Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / L’intelligence collective au service de la collaboration interne
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- 0:00Le monde des petites entreprises est fascinant.
- 0:02C'est un mélange unique de débrouillardise et d'adaptabilité.
- 0:05Mais parfois,
- 0:06on manque de compétences clés pour aller plus loin.
- 0:08Tu le ressens aussi ?
- 0:09Alors ce podcast est fait pour toi.
- 0:11Je suis Perrine Thiébaut,
- 0:12consultante en transformation numérique et je déniche pour toi les meilleurs outils,
- 0:16méthodes et technologies pour gagner en efficacité.
- 0:19Seule ou avec mes invités,
- 0:20je te partage des conseils actionnables pour avancer en toute sérénité.
- 0:24Alors,
- 0:25prêt à oser l'efficacité ?
- 0:29Le premier sujet que je voulais aborder avec toi aujourd'hui,
- 0:32c'est celui de l'intelligence collective en interne dans l'entreprise.
- 0:35Parce qu'on est encore dans un monde où on a beaucoup son poste,
- 0:39son service,
- 0:41et chacun ne veut pas trop sortir de sa case si on ne l'encourage pas.
- 0:45Donc on fonctionne en vase clos et même plusieurs vases clos indépendants les uns des autres dans une même entreprise.
- 0:51Alors ma première question,
- 0:52on a un petit peu posé les premières briques dans le premier épisode,
- 0:55mais...
- 0:56Est-ce que l'intelligence collective,
- 0:57elle va améliorer la collaboration et l'efficacité en interne ?
- 1:01Oui,
- 1:02d'ailleurs c'est son sens premier,
- 1:04me semble-t-il.
- 1:06Quand on utilise l'intelligence collective pour amener du changement,
- 1:10faire évoluer une entreprise,
- 1:12les premiers gains d'efficacité quand même se voient déjà sur les collaborateurs.
- 1:18Alors qu'est-ce qu'on voit comme premier changement ?
- 1:21Une meilleure implication individuelle.
- 1:24On donne du sens,
- 1:25en fait,
- 1:25à leur contribution,
- 1:26à leur action.
- 1:27Ils se sentent onboardés,
- 1:28si tu veux,
- 1:29intégrés dans quelque chose qui est un peu plus global que leurs propres tâches.
- 1:33Donc,
- 1:33effectivement,
- 1:34ça donne du sens un petit peu à leur mission.
- 1:37On peut voir l'émergence de nouvelles compétences.
- 1:41Je te donne un exemple.
- 1:42Il faut qu'il y ait un référent qui sache faire des feedbacks.
- 1:46Assez étonnamment,
- 1:46au début de chaque séance collective,
- 1:48il y en a un qui va prendre la parole,
- 1:49on ne l'entendait jamais.
- 1:51C'est celui qui ne parlait jamais.
- 1:52Et là,
- 1:52d'un seul coup,
- 1:53il va retrouver une compétence,
- 1:55un savoir-faire à l'oral qu'il n'avait pas avant.
- 1:58Collectivement,
- 1:58on a une notion d'appartenance,
- 2:01un sentiment de reconnaissance qui naît de ces actions collectives.
- 2:07Est-ce que c'est plus efficace ?
- 2:08En tout cas,
- 2:08je pense que pour les individus,
- 2:10ils se sentent mieux reconnus.
- 2:12Certains patrons m'ont dit aussi qu'il y avait une légère réduction,
- 2:18diminution des erreurs.
- 2:20Pourquoi ?
- 2:20Parce qu'il y a de la solidarité.
- 2:22Tu as oublié de faire ceci.
- 2:23Dis donc,
- 2:24j'ai vu que c'était à toi de le faire.
- 2:26Il me semble que tu étais à la bourre.
- 2:28Il y a une solidarité qui vient parce que le groupe commence à naître,
- 2:30même en dehors de l'action collective.
- 2:32Et puis,
- 2:33clairement,
- 2:33on voit une acculturation.
- 2:34Il y a la culture du faire ensemble,
- 2:37des prises de décisions,
- 2:39des prises en compte qui commencent à naître dans l'entreprise.
- 2:43Tu as donné l'exemple du dirigeant qui voit qu'il y a moins d'erreurs.
- 2:46Est-ce qu'il y a d'autres bénéfices qu'un dirigeant peut attendre de ce genre d'émulation ?
- 2:52Oui,
- 2:52ceux qui sont recherchés,
- 2:53c'est que la stratégie de direction,
- 2:55la stratégie globale,
- 2:57soit soutenue par les collaborateurs.
