Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Charles Giot - Couleur végétale : Quand l’histoire et la science se rencontrent pour un état de l’art du Pastel
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans nos vies.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:43Bonjour à tous,
- 0:44je suis ravie de recevoir sur le podcast à Récovers Charles Giau.
- 0:48Alors Charles,
- 0:49nous nous sommes rencontrés il y a peut-être un petit mois à l'IUT de Béthune,
- 0:54mis en relation grâce à Patrick Martin.
- 0:58On y intervenait tous les deux pour une après-midi couleur végétale,
- 1:02où on a fait pas mal de belles rencontres avec beaucoup de jeunes,
- 1:06des étudiants,
- 1:06des chercheurs.
- 1:08Et tu as fait une intervention sur l'histoire qui n'est pas passée inaperçue et on s'est mis tous les deux d'accord de se dire que ce serait vraiment hyper intéressant que tu puisses intervenir sur le podcast.
- 1:18Alors,
- 1:18est-ce que pour les auditeurs qui ne te connaissent pas,
- 1:21tu pourrais raconter un petit peu ton parcours et comment tu en es arrivé à étudier ce que tu étudies aujourd'hui ?
- 1:28Bonjour à tous,
- 1:29merci Pauline,
- 1:30je suis très heureux d'intervenir aujourd'hui.
- 1:33Mon parcours est un petit peu atypique,
- 1:34parce que je pense qu'on n'est pas beaucoup d'historiens à intervenir ici,
- 1:38qui plus est plus jeunes.
- 1:41Alors oui,
- 1:41c'est vrai,
- 1:41on s'est rencontrés à Béthune.
- 1:42Alors moi,
- 1:43à l'origine,
- 1:44je suis en Master 1,
- 1:45Histoire Recherche.
- 1:46à l'université d'Artois à Arras.
- 1:49Et donc à la base,
- 1:50j'étudie l'histoire,
- 1:50l'architecture et l'urbanisme dans les villes fortifiées,
- 1:53donc on est vraiment sur quelque chose qui est très très loin de la tâchure végétale.
- 1:57Mais Lurie Carbonier,
- 1:58mon directeur de recherche,
- 2:01m'avait présenté une petite demande du laboratoire d'archive à Arras,
- 2:05qui a fait partie en étudiant,
- 2:06pour faire ce qu'on appelle un état de l'art,
- 2:08donc c'est rassembler les sources,
- 2:10les livres qui parlent,
- 2:12ici c'est des qui parlent de l'inzative artoria,
- 2:13de la oued,
- 2:14de cette plante qui permet de teindre en bleu les tissus notamment.
- 2:18Donc vu que j'étais bien avancé sur mon sujet,
- 2:20mon professeur Yori Carbonier savait que j'aimais bien tout ce qui était l'agriculture,
- 2:24la culture,
- 2:25j'étais très curieux sur ce domaine,
- 2:28je me suis lancé.
- 2:29Et ça m'a permis de faire la rencontre de Patrick Martin,
- 2:32qui est professeur de chimie à l'Unité de l'étude.
- 2:40Il me suit comme assez exceptionnel,
- 2:41j'aime beaucoup Patrick Martin.
- 2:44On a échangé sur le sujet avec Cyprien Fneder,
- 2:46directeur du Centre de recherche.
- 2:49pour élaborer un projet qui était complémentaire à celui de Béthune.
- 2:53Béthune,
- 2:53c'est le projet Valoued.
- 2:54On cherche à valoriser tous les aspects de l'Isatis Tancoria,
- 2:59de cette plante,
- 2:59la Oued,
- 3:01même plus loin que la Tarture.
- 3:05Et donc,
- 3:05mon projet,
- 3:05c'était ça,
- 3:06faire un état de l'art.
- 3:08On ne savait pas trop comment formuler le projet,
- 3:12l'aspect géographique,
- 3:13même les possibilités de l'art.
- 3:17On est parti sur un volume de 300 heures avec l'idée d'un stade rémunéré,
- 3:22donc payé par le CRESS et l'UT de l'étude,
- 3:26en se disant que histoire et science,
- 3:27à un moment,
- 3:28ça peut très bien se croiser,
- 3:29c'est complémentaire,
- 3:30ça permet notamment pour l'idée dans la région de réintroduire massivement cette plante,
- 3:36ça peut nous apporter des informations.
- 3:40et puis permettre peut-être aussi de mieux calibrer,
- 3:42de mieux choisir par exemple les terroirs où on pourrait importer la tente.
- 3:46Alors donc voilà,
- 3:47c'était faire d'abord rassembler les sources,
- 3:50c'est très,
- 3:52c'est assez sommaire cette idée,
- 3:53rassembler les sources,
- 3:54l'historiographie,
- 3:54je vais en parler un peu après ce que ça veut dire.
- 3:58Mais bon,
- 3:58très vite je me suis rendu compte,
- 3:59là j'ai 22 pages uniquement de sources,
- 4:03je me suis rendu compte à la lecture,
- 4:05justement un peu de ces sources,
- 4:06mais qui avaient,
- 4:06et même des livres qui parlent de ces plantes,
- 4:08il n'y avait pas de synthèse générale sur le sujet.
- 4:12Donc je me suis dit,
- 4:14dans l'optique,
- 4:14si quelqu'un un jour veut faire une thèse ou un mémoire sur ce thème,
- 4:18ça peut être bien de commencer à faire une synthèse générale.
- 4:21qui permettra vraiment à celui ou celle qui s'engagera dans cette voie d'avoir une base.
- 4:25Et je pense que ça nous servira parce qu'au début,
- 4:27on est toujours un peu perdu.
- 4:28Déjà,
- 4:29l'idée de faire l'histoire d'une plante,
- 4:31pour certains,
- 4:31quand on leur évoque le sujet,
- 4:33bon déjà,
- 4:33en plus,
- 4:33l'isotéctoria,
- 4:34la ouède,
- 4:35c'est très très connu dans certains secteurs des Hauts-de-France.
- 4:39Donc voilà,
- 4:40c'était mon travail aujourd'hui.
- 4:42Alors un travail qui avait au départ une préférence régionale,
- 4:48mais qui s'est vraiment centré au pays tout entier,
- 4:51à l'Hexagone tout entier,
- 4:52et aussi à quelques pays un peu connexes de la France,
- 4:57parce que les histoires sont très liées dans l'histoire des artistes victoriens.
- 5:03Alors il y a deux choses dont je voudrais parler dans le parcours de l'histoire,
- 5:06parce que moi forcément histoire d'architecture et d'urbanisme,
- 5:09je ne connaissais pas grand chose avant.
- 5:12C'est la question des sources et de l'historiographie en fait.
- 5:14C'est à dire qu'on veut travailler sur un sujet en histoire,
- 5:18en méthode,
- 5:18mais c'est aussi valable je pense pour d'autres domaines.
- 5:21C'est d'abord on s'imprègne des ouvrages qui traitent du thème,
- 5:23du sujet,
- 5:24en faisant des strates de plus en plus particulières,
- 5:28du général en particulier.
- 5:29Et donc nous,
- 5:31moi avec Léorique Armoni,
- 5:32on s'était dit on va d'abord étudier les ouvrages de Michel Pastoureau,
- 5:35l'histoire du bleu,
- 5:36c'est valable aussi pour d'autres.
- 5:38Ça permet d'avoir vraiment une vue.
- 5:41...global sur le sujet,
- 5:42même de comprendre pourquoi on utilisait le bleu,
- 5:44et si la couleur que nous donne l'isatiste est incroyable.
- 5:48Donc voilà,
- 5:49il y avait Michel Pastoureau qui dressait des périodes,
- 5:52l'époque médiévale,
- 5:53moderne et l'époque contemporaine,
- 5:55avec qui a pu,
- 5:57les deux cultures changeaient pour quelqu'un de ces périodes.
- 6:00Donc voilà,
- 6:00j'avais déjà des indices,
- 6:02et puis après je me suis intéressé,
- 6:03j'ai fait des focus en utilisant des monographies,
- 6:05des ouvrages régionaux,
- 6:07à partir des informations que donnait Pastoureau,
- 6:09donc l'époque médiévale c'est notre région globalement,
- 6:12donc j'ai utilisé l'histoire de la Picardie de Robert Fossier,
- 6:15l'histoire de l'agriculture aussi,
- 6:16des choses plus thématiques,
- 6:20Et puis après une fois que l'on fait ces focus régionaux pour chaque période,
- 6:23bon après c'était clairement étudier les ouvrages,
- 6:26les articles qui traitent directement des artistes intérieurs.
- 6:30Avec le fait,
- 6:30enfin le fait est que ces articles et même les ouvrages ils datent des années 50 aux années 70.
- 6:37Donc c'est très imprégné par l'histoire économique et sociale,
- 6:40c'est-à-dire le commerce,
- 6:42la situation des marchands de pastel notamment dans la région toulousaine.
- 6:46Oui.
- 6:47Donc ça biaise un peu parce que celui qui s'intéresse à la culture,
- 6:51déjà que les sources sont un peu latinaires,
- 6:52j'en parlais,
- 6:53c'est un peu compliqué.
- 6:55Mais bon,
- 6:55ça nous apporte une mine d'informations,
- 6:57il y a même des figures qui sont très importantes dans ce milieu,
- 7:00je pense à Gilles Castère,
- 7:01dans la région de Toulouse,
- 7:02qui est vraiment une figure qu'on ne remet pas trop trop en cause,
- 7:07tellement ses travaux sont figures d'exemple.
- 7:11Alors aujourd'hui il y a un peu un renouveau et justement je m'inscris un peu dans cela,
- 7:15il faut rester quand même assez modeste parce que bon je suis étudiant,
- 7:18je ne suis pas spécialiste,
- 7:19je ne suis pas encore historien,
- 7:21mais je m'inscris un peu dans ce renouveau,
- 7:22on cherche en fait à faire des connexions entre les pays,
- 7:25entre les thématiques pour mieux voir un peu plus globalement ce qu'on peut en ressortir.
- 7:33Justement il y a une période qui est assez lacunaire,
- 7:35c'est celle du premier empire,
- 7:36donc tout simplement c'est la période de Napoléon.
- 7:39on n'a jamais vraiment étudié la question,
- 7:42alors que pourtant elle est tout à fait particulière,
- 7:44et je vais l'expliquer un peu après quand on débattra un peu de l'aspect historique,
- 7:48vraiment de ce que je vais mettre en exergue,
- 7:50c'est la première fois qu'on oublie à cultiver cette plante,
- 7:53et on ne s'est jamais posé la question de l'originalité,
- 7:55du pourquoi,
- 7:56du comment,
- 7:56c'est toujours resté un peu sommaire.
- 7:59Alors il y a cette question de l'historiographie,
- 8:01donc des ouvrages qui traitent de la question,
- 8:03plus ou moins généraux,
- 8:05Il y a la question des sources.
- 8:06Alors là,
- 8:07je vais simplifier vraiment,
- 8:10s'il y a des gens qui sont historiens,
- 8:11ils vont dire que c'est trop…
- 8:13Il y a des archéologues,
- 8:14il y a beaucoup d'archéologues qui écoutent,
- 8:17je le dis,
- 8:18mais ce n'est pas historien.
- 8:20Je m'excuse par avance,
- 8:21mais la question des sources,
- 8:23en histoire,
- 8:24on étudie une période.
- 8:25Par exemple,
- 8:251810-1820,
- 8:28les sources,
- 8:28ce sont les documents qui sont produits de 1810 à 1820.
- 8:32D'accord.
- 8:33de l'époque excuse-moi mais même les rééditions parce que tu vois moi là je me tape à lire tous les traités et je vois qu'il y a des rééditions de traités alors est-ce que quand tu prends un traité tu prends comme tu dis ta période ou tu
- 8:49reviens au document de base imaginons il y a un traité qui a été réédité en 1810 mais qui date d'avant comment tu gères ça parce que ça arrive souvent
- 8:58Tout ce qui est antérieur à 1810,
- 9:00forcément,
- 9:00est une source.
- 9:01D'accord,
- 9:02c'est juste que…
- 9:04Après, tout dépend du degré de modification,
- 9:06s'il y a beaucoup de retouches,
- 9:07mais ça sera considéré comme une source.
- 9:12Tout ce qui est plus ancien est une source,
- 9:13forcément.
- 9:14Ok.
- 9:14Il faut se dire tout de suite.
- 9:17Donc voilà,
- 9:17il y a la question des sources,
- 9:18mais le problème,
- 9:19c'est qu'il y a un facteur principal qui entre en jeu dans la question des sources,
- 9:24c'est leur conservation.
- 9:25Et plus est,
- 9:26dans une région comme les Hauts-de-France,
- 9:27on a subi deux guerres mondiales,
- 9:29où par exemple les archives départementales qui étaient dans l'abbaye de Sarva,
- 9:31ont brûlé en 1915.
- 9:33Ce qui fait que quand on veut étudier aussi des sources qui sont médiévales,
- 9:37quand on parle de la Oued ici,
- 9:39déjà qui ont subi l'usure du temps,
- 9:41et les guerres,
- 9:42c'est très compliqué parce qu'il ne reste que des fragments.
- 9:45Et donc on est obligé d'étudier des ouvrages qui ne sont pas forcément considérés eux comme sources.
- 9:51mais des ouvrages des sociétés savantes du
- 9:5319ème, avant la première guerre mondiale,
- 9:55on est obligé d'utiliser ces ouvrages.
- 9:57On sait forcément que c'est un peu lacunaire,
- 10:00que ce n'est pas forcément objectif.
- 10:02mais ça a bien à prendre et ça fait partie de l'histoire.
- 10:04Donc il y a plein de facteurs qui entrent en jeu.
- 10:05Dans la région toulousaine,
- 10:06c'est l'époque moderne,
- 10:07genre dans le 15e,
- 10:08le 16e siècle,
- 10:09ils n'ont pas eu les conflits mondiaux comme nous,
- 10:11ils n'ont pas eu les destructions,
- 10:13et en plus les sources étaient un peu plus récentes.
