Latest / Africa Fashion Tour / Denise Mané, directrice artistique de Sayana
Transcript
- 0:00Aujourd'hui,
- 0:00un pop-up,
- 0:02ce n'est pas juste un lieu d'animation ou un lieu commercial.
- 0:08Nous,
- 0:09ça nous sert énormément à nous rapprocher de notre clientèle existante.
- 0:13Quand on organise des pop-ups,
- 0:15on tient au courant notre clientèle qui est basée dans le lieu où nous allons.
- 0:20Donc,
- 0:20on est content d'enfin mettre un visage sur la voie ou sur les messages qu'on reçoit.
- 0:25et eux pareil c'est un moment méchant c'est un moment de
- 0:30de convivialité,
- 0:32ça nous sert aussi à mesurer et à ajuster les actions qu'on met en place.
- 0:38Quand on est en face du client,
- 0:40c'est très différent.
- 0:42C'est encore plus intéressant que le virtuel.
- 0:46Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:49Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 0:57Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:59Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:03responsables et ambitieux.
- 1:05Au fil des interviews,
- 1:06je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:14Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:20de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:25C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:29éthiques et performants.
- 1:31Je suis Ramata Dialo,
- 1:32je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes,
- 1:35je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:39J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:42En 2017,
- 1:43j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:47je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:53Au-delà de la mode,
- 1:54je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 1:58Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:07Aujourd'hui,
- 2:08je suis en compagnie de Denise Manet,
- 2:10la cofondatrice et directrice artistique de la marque Sayana.
- 2:13Alors qu'elle prépare sa participation à l'événement Afrique en scène qui aura lieu à Paris du 15 au 20 octobre,
- 2:19je l'ai invitée pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de sa marque.
- 2:23Made in Dakar.
- 2:25Bienvenue Denise,
- 2:26comment vas-tu ?
- 2:27Je vais bien,
- 2:29merci de m'accueillir dans ce podcast grand matin,
- 2:31je suis ravie.
- 2:33Écoute,
- 2:33c'est moi qui suis ravie de pouvoir échanger avec toi.
- 2:36Moi,
- 2:36j'avais découvert ta marque il y a quelques temps maintenant,
- 2:39lorsque tu avais participé à un pop-up
- 2:42Style Lounge qui avait eu lieu,
- 2:43il me semble,
- 2:44au mois de juillet dernier,
- 2:452020.
- 2:46C'est ça.
- 2:46Et donc,
- 2:48là,
- 2:48l'idée c'est que tu prépares un nouveau pop-up.
- 2:49parisien.
- 2:50Donc moi,
- 2:51je suis ravie qu'on puisse parler un peu plus de ton parcours,
- 2:54comme je le fais toujours,
- 2:55et aussi de ta marque,
- 2:58de un petit peu comment elle est née,
- 3:00cette marque-là,
- 3:01et où est-ce que tu as envie de l'emmener.
- 3:04Mais avant d'entrer dans le détail de ton parcours et de ta marque,
- 3:08on va commencer comme je le fais toujours,
- 3:09je vais te demander de te présenter.
- 3:12Avec Clévière.
- 3:13Alors moi,
- 3:14je m'appelle Denis Nemanet,
- 3:15je suis la cofondatrice et la directrice artistique de Sayana.
- 3:19Saïda qui est une marque de mode féminine qui est basée à Dakar au Sénégal.
- 3:24À la base j'ai un parcours très différent,
- 3:26j'ai fait des études de communication avec une spécialisation en marketing digital.
- 3:31Donc initialement je ne viens pas d'une formation de styliste ou de modéliste.
- 3:36En revanche je viens d'un univers où la mode a vraiment toujours été très présente parce que quand je parlais tout à l'heure,
- 3:43quand je disais que j'étais cofondatrice,
- 3:45en réalité je suis associée à ma maman.
- 3:48qui est les couturières modélistes avec une extérence de plus de 30 ans.
- 3:53Donc je peux dire que j'ai grandi dans un atelier,
- 3:56que j'ai toujours été dans le milieu des tissus,
- 3:59des accessoires,
- 3:59des machines,
- 4:01des va-et-vient des clients.
- 4:03Et en fait,
- 4:04au fil des années,
- 4:07Sayana a pris plus d'ampleur dans ma vie.
- 4:10Et une seconde rencontre est née de cette relation que j'ai déjà avec ma maman.
- 4:17Aujourd'hui,
- 4:18on peut dire que c'est une rencontre entre deux générations parce que
- 4:22Sayana allie l'expertise technique et le savoir-faire que ma mère a cumulé avec ses 30 ans d'expérience et ma volonté de travailler le design un peu plus en profondeur,
- 4:34de construire une marque avec une image travaillée et un fort développement commercial et international.
- 4:42Donc ma mère et moi,
- 4:43nous sommes vraiment dans une démarche de transmission,
- 4:46de savoir-faire.
- 4:47Et on veut donner à Sayana une nouvelle vie,
- 4:51une nouvelle portée.
- 4:52Avant,
- 4:52ça ne s'appelait pas Sayana,
- 4:53c'était à son nom,
- 4:54ma mère,
- 4:55Marie-Delphine.
- 4:56Aujourd'hui,
- 4:57Sayana...
- 4:59Ça signifie ça et Anna,
- 5:00donc c'est la fusion des deux prénoms de mes grands-mères,
- 5:03qui sont vraiment les figures fortes,
- 5:05les figures matriarcales de notre femme.
- 5:09Voilà pour notre présentation.
- 5:11Très bien,
- 5:12écoute,
- 5:13tout ce que tu nous as partagé jusqu'ici,
- 5:15ça présage des éléments intéressants pour la suite de cette interview.
- 5:19Moi,
- 5:20j'ai envie de revenir un petit peu sur ton parcours,
- 5:22où tu parles d'une expertise en communication,
- 5:24en marketing digital.
- 5:28Est-ce que tu as commencé à travailler,
- 5:31tu as eu des missions dans différentes structures et ensuite tu as créé la marque ou est-ce que dès le départ,
- 5:37après les études,
- 5:38tu t'es lancée à travailler avec ta maman ?
- 5:41Avant Sayana,
- 5:42j'étais vraiment dans la communication pour des entreprises que j'accompagnais sur le volet digital.
- 5:49Donc c'était dans le luxe,
- 5:51l'immobilier plus particulièrement.
- 5:54Et progressivement,
- 5:55je me suis vue confier des responsabilités sur la partie relations publiques,
- 6:02événementielles,
- 6:03etc.
- 6:04Mais avec toujours cette touche digitale qui me parlait particulièrement.
- 6:12Donc,
- 6:12j'ai accompagné des entreprises dans ce sens.
- 6:16Et progressivement,
- 6:16je me suis rendue compte que j'avais envie de créer quelque chose qui m'appartienne davantage.
- 6:21Au départ,
- 6:21Sayana n'était pas forcément...
- 6:23penser comme l'entreprise qu'elle est en train de devenir aujourd'hui.
- 6:27On a commencé tout simplement avec cette volonté de créer des vêtements inspirés de notre vécu,
- 6:35de notre culture,
- 6:36de notre identité,
- 6:37des vêtements qui nous ressemblent en fait.
- 6:40Et donc pendant que j'étais en poste,
- 6:43je venais en appoint à l'entreprise que ma mère avait déjà,
- 6:48donc je l'aidais sur la partie administrative,
- 6:50la partie financière,
- 6:51la partie conseil.
- 6:52J'étais très touchée par le rapport au client.
- 6:58Pour moi,
- 6:58c'était important d'intégrer dans la relation le confort,
- 7:04le bien-être et toute la partie satisfaction client et service après-vente.
- 7:10Au départ,
- 7:10ça a commencé comme ça.
