Latest / Oser l'efficacité - Les stratégies de ceux qui font l’industrie / Coût de l'énergie pour les industries : la méthode pour sécuriser vos contrats
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- 0:00Le coût de l'énergie n'est pas une fatalité.
- 0:02Pourtant,
- 0:02parmi les industriels,
- 0:03et en particulier chez les plus petites structures,
- 0:05c'est encore loin d'être une évidence.
- 0:07Acheter son gaz,
- 0:08acheter son électricité,
- 0:10c'est devenu une décision stratégique où la géopolitique a énormément d'impact.
- 0:14Et pourtant,
- 0:15chaque année,
- 0:16des dirigeants industriels continuent de renouveler leurs contrats comme on achète des stylos.
- 0:20Résultat,
- 0:21c'est des centaines de milliers d'euros qui restent sur la table,
- 0:23dans la poche de vos fournisseurs,
- 0:25alors qu'ils pourraient financer vos projets.
- 0:27Mon invité du jour passe
- 0:28ses journées à récupérer cet argent.
- 0:30Benoît Guiot,
- 0:31bonjour et bienvenue dans Oser l'Efficacité.
- 0:33Bonjour.
- 0:34Je suis ravie de te recevoir.
- 0:36Pour commencer cette émission,
- 0:37on va s'attaquer à qui tu es,
- 0:39d'où tu viens.
- 0:40Et ça se passe dans I Need a Hero.
- 0:45Pour commencer cette section d'ailleurs,
- 0:46je vais te demander si ton rapport à l'industrie,
- 0:49c'est plutôt un super pouvoir inné ou acquis ?
- 0:51Moitié,
- 0:51moitié.
- 0:53J'ai eu un papa qui a travaillé dans les bureaux d'études pour faire des bancs d'essais dans l'aéronautique.
- 0:58Un peu la conception.
- 0:59Donc effectivement,
- 1:00il y a une petite partie d'inné et de transmis.
- 1:03Et il y a une partie d'acquis,
- 1:04puisque j'ai eu à piloter des contrats nationaux pour la métrologie pour certaines usines.
- 1:10Et j'avoue que quand on visite les usines Dassault,
- 1:13il y a un effet waouh qui est absolument génial.
- 1:18On apprend aussi à aimer l'industrie,
- 1:22parce que certains produits sont aussi des fleurons,
- 1:26sont des bijoux.
- 1:27Et particulièrement,
- 1:28ce que j'ai vu dans ces usines,
- 1:30c'est l'alliance de la très,
- 1:30très haute technologie et du savoir-faire manuel quasiment ancestral.
- 1:35Donc,
- 1:36au-delà du produit,
- 1:38il y a aussi la communauté humaine de production qui va avec.
- 1:42C'est une réalité.
- 1:44Donc,
- 1:44voilà,
- 1:4550-50-50.
- 1:47J'ai même envie de dire,
- 1:48c'est aussi quelque chose qui se retransmet encore à la génération suivante,
- 1:51parce que ma fille est fan de l'émission
- 1:53Les Meilleurs Forgerons.
- 1:55Et donc,
- 1:56à 10 ans.
- 1:57petit stage avec un ami métallier et donc du coup il y a déjà eu l'apprentissage de l'amour du produit,
- 2:02de sa transformation donc ça se transmet 50%
- 2:06inné,
- 2:0750% acquis
- 2:07Le premier amour de l'industrie c'est quand même pas ton père parce que tu as utilisé le mot apprendre à l'aimer,
- 2:12c'est quand même l'amour il est venu plus tard Oui,
- 2:14la révélation au final,
- 2:15les bases étaient là mais comme il a changé de carrière on dirait être à nouveau confronté à ce monde là et puis de la plus belle des manières parce que quand on entend vraiment les...
- 2:25Les gros moteurs décollés et la manière dont ces bijoux sont construits,
- 2:30ça confronte en fait à quelque chose de magique.
- 2:32Toi,
- 2:32ta formation,
- 2:33c'est l'intelligence économique au départ,
- 2:35le lobbying.
- 2:36Maintenant,
- 2:36tu vas aider les industriels à récupérer l'argent de leurs contrats énergétiques.
- 2:40Comment on passe de l'un à l'autre ?
- 2:41Il n'y a pas vraiment de passerelle innée,
- 2:44déjà.
- 2:45Mais surtout,
- 2:46c'est une même logique,
- 2:48puisque moi,
- 2:49je passais par la géopolitique,
- 2:50lobbying,
- 2:51intelligence économique,
- 2:52notamment avec l'école de guerre économique.
- 2:54où on apprend à voir les lectures de confrontation,
- 2:58de tension,
- 2:59d'asymétrie d'informations,
- 3:02de concurrence forte et un peu sans limite,
- 3:06un petit peu dans le couvert.
- 3:08Et le lien entre énergie et industrie est au cœur de l'ensemble des logiques de guerre économique,
- 3:15que ce soit entre entreprises,
- 3:17mais également entre États.
- 3:20Et donc,
- 3:20quelque part,
- 3:20travailler dans le lien.
- 3:22une meilleure compétitivité des approvisionnements énergétiques pour l'industrie,
- 3:27c'est aussi travailler dans les fondamentaux,
- 3:30dans les sous-jacents de ce que peut faire de la souveraineté,
- 3:33de ce que peut faire des éléments de continuité de notre modèle social français,
- 3:38parce que sans redéveloppement de l'industrie,
- 3:40il y aura un problème de ce côté-là.
- 3:42Donc c'est appliquer des techniques ou des grilles de lecture que j'ai appris,
- 3:48y appliquer sur certains domaines.
- 3:50dans le lien de la compréhension des marchés de l'énergie et du conseil aux industriels sur la sécurisation de ce poste budgétaire qui est quand même très important.
- 4:00Et encore une fois,
- 4:01les marchés de l'énergie,
- 4:01il y a un nombre de sous-jacents qui est impressionnant.
- 4:04Une maintenance industrielle qu'il faut détecter comme un signal faible en Norvège peut impacter le marché.
- 4:12Les tensions géopolitiques des Détroit d'Ormuz,
- 4:14c'est l'actualité,
- 4:14bien sûr,
- 4:15mais 10 000 informations.
- 4:19bas niveau,
- 4:20qui,
- 4:20mises en relation,
- 4:22font une lecture du marché,
- 4:23font une prévisibilité,
- 4:25personne n'a de boule de cristal,
- 4:26bien sûr,
- 4:27qui participent à sécuriser les décisions au maximum du long terme,
- 4:31c'est-à-dire dont ont besoin les investisseurs industriels,
- 4:35c'est-à-dire de la lisibilité,
- 4:37de la stabilité dans leurs décisions.
- 4:38Aujourd'hui,
- 4:39tu travailles chez Premium Energy,
- 4:40qui est un courtier en énergie.
- 4:42Est-ce que tu t'es rendu compte,
- 4:44avant
- 4:45de l'état du marché de l'énergie et tu t'es dit il faut que je fasse quelque chose,
- 4:48que je trouve un emploi dans la branche ou est-ce que c'est quelque chose que tu as redécouvert ?
- 4:52par ton nouvel emploi ?
- 4:53Alors précédemment,
- 4:55il y a toujours un précédemment,
- 4:57précédemment j'avais déjà touché le marché de l'énergie,
- 4:59notamment avec de l'énergie plutôt rurale,
- 5:01l'énergie propane,
- 5:03dans lequel j'avais travaillé justement sur le lien avec la compétitivité des territoires.
- 5:07Casser un peu le décrochage des territoires ruraux par rapport aux territoires urbains.
- 5:11Cette sensibilité du marché de l'énergie,
- 5:13je l'avais même avant d'intégrer le monde du courtage.
- 5:16Chez Premium justement,
- 5:17j'ai pu apporter à la fois l'énergie propane comme dans le scope de ce que l'on peut faire.
- 5:21donc les territoires,
- 5:22mais également développer la même logique d'analyse des marchés et de lien entre des grandes données,
- 5:29parfois un peu macroéconomiques ou géopolitiques,
- 5:31qui peuvent nous dépasser,
- 5:32et libérer cette charge de décision des acheteurs industriels en faisant l'interface de sécurisation des décisions.
- 5:40Donc c'est la même chose et je suis venu à l'énergie comme ça.
- 5:43Pour en y voir plus clair,
- 5:44est-ce que tu pourrais m'expliquer le courtage comme un enfant de 10 ans ?
- 5:47Alors le courtage,
- 5:48on pense que c'est un métier très financiarisé,
- 5:51très récent,
- 5:52mais pas du tout.
