Latest / The Forgotten Art / L’ART D’ÊTRE HUMAIN ET LES RELATIONS : LE VÉRITABLE SENS DU GIVE AND TAKE
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- 0:00Bienvenue sur The Forgotten Cast.
- 0:02Nous sommes Art et Forgotten.
- 0:04Imaginons un instant,
- 0:05juste un instant,
- 0:06la scène suivante.
- 0:08Il est 19h passé,
- 0:10les bureaux se vident,
- 0:11et on décide,
- 0:12par pure conscience professionnelle,
- 0:14de rester une heure de plus.
- 0:15La fameuse heure supplémentaire.
- 0:16C'est ça.
- 0:17On reste pour dépanner un collègue sur un dossier critique,
- 0:21un dossier qui n'est même pas dans notre périmètre en fait.
- 0:22Ouais,
- 0:23classique.
- 0:23Donc on investit du temps,
- 0:25on dépense de l'énergie,
- 0:27et le lendemain matin,
- 0:28on demande à ce même collègue...
- 0:29Un tout petit microservice en retour.
- 0:32Genre un simple contact ou une relecture rapide.
- 0:35Et là,
- 0:35c'est le drame.
- 0:36Exactement.
- 0:37On se heurte à un
- 0:38« désolé, je suis sous l'eau » ,
- 0:39mais d'une froideur absolue.
- 0:41Et là,
- 0:42il y a cette boule au ventre qui apparaît instantanément.
- 0:44Ce mélange très spécifique de frustration et d'injustice.
- 0:47C'est vrai que c'est physique,
- 0:48presque.
- 0:49Totalement.
- 0:50Et en fait,
- 0:50ça signale qu'un système bien particulier vient de planter dans notre cerveau.
- 0:54Le fameux système de la comptabilité relationnelle.
- 0:57C'est une mécanique transactionnelle qui domine la quasi-totalité de nos rapports humains aujourd'hui.
- 1:02Oui,
- 1:02on est obnubilé par ça.
- 1:03Complètement.
- 1:04Et notre exploration d'aujourd'hui vise justement à déconstruire ça.
- 1:07On va s'attaquer à l'un des mythes les plus tenaces de notre vie professionnelle et même personnelle.
- 1:12Le fameux give and take.
- 1:13Le sacro-saint donner et recevoir.
- 1:15Voilà.
- 1:16Et pour mener cette analyse,
- 1:17on plonge au cœur de documents vraiment brillants qu'on peut retrouver sur le site www.theforgottenart.com,
- 1:24Des textes qui s'inspirent directement du livre
- 1:26« Être humain,
- 1:27un art oublié »
- 1:28de Yves London.
- 1:29Un livre qu'on peut trouver facilement d'ailleurs.
- 1:31Absolument,
- 1:31il est disponible sur Amazon,
- 1:33à la FNAC ou directement sur le site de l'éditeur thebookedition.com.
- 1:37Et franchement,
- 1:38l'approche de l'auteur vient bousculer radicalement notre façon d'envisager nos interactions.
- 1:42Parce que quand on y réfléchit,
- 1:44le monde de l'entreprise moderne nous formate à tout chiffrer.
- 1:47C'est notre quotidien de cadre ou de manager.
- 1:49On mesure tout,
- 1:49oui.
- 1:50On évalue la rentabilité d'un projet,
- 1:52on scrute les KPI,
- 1:53on optimise les flux.
- 1:54Et par mimétisme ?
- 1:55on finit par évaluer nos relations humaines exactement de la même manière,
- 1:59comme un bilan comptable.
- 2:00C'est exactement ça.
- 2:01On alloue de l'attention à un collaborateur,
- 2:03ou on fait preuve de patience envers un partenaire,
- 2:05et bam !
- 2:06Bam !
- 2:07On exige le retour sur investissement immédiat.
- 2:09Un vrai
- 2:10ROI émotionnel.
- 2:12Sauf que le drame de cette logique,
- 2:13c'est qu'elle nous mène tout droit au burn-out émotionnel,
- 2:16à l'épuisement total.
- 2:17C'est clair.
- 2:18Donc si on veut reprendre le leadership là-dessus,
- 2:20il faut d'abord comprendre où se trouve l'erreur de calcul en fait.
