Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / [PODCASTHON] Handicap dans l’industrie : changer de regard pour mieux performer
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- 0:00Nous sommes le 2 mars 2026,
- 0:01j'ai presque abandonné l'idée de participer au podcaston pour cette année,
- 0:04tant je peine à trouver l'association à mettre en valeur qui rentre dans ma ligne édito de média industriel.
- 0:09Mais ce jour-là,
- 0:10je me promène dans les allées du Simodec et je tombe sur ADTP.
- 0:13ADTP,
- 0:13c'est une association à but non lucratif,
- 0:15pont entre l'économie solidaire et la performance industrielle,
- 0:18acteur majeur économique d'ici en Haute-Savoie.
- 0:21C'est un sous-traitant industriel qui réunit les besoins des acteurs économiques de la région et l'emploi des personnes en situation de handicap.
- 0:28L'un des mieux placés pour en parler,
- 0:30c'est mon invité du jour,
- 0:31le directeur d'ADTP,
- 0:32Grégory Challamel.
- 0:33Bonjour Grégory,
- 0:34je suis ravie de te recevoir au micro d'Oser l'Efficacité.
- 0:37Bonjour.
- 0:38Si tu devais présenter ADTP juste en une phrase pour nous mettre dans le contexte,
- 0:41qu'est-ce que tu dirais ?
- 0:43ADTP,
- 0:43c'est comme tu dis,
- 0:44une association spécialisée dans l'accompagnement.
- 0:48L'accompagnement de personnes en situation de handicap.
- 0:52Donc on va construire des parcours pour les accompagner par l'emploi,
- 0:56par le travail.
- 0:57et l'accompagnement d'industriels du territoire,
- 1:00parce qu'on va accompagner les structures dans l'industrialisation de leurs projets,
- 1:05dans la réalisation de leurs projets,
- 1:06dans l'assemblage,
- 1:07dans la numérisation.
- 1:09L'ADTP a un panel de métiers qui est assez large et impressionnant pour une structure comme la nôtre.
- 1:16Très bien,
- 1:16pour bien comprendre de quoi on parle,
- 1:18et surtout parce que dans Oser l'Efficacité,
- 1:20on adore les parcours d'entreprise et de dirigeants,
- 1:23on va s'intéresser à l'histoire et à ce qui s'est passé avant.
- 1:26Ça se passe dans...
- 1:27« I need a hero » .
- 1:33Est-ce que tu peux me dire quand et comment est né ADTP ?
- 1:36Alors,
- 1:36ADTP est né il y a presque 70 ans,
- 1:38parce qu'on fêtera les 70 ans d'ADTP l'année prochaine.
- 1:41Donc,
- 1:41en 1957,
- 1:43dans un contexte de sortie de guerre,
- 1:46c'est un peu plus de 10 ans que la Deuxième Guerre mondiale est terminée,
- 1:49il y a beaucoup de personnes mutilées de guerre et qui ont de la peine à trouver un emploi.
- 1:56En parallèle de ça,
- 1:57on est quand même dans une période de développement économique.
- 2:01Du coup,
- 2:01on se pose la question de comment ces personnes peuvent aussi contribuer au développement économique.
- 2:06Il y a un certain nombre de notables d'Annecy qui se disent comment est-ce qu'on peut faire quelque chose qui a un impact social positif et créent ADTP comme premier client et comme acteur essentiel dans la démarche d'ADTP,
- 2:21SNR qui est aujourd'hui devenu NTN Europe.
- 2:24Et depuis ?
- 2:25Comment se sont développées,
- 2:26parce que vous avez plusieurs activités,
- 2:27tu l'as dit en introduction,
- 2:29comment vous avez rajouté les activités au fur et à mesure ?
- 2:32Aujourd'hui,
- 2:33ADTP,
- 2:33c'est 600 personnes sur le territoire,
- 2:35sur 4 sites industriels,
- 2:38qui a une croissance liée,
- 2:40je dirais,
- 2:40à
- 2:423 types d'activités.
- 2:43La première activité,
- 2:45c'est les gros donneurs d'ordre locaux,
- 2:48comme Tefal,
- 2:50comme Staubli,
- 2:51comme NTN,
- 2:52que j'ai déjà citéé,
- 2:53et on a plein d'autres.
- 2:55qui,
- 2:57je dirais,
- 2:57par responsabilité sociale,
- 3:00se sont dit qu'il faut qu'on fasse marcher cette structure.
- 3:04Et à côté de ça,
- 3:05il y a la performance,
- 3:06mais j'imagine qu'on aura l'occasion d'en retourner.
- 3:08Donc il y a ces grosses structures qui ont accompagné ADTP dans son développement.
- 3:12Après,
- 3:12il y a eu beaucoup de croissance avec de l'opportunisme,
- 3:15avec des gens qui disent,
- 3:16mais on a une problématique,
- 3:17comment est-ce qu'on peut la résoudre ?
- 3:19On a quelque chose à assembler,
- 3:20on a quelque chose à fabriquer,
- 3:21on a quelque chose à numériser.
- 3:23Là,
- 3:23ADTP,
- 3:23du coup...
- 3:24est partie d'une problématique et a réussi à amener une réponse au client.
- 3:29Et puis après,
- 3:29un peu plus récemment,
- 3:30ces
- 3:3110, 15,
- 3:3220 dernières années,
- 3:33toutes les startups qui arrivent avec des problématiques qu'on va aussi accompagner.
- 3:37Tout ça,
- 3:37ça fait ce qu'est ADTP aujourd'hui.
- 3:39Et donc sur ce sujet,
- 3:40vous vous retrouvez en concurrence avec d'autres personnes qui pourraient avoir des solutions en plus.
- 3:45Et finalement,
- 3:46le côté emploi des personnes en situation de handicap,
- 3:48c'est un bonus ?
- 3:49C'est un plus parce que
- 3:53Ça nous a demandé de développer de la flexibilité,
- 3:57de développer flexibilité et agilité,
- 4:00et d'intégrer plein de paramètres qu'une structure classique n'intègre pas forcément.
- 4:06Donc aujourd'hui,
- 4:07nos concurrents peuvent être des entreprises de l'ESS,
- 4:11mais qu'on voit plutôt comme des partenaires que comme des concurrents,
- 4:15mais ils sont aussi des industriels classiques.
- 4:17Alors soit l'industriel,
- 4:18soit le client lui-même qui peut à un moment donné se dire
- 4:21Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas internaliser cette production ?
- 4:24Ça peut arriver.
- 4:26Soit d'autres sous-traitants industriels avec qui on rentre en concurrence.
- 4:31Ça marche.
- 4:32Et toi,
- 4:32c'est quoi ton parcours ?
- 4:33Comment tu en es arrivé là ?
- 4:35Alors,
- 4:35comment j'arrive chez ADTP ?
- 4:37J'arrive chez ADTP avec après un long parcours sur quasiment une même entreprise parce que je travaillais sur le site de Bosch à Marignier,
- 4:47historiquement site
- 4:48ZF.
- 4:50J'ai démarré stagiaire,
- 4:51j'avais démarré stagiaire 25 ou 28 ans avant,
- 4:53stagiaire apprenti,
- 4:55après un parcours très technique en méthode d'industrialisation,
- 4:59en ligne de management,
- 5:004 ans de responsable production,
- 5:02et puis j'ai eu l'opportunité de partir en Chine pendant 3 ans.
- 5:07en Chine pour démarrer une structure industrielle pour le marché chinois,
- 5:11c'est toujours important de le préciser.
- 5:13Et je suis revenu en 2017 de Chine,
- 5:15j'ai pris la direction du site où j'avais démarré stagiaire,
- 5:18donc même en tant que directeur,
- 5:20certains pour la boutade m'appelaient toujours le stagiaire,
- 5:23et j'ai pris la direction de ce site,
- 5:25c'est un site automobile,
- 5:28100%
- 5:28auto,
- 5:29qu'on a tenté de diversifier au travers de l'offre de l'assemblage absolu,
- 5:33qu'on a tenté de transformer malheureusement.
- 5:36On n'a pas réussi cette transformation et à un moment donné,
- 5:39il y a eu une décision du groupe qui fait qu'on a dû fermer le site en 2024.
- 5:45Et du coup,
- 5:45comment j'ai réussi à ADTP ?
- 5:46Ça faisait,
- 5:47je continue encore quelques mois pour,
- 5:49on va dire,
- 5:51pogner la fin du site.
- 5:53C'est une structure que j'avais identifiée depuis longtemps en me disant c'est vraiment une belle structure.
- 5:58C'est à la fois une structure qui a du sens,
- 6:00c'est une structure de l'ASS qui a une mission qui est assez formidable.
- 6:05Et à côté,
- 6:05c'est un vrai acteur industriel,
- 6:07des process industriels avec des moyens,
- 6:09avec des savoir-faire,
- 6:11avec un bureau d'études.
- 6:12Donc,
- 6:13je dirais que l'équilibre entre les deux avait vraiment du sens.
- 6:16Donc,
- 6:16ça a été quand j'ai su que mon prédécesseur quittait la structure,
- 6:20c'était une évidence que c'est ce poste-là que je voulais.