- 5:53C'est un métier moyenâgeux à la base.
- 5:56Vous aviez à l'époque les riches acheteurs qui voulaient certains produits.
- 6:03Et il y avait les courteurs qui étaient les gens qui couraient sur les marchés pour passer d'un stand à l'autre,
- 6:08comparer les prix et négocier pour ces riches acheteurs.
- 6:13Donc voilà,
- 6:14on court entre les différentes offres.
- 6:16Et on conseille sur la qualité des produits.
- 6:18Un électron,
- 6:18c'est le même électron en l'occurrence,
- 6:20mais on conseille sur les stratégies d'achat,
- 6:23un peu comme à l'époque.
- 6:23Alors,
- 6:24on ne court plus.
- 6:24Maintenant,
- 6:24les mails existent,
- 6:25heureusement.
- 6:26Mais le principe du marché,
- 6:27grosso modo,
- 6:28est resté le même depuis le Moyen Âge.
- 6:29Si je prends le métier de personnel shopper,
- 6:31c'est un cousin dérivé du courtage.
- 6:35C'est ce métier de base qui est parti dans deux sens complètement différents ?
- 6:37Je t'embête un peu,
- 6:40désolé.
- 6:41Dans le personnel shopper,
- 6:42il y a quand même une question aussi d'adaptation,
- 6:45de la
- 6:45projection d'image par les vêtements.
- 6:48On peut avoir à peu près la même logique avec des clients qui peuvent nous demander soit de l'énergie verte,
- 6:53soit des garanties d'origine,
- 6:55soit nous accompagner,
- 6:56les faire accompagner aussi dans certains éléments de transition écologique.
- 6:59Mais oui,
- 7:00de sobriété.
- 7:01Mais on va s'arrêter là,
- 7:02on ne va pas acheter des chapeaux.
- 7:04C'est pour ça que j'avais dit lointain cousin.
- 7:05Mais si tu veux absolument trouver plus de liens,
- 7:07il n'y a pas de souci.
- 7:08On peut toujours en trouver.
- 7:10Si je te demandais de te présenter sans utiliser les mots stratégie,
- 7:14industrie et énergie,
- 7:15tu dirais quoi ?
- 7:16Je dirais que je fais quand même un métier qui est quand même très particulier.
- 7:20Quand un industriel nous confie la renégociation de ses contrats énergétiques,
- 7:24au final,
- 7:25il nous confie la responsabilité de la sauvegarde d'une grande partie de sa rentabilité pour les années futures.
- 7:31C'est-à-dire que si une décision est mal prise,
- 7:33ça peut vraiment plomber ou,
- 7:35une bonne décision,
- 7:36aider la rentabilité.
- 7:38Donc,
- 7:38c'est un marché dans lequel la définition est surtout au niveau...
- 7:42de l'expertise et de la confiance.
- 7:44Il y a quand même un esprit de responsabilité,
- 7:48un esprit d'aide à la décision qu'il ne faut pas sous-estimer.
- 7:53On n'est pas du tout dans uniquement la comparaison de factures simple.
- 7:59Aujourd'hui,
- 7:59le vrai métier de courtier,
- 8:01c'est beaucoup d'analyse,
- 8:02beaucoup d'expertise en amont,
- 8:03un travail qui n'est pas vraiment valorisé dans le grand public.
- 8:06Il ne faut pas vouloir aimer être dans la lumière,
- 8:09comme aujourd'hui.
- 8:10pouvoir justement être le conseiller de l'ombre,
- 8:14mais qui ne doit impérativement pas prendre de mauvaises décisions,
- 8:17ou conseiller de mauvaises décisions,
- 8:18c'est le client qui est maître de son destin,
- 8:21quoi qu'il arrive.
- 8:22Donc la définition,
- 8:23ce serait plutôt ça,
- 8:24un gros esprit de responsabilité,
- 8:26et savoir laisser la place aux vrais héros,
- 8:31qui sont les dirigeants d'industrie.
- 8:32Pour conclure cette section,
- 8:35je vais te demander,
- 8:36parce que dans Oser l'efficacité,
- 8:38j'aime beaucoup les références pop,
- 8:40Si tu étais un super héros ou un film,
- 8:42une série,
- 8:42tu peux choisir ce que tu veux,
- 8:43tu serais quoi ?
- 8:44Jarvis.
- 8:45Jarvis,
- 8:46c'est l'IA qui assiste Tony Stark dans tout.
- 8:49C'est un héros méconnu,
- 8:53quelque part,
- 8:53qui prend en compte tout un tas d'informations,
- 8:57qui analyse,
- 8:57qui croise,
- 8:58qui met tous les signaux faibles qui existent dans un outil de décision et qui fait des préconisations de la meilleure réaction possible avant l'impact.
- 9:09d'Iron Man.
- 9:11Ce qui est très intéressant dans le parallèle,
- 9:12c'est que c'est Tony Stark qui continue à prendre la décision.
- 9:15Parfois,
- 9:16il peut se passer de la préconisation de Jarvis,
- 9:18mais sans Jarvis,
- 9:20il ne pourrait pas avoir la liberté d'être qu'il est.
- 9:24J'ai eu un Tony Stark dans un épisode précédent.
- 9:26Il va peut-être falloir que je vous mette en relation.
- 9:28C'est pas mal,
- 9:29parce que la réponse instinctive aurait pu être de dire Iron Man,
- 9:33mais le vrai héros,
- 9:34c'est Tony Stark.
- 9:35C'est l'humain qui est dans l'armée.
- 9:36Dans la prochaine section.
- 9:38Je vais te demander des histoires que tu as vécues.
- 9:41L'idée pour nos auditeurs,
- 9:42c'est de repartir avec la leçon que tu as apprise en chemin.
- 9:46sans avoir à vivre l'histoire,
- 9:47donc de vraiment leur faire gagner un peu de temps.
- 9:49Donc le bénéfice sans la souffrance.
- 9:50Exactement,
- 9:51c'est ça.
- 9:52C'est exactement la définition de la partie cheat code.
- 9:56Tu m'as parlé d'un de tes clients qui signent un contrat d'énergie sur un an,
- 10:01en espérant un mieux.
- 10:02Qu'est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là ?
- 10:04Alors déjà,
- 10:04on avait beaucoup travaillé en amont,
- 10:06parce que le client avait une situation de base qui n'était pas simple,
- 10:10il y avait des modifications de consommation,
- 10:12des modifications de process.
- 10:13Bref,
- 10:14on n'avait pas d'état des lieux stable.
- 10:16Donc on avait beaucoup travaillé pour sécuriser la situation.
- 10:19On a fait un entretien avec le client qui a duré plus d'une heure et demie.
- 10:25Il posait beaucoup de questions très pertinentes.
- 10:27Il posait des questions qui étaient véritablement axées compréhension et chemin vers la décision.
- 10:34Il prenait des notes.
- 10:35Donc là,
- 10:35c'est un peu la checklist de tout ce qui va bien.
- 10:38Et à la fin,
- 10:39il nous annonce que ce qui lui pose problème,
- 10:41c'est qu'il aimerait bien que EDF lui refasse les mêmes offres.
- 10:44que ce qu'il avait avant.
- 10:46Donc on dit qu'il était resté coincé en 2006,
- 10:50le marché n'est plus le même,
- 10:53ce qui fait qu'il a préféré reprendre une décision à court terme avec un autre acteur.
- 10:59Et comme les prix ont monté significativement sur la période après,
- 11:04il s'est rendu compte que ce n'était pas forcément la meilleure décision.
- 11:06Et c'est une personne qui a pris le pas de reprendre les notes,
- 11:10d'essayer de comprendre ce qui avait fauté dans la décision.
- 11:14Il nous avait recontactés,
- 11:15il en a recontacté d'autres également,
- 11:17mais on a pu sécuriser au mieux la suite.
- 11:21Mais l'impact a quand même été là et sur plusieurs années.
- 11:24Donc ce qu'on perçoit comme leçon,
- 11:27c'est que parfois les croyances émotionnelles,
- 11:31ça impacte aussi.
- 11:33On a beau être le plus technique,
- 11:37le plus rationnel,
- 11:38on n'emporte pas toujours.
- 11:40la décision,
- 11:41ou tout moins l'adhésion du processus de décision de la personne qu'on a en face.
- 11:46Et dans les émotions,
- 11:47il y a aussi la question de réassurance.
- 11:50Je ne dis pas que c'était le mieux avant,
- 11:52mais la décision était beaucoup plus simple avant,
- 11:54quand le marché n'était pas libéralisé,
- 11:56et moins d'opportunités,
- 11:57moins de risques.