- 10:16Donc c'est un petit peu aussi plus facile d'étudier.
- 10:19Et puis pour le Premier Empire,
- 10:20bon là,
- 10:21il y a aussi le phénomène de destruction,
- 10:22c'est aussi conservé dans les...
- 10:24dans les archives.
- 10:26Et puis,
- 10:27vu que ça a été une réintroduction qui a duré quelques années,
- 10:30deux,
- 10:30trois ans,
- 10:31on ne sait pas si toutes les sources ont été produites,
- 10:34du moins s'il y a vraiment un corpus de sources qui doit être similaire dans tous les départements.
- 10:39Donc c'est un peu plus compliqué.
- 10:41Voilà.
- 10:42Donc ça c'est le parcours d'historien,
- 10:44forcément,
- 10:44donc il y a ce biais,
- 10:46un peu mon parcours personnel,
- 10:48où à un moment j'ai rencontré un peu ces...
- 10:50et je n'imaginais pas justement qu'il pouvait y avoir derrière toute une machine autour de la teinture végétale,
- 10:54c'était ma découverte avec Patrick Martin et puis à la Béthune justement,
- 10:58j'ai vu vraiment qu'il y avait tout un rouage qu'on ne soupçonnait pas.
- 11:01Et puis il y a cette idée un petit peu en parallèle parce que c'est toujours compliqué de faire comprendre à des gens qui font de la science dure toute la construction d'une histoire,
- 11:12d'une plante.
- 11:13Et c'est ça que je me suis amusé un peu à faire à Béthune.
- 11:15Alors ce temple ludique qui avait un puits à la fin et c'était…
- 11:19Je pense d'ailleurs que ça a plutôt bien marché parce que c'était une bonne façon de le faire.
- 11:23Mais les gens ont toujours du mal à comprendre et inversement nous les histonnaires ça nous paraît toujours… Quand on est dans un labo vous voyez…
- 11:30un peu le processus qui se met en place.
- 11:33Aussi,
- 11:33c'est justement ce tour de la teinture végétale,
- 11:35enfin du procédé pour teindre,
- 11:39que là,
- 11:39les chemins se croisent le plus.
- 11:41Voilà,
- 11:41j'en parlerai,
- 11:41si possible,
- 11:42un peu à la fin.
- 11:43Oui,
- 11:43ok.
- 11:46Ok,
- 11:47ben écoute,
- 11:47tu nous as bien donné envie,
- 11:48du coup.
- 11:49Qu'est-ce que j'allais te dire,
- 11:51pour rebondir un peu sur quelque chose qui m'intéresse,
- 11:54parce que comme je t'ai expliqué quand on préparait,
- 11:55moi,
- 11:55je suis dans les traités d'agronomie.
- 11:59tu vois des choses et je voulais rebondir sur un point tu connais Michel Garcia je suppose en tout cas de nom il nous a fait une intervention sur justement le fait qu'il était important de
- 12:14faire attention aux sources qu'on employait parce qu'il expliquait qu'avant je fais un gros raccourci mais qu'avant les écrivains se...
- 12:25se réapproprier des traités d'avant et c'était un peu de la recopie.
- 12:29Sauf que des fois,
- 12:30il y a des ouvrages qui étaient par exemple italiens ou d'autres langues qui ont été mal traduits ou interprétés en étant traduits et qui peuvent conduire à des erreurs,
- 12:40notamment à des procédés de transformation.
- 12:42Et il a parlé,
- 12:43quand on a fait notre quinzaine de l'agriculture teintoriale,
- 12:46il a parlé justement du pastel.
- 12:48en expliquant que pendant 400 ans,
- 12:51on avait dit que le pastel donnait moins de bleu que les indigos,
- 12:56les indigotiers,
- 12:57que la persiquaire,
- 12:58etc.
- 12:59Parce qu'en fait,
- 13:00pendant 400 ans,
- 13:02on a mal traduit le fait qu'il fallait prendre les feuilles du contour quand elles étaient jaunies.
- 13:09Alors qu'en fait,
- 13:10ce n'est pas ça.
- 13:11Il faut cueillir avant les jeunes feuilles,
- 13:14avant qu'elles jaunissent.
- 13:15Bref,
- 13:15je te fais un méga raccourci.
- 13:17Mais du coup,
- 13:17pendant...
- 13:18400 ans,
- 13:19il dit que pendant 400 ans,
- 13:20la même erreur est recopiée dans les traités.
- 13:23Et il y a une dame,
- 13:24alors j'ai oublié son nom,
- 13:25c'est dommage,
- 13:27il a cité une dame qui s'est interrogée en disant,
- 13:29il faut vérifier ce fait-là,
- 13:31est-ce que c'est vrai,
- 13:32qu'il faut attendre que les feuilles jaunissent,
- 13:34etc.
- 13:34Et c'est grâce à cette dame,
- 13:35il faudrait que je regarde les notes,
- 13:36je les ai en plus.
- 13:37Et en fait,
- 13:38ça,
- 13:38ça m'a hyper interpellée,
- 13:39je me suis dit,
- 13:40je voudrais en parler avec toi,
- 13:41parce que du coup,
- 13:41toi,
- 13:41tu as dû te taper plein de sources,
- 13:44plein de documents,
- 13:45etc.
- 13:45Est-ce que tu as vu des...
- 13:47des choses semblables,
- 13:48des trucs qui sont réécrits mais pas forcément vérifiés,
- 13:51ou des choses qui ont été écrites longtemps mais qui ne sont pas forcément vraies.
- 13:56Alors après,
- 13:57la question de la véracité,
- 13:58c'est toujours un peu compliqué.
- 14:00Il y a toujours la période charnière du Premier Empire où on a bouleversé le mode de teinture,
- 14:05mais le fait est que à l'époque médiévale et modérale,
- 14:10les procédés tinctoriaux,
- 14:11ça tient souvent à un ou deux traités.
- 14:13Donc c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de traités,
- 14:16c'est toujours la même chose que le recopie.
- 14:18Mais c'est vrai que s'il y a une erreur,
- 14:20forcément tout s'emballe.
- 14:22Avec le procédure de répétition,
- 14:23le procédure de répétition,
- 14:24ça ne peut pas trop être compris.
- 14:28Après,
- 14:30le problème c'est d'une région à une autre aussi.
- 14:32On a peut-être voulu adapter un peu les procédés en fonction des climats.
- 14:37Tu te doutes bien,
- 14:38autour d'Amiens et autour de Toulouse,
- 14:40on le voit actuellement,
- 14:41justement,
- 14:42c'est pas toujours le même temps.
- 14:45Et justement,
- 14:46ça se posera la question au premier empire de la productivité.
- 14:49On a démontré que même dans les procédés après de la culture,
- 14:52l'extraction de l'indigo,
- 14:54ça pouvait être du simple au double.
- 14:55D'accord.
- 14:57Le rendement,
- 14:58en fonction de la chaleur ambiante.
- 15:02Après les traités en tant que tels,
- 15:04moi je ne me suis pas focalisé sur ça,
- 15:08dans le sens où avec Patrick Martin c'était vraiment une histoire générale,
- 15:11c'est défricher,
- 15:13pour laisser la place après à quelqu'un qui aura son année à concentrer sur le sujet pour essayer de voir.
- 15:21Et puis le problème c'est les traités de la région,
- 15:24c'est que ceux du
- 15:2519ème siècle,
- 15:27pour ces antérieurs il n'y en a pas vraiment,
- 15:29et les études historiques sur le sujet.
- 15:31mais pas non plus,
- 15:32à chaque fois on dit toujours qu'il faut faire fermenter la plante,
- 15:35etc.
- 15:36Enfin,
- 15:36les choses très basiques,
- 15:37on a du mal à cerner l'évolution.
- 15:40Tout ce que je sais,
- 15:40c'est qu'au premier empire,
- 15:41effectivement,
- 15:42c'était acté,
- 15:43je parle en 1810-1811,
- 15:46c'était acté qu'il fallait cueillir les jeunes pousses et que c'était elles qui étaient considérées comme les meilleures.
- 15:51Ça,
- 15:51c'était acté,
- 15:52à chaque fois on le répétait,
- 15:53il y a trois ou quatre traités d'agronomie où c'est bien répété.
- 15:59Et qu'après,
- 16:00justement,
- 16:00il ne fallait pas faire trop sauter la plante,
- 16:02faire des sarclages,
- 16:03aérer la terre,
- 16:04etc.
- 16:04Il y a un nombre de...
- 16:08de cueillette qui était un peu conseillé pour que la plante se régénère et qu'on n'ait pas des pousses,
- 16:13des feuilles qui soient de mauvaise qualité.
- 16:16Ça c'est tout ce que je peux dire actuellement,
- 16:18parce que c'est encore une recherche qui est en cours,
- 16:19il me reste encore à aller aux archives nationales,
- 16:21parce que ça c'est encore un autre sujet,
- 16:23mais c'est bien beau,
- 16:25mais s'il y a des choses,
- 16:26on est dans l'ère de la numérisation,
- 16:29mais tous les archives sont loin d'être numérisées en France,
- 16:32donc ça fait que moi j'ai 300 heures qui me sont allouées,
- 16:33avec un budget aussi qui est limité,
- 16:35je ne peux pas m'amuser,
- 16:35donc je vais me déplacer à Toulouse justement,
- 16:38en plus il faudrait peut-être rester une semaine là-bas c'est très complexe et ce n'est pas une thèse sur le sujet non plus donc après je dois aussi me limiter d'abord je suis allé dans tous les centres d'archives régionaux ce qui est numérisé en France je l'ai consulté donc la BNF par exemple,
- 16:52BNF,
- 16:53Gallica
- 16:54Gallica, etc même Retro News pour la presse et puis après parce que là ce n'est pas numérisé mais ça reste quand même accessible l'objectif c'est en mai-juin donc
- 17:07d'aller aux archives nationales à Perpite-sur-Seine pour consulter quelques dossiers sur la réintroduction du pastel,
- 17:15etc.
- 17:16et voir si on peut avancer un peu dans les quotas,
- 17:20etc.
- 17:21qui étaient rendus obligatoires.
- 17:22Et peut-être je trouverai des choses sur le sujet.
- 17:25et est-ce que t'as contacté
- 17:28Michel Garcia parce que tu vois lui donc il est passionné de couleurs,
- 17:36formateur chimiste,
- 17:39botaniste enfin tout ce que tu veux mais alors en point de vue histoire j'ai des notes beaucoup de notes historiques et lui ça le passionne et c'est lui qui a trouvé cette erreur et il a lu les traités,
- 17:52il nous a même fourni une liste
- 17:54C'est pour ça que je suis une certaine liste de traités d'agriculture à lire,
- 17:58où notamment on parle du pastel,
- 17:59mais tu vois,
- 18:00je pense que ce serait intéressant de la voir,
- 18:02lui faire un mail,
- 18:04sans forcément te déplacer en Bretagne,
- 18:07mais je pense que ça peut être intéressant.
- 18:09Et je pense aussi à toi,
- 18:10dans le sud de la France,
- 18:11on a reçu plusieurs personnes
- 18:14notamment des acteurs,
- 18:17notamment Bleu de l'Ectour,
- 18:18etc.,
- 18:18ou Greening,
- 18:20qui,
- 18:20eux,
- 18:20pareil,
- 18:21ont récolté des infos,
- 18:23des manuscrits.
- 18:25On a Dominique Cardon qui pourrait aussi...
- 18:27En fait,
- 18:27j'aimerais bien,
- 18:29entre guillemets,
- 18:29lancer un...
- 18:31Pas un appel,
- 18:32mais tu vois qu'en gros,
- 18:33s'ils ont des infos à te partager,
- 18:35il faudra que tu dises ce dont tu as besoin exactement.
- 18:38Mais je trouve que ce serait bien que tu sois aidée.
- 18:39Et je pense aussi à quelqu'un d'autre,
- 18:40c'est Marianne...
- 18:41Non,
- 18:42comment elle s'appelle ?
- 18:43Marianne Sarda
- 18:44Alina l'Institut National de l'Histoire appliquée ou je ne sais et qui a repris en fait pareil j'en sais pas plus mais j'ai hâte d'enregistrer avec elle apparemment elle a repris énormément de littérature sur les plantes tectoriales et les procédés d'application
- 19:02de la couleur végétale et je pense que peut-être elle qui est historienne du coup pour le coup pourrait être une ressource intéressante enfin tu vois je pense à plein de choses en t'écoutant parler je trouve ça génial
- 19:13Mais de toute façon,
- 19:14l'objet c'est que c'est une recherche en cours et justement,
- 19:16mon dessin ultime,
- 19:18ce serait quand même qu'il y ait une forme de comité,
- 19:20qu'on ait une forme un peu d'organisation pour pouvoir s'échanger des informations,
- 19:25c'est pas du copyright ou...
- 19:26Ah bon,
- 19:26ah bon.
- 19:28mais ça serait vraiment bien de faire plus les directions puissent se rejoindre et j'ai pas une forme de représentants régionaux mais pour cette région il y a un peu...
- 19:36Bah ouais non mais t'as raison,
- 19:37tu as une histoire par région,
- 19:39ouais non mais c'est vrai.
- 19:40Oui bah la spécificité de la plante justement dans son histoire c'est que chaque époque elle a été cultivée différemment dans différents lieux donc chacun a un peu sa période et voilà les spécialistes appellent ça sa période donc ça permettrait de comprendre un peu mieux une
- 19:55histoire qui est méconnue encore.
- 19:56Non top.
- 19:58Bon vas-y,
- 19:59du coup je te laisse nous raconter cette fameuse histoire de l'isatis tinctoria et je me permettrais de t'interrompre si j'ai des interrogations.
- 20:09Non mais oui,
- 20:09de toute façon c'est l'objet,
- 20:10c'est de montrer d'abord à travers cette présentation que l'histoire d'une plante c'est possible et qui plus est quand la plante est tinctoriale,
- 20:18a des vertus tinctoriales.