- 6:23Très bien.
- 6:24Et ça marche.
- 6:24Donc,
- 6:25on prend les belles histoires.
- 6:26Ça part bien,
- 6:27Ca fera bientôt un an.
- 6:28Très bien.
- 6:28Joyeux anniversaire,
- 6:29dans ce cas-là.
- 6:31Qu'est-ce qui t'a le plus surpris en arrivant chez ADTP ?
- 6:35Ce qui m'a le plus surpris,
- 6:37c'est la capacité à gérer de la complexité.
- 6:40En fait,
- 6:41c'est une organisation qui a deux types de complexités liées aux équipes qu'on a.
- 6:49Parce que forcément,
- 6:52qui dit personne en situation de handicap,
- 6:56dit restriction,
- 6:59dit modèle horaire différent,
- 7:01dit qu'il faut.
- 7:04gérer toute cette complexité-là.
- 7:07Et à l'inverse,
- 7:08c'est la capacité à utiliser toutes les compétences de ces équipes-là pour gérer la complexité chez les clients.
- 7:16On a une multitude,
- 7:17une largeur d'offres qui est assez incroyable parce que,
- 7:20alors oui,
- 7:20il y a des activités d'assemblage,
- 7:22il y a des activités de numérisation,
- 7:23il y a des activités de tri,
- 7:25on fait du développement de cartes électroniques,
- 7:26on fait de l'assemblage de cartes électroniques,
- 7:29on fait de l'emballage,
- 7:30on fait de l'expédition.
- 7:33Il y a une complexité incroyable en termes de nombre d'activités,
- 7:37de nombre de clients.
- 7:39C'est vraiment ça qui m'a marqué les premières fois.
- 7:43Découvrant ADTP dans le détail,
- 7:46je me suis dit comment est-ce qu'on arrive à faire tout ça.
- 7:48Tu ne t'attendais pas à ça ?
- 7:49Je n'attendais pas à autant de complexité.
- 7:51Je savais qu'il y avait...
- 7:52Je fais des entretiens,
- 7:54j'ai vu le site internet,
- 7:55je voyais un peu toutes les activités qu'il y avait,
- 7:58mais pas autant et pas...
- 8:00Je ne m'attendais pas non plus à ce que l'expertise sur ces savoir-faire aille aussi loin.
- 8:05C'est-à-dire qu'il y a une largeur dans l'expertise et il y a une vraie profondeur dans les expertises qu'on a.
- 8:14Est-ce qu'il y a un épisode particulier qui t'a vraiment marqué sur ces un an passé chez ADTP ?
- 8:23C'est l'accueil des travailleurs en ESAT.
- 8:27Il y a deux types de structures,
- 8:28les entreprises adaptées et les ESAT.
- 8:31On rentrera dans le détail.
- 8:33Établissements et services d'accompagnement par le travail,
- 8:37où là,
- 8:38on a des personnes qui ont une orientation par la MDPH,
- 8:43ça devient un peu technique,
- 8:45donc des handicaps un petit peu plus lourds,
- 8:47situation d'handicap mental ou psychique.
- 8:51Et je dirais,
- 8:53le premier contact pour aller me présenter dans les équipes,
- 8:56forcément,
- 8:56on n'est pas très à l'aise,
- 8:58on ne sait pas...
- 9:02Comment l'accueil va se faire ?
- 9:05Comment le contact va passer ?
- 9:07Et c'est un moment assez magique parce que l'accueil est juste génial.
- 9:11Les équipes,
- 9:12elles sont super.
- 9:12Il y a des gens qui sont engagés,
- 9:15qui sont sans filtre,
- 9:17mais qui sont naturels,
- 9:18avec qui on a des discussions vraiment intéressantes sur tout type de sujet.
- 9:27Et ce moment-là,
- 9:28c'était vraiment le moment,
- 9:29c'était dans les premiers jours,
- 9:29j'ai tout de suite dit,
- 9:30moi j'ai envie d'aller rencontrer les équipes,
- 9:31d'aller voir l'ensemble des équipes.
- 9:33Et ça,
- 9:34ça a vraiment été un moment fort dans l'intégration chez ADTP.
- 9:37Aucun regret,
- 9:38en tout cas,
- 9:38dans ce qu'on ressent.
- 9:41Dans Oser l'efficacité,
- 9:41on aime bien les références pop.
- 9:43Si tu devais comparer
- 9:46ADTP à une série,
- 9:48un film ou un super-héros,
- 9:49qu'est-ce que tu dirais ?
- 9:51Ça pourrait être beaucoup de choses.
- 9:55Je dirais l'agence Tous risques.
- 9:58Pourquoi l'agence Tous risques ?
- 10:04Pourquoi l'agence Tous risques ?
- 10:05Parce que c'est déjà une équipe
- 10:08ADTP,
- 10:09c'est déjà une équipe.
- 10:10Une équipe qui fonctionne.
- 10:12Enfin,
- 10:13c'est plein d'équipes,
- 10:14mais au global,
- 10:15c'est une grande équipe qui fonctionne.
- 10:18C'est une équipe au service d'une cause.
- 10:21Dans l'agence tous risques,
- 10:21c'est ça.
- 10:21Il y avait toujours,
- 10:22je me rappelle,
- 10:23il y avait toujours une cause derrière.
- 10:25Il y avait toujours cet intérêt.
- 10:27Donc,
- 10:27c'est une équipe au service d'une cause et qui trouve toujours des solutions.
- 10:32Et qui sont très pluridisciplinaires aussi.
- 10:34Donc,
- 10:34ça revient.
- 10:37J'aime beaucoup la comparaison.
- 10:38Pour aller plus loin dans les services d'ADTP et à l'expertise,
- 10:43je vais te proposer de tordre le cou à quelques mythes qui peuvent tourner autour de l'accueil et le travail avec les personnes en situation de handicap.
- 10:52Et ça se passe dans la séquence « Mythes ou réalité » .
- 10:59Je vais te proposer trois situations,
- 11:00trois phrases qu'on peut entendre régulièrement.
- 11:02Et puis tu vas me dire si c'est des mythes,
- 11:04c'est 100%
- 11:04faux,
- 11:05il faut arrêter de penser ça,
- 11:06ou si c'est la réalité et développer sur chacun.
- 11:10Première proposition,
- 11:11les entreprises travaillent avec vous uniquement pour remplir leurs obligations handicap.
- 11:15Mythe.
- 11:16Alors,
- 11:17il y a toujours un peu de réalité,
- 11:19bien sûr que pour replacer les choses dans le contexte,
- 11:24chaque entreprise de plus de 20 personnes doit employer
- 11:276% de personnes en situation de handicap.
- 11:31Sinon,
- 11:32les entreprises doivent payer une contribution OETH.
- 11:35C'est de la contribution.
- 11:37Effectivement,
- 11:37nous,
- 11:38quand on travaille pour une structure qui paye la contribution OETH,
- 11:4530%
- 11:45de cette facture,
- 11:47en tout cas en valeur ajoutée,
- 11:48peut être déduit de cette contribution.
- 11:53Maximum de 30%,
- 11:54après il y a plein de règles derrière.
- 11:56Donc ça c'est une réalité,
- 11:57c'est un avantage pour les entreprises,
- 12:00c'est quelque part un avantage compétitif pour nous aussi.
- 12:04Maintenant,
- 12:04quand on regarde les entreprises qui travaillent là-dessus,
- 12:06il y en a même qui viennent chez nous et qui ont pas ça en tête.
- 12:10Des acheteurs et des grosses structures qui se disent
- 12:12« Non, j'avais pas ça en tête » .
- 12:14Donc non,
- 12:15c'est vrai que c'est un facteur,
- 12:16que ça peut être influent pour certaines structures,
- 12:19mais ce n'est pas du tout la majorité.
- 12:21On a plein de structures,
- 12:22y compris les grosses entreprises,
- 12:24qui sont à ce taux de 6%
- 12:26et qui,
- 12:26malgré tout,
- 12:27travaillent pour nous,
- 12:29pour toutes les autres entreprises que j'ai pu citer.
- 12:32Pour ma deuxième proposition,
- 12:33tu m'as un petit peu coupé l'air sous le pied parce que je voulais te demander si du coup,
- 12:38de par la typologie de personne,
- 12:40on ne fait que des activités simples.
- 12:41Je crois que tu as déjà bien répondu sur le sujet qu'on est sur un gros mythe.
- 12:44Oui,
- 12:45on est sur un gros mythe.
- 12:47Après,
- 12:47ça va dépendre des structures.
- 12:51Nous,
- 12:51notre métier,
- 12:52c'est d'accompagner des parcours,
- 12:54des parcours professionnels et d'accompagner par l'emploi,
- 12:58par le travail,
- 12:59des personnes en situation de handicap.
- 13:01C'est ça le métier principal.
- 13:03se dire qu'on ne fait que des choses simples,
- 13:05ça voudrait dire qu'on a des gens qui ne peuvent pas faire des choses complexes.
- 13:08Alors que ce n'est pas vrai.