- 2:23Eh bien,
- 2:24l'erreur fondamentale,
- 2:25elle se situe dans notre ciblage.
- 2:27Yves Landon l'explique super bien.
- 2:29On a tendance à filtrer nos relations presque exclusivement à travers des événements extérieurs visibles.
- 2:35C'est-à-dire l'action concrète.
- 2:37Voilà.
- 2:38Je fournis un effort matériel ou comportemental et j'attends un effort parfaitement symétrique en retour.
- 2:44Et la bienveillance du départ se transforme en amertume à la seconde où la réciprocité manque à l'appel.
- 2:49Parce qu'on attend que le give and take se passe dans la matière.
- 2:51C'est ça.
- 2:52On le place au mauvais endroit.
- 2:53On exige que l'échange se matérialise dans la réalité extérieure,
- 2:57alors que la vraie dynamique,
- 2:58le vrai point de départ,
- 3:00devrait s'opérer dans notre propre posture intérieure.
- 3:03Formuler comme ça,
- 3:04c'est vrai que notre fonctionnement paraît presque absurde.
- 3:06C'est comme si on gardait tous secrètement un énorme fichier Excel des émotions.
- 3:10Un tableau croisé dynamique mentel.
- 3:12Exactement.
- 3:14Avec une colonne,
- 3:15ce que j'ai donné,
- 3:16et une colonne,
- 3:16ce qu'on me doit.
- 3:17Et on passe nos journées à faire de la comptabilité émotionnelle.
- 3:21« Un tel me doit de la reconnaissance parce que je l'ai couvert en réus. »
- 3:24Ou
- 3:24« Un tel me doit de l'affection parce que je l'ai écouté se plaindre pendant une heure. »
- 3:28Voilà,
- 3:28c'est ça.
- 3:28On accumule des lignes de crédit virtuelles.
- 3:31Mais le pire,
- 3:32c'est que faire dépendre la valeur de notre bienveillance de la réaction de l'autre,
- 3:37c'est comme donner les clés de sa propre entreprise à un parfait inconnu.
- 3:40Totalement.
- 3:40C'est une perte de souveraineté absolue.
- 3:43Et le pire avec ce fameux fichier Excel mental,
- 3:45c'est que l'autre n'a même pas accès à la feuille de calcul.
- 3:47Ah oui,
- 3:48c'est vrai.
- 3:48Il n'a pas le mot de passe.
- 3:50Il ignore complètement l'ampleur de la dette qu'on est en train de lui attribuer.
- 3:53En se conditionnant comme ça,
- 3:54on se met dans une position de dépendance permanente.
- 3:57On devient réactif au lieu d'être proactif.
- 4:00C'est ça.
- 4:01On attend que notre entourage soit bienveillant pour s'autoriser à l'être.
- 4:03On externalise notre leadership émotionnel.
- 4:06Et au final,
- 4:06on se transforme en simple esclave de la conjoncture relationnelle.
- 4:09C'est fou quand même.
- 4:10C'est une impasse stratégique monumentale.
- 4:12Complètement.
- 4:13Du coup,
- 4:14la question qui devient vraiment passionnante,
- 4:16c'est de se demander ce qui se passe
- 4:18Quand on décide d'investir sans rien attendre en retour.
- 4:21Les sources proposent une mécanique là-dessus,
- 4:22non ?
- 4:23Un renversement de paradigme ?
- 4:24Oui,
- 4:25un renversement qui défie complètement nos lois habituelles de la gestion.
- 4:29L'auteur introduit ici la notion des « fruits de l'esprit » .
- 4:32Les fruits de l'esprit,
- 4:34d'accord.
- 4:34Ça englobe des qualités intérieures fondamentales.
- 4:36La joie,
- 4:37la paix,
- 4:38l'amour,
- 4:38la patience,
- 4:39la bienveillance.
- 4:40Et la différence majeure avec nos ressources habituelles,
- 4:42c'est la façon dont on les consomme.
- 4:44Si tu prends un budget financier,
- 4:46ou même du temps,
- 4:47C'est fini,
- 4:47ça s'épuise.
- 4:48C'est un stock limité,
- 4:49oui.
- 4:49Mais exprimer une qualité intérieure,
- 4:51ça ne diminue pas notre réserve,
- 4:53au contraire.
