Latest / Africa Fashion Tour / Nono Mayindombé, cofondateur de l'agence d'influence Manosa
Transcript
- 0:00Nous avons créé mes associés et moi Manossa parce qu'en fait on s'est rendu compte que le récit sur l'Afrique était souvent raconté par des gens qui ne la connaissent pas vraiment.
- 0:11Aujourd'hui on se rend compte aussi qu'une vaste génération d'Africains et surtout d'Afro-descendants créent du contenu,
- 0:18entreprennent,
- 0:19voyagent et influencent des millions de personnes à travers le monde.
- 0:25Donc en fait l'idée de Manossa est donc...
- 0:29Au simple,
- 0:29j'ai utilisé l'influence à travers les créateurs de contenu de la communauté,
- 0:38d'utiliser la culture et également les médias pour pouvoir apporter l'Afrique par ceux qui la vivent.
- 0:45Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:48Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 0:56Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:58Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:02responsables et ambitieux.
- 1:04Au fil des interviews,
- 1:05je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:13Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus,
- 1:19de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:24C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:28éthiques et performants.
- 1:30Je suis Ramata Dialo,
- 1:31je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes.
- 1:34Je suis également consultante en marketing et communication.
- 1:38J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 1:41En 2017,
- 1:42j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:45Et depuis,
- 1:46je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:52Au-delà de la mode,
- 1:53je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 1:57Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:06Aujourd'hui,
- 2:06je suis en compagnie de Nono Maïdombé.
- 2:09Nous,
- 2:09on est le cofondateur de Manosa Connect,
- 2:12une agence spécialisée dans le national branding sur l'Afrique et les dom-toms.
- 2:16Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de son agence.
- 2:20Bienvenue Nono,
- 2:21comment vas-tu ?
- 2:22Bonjour Amata,
- 2:22merci,
- 2:23je vais très bien,
- 2:24et toi ?
- 2:25Écoute,
- 2:25ça va très bien,
- 2:26je suis ravie de te retrouver pour cette interview.
- 2:28Nous deux,
- 2:28on s'est rencontrés lors d'un événement à Paris organisé par PowerPams et en fait,
- 2:33on était assis côte à côte,
- 2:35on a commencé la conversation qui nous a menés à l'enregistrement de cette interview aujourd'hui.
- 2:40Donc,
- 2:41je vais le faire,
- 2:42comme je le fais toujours au début de mes interviews,
- 2:44je vais te demander de te présenter.
- 2:46Écoute,
- 2:46moi,
- 2:46je suis Nono Maïdonbé,
- 2:48je suis entrepreneur et fondateur de l'agence Manosar.
- 2:52Manosa qui est donc une agence de stratégie d'influence et de narration culturelle qui travaille entre l'Europe et l'Afrique.
- 2:59En fait,
- 2:59notre mission est plutôt simple et en même temps assez complexe.
- 3:03On raconte une Afrique moderne,
- 3:05créative et ambitieuse en menant des campagnes d'influence et des événements sur l'Afrique.
- 3:14Donc aujourd'hui,
- 3:14nous travaillons avec une vingtaine de créateurs de contenu qui représentent environ
- 3:1832 millions d'abonnés dans le monde.
- 3:21Nous avons déjà réalisé plus de 10 projets internationaux,
- 3:24entre le Bénin,
- 3:25le Sénégal,
- 3:25la Côte d'Ivoire,
- 3:27la RBC,
- 3:29la France ou encore le Gabon.
- 3:32Voilà,
- 3:32voilà.
- 3:33Écoute,
- 3:33merci pour cette présentation.
- 3:36Ce que je vais te demander maintenant,
- 3:37c'est de,
- 3:38avant de parler de l'agence,
- 3:39c'est que tu nous parles un petit peu de ton parcours scolaire,
- 3:41de comment,
- 3:42enfin,
- 3:42qu'est-ce qui s'est passé avant la création de l'agence ?
- 3:45Ok,
- 3:46alors.
- 3:47Moi,
- 3:47je suis...
- 3:50issus d'une famille d'origine africaine,
- 3:54congolaise particulièrement,
- 3:57une grande famille,
- 3:59où nos parents nous ont beaucoup influencés sur nos choix,
- 4:08sur la direction que devaient prendre nos vies,
- 4:13nos études,
- 4:14et en même temps nous ont aussi laissé beaucoup de liberté dans nos choix.
