Latest / Les invités de Radio des Ballons / Portrait d' Isabelle Canonaco, maire du Thillot
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- Isabelle Cananaco, maire de Thiau, bonjour. Bonjour Raymond. Alors, on va faire un petit tour d'horizon sur tes années, tes jeunes années. Et la jeunesse, premières années, ça se passe où ? Alors, bonjour aussi à tous les auditeurs de Radio Des Ballons. Ma jeunesse, alors déjà, je suis née en Alsace, parce que mes parents sont, du moins, ma mère est d'originaire du Thiau. Et donc, une fois qu'elle a connu mon père, ils sont partis en Alsace. Je suis née là-bas. Et ensuite, donc, ils ont bougé un petit peu pour le travail. Et puis ensuite, ma mère, pareil, elle préférait revenir au Thiau. Donc, en 82, ils sont revenus au Thiau. Et puis voilà, j'ai continué mes études à l'école, parce que donc, ils sont revenus au Thiau, comme je disais, en 82. Et donc, je suis allée à l'école primaire et ensuite au collège du Thiau. Et ensuite, j'ai continué mes études sur Epinal. Et ensuite, la vie professionnelle, ça commence où ? Alors, j'ai commencé en intérim. Ça, c'est vieux. J'ai commencé en intérim chez Charpimo, à Solsure. Donc, j'ai fait des études de comptabilité. Ils avaient besoin, pour une mission temporaire, de comptabilité. Mais comme quoi, le destin était un petit peu bizarre, parce que donc, c'est l'agence d'intérim après qui a voulu me recruter pour elle-même, parce que ça s'était bien passé. Et puis, ils avaient besoin de quelqu'un. Donc, j'ai continué chez Manpower à Remirmont. Et ensuite, pour évoluer, je suis moi-même partie en Alsace pendant deux ans pour évoluer chez Manpower. Et ensuite, avec mon mari, on a décidé de revenir aussi. Pareil, c'est vrai que le Thiau, c'est quand même ma ville d'attachement de cœur. Et donc, on est revenus au Thiau. Et donc, à ce moment-là, j'ai trouvé du travail chez Thirier, tout de suite en revenant d'Alsace. Et donc, j'ai travaillé pour le groupe Thirier depuis 23 ans maintenant. Justement, ton mari Jean-Paul, lui, il venait d'où ? Alors, lui, il vient de la Plaine, comme on puisse dire. Lui, il vient de Nancy, de Blénaud-les-Pont-à-Mousson à la base. Son père était donc travaillé à la centrale électrique. Et donc, ses parents étaient natifs de Vincé. Ils sont revenus également habiter à Vincé quand il avait 14 ans. Et donc, voilà, il est de là-bas. Il est venu aussi me rejoindre au Thiau parce qu'il a trouvé la ville sympathique. Il avait pas mal de connaissances également de par l'école qu'il a fait à Rumière-Mont. Et donc, voilà. Donc, c'était aussi naturel pour lui de revenir ici avec moi. Et voilà, un petit peu. Et là, c'est la vie familiale. Les enfants, je crois qu'ils sont grands quand je les vois. Oui, oui, oui. Mon fils a 25 ans. Effectivement, il est grand. Il fait un mètre 88, je crois. Et ma fille a 21 ans. Voilà. Donc, on a eu la chance d'avoir un garçon et une fille. Et tout se passe bien. Et la vie politique, qu'est-ce qui t'amène un jour à entrer en politique ? Alors, c'est comme je le disais des fois, le destin, c'est toujours bizarre. Les astres qui s'alignent et qu'il y ait des choses qui se passent de façon plutôt improbable. Donc, c'est en 2008, quand Pierrot Delea a voulu monter une liste, il y a Christian Marchal qui lui a donné mon nom parce qu'il y avait la parité homme-femme et il fallait des femmes. Donc, Christian Marchal a donné mon nom parce que j'avais une compétence comptable et financière qui les intéressait. Et au début, Pierrot a sonné à ma porte et il me dit voilà, je monte une liste. Et puis, mes enfants étaient petits en 2008. Je crois que ma fille devait avoir 18 mois. Alors, vous imaginez bien quand vous travaillez, vous avez deux enfants à vous occuper. Je n'avais pas vraiment la tête à me mettre dans une liste. Au début, je n'étais pas forcément chaude et Pierrot Delea a su me convaincre. Et du coup, aujourd'hui, je ne le regrette pas parce que peut-être que je lui aurais refusé. Rien ne serait passé et j'ai découvert vraiment une vraie aventure humaine. La campagne de 2008, ça a été vraiment une découverte pour moi. Je ne connaissais pas du tout la vie politique de la commune. J'avais tout à découvrir. Et donc, ce qui était bien, c'est qu'en 2008, j'ai pu faire un mandat de conseillère municipale qui permet de découvrir un petit peu tout ce que gère une commune, tous les dossiers qu'une commune peut projeter au niveau des projets. Forcément, les budgets, les financements. C'est vrai que ça m'a permis d'avoir un mandat de découverte, ce premier mandat. Mais avant, tu t'intéressais déjà à la politique, avant même d'être