Latest / Les invités de Radio des Ballons / l'ADEMAT-H en assemblée générale à Rupt/Moselle
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- Jean-Pierre L, ça fait combien d'années que l'ADEMAT existe ? Neuf ans. Neuf ans ? Mais comment l'évolution se produit au fil des années ? On a l'impression que les choses s'aggravent plus qu'elles ne se corrigent. Tout à fait. On assiste à une catastrophe sanitaire dans notre pays et dans notre région en particulier, comme partout en France. Alors au départ, c'était surtout la défense de l'hôpital, de la maternité aussi, de Remiremont en est-on aujourd'hui ? Alors aujourd'hui, il y a trois questions prioritaires. C'est 1. Remiremont ne fait pas partie des Vosges centrales. Remiremont est au confluent de toutes les vallées de la montagne. Et il faut un hôpital complet à Remiremont pour répondre aux besoins de la population de la montagne sud, c'est-à-dire la montagne sud, et ça inclut le nord Haute-Saône. On a l'impression qu'on n'en prend pas le chemin ? Non. Mais on désespère pas. En 2016, on nous annonçait que la maternité fermait, le peuple de la montagne s'est levé, la maternité n'a pas fermé. Alors quels sont les gros soucis ? Quels sont les... Ouais, les... Au-delà de ça, les questions concrètes qui se posent, c'est qu'il est urgent, si je puis dire, d'obtenir la réouverture des urgences la nuit. Ça, c'est... une question vraiment prioritaire. Il... On a quelques signaux positifs en ce sens, qu'on a expliqués, à savoir des facilités de recrutement des médecins remplaçants, des avis favorables de la communauté scientifique pour dire qu'il faut un service d'accueil et d'urgence à Remiremont. Maintenant, la décision politique, si je puis dire, qui appartient à la directrice de l'ARS, elle n'est pas prise, quoi. Et l'autre question, alors là, qui risque d'être dramatique, c'est la maternité. Là, on tire la sonnette d'alarme sérieusement, parce que tous les indicateurs nous disent qu'ils veulent la fermer. — Alors, comment on peut faire la démat pour essayer de solutionner ces problèmes ? — Eh ben, on va continuer à se battre, à informer la population, à mobiliser les élus. Je retiens du débat de ce soir la nécessité de se coordonner davantage entre les élus et la population, et notre association. Donc voilà, on va continuer ce qu'on a fait jusqu'à présent. — Et toujours autant d'adhérents ? — Ouais, même plus. Parce que si vous avez vu le bilan financier et puis le nombre d'adhésions, c'est plutôt positif par rapport aux années antérieures. — Et c'est une mobilisation qui, maintenant, se fait à peu près sur toute la France. Il y a aussi beaucoup d'autres associations un peu partout ? — Oui, il y a beaucoup d'autres associations qui se mobilisent partout en France. Des comités de défense, des collectifs citoyens... Alors très variables, très diverses. Le problème, c'est qu'il faut arriver à coordonner tout ça, et puis, in fine, ça répond quand même à des choix politiques nationaux, quoi. Et là, c'est une question qui dépasse un peu le mouvement associatif. — On a l'impression quand même, et pas seulement dans la médecine d'ailleurs, que nos zones rurales deviennent un peu désertiques. — Ouais, tout à fait. Ils sont en train d'éteindre les lumières, Robert. — Merci, Jean, et à très bientôt. — Merci à vous.