- 20:21une plante,
- 20:21d'ailleurs c'est ça qui est marrant,
- 20:23c'est que Patrick Martin m'a envoyé encore un article il y a peu de temps,
- 20:27que je n'avais pas découvert,
- 20:29mais qui est vraiment de l'archéologie justement,
- 20:31on avait fait encore des fouilles récentes,
- 20:33et on avait découvert que l'isatiste arcturier était présent en France,
- 20:36non pas au 8ème,
- 20:37mais dès le 5ème siècle,
- 20:39on a fait des fouilles à Roissy,
- 20:42donc voilà,
- 20:43en Europe...
- 20:45Voilà,
- 20:45on est au début de l'ère médiévale,
- 20:48on a l'isatis tinctoria qui débarque mais qui est déjà utilisé précédemment en Délantique.
- 20:55Alors c'est une plante qu'on retrouve principalement,
- 20:58je suis en temps là au XIIe siècle,
- 21:02vers 1105,
- 21:04on la retrouve principalement dans notre région Picardie.
- 21:08Avec une organisation qu'on pourrait dire qui est un peu similaire à celle d'aujourd'hui quand on parle de production,
- 21:13etc.
- 21:14C'est-à-dire qu'il y a des pôles plus importants qui se constituent,
- 21:17qui redistribuent la production de web.
- 21:19C'est Amiens et Saint-Quentin.
- 21:22Amiens,
- 21:22c'est vraiment le centre d'échange qui est total.
- 21:25C'est-à-dire qu'on amène les feuilles de oued qui sont terricotées à proximité,
- 21:31on les transforme,
- 21:31on les broie,
- 21:32on en fait ce qu'on appellera plus tard des boules de cocagne,
- 21:36et on les réexpédie à travers le fleuve Somme vers l'Angleterre.
- 21:40Alors il y a forcément tout un système d'imposition,
- 21:42quand ça marche bien forcément c'est un petit peu le...
- 21:46Voilà,
- 21:48donc il y a un système d'imposition à Amiens même,
- 21:51et puis sur la Somme,
- 21:52notamment à
- 21:53Piquigny.
- 21:55Donc il y a Amiens,
- 21:56vraiment centre d'échange plutôt total vers l'Angleterre,
- 21:58et puis il y a Saint-Quentin,
- 21:59où on ne consomme pas la web sur les lieux.
- 22:03dans la ville,
- 22:04mais c'était une ville très marchande,
- 22:05c'est-à-dire qu'elle faisait partie de la 11 des 17 villes,
- 22:08c'était une grande association marchande à l'époque médiévale,
- 22:10il y avait des foires annuelles,
- 22:12et c'était un peu une forme de connexion,
- 22:13ça permettait la connexion entre le bassin parisien et la Hollande,
- 22:18la Belgique et les Pays-Bas aujourd'hui.
- 22:21Donc c'est une organisation qui tournait à plein régime.
- 22:24Il y avait vraiment des marchands
- 22:25Picard en Angleterre qui servaient de relais.
- 22:28On les avait acceptés,
- 22:29ce qui est un peu exceptionnel en Angleterre.
- 22:32Mais le fait est qu'il y a eu des petites rivalités entre la France et l'Angleterre.
- 22:37Bien avant 1337,
- 22:39date du début de la guerre de Cent Ans,
- 22:41dès 1295,
- 22:43c'est Marchand Picard en Angleterre qui servait de relais.
- 22:47pour acheminer,
- 22:48pour déverser la production en Angleterre,
- 22:50on les avait considérés comme des ennemis.
- 22:51Donc à ce moment-là,
- 22:52forcément,
- 22:53tout le rouage s'enraye.
- 22:57La production de pétards de bois est réclite et l'Angleterre cherche à se fournir en Lombardie,
- 23:03près d'Airport,
- 23:03dans l'actuel Allemagne,
- 23:06aussi dans le Namurois,
- 23:07en Belgique.
- 23:08Donc en France,
- 23:09ça périclite.
- 23:10Alors ça,
- 23:11c'est ce que justement l'historiographie des livres nous dit.
- 23:14Mais quand on se penche vraiment sur la question,
- 23:16et ça,
- 23:17ça fait partie du renouveau que j'ai expliqué,
- 23:19on se rend compte qu'il y avait d'autres lieux où on cultivait la oued et surtout un lieu qui va vraiment connaître un essor fulgurant.
- 23:28Alors d'abord,
- 23:28il y a la Normandie,
- 23:30où on sait que la oued était cultivée davantage sur les lits d'euro que dans la zone plus continentale,
- 23:34dans les terres.
- 23:35Ah ouais ?
- 23:36Peut-être est-ce une...
- 23:39Peut-être qu'il y a une explication dans le sens où le climat était plus doux au bord des côtes.
- 23:44Je pense que c'est ça,
- 23:45mais je ne vais pas l'affirmer.
- 23:47Et donc,
- 23:49cette plante,
- 23:49on la retrouve dans la région toulousaine dès 1250.
- 23:52Alors là,
- 23:52je ne peux pas expliquer clairement le fait qu'on la retrouve dans cette zone.
- 24:01en fait il ya le lien qu'il ya une industrie de rapières qui est aussi en essor dans la région toulousaine autour d'albi donc ça l'implantation de wed là on va la paix pastel justement et ben ça
- 24:13permet d'avoir un colorant à disposition voilà il n'y a pas besoin d'aller chercher en picardie ou en lombardie donc dès 1250 dans la douzoie 1268 dans le l'orage et autour de toulouse
- 24:27Alors là on l'expédie pour justement l'industrie de rapier de cette région et puis aussi en Catalogne,
- 24:33en passant soit en expédiant soit par Carcassonne,
- 24:37par voie maritime,
- 24:37ou alors par les Pyrénées directement.
- 24:39Mais dès 1305,
- 24:41Philippe le Bel va interdire l'expédition à l'écranger de Pastel,
- 24:46voulant renforcer l'industrie de rapier.
- 24:49et dès 1335,
- 24:5030 ans après,
- 24:51l'industrie de la pierre justement,
- 24:52profitant de cet accès unique à la Oued,
- 24:57au pastel,
- 24:58cette industrie de la pierre va vraiment connaître un essor fulgurant.
- 25:02qui va se polariser autour d'Albi,
- 25:03qui va être vraiment le centre de Sénégos,
- 25:05où on va acheminer la oued,
- 25:06la transformer,
- 25:07et puis la réacheminer dans les centres de production rapides.
- 25:13Alors voilà,
- 25:15là on arrive à l'époque moderne,
- 25:16au 15e siècle,
- 25:17et justement,
- 25:19toujours dans cette région,
- 25:20c'est Gilles Castère qui l'a démontré,
- 25:21et qui ne s'est pas remis en cause.
- 25:23De 1450 à 1571,
- 25:26c'est ce qu'il appelle le projet du pastel de Coulouzin.
- 25:30où là aussi le pastel,
- 25:32et là les routes ont un peu changé,
- 25:34était de nouveau destiné à l'Angleterre,
- 25:36donc on voit que l'Angleterre a un rôle très important dans la culture du pastel en France,
- 25:41et on l'a cheminé par la Garonne,
- 25:43là aussi il y a tout un système d'imposition.
- 25:46Ce qui fait qu'à un moment,
- 25:47les marchands ont essayé de contourner la voie fluviale pour acheminer par voie terrestre jusqu'à Bayonne et de Bayonne jusqu'en Angleterre.
- 25:54Mais à cette époque,
- 25:55encore même aujourd'hui,
- 25:56peut-être qu'on dirait que ça serait très coûteux,
- 25:57ça a pris plus de temps.
- 25:59Donc on est revenu sur la Garonne.
- 26:04En France,
- 26:05ce qui faisait qu'il y avait un système un peu particulier,
- 26:06c'est qu'on expédiait depuis Bordeaux,
- 26:10par le bout de la Garonne,
- 26:10l'estuaire de la Gironne,
- 26:12depuis Bordeaux et on faisait revenir par Rouen.
- 26:16parce qu'en fait il y avait tout le bassin parisien qui possédait environ 30% du pastel toulousain,
- 26:22donc on l'aurait expédié par cette zone.
- 26:24Ce qui fait qu'à
- 26:26Rouen, il y avait environ un cinquième de la production toulousaine qui était réaffinée à Rouen.
- 26:32Donc c'est un volume à peu près égal à celui de l'Angleterre.
- 26:36Et alors justement Charles,
- 26:39pourquoi on expédiait autant le pastel en Angleterre ?
- 26:43Ils étaient plus dans la teinture que nous,
- 26:47ils utilisaient plus de gros volumes,
- 26:49pourquoi eux en demandaient beaucoup ?
- 26:51Justement c'est parce que l'Angleterre était totalement dépendante de la production française.
- 26:57C'est ce que Michel Castoureau démontre,
- 26:58c'est qu'à partir du XIIe siècle,
- 27:00il y a l'essor du bleu dans l'Europe.
- 27:04Toutes les strates sociales des sociétés européennes utilisent le bleu.
- 27:08L'Angleterre,
- 27:08on n'arrive pas trop à savoir pourquoi,
- 27:11a abandonné la culture du pastel à cette époque-là.
- 27:15Ça a été supplanté par les cultures céréalières,
- 27:17alors peut-être que c'est un volontaire.
- 27:21de faits qui sont arrivés là,
- 27:22mais l'Angleterre a abandonné cette culture et s'est fait qu'elle s'est approuvée complètement dépendante des importations extérieures.
- 27:33Et justement,
- 27:33quand la culture du pastel va péricliter dans la région toulousaine,
- 27:36et presque pour de bon,
- 27:37si on peut le dire comme ça,
- 27:39à partir de 1560,
- 27:40l'Angleterre va être devant le fait accompli qu'il faut maintenant introduire le pastel sur ton sol.
- 27:45Ça va prendre environ un siècle.
- 27:47avec une politique qui est vraiment assez énergétique,
- 27:50avec des ordonnances royales,
- 27:51etc.
- 27:52Et ce qui fait qu'envers 1650,
- 27:54l'Assoir indépendant de ce point de vue.
- 27:58Mais justement,
- 27:58il y a une autre plante qui arrive à ce moment-là,
- 28:01c'est l'indigo,
- 28:03l'indigotier colonial.
- 28:06On en a dit justement,
- 28:07c'était ce qu'on disait avant de commencer le podcast,
- 28:10qu'il produisait,
- 28:11en tout cas pour extraire la molécule d'indigo,
- 28:13c'était quand même plus efficace.
- 28:15que sur la oued,
- 28:17que sur le pastel.
- 28:19Donc forcément,
- 28:20en France,
- 28:20on s'est tourné vers cette plante.
- 28:24En Angleterre,
- 28:24je ne sais pas encore vraiment,
- 28:26mais il semble que,
- 28:28vu qu'on a un pastel assez délicat,
- 28:31l'indigo n'a pas eu le même effet qu'en France.
- 28:34C'est-à-dire qu'en France,
- 28:35on a abandonné la culture du pastel pour deux raisons.
- 28:39L'indigo est arrivé,
- 28:40donc forcément,
- 28:41vous n'avez plus à cuire les petites feuilles de pastel,
- 28:43où ça demandait beaucoup de monde.
- 28:44et en plus ça prenait du temps pour aller à l'indigo c'est quand même plus efficace et il y a eu les guerres de religion surtout dans le sud de la France vous vous doutez bien quand il vous faut une armée de personnes pour cuire les fruits de pastel pour
- 29:00l'acheminer,
- 29:01pour le broyer c'est une organisation très complexe un événement tel que les guerres de religion ça désorganise complètement tout procédé de production et d'acheminement et d'expédition
- 29:14C'est vrai que dans les traités,
- 29:16notamment Gustave Eusée,
- 29:17etc.,
- 29:18ils parlent du nombre de personnes qui sont sur les champs à récolter.
- 29:22Je me dis,
- 29:23mais vu la main-d'œuvre qu'ils avaient,
- 29:25on ne pourra jamais être compétitif aujourd'hui,
- 29:27vu le nombre de personnes qui étaient là à cueillir femmes,
- 29:30surtout femmes et enfants,
- 29:31dès que c'était méticuleux.
- 29:33Tu te dis,
- 29:34c'est hallucinant.
- 29:36Oui,
- 29:37c'est toujours comme ça.
- 29:38Alors aujourd'hui,
- 29:38justement,
- 29:39peut-être qu'on parlera de
- 29:40David et Hélène Brunel,
- 29:41mais alors eux,
- 29:42même aujourd'hui,
- 29:43ça pose encore des soucis quand on veut réintroduire,
- 29:44parce que si je ne me trompe pas,
- 29:46pour récolter leur oued,
- 29:48ils ont dû bricoler un peu une machine qui était censée récolter des épinards.
- 29:54Maintenant,
- 29:54tu as des machines soit adaptées d'autres cultures,
- 29:59soit maintenant,
- 29:59il y a même une récolteuse jeune pousse.
- 30:01On a reçu Terratec qui est à l'Étrême,
- 30:03dans notre coin du Nord.
- 30:05Et eux ont travaillé une récolteuse pour justement faciliter ce travail de récolte de la persiquaire,
- 30:11etc.
- 30:13Justement pour limiter ce temps de travail et être ergonomique.
- 30:16Oui parce que j'ai encore vu il y a des reportages,
- 30:18il y a quelques années mais qui font moins de 10 ans,
- 30:21où dans la région toulousienne justement on était encore en train de cueillir à la main,
- 30:25c'était un petit peu particulier.
- 30:25Alors après ça faisait partie de l'idée du savoir-faire à transmettre,
- 30:29justement parce que ça fait deux ans que le procédé de teinture du pastel est au patrimoine immatériel français.
- 30:38Donc il y avait tous cette idée de procéder.
- 30:40C'est vraiment beaucoup plus ancré dans la région toulousaine.
- 30:43Il y a une maison du pastel en plein centre de Toulouse,
- 30:47à côté de l'hôtel,
- 30:48alors si je ne me souviens pas c'est l'hôtel
- 30:49Azena, je ne sais plus où je me retrouve.
