Latest / Les invités de Radio des Ballons / Réouverture du refuge du Gazon Vert à Storckensohn
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- Nous sommes au Gazon Vert, ici, tout près d'ailleurs du Rouge-Gazon, dans la montagne de Stork & Sons. Alors François Tacquart, François, raconte-nous un petit peu l'histoire de ce refuge. Alors le Gazon Vert, c'est un grand site, un beau site, tout près du Rouge-Gazon, donc facile d'accès pour les gens de la vallée de la Moselle et de l'Orin, puisqu'effectivement, en montant au Gazon Rouge, en un quart d'heure, on descend au Gazon Vert. Donc c'est rapide. Par contre, pour remonter, il faut une petite demi-heure, quoi, voilà. Et donc c'est un très beau site. Il y avait une vieille ferme auberge, puis il y avait des grands pâturages, et dans les années 30, une association de Mulhouse, des ouvriers, des employés, ont créé un refuge sur intérêt communal. Et ils ont géré ce refuge pendant longtemps, pendant 70 ans, puisque ce refuge a été fermé aux années 30 de l'an 2000 parce qu'il n'était plus aux normes. Et à ce moment-là, on s'est posé la question « Mais qui peut s'occuper de ce refuge ? », puisque ces Mulhouse qui étaient très âgés, à la fin, n'étaient plus capables de prendre en charge. Et c'est là qu'il y a eu un accord avec la commune. La commune s'est vue donner le bâtiment pour faire un gîte d'étape, dans le cas d'un réseau de gîte d'étape sur les vallées de la Thurée et de la Dolère. Il y avait 8, 10 sites qui devaient faire gîte d'étape, qui ont été subventionnés par l'État, la région, l'Europe, etc. Et c'est la communauté commune de Saint-Amarin qui a porté ce projet-là, comme elle a porté deux autres projets. L'Auguste-Libère, par exemple, qui est juste au-dessus du col du Buisson, était dans la même histoire. Alors c'est vrai que le gazon vert qui était devenu inconnu, puisque tout avait été vendu, la ferme avait été vendue par la commune à un privé, elle était tombée en ruine, tout avait été boisé, donc le gazon vert n'existait plus beaucoup. On connaissait bien le Rouge-Gazon, le lac des Perches, comme tout le monde, la Haute-Berce, mais pas le gazon vert. Il a fallu tout défriger, tout mettre en route, et il a fallu un peu de temps pour que ça démarre. Donc il a fallu 6 ans pour que le gazon vert trouve son envol, et en 2020, il y a eu deux jeunes femmes qui ont pris la gestion, et ça s'est plutôt bien passé jusqu'en 2024. Et là, il y a eu... D'ailleurs, on a été les vedettes de la télévision. On a été les vedettes de la télévision, puisque avec l'émission Faut pas rêver, non, c'est pas celle-là, non. Des racines et des ailes, voilà. Voilà, je ne me rappelle plus de l'émission. Et donc, en fait, ces jeunes femmes sont parties, parce qu'elles ont trouvé un endroit encore plus lucratif. Ça marchait bien du côté de la route des Crêtes. Et donc, c'est à ce moment-là que la Comcom de Saint-Amarin a décidé de se débarrasser des 3 gilets d'étape, pas seulement du gazon vert, en les redonnant aux communes qui étaient propriétaires. Et la commune de Stockholm a décidé de le vendre pour pas cher, puisqu'en fait, 700 000 euros d'argent public avait été investi dans ce bâtiment, et la commune a vendu pour 150 000 euros. Ce qui a fâché les membres de l'association de l'époque, et puis les élus qui avaient monté le projet. Laurent était adjoint, et moi, j'étais aussi adjoint, en disant, mais c'est pas normal de brader un beau patrimoine et de fermer un restaurant qui marchait, quoi, dans un site qui est quand même magnifique. Et donc, l'association s'est reconstituée. On a remonté en membres. On est 20 membres maintenant du village, principalement, et on a presque fait un procès. Alors, on n'a pas été au bout du procès avec la commune. En tout cas, on a pris un avocat pour dire à la commune qu'elle ne pouvait pas vendre, puisqu'on avait mis des clauses à l'époque, quand