- 13:09Une personne en situation de handicap,
- 13:10c'est une personne qui,
- 13:12à un moment donné,
- 13:13a une restriction,
- 13:14ne peut pas faire certaines choses.
- 13:17Mais c'est une personne qui a plein de compétences.
- 13:19C'est une personne qui sait faire plein de choses.
- 13:20Des gens qui ont des capacités de concentration que d'autres n'ont pas du tout.
- 13:23Il n'y a vraiment pas à se limiter dans les métiers qu'on peut faire.
- 13:29Bien sûr qu'on identifie est-ce que cette activité,
- 13:32elle peut être faite dans tel atelier ou tel atelier,
- 13:35mais non,
- 13:35on est capable de faire des choses complexes.
- 13:38On a des produits type les J.R.Bag et les Motion qui sont des produits de sécurité.
- 13:44On a des produits comme l'airbag
- 13:48Arva, le sac à dos qui se déclenche en avalanche.
- 13:53Là-dedans,
- 13:54il y a des montages qui sont vraiment complexes,
- 13:56il y a des collages,
- 13:57il y a
- 13:58l'assemblage dans le sac à dos qui doit être très bien fait.
- 14:02Et tout ça,
- 14:02on est capable de le faire sans aucun problème.
- 14:04Je pense que ça remet les choses en place effectivement sur ce qu'on est capable de vous déléguer finalement en tant que sous-traitant industriel.
- 14:12C'est...
- 14:13Je peux juste ajouter,
- 14:17en fait,
- 14:18c'est l'organisation qu'on met en place autour de ce travail-là et quelle ambition on se donne.
- 14:26Est-ce qu'on se dit,
- 14:27on a envie de faire
- 14:28que des choses plutôt simples.
- 14:30Mais là,
- 14:30du coup,
- 14:31on va se battre sur le prix.
- 14:33Nous,
- 14:34notre stratégie,
- 14:35même si on a des activités simples,
- 14:36c'est d'augmenter la valeur ajoutée qu'on peut apporter aux clients,
- 14:41c'est d'accompagner nos clients dans leurs projets.
- 14:44C'est aussi pour ça qu'on a le pôle technique qui a la capacité d'accompagner les clients de leur industrialisation.
- 14:50Ce qu'on appelle le design for assembly,
- 14:52c'est comment j'aide mon client à finaliser.
- 14:55Et on a aussi cette capacité.
- 14:57d'assembler des cartes électroniques,
- 14:58de dessiner des cartes électroniques.
- 15:01Donc une startup ou un industriel peut venir nous voir,
- 15:03on va lui dessiner sa carte électronique,
- 15:04on va lui faire les prototypes,
- 15:06on va faire les programmes qui vont dedans et derrière,
- 15:08on peut l'assembler en série.
- 15:09C'est ce que tu disais tout à l'heure,
- 15:10il y a cet enjeu d'utiliser au mieux les compétences de chacun,
- 15:13au meilleur possible,
- 15:14et d'organiser cette complexité au final autour de plein d'activités.
- 15:19C'est extrêmement riche.
- 15:20Mon dernier mythe,
- 15:21c'était,
- 15:22on a commencé à l'aborder,
- 15:24ESAT et EA.
- 15:25C'est grosso modo la même chose.
- 15:28C'est effectivement un mythe.
- 15:29Non,
- 15:29ce n'est pas du tout la même chose et sur les équipes et sur l'accompagnement.
- 15:38Donc,
- 15:39EA,
- 15:39ça veut dire entreprise adaptée.
- 15:41Là,
- 15:42on est dans le code du travail.
- 15:44C'est assez proche,
- 15:45on reste dans le milieu protégé,
- 15:46mais on est assez proche d'une entreprise classique.
- 15:48Les règles qui s'appliquent sont les règles d'une entreprise classique.
- 15:51Et les AT,
- 15:52établissement et service d'accompagnement par travail.
- 15:55où là c'est le code d'action sociale et des familles,
- 16:00où là on a des personnes en situation de handicap qui ont au moins 50%
- 16:03de handicap,
- 16:05avec une orientation de la MDPH,
- 16:11donc c'est vraiment une orientation exacte,
- 16:13et là il y a un vrai accompagnement médico-social,
- 16:18où on va avoir autour de ces équipes,
- 16:20des moniteurs,
- 16:21des éducateurs,
- 16:22des éducateurs spécialisés,
- 16:24des conseillers.
- 16:26en parcours professionnel,
- 16:28des psychologues,
- 16:29des assistantes sociales,
- 16:32pour créer un écosystème autour des personnes et les accompagner dans un parcours professionnel.
- 16:39Un parcours qui est interne ou externe.
- 16:43Vous avez quand même vocation chez ADTP à ce que les gens qui travaillent chez vous puissent un jour travailler dans un système plus classique où ce n'est pas la vocation première.
- 16:53On a cette...
- 16:56Il y a cette obligation et cette volonté aussi d'accompagner les personnes pour les accompagner dans le parcours qu'elles souhaitent faire et leur faire toucher du doigt ce qu'elles ont envie de faire.
- 17:08Donc ça,
- 17:09soit ça se fait en interne,
- 17:10soit ça peut se faire en externe,
- 17:12où effectivement on va les organiser des duodays.
- 17:14Un duoday,
- 17:15c'est une journée dans une entreprise classique.
- 17:18On peut organiser des stages,
- 17:20on peut organiser des mises à disposition.
- 17:23Ça,
- 17:23ça peut se faire soit en excelle,
- 17:24soit en interne.
- 17:25On a aussi des gens de l'ESAD qui vont faire ça en entreprise adaptée chez nous.
- 17:30Après,
- 17:30effectivement,
- 17:31aller sur du long terme dans une entreprise qu'on appelle du milieu ordinaire.
- 17:37Très bien.
- 17:38Je crois qu'on a bien couvert,
- 17:39en tout cas,
- 17:40les mythes qu'on pouvait avoir au-dessus,
- 17:41sauf s'il y en a un qui vient en tête pour lequel tu t'es dit,
- 17:43en venant ici,
- 17:44il faut absolument que je change les idées qu'on peut avoir là-dessus.
- 17:49Il y a le mythe...
- 17:52principalement pour l'entreprise adaptée,
- 17:55qu'on touche des aides qui viennent créer une distorsion de concurrence,
- 18:01parce que oui,
- 18:01effectivement,
- 18:02on a des aides au poste,
- 18:04on l'appelle des aides au poste,
- 18:05pour les personnes en situation de handicap qu'on emploie,
- 18:09on a des aides au poste,
- 18:10et que ça,
- 18:10ça vient créer une concurrence déloyale.
- 18:14Je pense que les gens ne comprennent pas quel est le rôle de cette aide au poste.
- 18:18Cette aide au poste,
- 18:18c'est plusieurs fonctions.
- 18:20La première fonction,
- 18:21c'est déjà de venir à compenser une perte de productivité quelque part liée au handicap,
- 18:32liée à la restriction que porte la personne.
- 18:34Ça,
- 18:34c'est une réalité.
- 18:37Dans un atelier,
- 18:39on doit avoir minimum 55%
- 18:41de personnes en situation de handicap.
- 18:43On est plutôt entre 70 et 75%.
- 18:46Forcément,
- 18:47c'est un impact.
- 18:47Et l'aide au poste,
- 18:48c'est de bien compenser une petite partie de ça.
- 18:51Mais elle ne sert pas qu'à ça,
- 18:52l'aide au poste.
- 18:53L'aide au poste,
- 18:53elle sert aussi à accompagner ces personnes dans un parcours,
- 18:57sur la formation,
- 18:59sur l'accompagnement social aussi.
- 19:04Parce que c'est souvent des gens qui ont beaucoup de démarches à faire.
- 19:07C'est pas toujours simple de les faire.
- 19:09Donc,
- 19:09on a tous cet accompagnement social qui est important de faire.
- 19:15avec pas forcément cet objectif de ressortie dans le milieu ordinaire,
- 19:18même si tout le monde parle de ça.
- 19:20C'est une anecdote que j'aime bien raconter,
- 19:22j'ai participé à un départ en retraite.
- 19:24Au tout début,
- 19:24j'étais à mois de juillet,
- 19:26départ en retraite,
- 19:27j'y vais,
- 19:28l'histoire fait que quand j'allais à des départs en retraite,
- 19:31les gens étaient là depuis 20,
- 19:3225,
- 19:3230 ans,
- 19:33et là la personne,
- 19:34je lui dis,
- 19:34ça fait longtemps que vous étiez chez nous,
- 19:35elle me dit,
- 19:35ça faisait deux ans.
- 19:37La personne qui part en retraite,
- 19:3862,
- 19:3964 ans,
- 19:41en situation de handicap,
- 19:42elle n'est pas embauchée chez moi.
- 19:45où elle n'est pas embauchée.
- 19:46Donc,
- 19:46il y a vraiment tout ce rôle social qui est important.
- 19:50Et je dirais que l'aide au poste,
- 19:52elle vient couvrir toute cette partie-là.
- 19:54Elle est essentielle.
- 19:55dans le fonctionnement de structures comme la nôtre.