- 30:52Bon bref,
- 30:52c'est un hôtel qui a été construit grâce à un marchand de pastel,
- 30:55grâce à ce revenu qui était très important.
- 30:59Donc il y a une mémoire qui est beaucoup plus forte dans cette région que dans la nôtre.
- 31:03C'est pour ça que nous on a toujours un peu l'impression de la redécouvrir cette histoire.
- 31:09Bon et puis après on s'est aussi rendu compte c'est le temps qu'il y avait bien la lumière.
- 31:13Donc c'est un peu plus complexe quand on parle de variation climatique de faire pousser le pastel.
- 31:22Il n'y a pas une forme de petite guéguerre quand même entre la région de Toulouse et la région du Nord ?
- 31:28Parce que tu vois,
- 31:29j'ai l'impression que ce soit dans les lectures,
- 31:32à chaque fois,
- 31:33tu vois,
- 31:33on oppose,
- 31:34dans les traités,
- 31:34on oppose la culture du côté d'Amiens et la culture de Toulouse.
- 31:38et même tu vois par exemple j'ai eu deux binômes d'agriculteurs Hélène Brunel et David dans le nord et j'avais Jean-Marie Nels du Bleu de l'Ectour et en fait ils disaient on n'a jamais pensé à se contacter alors
- 31:53qu'on travaille la même plante et moi je leur ai demandé de faire une intervention commune entre la culture dans le nord et la culture dans le sud et ils se sont super bien entendus ils ont dit c'est vrai qu'il y a quelque chose qui reste
- 32:03Tu sais un peu de revendiquer un savoir ou une paternité d'une technique ?
- 32:08Je ne sais pas si tu l'as ressenti.
- 32:11Alors,
- 32:11dans les études historiques,
- 32:12forcément,
- 32:13après la Seconde Guerre mondiale,
- 32:14il y a un peu plus d'objectivité,
- 32:17donc on ne peut pas chercher à montrer son...
- 32:19Mais on peut comprendre,
- 32:20et là ce serait plus un phénomène sociétal,
- 32:23que quand vous êtes dans la région de Toulouse,
- 32:25que l'histoire est présentée,
- 32:27vous êtes attaché à cette histoire,
- 32:28vous pouvez toujours voir d'un mauvais œil,
- 32:30que dans une autre partie de la France,
- 32:32tout d'un coup émerge un sentiment aussi un peu régional autour de cette plante.
- 32:37Surtout que si vous n'avez pas la connaissance que là aussi,
- 32:40à l'époque médiévale,
- 32:41on cultivait la plante,
- 32:42c'est même la première région où on cultivait de manière très importante la plante.
- 32:46bon au début vous ne comprenez pas trop on pense un peu à on vole un peu le patrimoine
- 32:52Et est-ce que c'est la cathédrale d'Amiens,
- 32:55justement,
- 32:56qui a été…
- 32:57Ou sur la façade,
- 32:58il y a la représentation des Ouédiers,
- 33:00etc.
- 33:01C'est cette cathédrale-là,
- 33:02je ne me trompe pas ?
- 33:03Oui,
- 33:04alors tout le sous-bassement sur le moteur de Ramette s'est représenté avec des feuilles de Ouède.
- 33:09Et il y a,
- 33:10je crois,
- 33:10la façade nord de la cathédrale qui est dédiée,
- 33:13il y a un pont de la façade qui est dédié aux marchands Ouédiers.
- 33:15On les voit représentés avec une sorte de récipient où ils sont en train de faire de la peinture.
- 33:22là c'est encore la même chose ça c'est vraiment ce qui est même le plus intéressant c'est qu'on peut passer tous les jours devant un monument
- 33:27traverser une ville tous les jours,
- 33:28même si Amiens était assez bien détruite par les guerres mondiales,
- 33:33il y a quand même cette cathédrale,
- 33:34et on a du mal à penser qu'elle a été...
- 33:36Alors aujourd'hui,
- 33:36on tend quand même à réduire le pourcentage,
- 33:38mais qu'elle a été construite grâce aux revenus de la Oued.
- 33:41Et qu'il y a encore des témoignages,
- 33:43et même encore,
- 33:44c'est Roger Ouédi qui le montait,
- 33:47pour Amiens,
- 33:47qu'il y a encore des moulins de l'époque médiévale qui sont présents,
- 33:51notamment le moulin du Passavant,
- 33:53si je ne me trompe pas.
- 33:55qui a été restauré il n'y a pas très longtemps et qui était un moulin qui servait à la transformation de la Oued.
- 34:00Et on ne porte pas tous les jours à ce patrimoine matériel.
- 34:03Et alors,
- 34:03j'ai entendu quelque chose,
- 34:04enfin j'ai lu surtout parce que je n'ai pas entendu,
- 34:06mais que grâce aux Ouediers,
- 34:10en tout cas grâce aux économies réalisées grâce aux Pastels,
- 34:17ils avaient réussi à payer une rançon.
- 34:20Il n'y a pas un truc comme ça ?
- 34:22Un roi ou un...
- 34:24Je ne sais plus quoi.
- 34:25Quelqu'un d'important qui avait été...
- 34:28Je ne sais plus quoi.
- 34:30Désolé,
- 34:30je t'ai dit que...
- 34:31Je me souviens plus exactement,
- 34:32mais je crois que c'est pour François Ier.
- 34:35Peut-être.
- 34:36Il faudrait que je retrouve mes notes.
- 34:37Mais en tout cas,
- 34:37j'ai entendu un truc comme ça que c'était tellement important.
- 34:41Soit c'est pendant la guerre de Cent Ans,
- 34:43mais pour moi,
- 34:44c'est François Ier,
- 34:45ou c'est un marquant douette qui a payé la rançon.
- 34:48Oui,
- 34:48c'est ça.
- 34:48J'avais entendu ce truc-là.
- 34:51C'est pas probable que ce soit François Ier.
- 34:54On se met une petite astérisque.
- 34:55On mettra dans les commentaires si on s'est planté,
- 34:57si ce n'était pas ça ou si c'était ça.
- 35:00Pour vraiment dire qu'économiquement parlant,
- 35:02ce n'était pas ce que c'est aujourd'hui.
- 35:03C'est-à-dire,
- 35:04c'était...
- 35:06Comment tu l'as bien dit tout à l'heure ?
- 35:08C'était bien organisé.
- 35:10Il y avait du monde qui travaillait.
- 35:12Il y avait une certaine économie.
- 35:14Il y a des bâtiments qui ont été faits.
- 35:16Une rançon qui a été payée qui ne devait pas être une petite rançon.
- 35:21C'est pour ça qu'à Toulouse,
- 35:21en plus,
- 35:22quand vous avez beaucoup d'historiens qui ont travaillé sur la question,
- 35:24bon,
- 35:25ça a apporté un patrimoine énorme,
- 35:27mais la question,
- 35:27elle a fait beaucoup de travail.
- 35:28C'est par exemple,
- 35:29on a travaillé sur le cycle de trois ans.
- 35:31C'est-à-dire que le pastel,
- 35:33c'est vraiment une culture très particulière.
- 35:35Il faut la cueillir,
- 35:37il faut la faire sécher,
- 35:38ça prend six mois,
- 35:38un an,
- 35:39il faut la broyer.
- 35:41Après,
- 35:41vous l'expédiez à Toulouse,
- 35:43vous l'expédiez depuis Toulouse à Bordeaux.
- 35:45À Bordeaux,
- 35:46il faut attendre que les cours...
- 35:48européens soient intéressants pour l'expédier dans les différents pays.
- 35:52Donc ça fait qu'en fait,
- 35:53un marchand de pastels à cette époque,
- 35:55il devait avoir une capacité financière pour trois ans.
- 36:00Oui,
- 36:01de trésorerie.
- 36:02Oui,
- 36:02il faisait une culture,
- 36:03imaginons en 1520,
- 36:05il recevait l'argent de cette culture qu'en 1523.
- 36:09avec ce qui engendrait que beaucoup étaient endettés auprès des banquiers italiens basés à Lyon.
- 36:18Et ce qui fait que ces banquiers italiens ont repris les affaires petit à petit,
- 36:23parce que forcément il y en a qui déposaient le bilan,
- 36:25et se sont incroyés petit à petit dans la culture du pastel.
- 36:30Et le fait est que les Italiens,
- 36:32il y avait quand même beaucoup d'entraide,
- 36:34de l'interaction familiale.
- 36:38et donc il y avait marchands et banquiers italiens qui s'organisaient et qui ont un peu noyauté à certaines périodes le commerce dans la région de Toulouse pour le réexpédier en Espagne et même dans les Açores.
- 36:53Donc c'est ça qui fait la particularité de cette période toulousaine,
- 36:56c'est qu'on en sait beaucoup,
- 36:57on en sait beaucoup,
- 36:58on a beaucoup étudié et que nous,
- 37:00dans la région,
- 37:01pas de source.
- 37:03Parfois des travaux qui sont un peu impartiels,
- 37:07qui ont beaucoup de valoriser l'histoire de la cathédrale,
- 37:11d'Amiens,
- 37:12qui réfléchissent pas trop au global,
- 37:15ça nous a un petit peu passé sous le nez.
- 37:16au final la valorisation patrimoniale et moi je me suis rendu compte de ça quand j'ai commencé l'étude c'est que directement tous les articles ça m'a envoyé vers Toulouse et je me suis dit comment je vais faire pour la région et c'est avec la région ça fait 10-15 ans qu'on commence à s'intéresser à la chose,
- 37:33s'il y a bien des produits de David Hélène qui sont en vente au musée Picardie
- 37:38c'est qu'on commence à comprendre qu'il y a un intérêt à la faute économique et historique.
- 37:45Et tu l'as vu,
- 37:46quand on était à Béthune,
- 37:47tu avais quand même pas mal de monde qui était présent.
- 37:52Tu vois que j'avais reçu sur le podcast,
- 37:53mais d'autres personnes,
- 37:54tu vois que ça bouge dans le Nord aussi,
- 37:56parce que je pense,
- 37:57comme tu dis,
- 37:58on a perdu des sources historiques parce qu'on échangeait sur...
- 38:02le pastel.
- 38:03Et tu sais,
- 38:03avec Patrick Martin,
- 38:06on a parlé de pourquoi il ne ferait pas aussi d'autres recherches sur d'autres plantes.
- 38:11et je lui glisse la première remarque que m'avait fait Michel Garcia il m'avait dit toi t'es dans le nord du côté de l'île il faut absolument que tu cultives de la garance alors que pour moi dans ma tête la garance c'était dans le sud et en fait il dit mais non tu regarderas les traités la
- 38:25Belgique,
- 38:26la Flandre et la région de l'île c'était vraiment un terroir pour la garance alors bon voilà j'ai creusé un petit peu,
- 38:33j'ai eu une historienne belge qui m'a raconté ce qui se passait moi je suis au bout
- 38:38vraiment à la frontière pour le coup et en fait tu vois je me dis ça nous on l'a perdu dans le nord on n'en a jamais parlé du côté d'Arras,
- 38:46du côté de Lille toute cette culture de garance moi j'en ai jamais entendu parler et je me dis tu vois quand tu dis que c'est important que ça nous passe pas sous le nez moi je trouverais ça intéressant que tu puisses aussi avoir un financement toi ou quelqu'un d'autre mais tu vois de continuer à rechercher d'autres
- 39:01plantes tectoriales qui étaient présentes dans les Hauts-de-France quoi
- 39:04De toute façon déjà mon projet il s'inscrit dans le cadre du projet régional Anamorphose,
- 39:11c'est-à-dire qu'en fait on cherche à valoriser un patrimoine un peu méconnu de la région.
- 39:15Donc déjà c'est une pierre qui est posée dans l'édifice,
- 39:20donc on a déjà pris en compte que des plantes pouvaient faire partie d'une histoire régionale,
- 39:25enfin c'est un patrimoine régional.
- 39:28Donc on a fait la oued,
- 39:29c'était la plante par excellence qui était plutôt destinée à ça.
- 39:34la garance,
- 39:34bah oui évidemment et même des plantes qui ne sont pas forcément territoriales,
- 39:37c'est bien de mettre en valeur parce qu'en fait on le fait que de manière dans les sciences dures,
- 39:42de manière scientifique et on oublie toujours un peu l'aspect historique bon l'histoire n'a pas réponse à tout
- 39:48mais déjà pour ce projet avec Patrick Martin c'est qu'on parfois on en parle mais ça se complète quand même et bon parfois ça nous fait rire parce qu'on trouve des choses moi j'avais trouvé des sources sur un village vraiment à côté de chez lui etc donc ça me faisait rire de s'imaginer qu'on pouvait bah ouais et
- 40:04puis ça nous ouais et puis ça nous ça nous je sais pas comment dire ça nous fait du bien de savoir que
- 40:10Il y a pu y avoir une histoire de notre région.
- 40:13Tu vois,
- 40:13moi,
- 40:14je me dis,
- 40:15c'est quand même fou,
- 40:16il n'y avait rien qui me prédestinait à m'intéresser à la couleur végétale.
- 40:19Et au final,
- 40:20plus je lis les traités,
- 40:21plus j'entends Michel ou d'autres,
- 40:23plus je me dis,
- 40:24en fait,
- 40:25il y a quand même un lien.
- 40:27Il se passait quand même beaucoup de choses dans les Hauts-Trans et c'est en train de revenir tout doucement.
- 40:31On le voit,
- 40:31il y a des événements qui s'organisent,
- 40:33etc.
- 40:33Mais je trouve ça intéressant que l'histoire revienne rappeler tout ça à tout le monde.
- 40:38Mais de toute façon,
- 40:39le problème fondamental dans notre région,
- 40:42c'est qu'il y a eu la première guerre mondiale,
- 40:43et que tant sur le plan matériel qu'au niveau des sources historiques,
- 40:47on a eu des destructions énormes.
- 40:49Et donc c'est compliqué de valoriser un passé quand il y a eu tant de destruction.
- 40:53Et c'est d'où l'image toujours que dans le Nord,
- 40:55pour certaines personnes qui sont une minorité,
- 40:57il n'y a pas grand-chose.