- 11:58C'était un autre monde.
- 11:59Et suivant les générations,
- 12:00il peut y avoir ce phénomène de perturbation de la décision rationnelle par cette évolution-là,
- 12:06mais je pense que nous y arriverons aussi.
- 12:07Prendre une décision court-termiste dans le domaine de l'énergie,
- 12:10c'est jamais une bonne idée ?
- 12:11Ça peut être des bonnes idées.
- 12:13Tout dépend de l'état du marché,
- 12:15des anticipations qu'on a.
- 12:17Quand on est sur un marché durablement baissier,
- 12:19comme ça a été le cas notamment en 2023,
- 12:22prendre des décisions de court terme,
- 12:24c'est refuser d'avoir un engagement plus cher que ce qu'on estime que le marché sera plus tard.
- 12:28Donc,
- 12:29c'est assurer l'accessibilité de l'énergie aujourd'hui et en se laissant la liberté de redécider à court terme.
- 12:36Donc même des contrats de six mois ou d'un an peuvent être parfois des bonnes décisions.
- 12:40Bien sûr,
- 12:41pouvoir sécuriser systématiquement le très long terme,
- 12:43par contre,
- 12:44est intéressant quand on est à peu près sûr d'avoir une bonne performance de tarif ou que l'on a des risques de volatilité sur des marchés qui sont très instables,
- 12:52voire haussiers.
- 12:53Donc chaque marché,
- 12:54chaque client,
- 12:55sa configuration,
- 12:55il n'y a pas de solution magique,
- 12:58de baguette unique pour tout le monde.
- 13:00Voilà,
- 13:00tout simplement.
- 13:01Ça marche,
- 13:01d'où ton métier.
- 13:02Exactement.
- 13:03Sinon,
- 13:03ce serait un peu facile.
- 13:05D'ailleurs,
- 13:05en reparlant de ton métier,
- 13:07un des sujets qu'on abordait ensemble,
- 13:09c'est la fracture qu'il y a entre la France et ses voisins européens.
- 13:13En France,
- 13:13on est très peu habitués à faire appel à un courtier.
- 13:16Tout à fait.
- 13:17Peut-être encore plus en énergie.
- 13:18C'est vrai que moi,
- 13:19avant qu'on en discute la première fois ensemble,
- 13:21pour moi,
- 13:22le courtier,
- 13:22peut-être d'acheter ton appartement et c'est à peu près tout.
- 13:27Est-ce que tu peux nous en dire plus sur l'état des chiffres actuellement ?
- 13:30Il y a une étude européenne qui date de 2024,
- 13:33à qui indique
- 13:34que la pratique de passer par un courtier pour renégocier tel ou tel contrat est très variable d'un pays à l'autre.
- 13:40En France,
- 13:41on est,
- 13:41selon l'état d'entreprise,
- 13:42entre 15 et 25 %,
- 13:43une entreprise qui passe par des experts de la renégociation de contrat.
- 13:48En Angleterre,
- 13:49on est à 80 %,
- 13:50en Allemagne,
- 13:51on est aux alentours de 50 %.
- 13:53Mais il y a des choses qui expliquent,
- 13:54au final,
- 13:55cette différence.
- 13:56En France,
- 13:57on a eu,
- 13:57pendant très très très longtemps,
- 14:00une organisation du marché de l'énergie.
- 14:02qui était issue de l'époque et qui faisait qu'on avait un acteur qui était à la fois producteur,
- 14:08fournisseur et gestionnaire du réseau.
- 14:11Donc au final,
- 14:11il était relativement simple pour les dirigeants de l'entreprise de se dire on n'a pas vraiment besoin de pilotage ni de la consommation,
- 14:18encore toutes les notions de sobriété,
- 14:20ni de pilotage des contrats.
- 14:22Ne pas décider est une forme de sécurité.
- 14:25Et là,
- 14:26on est en train de vivre un choc culturel de ce côté-là parce qu'avec la crise de 2022,
- 14:32il y a eu beaucoup de prises de conscience que certains avaient fait des choix qui étaient plus sécurisants que d'autres,
- 14:38certains étaient conseillés ou pas,
- 14:40et que l'avenir des entreprises avait vacillé ou avait été sécurisé selon la manière dont ils avaient été accompagnés.
- 14:47Donc,
- 14:48on évolue.
- 14:49De l'autre côté,
- 14:50dans le monde plutôt anglo-saxon,
- 14:53un dirigeant d'entreprise ne perçoit pas forcément le fait de passer par des experts de la renégociation ou des experts d'un métier comme une faiblesse ou comme une faille personnelle.
- 15:03Il le prend plutôt comme le fait d'avoir un appui externe qui est totalement légitime face à une situation de besoin d'expertise ou de gestion d'un risque.
- 15:12Donc il y a cette dimension très différente.
- 15:15Enfin,
- 15:16une troisième couche,
- 15:17c'est que...
- 15:18dû à la situation historique,
- 15:20cognitivement,
- 15:21on a tendance à penser que l'électricité et le gaz naturel sont dans la même case que les ramettes de papier,
- 15:26je n'ai rien contre les ramettes de papier,
- 15:28ou les stylos,
- 15:29je n'ai rien contre les stylos.
- 15:31Mais ça passe sous le scope,
- 15:33ça doit être de base,
- 15:35et on ne pense pas forcément à les renégocier,
- 15:37alors que ça fait déjà un bon moment que c'est devenu pleinement stratégique.
- 15:41Ça,
- 15:42c'est une certitude.
- 15:42Donc il y a un aspect culturel qui est en train de changer.
- 15:46qui est avant tout basée sur le fait que ça peut paraître plus sécurisant de ne pas prendre de décision,
- 15:53de laisser se reconduire les choses,
- 15:56sauf que cette inaction,
- 15:57elle est confortable jusqu'à ce qu'elle ait un coût qui,
- 15:59là,
- 16:00devienne véritablement stratégique.
- 16:01Quand un client t'invite à discuter avec lui,
- 16:04il y a toujours un coût d'économisation ou il y a encore aujourd'hui,
- 16:08je parle de gens qui n'ont jamais fait appelé à du courtage,
- 16:10parce qu'il y a encore des gens qui sont sur des contrats intéressants aujourd'hui.
- 16:13On a en France une pyramide par taille d'entreprise qui fait que les plus petites entreprises sont sur des tarifs qui sont quasiment non optimisables,
- 16:22pour les vraiment très très petites.
- 16:25Ensuite,
- 16:25on a des situations qui sont très hétérogènes.
- 16:28Il y a des gens qui ont pris des contrats longs à des moments favorables,
- 16:32ils en ont encore.
- 16:32Donc,
- 16:33on ne va plus parler d'accompagnement et de sécurisation que d'optimisation,
- 16:38de génération d'économies systématiques.
- 16:40Alors,
- 16:40quand le marché monte ou est très volatile,
- 16:43effectivement,
- 16:43ça ne fait pas plaisir quand quelqu'un vous dit que la meilleure décision,
- 16:46c'est de prendre ce contrat.
- 16:47Oui,
- 16:48mais il est plus cher.
- 16:49Oui,
- 16:49mais il est moins cher que l'estimation du risque que vous pouvez avoir,
- 16:52etc.
- 16:53Quand le marché baisse,
- 16:54c'est effectivement plus facile,
- 16:56parce qu'on peut mesurer une économie,
- 16:58ça fait toujours plus plaisir.
- 17:03Sur cette donnée-là,
- 17:04la dimension prise de décision ne doit pas forcément être basée uniquement sur la génération d'économies.
- 17:10Le prix,
- 17:11on va dire...
- 17:12de l'électron ou le prix de la molécule qui est sur le contrat n'est qu'une composante parmi d'autres du coût global d'accès à l'énergie.
- 17:19La notion d'optimisation du contrat avec un alignement avec les besoins réels,
- 17:25parce que les conditions de production ont évolué,
- 17:27le contrat de base et les conditions données au gestionnaire de réseau sont anciennes,
- 17:32réadapter tout ça peut générer des économies également.
- 17:35Donc pas de réponse universelle,
- 17:38encore une fois,
- 17:38toutes mes excuses.
- 17:40Mais il y a des gisements d'économie qui ne sont encore pas assez diffusés dans le marché,
- 17:44pour lesquels justement le besoin de transmettre de l'expertise,
- 17:47de passer par un conseil ou un courtier,
- 17:50peut apporter des bonnes surprises.
- 17:51Chacun sa vie,
- 17:52chacun son contrat.