il y a eu la donation de l'association à la commune, des clauses comme quoi ça doit rester public et que ça doit rester un restaurant. Donc, finalement, après de longues discussions, la commune a fait un bail de 25 ans avec l'association dont je suis président et dont Laurent est vice-président. Et donc, nous, on a fait un appel à la candidature pour trouver un gérant de ce beau site patrimonial. Et donc, nous avons choisi un groupe de 3 gérants qui sont présents ici maintenant et qui vont raconter comment ils fonctionnent. C'est bien ouvert, 7 jours sur 7 et tout ça. Et puis, le démarrage s'est fait plutôt bien. Donc, les bénévoles sont là encore pour faire des travaux extérieurs, pour financer quand même la remise un peu aux normes du bâtiment qui était un peu laissé à l'abandon pendant presque un an et demi. Et bien sûr, nos bénévoles qui sont des amoureux du gazon vert, on veut que ça marche. Et donc, on va soutenir nos gérants au maximum. Les gérants, pour l'instant, ont un contrat court. Mais si tout marche bien, on fera un contrat beaucoup plus long pour qu'ils restent très très longtemps au gazon vert. Voilà. Donc, j'en arrête là. — Alors, les gérants, nous en avons un avec nous. Au moins, là, les autres sont pas loin. Qui s'appelle ? — Franck. Franck Largeron. — Alors Franck, qui vient d'où ? — Alors moi, je viens de la banlieue de Mulhouse. Je suis donc avec un associé qui vient de la vallée de Minster, à Médzéral, exactement, où nous avons établi nos bureaux pour les autres activités que nous avons. Et voilà. Nous avons décidé de venir jusqu'ici, jusqu'à Storkenzone pour reprendre la gestion du refuge, reprendre l'activité et profiter du cadre qu'il nous a offert. — Qu'est-ce qui vous a poussé, tous les 3 ? — Beaucoup de choses. Déjà la montagne. On a une culture de montagne de par nos activités auparavant. Nous avons quelqu'un dans l'équipe qui, lui, est accompagnateur en montagne. Nous avons une activité de formation où nous formons des pisteurs-secouristes pour le brevet national de secouriste, de pisteur. Donc voilà. Toutes ces activités-là font qu'on est revenu se positionner sur un refuge, refuge qu'on avait déjà exploité à d'autres endroits. Pour mon associé sur les Alpes, sur 2 ou 3 structures. Pour moi sur les Vosges, avec une autre structure il y a quelques années, comme le refuge des Trois-Fours. Voilà. Donc ça faisait 2 ans, maintenant, qu'on cherchait à reprendre cette activité. On a eu cette opportunité avec l'association, qui cherchait un gérant. Voilà. On a postulé. On a été retenus parmi d'autres. — Bravo. Mais venir ici au Gaz en Verre, c'est même plus difficile d'aller aux Trois-Fours. — Plus difficile, non. — Pour les visiteurs. — Pour les visiteurs, non plus. Ce sont des visiteurs qui sont habitués à marcher, à randonner. Ça se passe énormément. C'est pas la même activité qu'aux Trois-Fours. Aux Trois-Fours, il y avait les pistes de ski de fond. Il y avait ce genre de circuit. Ici, ce sont d'autres circuits où, tous les jours, on voit du monde. Tous les jours, on voit passer quelqu'un qui pleuve, qui neige, qui fasse soleil. Alors certes, beaucoup plus de monde quand il fait soleil. Mais quand même, tous les jours, il y a au moins 2, 3 ou 4 personnes, 5, qui passent, peu importe le temps. — Et on aura beaucoup plus, évidemment, cet été. — Oui. Maintenant que le site a réouvert, donc voilà, il va y avoir un peu de bouche-à-oreille. Il va y avoir de l'information qui va circuler un peu partout pour dire que ça y est, c'est réouvert. On peut reprendre l'activité de randonnée. L'auberge est quand même placée sur pas mal de circuits pour lesquels ça posait quelques difficultés dans des randonnées organisées où il n'y avait plus cette étape. Voilà. Maintenant, c'est reparti. Ça se sait. Ça commence à se savoir grâce aux médias, grâce au travail de l'association qui fait circuler