- 40:59Et quand il faut valoriser,
- 41:01c'est quand les gens arrivent sur le lieu qu'ils se disent
- 41:02Ah bah je ne pensais pas que…
- 41:04C'est pour plein de thèmes.
- 41:07Notre région,
- 41:08jusqu'à la Seconde Guerre mondiale,
- 41:11c'était le moteur dans beaucoup de domaines de la France entière,
- 41:16avec le bassin de l'Est.
- 41:18que ce soit pour l'industrie,
- 41:20l'agriculture,
- 41:21ça a vraiment un moteur de notre pays,
- 41:22et aujourd'hui on essaie de la transformer,
- 41:24et le projet de
- 41:26Valoued, c'est de s'inscrire vraiment dans la redynamisation de notre région,
- 41:31et donc forcément quand on veut impulser une nouvelle politique en la matière,
- 41:37et ce n'est pas du tout à des fins de propagande,
- 41:39mais c'est une logique,
- 41:44il faut quand même un appui historique.
- 41:46parce que justement la volonté de réintroduire le pastel ça vient pas d'un claquement de doigts c'est parce qu'on sait que c'était possible et que c'est possible et qu'un temps ça fait la richesse de notre région
- 41:57Après la science est là pour ajuster,
- 41:59c'est ce qui a été fait notamment sous Napoléon,
- 42:00et pour rendre plus efficient le procédé de teinture,
- 42:04la récolte,
- 42:05pour qu'on ait des récoltes plus abondantes,
- 42:07et surtout pour assurer que les récoltes chaque année soient correctes.
- 42:11C'est ça qu'on dit aussi.
- 42:14On a des épisodes très plus vieux que la plante aurait tendance à courir ou pas pousser correctement.
- 42:20On est dans une société à l'heure actuelle où on ne pourrait pas se permettre de manquer de teinture.
- 42:24Et justement,
- 42:25là,
- 42:25peut-être après je pourrais en parler au premier empire,
- 42:28c'est la question qui s'est posée.
- 42:30Napoléon a fait le blocus en 1807.
- 42:33En gros,
- 42:35plus de connexion avec les îles anglaises.
- 42:38C'était bien,
- 42:39le but c'était de fragiliser l'empire britannique.
- 42:42Bon,
- 42:43sauf que c'est une île déjà de base,
- 42:44l'Angleterre.
- 42:45Donc eux,
- 42:46ils s'en sont très bien sortis.
- 42:47Et nous,
- 42:48on en est sortis très affaiblis.
- 42:50plus de canne à sucre et plus d'indigo.
- 42:53Ce qui fait qu'il a fallu introduire la betterave sucrière et le pastel.
- 42:57On l'a rendu obligatoire après une politique incitative,
- 43:00on l'a rendu obligatoire en 1811.
- 43:03Bon,
- 43:03il a fallu justifier,
- 43:04etc.
- 43:05Mais le problème,
- 43:07c'est que le pastel,
- 43:11comment dire,
- 43:11il était un petit peu devenu inconnu.
- 43:15On ne connaissait plus du tout le pastel.
- 43:18Et donc de ce fait,
- 43:19il a fallu trouver des méthodes et des moyens pour le réintroduire.
- 43:23Donc on a beaucoup insufflé de politiques,
- 43:27on a envoyé beaucoup de manuels pour convaincre les agriculteurs que c'était tout à fait réticent.
- 43:34Tout simplement parce qu'on s'est hâté de le faire,
- 43:38parce qu'il n'y avait plus assez de bleu pour peindre les uniformes révolutionnaires qui étaient même à peu près comme pendant la révolution,
- 43:43qui étaient bleus.
- 43:44Et donc même un temps,
- 43:45mais sans référentage,
- 43:46on a voulu mettre les uniformes en blanc,
- 43:48les uniformes de la royauté.
- 43:50Donc sans référentage sous Napoléon,
- 43:51de revenir au blanc pour l'armée,
- 43:53pour les uniformes militaires.
- 43:55Donc on s'est hâté et ça n'a jamais vraiment marqué,
- 43:59tout simplement parce que quand vous ne connaissez rien à la plante,
- 44:01pourquoi les cultiver ?
- 44:03Il y a beaucoup de lettres dans le Pas-de-Calais où vous avez des agriculteurs ou même des maires qui se retrouvent un peu en difficulté.
- 44:10On dit qu'on a planté que un quart des semences qui étaient prévues,
- 44:13les gens les ont reçues avec des modes retard,
- 44:16les semences ne sont pas poussées,
- 44:17les agriculteurs ont refusé parce que la terre est trop fraîche,
- 44:19ils ne voient pas l'intérêt.
- 44:21Ce n'est l'histoire du pastel au XIXe siècle,
- 44:23c'est très compliqué.
- 44:24C'est le lent déclin après une tentative qui prévait être un échec de réimplantation.
- 44:36Le problème fondamental,
- 44:38même aujourd'hui pour l'étude,
- 44:39c'est qu'on n'a pas toutes les sources.
- 44:40Et justement,
- 44:41l'idée d'aller aux archives nationales,
- 44:42ça serait compléter.
- 44:44C'est-à-dire qu'il y a une vraie fragmentation de les quotas qui a été rendu obligatoire en 1811.
- 44:50Dans le Pas-de-Calais,
- 44:50c'est
- 44:5140 hectares.
- 44:52En Unilère,
- 44:53une région quand même très montagneuse,
- 44:55ça montre un peu le degré d'inquiétude à l'époque en rapport avec la production du bleu.
- 45:02On avait 1025 hectares.
- 45:04Dans le Vaucluse,
- 45:04250.
- 45:05Dans la Haute-Garonne,
- 45:06600 hectares.
- 45:08Donc il y avait quand même cette idée que l'histoire du pastel dans la région toulousaine était quand même plus importante.
- 45:14Et donc...
- 45:17directement on s'est dit que le pastel était une plante qui émet la lumière,
- 45:22une plante qui émet la chaleur.
- 45:24Et c'est justement aujourd'hui,
- 45:27c'est ce qu'on disait,
- 45:28un patrimoine important dans la région toulousaine,
- 45:31est-ce qu'on aurait tendance à croire aussi ?
- 45:35Bon après dans la région toulousaine,
- 45:36de ce que moi j'ai vu,
- 45:37c'est quand même,
- 45:39certes il y a beaucoup de,
- 45:40il y a des entreprises autour du pastel,
- 45:42qui produisent du pastel,
- 45:44ça m'a vraiment étonné,
- 45:45mais il y a toujours cette idée que c'est une valeur patrimoniale,
- 45:50alors il y a un musée dans un petit village,
- 45:52on fait des démonstrations…
- 45:55Mais c'est pas le Bleu Dectour justement ?
- 45:57Non.
- 45:59le tectour je sais qu'ils font des visites aussi de la de la teinture de l'intentu à viser de la peinture d'accord on regarde un match dans la synthèse mais et
- 46:11Honnêtement,
- 46:13ça fait quand même une grande différence avec ce que l'on retrouve dans notre région.
- 46:19Pour l'instant,
- 46:20c'est vraiment David et Hélène qui sont un peu les moteurs.
- 46:24Et je sais que Patrick et Martin,
- 46:26il y a quelques difficultés,
- 46:27mais ils y arrivent,
- 46:28à tester différents terroirs dans le Pas-de-Calais,
- 46:31dans le Nord.
- 46:32Même moi,
- 46:33à titre personnel,
- 46:35pas plus tard qu'il y a deux jours,
- 46:37j'étais en train de repiquer du pastel dans un petit camp de terrain que j'avais,
- 46:39que j'avais préservé pour la chose,
- 46:42en me disant que j'étais nourri de cette histoire sous le premier empire,
- 46:45où tellement on voulait que tout le monde replante le pastel,
- 46:49on a dit que le pastel était en gros incroyable,
- 46:51il résistait aux tels,
- 46:52enfin tous les intempéries.
- 46:54Et justement,
- 46:54j'ai pu expérimenter qu'il ne faut pas se laisser avoir par les sources.
- 46:58Ben voilà.
- 46:59et que dès qu'il n'y a pas de soleil,
- 47:00le pastel ne pousse plus,
- 47:01il n'y a pas d'humidité,
- 47:02c'est une plante qui paraît même assez fragile,
- 47:05qui serait facilement grignotée par des petits insectes,
- 47:07etc.
- 47:09Mais là aussi,
- 47:10c'est comme ça qu'on découvre une plante,
- 47:11parfois c'est en la cultivant tout simplement.
- 47:15et les graines est-ce que tu sais d'où venaient ces semences de pastels parce que ce que j'ai appris bon je suis un géagro mais je l'ai réappris avec les plantes tectoriales c'est que t'as des variétés adaptées à certains terroirs ça tout le monde le sait mais que en plus tu
- 47:33préserves enfin tu comment on va dire tu adaptes ton patrimoine génétique donc ta graine en fonction de ta région donc est-ce qu'ils ont envoyé des graines de pastels dans les Hauts-de-France qui venaient du Sud et qui sont
- 47:44et dans ce cas là le truc n'était pas forcément adapté comment ils se sont fournis ces fameuses semences de pastels c'est une très bonne question l'objet d'aller aux archives nationales c'est d'essayer d'y répondre pour voir un peu tout le fonctionnement généralement
- 47:59c'est piloté par le ministère de l'intérieur pour vous dire que c'est même pas l'agriculture c'est vraiment une question très importante à l'époque après il y a des phénomènes régionaux le ministère de l'intérieur par le biais du préfet envoie des semences mais comme dans la Somme
- 48:13il y avait un certain Mété Michaud,
- 48:17qui était un petit peu un chimiste qui avait quelques expériences,
- 48:22qui dès 1806 avait réintroduit la culture du pastel autour d'Abbeville.
- 48:28Et lui s'était proposé au préfet pour envoyer des semences à la préfecture et puis les redistribuer à tout le département.
- 48:35Parfois on a un peu des phénomènes comme ça,
- 48:37avec justement,
- 48:38là on parlait de garder une production qui soit assez linéaire,
- 48:42assez constante au fur et à mesure des années,
- 48:44M.
- 48:44Michaud,
- 48:44bien qu'il soit assez compétent en la matière,
- 48:46il a du mal.
- 48:47En 1811,
- 48:481812,
- 48:48il y arrive très bien,
- 48:49et en 1813,
- 48:50quand on lui demande s'il peut à nouveau renvoyer des semences,
- 48:53parce que l'État s'était un peu appuyé sur lui,
- 48:55il dit que même pour lui,
- 48:57déjà,
- 48:58recever l'année prochaine,
- 48:58il aura des difficultés,
- 48:59et donc il ne peut pas se permettre d'envoyer des semences.
- 49:03Le problème c'est que c'est une période de 3-4 ans où on essaye de réintroduire une organisation,
- 49:07en plus dans une période de désordre militaire,
- 49:09il n'y a pas eu d'organisation très très carrée.
- 49:14On s'est attenu sur des personnalités à certains endroits,
- 49:17nous c'est Mété Michaud dans la Somme,
- 49:20à Toulouse c'est Marcus de Pumorin,
- 49:22qui a profité de tout l'argent qu'on a déversé pour créer des écoles,
- 49:26former des gens à la teinture.
- 49:28Et puis après,
- 49:28quand on a abandonné avec la Chifle de l'Empire en 1815,
- 49:32qui s'est accrochée,
- 49:33qui a demandé encore dans les années 1830,
- 49:35pour qu'on réduise les taxes sur la culture du pastel,
- 49:40bien qu'en fait on se demandait encore si c'était une forme de culture du pastel.
- 49:43C'est des personnalités qui ont eu une influence.
- 49:46Alors sur les types de semences,
- 49:48bon déjà je ne suis pas agronome,
- 49:50je ne peux pas tellement en parler,
- 49:52mais je n'ai pas d'informations.
- 49:54Mais si j'en ai,
- 49:54bien entendu,
- 49:55je les communiquerai.
- 49:56Et est-ce que tu sais,
- 49:58à la période faste du pastel en France,
- 50:01à combien d'hectares de culture on était environ ?
- 50:04Parce que j'ai un peu de mal à trouver une info,
- 50:10pour donner un ordre d'idée quand même.
- 50:12Parce que là,
- 50:12aujourd'hui,
- 50:13j'essaye d'appeler chaque agriculteur,
- 50:16un par un,
- 50:17pour savoir les quantités qu'ils produisent de pastel.
- 50:19Il n'y a pas beaucoup d'agriculteurs,
- 50:21ils ne sont pas souvent sur les réseaux,
- 50:22donc va les trouver.
- 50:24C'est du bouche à oreille,
- 50:25c'est un travail de fourmi.
- 50:27mais j'aimerais avoir une notion de quand c'était une période faste,
- 50:31on était à peu près à combien sur toute la France ?
- 50:37Tu sais pas ?
- 50:40Tu m'entends ?
- 50:41Oui,
- 50:41c'est bon,
- 50:41il y a un petit...
- 50:43C'est bon,
- 50:44c'est bon.
- 50:46En fait,
- 50:47c'est un peu compliqué,
- 50:49dans le sens où,
- 50:49à l'époque médiévale moderne,
- 50:50la notion d'hectare,
- 50:51elle n'existe pas.
- 50:52Et même dans les sources ou dans les articles,
- 50:54c'est le problème en fait,
- 50:55c'est qu'on parle pas tellement de la culture en elle-même.
- 50:57Alors il y a des cartographies qui sont reportées,
- 51:00mais qui sont très larges,
- 51:01donc on a du mal à voir vraiment la zone.
- 51:04Alors moi je voudrais pas faire un mauvais ratio,
- 51:06mais comme à l'époque médiévale,
- 51:08autour d'Amiens,
- 51:09de Saint-Quentin,
- 51:13je pense qu'il y aurait un cinquième,
- 51:15un sixième des cultures qui étaient destinées à la Oued.
- 51:20D'accord.
- 51:20Donc ce ratio-là,
- 51:21de
- 51:221 quart à 1 sixième,
- 51:24un peu ce type de ratio.