- 17:53Je pense que c'est vraiment important d'insister sur le fait qu'on n'est pas forcément en termes d'économie,
- 17:57mais qu'il y a un enjeu de sécurisation des contrats aujourd'hui.
- 18:00Je pense qu'on ne le perçoit pas forcément.
- 18:02Et tant pis s'il n'y a pas de réponse universelle,
- 18:04mais en tout cas,
- 18:05c'est un élément à avoir en tête.
- 18:06Mais si l'énergie est stratégique au moment de la payer,
- 18:08il faut aussi qu'elle soit stratégique au moment de l'acheter.
- 18:10Il y a un autre sujet que je voulais creuser avec toi.
- 18:13C'est toi qui m'en avais parlé déjà.
- 18:16L'image du métier de courtier n'a pas forcément toujours bonne presse à cause de la déontologie du métier.
- 18:23Alors,
- 18:23c'est un marché qui a explosé véritablement ces dernières années.
- 18:29Et comme tout marché qui explose,
- 18:31il y a une diversité très large,
- 18:34on va dire.
- 18:36de réelles compétences et de réelles pratiques sur le marché.
- 18:40Il y a effectivement tout un tas d'acteurs qui se montrent très agressifs dans leur communication commerciale.
- 18:48Et c'est quelque chose qui a donné une image d'épinal,
- 18:51un petit peu du métier qui n'est pas la réalité vécue,
- 18:56on va dire,
- 18:56par tout un tas d'acteurs sérieux du marché.
- 18:58Il existe aujourd'hui de l'ordre de 450 courtiers de toute taille en France et le marché se structure.
- 19:05autour d'un syndicat qui est le syndicat des courtiers en énergie,
- 19:08où il n'y a que 12 entreprises membres.
- 19:11Ce n'est pas un logo que l'on peut acheter,
- 19:14c'est un logo qui se mérite.
- 19:16qui se mérite par le respect de méthodes prouvées comme étant efficaces,
- 19:21qui se mérite par le respect d'une déontologie très stricte,
- 19:25il faut accepter de pouvoir prouver cette expertise,
- 19:27cette déontologie en étant audité par Bureau Veritas.
- 19:30Donc ça ne veut pas dire que ceux qui ne sont pas adhérents du syndicat sont tous en dehors du scope de l'acceptable,
- 19:39mais effectivement,
- 19:40c'est une véritable volonté de structurer ce marché de façon à pouvoir...
- 19:45lever les blocages par un alignement de bonnes pratiques que le marché demande activement.
- 19:53Parce que quand on fait appel à un courtier ou à quelqu'un qui dit faire le métier de courtier et qu'on a une mauvaise expérience ou que le futur du marché ne donne pas raison sur la notion de sécurisation,
- 20:06ça enlève un peu de la valeur à tout le monde.
- 20:08Aujourd'hui,
- 20:08on recrée de la valeur justement en mettant en avant la réalité de l'expertise.
- 20:13en sécurisant la prestation prise par le client industriel où il sait que peu importe le chiffre,
- 20:21ce sera fait avec une méthode qui est propre à avoir une analyse scientifique de marché économique et que la prestation est tout à fait propre.
- 20:30Donc il y a une évolution du marché vers,
- 20:32on va dire,
- 20:33un resserrement qu'on appelle vers des acteurs aux bonnes pratiques,
- 20:37tout simplement.
- 20:38Je vais attraper la balle au bond sur la partie apport de valeur pour justement lancer ma prochaine section.
- 20:43Et là,
- 20:43je vais plutôt m'adresser à Benoît qui prend la parole sur les problématiques d'industrie,
- 20:48sur les thématiques d'industrie,
- 20:50de géopolitique,
- 20:51qui va faire de la sensibilisation auprès des entreprises justement sur les enjeux de l'énergie,
- 20:55même au-delà de parler directement de courtage,
- 20:58de c'est quoi l'énergie aujourd'hui,
- 21:00quel est le marché.
- 21:01Je vais te proposer dans la prochaine section des médias que tu pourrais créer potentiellement pour...
- 21:08propager ton expertise.
- 21:10Pour chacun,
- 21:10tu vas me dire C'est classe,
- 21:12je suis bien tenté pour le lancer demain,
- 21:13ou ça casse,
- 21:14arrête tes conneries Perrine,
- 21:16on est sérieux dans l'énergie.
- 21:18Ça,
- 21:18c'est la section qui fait peur.
- 21:19Voilà,
- 21:20c'est celle où tu n'avais pas d'informations avant.
- 21:23Exactement.
- 21:24Ça se passe tout de suite dans le C'est classe,
- 21:26ou ça casse.
- 21:30Ma première proposition,
- 21:31c'est le monde de l'énergie.
- 21:33Une revue de presse mensuelle où tu décryptes les actualités du monde et leurs impacts sur les coûts énergétiques des industriels.
- 21:38Donc l'actualité revue sous le prisme de l'énergie.
- 21:42Ça passe !
- 21:44Ça passe,
- 21:44c'est moyen ça !
- 21:45C'est classe ou ça casse ?
- 21:46Alors quand je dis ça passe,
- 21:47c'est que ce serait même carrément un outil,
- 21:51on va dire,
- 21:52global de valorisation de la profession,
- 21:54par exemple.
- 21:55Donc ça passe très bien,
- 21:58c'est classe,
- 21:59c'est très classe,
- 21:59c'est claquant même.
- 22:01Ce serait vraiment une bonne idée.
- 22:03On prend alors.
- 22:03Très bien.
- 22:04Tu as mis un copyright dessus ou pas encore ?
- 22:05Je peux t'aider à le lancer.
- 22:07Deuxième proposition,
- 22:08énergie pratique.
- 22:09Tu reçois tes clients au micro,
- 22:10tu montres les résultats concrets qu'ils ont obtenus et les différences qu'ils ont pu avoir entre finalement anciens et vos contrats.
- 22:18Je n'avais pas forcément toutes tes réponses avant de lancer l'épisode,
- 22:20mais de ce que tu m'as dit,
- 22:21comme chaque contrat est différent,
- 22:22chaque personne est différente,
- 22:23il y a sûrement de la matière.
- 22:25C'est justement le cœur du métier d'un courtier,
- 22:27c'est de faire de l'analyse comparative.
- 22:30Donc ce que tu décris là,
- 22:31c'est justement ce qu'un client devrait vivre avec chacun des courtiers avec lesquels il fait appel,
- 22:37c'est-à-dire une comparaison de la situation antérieure avec l'ensemble du détail des différents postes de son contrat et une comparaison avec deux,
- 22:44trois,
- 22:44quatre fournisseurs pour la situation future où on reprend les mêmes comparatifs.
- 22:49Et effectivement,
- 22:49on explique selon les enjeux spécifiques de chaque client,
- 22:52les points positifs,
- 22:53les points négatifs de chaque offre,
- 22:55c'est-à-dire du vrai conseil,
- 22:56de la préconisation,
- 22:57la décision restant toujours au titre du client.
- 22:59C'est ça.
- 23:00Ça existe déjà chez tous les bons courtiers.
- 23:02Imagine un média avec des cas réels où le client peut déjà se projeter avant que tu sois là et te dire,
- 23:07il faut vraiment que je travaille avec ce type-là.
- 23:09Alors ça,
- 23:10c'est classe.
- 23:12Et ça pourrait peut-être même être un outil un peu institutionnel.
- 23:18Peut-être une sorte de nutriscore des contrats énergétiques.
- 23:22Ça pourrait être pas mal.
- 23:23On ne peut pas aller le vendre au syndicat des courtiers ?
- 23:26L'appel est lancé ?
- 23:26On va en reparler.
- 23:28Prochaine proposition,
- 23:29la guerre de l'énergie.
- 23:30C'est un clin d'œil à ton passé de guerre économique.
- 23:33On fait une revue...
- 23:34Pourquoi passé ?
- 23:35C'est toujours le cas.
- 23:35Oui,
- 23:36d'accord,
- 23:36pardon.
- 23:36Mais de manière différente.
- 23:37C'est un des premiers amours.
- 23:38Exact.
- 23:39Des premiers amours de guerre économique.
- 23:40On fait une revue des différents grands événements,
- 23:43passés,
- 23:44présents,
- 23:44futurs,
- 23:45pourquoi pas,
- 23:45et de leurs impacts sur l'énergie pour réutiliser le passé,
- 23:48pour comprendre ce qui se passe peut-être actuellement.
- 23:50Quelque chose de peut-être un peu plus story-tellé que les deux premiers que je t'ai proposés.