- 4:54Attends,
- 4:54il faut qu'on décortique ça.
- 4:56Parce que ma logique de manager se rebelle un peu face à cette idée.
- 4:59Je m'en doutais.
- 5:00Bah oui,
- 5:00si je dépense 100 000 euros de mon budget marketing,
- 5:03à la fin du mois,
- 5:03j'ai 100 000 euros de moins.
- 5:04C'est mathématique.
- 5:05Bien sûr.
- 5:06Et là,
- 5:06ce que tu es en train de dire,
- 5:07c'est que le capital humain fonctionne à l'envers.
- 5:10Que si je,
- 5:11on va dire,
- 5:12dépense de la paix face à un client furieux,
- 5:15en fait,
- 5:15je deviens plus riche en paix ?
- 5:17C'est exactement ça.
- 5:18Et ce n'est pas de la pensée magique.
- 5:20C'est l'idée que la posture interne précède l'expérience.
- 5:24D'accord,
- 5:24mais comment ça marche concrètement ?
- 5:26Eh bien,
- 5:26on ne donne pas ces qualités pour les récupérer chez l'autre.
- 5:28par un effet miroir.
- 5:30On les génère parce que leur expression nous permet de les faire grandir en nous.
- 5:33On s'approprie la compétence par la pratique,
- 5:35en fait.
- 5:36Ah,
- 5:37donc l'état d'être s'enrichit en se dépensant.
- 5:39C'est comme un muscle,
- 5:40finalement.
- 5:41Voilà.
- 5:42Le premier bénéficiaire de notre patience,
- 5:43ce n'est pas le client furieux,
- 5:45c'est nous-mêmes.
- 5:46Oui,
- 5:46c'est un entraînement intensif.
- 5:48Plus je soulève des charges lourdes de patience face à un partenaire complexe,
- 5:51plus la fibre musculaire de ma propre patience gagne en volume.
- 5:54Exactement.
- 5:55Et ça remet tout le pouvoir entre nos mains.
- 5:57Le retour sur investissement ne dépend plus du tout de l'attitude de l'autre.
- 6:00Parce qu'il est déjà garanti par notre propre mise en action.
- 6:03C'est ça.
- 6:04Imagine,
- 6:05tu entres dans un comité de direction avec une joie et un enthousiasme sincères.
- 6:09Même si tout le monde fait la tête.
- 6:11Même si tout le monde fait la tête.
- 6:13L'apathie des autres,
- 6:14comptablement,
- 6:14ça n'a plus d'importance.
- 6:16Ta joie n'est pas un investissement à perte parce qu'elle a structuré ton propre état d'être.
- 6:20Ouais.
- 6:21La qualité de mon expérience intérieure s'est améliorée de manière complètement autonome.
- 6:25Absolument.
- 6:26Mais du coup...
- 6:27Une fois que cette dynamique interne est musclée,
- 6:29une fois qu'on a atteint cette sérénité,
- 6:31comment ça modifie le terrain ?
- 6:33Parce que piloter des équipes ou gérer un couple,
- 6:35ça demande des interactions concrètes.
- 6:37On ne vit pas dans une grotte.
- 6:38Non,
- 6:39bien sûr.
- 6:39Et les sources montrent bien que ce leadership émotionnel crée de nouvelles opportunités extérieures.
- 6:44Au travail,
- 6:44par exemple ?
- 6:45Au travail.
- 6:46Prend deux managers avec le même CV,
- 6:48les mêmes compétences techniques.
- 6:49La même maîtrise des outils.
- 6:50Voilà.
- 6:51Ce qui va faire la différence,
- 6:52c'est leur posture intérieure.
- 6:54Un leader qui génère sa propre confiance pour lui-même.
- 6:56pas comme une technique de manipulation,
- 6:59va instaurer un climat où la créativité des équipes émerge naturellement.
- 7:02Parce que la compétence permet d'agir,
- 7:05mais l'état d'être donne la qualité à l'action.
- 7:08Exactement.
- 7:09C'est dingue,
- 7:09ça me fait penser au principe du leader thermostat contre le leader thermomètre.
- 7:13Ah oui,
- 7:14j'adore cette image !
- 7:15Oui,
- 7:16le thermomètre,
- 7:17il subit bêtement la température de la pièce.
