Latest / Parlons PMA / 15. La PMA en Espagne
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- 0:11Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA,
- 0:14votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée.
- 0:18Je suis Lisa Jorniak et j'accompagne les femmes,
- 0:21les couples pendant leur parcours de PMA.
- 0:24Grâce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching,
- 0:28j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés.
- 0:32Chaque semaine,
- 0:33je vous propose des informations et des conseils à travers de témoignages de personnes ayant vécu ce parcours,
- 0:39d'interviews d'experts en fertilité,
- 0:41et enfin d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements.
- 0:46Si tout cela vous intéresse,
- 0:48alors bienvenue et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode.
- 0:54Maintenant,
- 0:55c'est parti pour l'épisode du jour.
- 0:59Dans cet épisode,
- 1:01j'avais envie de vous parler de la procréation médicalement assistée,
- 1:04la PMA,
- 1:05en Espagne.
- 1:07Je vis en Espagne depuis plusieurs années et j'ai travaillé avec plusieurs cliniques de PMA ici en Espagne.
- 1:14Et souvent,
- 1:15c'est vrai que j'ai des questions sur pourquoi l'Espagne est considérée comme un pays avancé en matière de PMA,
- 1:24pourquoi les résultats sont très bons.
- 1:28Et c'est vrai qu'on se demande pourquoi et je pense que c'est intéressant de parler.
- 1:35de ces différences et ce qui fait que l'Espagne est en tout cas un pays qui est attractif lorsqu'on a un désir d'enfant et que malheureusement,
- 1:44on ne peut pas être pris en charge en France.
- 1:48Il faut savoir déjà que l'Espagne a une loi qui a été toujours plus permissive qu'en France ou en Suisse,
- 1:55par exemple,
- 1:56en matière de PMA,
- 1:57avec la possibilité de prendre en charge des femmes.
- 2:01en parcours solo,
- 2:02centres partenaires masculins,
- 2:04des couples de femmes et aussi d'utiliser des techniques comme le diagnostic pré-emploi tentoir,
- 2:10dont je vous reparlerai un petit peu plus tard dans l'épisode.
- 2:13Il faut savoir qu'en Espagne,
- 2:15il y a plus de 300 établissements de PMA versus
- 2:19100 en France environ.
- 2:21Donc déjà,
- 2:21ça vous donne une idée,
- 2:23on a trois fois plus de centres de PMA ici en Espagne et beaucoup de centres...
- 2:28qui réalise de nombreuses études scientifiques,
- 2:33qui publie et c'est vrai qu'il s'intéresse beaucoup à ce sujet de la PMA.
- 2:38Au-delà de ça,
- 2:39il faut penser que le système de santé espagnol est différent du système de santé français ou suisse et qu'une grande majorité des centres de PMA sont privés.
- 2:52Et donc en fait en Espagne,
- 2:54vous avez un circuit public,
- 2:55100%
- 2:56public,
- 2:57avec un remboursement.
- 2:58sécurité sociale,
- 2:59une prise en charge sécurité sociale,
- 3:01mais vous avez un autre circuit 100%
- 3:03privé où rien n'est pris en charge.
- 3:06D'accord ?
- 3:06Donc c'est vrai que ça permet lorsqu'on a des structures privées d'avoir une plus grande flexibilité au niveau des investissements,
- 3:18au sein du laboratoire,
- 3:19parce qu'il n'y a pas de contraintes de tarifs sécurité sociale pour les centres,
- 3:23et les centres de PMA privés peuvent s'équiper.
- 3:27des meilleurs matériels,
- 3:28des meilleurs cathéters,
- 3:29des meilleurs milieux de culture.
- 3:31Et c'est vrai que ça fait la différence.
- 3:34Au-delà de ça,
- 3:35c'est vrai qu'on n'a pas cette chance d'avoir les remboursements qu'on va avoir en France en matière de PMA.
- 3:41Donc c'est un avantage en termes peut-être de résultat,
- 3:45bien que les centres français ont beaucoup amélioré leurs résultats ces dernières années.
- 3:50Voilà un petit peu le contexte qui concerne la PMA en Espagne.
- 3:55Et finalement,
- 3:56en Espagne,
- 3:57pourquoi on a autant de patients qui viennent de l'étranger ?
- 4:02Alors,
- 4:02que ce soit de la France,
- 4:04de l'Italie,
- 4:05par exemple.
- 4:06Alors,
- 4:06simplement,
- 4:07on n'a pas de délai d'attente dans la prise en charge.
- 4:12Et on a des cliniques qui se sont adaptées à leur patientèle internationale,
- 4:17avec des coordinateurs qui parlent plusieurs langues,
- 4:20avec des gynécologues qui parlent plusieurs langues.
