 53:19C'est vraiment la force de la créativité et la variété dans la créativité.
- 53:24C'est que voilà,
- 53:26on sent que c'est la touche Ibrahim Fernandez,
- 53:28mais qu'à chaque fois,
- 53:29il y a des choses qui sont très différentes selon les personnes qui portent tes tenues.
- 53:34Donc,
- 53:34c'est intéressant que tu dises que c'est beaucoup de travail et que ce n'est pas facile,
- 53:38en fait,
- 53:39parce qu'on pourrait croire,
- 53:40quand on voit les photos,
- 53:41que chaque nuit,
- 53:43tu es inspiré et que ça vient comme ça facilement.
- 53:46Et en fait,
- 53:47il y a un gros travail derrière.
- 53:49Là,
- 53:49j'ai envie de venir sur un point,
- 53:50puisque à plusieurs étapes,
- 53:52tu as parlé de photographes,
- 53:53tu as parlé de personnes de tes équipes,
- 53:55notamment du service client qui gère une partie des messages.
- 53:59Tu as pu parler aussi d'un illustrateur avec lequel tu travailles.
- 54:04Aujourd'hui,
- 54:04en fait,
- 54:05au niveau de ton état,
- 54:06ça se répartit comment ?
- 54:07Tu as combien de personnes qui travaillent avec toi et quel type de métier travaille avec toi ?
- 54:13Je ne sais pas si je dois compter les couturiers.
- 54:18J'ai des couturiers.
- 54:19Je pense qu'actuellement,
- 54:20ils sont combien ?
- 54:21Une dizaine.
- 54:23J'en prends une dizaine de couturiers.
- 54:29Pour la boutique,
- 54:30il y a des vendeurs.
- 54:31J'en ai trois.
- 54:34J'ai ma gérante.
- 54:36C'est celle qui s'occupe aussi du service client via WhatsApp.
- 54:43J'ai celui qui s'occupe de tout,
- 54:48de reprendre un mail,
- 54:51quand je veux faire souvent des posts Instagram,
- 54:54d'instructurer tout,
- 54:56qui s'occupe aussi de...
- 54:59Un peu le conseiller de la marque aussi,
- 55:00quand je fais des...
- 55:01Parce que quand je dis là,
- 55:02moi,
- 55:02je suis beaucoup spontané.
- 55:03Et souvent,
- 55:04c'est si je voulais,
- 55:05mec,
- 55:07tout ce que je voulais directement,
- 55:10comme ça,
- 55:10ça va être chaud.
- 55:11Donc à chaque fois,
- 55:12quand je reviens,
- 55:13on lui dit,
- 55:14si j'ai une idée et tout.
- 55:15Il dit non,
- 55:16mais ça,
- 55:16c'est trop personnel et tout.
- 55:18Bon,
- 55:18on essaie de trouver le juste milieu et c'est ce qui sort.
- 55:20Voilà,
- 55:21donc il y a lui,
- 55:23il y a le photographe.
- 55:25Le photographe,
- 55:26c'est une sorte de partenaire à un pays,
- 55:28forcément.
- 55:29Voilà,
- 55:29avec qui,
- 55:30quand vous voyez toutes les belles photos,
- 55:32voilà,
- 55:32c'est quelque chose que je me suis posé.
- 55:34Parce que souvent,
- 55:34tu fais une belle tenue et la mariée,
- 55:38tu ne peux pas avoir de belles photos.
- 55:40Soit je n'ai pas le temps,
- 55:41soit il y a un prestataire qui n'a pas.
- 55:44Voilà,
- 55:44donc moi,
- 55:45ce que je fais,
- 55:45c'est que moi,
- 55:46je me déplace en général avec mon photographe.
- 55:48Je fais et voilà,
- 55:51c'est quelque chose qui est aussi,
- 55:53ça peut être autre avant,
- 55:54mais bon,
- 55:54qui est un peu au prix maintenant.
- 55:57J'ai le photographe,
- 55:58j'ai qui encore ?
- 56:01Je pense que c'est toi.
- 56:05Ok,
- 56:05donc tu as une véritable équipe autour de toi qui t'accompagne à assurer le développement de tout l'Empire Ibrahim Fernandez.
- 56:17Toi,
- 56:17c'est quoi tes ambitions pour le futur en fait ?
- 56:20C'est quoi tes rêves de développement pour la marque ?
- 56:25C'est comme je le dis.
- 56:26Je ne suis pas celui qui a projeté dans 5 ans,
- 56:30dans 2 ans.
- 56:31Moi,
- 56:32je me lève aujourd'hui et je dis,
- 56:33OK,
- 56:34je veux ça.
- 56:35C'est comme je me suis dit,
- 56:36il y a 2 ans,
- 56:37j'ai dit,
- 56:38je veux ouvrir une sculpture.
- 56:40C'est pareil.
- 56:42J'avais l'ambition d'ouvrir une boutique parce que la communauté à Paris est forte.
- 56:47Une boutique à Paris,
- 56:48c'était que je l'ai publiée cette année,
- 56:50mais j'ai remis un peu dans le placard.
- 56:53Je veux avoir d'autres choses.
- 56:55mais si je dois ouvrir quelque chose d'autre ça va être à Paris voilà ça va être à Paris puis aussi ça fait quand même 10 ans que la marque existe même si elle a eu deux vies et donc normalement cette année je
- 57:11vais vraiment prendre une vache en chaux pour moi qui est focus je vais faire un à Paris puis un sur Abidjan vraiment c'est des projets très Bye bye !