- 23:54Alors,
- 23:55c'est classe.
- 23:56C'est très,
- 23:56très classe.
- 23:59et ça pourrait même encore une fois être un outil on va dire de formation dans notre métier donc c'est très très classe
- 24:08Cool, j'ai touché juste,
- 24:10je pense qu'avec le dernier ça va être pareil,
- 24:11le prochain c'est quand même un vlog terrain
- 24:13Tu sors de chez les clients,
- 24:14tu racontes tout ce qui t'arrive,
- 24:15on te suit du lever au coucher,
- 24:18tu racontes le métier de courtier.
- 24:20C'est la seule manière de comprendre ce qu'est vraiment le métier et de finalement faire tomber la mauvaise image des fois qu'on peut en avoir.
- 24:27Alors oui,
- 24:28il y a un côté humain.
- 24:29Il n'ose pas dire sa casse,
- 24:30mais je vois que...
- 24:32Non,
- 24:32c'est classe aussi.
- 24:34Et à vrai dire,
- 24:35il y a certaines enseignes de courtage pour lesquelles des salariés ou des indépendants,
- 24:42je ne sais pas,
- 24:43font ça.
- 24:44à titre personnel,
- 24:45sur Facebook,
- 24:45sur Instagram et sur
- 24:47LinkedIn.
- 24:50À vrai dire,
- 24:51moi,
- 24:51personnellement,
- 24:51je ne suis pas fan parce que,
- 24:53par nature,
- 24:54j'ai vraiment la confidentialité ancrée dans l'ADN.
- 24:58Ils ne dévoilent ni le nom du client,
- 25:00ni des chiffres,
- 25:01bien évidemment,
- 25:01mais ça redonne un côté aussi humain,
- 25:04émotionnel.
- 25:07Ça remonte la relation de confiance qu'il y a aussi.
- 25:10Donc,
- 25:11plutôt classe,
- 25:12mais avec des pincettes.
- 25:14Ça marche,
- 25:14ouais,
- 25:15classe,
- 25:15mais pas pour toi.
- 25:15Chacun sa culture,
- 25:17c'est sûr que ça...
- 25:18Bon,
- 25:18il faut que j'aille plus loin la prochaine fois,
- 25:19ça manquait de ça casse,
- 25:21je cherche quand même un petit peu ça casse,
- 25:23je vais pas le cacher.
- 25:24Bon,
- 25:24du coup,
- 25:24je vais aller pousser le bouchon un peu plus loin,
- 25:26puisque maintenant je vais te mettre sur le siège le plus inconfortable de l'émission.
- 25:29On va attaquer avec le grill.
- 25:35Donc dans le grill,
- 25:36tu connais le principe,
- 25:36je vais quand même le réexpliquer pour nos auditeurs.
- 25:38Je pose des questions qui sont volontairement un peu plus inconfortables.
- 25:42Tu y réponds vite,
- 25:43sans trop réfléchir.
- 25:44Tu vois ce qui te vient.
- 25:45Alors,
- 25:45est-ce que tu as un souvenir mémorable d'échec commercial ?
- 25:48Même configuration.
- 25:49On a pas mal travaillé pour le client.
- 25:52On a fait une présentation tout à fait propre,
- 25:57convaincante.
- 25:58On était vraiment motivés parce que c'était un cas sur lequel il y avait un vrai gap et on pouvait vraiment créer de la valeur pour le client.
- 26:07Tout était OK.
- 26:08Et le client nous informe qu'il a choisi de travailler avec un de nos concurrents.
- 26:11Parce que dans le logo,
- 26:13il y avait un élément qu'il considérait comme étant porte-bonheur pour lui.
- 26:16Tu fais quoi contre ça ?
- 26:18Déjà,
- 26:19on accepte.
- 26:19Bah oui.
- 26:20Et on en tire la leçon que tout n'est pas rationnel.
- 26:24Et qu'il faut respecter les choses,
- 26:27tout simplement.
- 26:27Mais il y a des éléments contre lesquels on ne peut pas lutter.
- 26:31J'avoue que je n'ai pas préparé l'interview au point de savoir si ça lui avait vraiment porté bonheur ou pas.
- 26:35Ah non.
- 26:36À moi,
- 26:36pas en tout cas.
- 26:38Tu parlais d'émotion tout à l'heure,
- 26:39il y a encore un niveau au-dessus de l'émotion,
- 26:41sur les convictions et les croyances,
- 26:44c'est compliqué.
- 26:44Quelle vérité sur le marché de l'énergie,
- 26:46personne n'ose dire en public ?
- 26:48La France ne sera sans doute plus capable de produire durablement de l'énergie aussi faiblement tarifée que dans les années précédentes dans lesquelles l'industrie s'est construite.
- 27:00C'est-à-dire que l'industrie va devoir gérer de toute façon,
- 27:05à moyen long terme,
- 27:06des...
- 27:06tarifs d'approvisionnement électrique et d'énergie,
- 27:09au sens général,
- 27:11bien plus élevés que précédemment.
- 27:14Et ça,
- 27:15je n'entends pas des décideurs,
- 27:17notamment politiques,
- 27:18assumer les choses lorsqu'elles sont dites comme ça.
- 27:21Est-ce qu'il y a des moments où tu réalises,
- 27:22en prospection commerciale,
- 27:24que le client en face ne te fait pas confiance ?
- 27:26Et comment tu le gères ?
- 27:27Pour réussir,
- 27:28il faut que le client,
- 27:30comme pour toute démarche commerciale,
- 27:31ait confiance dans la société,
- 27:33dans le produit ou service vendu.
- 27:35et dans le commercial.
- 27:36Parfois,
- 27:36il faut simplement accepter aussi que le client puisse avoir une vision de ce qu'est la confiance,
- 27:44une vision de ce qu'est la prestation d'expertise qui soit radicalement différente,
- 27:49qui puisse prendre des choix qui ne soient pas ceux pour lesquels nous,
- 27:53on porte de la confiance.
- 27:54Donc,
- 27:55il faut accepter le fait que le client soit le maître de son destin.
- 28:01Parfois,
- 28:01Tony Stark fait exactement l'inverse de ce que préconise
- 28:05Jarvis,
- 28:06c'est la vie,
- 28:07tout simplement.
- 28:08On a tendance à suivre quand même ces cas-là un petit peu plus précisément dans le temps,
- 28:12pour analyser les choses,
- 28:15et aussi pour montrer que la confiance ne se construit pas quand tout va bien.
- 28:19La confiance,
- 28:20elle se construit selon les réactions qu'on a,
- 28:22quand le marché devient instable,
- 28:23quand ça va mal.
- 28:24Et quand on continue à être totalement apporteur de solutions,
- 28:30on va dire calme,
- 28:31analytique,
- 28:32présent.
- 28:34au contact,
- 28:36eh bien,
- 28:36la confiance se crée.
- 28:37Donc,
- 28:38c'est là aussi une leçon.
- 28:39C'est-à-dire qu'il faut accepter les choses,
- 28:41pas forcément avoir de frustration sur le fait que la personne n'ait pas confiance en nous sur le moment.
- 28:46C'est la vie.
- 28:47Heureusement que chacun est différent.
- 28:48Heureusement que chacun a des modes de relation,
- 28:52qu'ils soient personnels ou commerciales,
- 28:53différentes.
- 28:54Du coup,
- 28:54est-ce qu'on t'a déjà claqué la porte au nez ?
- 28:56Oui,
- 28:56mais très violemment,
- 28:57bien évidemment.
- 28:58Ah oui,
- 28:58violent ?
- 29:00On est sur un marché,
- 29:01comme on l'a dit tout à l'heure,
- 29:01sur lequel il y a beaucoup d'acteurs qui ont des pratiques commerciales qui sont extrêmement push,
- 29:06donc ça sature un peu les gens.
- 29:09Et quand on a des positionnements qui sont propres,
- 29:11qui sont audités,
- 29:12etc.,
- 29:12c'est une réalité qui peut être cruelle,
- 29:16mais qui s'impose à nous,
- 29:17comme aux autres.
- 29:19Donc oui,
- 29:20la porte claquée au nez,
- 29:22c'est quelque chose qui est vécu,
- 29:23forcément.
- 29:23J'avais une dernière question,
- 29:24mais je ne sais pas si tu aurais un exemple en plus,
- 29:26parce qu'on en a déjà eu quelques-unes.
- 29:28C'est sur des décisions stupides que tu as pu avoir.
- 29:31Malheureusement,
- 29:31je pense que le côté logo...
- 29:32Alors,
- 29:32des décisions stupides que moi j'ai pu avoir.