- 4:23Et par exemple...
- 4:24prenons le cas du don d'ovocytes en France on a la possibilité de faire un don d'ovocytes en France lorsqu'on a besoin d'avoir recours à ce traitement mais les délais sont très longs puisqu'on a peu de donneuses il
- 4:39faut penser qu'en France il n'y a pas vraiment d'indemnisation pour les donneuses à part le coût de transport des petites choses comme ça alors qu'en Espagne c'est vrai qu'il y a une indemnisation qui correspond à un montant d'environ 1000 euros
- 4:53Mais il faut penser que ça reste une indemnisation qui est limitée.
- 4:57Et surtout,
- 4:58qui,
- 4:59comme le dit la loi espagnole,
- 5:01le don doit rester altruiste et anonyme,
- 5:05d'accord ?
- 5:05Donc ça ne doit pas être un motif,
- 5:08une motivation lors du don.
- 5:11Et c'est d'ailleurs pour ça aussi qu'il y a des entretiens psychologiques auprès des donneuses.
- 5:15Mais ça fait aussi peut-être la différence,
- 5:19mais je crois que la principale différence n'est pas là.
- 5:22La principale différence,
- 5:23c'est que l'Espagne...
- 5:25est quand même le premier pays dans le don d'organes.
- 5:29Et je crois qu'il y a une différence culturelle qui est quand même beaucoup plus importante et une facilité des personnes à donner qui est aussi beaucoup plus importante.
- 5:41Et c'est vrai que le don d'ovocytes se fait facilement depuis que la PMA existe.
- 5:48Aussi,
- 5:48je pense qu'il y a une autre différence.
- 5:50c'est que peut-être que le circuit,
- 5:53lorsqu'on veut faire un don,
- 5:55est un peu plus agile.
- 5:57C'est sûr que les donneuses passent par les centres,
- 6:00les centres de PMA qui sont privés.
- 6:02D'ailleurs,
- 6:03il faut penser qu'il n'y a pas de don d'ovocytes dans les structures publiques.
- 6:06Et c'est rapide,
- 6:08c'est-à-dire qu'elles viennent à la clinique.
- 6:10Alors,
- 6:10elles doivent venir plusieurs fois,
- 6:11c'est contraignant,
- 6:12certes.
- 6:12Mais on a une receveuse qui correspond à matching.
- 6:20de cette donneuse,
- 6:21tout va se passer assez rapidement.
- 6:24Et c'est vrai que ça,
- 6:25je pense que dans ce qu'on veut donner,
- 6:27c'est important.
- 6:29Et d'ailleurs,
- 6:29je suis en tête d'une donneuse française qui avait fait ses études à Barcelone,
- 6:38qui s'était renseignée,
- 6:39donnée en France ou donnée en Espagne.
- 6:42Et c'est vrai que le côté administratif,
- 6:44finalement,
- 6:45était quand même beaucoup plus simple.
- 6:46en Espagne pour pouvoir donner,
- 6:48bien qu'on demande beaucoup d'examens également et on demande la même chose,
- 6:52mais simplement,
- 6:53voilà,
- 6:53c'était plus rapide.
- 6:57Et donc,
- 6:57en fait,
- 6:58elle avait choisi de donner ses ovocytes en Espagne.
- 7:01Vous voyez,
- 7:01un petit peu pour vous donner une idée.
- 7:04Et donc,
- 7:05évidemment,
- 7:06en Espagne,
- 7:06on a beaucoup plus de donneuses,
- 7:08on n'a pas de délai d'attente.
- 7:10C'est vrai que malheureusement,
- 7:12une femme,
- 7:12par exemple,
- 7:14En France,
- 7:14qui aurait 40-41 ans,
- 7:16lorsqu'elle souhaite bénéficier d'un don d'ovocytes,
- 7:18il faut penser que dans certaines régions,
- 7:20il y a des délais d'attente qui sont de 2 à 3 ans.
- 7:23Sachant que la PMA s'arrête à l'âge de 43 ans,
- 7:26tout de suite,
- 7:26on est coincé et malheureusement,
- 7:29il n'est pas possible de faire le don d'ovocytes en France.
- 7:33Et les femmes doivent se rendre à l'étranger.
- 7:37Donc il y a ça,
- 7:38il y a aussi...
- 7:40dans le cadre du don de sperme aussi,
- 7:43où les délais peuvent être un peu plus longs,
- 7:44il n'y a pas de limite de prise en charge.
- 7:49On avait aussi en Espagne beaucoup de femmes,
- 7:52et on a toujours beaucoup de femmes,
- 7:53qui viennent faire ce qu'on appelle une vitrification des ovocytes,
- 7:57donc congeler leurs ovocytes pour pouvoir les utiliser plus tard.