- 19:58Ça fait un beau message,
- 20:00surtout dans ces périodes où l'emploi des personnes plus âgées,
- 20:03déjà même à l'ordinaire,
- 20:04n'est pas du tout évident,
- 20:05en plus en situation de handicap.
- 20:07C'est important de souligner.
- 20:09Je te propose qu'on enfonce un peu le clou dans la prochaine section.
- 20:13On va s'intéresser aux belles histoires qu'il peut y avoir derrière l'activité d'ADTP.
- 20:18Ça se passe dans la fierté du patron.
- 20:23Je te propose de commencer pour cette section par un partenariat un peu particulier,
- 20:29parce que tout le monde en a entendu parler,
- 20:30alors pas du partenariat en lui-même,
- 20:31mais tout le monde a entendu parler de l'entreprise dans les journaux,
- 20:35enfin dans la presse récemment,
- 20:37c'est In&motion,
- 20:38puisqu'ils sont derrière la conception des airbags pour les skieurs au JO.
- 20:44Alors là,
- 20:44on ne parle pas de ça,
- 20:45parce qu'In&motion,
- 20:46ce n'est pas que ça,
- 20:46ce n'est pas que des airbags pour la compétition des skieurs,
- 20:49et donc finalement qu'une petite partie de personnes,
- 20:51c'est aussi...
- 20:52des produits beaucoup plus grand public,
- 20:54comme les airbags,
- 20:55équitations et motos.
- 20:56Et ça,
- 20:56c'est assemblé chez vous.
- 20:58Est-ce que tu peux me dire comment ça s'est fait,
- 21:01cette mise en relation avec ADTP et comment vous les accompagnez au quotidien ?
- 21:05C'est une histoire qui date d'il y a dix ans.
- 21:08C'est toujours une histoire de rencontre,
- 21:10ces sujets-là,
- 21:11d'une start-up du territoire qui est quand même une superbe réussite pour le territoire,
- 21:17avec des équipes qui ont cru en leurs produits dès le début.
- 21:21et qui ont développé des produits qui ont de l'intelligence,
- 21:26d'avoir des produits qui répondent aux besoins,
- 21:29aux enjeux actuels,
- 21:30et d'avoir des plans de commercialisation vraiment cohérents,
- 21:34sans vouloir aller trop vite,
- 21:36en allant juste dans les bonnes étapes de développement.
- 21:40Puis surtout,
- 21:41en se disant qu'à un moment donné,
- 21:42on ne peut pas tout faire tout seul,
- 21:44il faut s'appuyer sur des partenaires,
- 21:46il faut s'appuyer sur des gens qui vont pouvoir nous aider justement dans l'industrialisation.
- 21:50Et c'est exactement ça.
- 21:51Donc,
- 21:51ça a commencé il y a 10 ans,
- 21:52les premières factures d'ADTP vers In&motion,
- 21:57c'est quelques milliers d'euros dans l'année.
- 22:00Je ne dis pas que ça a payé tout le travail qu'on a fait,
- 22:01mais c'est aussi notre rôle d'accompagner des startups du territoire.
- 22:07Et ça a démarré comme ça,
- 22:08sur ils avaient un problème technique,
- 22:10comment faire ?
- 22:12On a ce qu'on appelle notre pôle technique,
- 22:14avec notre leader historique technique,
- 22:19qui est Edouard Amaral.
- 22:20ils sont rentrés dans la discussion.
- 22:22Donc,
- 22:23trouver des solutions,
- 22:24faire des tests,
- 22:26des soirées techniques.
- 22:27Et puis,
- 22:27petit à petit,
- 22:28ça a commencé à grandir,
- 22:30à progresser.
- 22:31Ils en ont vendu de plus en plus.
- 22:32On s'est mis à l'assemblée de la série.
- 22:34Et puis,
- 22:35s'est posé la question il y a une grosse année.
- 22:38In&motion dit maintenant,
- 22:39ça y est,
- 22:40on est lancé.
- 22:41Ça va vraiment décoller.
- 22:43Et là...
- 22:44Merci.
- 22:46le bureau,
- 22:47le directeur général de l'époque,
- 22:49le directeur de site,
- 22:50qui ont dit,
- 22:51nous,
- 22:51on veut accompagner
- 22:54In&motion dans cette croissance.
- 22:56Donc,
- 22:56on dédie un atelier pour In&motion.
- 22:58On dédie des flux de production,
- 23:00des équipes qui seront là en soutien d'Inémotion pour accompagner la croissance d'In&motion dans les années qui viennent.
- 23:06Et je dirais monter dans le top 10 des clients,
- 23:10puis dans le top 5 assez rapidement.
- 23:12Et c'est ça l'histoire avec In&motion.
- 23:17C'est quelque chose que vous continuez maintenant.
- 23:20Actuellement,
- 23:21il y a des startups qui vous sollicitent encore maintenant.
- 23:25Il y a en permanence des structures qui nous sollicitent pour effectivement les accompagner et développer avec eux des process et les aider,
- 23:36comme je disais tout à l'heure,
- 23:37à finaliser leur conception pour que le produit s'assemble le mieux possible,
- 23:41qu'il y ait le moindre produit possible.
- 23:43qui s'assemblent le plus vite possible,
- 23:44que des collages.
- 23:45J'ai une énorme expertise collage sur le site.
- 23:47Donc,
- 23:48pour redesigner le produit,
- 23:49pour dire à l'agent,
- 23:50si tu veux que ça colle tout le temps,
- 23:52voilà quelle colle il faut mettre,
- 23:53voilà quel jeu il faut mettre.
- 23:55Attention,
- 23:56la telle surface peinte,
- 23:57ça va dégazer,
- 23:58donc ça va bien de la peinture aussi.
- 23:59Il ne faut pas entrer plus dans la technique.
- 24:00Ça,
- 24:01on a cette vraie expertise de nos équipes techniques qui permettent d'accompagner les startup.
- 24:06C'est vraiment le passage entre...
- 24:07On a une idée,
- 24:07on a un produit qui est à peu près finalisé,
- 24:09on sait qu'il y a l'usage aussi derrière.
- 24:12Maintenant,
- 24:12il faut qu'on puisse le produire à l'échelle,
- 24:13sinon il ne se vendra jamais,
- 24:14on ne sera jamais rentable.
- 24:15Et c'est là que vous interveniez.
- 24:16C'est l'industrialisation de ces produits-là.
- 24:20Ça marche.
- 24:21Au-delà des startups,
- 24:22vous accompagnez aussi des entreprises plus installées,
- 24:25depuis beaucoup plus longtemps,
- 24:26comme Tefal.
- 24:27Tu peux me parler un petit peu de ce que vous faites avec eux ?
- 24:30Tefal,
- 24:31c'est aussi un de nos gros clients,
- 24:35historique depuis très longtemps.
- 24:36On a des partenariats importants avec Tefal.
- 24:41L'enjeu avec Tefal,
- 24:42il est vraiment de rester le plus compétitif possible pour que tous ces produits-là,
- 24:47ils restent en France.
- 24:51Ce qui est intéressant avec Tefal,
- 24:52c'est qu'on a un accompagnement global sur plein de produits.
- 24:56Donc on a des produits qui vont être assemblés en ESAT,
- 24:58où on va aller visser une poignée sur un couvercle,
- 25:01une poignée centrale du couvercle.
- 25:04Ce produit-là,
- 25:04il est intéressant dans un parcours ESAT,
- 25:06parce qu'en fonction de la typologie des personnes qu'on va avoir,
- 25:10il y a des gens qui vont complètement assembler le produit.
- 25:14Donc la visse,
- 25:15la rondelle,
- 25:16l'assembler,
- 25:16faire le contrôle qualité.
- 25:18emballer le produit,
- 25:18puis il y a des gens qui n'ont pas la possibilité de faire tout l'assemblage complet.
- 25:23Donc ça se fera sur une machine semi-automatique où il y aura deux personnes pour le faire.
- 25:26Donc ça,
- 25:26c'est des produits qui sont vraiment intéressants.
- 25:29C'est des dizaines de milliers de couvercles par semaine qui sont assemblés,
- 25:33donc des équipes derrière.
- 25:35Et en plus,
- 25:36avec des usagers,
- 25:38travailleurs d'ESAT,
- 25:39qui sont fiers de faire ça parce que c'est des produits qu'ils retrouvent dans les magasins.
- 25:42Et ça,
- 25:43c'est vraiment intéressant.
- 25:45Avec Tefal,
- 25:45on va avoir
- 25:46Une autre ligne où là,
- 25:47on a un assemblage avec un double collage de poignées.
- 25:51Pareil,
- 25:51c'est des dizaines de milliers par semaine.
- 25:52Avant les vacances,
- 25:53on en faisait quasiment 100
- 25:55000 semaines.
- 25:56Donc là,
- 25:56on est sur une ligne complètement automatisée en 2A.
- 26:00Et on a d'autres produits,
- 26:02pareil,
- 26:02où c'est des millions par an.
- 26:05Et puis,
- 26:05à l'inverse,
- 26:06en tant que sous-traitant,
- 26:07on est aussi capable de les dépanner sur des retouches,
- 26:10sur des démontages,
- 26:12sur des retouches d'emballage,
- 26:14des choses comme ça.