- 29:35Sur le côté commercial.
- 29:36Il y en a quelques-unes,
- 29:36mais c'est personnel.
- 29:37Non,
- 29:37ce n'était pas la question.
- 29:39Des décisions stupides de dirigeants que j'ai vues.
- 29:43Alors qu'avant,
- 29:44ils avaient l'air sensés.
- 29:44Il y a eu pas mal d'études sur la prise de mauvaises décisions par des gens très intelligents.
- 29:49Ça a été très bien documenté.
- 29:51Je vais avoir deux exemples.
- 29:52Le premier,
- 29:53l'oubli,
- 29:53tout simplement.
- 29:54quelqu'un qui avait oublié qu'il avait déjà pris un contrat d'énergie sur les années 2028-2029 et qui en a repris un deuxième.
- 30:02Donc ça pose problème.
- 30:03Il faut annuler un des deux contrats avant même qu'il ait commencé.
- 30:06Et dans le contrat,
- 30:06il y a des clauses de pénalité qui sont lucifériennes parfois,
- 30:11qui correspondent à une perte sèche extrêmement pénalisable pour l'entreprise.
- 30:14C'est un premier cas de décision stupide.
- 30:17L'oubli,
- 30:17tout simplement.
- 30:19La deuxième est plus technique.
- 30:21J'ai eu le cas d'une cristallerie.
- 30:23qui s'ouvrait,
- 30:25qui était très contente d'être raccordée au gaz naturel,
- 30:28donc au méthane.
- 30:30Et puis quand ils ont commencé à démarrer leur activité,
- 30:34ça ne marche pas.
- 30:34Parce que le méthane n'a pas les qualités de puissance dans certaines configurations,
- 30:39et c'était du propane qu'il leur fallait.
- 30:42Donc il a fallu débrancher l'usine,
- 30:45il a fallu remettre une installation de propane à la place.
- 30:48Erreur technique.
- 30:50Mais alors,
- 30:51comment on ouvre une cristallerie sans savoir qu'il nous faut du propane ?
- 30:53Alors,
- 30:54personnellement,
- 30:54je ne sais pas qu'il faut du propane pour une cristallerie,
- 30:56mais...
- 30:57Alors,
- 30:58ils ont peut-être changé quelques éléments de process,
- 31:02qui fait que la qualité demandée ou la matière travaillée était différente.
- 31:06Mais tout du moins,
- 31:07effectivement,
- 31:07ils ont été dans ce cas de figure.
- 31:10C'est fin,
- 31:10la différence entre les deux ?
- 31:12Oui,
- 31:12je comprends,
- 31:14oui.
- 31:14Ça me paraît fou.
- 31:16Je me boufferais les doigts.
- 31:19plus que le porte-bonheur sur un logo ?
- 31:21Ah,
- 31:21je ne sais pas.
- 31:23Il y a débat.
- 31:24Dites-nous en commentaire la pire.
- 31:25Je crois que c'est le mieux.
- 31:26Tout le monde n'est pas rassuré.
- 31:28J'aimerais lire les commentaires des gens qui ont d'autres anecdotes.
- 31:31En tout cas,
- 31:32tu as de sacrées histoires.
- 31:34Ça fait des choses à raconter.
- 31:37Du coup,
- 31:37on va redevenir un peu plus sérieux dans la prochaine partie.
- 31:40On va s'interroger au futur de l'énergie,
- 31:44de ton activité,
- 31:45de l'industrie qui sont toutes extrêmement liées.
- 31:47Donc,
- 31:47ça se passe dans retour vers le futur.
- 31:52La première question que je voulais te poser parce que ça a quand même un impact assez fort sur l'énergie actuellement tu vois quel impact de l'arrêt de l'ARENH dans les prochains temps sur l'industrie peut-être
- 32:04en particulier sur les petites structures comment tu places par rapport à ça ?
- 32:07L'ARENH c'était un dispositif qui avait vocation à dynamiser la concurrence sur le marché libéralisé naissant et à
- 32:16continuer de connecter les prix de marché avec une partie des coûts de production de l'énergie nucléaire française.
- 32:22Ça a fonctionné ou pas selon les opinions des uns et des autres,
- 32:26ce n'est pas une question de faire un débat sur ça,
- 32:28mais il faut constater que la crise de 2022 a montré qu'aucun dispositif ne pouvait contrecarrer des vagues comme une augmentation dingue du prix de l'énergie et des difficultés de production nucléaire française.
- 32:42Donc ce dispositif a pris fin fin 2025.
- 32:45a été remplacé par le versement nucléaire universel,
- 32:47le VNU.
- 32:48Donc là,
- 32:48on est justement dans les différentes catégories de conditions,
- 32:52de fonctionnement du marché pour lequel un acheteur doit passer par un négociateur expert.
- 32:59Et ce passage vers le VNU montre également un changement de logique du marché.
- 33:06On accepte d'être déconnecté totalement des coûts de production.
- 33:10Et on va vers un marché
- 33:12100% exposé aux variations du marché européen et avec tous les sous-jacents mondiaux qu'on peut imaginer.
- 33:19La logique est très clairement que si le prix de marché dépasse certains seuils,
- 33:25l'État intervient dans une logique de redistribution financière,
- 33:28de la valeur payée pour l'énergie.
- 33:31Pour un industriel,
- 33:32c'est un changement de logique qui est à gérer.
- 33:37Un industriel,
- 33:37il a besoin de stabilité,
- 33:39il a besoin de visibilité.
- 33:41Or,
- 33:42payer un prix d'énergie dans le cas où il augmente fortement et ensuite avoir une redistribution financière n'est pas instinctif dans une prévision de production,
- 33:51de coût de production.
- 33:52Ça,
- 33:53c'est une véritable évolution avec la fin de l'arène qu'il faut pouvoir expliquer avec pédagogie aux industriels et pouvoir les accompagner dans la mise en place d'outils,
- 34:07de techniques,
- 34:07de surveillance,
- 34:08de pilotage pour justement monitorer leur consommation d'énergie dans tel cas de figure ou intégrer dans leur contrôle de gestion l'éventuelle redistribution dans le cas où ça puisse arriver.
- 34:19Donc,
- 34:19on passe d'une logique...
- 34:21où le coût de production est encore une forme de variable du prix payé,
- 34:26à une logique de marché totale dans laquelle les notions de couverture de risque,
- 34:31d'anticipation des signaux faibles,
- 34:33sont un des critères de prise de décision beaucoup plus forts qu'auparavant.
- 34:38Au-delà du contrat,
- 34:39il y a une nécessité de savoir au quotidien ce qui est consommé pour pouvoir anticiper ça.
- 34:47Ça va un petit peu dans le même sens que la transition énergétique qui est demandée à tous.
- 34:50C'est un même outil pour deux destinations ?
- 34:53Pas vraiment,
- 34:54mais sur le VNU,
- 34:55on est sur une logique purement financière,
- 34:57coût de l'énergie,
- 34:59éventuelle redistribution.
- 35:01Dans le phénomène de la transition énergétique,
- 35:06il y a une question qui peut être posée,
- 35:08c'est effectivement de la soutenabilité de la transition énergétique et des impacts pour les industries.
- 35:13La question est plutôt de ne pas faire d'effet d'affichage avec l'industrie comme variante d'ajustement de décisions politiques.
- 35:20Une industrie a avant tout besoin d'une énergie qui soit compétitive,
- 35:26dans une logique de lisibilité durable,
- 35:28avant même que cette énergie puisse être vertueuse.
- 35:31Et là,
- 35:32les effets d'affichage ou de façade peuvent être des bonnes intentions,
- 35:36mais la mise en application doit tenir compte de la réalité économique d'une industrie qui a besoin de ce poste-là de manière lisible et fiable pour pouvoir assurer une production.
- 35:47on est dans une situation où...
- 35:50des industriels français ont une visibilité sur leur prix énergétique,
- 35:53parfois en fin de contrat à 6-12 mois,
- 35:56alors que leurs concurrents américains ou chinois n'ont pas ce problème-là et ont une visibilité à beaucoup plus long terme.
- 36:02Ça impacte la prise de décision industrielle largement au-delà d'un contrat d'énergie.
- 36:08La transition écologique est une nécessité,
- 36:12certes,
- 36:13mais elle impacte les industriels également dans le besoin,
- 36:16tu l'as dit,
- 36:17de...
- 36:17de pilotage parce que la mise sous tension du réseau électrique par l'électrification de tous les usages,
- 36:23pompe à chaleur,
- 36:24climatisation,
- 36:25chauffage,
- 36:25véhicules électriques,
- 36:26etc.