- 7:19Si l'équipe est tendue,
- 7:20le manager se tend.
- 7:22Il absorbe le chaos ambiant.
- 7:23Il se laisse contaminer.
- 7:25Alors que le leader thermostat,
- 7:26lui,
- 7:27En cultivant sa propre paix intérieure,
- 7:29il impose doucement sa température à toute la salle de réunion.
- 7:32C'est tout à fait ça.
- 7:33Il crée un espace où chacun peut donner le meilleur de lui-même,
- 7:36juste par sa présence.
- 7:37C'est une super analogie.
- 7:39Et l'auteur nuance d'ailleurs,
- 7:41il n'y a aucune garantie absolue que l'autre va s'aligner sur cette température.
- 7:45Ah,
- 7:46donc le client peut rester furieux ?
- 7:48Oui,
- 7:48le client peut rester furieux,
- 7:49le collègue peut rester bloqué.
- 7:51Mais même sans réciprocité immédiate,
- 7:53notre propre discernement reste intact.
- 7:56Protégé de la contagion émotionnelle,
- 7:58on agit avec clarté stratégique plutôt qu'en réaction épidermique.
- 8:02C'est surpuissant comme posture.
- 8:04Et dans la sphère privée,
- 8:06ça s'applique comment en amour par exemple ?
- 8:08C'est la même logique.
- 8:09Et c'est très libérateur.
- 8:11L'idée,
- 8:12c'est d'aimer pour vivre l'expérience de l'amour.
- 8:14Pas pour lancer une opération de recouvrement affectif.
- 8:17C'est-à-dire donner de l'attention pour qu'on nous dise merci,
- 8:21moi aussi je t'aime.
- 8:23Voilà,
- 8:23ça c'est retomber dans la transaction.
- 8:25Alors que si l'autre ?
- 8:26Traverse une période de fermeture,
- 8:28notre propre capacité à aimer,
- 8:30elle,
- 8:30n'a pas disparu.
- 8:32Le compte en manque émotionnel ne fait pas faillite,
- 8:34quoi.
- 8:34Exactement.
- 8:35Et d'ailleurs,
- 8:35socialement parlant,
- 8:37c'est ça le véritable charisme.
- 8:40Le charisme ?
- 8:41Oui.
- 8:41Tu veux dire l'art de séduire par l'être humain ?
- 8:43Oui.
- 8:44Le vrai charisme,
- 8:45ce n'est pas d'écraser les autres par sa présence.
- 8:48C'est d'être cette personne en présence de qui les autres se sentent profondément bien.
- 8:53Non,
- 8:53on connaît tous quelqu'un comme ça.
- 8:54Une personne qui est en train de la pièce.
- 8:56qui n'a aucun besoin d'être validé.
- 8:58Et d'un coup,
- 8:59tout le monde s'est détend.
- 9:00Et se sent plus intelligent.
- 9:02C'est le niveau ultime du leadership.
- 9:04Mais attention,
- 9:05parce que,
- 9:06et les documents mettent bien en garde là-dessus,
- 9:08il y a des pièges.
- 9:09Ce superpouvoir cache deux grandes zones de risque qu'il faut absolument éviter.
- 9:13Tout à fait.
- 9:14Et le premier piège,
- 9:15c'est ce qu'on pourrait appeler la manipulation déguisée.
- 9:18Ou la fausse générosité.
- 9:21Le côté
- 9:22« je donne pour recevoir en cachette » .
- 9:24C'est ça.
- 9:25Le mécanisme s'active quand on se dit
- 9:28« Ok, j'ai compris le truc,
- 9:29je vais inonder mon équipe de bienveillance et comme ça,
- 9:32ils finiront bien par me donner la promotion que je veux. »
- 9:35C'est terrible comme calcul.
- 9:36Mais oui,
- 9:37mais ça c'est une dérive très répandue.
- 9:40On ramène l'échange à une transaction commerciale pure et dure.
- 9:43Oui,
- 9:44et c'est fou à l'échec.
- 9:45Tenter d'utiliser sa posture intérieure pour contraindre la vie ou les autres à nous rendre la pareille,
- 9:51c'est reperdre sa souveraineté.
- 9:53On ne peut pas...
- 9:54hacker le système.
- 9:55Non.
- 9:56L'intention occulte.
- 9:58détruit complètement le bénéfice de la démarche.