- 26:14Donc,
- 26:14c'est une prestation globale.
- 26:16qu'on fait pour Tefal,
- 26:17ils savent qu'ils ont un problème ou quelque chose à sous-traiter.
- 26:21Ils savent que nous,
- 26:21on va en tout cas faire le maximum pour leur amener la solution.
- 26:24On peut dire,
- 26:25non,
- 26:25ce n'est pas possible,
- 26:26mais en tout cas,
- 26:26on va faire le maximum pour leur amener la solution,
- 26:29que ce soit sur de la grande série ou sur des petites choses qui vont prendre une dizaine,
- 26:33une cinquantaine d'heures.
- 26:35Tout à l'heure,
- 26:35tu me parlais de suspicion de concurrence déloyale,
- 26:39mais sur le salon,
- 26:39quand je discutais avec une de tes collaboratrices,
- 26:41Vous me disiez qu'en particulier sur Tefal,
- 26:43il y a des activités qui seraient déjà parties en Chine si elles n'étaient pas chez vous.
- 26:46Vous avez mis des choses en place pour que justement,
- 26:48il y ait des choses qui restent en France.
- 26:50On est allé le chercher par la performance.
- 26:54On est allé le chercher en mettant en place des flux qui soient le plus performants possible avec Tefal.
- 27:00Je pense que c'est ça la bonne approche.
- 27:04Aujourd'hui,
- 27:04comme j'ai dit tout à l'heure,
- 27:06la dimension de l'aide,
- 27:08des accompagnements,
- 27:09bien sûr que ça...
- 27:11en ESAT,
- 27:12ça vient jouer dans un taux horaire,
- 27:13ça c'est certain.
- 27:16Maintenant,
- 27:16si on n'a pas la performance qui va avec,
- 27:18ça ne suffit pas.
- 27:19Donc,
- 27:19c'est un équilibre entre eux deux.
- 27:21C'est d'accompagner le client dans l'atteinte de ses objectifs.
- 27:25Là,
- 27:25je dis accompagnement des personnes et accompagnement du client.
- 27:28De plus en plus aujourd'hui,
- 27:29dans la discussion,
- 27:29c'est de discuter avec les clients,
- 27:30dire ok,
- 27:31c'est quoi l'objectif que vous devez atteindre ?
- 27:34Parce qu'on sait qu'on est face à des enjeux qui,
- 27:37des fois...
- 27:39sont plus français,
- 27:40sont même plus européennes.
- 27:42Donc,
- 27:42il faut se dire les choses et être capable collectivement d'atteindre les objectifs qui nous sont fixés.
- 27:48Oui,
- 27:48c'est ça le message que je voulais faire passer,
- 27:49c'est qu'on a vraiment cet enjeu de performance,
- 27:52d'atelier moderne qui fait qu'on peut garder de l'activité en France sans forcément se dire que c'est foutu.
- 28:00C'est ça,
- 28:01oui.
- 28:02J'aurais dû dire qu'il y a encore plein,
- 28:04plein de choses à faire en France.
- 28:07Et à côté de ça,
- 28:08il y a le client fondateur,
- 28:10enfin un des clients fondateurs qui est toujours votre client aujourd'hui,
- 28:13qui est NTN SNR.
- 28:15Alors eux,
- 28:15c'est carrément un site qui est dédié.
- 28:17Donc NTN,
- 28:18effectivement,
- 28:18c'est le principal client d'ADTP,
- 28:20client qui est structurant,
- 28:21qui nous apporte beaucoup.
- 28:23C'est-à-dire notre président Alain Chauvin et un ancien dirigeant d'NTN en Europe.
- 28:32On a un site dédié où tous les jours,
- 28:36On va assembler,
- 28:37enfin mettre en boîte,
- 28:39l'ensemble des composants après-vente pour NTN.
- 28:43C'est-à-dire que vous allez dans un garage,
- 28:44vous avez un roulement de roue à changer,
- 28:45une butée de roue à changer.
- 28:47Le garagiste,
- 28:47il va sur Internet,
- 28:48il commande.
- 28:4924 heures après,
- 28:50il est livré.
- 28:51Donc tout ça,
- 28:51ça part de plateforme NTN.
- 28:53Et il reçoit un kit avec un roulement,
- 28:56trois vis,
- 28:58notice.
- 28:58Nous,
- 28:58c'est nous qui faisons ces kits-là.
- 29:00Donc on est directement connectés à un centre logistique d'NTN.
- 29:05on emballe
- 29:06Chaque jour,
- 29:07entre
- 29:0715 et 20 000 boîtes.
- 29:10Sur un nombre de références,
- 29:12il y a des jours où c'est 30,
- 29:1340,
- 29:1450,
- 29:1460 références.
- 29:17pour finalement que ça reparte,
- 29:19les composants arrivent le matin,
- 29:21on assemble,
- 29:22et ça repart deux,
- 29:24trois jours après,
- 29:25avec un flux très rapide,
- 29:26avec aussi une grosse complexité.
- 29:30Et ça,
- 29:30c'est quelque chose qui dure depuis très longtemps,
- 29:34et à un moment,
- 29:34effectivement,
- 29:35on a dédié un site uniquement pour ça et pour NTN.
- 29:39Donc c'est un très beau partenariat,
- 29:41on a des réunions régulières pour continuer de progresser et continuer...
- 29:46continuer d'avancer et de répondre aux enjeux d'NTN dans un marché automobile qui est en pleine mutation,
- 29:54en plein changement.
- 29:56Et c'est aussi ce qui est important et ce qui intéresse.
- 29:58Et ils peuvent compter sur vous.
- 30:00Ça,
- 30:00c'est certain.
- 30:00Ils peuvent compter sur nous et on sait qu'on peut compter sur eux.
- 30:03Donc là,
- 30:04je dirais que la collaboration,
- 30:07elle est saine.
- 30:08Elle est saine et elle est importante.
- 30:10Donc,
- 30:11on souhaite que ça continue comme ça.
- 30:13Très bien.
- 30:14Cette section s'appelle la fierté du patron.
- 30:16La fierté ne réside pas que dans les réussites industrielles,
- 30:20il y a aussi l'humain.
- 30:22Est-ce qu'il y a un parcours dont tu voudrais nous parler pour illustrer ce que ADTP peut faire au quotidien et des parcours de personnes qui t'ont particulièrement marqué ?
- 30:33Il y en a plusieurs.
- 30:38Il y a le parcours professionnel,
- 30:39la personne qui va évoluer.
- 30:43Je parlerai de Manon juste après,
- 30:44parce qu'on était,
- 30:45la semaine dernière,
- 30:46sur le SIMODEC,
- 30:47et elle est venu témoigner de son parcours.
- 30:50C'était des moments forts.
- 30:53Et puis après,
- 30:53il y a le parcours de la personne qui,
- 30:58sur le côté émotionnel,
- 30:59va s'ouvrir plus aux équipes,
- 31:01va s'ouvrir aux autres, va se mettre à plus discuter,
- 31:04plus échanger.
- 31:05Donc ça aussi,
- 31:06c'est des belles histoires de personnes.
- 31:09Quand cette personne,
- 31:10elle est arrivée.
- 31:11elle ne discutait pas avec le reste de l'équipe.
- 31:13Aujourd'hui,
- 31:13c'est des gens qu'on va intégrés.
- 31:15C'est aussi ça que les équipes viennent chercher,
- 31:19c'est d'être intégré dans une équipe de collaborateurs,
- 31:25de collègues,
- 31:26d'amis dans certains cas.
- 31:27Et ça,
- 31:29c'est vraiment important.
- 31:31Sur les parcours professionnels,
- 31:32j'ai effectivement cité Manon.
- 31:34Manon,
- 31:35c'est quelqu'un qui était en ESAT.
- 31:39démarre à travailler chez nous,
- 31:43qui a montré des aptitudes à prendre plus d'autonomie,
- 31:47à apprendre des choses,
- 31:50avec quelque part des expertises,
- 31:56des compétences.
- 31:58Donc c'est quelqu'un qui était,
- 31:59comme je l'ai dit,
- 31:59qui était en ESAT,
- 32:00qui derrière est passé en E1,
- 32:04qui travaille aujourd'hui sur un de nos principaux clients.
- 32:09Avec rigueur,
- 32:10avec implication,
- 32:12avec l'atteinte des objectifs.
- 32:14Et c'est quelqu'un qui dit,
- 32:15mais moi,
- 32:16je rêve de travailler sur une machine.
- 32:18Quand elle dit,
- 32:19je rêve de travailler sur une machine,
- 32:21dans le milieu ordinaire,
- 32:22je rêve de travailler sur une commande numérique.
- 32:24Elle a les yeux qui pétillent quand elle nous dit ça.
- 32:26Et ça fait partie,
- 32:27effectivement,
- 32:28de notre travail d'accompagner Manon pour que dans un an,
- 32:33dans deux ans,
- 32:33dans trois ans,
- 32:34elle puisse travailler dans le milieu ordinaire.
- 32:39et réaliser ce qu'elle a envie de réaliser,
- 32:42c'est-à-dire travailler sur une commande numérique.