- 7:14Au fil du temps,
- 7:15j'ai entretenu une relation particulière avec les clients de ma maman.
- 7:20qui demandaient de plus en plus après moi.
- 7:23Et moi,
- 7:24j'y ai pris goût.
- 7:25J'y ai pris goût et de l'aide,
- 7:27je suis passée à lui proposer un jour et si on joignait nos forces et qu'on créait une marque.
- 7:33Donc au départ,
- 7:35on est parti de Delphine Couture à D&D parce que nos initiales sont toutes en D.
- 7:39Delphine et Denis,
- 7:41pas très originales d'ailleurs.
- 7:44Et progressivement,
- 7:45Sayana a creusé de l'ampleur.
- 7:47Je vendais beaucoup dans les lieux de travail.
- 7:49Parce que j'étais à ce moment-là le seul mannequin.
- 7:55Et puis à un moment,
- 7:56ça a été une évidence qu'il fallait faire une reconversion professionnelle,
- 7:59ce que j'ai fait il y a trois ans et que je ne regrette pas heureusement.
- 8:03C'est un bon exemple en tout cas que tu donnes là,
- 8:05le fait d'avoir développé cette activité alors que tu étais en poste.
- 8:11Et puis vraiment au fur et à mesure,
- 8:13à force...
- 8:14de développer des relations avec les clients,
- 8:17à force d'expérience,
- 8:18à force de collaboration avec ta maman,
- 8:21l'idée de créer une marque à vous deux,
- 8:25à Germain.
- 8:26Mais vous avez finalement travaillé quelque part déjà ensemble et c'est une idée qui finalement est arrivée assez naturellement.
- 8:34Donc,
- 8:35ce que tu évoques,
- 8:36c'est que vous avez réfléchi à faire évoluer le nom plusieurs fois et toi,
- 8:40tu avais une expérience.
- 8:41partie en communication,
- 8:42j'imagine en branding.
- 8:44Donc,
- 8:45cette notion d'identité de marque,
- 8:46est-ce que tu peux nous en parler ?
- 8:49Tu as évoqué la définition du nom
- 8:53Sayana.
- 8:54Cette réflexion-là,
- 8:55du coup,
- 8:56est-ce que vous avez fait des meetings avec ta maman pour vraiment réfléchir à l'identité de marque,
- 9:01à tout ce qui est branding,
- 9:02à tout ce qui est visuel ?
- 9:03Comment est-ce que vous avez travaillé cette partie-là ?
- 9:05Sachant qu'il y a eu vraiment une évolution entre quand tu étais une aide Merci.
- 9:09et quand vraiment vous êtes devenu associé à Parentiart ?
- 9:12Ça s'est fait en plusieurs temps,
- 9:13parce que quand j'ai commencé à l'aider,
- 9:15c'était en 2013,
- 9:19ça fait très longtemps.
- 9:21En 2013,
- 9:22ça a évolué de Delphine Couture à D&D,
- 9:25comme je disais.
- 9:27Mais à ce moment-là,
- 9:30j'ai compris rapidement que concevoir de beaux vêtements ne suffisait pas.
- 9:34J'ai compris qu'il fallait construire une marque.
- 9:37Et cette notion de marque-là,
- 9:39elle était...
- 9:40un peu nouvelle pour ma maman.
- 9:45Je voulais en fait que les vêtements racontent une histoire,
- 9:49qu'ils racontent une identité,
- 9:50une époque,
- 9:51une culture,
- 9:52des lieux,
- 9:53une manière de se présenter,
- 9:55tout simplement.
- 9:56Et ce questionnement,
- 10:00cette quête-là,
- 10:01elle a continué au fil des années,
- 10:03jusqu'à ce qu'on crée l'entreprise,
- 10:04jusqu'à ce qu'on travaille ensemble complètement à temps plein.
- 10:10Et l'année dernière,
- 10:11nous avons aussi travaillé sur un rebranding.
- 10:14Comment ça se passe ?
- 10:15C'est qu'on a défini les tâches de chacune.
- 10:18Donc ma mère gère la direction des opérations,
- 10:21elle est beaucoup plus technique que moi.
- 10:23Elle donne vie à mes idées.
- 10:25Moi,
- 10:25je m'occupe de la partie design et donc c'est ce qui fait notre complémentarité.
- 10:29Je vais chercher l'inspiration.
- 10:31Je vais venir avec des idées,
- 10:33avec des concepts,
- 10:34avec une direction artistique,
- 10:37que ce soit pour les campagnes autant que pour les modèles proposés.
- 10:41Et on va travailler ensemble pour avoir quelque chose de cohérent.
- 10:45Donc,
- 10:46dans l'identité de la marque,
- 10:47ça s'est fait de la même manière.
- 10:48Et l'année dernière,
- 10:51on a senti le besoin.
- 10:52d'aller encore plus loin parce qu'on a observé l'écosystème et l'industrie de la mode,
- 10:57particulièrement en Afrique,
- 10:58et c'était évident qu'il fallait pousser encore un peu plus en profondeur.
- 11:04Donc le nom Mensayana existe depuis 2023,
- 11:12mais dans l'identité,
- 11:14dans le branding,
- 11:15on y travaille encore.
- 11:17On n'est pas encore satisfaits à
- 11:20100%.
- 11:21Le rebranding de l'année dernière nous a permis d'avoir une refonte de pas mal d'outils,
- 11:31que ce soit le site internet,
- 11:34les différents types de visuels,
- 11:35notre façon de raconter,
- 11:37notre identité graphique en général.
- 11:40Et aujourd'hui,
- 11:40je crois qu'on tient à quelque chose pour les prochains 5 à 10 ans de beau et de cohérent.
- 11:48Mais on est en perpétuelle quête de cette clarté,
- 11:52de cette cohérence-là dans ce que nous représentons,
- 11:55dans ce que nous incarnons,
- 11:56dans ce que nous dégageons.
- 12:00Et tu fais bien de souligner le fait que le travail sur le branding,
- 12:03quelque part,
- 12:04c'est un travail continu.
- 12:05Ce n'est pas,
- 12:06on a fait une réunion,
- 12:07on s'est mis d'accord et c'est bon,
- 12:09ça va être la même chose pendant les six prochaines années.
- 12:13c'est vraiment quelque chose qu'on affirme,
- 12:16dont on a...
- 12:18En fait,
- 12:18on développe une conviction avec les éléments clés qui définissent l'ADN d'une marque.
- 12:24Et puis,
- 12:25on les renforce au fur et à mesure.
- 12:26Aussi,
- 12:27avec le feedback des clients,
- 12:28avec la réaction des gens sur les réseaux sociaux,
- 12:30ça aide aussi à se conforter dans les différentes idées.
- 12:35Je voulais rajouter quelque chose.
- 12:36Justement,
- 12:37pendant cette période de rebranding,
- 12:39on a fait des séances de brainstorming en équipe pour se poser les bonnes questions.
- 12:46à ce que...
- 12:47On était trop dedans,
- 12:49comme on dit.
- 12:50On avait besoin d'avoir un peu plus de recul et d'avoir le feedback,
- 12:54le ressenti des clients.
- 12:55Les clients,
- 12:56les parcs,
- 12:57les abonnés,
- 12:57toutes les personnes qui nous suivent et qui nous donnent de la force.
- 13:01Donc,
- 13:01il y a des enquêtes de satisfaction qui ont été menées,
- 13:04des enquêtes d'opinion.
- 13:06On a fait des sondages auprès de nos communautés pour voir à quoi leur fait penser Sayana.
- 13:12Quand ils pensent au mot Sayana,
- 13:14à la marque Sayana,
- 13:15à quoi ça renvoie.