- 4:19Alors moi,
- 4:19je viens d'une formation de droit,
- 4:24j'ai une licence en droit privé des affaires,
- 4:26puis un bachelor en relations internationales,
- 4:28et enfin j'ai obtenu,
- 4:30pour compléter ma formation,
- 4:32un master en commerce international.
- 4:36Donc j'ai travaillé en tant que consultant,
- 4:40chef de projet,
- 4:41PMO chef de projet,
- 4:44dans la banque,
- 4:46finances et assurances.
- 4:48pour des grands comptes,
- 4:48notamment AXA,
- 4:49la BNP,
- 4:50la Société Générale,
- 4:51entre autres,
- 4:53pendant une bonne dizaine d'années.
- 4:56Puis je me suis aussi en parallèle lancé dans l'entrepreneuriat,
- 5:00toujours avec cette envie de pouvoir transmettre ce que j'ai pu recevoir de ma famille,
- 5:06parce que j'en parlais tout à l'heure en préambule.
- 5:09Et donc j'ai lancé au cours de mes études plusieurs petits business,
- 5:17de la création de lunettes marque premium au restaurant de spécialité congolaise.
- 5:26Je voulais m'aider au Paris.
- 5:27Et enfin,
- 5:29voilà,
- 5:29que maintenant,
- 5:31avec mes associés,
- 5:32nous avons créé
- 5:34Manos. Très bien,
- 5:35c'est intéressant parce qu'on voit que tu as un parcours un peu touche-à-tout,
- 5:38puisque tu parles de restauration,
- 5:40il y a l'agence,
- 5:42il y a différents éléments qui ne sont pas forcément liés les uns aux autres.
- 5:46Comment tu expliques un peu,
- 5:47finalement,
- 5:48ces différents univers qui,
- 5:50voilà,
- 5:50de ma fenêtre,
- 5:51de ce que tu me dis là ?
- 5:52n'ont pas forcément de lien les uns avec les autres.
- 5:54Mais en tout cas,
- 5:56le lien,
- 5:56c'est toi,
- 5:56ta personne.
- 5:58Comment tu expliques ces différentes initiatives entrepreneuriales et ce choix d'études qui,
- 6:02finalement,
- 6:03ne sont pas forcément liés ?
- 6:04Alors,
- 6:04le choix d'études,
- 6:06très clairement,
- 6:06c'est parce que je me destinais à une carrière d'avocat.
- 6:10Puis,
- 6:10au cours de mes études,
- 6:11je me suis rendu compte que j'avais énormément de préjugés en me lançant dans ces études.
- 6:17Et finalement,
- 6:19je pensais que très rapidement,
- 6:20j'aurais été à
- 6:21un peu au devant de la scène comme on voit dans les séries américaines mais je me suis rendu compte que c'était des études qui demandaient beaucoup de rigueur beaucoup de patience aussi et qu'avant de pouvoir faire
- 6:37face à des juges et devoir plaider qu'il y avait encore du chemin et je trouvais aussi que
- 6:49Cette première partie de mes études était trop théorique pour moi.
- 6:53Je pense que ce qui m'aurait plu à l'époque,
- 6:56ça aurait été peut-être une formule un peu,
- 6:59tu sais,
- 6:59ce qui ressemble un peu plus à de l'alternance.
- 7:03Et à l'époque,
- 7:05ça n'existait pas pour les études de droit.
- 7:07Je ne sais pas si ça existe aujourd'hui,
- 7:08mais je pense que ça m'aurait un peu plus convié.
- 7:11Donc c'est pour ça que je me suis petit à petit dirigé vers mon bachelor en...
- 7:19en R.E.,
- 7:20relations internationales,
- 7:22parce que j'avais cette ambition de pouvoir voyager,
- 7:27travailler dans de grandes institutions,
- 7:30rencontrer du monde,
- 7:32être face à des experts,
- 7:35toucher et un peu palper plus,
- 7:37enfin un peu plus palper la matière.
- 7:42C'était,
- 7:43on va dire,
- 7:43la même chose,
- 7:45très théorique.