l'information, grâce à tous les réseaux sociaux. Voilà. Tout ce qu'on peut mettre en avant pour dire « Ça y est, on est repartis ». De plus belle. — Alors vous allez proposer quoi, ici ? On va manger quoi ? — Des repas simples, conviviaux, qui puissent permettre à tout le monde de se retrouver autour d'une table, autour d'un repas chaud ou d'un repas frais l'été. Voilà. Des grillades s'il fait beau. Du repas marquer pour rester également dans la tradition de la montagne. Des plats mijotés. Voilà. Un peu de tout. Et puis des choses un peu plus rapides comme des planchettes, des planchettes de crudités, des planchettes de charcuterie, des croûtes montagnardes. On va revenir également sur les fondus, sur les raclettes, sur... Voilà. Tout ce qui peut faire le repas de montagne, rapide ou moins rapide, en fonction du temps que les gens peuvent passer ici. Et surtout en fonction également du monde, parce qu'on est quand même sur une auberge, sur un gîte d'étapes. Voilà. C'est pas le restaurant non plus avec des très grandes cuisines. Donc on fait au plus simple pour que ça puisse plaire à tout le monde. — Avec des produits du terroir local ? — Si possible. On se retourne vers les producteurs locaux pour les viandes, pour les fromages, pour les fruits, les légumes. Oui. Oui, oui. On a commencé à développer ce circuit-là. Oui, tout à fait. — Mais c'est un refuge. Alors ici, on peut dormir aussi ? — On peut également effectivement dormir. Alors on est équipés de 20 couchages, 20 couchages qui sont divisés en chambres, des chambres de 2, de 3, de 4. Bien évidemment, on reste quand même... Et ça, on a tenu à le faire. On reste sur l'esprit refuge. Donc les chambres ne sont jamais privatisées. Voilà. S'il faut pouvoir remplir avec des personnes qui se connaissent pas, on le fait. Et ça se fait d'ailleurs très bien, puisqu'on a commencé à le faire. Et ça pose aucun problème. Voilà. Les randonneurs sont habitués à ça. Ils sont habitués aux dortoirs. Donc ça leur pose aucun problème d'avoir d'autres personnes qui ne connaissent pas dans leur chambre sans aucune difficulté. — Nous sommes à quelle altitude, ici ? — 930 m environ. Ouais, 930 m. C'est ça. Entre 23 et 28, selon les sources. Mais c'est ça. Il faut reprendre 1 m. — Et finalement, ça ressemble un petit peu au refuge alpin. — Oui, ça ressemble un petit peu au refuge alpin, avec des accès quand même qui sont un peu plus simples que les vrais refuges alpins. Enfin que les vrais refuges alpins, que les refuges alpins vraiment en hauteur, ravitaillés par hélicoptère, nous, on n'en est pas encore là. — Non mais quand on regarde autour, il y a quand même pas beaucoup de maisons aux alentours. — Elles sont cachées. Elles sont pas si loin. — On a vu en montant. — Tout est proche dans le coin. Tout est proche. Mais l'avantage du site, c'est que c'est préservé. C'est très nature. C'est préservé. Voilà. Et donc ça, c'est très bien. — Et le gaz en verre sera ouvert toute l'année ? — Ouvert... Alors on l'espère, oui, toute l'année, y compris l'hiver. Alors pour la saison, déjà, qu'on a démarrée jusqu'au mois de novembre, c'est ouvert 7 jours sur 7. Et si on est sur la saison d'hiver, ce sera certainement avec 2 jours de repos sur la semaine pour l'hiver. Les vacances scolaires, jours fériés seront toujours ouverts et à disposition pour les gens, quoi. Pas de problème. — Vous êtes installé ici depuis quand ? — Depuis la mi-avril. On a commencé à poser un peu les bagages. On a commencé à s'organiser un petit peu. Et puis on a démarré début mai, franchement, avec une inauguration qui s'est très bien passée, avec plein de monde, beaucoup de soleil caché. Mais l'ambiance était assez chaude quand même, donc c'était très bien. Voilà. Donc on peut dire début mai. — D'autant qu'apparemment, on voit un bâtiment qui est en excellent état. — Oui, oui, oui. L'outil est parfait. Excellent état. Il