- 2:59Donc,
- 2:59le partage d'informations,
- 3:01d'apprentissage,
- 3:02ce qu'on appelle les fameux best practices,
- 3:04les meilleures pratiques,
- 3:06vont assez rapidement émerger.
- 3:08Donc,
- 3:09le dirigeant,
- 3:09il est plutôt content.
- 3:11Ensuite,
- 3:12il y a un renforcement des liens entre les membres du groupe ou de l'entreprise,
- 3:16ce qui permet des fois de gagner du temps aussi,
- 3:19de répéter les choses,
- 3:20de faire des réunions.
- 3:21redondantes.
- 3:23On y voit évidemment un développement de communautés de travail,
- 3:26des gens qui ne se connaissaient pas ou qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble et qui commencent à partager de plus en plus en dehors de l'action collective.
- 3:33C'est ça qui est dingue.
- 3:34Il y a un gain de temps clairement parce que les gens se comprennent plus vite,
- 3:39commencent à se connaître et notamment quand on est en mode projet.
- 3:42Alors c'est des économies financières en termes de temps parce que je sais que les réunions sont comptées maintenant par certains,
- 3:48les temps de réunion sont comptés.
- 3:50On a parlé tout à l'heure de la performance.
- 3:52Tu me posais la question s'il y avait de la performance.
- 3:54Oui,
- 3:54l'accroissement du niveau de performance dû à un meilleur engagement,
- 3:58volume de travail.
- 4:00Je sais que certains ne rechignent pas à faire une demi-heure de plus le soir parce que ce projet,
- 4:06il tient tellement à cœur.
- 4:07Et on sait que l'équipe l'attend demain.
- 4:09Ils vont rester une demi-heure de plus.
- 4:11Ça n'existait pas avant.
- 4:12Et puis,
- 4:13en termes d'enthousiasme,
- 4:14d'intérêt,
- 4:15il y a ces émotions,
- 4:17toute la partie non visible.
- 4:19qui est un peu l'engouement,
- 4:21la partie émotionnelle de c'est sexy,
- 4:23c'est enthousiasmant et je fais quelque chose de mieux que ce que je faisais avant.
- 4:28Voilà,
- 4:28donc ça,
- 4:29c'est quand même des grands bénéfices.
- 4:31Donc,
- 4:31on a de gros avantages sur la partie valorisation du travail,
- 4:35bien-être au travail et du coup,
- 4:38forcément,
- 4:39sur la performance globale sur les équipes.
- 4:41Super intéressant.
- 4:43Tu as glissé un petit mot dans ce que tu viens de me dire.
- 4:47Et je vais en profiter pour poser un petit peu la question qui fâche,
- 4:49parce que globalement,
- 4:50les réunions d'entreprise,
- 4:51on n'en peut plus.
- 4:52On voudrait plutôt les réduire.
- 4:54Alors,
- 4:54comment est-ce qu'on fait pour que ces initiatives d'intelligence collective,
- 4:57ça ne devienne pas juste une réunion de plus et une contrainte en plus dans l'agenda de la semaine ?
- 5:03C'est le thème qui fâche,
- 5:04effectivement.
- 5:05Une réunion,
- 5:05par définition,
- 5:07elle a pour but un objet,
- 5:09l'objet du jour.
- 5:10Et il est très rare que l'objet du jour,
- 5:12ça soit Pierre,
- 5:12Paul,
- 5:13Jacques,
- 5:14Julie,
- 5:15Bénédicte et Sophia.
- 5:17C'est plutôt l'entreprise,
- 5:18le groupe,
- 5:19le service marketing,
- 5:20les clients,
- 5:21je ne sais pas trop quoi,
- 5:22le marché.
- 5:23Comment on fait pour ne pas que ça soit une réunion ?
- 5:25En faisant en sorte que les bénéfices dont on parlait,
- 5:29ils soient autant individuels que collectifs.
- 5:31L'idée,
- 5:32c'est que l'intelligence collective devienne aussi un levier de réussite individuelle.
- 5:37Donc,
- 5:37je vais participer avec mes collaborateurs.
- 5:39Donc,
- 5:40c'est un réflexe pratiquement de développement personnel,
- 5:43de montée en compétence.
- 5:45J'ai envie d'apprendre quelque chose.
- 5:46Ce n'est pas une vraie réunion.
- 5:48C'est un atelier collectif.
- 5:49Tu vois,
- 5:50on n'est plus du tout dans le même paradigme.