- 36:28Le réseau va être clairement beaucoup plus sous tension et ça va impacter la manière dont justement la partie acheminement d'électricité va être retransmise sur les factures.
- 36:38Donc aller sur des logiques de stockage,
- 36:41aller sur des logiques de modification et de pilotage de la production en tenant beaucoup plus compte de la notion énergétique.
- 36:47est un élément de solution,
- 36:48un élément que tu m'étends devant.
- 36:52La question que je te posais,
- 36:53c'était effectivement,
- 36:54dans les deux cas,
- 36:54on a besoin de savoir ce qu'on consomme.
- 36:58Tu m'as déjà donné des éléments de réponse,
- 36:59mais pour toi,
- 37:00réindustrialisation et transition énergétique,
- 37:03aujourd'hui,
- 37:05c'est une volonté,
- 37:06mais ce n'est pas si simple que ça.
- 37:08Alors,
- 37:08c'est compatible,
- 37:09mais il faut que l'industrie ne soit pas la variable d'ajustement d'une volonté politique.
- 37:14La vérité...
- 37:15peut être justement dans la volonté du marché,
- 37:18des consommateurs,
- 37:19que ce soit consommateurs finaux ou consommateurs B2B qui achètent les produits industriels semi-finis,
- 37:25d'intégrer cette logique de décarbonation dans leurs critères de choix.
- 37:29Une vérité peut être là.
- 37:30Par contre,
- 37:32si on réalise une transition écologique sans tenir compte du besoin des industries d'avoir une énergie compétitive,
- 37:41une chose est sûre.
- 37:42On va faire de la transition énergétique,
- 37:44on va faire de la décarbonation,
- 37:45avec de la désindustrialisation,
- 37:46des délocations et des pertes d'emploi.
- 37:49C'est bien joli aujourd'hui de dire que la production de carbone diminue,
- 37:52mais en fait,
- 37:53on désindustrialise à tour de bras.
- 37:54Donc,
- 37:55c'est facile de ne pas...
- 37:57Je crois que c'est Natacha Polony qui disait ça.
- 37:58C'est facile de dire qu'on ne produit pas de carbone,
- 38:01qu'il n'y a pas d'émission de carbone,
- 38:03si on ne produit rien,
- 38:04en fait.
- 38:05C'est ça.
- 38:05Ou si on ne produit plus,
- 38:08si on n'a plus d'emploi en France industrielle,
- 38:10ou pas assez.
- 38:11Si on ne réindustrialise pas ou si on continue à perdre des pans d'industrie parce qu'on ne tient pas compte du besoin d'énergie compétitive avant même d'être vertueuse de l'industrie,
- 38:24oui,
- 38:25on décarbone,
- 38:26mais avec de la délocalisation.
- 38:27Donc,
- 38:28ce n'est pas vertueux pour le pays.
- 38:29Une des solutions pourrait être justement de faire confiance aux faiseurs,
- 38:32aux industriels qui ont également un intérêt à aller vers la sobriété,
- 38:37à aller vers un meilleur pilotage.
- 38:40pour des raisons aussi de progrès économique.
- 38:45Donc,
- 38:45voilà.
- 38:47Les initiatives de ceux qui sont en charge de la rentabilité de leur structure peuvent être aussi,
- 38:54à mon avis,
- 38:55très positives et ne seraient pas des effets d'affichage de façade,
- 38:59comme tu le mentionnais.
- 39:00Personne n'a envie de consommer beaucoup.
- 39:01De toute façon,
- 39:02ce n'est pas un but en soi de consommer beaucoup.
- 39:04C'est vrai.
- 39:05Je parle d'énergie.
- 39:06C'est encore un autre débat.
- 39:08Donc,
- 39:09Perrine manque de dire que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
- 39:11Je ne pensais même pas à ça.
- 39:14Je pensais vêtements,
- 39:14je pensais...
- 39:15Bref.
- 39:16Très vêtements,
- 39:17personnal shopper,
- 39:18vêtements.
- 39:18Oui,
- 39:19je ne sais pas pourquoi,
- 39:19alors que ce n'est vraiment pas du tout mon truc.
- 39:21Mais bon,
- 39:21écoute,
- 39:21on est partis sur cette gamme-là.
- 39:25Aujourd'hui,
- 39:26une entreprise qui fait appel à un courtier pour ses contrats,
- 39:30qui ne l'a jamais fait avant,
- 39:31qu'est-ce qu'elle peut espérer comme résultat en cinq ans ?
- 39:35Qu'est-ce que ça change pour elle,
- 39:36concrètement ?
- 39:37Alors,
- 39:38déjà,
- 39:38ce que ça change,
- 39:39ça peut être moins de cheveux blancs sur la tête du dirigeant.
- 39:41C'est-à-dire que...
- 39:43La capacité à pouvoir défendre une prise de décision est le cœur de notre métier.
- 39:50Nous,
- 39:50nous faisons des préconisations structurées.
- 39:54Le dirigeant,
- 39:55le chef d'entreprise,
- 39:56reste pilote de sa décision.
- 39:59Néanmoins,
- 40:01notre métier,
- 40:01une vision de notre métier,
- 40:03peut être de,
- 40:05avant tout,
- 40:05éviter au chef d'entreprise de prendre une mauvaise décision.
- 40:09Encore une fois,
- 40:10c'est un métier sur lequel on accompagne une prise de décision importante.
- 40:14une mauvaise décision sur un contrat d'énergie qui représente entre 3 et 5%
- 40:18du chiffre d'affaires,
- 40:18voire parfois bien plus,
- 40:21c'est soit aider,
- 40:21soit plomber sa rentabilité pour des années.
- 40:24Et ce que l'on peut apporter sur 5 ans,
- 40:26c'est justement soit une meilleure compétitivité de notre client par rapport à son petit copain d'à côté qui a pris une décision autre,
- 40:33donc un effet de levier compétitif,
- 40:37une sécurisation des investissements,
- 40:40ou même,
- 40:41dans certains cas,
- 40:42effectivement,
- 40:42ou...
- 40:42on peut générer des économies par rapport à des contrats préexistants,
- 40:46retrouver des marges de manœuvre et de capex pour mener d'autres projets,
- 40:50de la sobriété,
- 40:51de l'export,
- 40:51de l'innovation,
- 40:52etc.
- 40:52Est-ce que tu as un avis sur le mix énergétique qui nous attend dans les prochaines années ?
- 40:56Est-ce que tu as d'autres questions compliquées ?
- 40:58Je ne sais pas,
- 40:58je te demande ton avis,
- 40:59tu as le droit de dire non.
- 41:00Alors,
- 41:01sur le mix énergétique qui nous attend,
- 41:03le nucléaire va rester totalement prépondérant,
- 41:07mais on ne va pas avoir le même nucléaire.
- 41:10L'EPR2...
- 41:12Son coût de production du mégawatt-heure est estimé,
- 41:15selon les études,
- 41:16à environ 100 euros du mégawatt-heure.
- 41:19Donc le nucléaire ne sera plus forcément synonyme d'énergie durablement moins chère comme on l'a vécu sur la base d'un parc nucléaire déjà amorti.
- 41:29Pour des raisons écologiques,
- 41:31les ENR vont continuer à se développer,
- 41:34éoliens,
- 41:34photovoltaïques et autres,
- 41:37ce qui va générer aussi des besoins.
- 41:39de régulation des tensions sur le réseau.
- 41:43Parce qu'il y a des variations beaucoup plus fortes qu'il faut pouvoir gérer.
- 41:47Sur le mix énergétique,
- 41:48il devrait y avoir également une notion qu'on peut prendre sous un axe pas tellement technologique qui permette la production,
- 41:56mais lieu de production,
- 41:57l'autoproduction pour l'autoconsommation,
- 41:59de façon à justement éviter les tensions sur le réseau,
- 42:02sera quelque chose,
- 42:02à mon avis,
- 42:03bien plus valorisé et nécessaire.
- 42:07Ce qui nécessite...
- 42:08de l'utilisation de CAPEX.
- 42:10Donc,
- 42:11le mix énergétique que l'on peut prévoir après même 2030 ou 2035 a un besoin d'être anticipé véritablement dès aujourd'hui,
- 42:22mais demain matin,
- 42:22en rentrant au boulot,
- 42:23posez-vous la question.
- 42:25Qu'est-ce qu'il est possible de faire ?
- 42:26En quoi ça peut être rentable aujourd'hui ou demain ?
