Latest / 7H40 Martin Buxant / Vanessa Matz (Les Engagés), Ministre en charge du Numérique
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- 0:00Speaker 2: Bonjour Vanessa Matz. Bonjour. Il est 7h40, vous êtes ministre
- 0:03Speaker 2: de l'Action et de la Modernisation Publique face à M. Buxan.
- 0:08Speaker 3: Oui, Madame la Ministre, alors la Commission Européenne propose d'interdire
- 0:14Speaker 3: les comptes sur les réseaux sociaux avant 13 ans. Pour
- 0:18Speaker 3: les familles belges, ça pourrait devenir une réalité quand, en
- 0:21Speaker 3: fait
- 0:22Speaker 4: Mais donc c'est un règlement européen
- 0:24Speaker 3: qui
- 0:24Speaker 4: est proposé, ça veut dire que ça va s'appliquer uniformément
- 0:27Speaker 4: dans l'ensemble de l'Europe? La Belgique ne devra pas prendre
- 0:30Speaker 4: de législation complémentaire? Peut-être une petite nuance très importante par
- 0:34Speaker 4: rapport à ce que vous dites, 13 ans? C'est un
- 0:38Speaker 4: compte surveillé
- 0:39Speaker 3: avec
- 0:39Speaker 4: autorisation parentale.
- 0:40Speaker 3: Donc 13-14 ans, il y aurait, oui, c'est ça
- 0:42Speaker 4: 15 ans, ce sera un compte autonome où le jeune
- 0:45Speaker 4: aura totalement liberté d'aller sur les réseaux. Tant qu'il dit
- 0:48Speaker 4: que 13-15 ans, c'est évidemment un compte avec autorisation
- 0:52Speaker 3: parentale. Un mini-compte supervisé, on peut l'appeler comme ça? Limité
- 0:55Speaker 3: à une heure par jour, ce serait ça? Oui, tout
- 0:57Speaker 3: à
- 0:57Speaker 4: fait. Et avec certains contenus et certains interlocuteurs qui pourront
- 1:02Speaker 4: être limités par les parents?
- 1:04Speaker 3: Alors, justement, qui va faire respecter ces limites quand l'adolescent
- 1:08Speaker 3: passera d'une application à l'autre, par exemple? Qui va surveiller
- 1:10Speaker 3: tout ça? On a l'impression que c'est une usine à gaz, pardon. Alors,
- 1:13Speaker 3: je ne suis pas d'accord avec vous. Moi
- 1:15Speaker 4: je dis depuis un an que lorsqu'on établit une limite
- 1:18Speaker 4: d'âge sur les réseaux sociaux, il faut se donner les
- 1:20Speaker 4: moyens de la vérifier. Sinon, on fait semblant. On voit
- 1:23Speaker 4: ce que l'Australie a fait. Elle a limité, elle a
- 1:27Speaker 4: donné le soin aux plateformes de vérifier l'âge qu'elle a établi.
- 1:31Speaker 4: Ce qu'on voit, c'est qu'il y a 80% des jeunes
- 1:33Speaker 4: qui sont censés ne plus y être, qui sont toujours
- 1:36Speaker 4: sur ces réseaux sociaux. Donc quand on confie aux plateformes
- 1:39Speaker 4: le soin de vérifier, ça ne marche pas. Elles n'ont
- 1:41Speaker 4: pas intérêt à ce que les enfants, les adolescents ne
- 1:45Speaker 4: soient plus
- 1:45Speaker 3: dessus. Parce que c'est évidemment...
- 1:50Speaker 4: C'est une question économique. Et quand
- 1:51Speaker 3: on
- 1:51Speaker 4: sait qu'en moyenne, un adolescent en Europe passe 4 à
- 1:55Speaker 4: 6 heures par jour... sur les réseaux sociaux. Évidemment, ils
- 1:59Speaker 4: n'ont pas intérêt eux-mêmes à faire
- 2:01Speaker 3: de l'autocensure. Mais donc, comment on va faire, madame Matz?
- 2:02Speaker 3: Mais donc
- 2:03Speaker 4: l'idée, c'est... L'Europe préconise, c'est ce que je dis depuis
- 2:07Speaker 4: un an, c'est un système de vérification, un système d'authentification numérique,
- 2:12Speaker 4: soit par ITSMI en Belgique, soit par MyGov, qui permet
- 2:16Speaker 4: de manière certaine de vérifier l'âge, sans pomper au passage
- 2:20Speaker 4: toutes les données du jeune.
- 2:22Speaker 3: Ça ne part pas. Voilà, c'est
- 2:24Speaker 4: juste une interrogation. Est-ce que le jeune a l'âge requis?
- 2:28Speaker 4: Oui ou non? Pas plus. Et donc, on ne va
- 2:31Speaker 4: pas pomper des données
- 2:32Speaker 3: Bien, vous comprenez, très concret. Donc, à partir de 13 ans,
- 2:35Speaker 3: des mini-comptes surveillés, mais pour y accéder, donc vérification. Ce
- 2:38Speaker 3: sont les parents qui pourront les ouvrir. Ça, ce sont
- 2:41Speaker 3: les parents qui pourront les ouvrir. Et à partir de
- 2:43Speaker 3: 15 ans, du coup, vérification via des procédures, vous dites,
- 2:46Speaker 3: It's me ou MyGov. Donc, des applications
- 2:48Speaker 2: sécurisées
- 2:49Speaker 3: c'est ça? C'est ça, tout
- 2:49Speaker 2: à fait.