candidate. Oui, forcément la politique plutôt nationale, un petit peu par rapport à ce qu'on entend un petit peu à la télévision, mais sans vraiment savoir. Je savais qui était le maire quand même du Thiau, mais sans vraiment m'investir, parce que c'est vrai que quand on regarde les jeunes, ils font leurs études, ils essayent de trouver un travail et ça prend déjà beaucoup de temps. Après, comme on le disait, avoir des enfants et c'est vrai qu'on s'implique certainement un petit peu moins quand on est jeune. Et je trouve que c'est une erreur parce que c'est vrai que de connaître comment ça fonctionne, c'est vraiment enrichissant. Et ça permet aussi de faire des bons choix aussi quand il y a des choix à faire. Mais après ce premier mandat, le hasard t'amène à prendre la tête de la commune. Alors en 2000, après ce premier mandat de 2008, Michel Moureau décide de prendre la tête de liste et donc en 2014, il se présente aux élections et est élu au premier tour alors qu'il y avait trois listes. C'est vrai que c'était un vrai succès. Et donc, j'ai été adjointe aux finances. C'est vrai que pendant un mandat, ça m'a permis vraiment de professionnaliser l'expérience que j'avais pu avoir sur le premier mandat. Et ensuite, un deuxième mandat est arrivé. Donc Michel m'a pris première adjointe et le rôle du premier adjoint, c'est souvent quand il arrive quelque chose de prendre, comment dire, de faire la continuité du service public. Et malheureusement, c'est ce qui est arrivé à la surprise générale. Parce que c'est vrai que Michel, c'était quand même quelqu'un de dynamique, costaud. Jamais on n'aurait pu penser qu'il pouvait décéder. Et donc en 2023, effectivement, il a fallu faire face à ça. Donc le décès de Michel, prendre la suite. Et puis quand il n'y a pas de passation, on est au courant quand même, ça c'est sûr. Mais de savoir où sont les dossiers, qui sont les contacts, tout ça, ce n'est pas évident. J'ai eu une première année forcément très, très difficile. Mais j'ai eu vraiment une équipe autour de moi, tous les adjoints qui se sont bien engagés et on a pu relever le défi sur les trois années qui restaient de mandat. Et puis après, la continuité était évidente. Compte tenu déjà que trois ans de mandat, c'est court. On n'a pas réussi à réaliser bien évidemment tout ce qu'on avait envie de faire. Et donc on s'est représentés cette année pour un nouveau mandat et que les Thiotas ont bien voulu nous faire confiance et je les en remercie parce que c'est vrai que ça nous avait vraiment fait chaud au cœur du résultat. C'est aussi la reconnaissance du travail qui a été fait et ça nous a encore donné plus envie de travailler encore pour ce nouveau mandat. Avec un record d'ailleurs au niveau du nombre de voix. Oui, on a eu le record du département sur des communes à deux listes où on a fait 86-37 qui ont été effectivement bien plébiscitées pour notre liste. Donc on peut être fier des Thiotas, on peut être fier de notre ville. Moi je dis toujours que je suis fier de notre village, de notre ville parce qu'on est quand même une commune de plus de 3000 habitants. Donc c'est vrai qu'on a beaucoup d'atouts, on a vraiment beaucoup d'atouts et il ne faut pas rougir de notre commune. Alors aujourd'hui, alors qu'il n'y a pas de regrets ? Pas du tout. C'est vrai que ce n'est pas de regrets du tout. Au contraire, c'est vraiment un plaisir de pouvoir œuvrer encore pour ce nouveau mandat. Le programme pour lequel nous avons été élus va être déroulé. Donc on a six ans, peut-être même sept devant nous pour pouvoir réaliser tout ce qu'on vous a, tout ce qu'on a mis dans notre programme. Et c'est vrai qu'on a une équipe qui a été renouvelée à 50%. Donc des nouveaux colistiers, des nouveaux conseillers municipaux engagés qui permettent d'avoir des nouveaux, un nouvel élan aussi avec eux. C'est vrai que je dis souvent, il y en a forcément dans plusieurs têtes plus que ce qu'il n'y a dans une seule. Ce qui permettra d'aboutir à des projets bien ficelés et dans l'intérêt du tilleau four. Facile d'être nouveau, justement. Alors ils font quoi, des formations, des choses comme cela ? Oui, alors c'est vrai que moi, quand j'ai commencé, il y a l'AMV, l'Association des maires des Vosges, où il y a le président Dominique Péduzy, fait beaucoup pour les nouveaux élus. Alors il y a beaucoup de formations qui sont proposées, que ce soit les conseillers municipaux, pour les budgets, pour les maires. Et c'est vrai que c'est toujours enrichissant de faire ces formations parce que forcément, c'est des professionnels qui le font. Et ça nourrit forcément les connaissances et mieux gérer encore la commune. La commune ne