- 13:17Par exemple,
- 13:17on a des mots qui se répétaient comme l'élégance,
- 13:21comme le minimalisme,
- 13:23comme l'originalité,
- 13:24comme l'exclusivité.
- 13:25Parfois un nom sortait aussi,
- 13:27un nom de personne.
- 13:28Et c'est toutes ces informations collectées qui nous ont permis d'avoir une nouvelle direction.
- 13:33On se demandait également quelles sont les pièces qui leur plaisaient le plus.
- 13:37Qu'est-ce qu'il fasse de nos prix ?
- 13:38Qu'est-ce qu'il fasse de notre identité visuelle ?
- 13:40Donc ça a été vraiment un travail en interne très laborieux.
- 13:46qu'on a fait en équipe.
- 13:49On a aussi consulté,
- 13:50comme je disais tout à l'heure,
- 13:52nos communautés.
- 13:54Mais on a aussi surveillé ce que faisaient nos collègues,
- 13:58en local,
- 13:59en régional et à l'extérieur,
- 14:01à l'international.
- 14:03On a pas mal de références en termes de marques,
- 14:06de vêtements.
- 14:07Et on aspire tous les jours à atteindre l'excellence,
- 14:12tout simplement.
- 14:13Et c'est vrai qu'il y a des codes.
- 14:15que ce soit dans la communication,
- 14:17dans la tenue,
- 14:18dans la gestion,
- 14:19dans le rapport au client qui nous inclut en sortiment et qu'on essaie d'imiter à notre manière.
- 14:26C'est intéressant en tout cas que tu précises vraiment quel a été ce processus de création et d'évolution du branding de la marque et de partager aussi les valeurs.
- 14:40Aujourd'hui,
- 14:41si tu devais définir le profil type,
- 14:44de la cliente,
- 14:45en fait,
- 14:45Sayana,
- 14:45comment est-ce que tu la décrirais ?
- 14:49C'est intéressant.
- 14:51Je ne peux pas dire la cliente,
- 14:53parce qu'on a justement dans cette démarche de brainstorming pour le...
- 14:59Pour le branding de la marque,
- 15:02on s'est rendu compte qu'on avait pas mal d'archétypes.
- 15:06Et les clientes Sayana,
- 15:08ce sont des femmes qui ont une certaine sensibilité esthétique.
- 15:11C'est des femmes exigeantes,
- 15:13qui aiment les belles matières,
- 15:14qui aiment les belles coupes,
- 15:16mais qui sont à la recherche de sens.
- 15:19Elles peuvent être sénégalaises,
- 15:21mais pas que,
- 15:21africaines,
- 15:22issues de la diaspora,
- 15:24ou complètement extérieures à cet univers.
- 15:26Ce que nous avons remarqué entre ces différentes...
- 15:29au film,
- 15:30c'est que c'est pas forcément l'origine qui les rassemble c'est surtout une certaine forme de sensibilité ces femmes-là,
- 15:37comme je disais tout à l'heure sont exigeantes,
- 15:40mais elles sont très contemporaines et elles allient quelque chose de particulier elles ont ce goût prononcé pour le classique mais avec une ouverture sur l'avant-garde
- 15:58de la mode contemporaine.
- 15:59Donc elles sont à la fois très internationales tout en étant attachées à des racines ou tout simplement curieuses de découvrir d'autres cultures.
- 16:08Parce que ce que je disais,
- 16:08c'est que,
- 16:10ce que je pense,
- 16:11autant pour moi,
- 16:11c'est que
- 16:12Sayana n'est pas là pour habiller uniquement des femmes africaines.
- 16:16Nous voulons habiller des femmes de toute origine qui se reconnaissent tout simplement dans notre vision de l'élégance.
- 16:24Voilà.
- 16:24Très bien,
- 16:25c'est très intéressant que tu précises qu'il n'y a pas qu'un seul archétype de client et qu'il y a cette notion aussi d'international.
- 16:32Aujourd'hui,
- 16:33la marque en termes de savoir-faire,
- 16:34ce que tu expliquais,
- 16:35c'est que ta maman avait une expérience vraiment technique du métier de la construction,
- 16:41la fabrication du vêtement.
- 16:43J'imagine que vous avez un atelier pour faire la fabrication et potentiellement,
- 16:49j'imagine,
- 16:49un showroom pour recevoir les clients et faire les essayages ?
- 16:52C'est ça.
- 16:54Au départ,
- 16:54nous avons fait beaucoup de surmesures.
- 16:56Nous avions juste un atelier et quelques temps plus tard,
- 17:00nous avons montré que ce que nous voulions véritablement développer,
- 17:05c'est le prêt à porter qui ressemblait plus au business model qu'on voulait mettre en place.
- 17:13Et aujourd'hui,
- 17:14c'est notre couleur de métier.
- 17:15Mais nous avons fait du surmesure pendant très longtemps,
- 17:19jusqu'à il y a quelques mois en fait.
- 17:21Ça ne fait pas si longtemps.
- 17:24Donc,
- 17:25nous sommes arrivés à la réalisation que ça demande énormément de temps,
- 17:29d'énergie,
- 17:29de ressources.
- 17:31Donc,
- 17:31comme on disait,
- 17:33on a une équipe,
- 17:34on a un atelier de couture.
- 17:36Depuis quelques mois,
- 17:38ma maman a pu bénéficier d'une formation de
- 17:43Tisserand.
- 17:44Aujourd'hui, elle est Tisserand elle-même et formatrice Tisserand certifiée.
- 17:49Parce qu'on a découvert le...
- 17:53on est au contact du textile tous les jours et ça faisait un moment qu'on voulait développer aussi ce volet de production textile
- 18:01Très bien je sens que dans la manière dont vous travaillez il y a vraiment des étapes qui sont posées avec comme un espèce de BP à 2 ans à 3 ans avec l'ambition de le branding,
- 18:16en tout cas dans ta manière de l'exprimer j'ai l'impression que c'est organisé comme ça mais peut-être tu vas me dire non pas du tout
- 18:22Ce n'est pas du tout le cas,
- 18:23mais j'aimerais bien qu'il nous partage ça,
- 18:25parce qu'il y a le côté,
- 18:26le fait de dire qu'on faisait du sur-mesure,
- 18:28on a évolué vers le prêt-à-porter,
- 18:31on se forme pour pouvoir être prêt à s'organiser pour assumer le prêt-à-porter,
- 18:37parce qu'effectivement,
- 18:38travailler du sur-mesure et travailler du prêt-à-porter,
- 18:40c'est une organisation totalement différente.
- 18:43Est-ce qu'il y a un business plan ?
- 18:46et sur lequel vous vous mettez des étapes avec ta maman et vous vous dites,
- 18:49voilà,
- 18:49ça,
- 18:49ça va être à un an,
- 18:50à deux ans,
- 18:50à trois ans ou est-ce qu'un petit peu,
- 18:52c'est un petit peu opportuniste en fait ?
- 18:56Alors,
- 18:56c'est un mix des deux.
- 18:58On a,
- 19:00je veux préciser que ma mère et moi,
- 19:02on est de générations différentes,
- 19:04on a des approches très différentes dans notre façon de travailler et surtout,
- 19:07on a deux regards très différents.
- 19:09Elle,
- 19:09elle a vraiment cette connaissance extrêmement profonde du vêtement,
- 19:13de la construction.
- 19:15du tomber,
- 19:15etc.
- 19:16Moi j'arrive avec cette notion de les vêtements doivent être beaux mais pas que,
- 19:22ils doivent être confortables ils doivent provoquer une émotion un sentiment d'estime de soi d'amour profond de soi-même d'appréciation de soi j'apporte également cette vision de marque,
- 19:37de communication de développement international donc finalement cette complémentarité entre ma maman et moi est devenue l'ADN
- 19:44de Sayana est l'un de nos,
- 19:47comme disent les Américains,
- 19:48nos unique selling points.