- 32:44Et ça,
- 32:45c'est des parcours qui sont vraiment intéressants.
- 32:48Après,
- 32:49les statistiques de personnes d'ESAT qui vont aller vers le milieu ordinaire,
- 32:56c'est 1%.
- 32:57C'est
- 32:584 à 6%
- 32:59qui en formulent la volonté,
- 33:01c'est 1%
- 33:02qui vraiment y vont.
- 33:03Donc c'est là où il faut être vigilant.
- 33:05Il ne faut pas mettre tous les efforts sur un ou deux %
- 33:10On accompagne des parcours et il y a des très beaux parcours qui resteront à l'intérieur de l'ESAT,
- 33:16qui feront de l'ESAT et de l'EHAC qui resteront à l'intérieur de l'ADTP.
- 33:19Donc,
- 33:20c'est ça notre vocation,
- 33:21c'est d'accompagner les parcours.
- 33:23Donc,
- 33:24il y a plein de belles histoires.
- 33:25Celle de Manon,
- 33:26elle est belle parce qu'elle est facile à raconter.
- 33:31Mais il y en a d'autres,
- 33:32il y a plein de très belles histoires de développement à l'intérieur de l'ESAT.
- 33:36Parce que j'imagine que pour accompagner ce type de parcours,
- 33:39c'est des postes qui doivent être adaptés au fur et à mesure pour se rapprocher de plus en plus de l'entreprise ordinaire,
- 33:43pour que le gouffre ne soit pas trop important au moment où on passe de l'autre côté.
- 33:49Ça doit être assez lourd d'organisation.
- 33:52C'est des choses qui prennent du temps,
- 33:53c'est des temps longs.
- 33:55C'est des choses qui vont sur vraiment du temps long.
- 33:57C'est pour ça qu'il y a toutes les équipes autour.
- 33:58J'ai parlé des moniteurs qui gèrent plutôt la partie travail,
- 34:03accompagnement par le travail sur le terrain.
- 34:06On aura une grosse écoute,
- 34:07un gros accompagnement qui sont à la fois sur la partie technique,
- 34:09mais à la fois le contact premier des usagers.
- 34:14Et après,
- 34:14il y a les éducateurs,
- 34:16les gens qui vont accompagner les parcours professionnels.
- 34:19Et là,
- 34:20effectivement,
- 34:20tout ça,
- 34:21c'est des choses qui se font sur du temps long,
- 34:24où il y a un moment où on va dire,
- 34:25maintenant,
- 34:25la personne,
- 34:26il faut qu'elle y aille,
- 34:26il faut qu'elle aille faire son duo day,
- 34:28il faut qu'elle essaye.
- 34:29Mais là,
- 34:29pareil,
- 34:29un duo day,
- 34:30ce n'est pas juste,
- 34:30tiens,
- 34:31en fait,
- 34:31la semaine prochaine,
- 34:32tu passes une journée là-bas.
- 34:34C'est quand on va avec la personne,
- 34:35on accompagne l'entreprise qui va accueillir.
- 34:38L'entreprise qui accueille,
- 34:39il faut qu'elle soit prête à ça.
- 34:41Il y a tout un travail de préparation.
- 34:43C'est un duo day.
- 34:44Ce sera,
- 34:44comme je disais,
- 34:45ça peut être un stage,
- 34:46ça peut être deux jours,
- 34:46ça peut être trois jours,
- 34:47ça peut être une semaine.
- 34:48Et puis tout ça,
- 34:49c'est des allers-retours pour petit à petit aller vers ce que la personne souhaite.
- 34:55C'est important,
- 34:56ça,
- 34:56c'est de pouvoir accompagner les personnes vers ce qu'elles ont envie de faire.
- 35:02C'est hyper intéressant.
- 35:04En tout cas,
- 35:05j'adore ce genre d'histoire.
- 35:07Tout à l'heure,
- 35:07tu me disais que vos clients ne venaient pas vous voir pour forcément la partie gestion des obligations handicap.
- 35:18Néanmoins,
- 35:19c'est quelque chose que vous proposez.
- 35:20Est-ce que parfois,
- 35:20vous avez des entreprises en face qui...
- 35:23savent pas trop comment prendre le sujet,
- 35:25hésitent peut-être à le traiter en interne et à adapter des postes pour recevoir des personnes en situation de handicap,
- 35:33ou alors peut-être à vous déléguer une partie de l'activité pour que vous le preniez en charge ?
- 35:37Est-ce que c'est des discussions que vous avez parfois ?
- 35:39Et est-ce que derrière,
- 35:40vous pouvez aider les entreprises à mieux se préparer à accueillir une personne en situation de handicap ou ça fait pas partie de vos missions ?
- 35:48Ça fait partie de la mission et on a travaillé
- 35:54entre septembre et janvier,
- 35:56sur Impulsion 2030.
- 35:57Sur l'ADTP en 2030,
- 35:58qu'est-ce que c'est ?
- 35:59À quoi ça ressemble ?
- 36:00Et c'est clair,
- 36:01dans cette ambition-là,
- 36:03on veut être un acteur majeur de l'accompagnement des personnes en situation de handicap sur le territoire,
- 36:10dans l'accompagnement par le travail chez nous,
- 36:11mais aussi dans l'accompagnement des entreprises.
- 36:15Donc,
- 36:16aujourd'hui,
- 36:16une entreprise qui se pose la question,
- 36:19déjà,
- 36:19c'est un bon début,
- 36:20c'est déjà bien.
- 36:24C'est clair que la question,
- 36:25l'entreprise se dit,
- 36:26moi je n'ai pas mes 6%,
- 36:29est-ce que finalement je paye,
- 36:30je ne me pose pas de questions ?
- 36:32C'est possible,
- 36:32il y a des structures qui disent,
- 36:33moi je n'ai pas à m'embêter avec ça.
- 36:35Un moment de développement où la priorité,
- 36:38ce n'est pas ça.
- 36:40Chaque entreprise a sa situation,
- 36:41chaque dirigeant a sa sensibilité,
- 36:43mais il y a des périodes où il faut surtout s'organiser pour atteindre certains objectifs.
- 36:50Et puis après,
- 36:51l'entreprise,
- 36:51elle se dit,
- 36:52moi,
- 36:52j'ai...
- 36:53J'ai envie de le remplir,
- 36:54cette obligation.
- 36:55Pas uniquement pour la taxe que je vais payer,
- 36:57mais aussi pour mes responsabilités sociales.
- 36:59On parle de social,
- 37:00sociétal,
- 37:00on parle beaucoup de RSE.
- 37:02Bon,
- 37:03ça en fait partie,
- 37:04tout ça.
- 37:05Donc là-dessus,
- 37:06l'entreprise,
- 37:07elle peut décider de sous-traiter,
- 37:08ce qui est effectivement le plus simple,
- 37:10ou d'intégrer les choses,
- 37:11nous,
- 37:12d'intégrer des personnes chez elle.
- 37:14Nous,
- 37:14on propose un petit peu les deux,
- 37:15quelque part.
- 37:16En tout cas,
- 37:18d'échanger avec la société.
- 37:19On peut faire des duodés inversés aussi.
- 37:21On peut avoir des dirigeants,
- 37:23des gens qui viennent passer une journée chez nous pour voir comment ça se passe.
- 37:26Et nous,
- 37:26on va accompagner sur ce que je disais tout à l'heure,
- 37:28un duodé,
- 37:29une mise à disposition.
- 37:32Tiens,
- 37:32ce poste-là,
- 37:33effectivement,
- 37:34plutôt que de transférer l'activité chez nous,
- 37:36on va mettre une personne chez vous.
- 37:38Donc,
- 37:38tout ça,
- 37:38on est capable de le faire.
- 37:40Après,
- 37:41il y a plein d'organismes autour de nous et plein de dispositifs qui iront plus loin que nous sur cette partie-là.
- 37:48Donc,
- 37:48nous,
- 37:48on va...
- 37:49faire les premiers échanges,
- 37:50les premières discussions.
- 37:52On va être capable d'accompagner,
- 37:54comme je disais,
- 37:55sur la mise à disposition,
- 37:56sur l'adaptation d'un poste pour discuter,
- 37:59échanger.
- 38:00Après,
- 38:00sur une politique long terme,
- 38:03aujourd'hui,
- 38:03on est en train de se dire comment est-ce qu'on peut accompagner.
- 38:05Mais le but,
- 38:06ce n'est pas non plus de réinventer des dispositifs qui existent déjà.
- 38:09Il y a plein de dispositifs qui existent.
- 38:10C'est surtout de mettre en relation les bonnes personnes pour être le plus efficace possible,
- 38:17le plus rapidement possible.
- 38:18Ça rentre un peu dans le devoir de conseil.
- 38:20Si vous n'êtes pas la bonne personne,
- 38:21vous savez...
- 38:23C'est orienté.
- 38:24C'est un vrai écosystème qu'on connaît très bien.
- 38:27J'ai participé il y a quelques mois à une conférence sur...
- 38:31Le bilan sur le dispositif emploi accompagné.
- 38:34Ça fait plusieurs années que c'est en cours,
- 38:36que c'est en expérimentation.