- 8:02Parce qu'elles ne peuvent pas avoir un enfant,
- 8:06ou en tout cas essayer d'avoir un enfant à l'instant T pour...
- 8:10X ou Y raisons,
- 8:11qui ne sont pas forcément des raisons médicales.
- 8:14Dans ces cas-là,
- 8:16en France,
- 8:17ça fait 2-3 ans je crois maintenant,
- 8:19il est possible donc de faire une vitrification des ovocytes entre 29 et 37 ans.
- 8:25Mais c'est vrai que parfois il y a des femmes qui sont à la limite 36 et avec les délais d'attente finalement se rendre également en Espagne pour pouvoir faire cette procédure.
- 8:37Et parfois on a des femmes de 37-38 ans qui sont à la limite
- 8:40qui souhaitent congeler leurs ovocytes parce qu'elles n'ont pas de projet d'enfant en solo,
- 8:48parce qu'elles n'ont pas de partenaire masculin et elles n'ont pas vraiment d'autres options en fertilité.
- 8:53Alors évidemment la vitrification des ovocytes,
- 8:56il est préférable,
- 8:57c'est vrai,
- 8:57dans la mesure du possible,
- 8:58de le faire avant l'âge de 35 ans,
- 9:00simplement parce que la qualité ovocitaire est meilleure.
- 9:02Mais dans certains cas,
- 9:04on n'a pas vraiment d'autres solutions.
- 9:08on va quand même tenter de congeler les ovocytes,
- 9:10sachant que les résultats seront un petit peu moins bons.
- 9:13On a également en Espagne des patients qui viennent pour faire ce que l'on appelle,
- 9:19ce dont je vous ai parlé en introduction,
- 9:22le diagnostic préimplantatoire.
- 9:24Alors de quoi s'agit-il ?
- 9:25Le diagnostic préimplantatoire,
- 9:27c'est une technique de,
- 9:29comme son nom l'indique,
- 9:30de diagnostic.
- 9:31C'est-à-dire qu'on va faire une FIV,
- 9:34un traitement de fécondation in vitro.
- 9:36On va obtenir...
- 9:37des embryons.
- 9:39Et ces embryons,
- 9:40on va prélever quelques petites cellules de chacun de ces embryons pour les analyser et voir s'ils ont des anomalies chromosomiques qui font que peut-être que cet embryon ne va pas s'implanter,
- 9:54peut-être qu'il va donner malheureusement lieu à une fausse couche.
- 9:58Et voilà,
- 9:59ça va nous permettre de faire ce diagnostic pour pouvoir transférer les embryons qui sont dits normaux.
- 10:05Euploid.
- 10:07Et c'est vrai que cette technique,
- 10:09pour l'instant,
- 10:10elle n'est autorisée en France que pour limiter le risque de transmission génétique,
- 10:15de maladie génétique des parents à l'enfant.
- 10:19Et en Espagne,
- 10:20on a la possibilité d'analyser ces embryons et de voir s'ils ont des anomalies chromosomiques.
- 10:28Et dans quel cas,
- 10:29finalement,
- 10:29c'est intéressant ?
- 10:30C'est intéressant...
- 10:32pour des femmes qui font des fausses couches et on ne sait pas pourquoi.
- 10:36On n'a aucune indication.
- 10:38Et on sait que peut-être ça peut provenir de la qualité des embryons,
- 10:42d'accord,
- 10:43qui sont obtenus.
- 10:44On a aussi chez les femmes,
- 10:46à partir en général de 40 ans,
- 10:49on sait que le taux d'embryons obtenus anormaux est plus important.
- 10:53D'ailleurs,
- 10:54c'est pour ça que le taux de fausses couches est plus important aussi avec l'âge.
- 10:59Donc ça va nous permettre d'éviter de transférer ces embryons qui sont de mauvaise qualité.
- 11:04On peut avoir aussi recours à ce test diagnostique lorsqu'il y a un problème du côté masculin.
- 11:14Et tout ça,
- 11:16c'est vrai qu'en soi,
- 11:18ça n'augmente pas forcément les résultats de la FIV,
- 11:22mais ça va éviter de passer par des échecs,
- 11:25des fausses couches.
- 11:26Il y a une autre indication aussi qui est les échecs d'implantation,
- 11:29c'est-à-dire qu'on transfère des embryons,
- 11:31mais ça ne s'implante jamais,
- 11:33ça ne fonctionne jamais,
- 11:34on n'a jamais de grossesse positive.
- 11:36Donc voilà,
- 11:36ça c'est aussi une autre technique que l'on peut réaliser en Espagne.
- 11:42Pour les couples de femmes,
- 11:43on a une technique qui s'appelle la méthode ROPA,
- 11:47qui permet donc d'avoir ce qu'on appelle une maternité partagée.