- 19:50C'est vraiment un point qui nous différencie des autres marques,
- 19:53qui fait notre force et qui vraiment nous rend fiers.
- 19:59Donc,
- 20:01on n'a pas à proprement dire de business plan,
- 20:04mais on a une roadmap.
- 20:05C'est une feuille de route que nous consultons régulièrement,
- 20:08que nous ajustons régulièrement,
- 20:11en prenant en compte nos réalités,
- 20:14nos combats du quotidien,
- 20:15nos imprévus,
- 20:18les réactions de la clientèle et les opportunités qui peuvent se présenter à nous.
- 20:21C'est plutôt ça,
- 20:22oui.
- 20:23Et est-ce que tu dirais que,
- 20:25alors c'est en général les duos d'associés,
- 20:28là ce que tu as évoqué c'est que vous aviez bien réparti les tâches par rapport à vos compétences respectives mais dans les duos d'associés il peut y avoir des moments de tension,
- 20:37des moments de difficulté des désaccords,
- 20:40comment est-ce que tu gères ça sachant que c'est ta maman et que j'ai envie de dire chez nous mais partout le paradis est au pied de la maman donc est-ce que c'est maman qui a raison ?
- 20:50Non
- 20:53Ce podcast est enregistré attention Merci.
- 20:56Je pourrais ne pas lui partager le lien,
- 20:58effectivement.
- 20:59Mais maman n'a pas systématiquement raison.
- 21:03Et moi,
- 21:03je m'étonne.
- 21:04Parfois,
- 21:06j'ai l'impression de faire des sorties de corps et de m'observer de loin.
- 21:10Je suis choquée de ce que je suis devenue.
- 21:13Alors,
- 21:16au début,
- 21:16j'étais assoiffée de savoir,
- 21:19de comprendre,
- 21:20de toucher,
- 21:21d'expérimenter,
- 21:22de faire du poulet.
- 21:25Au fil du temps,
- 21:26mes missions se sont affinées et je sais ce que j'aime,
- 21:29je sais ce que je sais faire et elle aussi.
- 21:32C'est très difficile de travailler avec un membre de sa famille,
- 21:35particulièrement avec sa maman,
- 21:37parce que le lien mère-fille,
- 21:39il est particulier,
- 21:40il est affectueux,
- 21:40il est tendre.
- 21:42Et moi,
- 21:45quand je suis arrivée dans cette aventure,
- 21:49je me suis intégrée très très vite.
- 21:51J'ai pris mes responsabilités au sérieux aussi très très vite.
- 21:55Donc j'arrive dans son monde,
- 21:58elle me laisse de la place,
- 21:59je prends beaucoup de classe.
- 22:02Et elle a la classe et la gentillesse de se mettre de côté parfois pour me laisser l'idée.
- 22:11Mais nos responsabilités sont bien partagées.
- 22:16C'est dur,
- 22:16c'est dur parce qu'il y a des moments où j'ai besoin de mon associé et mon associé préfère être ma mère sur le moment.
- 22:23Il y a des moments où...
- 22:24Elle a envie d'avoir raison,
- 22:27plus simplement.
- 22:27Et elle joue la carte de la maman.
- 22:29Et puis un point,
- 22:30c'est tout.
- 22:31Et moi,
- 22:31je me défends comme je peux,
- 22:33mais ce n'est pas facile.
- 22:34Mais je me rends compte surtout que c'est un privilège.
- 22:36On s'en rend compte toutes les deux.
- 22:37Moi,
- 22:38je me sens bénie de pouvoir travailler avec ma maman,
- 22:40de faire une reconversion professionnelle dans son domaine,
- 22:43de me rendre compte que j'aime autant,
- 22:45sinon plus qu'elle maintenant.
- 22:48Donc,
- 22:49ce n'est pas facile tous les jours.
- 22:51Mais c'est un plaisir,
- 22:52c'est des folies,
- 22:53c'est des souvenirs extraordinaires,
- 22:54c'est une expérience folle.
- 22:57On a,
- 22:58pour la première fois,
- 22:59fait un défilé ensemble parce qu'à chaque fois qu'on participe à un défilé,
- 23:03c'est à l'étranger.
- 23:04Donc,
- 23:04on a participé à un défilé à Dakar cette année.
- 23:08On était ensemble et c'était une expérience extraordinaire à vivre ensemble.
- 23:14Donc,
- 23:15c'est une bénédiction,
- 23:16je veux dire.
- 23:17Comme dans toute collaboration,
- 23:19de toute façon,
- 23:19il y a toujours...
- 23:21on va dire,
- 23:21des avantages et des inconvénients.
- 23:23Et on trouve,
- 23:24à force de collaborer,
- 23:25on trouve les moyens de faire que ça dure.
- 23:29Après,
- 23:29forcément,
- 23:30quand c'est une relation de famille,
- 23:32c'est encore plus délicat.
- 23:35Mais de ce que tu dis,
- 23:36j'ai l'impression que vous arrivez à vous préserver,
- 23:40à faire en sorte de réussir le développement de la marque.
- 23:48J'imagine qu'au sein de l'équipe,
- 23:49au niveau de l'atelier,
- 23:51le fait de,
- 23:53comment dire,
- 23:53vous travaillez effectivement mère-fille,
- 23:55mais que vous avez une équipe avec vous,
- 23:57comment vous gérez aussi les relations avec les autres membres de l'équipe ?
- 24:00Déjà,
- 24:00est-ce qu'il y a d'autres membres de la famille qui sont là ?
- 24:03Ou est-ce que,
- 24:05voilà,
- 24:05toutes les deux,
- 24:06vous avez chacun votre périmètre avec vos équipes respectives ?
- 24:08Et du coup,
- 24:09il y a,
- 24:10comment dire,
- 24:10ça se passe de manière fluide,
- 24:12le duo mère-fille à la tête des différentes équipes.
- 24:16C'est ça.
- 24:16Donc,
- 24:17on est à la tête de l'équipe avec des responsabilités distinctes.
- 24:21J'ai mon équipe,
- 24:22elle a la sienne.
- 24:23Son équipe est plus grande pour le moment parce qu'on a besoin de plus de profs qui le technique.
- 24:31Et il n'y a pas d'autres membres de notre famille,
- 24:33même si on a eu à plusieurs reprises de l'aide de la famille.
- 24:40Donc,
- 24:41encore aujourd'hui,
- 24:42quand mon papa passe dans notre boutique à Dakar,
- 24:46Il ne peut pas s'empêcher de vérifier qu'il y a de l'eau pour les clients,
- 24:50que les cintres sont bien alignés,
- 24:52que l'air circule bien,
- 24:55que la climatisation fonctionne.
- 24:56Enfin,
- 24:59c'est la famille en fait.
- 25:00C'est vrai que c'est une entreprise à deux.
- 25:02Mais c'est une entreprise familiale,
- 25:04on est dans la transmission,
- 25:06comme je disais.
- 25:07Mes soeurs sont passées faire des stages,
- 25:08j'ai deux soeurs,
- 25:10plus petites soeurs,
- 25:10qui sont passées faire des stages,
- 25:12nous prêter main-forte à des moments où on n'avait pas assez de personnel.
- 25:19Donc,
- 25:21officiellement,
- 25:22on a nos équipes respectives,
- 25:24mais la famille reste présente pour les moments importants en cas de besoin.
- 25:29Quand on a,
- 25:29par exemple,
- 25:29un pop-up,
- 25:31et qu'il y a des veilles à faire,
- 25:33la famille n'hésite pas pour mettre la main à la pâte et venir en apport.