- 5:52Je vais porter attention à mes collègues.
- 5:54Ils vont me poser des questions.
- 5:55Je vais voir l'évolution depuis une semaine.
- 5:57Bref,
- 5:58faire en sorte que ça soit au-delà.
- 6:01des bénéfices collectifs.
- 6:03J'en vois aussi une autre.
- 6:04Comment faire que ce ne soit pas une réunion suivie d'une autre réunion ?
- 6:09On donne des suites concrètes.
- 6:10Il y a des phases de réflexion collective qui sont suivies d'actions.
- 6:14Ce n'est pas une réunion pour une autre réunion.
- 6:16Donc,
- 6:16on prend une décision.
- 6:18Et collectivement,
- 6:19ils sont impliqués.
- 6:20Et c'est un atelier,
- 6:22il faut appeler ça un workshop,
- 6:23un atelier d'intelligence collective.
- 6:25Je lui donne une autre forme parce qu'il rentre dans une autre forme d'un process.
- 6:30collectif.
- 6:32Super intéressant.
- 6:33C'est sûr que quand ça marche,
- 6:34quand la mayonnaise prend,
- 6:35ça fait rêver comme résultat.
- 6:37Le deuxième sujet que je voulais aborder avec toi,
- 6:40je pense que c'est encore moins évident que l'intelligence collective en interne,
- 6:43c'est celle en externe.
- 6:44C'est quelque chose qu'on voit énormément dans l'entrepreneuriat.
- 6:47Tous les entrepreneurs discutent entre eux,
- 6:49se soutiennent,
- 6:50se donnent des billes pour développer chacun son entreprise de son côté.
- 6:54Mais alors dans les entreprises,
- 6:55au sens plus classique du terme,
- 6:57on le voit beaucoup moins.
- 7:00Très bizarre de travailler avec ses concurrents.
- 7:01On voit beaucoup le côté
- 7:03« j'ai peur de me faire piquer mes idées » ,
- 7:04« est-ce que je dois vraiment discuter avec d'autres ? »
- 7:07« Est-ce que ça me fait vraiment avancer ? »
- 7:09« Est-ce que je ne risque pas de lui donner plus de billes que moi je ne vais en récupérer ? »
- 7:12Dans le milieu industriel dans lequel je travaille en particulier,
- 7:14c'est carrément inenvisageable à l'heure actuelle de faire ça.
- 7:17À part quelques rares exceptions,
- 7:19on est quand même sur des milieux très fermés.
- 7:21Alors,
- 7:21je vais commencer d'abord gentiment.
- 7:24Est-ce que l'intelligence collective,
- 7:25ça peut renforcer les liens client-partenaire-fournisseur ?
- 7:29avant d'attaquer le côté concurrence.
- 7:31Oui,
- 7:32je veux rassurer tout le monde,
- 7:34évidemment.
- 7:37Tout va se baser sur les relations.
- 7:38C'est-à-dire qu'elle existait quand même avant,
- 7:40la relation avec le client,
- 7:41le fournisseur ou le partenaire.
- 7:43De toute façon,
- 7:43elle existe.
- 7:45C'est soit je suis suffisamment transparent,
- 7:48en confiance,
- 7:49pour que cette relation aille vers du mieux,
- 7:52ou alors je peux la laisser dans l'état qu'elle est.
- 7:55Et je pense que l'intelligence collective...
- 7:57avec donc les partenaires,
- 7:58des clients,
- 7:59des gens en externe,
- 8:00comme tu le disais,
- 8:01ces générateurs d'intérêts communs.
- 8:04C'est-à-dire que ce qu'on pensait être secret pour soi,
- 8:06et on pense que l'autre a des secrets pour lui,
- 8:08il se pourrait bien qu'on en crée des secrets pour nous.
- 8:11Si on comprend qu'on peut générer un intérêt qui est commun,
- 8:16le banquier,
- 8:17le fournisseur de matières premières,
- 8:19mon livreur préféré,
- 8:21mon logisticien,
- 8:22ou mon service informatique dématérialisé à l'extérieur,
- 8:25tu sais,
- 8:26peut faire partie aussi de quelqu'un qui va être encore meilleur avec moi qu'il le serait avec la concurrence.
- 8:32Parce que je vais travailler avec lui.
- 8:34Il y a un cadre à mettre en route,
- 8:35sûrement bien.
- 8:36Il faut créer de la confidentialité,
- 8:37que sais-je.
- 8:38Mais en tout cas,
- 8:39c'est possible.