- 38:38En tant qu'entreprise ordinaire,
- 38:41je n'avais jamais entendu parler de ça.
- 38:44Et du coup,
- 38:45on a,
- 38:45nous,
- 38:45ce rôle-là de...
- 38:46de faire ce lien-là avec les différents dispositifs,
- 38:49soit l'accompagner quand on peut le faire,
- 38:51soit de faire le lien avec les différents dispositifs.
- 38:53Super.
- 38:55En préparant cet épisode,
- 38:56tu m'avais glissé qu'accueillir une personne en situation de handicap dans une équipe,
- 39:00c'était bénéfique pour l'ensemble de l'équipe.
- 39:02Tu peux redévelopper,
- 39:03parce que j'avais trouvé ça vraiment très intéressant.
- 39:05Je suis convaincu de ça.
- 39:07Et ça,
- 39:07c'est vrai,
- 39:08parce que c'est vrai aussi,
- 39:10il y a l'accompagner une personne en situation de handicap,
- 39:12mais il y a aussi maintenir une personne.
- 39:14qui,
- 39:15à un moment donné dans sa carrière,
- 39:16dans son parcours professionnel,
- 39:19se retrouve en situation de handicap.
- 39:22Parce qu'on peut,
- 39:23à un moment donné dans sa carrière professionnelle,
- 39:25se retrouver avec des restrictions lourdes,
- 39:27avoir une reconnaissance qualité de travail handicapée.
- 39:30C'est possible.
- 39:31Donc,
- 39:32déjà le travail pour les entreprises,
- 39:33c'est-à-dire comment j'adapte le poste de travail pour cette personne.
- 39:38Il y a souvent ça.
- 39:40Des fois,
- 39:40il y a des parcours,
- 39:41effectivement,
- 39:41ça se finit en...
- 39:43en licenciement pour inaptitude,
- 39:44parce qu'il n'y a pas de poste.
- 39:47Est-ce que vraiment il n'y avait pas de poste ?
- 39:48Ou est-ce qu'on aurait pu adapter un poste ?
- 39:50Et dans l'expérience passée,
- 39:52les fois on a pu adapter un poste.
- 39:54Alors oui,
- 39:56on adapte un poste pour la personne,
- 39:57mais c'est globalement tout le monde qui bénéficie de ça.
- 40:00C'est toute l'équipe qui a eu vraiment souvenir de ce poste,
- 40:03où les gens me disaient,
- 40:05depuis qu'il est adapté,
- 40:06ça va beaucoup mieux.
- 40:08Y compris pour des jeunes,
- 40:09pour des moins jeunes,
- 40:10pour les grands,
- 40:11des petits,
- 40:12pour tout le monde.
- 40:12Tout le monde disait,
- 40:13mais ce poste-là,
- 40:13depuis qu'il est adapté,
- 40:14c'est beaucoup mieux.
- 40:16Et finalement,
- 40:17accueillir quelqu'un en situation de handicap,
- 40:21ça va permettre,
- 40:22sur la partie technique,
- 40:23quand il y a des ajustements de poste,
- 40:25ça va permettre d'améliorer le poste pour tout le monde.
- 40:30Et deux,
- 40:31ça amène dans l'équipe,
- 40:34des fois,
- 40:34un regard un petit peu différent.
- 40:36Une certaine cohésion,
- 40:37une certaine bienveillance.
- 40:39Et c'est toute l'équipe qui bénéficie de ça.
- 40:41Parce qu'on se dit,
- 40:42ah ouais,
- 40:42moi,
- 40:42des fois,
- 40:43je me plains,
- 40:43mais la personne,
- 40:45finalement,
- 40:45elle fait le boulot comme moi et c'est un petit peu forcément plus compliqué pour elle.
- 40:48Donc tout ça,
- 40:49ça crée,
- 40:50comme je disais,
- 40:50ça crée une cohésion,
- 40:51ça crée une bienveillance,
- 40:52ça crée de la dynamique.
- 40:54Et je pense vraiment que c'est un facteur de performance.
- 40:57Ce que tu dis sur le bénéfice global,
- 41:00je le mets un peu en lien.
- 41:01Mon premier métier,
- 41:02c'est l'informatique et le numérique.
- 41:04Et aujourd'hui,
- 41:05on est en train de revenir sur des interfaces utilisateurs qui soient adaptées à la déficience visuelle,
- 41:14au daltonisme,
- 41:14à ce genre de choses.
- 41:15Et en fait,
- 41:16on revient à une certaine simplicité qui fait que globalement,
- 41:18les écrans sont plus lisibles pour tout le monde.
- 41:20En s'affranchissant de toutes les fioritures qu'on a pu mettre parce qu'on le pouvait,
- 41:23parce que l'informatique nous a permis des choses.
- 41:25On revient,
- 41:26je pense,
- 41:26surtout à des logiciels industriels,
- 41:28parce que c'est là-dessus que je travaillais.
- 41:30Quand on met des pictogrammes en couleur claire,
- 41:32en fait,
- 41:32pour tout le monde,
- 41:33c'est plus clair.
- 41:33Ce n'est pas parce qu'il y a une personne qui ne se distingue pas trop bien les couleurs et qu'on a fait cet effort-là pour elle au départ,
- 41:39qu'en fait,
- 41:40c'est moins bien pour les autres.
- 41:42C'est la simplicité rend la clarté,
- 41:44quoi.
- 41:46En ESAT,
- 41:47on utilise beaucoup un...
- 41:48Je ne vais pas s'en rappeler,
- 41:49c'est un langage,
- 41:50il s'appelle le FALC.
- 41:51Facile à lire et à comprendre.
- 41:53Mais en fait,
- 41:54on devrait faire...
- 41:55Sur communication en FALC,
- 41:59on va le faire en FALC,
- 42:00mais faisons-le que en FALC.
- 42:02Pour tout le monde.
- 42:04Parce que,
- 42:04en fait,
- 42:05c'est juste plus simple.
- 42:08Alors ça oblige à se poser la question de quel message je veux donner,
- 42:11de comment je le donne.
- 42:13Ça oblige à se poser un peu plus de questions.
- 42:15Mais ça oblige à être clair,
- 42:16simple,
- 42:17à être efficace et à donner uniquement le vrai message.
- 42:21Et c'est la même chose,
- 42:23ça,
- 42:23le FALC.
- 42:24C'est un truc qu'on devrait à tout.
- 42:26On gagnerait du temps.
- 42:27Puis après,
- 42:27quand on pense en FALC,
- 42:28on gagne énormément de temps.
- 42:31Ça mériterait un épisode dédié.
- 42:32J'ai envie de creuser ce sujet-là,
- 42:33mais ça ne va pas être possible.
- 42:34On n'en a pas pour aujourd'hui.
- 42:35Je ne suis pas du tout l'expert.
- 42:37C'est à point de découvrir.
- 42:37On a des experts là-dessus qui sont formés en FALC.
- 42:41Je suis ravi de présenter ce que c'est.
- 42:43J'adore les expertises un peu inconnues.
- 42:45Donc voilà,
- 42:46je note l'idée en tout cas.
- 42:48On arrive bientôt à la fin de cet épisode.
- 42:49Il me reste juste à te poser mes questions signatures.
- 42:57Alors la première question que je pose à tout le monde,
- 42:58c'est si jamais demain on te nommait ministre de l'Industrie,
- 43:01ce serait quoi ta première mesure ?
- 43:04La première mesure,
- 43:06c'est très orienté entreprise adaptée.
- 43:11C'est que sur le budget 2026,
- 43:14il y a un certain nombre de budgets qui ont été coupés pour du budget d'aide aux postes.
- 43:19C'est les 23 000 postes au niveau de la France qui ne vont plus bénéficier d'aide aux postes.
- 43:26Point de budget.
- 43:28Une personne qui travaille chez nous,
- 43:29ce que nous,
- 43:30on ne comprend pas,
- 43:30c'est qu'une personne qui travaille chez nous,
- 43:33même si on touche l'aide au poste,
- 43:34qui a un coût,
- 43:35effectivement,
- 43:35pour l'État,
- 43:36cette personne,
- 43:37si elle est au chômage,
- 43:37elle coûte beaucoup plus cher.
- 43:40Première chose que je ferais,
- 43:41ce serait de rétablir ça.
- 43:42Parce que ça,
- 43:45c'est quand même quelque chose que nous,
- 43:46on ne trouve pas cohérent.
- 43:47On a l'UNEA qui se bat pour ça,
- 43:50qui représente les heures en France,
- 43:52qui se bat pour essayer de rétablir ça.
- 43:54Mais je dirais que c'est...
- 43:55mesures qu'on trouve un petit peu incohérentes.
- 43:57D'un point de vue plus général,
- 44:01j'intégrais vraiment dans le dispositif d'oser la préférence nationale pour l'industrie,
- 44:07parce qu'on parle de l'industrialisation,
- 44:08mais il y a quand même un certain nombre de choses où des fois,
- 44:11ça finit pas en France,
- 44:12ça devrait être fait en France,
- 44:13ça devrait être acheté en France,
- 44:14ça devrait être produit en France.