- 25:37Maintenant qu'on a parlé de l'équipe,
- 25:38j'ai envie qu'on parle des clients.
- 25:40Alors,
- 25:40ce que tu disais,
- 25:41c'est qu'il y a différents archétypes,
- 25:44différents profils que vous êtes passés sur mesure qui permet d'avoir une relation de proximité avec les clients auprès d'apporter.
- 25:54Aujourd'hui,
- 25:54comment vous tissez les liens avec vos consommateurs ?
- 25:59Comment est-ce que vous les fidélisez ?
- 26:01Comment est-ce que vous créez vraiment une véritable communauté autour de cette marque ?
- 26:05Alors,
- 26:05nous avons la chance d'avoir une boutique physique à Dakar et nous travaillons également avec des concepteurs dans quelques villes,
- 26:15notamment à Bidjan,
- 26:18en Côte d'Ivoire.
- 26:21Nous avons travaillé avec le Maroc,
- 26:22on a eu une présence d'un an au Maroc,
- 26:25au Mali.
- 26:26On commence bientôt avec le Bénin,
- 26:28le mois prochain.
- 26:30Le Cameroun,
- 26:31également au début décembre.
- 26:34Ça nous fait une grosse base de nos clients.
- 26:38Ces clients-là,
- 26:39on a une relation proche,
- 26:42autant que possible avec eux.
- 26:43Surtout ceux de Dakar,
- 26:46parce qu'ils sont associés.
- 26:49Aujourd'hui avec le digital,
- 26:50ils sont associés à pas mal de décisions,
- 26:52on les consulte.
- 26:55Lorsque nous faisons des lancements,
- 26:57des campagnes,
- 26:58des lancements de collections,
- 27:00on les associe,
- 27:00c'est un peu un jeu sur des choix de coloris,
- 27:03des choix de coupes,
- 27:04etc.
- 27:06Nos pages sont assez interactives,
- 27:10on organise aussi régulièrement des événements.
- 27:13Au mois de décembre,
- 27:14on a toujours un cocktail pour les clients fidèles de Sayana.
- 27:19qui est aussi ouvert à ceux qui sont de passage.
- 27:22Et le digital nous maintient.
- 27:24On a une newsletter qui passe régulièrement.
- 27:29Et nos clients,
- 27:32en fait,
- 27:34sont nos ennemis aussi aujourd'hui.
- 27:37On a pas mal de clients qui font partie de notre vie.
- 27:40Et sinon,
- 27:41le digital nous maintient plutôt bien.
- 27:43Ça crée une relation de proximité.
- 27:45On n'hésite pas à faire des cadeaux.
- 27:48à nos clients pour des occasions spéciales,
- 27:51pour des moments importants pour eux.
- 27:53Lorsqu'on faisait du sur-mesure,
- 27:54par exemple,
- 27:55nous arrivions à faire des robes de mariés pour des mariages traditionnels,
- 28:00des mariages civils ou des réceptions.
- 28:02On ne va pas hésiter,
- 28:03par exemple,
- 28:04moi je l'ai fait à plusieurs reprises,
- 28:06aller par exemple à Paris et proposer à mes clients de faire du personal shopping,
- 28:12par exemple pour des mariages.
- 28:16leur proposer ce qui se fait de meilleur dans les plus beaux endroits de distribution de matière.
- 28:23Et ils nous le rendent bien.
- 28:25Ils participent au sondage quand on a besoin de statistiques.
- 28:29Ils supportent la communication.
- 28:32Ils partagent et recommandent.
- 28:35Ils nous envoient des photos quand ils sont bien habillés.
- 28:38Ils nous partagent des témoignages qui sont très,
- 28:40très,
- 28:40très touchants.
- 28:42Et moi,
- 28:42c'est une partie qui me...
- 28:44qui m'apportent beaucoup parce que je les vois plus que des clients,
- 28:50c'est des ambassadeurs,
- 28:51c'est des gens qui nous représentent parce que pour moi,
- 28:53le vêtement,
- 28:54c'est un langage,
- 28:55c'est une manière de présenter au monde,
- 28:57c'est une manière d'exprimer son identité et de s'incarner de la privilégie de manière.
- 29:03Donc,
- 29:04nos clients,
- 29:06c'est la grande famille Sayane.
- 29:08C'est effectivement important de maintenir un lien de proximité avec les clients,
- 29:12parfois c'est vrai qu'avec les réseaux sociaux.
- 29:13Certes,
- 29:14il y a du lien,
- 29:14mais c'est un lien qui est virtuel.
- 29:16Le fait qu'il y ait des points de vente et que tu évoques le fait d'entretenir cette proximité-là,
- 29:23c'est extrêmement important parce que c'est ce qui fait la différence entre une marque où on ne sait pas vraiment ce qu'il y a derrière et une marque où il y a une utilisation des réseaux sociaux comme un prolongement de la relation qu'on a établie avec un consommateur en
- 29:39magasin.
- 29:41Toi,
- 29:41tu as une expertise du marketing digital,
- 29:43tu as une expertise de la communication.
- 29:45Ce que tu évoquais,
- 29:46c'est que tu t'es occupé de relations publiques et d'événementiels.
- 29:52J'imagine que cette expertise-là,
- 29:53tu t'en sers pour ça,
- 29:54Yana.
- 29:55Ah oui,
- 29:56totalement.
- 29:57Totalement.
- 29:58Mon expérience professionnelle m'a beaucoup et me sert encore beaucoup,
- 30:01beaucoup dans mon travail aujourd'hui.
- 30:05C'est aussi un des points différenciants de la marque parce qu'on a compris très tôt qu'il fallait mettre sur la table ce qu'on savait faire le mieux.
- 30:18Je pense qu'en ce qui me concerne,
- 30:20la communication que j'ai...
- 30:24que j'ai mis en œuvre pour des organisations,
- 30:27m'a servi aujourd'hui dans mon entreprise.
- 30:29Et quand je suis arrivée à SAHENA,
- 30:31c'était important pour moi de créer une entreprise.
- 30:35Donc souvent,
- 30:36les créatifs,
- 30:37ils sont dans une catégorie de...
- 30:41Ce sont des créatifs,
- 30:43ils ont besoin d'inspiration,
- 30:44ils créent de belles choses,
- 30:45ils créent des choses originales.
- 30:47Mais le côté technique,
- 30:48le côté orienté business,
- 30:50le côté...
- 30:52communication,
- 30:53storytelling,
- 30:55maîtrise des chiffres,
- 30:56etc.
- 30:56C'est vrai qu'on ne l'affecte pas souvent au créatif.
- 30:59Et moi,
- 30:59c'était avant le design même des pièces,
- 31:05c'était ma valeur ajoutée.
- 31:07C'est ce que je venais d'abord apporter au business,
- 31:09avant même de rejoindre ma maman.
- 31:13Donc oui,
- 31:13ce marketing,
- 31:15cette communication,
- 31:17cette expérience en événementiel me sert grandement aujourd'hui quand je vais
- 31:22à l'étranger pour des pop-up,
- 31:26on est encore une petite entreprise,
- 31:28donc on est obligé de cumuler plusieurs postes.
- 31:31J'ai la chance de pouvoir encore,
- 31:33même si j'ai hâte de déléguer,
- 31:37j'ai la chance de pouvoir voyager pour la marque.
- 31:41Ces deux dernières années,
- 31:42j'ai beaucoup voyagé pour des pop-up et ça me renvoie encore à la question précédente sur la relation avec les clients.
- 31:50Aujourd'hui,
- 31:50un pop-up,
- 31:52Ce n'est pas juste un lieu d'animation,
- 31:55un lieu commercial.
- 31:58Nous,
- 31:59ça nous sert énormément à nous rapprocher de notre clientèle existante.