- 42:28Parce que si tout le monde se met à faire la même chose au moment où ça devient une évidence et un besoin pour tout le monde,
- 42:36La capacité à réaliser ces travaux nécessaires sera en général plus chère que quand on est les premiers à anticiper ces logiques-là.
- 42:44Ce serait peut-être même ça,
- 42:45d'ailleurs,
- 42:45oser l'efficacité.
- 42:46Oser l'efficacité en anticipant la suite dès maintenant,
- 42:50avant que tout le monde se jette dessus.
- 42:51Ça me va bien.
- 42:53C'est pas mal pour conclure cette partie retour vers le futur.
- 42:56Pour conclure l'émission,
- 42:57maintenant,
- 42:58on va passer à mes dernières questions,
- 43:00qui sont les questions de signature.
- 43:03Ce serait quoi ta première mesure si tu étais ministre de l'Industrie ?
- 43:06Il ne faut pas forcément penser en format
- 43:09« j'interdirais ça,
- 43:12je rendrais ça obligatoire » .
- 43:13Il y a,
- 43:14à mon avis,
- 43:15une autre logique,
- 43:16c'est justement lier la notion d'industrie et de territoire.
- 43:19Il y a des pôles industriels,
- 43:20comme la Vallée de L'Arve en Savoie.
- 43:21C'est chez moi.
- 43:24Ah bah tiens.
- 43:25Comme le pôle agroalimentaire en Bretagne,
- 43:29le pôle mécanique et aéronautique dans le Poitou,
- 43:33dans lequel ces zones-là peuvent être...
- 43:36on dit plus accompagnées,
- 43:38chouchoutées,
- 43:39pour favoriser leur développement.
- 43:41Parce que dans l'ensemble de ces pôles,
- 43:43partout sur le territoire français...
- 43:45il y a des PME incroyables qui ont absolument tout pour devenir les ETI dont on a besoin.
- 43:51Donc ça peut véritablement être un axe différent d'accompagnement de l'industrie sur ce niveau de décision.
- 44:00Puis on peut aussi peut-être envisager le Nutri-Score des contrats énergétiques,
- 44:04peut-être éventuellement un outil qui puisse permettre à un dirigeant de dire,
- 44:07voilà,
- 44:07mon contrat,
- 44:08il est E.
- 44:09Ok,
- 44:10on lance l'Energy-Score.
- 44:11C'est bon,
- 44:12c'est acté.
- 44:12On en a parlé deux fois,
- 44:13je pense que c'est une très bonne idée.
- 44:14Pourquoi pas.
- 44:16Toi qui as l'habitude de t'exprimer auprès des industriels,
- 44:19et sur LinkedIn aussi,
- 44:21ce que j'ai vu,
- 44:22est-ce que tu as un pire souvenir média ?
- 44:25Et est-ce que ce n'est pas aujourd'hui ?
- 44:27Alors,
- 44:27j'ai un pire souvenir média,
- 44:29ça n'est pas aujourd'hui.
- 44:31Je vais dériver,
- 44:31je ne vais pas forcément dire média,
- 44:32je vais dire un souvenir de prise de parole en public.
- 44:34Oui,
- 44:34c'est bien, ça me va.
- 44:382021, je dois faire de la pédagogie sur le marché de l'énergie.
- 44:41auprès des maires ruraux de Savoie,
- 44:44justement.
- 44:46Comme quoi les Savoyards parfois ne portent pas...
- 44:47Moi,
- 44:47je suis de haute Savoie,
- 44:48l'importance...
- 44:50Ne rentrons pas dans le débat.
- 44:51Voilà.
- 44:51Ne rentrons pas dans le débat.
- 44:53Et j'ai une prise de parole qui est prévue après un débat préalable.
- 44:58Ce débat préalable est justement entre l'Assemblée des maires,
- 45:01dans laquelle il y a beaucoup d'agriculteurs,
- 45:02beaucoup de chasseurs,
- 45:04et des représentants de la préfecture sur la question des dégâts faits par les meutes de loup.
- 45:09Donc après une heure d'empoignade format village d'Asterix,
- 45:14je prends la parole et puis je commence à parler et personne ne m'écoute.
- 45:18Tout le monde continue la discussion avec une virulence intense.
- 45:22Et j'arrête de parler et puis j'attends et je range mes petites affaires et je pars parce que plus personne n'écoutait.
- 45:28Je vais tirer une leçon parce que maintenant je demande toujours qu'est-ce qu'il y a avant ?
- 45:32Et ça m'a permis d'éviter,
- 45:33je pense à peu près la même chose avec la notion d'ours dans les Pyrénées.
- 45:36Ah bah oui !
- 45:36je pense que t'étais vacciné oui c'est l'effet d'expérience il t'arrive des trucs incroyables quand même je tiens à le souligner on en discutera après mais oui oui quel conseil tu te donnerais à toi à l'aube de rentrer dans la vie active premier stage premier emploi ne
- 45:52pas tenir compte des personnes parfois même très proches qui peuvent vouloir me rabaisser pour se donner l'opportunité de elles briller pour finir c'est quoi pour toi oser l'efficacité je crois que t'as déjà donné la définition en partie en partie
- 46:06C'est peut-être avoir une lecture d'anticipation,
- 46:11une vision positive quelque part de la vie,
- 46:13mais réaliste sur ce qu'il faut faire pour aller vers le positif.
- 46:17Et puis c'est aussi être dans l'action.
- 46:20La seule chose stable,
- 46:21c'est le mouvement.
- 46:24Si on est dans une posture dans laquelle l'inaction peut être tout à fait rassurante,
- 46:30le coût de l'inaction,
- 46:31on le voit que quand on a une grosse facture devant nous,
- 46:34oser l'efficacité,
- 46:35c'est justement...
- 46:35être dans une démarche d'amélioration continue.
- 46:37Et pour ça,
- 46:38il faut avoir du recul sur ce qu'on fait.
- 46:40Il faut aussi,
- 46:42je pense,
- 46:42avoir un ensemble de bonnes pratiques qu'on peut nous mettre sous le nez ou des conseils d'experts ou d'amis.
- 46:49Et c'est justement aussi le format de ton podcast.
- 46:52Et c'est,
- 46:53je pense,
- 46:53une bonne nouvelle de montrer qu'il y a des belles histoires à raconter.
- 46:59Il y a une communauté qui peut apporter du progrès aussi à l'ensemble du
- 47:04monde industriel,
- 47:06mais des leçons aussi professionnelles qu'on peut avoir dans le cadre privé.
- 47:09Parfait.
- 47:10Tout est amélioration continue,
- 47:12je me tue à le dire.
- 47:13C'est parfait.
- 47:14Comment on te contacte ?
- 47:15Comment on travaille avec toi ?
- 47:17LinkedIn.
- 47:19Les coordonnées peut-être dans la description,
- 47:21je ne sais pas.
- 47:21On va faire ça.
- 47:22Comme vous voulez.
- 47:23Vous pouvez me suivre sur LinkedIn si vous le souhaitez.
- 47:26Et meilleur moyen de te contacter aussi,
- 47:27LinkedIn ?
- 47:27Je pense,
- 47:28oui,
- 47:28c'est le plus durable.
- 47:29Très bien.
- 47:30Sinon,
- 47:30site internet de Premium Energy.
- 47:32Très bien,
- 47:32je fais ça.
- 47:33le partenaire de ceux qui produisent en France.
- 47:35Parfait.
- 47:35S'il n'y avait qu'une seule chose à retenir de cet épisode,
- 47:37ce serait quoi ?
- 47:38L'opportunité de pouvoir parler,
- 47:41je pense relativement directement,
- 47:44de sujets qui peuvent paraître effectivement très techniques,
- 47:48mais pour lesquels il y a à la fois la diffusion de good vibes,
- 47:52de solutions,
- 47:54et discuter avec un petit peu plus de légèreté,
- 47:56sans s'empêcher d'être sérieux dans ce qui est dit.
- 47:59C'est un format qui est sympathique,
- 48:01je trouve.
- 48:02Eh bien,
- 48:02merci beaucoup.
- 48:03en tout cas être sérieux sans se prendre au sérieux c'est exactement la signature de cette émission c'est tout pour aujourd'hui trop sérieux,
- 48:10ça passe ou c'est classe trop sérieux aujourd'hui ouais ouais ouais,
- 48:14c'est classe ou ça casse à revoir,
- 48:15je ferai mieux la prochaine fois,
- 48:16promis moi je vous retrouve la semaine prochaine,
- 48:18d'ici là abonnez-vous pour ne pas rater la prochaine vidéo et surtout,
- 48:22n'oubliez pas d'oser l'efficacité