- 7:46Donc finalement,
- 7:48j'ai quand même voulu,
- 7:49comment dire,
- 7:50compléter ma formation avec un master en commerce international,
- 7:55donc ce que j'ai fait,
- 7:56et ça m'a permis aujourd'hui d'avoir un peu touché à tout,
- 8:00mais de surtout avoir répondu à mon envie de découvrir les différentes choses.
- 8:05Je ne suis jamais mis de barrière,
- 8:07en fait.
- 8:08Ma famille a toujours été là également pour me soutenir,
- 8:10pour encourager,
- 8:11me porter,
- 8:12et c'est ce qui m'a permis de pouvoir voir tout ça.
- 8:15En ce qui concerne l'entrepreneuriat,
- 8:16la même chose.
- 8:19Je suis un touche-à-tout.
- 8:20Je suis quelqu'un qui aime bien voir,
- 8:27tester des choses.
- 8:28Je ne sais pas,
- 8:28j'ai peut-être l'âme d'un scientifique.
- 8:31Je ne sais pas,
- 8:31mais j'aime bien toucher,
- 8:33voir ce que ça fait,
- 8:38réfléchir à des stratégies,
- 8:41voir que ces stratégies marchent.
- 8:43Parfois,
- 8:44pas du tout,
- 8:45mais pouvoir revenir dessus.
- 8:47les détricoter,
- 8:49retricoter,
- 8:50voir si les clients,
- 8:53le public est un peu plus sensible.
- 8:55Donc c'est comme ça que j'ai évolué et c'est comme ça que je me suis construit réellement.
- 9:03Très intéressant en fait ce que tu évoques là,
- 9:05c'est que tu as un homme de témoin en fait,
- 9:07plus que d'être dans la théorie,
- 9:09l'idée c'est vraiment de pouvoir avoir l'opportunité d'être plongé dans la politique et c'est vrai qu'on peut avoir...
- 9:15dans le système éducatif,
- 9:18un temps long de pédagogie,
- 9:21d'être un peu le stagiaire qui ne va pas forcément être dans l'opérationnel concret,
- 9:26mais dans des tâches qui ne vont pas être à responsabilité avant vraiment de pouvoir s'exprimer et en tout cas tester son savoir-faire,
- 9:41son expertise et peut-être se tromper,
- 9:43mais en tout cas être remis sur le terrain.
- 9:45Donc,
- 9:45toi,
- 9:46tu t'es lancé dans l'entrepreneuriat.
- 9:48Tes entreprises,
- 9:49tu les as lancées seules ?
- 9:52Ou est-ce que les premières initiatives que tu as eues,
- 9:55tu les as cofondées ?
- 9:57Alors non,
- 9:57je ne me suis jamais lancé seul.
- 9:59Et d'ailleurs,
- 9:59si je peux donner un petit conseil aux personnes qui souhaiteraient se lancer dans l'entrepreneuriat.
- 10:04Alors,
- 10:04effectivement,
- 10:05en se lançant seul,
- 10:07l'avantage principal,
- 10:08c'est que...
- 10:09On a la liberté de ses choix,
- 10:11de ses mouvements.
- 10:13On s'arrête quand on veut,
- 10:14on travaille quand on veut.
- 10:16Lorsqu'on gagne,
- 10:17on gagne seul.
- 10:18Donc forcément,
- 10:20les bénéfices sont pour soi-même.
- 10:23Donc on ne partage rien.
- 10:24Par contre,
- 10:25l'un des inconvénients,
- 10:26c'est aussi la charge mentale,
- 10:29qui peut parfois être très lourde,
- 10:31surtout lorsqu'on n'a pas forcément de formation ou d'encadrement de personnes qui,
- 10:36elles,
- 10:36ont été avant soi à gant
- 10:39dans l'entreprenariat.
- 10:40Moi,
- 10:40je ne suis pas issu d'une famille d'entrepreneurs,
- 10:43de commerçants,
- 10:44donc je n'avais pas forcément les codes.
- 10:47Donc l'entièreté des business que j'ai pu lancer dans la vie ont toujours été avec des associés.