- 51:26Donc c'est important quand même.
- 51:29Mais l'agriculture,
- 51:29vous êtes vraiment concentré autour des villes et autour des fleuves.
- 51:34On ne s'étend pas trop dans des lieux qui sont un peu perdus.
- 51:38Pour l'acheminement.
- 51:39Il faut que ce soit efficace.
- 51:40Oui,
- 51:41c'est de la logistique.
- 51:43Après dans la région de Toulouse,
- 51:45là aussi à la fin de l'époque médiévale,
- 51:47quand on a commencé à cultiver la plante,
- 51:50il y a quelques cartographies,
- 51:51j'en ai vu une sur un article,
- 51:54mais il n'y a pas vraiment les zones et les quotas,
- 51:56enfin la surface qui était cultivée.
- 52:00On mentionne que les zones,
- 52:01mais c'est vraiment des points qui sont assez étendus,
- 52:03donc on peut quand même se dire que c'est assez important.
- 52:08Après l'idée c'est le ratio toujours par rapport aux cultures céréalières,
- 52:10ça permettrait vraiment d'avoir...
- 52:12Le problème c'est quand on n'a pas les sources on ne peut pas deviner.
- 52:14Déjà la cartographie médiévale de Robert Caussier,
- 52:17je me demande comment il a pu la faire.
- 52:20Il n'est pas sourcé,
- 52:23et comme lui il montre pourtant la cartographie assez large,
- 52:26ça montre même le bassin parisien.
- 52:28Et aujourd'hui dans les archives du Val d'Oise il y a tout un dossier ou une abbaye taxée sur la guêde,
- 52:35sur la oued.
- 52:36dans le Val d'Oise.
- 52:38Et Robert Fossil monte pas de culture dans le Val d'Oise.
- 52:39Donc on sait déjà qu'il n'avait pas accès aux saufs.
- 52:45Ça lui a échappé.
- 52:47En plus,
- 52:47on sait qu'on a une culture dans le Val d'Oise.
- 52:50Donc on est entre un quart et un sixième.
- 52:52Et dans la région de Toulouse,
- 52:53on ne peut pas dire,
- 52:54mais c'est des racieux qui sont quand même importants.
- 52:56Et après,
- 52:57pour les hectares,
- 52:57vraiment,
- 52:57on est sûr,
- 52:59en tout cas ce qui était programmé,
- 53:01C'est le premier empire,
- 53:02encore une fois.
- 53:03Les 6 11 hectares dans le Haut de Garonne,
- 53:0440 pas de palais,
- 53:05etc.
- 53:07Et ça,
- 53:07tu l'avais trouvé où,
- 53:09les hectares dans les différentes régions ?
- 53:12C'est dans quelles sources,
- 53:13ça ?
- 53:13Ça,
- 53:13c'est les archives du Pas-de-Canet,
- 53:15par exemple.
- 53:17Alors,
- 53:17les archives,
- 53:18c'est classé par lettres,
- 53:19c'est des séries qui renvoient des thèmes et des périodes.
- 53:22Et dans la série
- 53:23M, c'est l'administration générale,
- 53:261840.
- 53:28Tu as la sous-série 7M,
- 53:29c'est l'agriculture.
- 53:31Et là,
- 53:31tu as des dossiers sur la reproduction du pastel avec des grilles.
- 53:35ont la betterave sucrière,
- 53:38le pastel et les quotas qui sont mentionnés pour la ville.
- 53:41Ah ouais,
- 53:42d'accord.
- 53:42Après,
- 53:42la question,
- 53:43c'est que tu as les quotas,
- 53:44mais il faut savoir vraiment ce qui est réalisé.
- 53:46C'est vraiment ?
- 53:48Tu as une série de correspondances où tu as les maires qui,
- 53:50ça permet d'avoir un peu un retour,
- 53:53qui disent qu'on a tout planté,
- 53:55on n'a pas tout planté,
- 53:55on a planté un quart,
- 53:57puis après il faut voir le rendement,
- 53:57mais ça,
- 53:58tu ne le sais pas forcément.
- 54:00Après,
- 54:00il y a une autre méthode,
- 54:01ça peut être de voir les annales départementales.
- 54:09Là,
- 54:09ça permet de voir un peu les quotas de culture,
- 54:11mais là aussi,
- 54:11il faut voir ce qui a été conservé.
- 54:15D'accord.
- 54:16Donc,
- 54:16ce n'est pas si facile d'avoir une notion globale.
- 54:21Il n'y a pas un chiffre réellement atteint qui est diffusé.
- 54:25À mon échelle...
- 54:27pour mes 300 heures et que je suis,
- 54:29bon après je suis encore un mémoire,
- 54:30j'ai pas mal de projets,
- 54:31je peux pas me permettre.
- 54:32En fait il faudrait aller dans tous les centres d'archives dans les
- 54:3495 départements de l'Hexagone.
- 54:37C'est un travail énorme,
- 54:38même pour une thèse,
- 54:39mais en plus faut être sûr qu'il y ait des sources,
- 54:40donc c'est compliqué de lancer une thèse comme ça.
- 54:42Et voilà,
- 54:43il y a un vrai travail.
- 54:44Et là,
- 54:45pour le coup,
- 54:45l'idée d'un comité,
- 54:46que chacun pour sa région par exemple travaille sur le sujet,
- 54:50C'est intéressant,
- 54:51et mettre en commun,
- 54:52carrément.
- 54:52Il faudrait mettre une méthodologie en place,
- 54:54quels documents regarder,
- 54:56comment les faire remonter,
- 54:57les numériser.
- 54:59L'idée déjà d'avoir un tableur Excel en commun,
- 55:03où pour chaque département,
- 55:05chaque région,
- 55:05on ait l'idée d'un quota pour chaque période,
- 55:07ou d'informations assez globales,
- 55:09sur telle année,
- 55:11on sait qu'à tel endroit c'est cultivé,
- 55:12même si c'est très précis,
- 55:13ça pourrait faire avancer la connaissance,
- 55:15et on pourrait sortir un tableau général à la fin.
- 55:18et un article sur le sujet,
- 55:20ça ferait vraiment beaucoup de bien.
- 55:25Parce qu'après,
- 55:27dans le pastel,
- 55:27il y a toujours une figure régionale dans l'histoire du pastel.
- 55:30Donc,
- 55:31il y a forcément pour chaque région,
- 55:32on pourrait trouver quelqu'un qui serait tout à fait capable de le faire et d'échanger des informations.
- 55:38Bon bah écoute avec l'épisode on lance cet appel on lance mettre à dispo un tableau X7 mais il faudrait que tu expliques la méthode O et après on le met à dispo moi j'ai moyen de mettre à dispo Oui bah oui il y a un tableau X7 qui peut être fait même en train Non mais ce serait vraiment chouette parce que comme
- 55:53je te dis c'est des infos qui manquent pour comprendre la réalité que c'était avant tu vois l'importance que ça avait et qu'aujourd'hui bon
- 56:02donc aujourd'hui clairement il y a moi je ne collecte que quelques hectares par-ci,
- 56:07quelques hectares par-là,
- 56:09pas tout le temps d'une année à l'autre,
- 56:11des fois il y a des parties qui sont mises en culture pour la récolte des graines,
- 56:15d'autres fois c'est pour les feuilles,
- 56:16enfin tu vois c'est compliqué de dire voilà aujourd'hui on en est à autant bah non tu sais pas en fait il y a même une étude sociologique qui peut être faite sur l'idée de la réintroduction du pastel aujourd'hui en comparaison à celle quand on la rejoue obligatoire sous Napoléon
- 56:30Les réactions des agriculteurs,
- 56:32de la société en général ?
- 56:34sur l'utilité d'une plante et de voir les évolutions.
- 56:37Il y a plein de choses qui peuvent être faites à partir de ce point de vue.
- 56:39Alors,
- 56:40il y a ça.
- 56:40Et alors,
- 56:41du coup,
- 56:41Charles,
- 56:41là,
- 56:41c'est un débat ouvert.
- 56:43Mais tu vois,
- 56:45on connaît mieux le pastel aujourd'hui qu'on ne le connaissait avant.
- 56:49C'est-à-dire que,
- 56:50tu vois,
- 56:51par exemple,
- 56:51je reparle de Michel Garcia,
- 56:52je suis désolée,
- 56:53je n'ai pas d'action.
- 56:55Tu vois,
- 56:55sur l'extraction du pastel,
- 56:58l'histoire d'enlever la cire pour augmenter la dispo de l'indigo,
- 57:01etc.
- 57:02ben en fait tu le ponds pas comme ça il y a vraiment des gens qui ont cherché le meilleur procédé d'extraction j'ai entendu dire que tu disais qu'à l'époque on séchait les feuilles de pastel alors qu'aujourd'hui on sait les extraire fraîches il
- 57:18y a ça aussi tu vois qui change donc moi j'ai l'impression qu'on a une connaissance différente de l'extraction
- 57:27la culture,
- 57:29et donc c'est pour ça que moi je me tape là les traités d'agronomie,
- 57:31mais je n'ai pas l'impression qu'il y ait un modèle agricole,
- 57:33en tout cas c'est ce qu'essaye de faire David Brunel,
- 57:35apparemment c'est ce qu'il expliquait dans son épisode,
- 57:38mais tu vois,
- 57:38j'ai l'impression qu'on sait mieux extraire,
- 57:41mais on ne sait pas forcément mieux cultiver,
- 57:45et tu vois,
- 57:47alors sur le pastel ce n'est pas la même question que sur d'autres plantes tectoriales,
- 57:50la ressource en graines,
- 57:52elle est importante.
- 57:53Tu vois,
- 57:54le pastel,
- 57:54ça te donne des quantités,
- 57:55des quantités de graines.
- 57:57Donc,
- 57:57ils n'ont pas la même problématique que certaines autres ressources où les graines sont hyper précieuses et on n'a pas la ressource.
- 58:03Mais tu vois,
- 58:04je me demande bien aujourd'hui si déjà,
- 58:08il faudrait,
- 58:09pour que ça se réintroduise,
- 58:11ça voudrait dire prendre la place d'une autre culture.
- 58:14On est d'accord ?
- 58:16Quelle autre culture tu enlèves ou tu supprimes pour mettre du pastel ?
- 58:23C'est un débat sans fin,
- 58:24mais de toute façon la terre n'est pas extensible.
- 58:28Et c'est la même idée que quand on parle des biocarburants,
- 58:32etc.
- 58:33C'est forcément des choses qui étaient destinées pour la production alimentaire humaine ou animale,
- 58:38qu'on fait sauter.
- 58:41C'est pour ça que l'idée du biocarburant à 100% pour tout le monde,
- 58:43c'est impossible.
- 58:44Il y a toujours l'idée de la ratio.
- 58:45Comment on organise,
- 58:46comment on fait ses assautements,
- 58:48etc.
- 58:49Après pour l'idée...
- 58:51L'idée de la notion d'information sur la culture,
- 58:55là clairement c'est l'histoire qui parle,
- 58:57c'est le fait que de base on n'a pas beaucoup d'informations de source sur le sujet.
- 59:00Et que probablement,
- 59:01là c'est une hypothèse,
- 59:04il y avait aussi l'idée que c'était un savoir qui se transmetait de manière orale.
- 59:08Dans le nord de la France,
- 59:08c'est fort probable qu'on ait un pays de droit oral,
- 59:12c'est un pays de beaucoup d'oralité.
- 59:13Dans le sud,
- 59:14c'est plutôt un pays de droit écrit.
- 59:15Alors on a l'époque moderne.
- 59:18Tout se met par écrit.
- 59:20Mais il y a peut-être cette idée-là.
- 59:22Alors après,
- 59:22tu vas me dire,
- 59:22vu que tu es agronome,
- 59:23tu vas me dire qu'il y a des traités.
- 59:25Mais quand on est le petit producteur qui ne sait pas lire,
- 59:30ça existe au 19e,
- 59:31le traité,
- 59:33il saute.
- 59:35Oui,
- 59:35toi,
- 59:35ça,
- 59:35je n'avais pas pris conscience.
- 59:36Tu as raison.
- 59:37C'est vrai que… C'est ce qu'on appelle le laboureur du coin.
- 59:39Le laboureur,
- 59:39c'est l'agriculteur un peu riche qui emploie les gens,
- 59:41qui a des machines.
- 59:44Du coin,
- 59:44qui va dire comment faire,
- 59:46qui va apprendre.
- 59:48assez ouvriers,
- 59:49assez manouvriers.
- 59:51comment il faut faire.
- 59:53Et c'est pour ça qu'il n'y avait pas de savoir-faire unique d'une personne à une autre,
- 59:57ça devait un petit peu varier.
- 59:58Comme aujourd'hui,
- 59:59les agriculteurs n'ont pas tous la même méthode.
- 1:00:01Il y a de la méthode générale,
- 1:00:03on plante à telle période,
- 1:00:04on met tel amendement.
- 1:00:06Il y a toujours des variations,
- 1:00:07chacun préfère mettre un peu,
- 1:00:09faire différemment,
- 1:00:10chacun à chez soi en soi.
- 1:00:14Après pour la transformation de la veine,
- 1:00:16tu disais que c'était des feuilles fraîches aujourd'hui,
- 1:00:19c'est le travail de Romain Vautlin justement qui a vraiment rendu plus efficient le procédé,
- 1:00:24mais là je reviens encore à ma période fétiche,
- 1:00:26le premier empire,
- 1:00:27où c'est à cette période-là qu'il y a un basculement,
- 1:00:30on fait plus s'éclater les plantes,
- 1:00:31les feuilles.
- 1:00:33en environ 2-3 jours on a extrait l'indigo mais là on est plus de l'acide sulfurique le procédé devient vraiment chimique et un peu dangereux quand même mais on n'est plus du tout sur un procédé qui était par fermentation qui laissait la nature faire son oeuvre ça
- 1:00:49a été justifié par le fait que ça les a dépêchés tout simplement par les couleurs et que les agriculteurs n'allaient pas tolérer de repartir sur un procédé qui allait prendre un an
- 1:01:01ok ok top donc du coup dans ton histoire là on en est où ?