- 57:23Par long terme,
- 57:24des projets de là-là.
- 57:26Et je ne me projette pas forcément dans deux,
- 57:29trois ans.
- 57:30Je vois comment ça fonctionne et puis par ça,
- 57:34j'envisage.
- 57:35Ok,
- 57:38très bien.
- 57:39Écoute,
- 57:39les auditeurs et auditrices qui sont basés à Paris,
- 57:43on attend que ce soit l'événement,
- 57:46l'ouverture de la boutique.
- 57:47Nous sommes là,
- 57:48on est prêts.
- 57:49Et les autres aussi,
- 57:50bien sûr,
- 57:50mais comme on a eu le scoop que Paris,
- 57:52ça fait partie des villes qui seront,
- 57:54comment dire,
- 57:55dans lesquelles tu as prévu de faire une pause.
- 58:00On en parlera,
- 58:01c'est sûr,
- 58:01sur le média Africa Fashion Tour.
- 58:04En général,
- 58:05moi,
- 58:05comment dire,
- 58:06l'ambition de ce média Africa Fashion Tour,
- 58:08c'est d'essayer de donner un peu une...
- 58:11Une définition,
- 58:11en tout cas,
- 58:12à regard de ce qu'est la mode africaine,
- 58:15parce qu'il y a beaucoup de stéréotypes et de clichés quand on peut parler de mode africaine.
- 58:20Et du coup,
- 58:21j'aimerais bien avoir un peu,
- 58:22toi,
- 58:22ton sentiment par rapport à quand on parle de mode africaine.
- 58:25Qu'est-ce que ça évoque pour toi ?
- 58:26Qu'est-ce que ça veut dire pour toi ?
- 58:28Est-ce que c'est une expression que tu utilises ?
- 58:31Ou est-ce que,
- 58:32du coup,
- 58:32tu n'es pas forcément à l'aise avec l'utilisation de cette expression ?
- 58:36Qu'est-ce que tu penses de ce terme-là,
- 58:38mode africaine ?
- 58:38Est-ce que toi,
- 58:39tu considères que...
- 58:40Ce que tu fais,
- 58:41c'est de la mode africaine.
- 58:44Moi,
- 58:44je n'ai pas de problème particulier avec le service que j'utilise.
- 58:47Je dis que c'est le monde africain et tout.
- 58:49C'est le mode qu'il y a toujours.
- 58:51Moi,
- 58:53c'est parce que je dis le monde africain que ce que je fais n'est pas destiné à un public européen et tout,
- 59:00parce que je considère que les couples sont...
- 59:02C'est la nécessité,
- 59:03quoi.
- 59:03C'est la tradition,
- 59:05la modernité,
- 59:06même si la matière est faite,
- 59:08par exemple,
- 59:09ici et tout,
- 59:10mais les couples sont...
- 59:12qui est mis en mode moderne,
- 59:13ça fait ce qu'on appelle moderne et tout.
- 59:15Et puis aujourd'hui,
- 59:16il n'y aura pas ce moment-ci,
- 59:16on voit beaucoup que l'arbre d'oxygène,
- 59:19notamment pour l'emploi,
- 59:20le dit aussi,
- 59:21a beaucoup inspiré de ce qu'on fait ici et tout.
- 59:24On est beaucoup pisté sur les réseaux et tout,
- 59:27beaucoup de créateurs de mots africains.
- 59:30Donc,
- 59:31je pense qu'on est vu,
- 59:32on a regardé.
- 59:33Très bien.
- 59:34Effectivement,
- 59:36tu es vu et tu es regardé,
- 59:37ça c'est certain.
- 59:38Il n'y a pas de doute là-dessus.
- 59:40Écoute,
- 59:41on arrive à la fin de cette interview.
- 59:43J'ai été ravie de pouvoir échanger avec toi et d'en savoir un peu plus sur la genèse de la marque et sur tout ton processus et sur ta détermination,
- 59:53ton implication,
- 59:54ton sérieux dans ton travail et aussi ta spontanéité.
- 59:58Je trouve que ça,
- 59:59c'est quelque chose qui était intéressant à découvrir avec cette interview.
- 1:00:03Je te remercie beaucoup de m'avoir accordé du temps et d'avoir pris...
- 1:00:09le temps de partager tout ça avec les auditeurs et les auditrices d'Africa Tachentour.
- 1:00:14Merci beaucoup.
- 1:00:16Merci beaucoup.
- 1:00:17Merci beaucoup à toi.
- 1:00:18Merci pour cette opportunité.
- 1:00:22Comme je l'ai dit,
- 1:00:22c'est la première fois et c'était sympa.
- 1:00:25J'espère que j'aime beaucoup qu'on a des questions et j'espère que tes auditeurs ont passé un bon moment.
- 1:00:32C'est certain.
- 1:00:34On est tous fans ici,
- 1:00:35donc il n'y a pas de problème.
- 1:00:38Il n'y a pas de doute.
- 1:00:39Écoute,
- 1:00:40je te dis à très bientôt.
- 1:00:41Merci beaucoup.
- 1:00:43Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout.
- 1:00:46J'espère que cette interview vous a plu.
- 1:00:48Pour soutenir mon initiative et donner de la portée au message des créateurs du continent,
- 1:00:52je vous propose trois actions.
- 1:00:55Abonnez-vous sur Spotify ou Apple,
- 1:00:57partagez l'épisode à trois de vos amis,
- 1:01:00prenez le temps d'évaluer le podcast et de mettre cinq étoiles.
- 1:01:05Merci encore et à très vite en Afrique ou ailleurs.