- 32:03Donc quand on organise des pop-ups,
- 32:05on tient au courant notre clientèle qui est malvée dans le lieu où nous allons.
- 32:09Donc on est content d'enfin mettre un visage sur la voie ou sur les messages qu'on reçoit.
- 32:15Et eux,
- 32:15pareil,
- 32:17c'est un moment d'échange,
- 32:18c'est un moment de convivialité.
- 32:22ça nous sert aussi à mesurer et à ajuster les actions qu'on met en place.
- 32:31Quand on est en face du client,
- 32:34c'est très différent.
- 32:36C'est encore plus intéressant que le virtuel.
- 32:38Donc oui,
- 32:40la com nous aide beaucoup.
- 32:42En fait,
- 32:42vous formez un duo de choc avec ta maman parce que quelqu'un qui a une expertise en communication et marketing d'un côté,
- 32:47quelqu'un qui a une expertise,
- 32:50un savoir-faire technique du vêtement,
- 32:52c'est vraiment l'idéal pour construire une marque,
- 32:54d'être vraiment à deux et d'avoir des expertises bien distinctes.
- 32:59En termes de,
- 33:00quand tu parles de la direction artistique,
- 33:02du type de pièces que vous proposez,
- 33:04ce que tu évoquais,
- 33:06c'est une marque made in Dakar.
- 33:07Il y a une volonté d'être internationale et de ne pas habiller.
- 33:10que la Dakaroise,
- 33:11je ne passe habillée que la Bidjanez.
- 33:14Est-ce que tu peux nous parler justement de tes inspirations ?
- 33:17Est-ce que tu peux nous décrire en fait la marque
- 33:20Sayana en termes de vestiaire en fait ?
- 33:24Alors,
- 33:24le vestiaire de Sayana est fortement influencé par les profils de nos clientes.
- 33:31Parce qu'on a compris avec le temps que la plupart des clients Sayana,
- 33:37elles recherchent de la praticité.
- 33:40Ce sont des femmes actives qui bougent beaucoup,
- 33:45qui portent plusieurs casquettes,
- 33:46qui ont plusieurs vies dans une vie.
- 33:49Certaines voyagent beaucoup,
- 33:51d'autres sont à la fois actives professionnellement,
- 33:54mères,
- 33:55épouses,
- 33:56ou pas du tout.
- 33:57En tout cas,
- 33:58on a remarqué que ces femmes cherchent le confort dans leurs vêtements.
- 34:03Les femmes ne veulent plus s'encombrer de vêtements qui piquent,
- 34:07ou trop grands,
- 34:08ou trop lourds.
- 34:10en tout cas qui ne conviennent pas dans le quotidien.
- 34:14On a remarqué qu'au-delà du confort,
- 34:16il y a aussi la polyvalence des pièces qui est importante.
- 34:19Quand on est sur un positionnement premium,
- 34:21les prix vont avec.
- 34:23Donc c'est aussi un investissement qu'elles font dans la durée.
- 34:26Et ceci a motivé aussi notre désir de nous pencher sur la production textile parce que les questions écoresponsables et durables nous concernent et nous parlent.
- 34:37Quand on achète une pièce Sayana,
- 34:40On est sûr de la garder très longtemps.
- 34:44L'objectif,
- 34:44c'est même de pouvoir la léguer à son enfant.
- 34:47Donc,
- 34:50cette notion de durabilité et cette polyvalence,
- 34:52elle est importante.
- 34:53Que les accessoires viennent aussi jouer leur rôle.
- 34:58que la femme habillée en Siena puisse passer d'une tenue pour aller au travail,
- 35:05en fonction des accessoires,
- 35:06qu'elle puisse switcher pour aller à un cocktail ou à un autre type d'événement.
- 35:12Donc polyvalence,
- 35:14confort et practicité.
- 35:21Oui,
- 35:22c'est un peu ça.
- 35:23Et puis l'exclusivité,
- 35:24on a remarqué qu'en Afrique,
- 35:27On a beaucoup d'événements,
- 35:28ce qui est le contraire de la vie occidentale.
- 35:32On a beaucoup d'événements,
- 35:33on est dans des capitales où,
- 35:36je ne vais pas dire que tout le monde se connaît,
- 35:38mais presque.
- 35:40Donc cet aspect exclusif est très très important pour les clients de Sayana.
- 35:46Et nous,
- 35:46c'est ce qu'on essaie d'apporter,
- 35:49habiller les femmes d'aujourd'hui avec du sens,
- 35:52qu'elles sachent ce qu'elles ont acheté.
- 35:53on a aussi cette
- 35:55sensibilité à les initier,
- 35:56à les éduquer aux matières,
- 36:00à leur provenance,
- 36:00à l'origine des produits.
- 36:03Dans la communication et le storytelling,
- 36:05on veille également à apporter du sens dans les noms des pièces,
- 36:10dans les noms des collections.
- 36:12Par exemple,
- 36:13notre dernière collection est inspirée de Dakar,
- 36:15Le Plateau.
- 36:16Dakar,
- 36:16la capitale,
- 36:17mais il y a un quartier qui s'appelle Le Plateau,
- 36:19c'est le centre de Dakar,
- 36:21c'est le quartier des affaires,
- 36:23c'est Merci.
- 36:25C'est un lieu très cosmopolite.
- 36:27C'est le lieu où est basée aussi la boutique Sayana.
- 36:30C'est un lieu où j'ai aussi grandi.
- 36:32J'ai fait une partie de mes études dans ce quartier-là.
- 36:37Donc voilà,
- 36:38c'est un quartier où il y a beaucoup d'extatriés.
- 36:43C'est un lieu de passage,
- 36:45de rencontres et d'affaires.
- 36:47Et c'est aussi un lieu historique parce qu'il abrite beaucoup de bâtiments coloniaux.
- 36:54et de monuments importants sénégalais.
- 36:58Donc,
- 36:59notre dernière collection a inspiré de Dakar le plateau.
- 37:01Et on va voir aussi les noms de nos pièces,
- 37:04les noms qui ont des significations.
- 37:07Le haut qui t'a marqué,
- 37:08par exemple,
- 37:09lors du pop-up Style Lounge Platform,
- 37:12c'était le haut Wantaï.
- 37:14Et si tu remarques bien,
- 37:15il a la forme d'un éventail.
- 37:17Wantaï signifie éventail en Wolof et avec ses plis.
- 37:23sa coupe en forme d'ouverture d'éventail,
- 37:27c'est ce qui l'a inspiré tout simplement.
- 37:29Donc comme ça,
- 37:30on va faire des petits rappels de notre culture,
- 37:34de nos origines,
- 37:36de notre appartenance.
- 37:37On sent que la culture d'Akaroise,
- 37:43le côté Made in Africa fait partie intégrante de l'ADN de la marque et de la manière dont les collections sont construites.
- 37:52Et tu penses que cet élément de différenciation aujourd'hui par rapport à d'autres marques africaines ou pas,
- 37:59c'est vraiment quelque chose que la consommatrice,
- 38:01elle recherche ?
- 38:02Oui,
- 38:02je pense.
- 38:05Moi déjà,
- 38:07j'avais remarqué que beaucoup de marques se faisaient appeler les marques Medinafrica.
- 38:14Et pour moi,
- 38:15Medinafrica,
- 38:16c'est un peu vague.
- 38:18C'est vrai qu'on vient de l'Afrique tous.
- 38:21Mais c'est tellement grand,
- 38:22c'est vaste,
- 38:23c'est riche,
- 38:23l'Afrique.
- 38:25Et pour moi,
- 38:25l'Indonatrika,
- 38:26ce n'est pas précis.