y a toujours des aléas. Mais tout va très bien. Tout se passe bien. On n'a pas de problème pour exploiter ce site. Tout va bien. — Et la saison démarre bien ? — La saison démarre... Bien, oui, on peut le dire. Voilà. Quand le soleil est au rendez-vous, on est plein, on est bien remplis. Là, les réservations prennent bonne tournure pour la saison d'été. Les mois de juillet-août sont déjà quasiment remplis sur l'ensemble des week-ends. Et la fréquentation, ouais, la fréquentation est bien. La fréquentation est bonne. Même si tout le monde n'est pas encore averti que c'est ouvert. Voilà. On attend un peu plus de monde. Mais ça démarre bien. — Ça, on s'en occupe. Et pour tous ceux qui viendront par exemple côté Lorrain, aux Rouges-Gazons, c'est fermé. Alors ils n'auront plus qu'à descendre pour aller aux Gazons-Verts. — Voilà. C'est ça. S'ils arrivent par le Rouges-Gazons, effectivement, ils s'apercevront que oui, c'est fermé, mais qu'on les accueille bras ouverts en bas, pas très loin. Un petit quart d'heure, 20 minutes de marche. Et puis ils sont chez nous. Voilà. Un bon repas, un bon temps de repos. Et après... — Parce que le beau circuit pour les Lorrains, c'est Gazons-Rouges, Gazons-Verts, Lac des Perches et repartir aux Gazons-Rouges en voiture. C'est une très belle balade. C'est pas très long et très varié. Donc c'est une offre à faire pour nos amis augiens. — Ouais. Mais aux Rouges-Gazons, faut pas trop avoir mangé, parce que c'est quand même assez costaud, là. — Oui, c'est ça. Oui. Bon, disons qu'il faut quand même marcher un petit peu pour venir ici. Mais disons que c'est quand même pas très long. Comme on disait, du Gazons-Rouges ici au gilet d'État, 20 minutes à peu près. Bon, après, il faut remonter. Donc c'est un peu plus long. On va dire une petite demi-heure. Moi, je mets pas plus. Vraiment pas. Et donc... — Toi, t'es jeune. — Oui, je suis jeune. Oui. Comme je suis très jeune, ça va, je cavale dans la montagne. Et puis donc on a le lac des Perches, la Haute-Bersque et tout. Donc ça fait un petit circuit vraiment facile. Alors chez nous, bien sûr, ce qu'il faut dire aux auditeurs, c'est qu'au Gazons-Verts, il y a 2 choses. Tant qu'il y a le gilet d'État, là où nous sommes actuellement, avec son auberge et ça, son grand pâturage qui vient directement du col des Perches. Mais il y a aussi la vieille ferme avec son circuit glaciaire. La vieille ferme est ouverte. On peut s'abriter pour un moment. Et puis il y a un paysage absolument magnifique là-bas avec un grand circuit glaciaire. Et donc le visiteur peut avoir, on va dire, 4 étapes très variées en même pas 2 heures de marche, quoi. Plus un bon repas au milieu, ou alors une étape de soirée, bien sûr, ici au gilet d'État du Gazons-Verts. Quelque chose à ajouter, vous tous ? Non, mis à part qu'on attend le plus de monde possible, que chacun revienne sur ce beau site, que chacun revienne voir cette nature qui est préservée. C'est surtout ça qui est important. Et profite de l'espace qui est offert. Et puis, pas d'inquiétude, même si on mange un peu trop, la marche facilite la digestion. Pas de souci. Et vous avez combien de couverts ici ? Alors, on peut aller jusqu'à une petite cinquantaine de couverts en intérieur et une centaine en extérieur. Limité par la structure. On a une cuisine d'auberge, on n'a pas une cuisine de très grand restaurant, mais voilà, on peut accueillir quand même beaucoup, beaucoup de monde. Qu'est-ce qu'on va dire ? Bonne longue vie au Gazons-Verts ! Voilà, exactement. Longue vie à nos gérants, bonnes affaires. Et puis, longue vie au Gazons-Verts. Et c'est quand même un super beau site, dans un super bel endroit, Vosgy-Alsacien, avec le lac des Perches, la Haute-Berce, le Gazojo. Il y a le Neufbois aussi, qui n'est pas très loin. Donc là, on a quand même des très beaux sites à visiter pour ceux qui aiment la montagne vosgienne.