- 2:50Speaker 3: Alors les plateformes, les géants du numérique comme on les appelle,
- 2:53Speaker 3: risqueraient jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires mondiales en amende
- 2:57Speaker 3: si elles ne respectent pas ces directives. C'est vrai
- 3:00Speaker 4: ça? Oui, il faut les taper au portefeuille,
- 3:03Speaker 3: c'est
- 3:03Speaker 4: ça qui peut à un moment donné faire changer les comportements.
- 3:07Speaker 4: Nous avons actuellement le Digital Service Act,
- 3:10Speaker 3: qui
- 3:10Speaker 4: leur impose que les contenus ne soient pas nocifs, ne
- 3:16Speaker 4: soient pas dangereux, etc. On voit que ce n'est pas respecté.
- 3:19Speaker 4: Et donc, ils sont sanctionnés déjà maintenant. X a été
- 3:23Speaker 4: sanctionné notamment par l'Europe. Mais à l'avenir, on devra inverser
- 3:28Speaker 4: la charge de la preuve, c'est-à-dire que les comptes, ces
- 3:31Speaker 4: grands géants, devront eux-mêmes prouver que les contenus qu'ils présentent
- 3:35Speaker 4: aux jeunes sont adaptés à leur âge et sont compatibles
- 3:39Speaker 4: avec des normes de sécurité.
- 3:40Speaker 3: À partir de quand? Vanessa Matz alors est-ce qu'on peut
- 3:43Speaker 3: s'attendre je répète pas pour la
- 3:44Speaker 4: question ça a été annoncé ici
- 3:46Speaker 3: il y a une
- 3:46Speaker 4: semaine et donc il va y avoir les traditionnelles négociations
- 3:52Speaker 4: avec le Parlement européen au niveau du Conseil
- 3:54Speaker 3: européen on
- 3:56Speaker 4: espère dans les 6 mois
- 3:57Speaker 3: pouvoir avoir à partir de 15 ans il faudra s'enregistrer
- 4:00Speaker 3: pour un jeune de 15 ans avoir une législation qui
- 4:03Speaker 4: s'impose à l'ensemble de l'Europe, c'est très important. Ainsi, chacun
- 4:07Speaker 4: n'y va pas de sa petite règle
- 4:08Speaker 3: Tout à fait. Alors, Vanessa Matsalori, il y a certains
- 4:09Speaker 3: jeunes qui se confient à une intelligence artificielle comme à
- 4:11Speaker 3: un ami. Ça, c'est un problème. Comment est-ce qu'on fixe
- 4:13Speaker 3: la limite entre un assistant qui aide et un robot
- 4:16Speaker 3: qui va créer une vraie dépendance affective? Dans
- 4:19Speaker 4: ce Kids Act, dont on vient de parler, cette législation européenne,
- 4:25Speaker 4: la Commission dit qu'il faut étendre aussi la protection des
- 4:30Speaker 4: jeunes par rapport aux intelligences artificielles et donc aussi pouvoir...
- 4:35Speaker 4: Mettre des règles par rapport notamment à des tchats de
- 4:37Speaker 4: bottes où les jeunes se confient...
- 4:40Speaker 3: Donc, ils ne pourront
- 4:40Speaker 4: plus
- 4:40Speaker 3: demander certaines choses aux jeunes? Voilà,
- 4:42Speaker 4: sur certaines... Alors, c'est demander des conseils de manière privée
- 4:45Speaker 4: et personnelle. Tout ça sera strictement encadré. Et c'est bien
- 4:50Speaker 4: parce qu'on sait aussi... Ce que ces chatbots peuvent
- 4:54Speaker 2: amener, on a vu
- 4:55Speaker 4: des situations dramatiques dans le monde, de jeunes qui sont
- 4:58Speaker 4: poussés au suicide, poussés en tout cas à un mal-être extrême,
- 5:03Speaker 4: parce qu'on sait que les IA vont dans le sens
- 5:05Speaker 4: que vous
- 5:06Speaker 3: souhaitez qu'on ait. Ils font
- 5:07Speaker 4: semblant d'empathie et sont en
- 5:09Speaker 3: fait... Donc une limite d'âge, un encadrement sur la relation
- 5:13Speaker 3: des adolescents avec leur intelligence artificielle. Vous avez également parlé
- 5:16Speaker 3: récemment d'attaques informatiques quasi quotidiennes contre l'État, contre l'État belge.