- 11:52Donc ici,
- 11:52on va faire une five.
- 11:54On va prendre les ovocytes d'une des partenaires,
- 11:57on va féconder avec le sperme du donneur et on va les transférer chez la partenaire qui va porter le bébé,
- 12:06la grossesse.
- 12:08Et c'est pour ça qu'on appelle cela une maternité partagée.
- 12:12Donc par exemple,
- 12:12c'est quelque chose qu'on ne peut pas faire en France.
- 12:16Il y a la possibilité aussi,
- 12:17évidemment,
- 12:18de faire un double don.
- 12:20Donc don d'ovocytes et...
- 12:23dont deux spermes,
- 12:24et également d'accueillir un embryon.
- 12:28Ce sont souvent des embryons qui sont congelés au laboratoire surnuméraire,
- 12:35ce qui permet de,
- 12:37finalement,
- 12:38c'est des embryons qui ne seront pas utilisés par des couples parce qu'ils ont déjà un projet de bébé qui a abouti,
- 12:44et on va pouvoir utiliser ces embryons et leur donner la vie.
- 12:49Donc,
- 12:50vous voyez,
- 12:50il y a beaucoup de traitements et de motifs pour lesquels aussi on a des patients étrangers qui viennent ici en Espagne.
- 13:01Et à savoir que,
- 13:02par exemple,
- 13:03le diagnostic préimplantatoire,
- 13:05c'est quelque chose qui est réalisé aussi dans d'autres pays,
- 13:08mais pas en France.
- 13:09Autres pays,
- 13:10par exemple,
- 13:10aux États-Unis,
- 13:12c'est tout à fait contrôlé.
- 13:15Par contre,
- 13:15il n'y a pas de dérive.
- 13:17Par exemple,
- 13:17c'est-à-dire qu'on ne peut pas,
- 13:19grâce à ce diagnostic préimplantatoire,
- 13:21la technique nous permettrait,
- 13:23par exemple,
- 13:23de voir quel est le sexe du bébé,
- 13:26mais de l'embryon.
- 13:28Mais on n'a pas le droit du tout de communiquer cette information et de faire de la sélection,
- 13:34par exemple.
- 13:34Ça,
- 13:34c'est totalement illégal en Espagne.
- 13:36Vous voyez...
- 13:38beaucoup de possibilités et avec des délais évidemment qui sont moins importants en Espagne c'est pour ça que beaucoup de patients étrangers viennent en Espagne chaque année pour leur projet de bébé et
- 13:54au niveau de la prise en charge comme je vous disais tout à l'heure finalement c'est assez simple parce qu'il y a des médecins des coordinateurs qui parlent votre langue et et
- 14:07On gère tous les traitements depuis l'Espagne à distance et ça se fait bien.
- 14:14C'est toujours un peu compliqué en termes de logistique si vous faisiez un traitement en France,
- 14:20mais tout est très bien organisé.
- 14:24Vous avez la possibilité de faire des premières consultations en visioconférence avec des médecins et d'avoir toutes les informations,
- 14:32de pouvoir échanger sur votre projet avant de devoir vous déplacer en Espagne.
- 14:37Donc c'est vrai qu'il y a tout un circuit qui a été mis en place et qui facilite votre projet de bébé quand malheureusement dans votre pays,
- 14:46on ne vous propose pas de solution en tout cas.
- 15:01Enfin,
- 15:02pour terminer cet épisode,
- 15:04je voulais vous préciser...
- 15:06que lorsque vous faites un traitement de PMA en Espagne,
- 15:09pour les femmes de moins de 43 ans,
- 15:11vous avez la possibilité d'obtenir une prise en charge auprès de la Sécurité sociale.
- 15:16Donc,
- 15:16il y a un dossier à faire sur...
- 15:20En tout cas,
- 15:20il y a des informations sur le site d'amélie.fr et il peut y avoir une petite prise en charge,
- 15:26une prise en charge partielle par la sécurité sociale de votre traitement,
- 15:30éventuellement qui sera complémentée par votre mutuelle,
- 15:34selon la mutuelle que vous avez.
- 15:37C'est déjà la fin de cet épisode.
- 15:39J'espère que j'ai pu vous éclairer sur la PMA en Espagne.
- 15:43Et si vous avez des questions,
- 15:44n'hésitez pas à me contacter.
- 15:47Je vous remercie de votre écoute et je vous dis à très bientôt.
- 15:51J'espère que vous avez apprécié cet épisode de podcast.
- 15:54N'hésitez pas à le partager si celui-ci vous a plu et à me retrouver sur mon compte Instagram misajourniacoaching pour échanger.
- 16:02À bientôt !