- 8:40Et la prise en compte des bénéfices liés à ses intérêts communs,
- 8:44je pense qu'elle est même concomitante,
- 8:47conditionnée aux bénéfices pour les autres.
- 8:49On tombe dans du gagnant-gagnant.
- 8:52J'aurai des bénéfices si lui,
- 8:53il en a.
- 8:55On peut être dans l'idéalisation de la relation commerciale et contractuelle,
- 9:00mais ça commence à porter un nom quand on parle d'innovation ouverte,
- 9:05par exemple.
- 9:07Les tout-à-chacun,
- 9:07les particuliers,
- 9:08on dirait que c'est de la collaboration participative,
- 9:11tu vois,
- 9:11avec une économie solidaire.
- 9:13Et je pense que l'industrie,
- 9:15le milieu de la restauration,
- 9:16l'hôtellerie a commencé à le faire.
- 9:19Tout le milieu de l'agroalimentaire commence aussi à avoir son intérêt maintenant.
- 9:23Alors l'industrie n'est peut-être pas encore complètement prête,
- 9:26mais pour moi,
- 9:26oui,
- 9:27on peut renforcer des relations entre partenaires,
- 9:32fournisseurs et pourquoi pas clients.
- 9:35Tu as des exemples où ça a permis de débloquer des situations difficiles ou d'apporter une valeur ajoutée concrète à ce type de collaboration ?
- 9:43Oui,
- 9:44notamment,
- 9:45je pense à…
- 9:48à une entreprise,
- 9:48à une plateforme qui fait du B2B et du service aux entreprises industrielles notamment,
- 9:55et qui au moment d'avoir fait,
- 9:57on appelle ça une action d'intelligence collective,
- 10:00donc un accompagnement,
- 10:01en coaching et puis en formation.
- 10:03Et c'était la stratégie de marque employeur.
- 10:05Et pour faire de la marque employeur,
- 10:06il y avait eu tout un débat,
- 10:08toute une approche client et fournisseur.
- 10:11En tout cas,
- 10:12c'est moi qui avais monté,
- 10:13créé et constitué les questionnaires.
- 10:16Et chaque partie prenante avait ses questions.
- 10:20Un peu comme tu irais chercher des avis Google ou que sais-je.
- 10:23Et chaque réponse avait été décortiquée et il y avait déjà des demandes communes.
- 10:28Et bien réellement,
- 10:29ce qui est sorti,
- 10:30de cette action,
- 10:32c'était la diversification de l'offre commerciale.
- 10:34On veut faire de la marque employeur et on sort avec un projet de diversification d'offre commerciale pour encore mieux répondre aux clients.
- 10:43Les services marketing savent très bien le faire,
- 10:45mais c'est limité aux services marketing.
- 10:47Et la direction aurait pu dire oui,
- 10:49non,
- 10:49ce n'est pas le moment.
- 10:49Les commerciaux dire,
- 10:50mais on n'a pas le temps de vendre ça.
- 10:52Normalement,
- 10:52c'est le travail du service marketing d'aller chercher un peu en avant.
- 10:57Et là,
- 10:58la totalité des...
- 11:00parties prenantes de l'entreprise ont poussé un peu à aller apporter une nouvelle valeur commerciale.
- 11:09Et j'ai un autre exemple qui est peut-être moins venu du monde extérieur,
- 11:14mais qui est passé quand même par le comité de direction d'un grand groupe français,
- 11:18comité de direction d'un groupe industriel international,
- 11:21pardon,
- 11:22et c'était le Codire français.
- 11:24Et je me souviens que lors de la première session,
- 11:29Le problème de logistique était tellement lourd que le comité de direction ne pouvait plus aider le directeur du supply chain de l'époque et du logisticien.
- 11:41Et j'ai fait en sorte que ces non-dits,
- 11:43ces parties non-exprimées puissent faire l'objet,
- 11:47il y avait même des conflits qui étaient nés,
- 11:49puissent faire l'objet d'une discussion,
- 11:51ils étaient neufs je crois dans le comité de direction,
- 11:53comment on peut faire pour aider notre directeur.
- 11:58de logistique pour prendre en compte ce qui est en train de se passer à l'extérieur.
- 12:03Ça a tellement bien marché que c'est remonté au siège social en Allemagne,
- 12:07parce que je me souviens très bien de l'entreprise,
- 12:09et qui a pris une décision pour que les plateformes de logistique changent et que les fournisseurs,
- 12:16en tout cas les partenaires,
- 12:17puissent s'adapter donc au problème,
- 12:20qui n'était plus un problème,
- 12:21ça devenait une solution.