- 5:20Speaker 3: C'est vrai ça, c'est exact, vous confirmez
- 5:22Speaker 4: Quand on parle d'attaque,
- 5:23Speaker 3: on
- 5:23Speaker 4: parle évidemment des tentatives d'intrusion
- 5:26Speaker 3: je veux
- 5:26Speaker 4: dire ce sont
- 5:27Speaker 3: des événements
- 5:27Speaker 4: sans incidence, tous les jours, probablement pas tous les jours,
- 5:32Speaker 2: mais en
- 5:32Speaker 4: tout cas si on prend le secteur public, semi-public de
- 5:36Speaker 4: notre état, évidemment on sait qu'il y a des attaques.
- 5:39Speaker 4: Qui nous attaquent? Évidemment, ça reste des questions qui sont
- 5:44Speaker 4: liées à la cybersécurité, de manière générale. Donc, on n'a
- 5:48Speaker 4: pas toujours connaissance de qui. Les Chinois ou
- 5:51Speaker 3: les Russes? On
- 5:51Speaker 4: sait qu'il y a des tentatives étrangères
- 5:54Speaker 3: Mais ils veulent voler
- 5:54Speaker 4: nos données à nous autres, les beiges?
- 5:56Speaker 3: Alors,
- 5:56Speaker 4: il y a les cybercriminels, je vais dire, qui veulent
- 6:00Speaker 4: voler une série de données pour pouvoir, par la suite,
- 6:03Speaker 4: commettre un certain nombre de méfaits, des arnaques, etc. Mais
- 6:06Speaker 4: il y a évidemment des puissances étrangères, on le sait.
- 6:09Speaker 3: Donc, on s'organise, on
- 6:10Speaker 4: résiste? C'est une menace qui est bien réelle et contre
- 6:13Speaker 4: laquelle nous nous armons tous les jours avec notamment Nice 2,
- 6:18Speaker 4: qui est un règlement aussi
- 6:19Speaker 3: européen pour protéger les administrations. Les choses sont prises en main.
- 6:23Speaker 3: Madame la ministre, vous avez également dans vos responsabilités la
- 6:25Speaker 3: fameuse régie des bâtiments. Et dans ce cadre-là, ça c'est important,
- 6:29Speaker 3: vous organisez, vous annoncez que des dizaines de bâtiments fédéraux
- 6:32Speaker 3: pourront accueillir les sans-abri cet hiver. Très important, vous lancez
- 6:35Speaker 3: un appel aux communes et aux CPS, c'est ça
- 6:37Speaker 4: Oui, tout à fait. L'année dernière, j'avais eu l'occasion de
- 6:41Speaker 4: mettre à disposition à Bruxelles et à Liège des bâtiments
- 6:43Speaker 4: fédéraux pour le plan Grand Froid. Maintenant, nous avons fait
- 6:48Speaker 4: un recensement avec la régie des bâtiments qui pourraient être
- 6:52Speaker 4: à disposition des communes, des CPS.
- 6:55Speaker 3: Et nous les invitons,
- 6:57Speaker 4: tout à fait, nous les invitons évidemment à prendre contact
- 7:00Speaker 4: avec nous pour que nous puissions leur expliquer les disponibilités
- 7:04Speaker 4: que nous avons. Et c'est un aimant très important que
- 7:06Speaker 4: ces bâtiments qui sont en attente parfois
- 7:09Speaker 3: de travaux... On
- 7:09Speaker 4: a un ordre de grandeur? Alors pour l'instant, je ne
- 7:12Speaker 4: vais pas citer des chiffres, on en a beaucoup, on
- 7:14Speaker 4: en a pour mettre à disposition, singulièrement dans les grandes villes,
- 7:18Speaker 4: mais pas que. Et donc vraiment, c'est un élément sur
- 7:21Speaker 2: lequel la régie des
- 7:22Speaker 4: bâtiments doit permettre aux publics les plus vulnérables, ces bâtiments
- 7:27Speaker 4: qui sont inoccupés pour l'instant en attente de travaux, on
- 7:30Speaker 4: doit les mettre
- 7:31Speaker 3: à disposition. Et il y aura de la place pour
- 7:32Speaker 3: accueillir effectivement les sans-abri cet hiver. Merci Madame la Ministre.
- 7:34Speaker 4: Merci, bonne journée.
- 7:36Speaker 2: Alors, sur les réseaux sociaux, je retiens l'agenda. Vous dites
- 7:38Speaker 2: que dans les 6 mois, cette règle européenne devrait s'appliquer
- 7:41Speaker 2: à tous. Pour les 13-15 ans, compte surveillé avec autorisation parentale.
- 7:44Speaker 2: Et à partir de 15 ans, compte autonome. Ce qui
- 7:48Speaker 2: me fait dire que vous êtes abonné au compte Bellertel
- 7:50Speaker 2: sur les réseaux sociaux, ou pas, Vanessa Matz? Oui, tout
- 7:53Speaker 2: à fait. Je vous crois sur parole. Est-ce que vous
- 7:55Speaker 2: restez pour voter pour moi? Ça, c'est pas les réseaux.
- 7:58Speaker 2: C'est gai, donc on va rester. C'est gai, certains sont
- 8:01Speaker 2: repartis un peu... On verra, on verra. Merci de rester,
- 8:04Speaker 2: c'est chouette de jouer le jeu.