- 10:00Et alors,
- 10:00le deuxième piège m'interpelle encore plus.
- 10:02Surtout dans le monde de l'entreprise,
- 10:04qui,
- 10:04on le sait bien,
- 10:05peut être rude.
- 10:06C'est le fameux mythe du paillasson.
- 10:08Ah oui,
- 10:09très important.
- 10:10Parce que la ligne semble ultra fine.
- 10:13Si le but,
- 10:13c'est de cultiver sa patience et sa paix intérieure,
- 10:15comment on évite le syndrome du manager martyr ?
- 10:18C'est une excellente question.
- 10:20À quel moment on dit stop ?
- 10:22Imaginons un collaborateur toxique qui accumule les fautes.
- 10:26Si je dois juste...
- 10:27Cultiver ma patience,
- 10:28je finis par tout accepter.
- 10:30C'est là que ça devient hyper intéressant.
- 10:32Et les sources sont très claires là-dessus.
- 10:34Cultiver son état d'être ne veut surtout pas dire s'abandonner ou tolérer l'injustice.
- 10:38D'accord,
- 10:39on ne renonce pas à ses limites.
- 10:40Jamais.
- 10:41Et c'est là qu'intervient une compétence clé.
- 10:44Le discernement.
- 10:45Le discernement,
- 10:46c'est-à-dire ?
- 10:47La liberté de donner librement.
- 10:49Ça va de pair avec la liberté de choisir l'environnement dans lequel on investit.
- 10:53On ne perd pas sa capacité à être bienveillant,
- 10:54mais on choisit.
- 10:56La relation dans laquelle cet investissement peut être sain.
- 10:59Donc licencier quelqu'un de toxique,
- 11:01ça ne veut pas dire qu'on a perdu sa paix intérieure.
- 11:03Au contraire,
- 11:04c'est l'exercice même de cette paix qui permet de trancher avec justesse.
- 11:07Sans haine,
- 11:08sans volonté d'humilier,
- 11:10mais avec une clarté stratégique implacable pour protéger l'équipe.
- 11:13Oui,
- 11:14on coupe la branche morte,
- 11:15mais on ne brûle pas l'arbre.
- 11:17C'est fascinant parce que ça change tout.
- 11:19On abandonne complètement la posture passive.
- 11:21C'est ça,
- 11:22on reprend le contrôle de la salle des machines.
- 11:24Donc si on résume un peu cette plongée d'aujourd'hui,
- 11:27le vrai give and take,
- 11:29ce n'était pas du tout une logique de compensation ou un tableau comptable.
- 11:32Non,
- 11:33c'est une dynamique de croissance.
- 11:34Une dynamique de croissance où l'investissement s'enrichit au moment même où on le dépense.
- 11:39C'est exactement ça.
- 11:41Et Yves London le résume avec une conclusion magistrale dans son livre.
- 11:44Il écrit
- 11:45« Je donne les fruits de mon esprit.
- 11:48Ils grandissent dans ma conscience.
- 11:50Et ma conscience ouvre de nouvelles possibilités dans mon expérience. »
- 11:54ouvre de nouvelles possibilités dans mon expérience.
- 11:56C'est brillant.
- 11:57Et ça nous amène,
- 11:58pour ceux qui nous écoutent,
- 11:59à une réflexion stimulante à emporter avec soi.
- 12:02Je t'écoute.
- 12:03Imaginons que notre dynamique interne,
- 12:06notre paix,
- 12:07notre autorité naturelle ne dépendent plus jamais de la validation de nos collègues ou de nos proches.
- 12:12L'indépendance totale.
- 12:14Exactement.
- 12:15Combien d'énergie mentale a-t-on pu gaspiller jusqu'ici ?
- 12:18À attendre qu'ils changent en premier ?
- 12:20Et surtout ?
- 12:21Quel sommet d'innovation et de management pourrions-nous atteindre dès demain matin en reprenant le contrôle absolu de notre propre production émotionnelle ?
- 12:29C'est une excellente question pour clôturer cette analyse.
- 12:32Une vraie perspective vertigineuse.
- 12:34Merci à tous d'avoir partagé ce moment d'exploration avec nous et à très bientôt pour une nouvelle analyse de ces idées qui transforment concrètement notre quotidien.