- 10:54Donc la première entreprise que j'ai lancée,
- 10:57c'était avec des amis,
- 11:03nos étudiants à la fac,
- 11:04donc c'était une marque de lunettes,
- 11:07Ashton.
- 11:08Ensuite,
- 11:09j'ai eu à lancer une marque avec mon frère.
- 11:15Notre première entreprise ensemble,
- 11:17c'était notre restaurant en ligne,
- 11:19Poulet Maillot Paris,
- 11:20que nous avons lancé en 2019.
- 11:23Ça a été,
- 11:24et ça l'est toujours d'ailleurs,
- 11:26une très belle aventure fraternelle.
- 11:30Ça a permis de nous rapprocher.
- 11:31Nous étions déjà très proches,
- 11:34mais ça a permis de nous rapprocher,
- 11:35ça a permis de nous challenger.
- 11:37Ça a permis aussi de faire ressortir,
- 11:40plutôt de faire jaillir chez l'un et chez l'autre,
- 11:43des qualités,
- 11:44des compétences et des capacités que nous sous-estimions chez l'un comme chez l'autre.
- 11:50Et enfin,
- 11:51avec
- 11:52Manossa, j'ai cofondé l'agence avec deux associés.
- 11:57Nous avons d'ailleurs cofondé deux sociétés,
- 12:00pour dire vrai.
- 12:02Manossa,
- 12:02qui est cette agence d'influence,
- 12:04et à son âme qui est...
- 12:07L'anagramme de Manossa,
- 12:09qui est notre maison de production et d'édition,
- 12:12toujours en confondation avec des associés.
- 12:19Et les entreprises que tu as fondées par le passé,
- 12:22est-ce qu'elles existent toujours ?
- 12:24Est-ce que tu les maladies toujours plus loin ?
- 12:27Ou est-ce que tu les as laissées,
- 12:30tu les as revendues ou autre ?
- 12:32Avant de parler de l'agence,
- 12:34qu'en est-il des précédentes initiatives entrepreneuriales ?
- 12:38La première entreprise,
- 12:39première marque que j'ai cofondée avec mes amis,
- 12:43Ashton,
- 12:45nous nous sommes arrêtés.
- 12:47A l'époque,
- 12:50c'était dans la lunetterie et on faisait des études qui n'avaient strictement rien à voir.
- 12:53Nous nous sommes déplacés dans le Jura pour aller rencontrer les lunetiers.
- 12:59parce qu'il faut savoir que dans le monde...
- 13:01Il y a deux pays qui sont spécialistes de la lunette,
- 13:04donc l'Italie et la France.
- 13:07Et nous sommes allés dans la région même où la lunetterie française a vu le jour et où toutes les industries y étaient.
- 13:20Puis nous nous sommes aussi déplacés à l'autre bout du monde,
- 13:23puisque nous sommes allés en Chine pour une production en masse.
- 13:27Mais malheureusement,
- 13:28à l'époque,
- 13:28nous n'avions pas pu trouver.
- 13:30les fonds et le soutien nécessaire pour pouvoir poursuivre cette entreprise.
- 13:37Donc,
- 13:37elle s'est arrêtée.
- 13:39Ensuite,
- 13:40avec tous les maillots,
- 13:41mon frère et moi,
- 13:43nous avons une très très belle aventure,
- 13:48mais nous avons dû mettre notre entreprise en pause,
- 13:53puisque nous n'avions pas les moyens de notre politique.
- 13:59C'est-à-dire que
- 14:00On reçoit énormément de clients.
- 14:02On n'a pas réussi à trouver de banque qui nous suive.
- 14:08Et donc,
- 14:08nous travaillons aujourd'hui sur le levier de fonds pour pouvoir reprendre les choses là où nous sommes arrêtés.
- 14:16Donc voilà,
- 14:17aujourd'hui,
- 14:17je suis concentré uniquement sur Manossa et sur sa sœur,
- 14:21Asona.
- 14:22Très bien.
- 14:22Et ce qui est intéressant là,
- 14:23c'est que,
- 14:24en fait,
- 14:24toutes ces expériences entrepreneuriales,
- 14:27j'imagine qu'elles te servent.
- 14:29dans la gestion de ton agence aujourd'hui,
- 14:32tu dirais quels sont les enseignements que tu as pu tirer de ces différentes initiatives que tu as pu avoir avant de lancer l'agence ?