- 44:16Et donc,
- 44:17oser la préférence nationale sur cette émission.
- 44:20Il y a des petits textes qui viennent de sortir à l'échelle européenne,
- 44:23on va voir ce que ça donne.
- 44:24C'est pas encore très convaincant,
- 44:26mais on va surveiller ça.
- 44:28Oui,
- 44:28ça progresse,
- 44:29mais à un moment donné,
- 44:31il faut l'affirmer.
- 44:33Il faut l'engager.
- 44:36Même si ça fait grincer un petit peu,
- 44:38je crois que des fois,
- 44:39il faut assumer ces positions-là,
- 44:41les assumer de façon plus forte et oser le faire.
- 44:48Tu as beaucoup dit oser,
- 44:50c'est ma question d'après,
- 44:51j'en ai une entre temps,
- 44:51mais je me la garde encore.
- 44:54Tu dirais quoi à
- 44:56Grégory qui s'apprête à rentrer dans l'industrie pour la toute première fois ?
- 45:01Au début de ton stage.
- 45:03Au début de mon stage.
- 45:06Avec le recul que tu as maintenant,
- 45:07évidemment.
- 45:09Je dirais que l'industrie,
- 45:13c'est un terrain de jeu qui est incroyable,
- 45:15où il y a tellement de métiers possibles.
- 45:20Il y a bien sûr des métiers techniques,
- 45:21mais autour de l'industrie,
- 45:22il y a des métiers financiers,
- 45:23il y a des métiers humains.
- 45:26La partie ressources humaines,
- 45:28la partie gestion de production.
- 45:30De se dire,
- 45:30finalement,
- 45:30je ne rentre pas dans l'industrie avec un métier.
- 45:33Enfin,
- 45:35si je rentre avec un métier,
- 45:36mais ce n'est pas forcément le métier que j'aurai dans 10 ans,
- 45:38dans 15 ans,
- 45:38dans 20 ans.
- 45:39C'est-à-dire que je rentre dans un truc où le terrain de jeu,
- 45:42il est incroyable.
- 45:46Et la deuxième chose,
- 45:47la phrase que j'aime bien répéter,
- 45:50notamment dans des situations complexes,
- 45:54c'est ce qu'on fait,
- 45:54c'est trop sérieux pour se prendre au sérieux.
- 45:57C'est-à-dire que...
- 45:58On se retrouve des fois dans des situations où les choses se tendent,
- 46:01où on n'est pas d'accord,
- 46:03où il y a de la pression du client.
- 46:04C'est dans ces moments-là qu'il faut réussir à prendre un peu haut de hauteur,
- 46:08ne pas laisser engueuler,
- 46:09c'est se regarder,
- 46:11comment on le fait pour le faire collectivement,
- 46:14comment de temps en temps on arrive à mettre un peu d'humour,
- 46:17parce que l'humour c'est important.
- 46:18Savoir rigoler en équipe,
- 46:21savoir plaisanter,
- 46:22c'est aussi important.
- 46:23Choisir le bon moment,
- 46:25mais en tout cas c'est...
- 46:28Il ne faut pas se prendre la tête à atteindre ses objectifs en bossant collectivement,
- 46:33en avançant ensemble au-delà de ses propres intérêts,
- 46:35de sa propre carrière.
- 46:37C'est des choses qui doivent arriver en second.
- 46:40Je trouve que c'est un super beau message.
- 46:41Parce que c'est vrai que de l'extérieur,
- 46:42les gens qui ne connaissent pas l'industrie,
- 46:43ça peut paraître un peu dur et barbatif.
- 46:46Mais les meilleurs souvenirs que j'ai aux côtés d'équipes industrielles,
- 46:51c'est des bons moments de rigolade aussi.
- 46:52Et ça n'empêche pas que le métier est sérieux.
- 46:55Mais pour autant,
- 46:56on peut...
- 46:58C'est plus facile quand finalement on a ces moments de rigolade et ces moments où il arrive.
- 47:03Après,
- 47:03il y a des moments difficiles dans tout le métier.
- 47:07Ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on ne peut pas le faire avec un peu de rigolade de temps en temps.
- 47:13Et puis,
- 47:14on avait le débat avec un collègue qui est plutôt en partie maintenance industrielle.
- 47:19On débattait sur qu'est-ce qui attire aujourd'hui dans l'industrie.
- 47:23Moi,
- 47:23je pense que le numérique a sa part à jouer.
- 47:25Ce n'est pas que ça,
- 47:26mais c'est un de mes avis.
- 47:27Et lui,
- 47:27il n'était pas d'accord.
- 47:28Il disait qu'il fallait plus mettre en avant la cohésion d'équipe et ce qui se passe à l'intérieur.
- 47:32Et en soi,
- 47:32je suis d'accord avec lui.
- 47:35Le truc,
- 47:35c'est comment je le fais transparaître à une jeune génération qui arrive sur le marché du travail,
- 47:42qui ne sait absolument pas ce qu'elle a envie de voir.
- 47:47Et oui,
- 47:47c'est important ça,
- 47:48mais est-ce qu'elle est déjà consciente que c'est de ça dont elle va avoir envie et que l'industrie est une opportunité ?
- 47:53Parce que tu l'as dit,
- 47:53il y a des moments durs et c'est ce qui renforce aussi les liens.
- 47:56et qui permet de rigoler derrière.
- 47:58Comment on le montre à l'extérieur ?
- 48:00Ça,
- 48:00je n'ai pas encore trouvé la solution.
- 48:01Mais c'est bien si vous le dites.
- 48:03Effectivement,
- 48:04ça ne transparaît pas toujours.
- 48:05Pourtant,
- 48:06le collectif dans l'industrie,
- 48:08je pense qu'il est important.
- 48:11On l'a des fois perdu un petit peu avec des relations client-fournisseur qui,
- 48:15des fois,
- 48:16se tendent un peu,
- 48:17avec des fois un manque de respect,
- 48:19dans certains cas.
- 48:21Et tout ça,
- 48:23non,
- 48:23ça doit...
- 48:24Il faut toujours avoir vraiment ce respect client-fournisseur et cette collaboration et cette envie de travailler ensemble.
- 48:31Ça ne veut pas dire que de temps en temps,
- 48:32on ne va pas ne pas être d'accord.
- 48:34Mais je pense que c'est important et que l'avenir de l'industrie passe par ça,
- 48:39par remettre des relations qui soient remettre de l'humain au milieu de tout ça.
- 48:43Il y en a encore énormément dans plein de structures,
- 48:46secteurs d'activité qui l'ont peut-être un peu oublié ces dernières années.
- 48:50Et ça,
- 48:50il va falloir que ça revienne.
- 48:53c'est quoi pour toi oser l'efficacité ?
- 48:58oser l'efficacité c'est oser simplifier c'est oser simplifier c'est trop complexe,
- 49:06tout est trop complexe aujourd'hui tout est trop complexe,
- 49:10donc c'est oser simplifier,
- 49:11c'est oser prendre des risques un risque qui soit mesuré,
- 49:14mais ça va être la simplification on ne peut pas faire ça pourquoi on ne peut pas le faire,
- 49:18c'est pas le risque qu'on prend si on le fait
- 49:20Oui,
- 49:21mais là,
- 49:21ce n'est pas écrit dans la procédure.
- 49:24Oui,
- 49:24mais on peut peut-être quand même le faire.
- 49:26Je ne suis pas un vatanguerre.
- 49:29Tout doit être mesuré.
- 49:31Mais simplifier,
- 49:32oser prendre un risque,
- 49:34et le faire de façon collective,
- 49:37ce sont trois facteurs qui font qu'on peut accélérer et être efficace.
- 49:43Je suis à deux doigts de changer le nom du podcast.
- 49:45Oser simplifier,
- 49:46je crois qu'il y a tout dedans.
- 49:47Simplifier,
- 49:48c'est vrai.
- 49:50On arrive vraiment à la fin.
- 49:51Comment est-ce qu'on te contacte ?
- 49:53Comment est-ce qu'on rentre en contact avec ADTP si on veut travailler avec nous ?
- 49:57Site internet.
- 49:57Oui,
- 49:58on mettra dans la description.
- 49:59ADTP.com,
- 50:00c'est simple,
- 50:01c'est efficace.
- 50:02Voilà,
- 50:02on garde la simplicité.
- 50:04S'il y a une chose à retenir de cet épisode ?
- 50:07que tu peux nous donner à nos auditeurs directement.
- 50:09La discussion était riche,
- 50:10il y avait plein de choses,
- 50:11mais globalement,
- 50:12le message principal,
- 50:15c'est intégrer une personne en situation de handicap ou travailler avec des structures comme ADTP en sous-traitance industrielle.
- 50:23C'est vraiment booster sa performance globale,
- 50:26la performance de sa structure.
- 50:28On va rester là-dessus.
- 50:29Oser l'efficacité a fait son podcaston.
- 50:31On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo.
- 50:34En attendant,
- 50:34n'oubliez pas de vous abonner pour ne surtout pas la rater.
- 50:36Et surtout,
- 50:37n'oubliez pas d'oser l'efficacité.