- 38:28Donc c'est vrai,
- 38:29mais ce n'est pas assez précis.
- 38:31Donc je mets l'accent sur Dakar,
- 38:33sur le Sénégal en particulier,
- 38:35régulièrement,
- 38:36parce que le Sénégal a ses savoir-faire qui lui sont propres,
- 38:41sa façon de s'habiller,
- 38:44ses influences,
- 38:44etc.
- 38:46Aujourd'hui,
- 38:46pour les clients,
- 38:47je pense que c'est important,
- 38:48parce que
- 38:50Cette notion d'ambassadeur dont je parlais plus tôt,
- 38:53on l'a vue des deux côtés.
- 38:55On voit de plus en plus d'Africains en local ou dans la diaspora s'habiller de plus en plus avec des pièces conçues ou confectionnées d'origine africaine,
- 39:11ivoirienne,
- 39:12sud-africaine,
- 39:13etc.
- 39:14Parce que,
- 39:15comme je le disais,
- 39:16c'est une manière de se présenter au monde.
- 39:20Le vêtement à lui seul sert de présentation.
- 39:24Donc on a remarqué aussi que dans les propositions occidentales,
- 39:29la fast fashion prenait beaucoup de place et même les marques qui n'étaient pas dans la fast fashion perdent des clients dans nos communautés parce que les codes qu'ils utilisent,
- 39:43les codes du luxe sont propres à l'Occident.
- 39:48Donc on a...
- 39:49Aujourd'hui,
- 39:49besoin de sens,
- 39:50on recherche les collections.
- 39:53On a besoin de savoir que notre tissu a été...
- 39:56tissé à Ouagadougou,
- 39:58a été cousu au Sénégal pour une génia,
- 40:03et puis expédié aux Etats-Unis.
- 40:05Donc c'est une fierté pour les clients et les consommateurs du mode africain aujourd'hui d'avoir cette traçabilité.
- 40:14Quand tu parlais de ta clientèle et de la manière dont tu travailles,
- 40:19la marque t'évoquait le fait,
- 40:20certes,
- 40:21de vouloir habiller une population
- 40:23locale sénégalaise,
- 40:25une population régionale à Abidjan ou Bénin en Afrique de l'Ouest mais aussi d'être présent à Paris et de ne pas habiller qu'une clientèle africaine.
- 40:38Aujourd'hui,
- 40:39la marque elle existe depuis un certain temps.
- 40:42Est-ce que justement tu as pu expérimenter le côté international et avoir des retours finalement de personnes qui vont être intéressées par la marque et qui ne sont pas.
- 40:52forcément africains.
- 40:55Et justement,
- 40:56dans nos archétypes,
- 40:56il y avait vraiment un profil parce que ils représentent une grande partie de notre clientèle chez Sayana,
- 41:03par exemple.
- 41:04Et pour moi,
- 41:05de toute façon,
- 41:06l'internationalisation de Sayana ne signifie pas quitter Dakar.
- 41:11Ce n'est pas s'implanter ailleurs.
- 41:14C'est justement l'inverse.
- 41:16Moi,
- 41:16je veux que Dakar soit le point de départ.
- 41:19Je ne veux pas non plus que ce soit le point d'arrivée.
- 41:22parce que ça ne ferait pas de sens.
- 41:24Nous avons notre slogan que nous utilisons beaucoup et qui dit « Rooted in Dakar,
- 41:30made for the world » .
- 41:31Nous sommes profondément ancrés à Dakar,
- 41:33même si on conçoit et on confectionne aussi,
- 41:36mais nous sommes ouverts et pensés pour le monde.
- 41:40Donc l'idée est vraiment celle-là,
- 41:42partir d'un ancrage très fort pour construire une marque qui voyage.
- 41:45Donc l'Afrique est évidemment un marché très,
- 41:48très important pour nous,
- 41:49prioritaire d'ailleurs.
- 41:51Mais je pense aussi à Paris,
- 41:53je pense aux États-Unis,
- 41:56je pense à pas mal de pays d'Europe et à d'autres marchés,
- 41:59je pense au Middle East,
- 42:02tout ce qui est Dubaï,
- 42:03Émirat arabe,
- 42:04etc.
- 42:05Je pense que la mode africaine est aujourd'hui dans une phase où elle peut être regardée différemment.
- 42:13Pour moi,
- 42:14le temps est révolu de la voir comme quelque chose d'exotique ou de culturel.
- 42:20Pour moi,
- 42:21c'est fini les clichés du wax,
- 42:26de la mode africaine extravagante,
- 42:28très bariolée.
- 42:30Aujourd'hui,
- 42:31on est arrivé à un stade où la mode africaine doit être vue comme une véritable industrie créative et comme une industrie de mode.
- 42:39Et voilà,
- 42:40je veux habiller des femmes de tout horizon qui partagent la même sensibilité,
- 42:45qui aiment le beau,
- 42:46qui sont sensibles à l'esthétique.
- 42:51à leur regard sur elles-mêmes,
- 42:52à leur confiance en elles-mêmes.
- 42:56C'est ce qui est important pour moi.
- 42:59Tu m'offres une transition idéale.
- 43:01Là,
- 43:02on est à quelques semaines de l'événement
- 43:05Afrique en Seine auquel tu participes,
- 43:08qui est organisé par l'AEL Concept Store.
- 43:12Est-ce que tu peux nous parler de ta participation à cet événement et de comment en fait...
- 43:18Là,
- 43:19tu t'organises pour préparer ta venue à Paris.
- 43:23Est-ce que c'est une nouvelle collection que tu nous prépares pour cet événement-là ?
- 43:27Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur la préparation de cet événement ?
- 43:31Je suis très,
- 43:31très excitée à l'idée de participer à cet événement.
- 43:35Il y a quelques mois,
- 43:37nous étions à Paris cet été.
- 43:39Ça a été l'occasion de rencontrer nos chers clients,
- 43:44d'en découvrir de nouvelles.
- 43:48d'accroître la visibilité,
- 43:50la reconnaissance de la marque.
- 43:52Et quelques mois plus tard,
- 43:53le retourné,
- 43:54c'est vraiment une confirmation que le marché est là,
- 43:58qu'il est prêt.
- 44:00Avec Naël,
- 44:01c'est une belle collaboration,
- 44:02il y a une belle curation de marques,
- 44:05des marques très talentueuses et très clémentaires.
- 44:08On propose que ce soit dans la marque de la vie,
- 44:11les bijoux,
- 44:11les accessoires,
- 44:13les vêtements et l'art de vie.
- 44:18Pour moi,
- 44:20c'est un beau moment encore de partage et de découverte.
- 44:25Et je le prépare avec ma maman et tout l'atelier avec beaucoup d'excitation.
- 44:30Nous sommes en train de préparer un réassort des plus belles pièces,
- 44:35des meilleures pièces,
- 44:36donc des best-sellers.
- 44:37On apporte ce qu'il y a de plus beau à Paris dans quelques semaines.
- 44:41Très bien.
- 44:42Toi,
- 44:42tu faisais déjà partie,
- 44:45donc le concept store,
- 44:45Naël,
- 44:46on va dire un concept store qui est à Dakar,
- 44:48ils ont aussi une adresse à Abidjan.
- 44:50Est-ce que ta collection,
- 44:51elle a déjà été distribuée à travers ce concept store ?
- 44:55Oui.
- 44:56Aujourd'hui,
- 44:56ça fait six mois que nous sommes représentés dans le concept store Nael.
- 45:01Ça se passe très bien.
- 45:02Ils ont une belle communication,
- 45:05une belle image,
- 45:07une entreprise très crédible,
- 45:09très sérieuse,
- 45:10qui respecte ses créateurs et qui ne ménage aucun effort pour toujours organiser des rencontres,
- 45:18des talks,
- 45:19créer des opportunités pour nous permettre d'être vus et reconnus.