- 14:42Oui,
- 14:44pour moi,
- 14:45ces expériences ne sont absolument pas des échecs.
- 14:47Au contraire,
- 14:51ce sont vraiment des...
- 14:54Comment dire ?
- 14:57Ce sont vraiment,
- 14:57oui...
- 14:59Les expériences que je peux mettre aujourd'hui sur mon CV,
- 15:01je peux dire qu'elles m'ont permis de pouvoir me construire en tant qu'entrepreneur et de pouvoir ajouter une brique.
- 15:09à l'homme que je suis aujourd'hui,
- 15:12puisque lorsque l'on entreprend,
- 15:15on fait face également à des challenges auxquels on n'aurait peut-être pas pensé si on avait eu une vie normale de salarié.
- 15:28On fait face à des doutes,
- 15:30on fait aussi face à des chutes,
- 15:34parfois à la solitude.
- 15:38et à la compréhension de son entourage.
- 15:41Ce sont des choses qui vous poussent dans vos retranchements.
- 15:45Et si vous n'êtes pas accompagné par votre entourage,
- 15:54par un mentor,
- 15:55par une structure,
- 15:56il vaut mieux être associé à au moins une personne.
- 16:01Parce que tout à l'heure,
- 16:02vous voyez,
- 16:02je vous parlais de chèvre mental.
- 16:04C'est quelque chose qui est très,
- 16:05très,
- 16:05très difficile à gérer.
- 16:07Et des fois,
- 16:08vous y mettez cœur et âme en vous disant que voilà,
- 16:11ce que je fais c'est très bien,
- 16:13etc.
- 16:13Vous êtes la tête dans le guidon,
- 16:15mais vous ne vous rendez pas compte parfois que vous en oubliez votre vie sociale,
- 16:22vous vous négligez vous-même,
- 16:23puisque vous mettez vraiment tous vos moyens,
- 16:27toutes vos ressources,
- 16:28et si vous n'avez pas des personnes derrière qui peuvent comprendre la démarche que vous faites et vous l'expliquer,
- 16:35On peut vite se retrouver...
- 16:36vous pouvez vite vous retrouver dans un cul-de-sac et avoir une grosse,
- 16:42grosse,
- 16:42grosse promesse en question.
- 16:43Mais pour moi,
- 16:47ce n'est pas grave.
- 16:49C'est les choses qui arrivent.
- 16:50Et étant donné que la plupart d'entre nous sommes autodidactes lorsqu'on en est dans l'entreprenariat,
- 16:58il faut juste être prêt.
- 16:59Parce que personne ne vous dit que le chemin dans lequel vous vous dirigez,
- 17:04ça va être un chemin qui va être sinueux.
- 17:06Un chemin où ceux parfois sur qui vous comptiez pour pouvoir vous donner un coup de pouce,
- 17:14vous soutenir,
- 17:15ne seraient pas forcément là.
- 17:18Que vous allez forcément vous retrouver seul aussi lorsque vous ferez des mauvais choix.
- 17:25Que pour pouvoir avoir des clients,
- 17:28même quand vous avez l'idée du siècle,
- 17:29ce n'est pas si simple que ça,
- 17:30il faut savoir se distinguer.
- 17:34sortir de la masse,
- 17:37parce qu'il y a sûrement d'autres personnes qui ont eu l'idée avant vous,
- 17:42qui ont sûrement d'autres ressources que vous n'avez pas.
- 17:46Il faut savoir se remettre en question,
- 17:48mais pas prendre tous les coups ou tous les échecs comme étant la fin de sa vie.
- 17:56Non,
- 17:57il faut être fort mentalement.
- 17:59Pour moi,
- 18:00oui,
- 18:00ça m'a permis de me construire.
- 18:02Et en aucun cas,
- 18:04Ça m'a ralenti dans mon envie d'avancer,
- 18:07d'entreprendre et de toujours aller plus loin.
- 18:10En tout cas,
- 18:10c'est un bon message pour les porteurs de projets qui se lancent.
- 18:13Les leçons que toi,
- 18:15tu as attirées de ton expérience.