- 1:01:09alors là il y a quelques balbutiements après alors
- 1:01:12ça s'achève en 1815 au moins la culture du pastel dans l'idée d'une plante naturelle il y a quelques bas de bûchiment à la fin du XIXe mais c'est quand on veut la reproduire comme plante fourragère j'avais parlé à Béthune dans une série d'articles ça
- 1:01:28dure 3 ans 1893 à 1896
- 1:01:32On décide de plomber la plante comme une plante fourragère.
- 1:01:37Dès février-mars,
- 1:01:38vous pouvez avoir un fourrage,
- 1:01:39surtout dans les zones où il ne pleut pas beaucoup,
- 1:01:41pour vos moutons,
- 1:01:42votre bétail.
- 1:01:43C'est vraiment la plante de rêve.
- 1:01:47Les botanistes racontent que pendant la sécheresse de 1893,
- 1:01:53il faut tomber une graine de pastel sans eau,
- 1:01:56etc.
- 1:01:56Elle pousse comme par merveille.
- 1:01:58C'est un conte de fées.
- 1:02:00Donc on...
- 1:02:02On vend la plante et puis à chaque fois,
- 1:02:04dans les articles,
- 1:02:05vraiment en tout petit,
- 1:02:05à travers quelques lignes,
- 1:02:07on mentionne qu'en vérité,
- 1:02:08pour que les bêtes mangent la plante,
- 1:02:10il faut soit les faire jeûner,
- 1:02:11mettre du sel sur la plante,
- 1:02:13que les vaches produisent moins de lait en mangeant le pastel.
- 1:02:16Donc en vérité,
- 1:02:17ça n'a pas tellement d'avantage,
- 1:02:19si ce n'est vraiment dans les zones où il est difficile d'avoir de l'herbe,
- 1:02:22ça fait un complément,
- 1:02:23ça peut être intéressant.
- 1:02:26Bon ça n'a jamais marché,
- 1:02:27ça a duré trois ans.
- 1:02:29Globalement,
- 1:02:30c'est des articles qui ont été produits que dans des revues très spécialisées.
- 1:02:33Est-ce que l'agriculteur,
- 1:02:35le petit agriculteur du coin qui a son mode de savoir-faire ancestral va s'embêter à lire la revue d'horticulture et de botanique ?
- 1:02:42Je doute,
- 1:02:43et de toute façon ça n'a pas pris,
- 1:02:44donc ça montre bien que ça n'a pas marqué.
- 1:02:47Ce qui fait qu'en fait aujourd'hui on se rend bien compte à travers le cheminement historique qu'il y a eu un siècle où on était dans le creux de la vague.
- 1:02:55en terme de culture de la oued,
- 1:02:57d'Elisabeth Istanktoria,
- 1:02:59et qu'aujourd'hui c'est vraiment un renouveau,
- 1:03:00il y a une nouvelle histoire qui est en train de s'écrire,
- 1:03:03et toi t'es vraiment une actrice de tout ça.
- 1:03:06Bah non mais il faut le dire comme c'est parce que tu mets en valeur.
- 1:03:09Moi je fais l'étude historique et je m'insère seulement dans le produit où je découvre,
- 1:03:13je suis vraiment dans la découverte,
- 1:03:14je suis dans la machine.
- 1:03:17Et en tout cas moi c'est comme ça que je le conçois.
- 1:03:21et il y a cette histoire qui se crée c'est intéressant de voir un peu les directions que ça peut prendre,
- 1:03:25c'est comment on conçoit la plante aujourd'hui que dans le sud de la France de ce que je vois en tout cas c'est vraiment le dossier plus patrimonial l'idée de savoir-faire qui est déjà implanté depuis quelques années et
- 1:03:40que dans le nord,
- 1:03:41on a quand même le nord en général et la haute France on essaie quand même de promouvoir la plante sur divers aspects
- 1:03:48parce qu'on a toute une équipe de chercheurs qui sont sur la question et vite sans lasser le début,
- 1:03:54il y a quand même cette idée qu'on est dans cette émerveillessance justement qu'il y a peut-être eu un peu avant dans le passé toulousain mais c'est un peu le moteur dans le domaine aujourd'hui
- 1:04:08ce que j'ai remarqué à Toulouse pour faire un parallèle avec ce dont on a parlé dans l'épisode de Patrick Martin sur la valorisation complète de la WED c'est que aussi dans le sud ils valorisaient l'huile qui
- 1:04:23est donnée par les graines dans des produits de cosmétiques etc mais je vois ce que tu veux dire,
- 1:04:29c'est vrai que c'est la technique il y a vraiment comment je vais dire
- 1:04:35Ouais,
- 1:04:35c'est plus,
- 1:04:36t'as raison,
- 1:04:36c'est plus du patrimoine,
- 1:04:39un savoir-faire du patrimoine.
- 1:04:41C'est plus ça,
- 1:04:42enfin mon ressenti,
- 1:04:43encore j'ai pas eu tout le monde dans le sud,
- 1:04:46mais en tout cas,
- 1:04:48j'ai trouvé que les échanges,
- 1:04:50tu vois,
- 1:04:51ce qui en ressort,
- 1:04:51c'est que finalement,
- 1:04:52et le nord et le sud,
- 1:04:54dans cette fameuse quinzaine tinctoriale,
- 1:04:56je te dis,
- 1:04:56j'ai mis deux agriculteurs,
- 1:04:58un du nord,
- 1:04:59un du sud,
- 1:05:00globalement,
- 1:05:01ils ont les mêmes techniques.
- 1:05:03le seul truc qui change,
- 1:05:04c'est des dates,
- 1:05:05c'est-à-dire décalées de trois semaines dans le Nord,
- 1:05:07parce que ça a eu le printemps qu'on a eu,
- 1:05:09bon bref,
- 1:05:10tu vois ce que je veux dire ?
- 1:05:11C'est clairement ça,
- 1:05:12ça veut dire que,
- 1:05:13quand je te disais tout à l'heure,
- 1:05:15si on voulait là réintroduire le pastel en grande ampleur,
- 1:05:20je pense que le premier truc qui manque au-delà d'un modèle d'agriculture,
- 1:05:25c'est la demande.
- 1:05:26Et aujourd'hui,
- 1:05:27tu vois,
- 1:05:27moi qui suis dans un podcast sur la couleur végétale,
- 1:05:30j'ai...
- 1:05:31identifié,
- 1:05:32franchement pas mal d'applications,
- 1:05:33c'est ce que j'ai présenté à l'IUT de Béthune,
- 1:05:35t'étais là.
- 1:05:37ça ne déchaîne pas les foules des industriels.
- 1:05:41En fait,
- 1:05:41ils préfèrent toujours les colorants de synthèse qui ne nécessitent pas de culture,
- 1:05:46même si ça utilise du pétrole,
- 1:05:49des colorants azoïques,
- 1:05:50machin,
- 1:05:50ils préfèrent toujours teindre leurs trucs avec des produits pas forcément clean.
- 1:05:54Tu vois,
- 1:05:55un gain de temps,
- 1:05:56un gain de financier,
- 1:05:58et on n'arrive pas encore assez à motiver des groupes à se dire,
- 1:06:03vas-y,
- 1:06:03on bascule,
- 1:06:04quoi.
- 1:06:04En fait le problème c'est que,
- 1:06:06est-ce que motiver les groupes c'est le bon angle d'attaque ?
- 1:06:10Parce que généralement aujourd'hui les groupes,
- 1:06:13les industriels,
- 1:06:14changent leur mode de production quand c'est les consommateurs qui changent leurs demandes.
- 1:06:19c'est compliqué parce que faire connaître déjà faire connaître au consommateur la web son intérêt etc ça demande un vrai travail de pédagogie
- 1:06:31Charles déjà faire connaître la couleur végétale aux gens c'est l'objectif du podcast c'est déjà un chemin de fou c'est à dire qu'il y a et en toute humilité moi ça fait que un an
- 1:06:44et quelques que je sais qu'on peut faire de la couleur avec les plantes.
- 1:06:46Alors que je suis passionnée de plantes et je suis ingénieure agronome.
- 1:06:49Donc tu vois à côté de quoi je suis passée.
- 1:06:51Donc je me dis,
- 1:06:52si moi,
- 1:06:53sensible à la plante et aux vertus,
- 1:06:55je ne le sais pas,
- 1:06:56je me dis franchement,
- 1:06:57monsieur,
- 1:06:58madame,
- 1:06:58tout le monde,
- 1:06:59sauf si tu leur apportes l'info.
- 1:07:01et comment tu peux leur importer l'info ?
- 1:07:02et bien qu'un gros groupe,
- 1:07:03je suis désolée moi je le vois aussi de ce point de vue là si t'as,
- 1:07:06j'en sais rien,
- 1:07:07un groupe que les gens aiment,
- 1:07:08des 4 noms ou j'en sais rien,
- 1:07:11qui te dit ça y est,
- 1:07:12nous on lance les chaussettes pour les Jeux Olympiques toutes bleues,
- 1:07:15au bleu de pastel je peux te dire que ça va faire la différence et moi je pense que oui,
- 1:07:20il y a la réglementation c'est d'ailleurs l'épisode qui sort cette semaine où on parle de toutes les lois qui vont tomber pour les industries textiles
- 1:07:29où elles doivent trouver des solutions plus vertueuses.
- 1:07:31Et là,
- 1:07:32la couleur végétale a son rôle à jouer.
- 1:07:34C'est une des solutions.
- 1:07:36Mais ce que je veux dire,
- 1:07:36c'est,
- 1:07:37oui,
- 1:07:37il y a les lois,
- 1:07:38oui,
- 1:07:38il y a les consommateurs,
- 1:07:39mais le temps qu'on fasse connaître tout ça à tous les consommateurs.
- 1:07:42franchement on aura loupé le train je pense on est dans un monde de la communication donc celui qui on est dans le monde des influenceurs mais c'est toujours la même chose il y a un influenceur qui lance l'idée ça
- 1:07:57démultiplie les partages etc mais déjà allez voir des enfants je parle de manière générale allez voir des enfants,
- 1:08:05demandez-leur comment on fait de la couleur
- 1:08:08Déjà,
- 1:08:08l'idée qu'avec des pentes,
- 1:08:09on peut faire de la couleur pour des petits enfants,
- 1:08:11ça les émerveille,
- 1:08:13mais c'est insoupçonné pour eux.
- 1:08:15Donc déjà,
- 1:08:15des lèvres...
- 1:08:16T'as plein d'auditeurs qui font ça
- 1:08:19T'as plein d'acteurs là qui suivent le podcast,
- 1:08:21qui font des interventions dans les écoles,
- 1:08:23dans les collèges dans les études supérieures d'art d'art,
- 1:08:27de chimie,
- 1:08:28de trucs et moi je te dis,
- 1:08:29j'aimerais pouvoir intervenir dans mon ancienne école d'ingénieur à Lille à l'ISA,
- 1:08:33j'aimerais aller à l'institut de Genet,
- 1:08:35j'aimerais en parler il y a Beauvais,
- 1:08:36il y en a plein en plus et je me dis si chacun voilà,
- 1:08:40si chacun
- 1:08:41porte ça et va faire une intervention juste pour qu'on le sache parce que tu vois moi mon podcast c'est bien beau mais pour connaître qu'il y a un podcast sur la couleur végétale bah tu vois il y a encore un chemin à faire c'est-à-dire que ça doit passer d'abord par le bouche à oreille puis que les gens soient intéressés à écouter des épisodes qui durent quand même longtemps une heure sur des sujets spécifiques tu vois mais
- 1:09:00je me dis il y a peut-être ouais il y a une forme de retourner dans les écoles en parler en fait il y a plusieurs manières d'attaquer le sujet
- 1:09:10mais il faut qu'on se mobilise tous c'est à dire qu'il y a l'aspect pédagogique auprès des enfants de toutes les catégories d'âge il y a aussi que la plante est intéressante dans plein de domaines c'est le travail de Patrick Martin de Jean-Marc Montelain il
- 1:09:26n'y a même pas que la teinture il y a plein de domaines ça emmène plein d'acteurs sur le domaine historique la teinture en elle-même c'est pour ça que c'était beau dans ce projet
- 1:09:40c'est de voir qu'on peut réunir beaucoup d'acteurs dans le même objectif,
- 1:09:44c'est de valoriser la WED et d'en faire la planque régionale par excellence.
- 1:09:50le chemin on va pas s'en dire le chemin il est encore long non mais il faut être honnête on est pas non mais c'est vrai non mais c'est vrai on est les meilleurs mais déjà de voir qu'il y a une impulsion et comme la journée à Béthune qu'il y a des gens qui sont capables de faire un peu de route de se réunir et d'être intéressés de poser des questions oui
- 1:10:09carrément c'est riche avec beaucoup d'émerveillement moi c'est ce que j'ai constaté moi déjà moi je soupçonnais pas que ça pouvait être possible honnêtement
- 1:10:18j'étais déjà assez satisfait tu sais moi ce qui m'a oh pardon je te coupe deux secondes ce qui m'a touché moi c'est de voir je le dis aux auditeurs,
- 1:10:29tu as 22 ans
- 1:10:31tu es en études d'histoire,
- 1:10:32tu t'intéresses à ça.
- 1:10:33Moi,
- 1:10:34je te dis,
- 1:10:35j'étais sur les fesses.
- 1:10:36Les étudiants de Béthune sont tous...
- 1:10:40Tu vois qu'ils sont intéressés.
- 1:10:41Ils sont tous venus entre leurs cours venir écouter ce qu'on était en train de se dire,
- 1:10:45alors que,
- 1:10:46franchement,
- 1:10:48on voit qu'il y a un intérêt de la jeune génération.
- 1:10:51Moi,
- 1:10:51j'ai beaucoup d'étudiants en design,
- 1:10:53d'étudiants qui s'intéressent à ça.
- 1:10:55Et je me dis,
- 1:10:56en fait,
- 1:10:57il faut réussir à donner la parole.