- 45:25Dans ces six mois,
- 45:27on a participé avec Naël à un pop-up de Kenya.
- 45:32C'était une destination qui était dans notre liste,
- 45:35notre fameuse roadmap.
- 45:37Et nous avons eu l'opportunité d'y être pour une autre mission.
- 45:44Nous avions un défilé et une exposition.
- 45:46Et dans la foulée,
- 45:48Naël a aussi organisé un pop-up sur place,
- 45:52auquel on a participé avec joie.
- 45:55Comme la France,
- 45:56nous nous sommes aperçus que l'aérobis,
- 45:59le Kenya était très,
- 46:01Très bien,
- 46:01donc c'est une collaboration sur le long terme qui s'inscrit avec les équipes de Nael Concept Store pour pouvoir avoir accès finalement à des régions en Afrique.
- 46:12Conquérir le monde.
- 46:13Exactement,
- 46:15exactement.
- 46:16A minima conquérir le monde.
- 46:20Toi,
- 46:20aujourd'hui,
- 46:21quand tu réfléchis à 5 ans,
- 46:23quelles sont tes perspectives par rapport à la marque Sayana ?
- 46:28Un grand sujet.
- 46:30Un grand sujet,
- 46:31mes perspectives,
- 46:32c'est déjà une meilleure structuration de l'entreprise,
- 46:39pas de la marque seulement,
- 46:41mais de l'entreprise
- 46:42Sayana.
- 46:46Aussi, des collaborations.
- 46:48Moi,
- 46:48je crois beaucoup aux collaborations.
- 46:51entre marques ou même pas forcément des marques de mode.
- 46:57Donc je crois beaucoup à la collaboration.
- 47:00Des missions dans d'autres pays,
- 47:05je pense à l'Afrique centrale,
- 47:09l'Afrique australe,
- 47:10l'Afrique du Sud que j'aimerais beaucoup visiter où je crois qu'il y a un réel potentiel.
- 47:16En Afrique de l'Ouest également,
- 47:18le Ghana et le Nigeria.
- 47:21où des actions sont en cours.
- 47:25Donc l'idée,
- 47:26c'est de grandir un peu dans le continent.
- 47:30C'est aussi d'essayer d'avoir une meilleure expérience en relations publiques,
- 47:37presse,
- 47:38à l'international,
- 47:39de participer,
- 47:40pourquoi pas,
- 47:41à des fashion week,
- 47:42que ce soit à Lagos ou
- 47:44New York ou Paris.
- 47:48La formation aussi.
- 47:50Si on peut optimiser les connaissances,
- 47:53approfondir les connaissances volontiers,
- 47:57que ce soit pour moi,
- 47:57pour les équipes,
- 48:04et puis le développement en alternant,
- 48:07agrandir l'équipe,
- 48:08former l'équipe toujours et répondre à une demande plus forte,
- 48:14plus exigeante.
- 48:17Globalement,
- 48:17ce serait ça.
- 48:18Et puis,
- 48:18la communication.
- 48:21La communication,
- 48:22toujours encore la communication.
- 48:24Essayer de,
- 48:26bon,
- 48:26même pas essayer,
- 48:27carrément proposer des campagnes de communication qui rivalisent avec les plus belles marques de mode,
- 48:37telles que
- 48:39Christy Brown au Ghana,
- 48:42Andrea Iyama au Nigeria,
- 48:43Athelie Ndigo.
- 48:46Tongo Ro Studio qui est du Sénégal,
- 48:48Diarra Blue,
- 48:50Marhosa,
- 48:51Tébé Magogou,
- 48:53voilà.
- 48:54De très belles ambitions pour la marque qu'on te souhaite d'atteindre.
- 48:59Je réalise que je ne t'ai pas posé la question au niveau de la communication,
- 49:03la question du défilé.
- 49:04Est-ce que pour toi c'est quelque chose d'important d'avoir un moment annuel ou biannuel de présentation de ta collection,
- 49:13mais d'un côté
- 49:14pas pop-up,
- 49:15mais vraiment dans le côté défilé.
- 49:17Est-ce que c'est quelque chose sur lequel avec ta maman,
- 49:20vous travaillez au niveau du développement de la marque ou aujourd'hui,
- 49:24ce n'est pas forcément quelque chose que vous considérez comme étant,
- 49:27comment dire,
- 49:28indispensable ?
- 49:30Ce n'est pas indispensable pour développer sa marque de prêt-à-porter,
- 49:34mais Sayana a toujours eu ce côté haute couture.
- 49:38Donc,
- 49:39on a participé à des défilés organisés par d'autres marques ou par on a
- 49:44d'autres organisations événementielles,
- 49:46etc.
- 49:47Au Maroc,
- 49:47au Kenya,
- 49:48en Éthiopie,
- 49:49à Dakar.
- 49:51Et nous n'avons pas encore organisé notre propre défilé parce que nous le préparons depuis plusieurs années.
- 49:56On a une idée assez précise de la manière dont on veut.
- 49:59organiser notre premier défilé en termes de concepts,
- 50:03de direction artistique,
- 50:04de scénographie,
- 50:06de création.
- 50:07Et pour nous,
- 50:09c'était important d'abord de structurer l'entreprise,
- 50:13de développer la marque,
- 50:14son image,
- 50:15sa communication,
- 50:17sa relation avec ses clients.
- 50:19Pour nous,
- 50:19c'est important de d'abord créer des systèmes en interne qui fonctionnent.
- 50:25pour après...
- 50:28aller vers,
- 50:29développer ce côté artistique,
- 50:30parce que c'est un,
- 50:33j'allais dire c'est un autre métier,
- 50:34mais c'est vraiment,
- 50:37c'est pas le même travail que de développer des campagnes et des collections.
- 50:42Donc on a une idée,
- 50:43comme je disais,
- 50:44assez précise de ce qu'on veut faire,
- 50:46de comment on veut le faire.
- 50:48Ça demande beaucoup de moyens,
- 50:49ça demande beaucoup de réflexion,
- 50:52et on se prépare tous les jours.
- 50:53À chaque fois qu'on regarde un défilé ou qu'on participe à un défilé.
- 50:58ça nous touche,
- 50:59ça nous influence un peu et puis on ajuste un peu notre idée je pense que il se fera en 2027 à Dakar évidemment et on te tiendra au courant très bien,
- 51:13et bien écoute le rendez-vous est pris je me ferai un plaisir si je peux y assister d'y assister et sinon au moins d'en faire la promotion bonjour
- 51:23On arrive à la fin de cette interview.
- 51:24Moi,
- 51:24j'ai été ravie d'échanger avec toi et d'en savoir davantage sur la marque Sayana.
- 51:31On va se retrouver de toute façon dès le 15 octobre à Paris pour pouvoir assister au pop-up et découvrir la collection que tu nous prépares pour cet événement.
- 51:43Je suis ravie,
- 51:44Ramatane.
- 51:44Je te remercie pour ton temps,
- 51:46pour cette opportunité que tu me donnes de présenter ou de partager au monde
- 51:52Sayana,
- 51:55c'est une aventure extraordinaire et j'ai la chance de pouvoir la vivre avec ma chère maman.
- 52:04J'ai hâte de découvrir les merveilles et les petites qu'on a conçues spécialement pour cet événement.
- 52:12Je suis sûre qu'elles plairont,
- 52:13qu'elles inspireront positivement.
- 52:17Je te dis à très vite à Paris pour un truc en scène.
- 52:21Merci Laurent Matin,
- 52:22à très vite.
- 52:25Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 52:27Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 52:34Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis,
- 52:36vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 52:40Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 52:45Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.