se suit plus à elle-même aujourd'hui. Il faut entrer dans la communauté de communes, ce que tu as fait évidemment. Oui, c'est vrai qu'en 2014, je n'y étais pas. En 2020, je m'y suis intéressée parce que c'est toujours pareil. Pourtant, j'ai été conseillère, de moins, j'étais conseillère adjointe aux maires. Et malgré tout, quand on n'a pas les mains dans le cambouis dans la Comcom, on ne sait pas vraiment ce qui s'y passe. Donc je pense que c'est quelque chose qu'il faut qu'on travaille, qu'on communique un petit peu, ce que la communauté de communes. Parce que souvent, les gens pensent que c'est la commune. Donc par exemple, les déchets, la piscine, dès qu'il y a quelque chose, les gens appellent la mairie. Et en fait, c'est la communauté de communes qui gère. Donc c'est vrai que l'intercommunalité est importante parce que seul, on le voit bien au niveau budgétaire, on a des difficultés. On a l'État qui nous réduit les recettes. Donc à un moment donné, l'équation est compliquée à réaliser. Donc il faut qu'on se regroupe. Les communautés de communes sont faites pour ça et il faut qu'on avance tous ensemble pour les sujets communs. Que ce soit à la fin du mandat, on a voté le FPU qui permet à la communauté de communes de pouvoir prendre des nouvelles compétences. Donc sur le nouveau mandat, la prospective, c'est effectivement d'essayer de regrouper des choses qui sont communes à tous. Alors que ça peut être culturel, ça peut être sportif, ça peut être dans différents domaines. Mais il faut absolument qu'on puisse se regrouper pour qu'on puisse proposer toujours sur notre territoire quelque chose d'attractif et que ça ne soit pas toujours les mêmes, d'une seule commune qui paye. Donc ce qui permettra d'avancer et de rayonner sur toute la vallée. Et là, la communauté de communes change de tête. Oui, il y a eu l'élection la semaine dernière d'un nouveau président. C'est vrai que Dominique Péduzi a œuvré pendant dix ans. Donc il a fait avancer, il a préparé en tout cas la communauté de communes pour pouvoir avancer aussi sur le mandat qui suit. Et donc à Stéphane, maintenant, de prendre les rênes, Stéphane Tremzal, maire de la commune de Rue-sur-Moselle, de prendre les rênes et de continuer à faire avancer et à réaliser les projets pour lesquels aussi nous nous sommes engagés dans notre campagne électorale. Bien évidemment, la première chose, ce sera les déchets qui posent problème où on arrive au bout d'un système qui ne fonctionne pas et qu'il faut trouver une autre, d'autres solutions en tout cas qui doivent être prises rapidement. Alors, il y a la communauté de communes, mais après, on peut imaginer en politique, il y a le conseil départemental, c'est pour bientôt ça. Il y a le conseil régional, c'est pour après. Alors après, moi, je dis chaque chose en son temps. Là, on est déjà à la mairie, à la Comcom, donc on va déjà faire avancer les projets pour lesquels on s'est engagés. Et puis, l'avenir nous le dira. Pas d'autres ambitions pour l'instant ? Pour l'instant, je suis très épanouie dans le travail que je fais. Donc, je suis toujours aussi en activité. Donc, j'arrive à gérer l'emploi du temps. Après, je pense qu'il faut faire attention à ne pas prendre non plus trop de casquettes et puis ne plus être investi comme on peut l'être aujourd'hui. Chaque chose en son temps. Et puis, le temps fait toujours bien les choses. Mais l'emploi du temps, c'est quand même difficile à gérer ? C'est sûr que moi, je ne fais pas de sport, mais je cours toujours après le temps. Donc oui, il faut être super bien organisé. Mais voilà, je veux dire, en 2023, quand j'ai pris le poste de maire, c'est vrai que même les agents, les adjoints, tout ça, il a fallu tout le monde se caler et on a trouvé une très bonne organisation maintenant et c'est bien rôdé. Mon planning est organisé pour que chaque travail rentre bien dans les cases, on va dire, et ça se passe très, très bien. On est souvent accueilli par Nanou, qui est le pilier un petit peu là, même s'il est plutôt fouteux que Rugbyman. Oui, Nanou Demange, effectivement, est mon premier adjoint. Comme je le disais, Michel m'avait pris première adjointe pour œuvrer sur l'engagement de la commune. Nanou, c'est pareil, je l'ai pris premier adjoint. Effectivement, on a, sur ce mandat-là, réussi quand même à décharger certains adjoints qui avaient une charge importante. En prenant des conseillers délégués et toujours dans la même enveloppe budgétaire, ça, je tiens à le souligner, et qui permettent justement de décharger sur des missions qui ont été confiées aux adjoints et aux conseillers délégués. Merci Isabelle, à bientôt. Merci à tous.