- 12:22Oui,
- 12:22un bon exemple de...
- 12:25Oui,
- 12:25rebattre les cartes quand les situations sont bloquées,
- 12:28donc très intéressant.
- 12:30Je vais poser maintenant la question qui gratte.
- 12:32Est-ce qu'on peut pratiquer l'intelligence collective avec ses concurrents sans risquer de mettre son business en péril finalement ?
- 12:41Sous certaines conditions.
- 12:43Dans un certain process,
- 12:45j'ai commencé à le voir dans les années 2018-2019,
- 12:51le début Covid.
- 12:52J'ai vu des...
- 12:54on peut appeler ça comment,
- 12:55des interprofessions,
- 12:57donc des professionnels concurrents dans le même métier,
- 13:00commencer à faire des hackathons,
- 13:02tu sais,
- 13:03ces grandes messes de brainstorming limitées dans le temps.
- 13:07On a 24 heures et on va réfléchir à...
- 13:10Il y avait un problème de matières premières à l'époque,
- 13:13on ne pouvait plus faire venir sous un mois ou deux mois certaines matières premières de l'Asie.
- 13:19Comment faire pour que les stocks en France puissent servir à tout le monde pour ne pas faire monter les prix ?
- 13:24à l'achat,
- 13:25mais à la vente des produits finis aussi.
- 13:28Et donc,
- 13:28il y a un double niveau à avoir si toutefois on veut faire de l'intelligence collective avec ses concurrents,
- 13:34c'est de l'utiliser sur un premier niveau qui est celle un peu d'ouverture.
- 13:39Donc,
- 13:40niveau 1,
- 13:40c'est celui que je réalisais entre mes concurrents d'un secteur,
- 13:43donc un caton.
- 13:45Et puis,
- 13:45les résultats sont réutilisés chez chacun des membres du secteur économique,
- 13:50qui sont donc les entreprises,
- 13:51et qui,
- 13:52elles,
- 13:52vont adapter à leur propre marché.
- 13:54C'est un deal,
- 13:55j'allais dire,
- 13:56gagnant pour la totalité d'une filière,
- 13:58par exemple,
- 13:59ou d'une région.
- 14:01Dans le tourisme,
- 14:01ça se fait un peu.
- 14:03Quand on a eu un problème de crise sanitaire,
- 14:06économique,
- 14:07météorologique,
- 14:09certaines institutions décident que tous les professionnels du tourisme,
- 14:14concurrents,
- 14:14même s'ils étaient concurrents,
- 14:15vont travailler ensemble à trouver une solution.
- 14:18Et on mettra peut-être même à disposition des ressources.
- 14:22qu'un seul professionnel du tourisme n'aurait pas pu avoir seul.
- 14:26Donc je dis oui,
- 14:27c'est possible,
- 14:28sans pour autant tout donner à la concurrence.
- 14:31Oui,
- 14:31et puis il y a d'autres beaux exemples.
- 14:32Je pensais en particulier à une campagne de pub qu'on a pu voir dans le métro parisien entre des marques d'agroalimentaires végétaux qui avaient surfé,
- 14:43qui avaient répondu plutôt à l'interdiction d'appeler steak,
- 14:47par exemple,
- 14:47des produits à base de végétaux et qui avaient fait des...
- 14:51pubs ensemble,
- 14:52donc sur trois panneaux,
- 14:53on voyait les trois marques présentées côte à côte et qui se renvoyaient la balle d'un panneau à l'autre,
- 14:58qui montraient qu'ils ont compris que c'est parce que les gens mangeront plus végétal que ça bénéficiera à toutes les marques.
- 15:05C'est pas en choisissant une marque qui vont faire progresser le secteur,
- 15:09c'est en faisant choisir le végétal aux gens.
- 15:11Et je crois que c'est quelque chose qu'on voit aussi dans la mode éthique,
- 15:14la mode fabriquée en France.
- 15:15C'est pas en poussant une marque qu'on va ...
- 15:18faire de meilleurs choix vestimentaires.
- 15:19C'est parce qu'on a compris qu'il faut acheter en France que ça va changer.
- 15:23C'est là que je vois que c'est ensemble qu'on va réfléchir au problème et pas chacun pour sa marque finalement.
- 15:29En tout cas,
- 15:29moi j'y crois profondément.
- 15:31Donc dans l'épisode suivant,
- 15:32on va plonger dans le concret avec des outils et des méthodes pour mettre tout ça en pratique.