- 1:11:00plus aux jeunes.
- 1:11:00C'est pour ça que j'étais hyper contente que tu viennes,
- 1:11:02parce que je me dis,
- 1:11:03tu vois,
- 1:11:04comme je t'expliquais,
- 1:11:04moi j'ai quand même des intervenants qui sont plus âgés,
- 1:11:08d'avoir la jeune génération,
- 1:11:09des étudiants,
- 1:11:10je trouve ça top,
- 1:11:11et c'est ça qu'il faudrait,
- 1:11:12c'est donner un peu plus la parole à ceux qui sont en train de faire des mémoires de fin d'études,
- 1:11:16des thèses,
- 1:11:17des trucs sur ces sujets,
- 1:11:18montrer que la jeunesse,
- 1:11:20elle s'y intéresse,
- 1:11:20et que c'est pas le pastel,
- 1:11:22la plante de vieux dont on parle dans les vieux traités qui sentent le moisi,
- 1:11:25tu vois.
- 1:11:26Parce qu'il y a ça aussi,
- 1:11:27quand tu parles de traités d'agronomie...
- 1:11:28il y en a plein qui disent ça n'a l'air pas du tout intéressant oui et d'où l'idée même moi de la cultiver la plante des gens viennent chez moi,
- 1:11:37je me mise à leur montrer et puis même des agriculteurs justement et qui ne connaissent pas du tout et vu que c'est de la même famille du sou fourragé,
- 1:11:44j'arrive toujours à raccrocher sur les valeurs nutritionnelles et ça éveille toujours des questions,
- 1:11:49des curiosités parfois on me demande comment ça pousse tout bête,
- 1:11:52mais de fait je suis content à mon échelle de connaître un peu la plante
- 1:11:57Et bon,
- 1:11:58même tout simplement,
- 1:11:58quand on est plus jeune,
- 1:11:59après on en parle entre nous.
- 1:12:00Et puis bon,
- 1:12:01tout bêtement,
- 1:12:02la jeunesse,
- 1:12:02c'est un peu l'avenir de cette génération qui se construit.
- 1:12:06Et s'il y a une génération,
- 1:12:07même sans leur faire aimer totalement le pastel,
- 1:12:09et qu'ils pensent toujours au pastel,
- 1:12:11si au moins ils connaissent la plante,
- 1:12:13et qui savent qu'avec ça,
- 1:12:14on peut faire telle et telle chose,
- 1:12:16plus tard,
- 1:12:16si un groupe émet l'idée,
- 1:12:19on le passe telle,
- 1:12:19c'est comme ça qu'on crée une impulsion.
- 1:12:20Il n'y a pas de secret.
- 1:12:22Tu sais ce qui crée aussi l'impulsion dans la couleur végétale ?
- 1:12:25C'est un biais très particulier,
- 1:12:27c'est la sérigraphie.
- 1:12:28Le fait de se faire des messages,
- 1:12:32des motifs sur des t-shirts,
- 1:12:34etc.,
- 1:12:35c'est dans ces domaines-là où j'ai rencontré la plus jeune frange des auditeurs.
- 1:12:40Et dans mes auditeurs,
- 1:12:41j'ai beaucoup...
- 1:12:43d'hommes hyper jeunes.
- 1:12:44En fait,
- 1:12:45j'ai des femmes de
- 1:12:4635 à plus âgées.
- 1:12:48Par contre,
- 1:12:49les jeunes de
- 1:12:5018 à 25 ans,
- 1:12:51ce sont des hommes,
- 1:12:52et c'est pour la sérigraphie qu'ils viennent écouter le podcast.
- 1:12:55Donc,
- 1:12:55je me dis,
- 1:12:55tu vois,
- 1:12:56côté cible masculine,
- 1:12:58donc études,
- 1:12:59etc.,
- 1:12:59je repense aux écoles,
- 1:13:00machin truc,
- 1:13:01je pense qu'il y a deux angles d'attaque.
- 1:13:02Il y a l'angle sur la sérigraphie,
- 1:13:04dire qu'on peut faire de la sérigraphie avec des plantes.
- 1:13:08que c'est des procédés qu'on peut,
- 1:13:09même maintenant,
- 1:13:10les cadres de sérigraphie se font naturellement et sans produit chimique.
- 1:13:13Donc,
- 1:13:14tu vois,
- 1:13:14ça,
- 1:13:14c'est intéressant de le dire.
- 1:13:15Et côté cible féminine,
- 1:13:19c'est plutôt par les plantes.
- 1:13:21Le truc qui les branche,
- 1:13:22c'est de se dire Ah bon,
- 1:13:23une plante peut donner la couleur,
- 1:13:24je peux le faire chez moi,
- 1:13:26à la maison,
- 1:13:26tu vois ?
- 1:13:27Et en fait,
- 1:13:27je me dis,
- 1:13:28il y a quand même deux angles d'attaque,
- 1:13:29mais c'est intéressant de se dire que,
- 1:13:31oui,
- 1:13:31oui,
- 1:13:32les jeunes hommes,
- 1:13:33c'est la sérigraphie qui les branche.
- 1:13:35tu vois comme quoi les stats des fois ça sert à quelque chose pour le coup oui parce que l'on peut cibler son public et puis on voit quand même ce qui marche et ça permet de mieux comprendre quand même le phénomène non mais ça ça dit bon
- 1:13:50Est-ce que tu as encore des choses à nous raconter sur la période que tu...
- 1:13:54Au niveau historique,
- 1:13:55moi,
- 1:13:56tout est dit.
- 1:13:57Je me permets de relire.
- 1:13:59Moi,
- 1:14:00j'ai bien fait un bon panel.
- 1:14:03Est-ce que tu veux rajouter des choses sur le projet
- 1:14:06Anamorphose, le projet
- 1:14:09Valoued ? Est-ce que tu as des besoins ?
- 1:14:11Est-ce que tu as des...
- 1:14:13des appels du pied à faire pour,
- 1:14:15je ne sais pas,
- 1:14:16des aides,
- 1:14:17des infos,
- 1:14:18des témoignages ?
- 1:14:19Est-ce que tu as besoin de quelque chose pour t'aider dans ton travail ?
- 1:14:22Forcément,
- 1:14:23on ne va pas lancer non plus un appel du 10 juin,
- 1:14:25mais c'est presque pour l'idée du comité qui nous est donné du recul.
- 1:14:30De toute façon,
- 1:14:30toutes les bonnes ondes,
- 1:14:33les bonnes armes volontaires sont les bienvenues,
- 1:14:36déjà au niveau régional et même...
- 1:14:41dans l'idée de continuer avec cette histoire de l'isatistinctoria.
- 1:14:45Alors moi pour ma part,
- 1:14:46les 300 heures,
- 1:14:50c'est fait clairement.
- 1:14:51Là c'est plus à titre personnel où j'achève un peu mon travail,
- 1:14:54et puis par curiosité où je me dis que je vais aller aux archives nationales,
- 1:14:57je vais aller un petit peu plus loin.
- 1:15:00De même que la synthèse,
- 1:15:00la synthèse c'était pas du tout le projet à la base,
- 1:15:03c'est encore quelque chose en plus.
- 1:15:04donc voilà donc moi j'en suis un peu j'achève tout ça je fais des corrections etc je fais des cartographies donc c'est un petit peu la fin alors après je sais pas comment on va présenter le sujet à la fin si on va publier quelque chose il y a l'idée d'un article qui se trame c'est
- 1:15:20ce que j'allais dire comment tu vas restituer tes résultats du coup ?
- 1:15:24tu auras la synthèse avec l'état de l'art mais alors Patrick Martin voulait qu'on fasse un article dans la revue A2U
- 1:15:32apparemment ça va se faire alors après c'est en construction
- 1:15:36Après moi je ne sais pas si je vais continuer dans le comment on va transformer la chose etc.
- 1:15:40Si on va continuer même sur un autre plan.
- 1:15:43Après j'ai mon M2,
- 1:15:44j'ai mon mémoire et puis même un site personnel et puis je lis un ouvrage etc.
- 1:15:48Donc il y a toujours plein de choses qui se font.
- 1:15:53Mais je ne veux pas abandonner comme ça la web de Pastel,
- 1:15:56je veux quand même rester connecté à tout ça.
- 1:15:58Donc si je peux même de manière ponctuelle intervenir dans différents domaines.
- 1:16:04Tu sais ce que j'allais dire ?
- 1:16:06Bon,
- 1:16:06on coupera cette partie-là,
- 1:16:08mais moi,
- 1:16:08je veux bien que tu travailles,
- 1:16:10en fait,
- 1:16:11que tu montes le tableau Excel comme tu aimerais qu'il soit rempli.
- 1:16:15Moi,
- 1:16:15je vais le mettre sur le Patreon d'Arrécovert.
- 1:16:17Tu sais,
- 1:16:17j'ai 180 membres qui sont,
- 1:16:20pour le coup,
- 1:16:20vraiment passionnés.
- 1:16:21Parce que comme c'est payant,
- 1:16:22tu vois,
- 1:16:22ne se retrouvent pas là des gens qui n'en ont rien à faire.
- 1:16:25Pour leur...
- 1:16:27En mode document ouvert ou de partage à compléter.
- 1:16:30Donc ça,
- 1:16:31on pourrait faire comme première action.
- 1:16:33Et ensuite,
- 1:16:33il y a...
- 1:16:34En octobre,
- 1:16:35il y a la deuxième vague de la quinzaine de l'agriculture pictoriale.
- 1:16:38Où on parle...
- 1:16:40de certains sujets et je me dis est-ce que ton travail serait fini à cette période-là et est-ce que tu voudrais intervenir je ne sais pas 15-20 minutes ça dépendra le temps que tu as besoin mais pour venir parler de
- 1:16:54cette partie historique sur l'étude d'une plante tu vois et montrer un peu la jeune génération qui vient prendre le relais ça tu vois moi je sais qu'en octobre c'est du 14 au 18 donc
- 1:17:08du 14 au 18 et pour l'instant j'ai quelques je suis en train de construire mon programme on va le dire clairement donc je me dis que tu vois sur le pastel qui quand même a déchaîné les foules la
- 1:17:21première session avec Michel Garceau qui en parlait c'était vraiment génial et ensuite il y a eu donc les deux
- 1:17:28Patrick et
- 1:17:30Jean-Marie de Bleu de l'Ectour et Bleu d'Amiens.
- 1:17:33C'était passionnant.
- 1:17:33Et je me dis,
- 1:17:34tu vois,
- 1:17:34ce serait encore top de faire un point sur l'histoire.
- 1:17:37On aura vu la chimie,
- 1:17:38l'agriculture,
- 1:17:38et là,
- 1:17:38on fera l'histoire.
- 1:17:39Ce serait vraiment cool.
- 1:17:40Donc voilà,
- 1:17:41ça,
- 1:17:41ça peut être fait.
- 1:17:44Donc,
- 1:17:45cette histoire de tableau Excel,
- 1:17:46ok.
- 1:17:46Est-ce que tu aurais besoin d'autres choses ?
- 1:17:52À vrai dire,
- 1:17:52non.
- 1:17:53Là,
- 1:17:53après...
- 1:17:54ça fait que des recherches personnelles le tableau de sel c'est vraiment le document en commun par excellence mais j'ai pas de demande et puis bon après moi il faut voir comment on va s'organiser avec Patrick Martin ouais ouais tu me diras de toute façon demande à Patrick d'abord bon
- 1:18:11bah écoute on va clôturer on va se dire au revoir enregistré et je te garde pour te dire d'autres trucs ok bon bah écoute est-ce que Charles t'as d'autres choses à ajouter ou est-ce que c'est bon pour toi
- 1:18:24Non,
- 1:18:24c'est bon pour moi,
- 1:18:25puis j'espère que ça vous a beaucoup plu,
- 1:18:28que vous avez appris des choses sur le pastel,
- 1:18:31et puis maintenant quand vous entendrez parler de la plante,
- 1:18:34vous direz qu'une plante a une histoire,
- 1:18:37une histoire qui peut être un peu complexe,
- 1:18:38mais qui est parfois réjouissante dans le sens où ça nous fait voyager,
- 1:18:43ça nous fait voyager,
- 1:18:44puis ça nous permet d'apprendre beaucoup de choses sur les modes de culture,
- 1:18:48dans le sens où les hommes de culture,
- 1:18:51les méthodes de commerce.
- 1:18:54Et voilà,
- 1:18:54on oublie trop souvent qu'une plante ça peut rapporter beaucoup d'argent,
- 1:18:57et Toulouse dernière en a fait les frais,
- 1:19:01et ça peut aussi faire tomber de très haut justement.
- 1:19:02Et parfois c'est compliqué de réintroduire une plante,
- 1:19:05et c'est pas forcément qu'aujourd'hui on peut avoir des difficultés,
- 1:19:08il faut beaucoup d'énergie,
- 1:19:09déjà sous le premier empire un homme qui s'appelait Napoléon il a eu beaucoup de difficultés à la faire,
- 1:19:13donc justement,
- 1:19:14bon faut pas dire qu'on est au même niveau que Napoléon,
- 1:19:16mais...
- 1:19:17Mais ce n'est pas d'aujourd'hui et on est vraiment dans une démarche qui est aussi historique quand on va introduire du Zist.
- 1:19:26Le but de ce projet de travail sur l'histoire de la plante,
- 1:19:29c'est de faire un aspect complémentaire et aussi de prouver qu'on s'inscrit dans une démarche qui prend ses racines depuis l'époque médiévale.
- 1:19:39top bon bah écoute Charles un énorme merci d'être venu on se tient au courant pour la suite parce qu'il y aura une suite en tout cas je vois que toi tu resteras passionné de ce sujet un grand merci à toi ciao hop
- 1:19:54alors j'ai
- 1:19:57Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram ArtEcoVert,
- 1:20:01A-R-T-E-C-O-V-E-R-T,
- 1:20:04pour y découvrir le nom des prochains invités.
- 1:20:07Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast est de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix.
- 1:20:15C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale.
- 1:20:20Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances indigo