- 18:17Et je réalise qu'il y a une question que je ne t'ai pas posée,
- 18:19c'est quand tu as lancé ces différentes initiatives,
- 18:21tu étais en poste,
- 18:22c'était des initiatives entrepreneuriales que tu as lancées en side job,
- 18:26ou est-ce qu'à un moment donné,
- 18:28tu t'es dit,
- 18:28bon ben là,
- 18:29j'arrête mon job classique de salarié.
- 18:32et je me lance 100%
- 18:33dans l'entrepreneuriat.
- 18:34Ah non,
- 18:35non,
- 18:35ça a toujours été...
- 18:36Alors,
- 18:40la première entreprise,
- 18:41j'étais étudiant et toutes les autres,
- 18:44j'étais salarié.
- 18:45Donc,
- 18:45comme je te disais,
- 18:46consultant-chef de projet.
- 18:48Donc,
- 18:49ça a été en side job.
- 18:51Je me rappelle quand on a lancé Poulet Maillot en 2019.
- 18:56Je venais d'ailleurs me le faire opérer et je commençais un nouveau poste à BNP.
- 19:05J'ai commencé ce poste-là en été.
- 19:08Poulet-maillot,
- 19:09je l'ai lancé quelques jours avant.
- 19:13C'était extrêmement difficile,
- 19:15harassant.
- 19:15Dès que je finissais ma journée de travail,
- 19:21je courais pour me changer,
- 19:24prendre mon véhicule,
- 19:25aller récupérer les commandes et livrer dans toute l'île de France.
- 19:28J'ai rentré sur mon pré-tard chez moi,
- 19:31je dormais peu.
- 19:32Je me réveillais tôt pour que le lendemain,
- 19:35au bolote,
- 19:36je n'avais pas de week-end.
- 19:38C'était très difficile.
- 19:40C'était un peu comme,
- 19:42pour un peu illustrer les choses,
- 19:44un peu comme Clark Kent,
- 19:45quand il se transforme en Superman,
- 19:46c'était la même chose.
- 19:46C'est-à-dire que la journée,
- 19:47j'étais en costume au bureau avec mes collègues et le soir,
- 19:52je mettais mon jogging,
- 19:53mes baskets et me voilà à repenter les autoroutes d'Île-de-France avec...
- 20:01avec mon frère et nos livreurs,
- 20:03pour pouvoir livrer des plats.
- 20:04Et enfin,
- 20:06Manosai et Asonam,
- 20:08oui,
- 20:08je suis aussi salarié par ailleurs.
- 20:11Et voilà,
- 20:13c'est obligé puisque...
- 20:15Avant que ton business soit viable,
- 20:17il faut généralement entre 3 et 4 ans.
- 20:20Donc pour l'instant,
- 20:23je suis encore salarié.
- 20:29Manosab aujourd'hui prend une place importante dans ma journée,
- 20:36dans mes semaines.
- 20:37Mais pour l'instant,
- 20:39je travaille encore pour pouvoir gérer mon quotidien,
- 20:43mes charges.
- 20:44En tout cas,
- 20:45c'est super intéressant que tu précises le point qu'il faut 3-4 ans après le lancement d'une initiative entrepreneuriale pour pouvoir vraiment être rentable.
- 20:54Parce que ce n'est pas un conseil qui est forcément partagé partout.
- 20:58Il y en a qui vont dire,
- 20:59si tu veux que ça fonctionne,
- 21:00il faut que tu te lances à fond,
- 21:02que tu ne fasses que ça.
- 21:03Parce que si tu le fais en side job,
- 21:06tu n'arriveras pas forcément à atteindre tes objectifs.
- 21:09Et c'est vrai que moi,
- 21:10je suis complètement alignée avec toi.
- 21:11le conseil que je donne,
- 21:12c'est plutôt...
- 21:14fonctionne en side,
- 21:15teste,
- 21:16identifie ce qui fonctionne,
- 21:18les bonnes recettes,
- 21:19et une fois que tu les as identifiées,
- 21:20là,
- 21:22tu peux te lancer,
- 21:23sauter,
- 21:24et puis tu as un filet,
- 21:24en fait.
- 21:25Tu as ton parachute avec toi.
- 21:27C'est pas comme si tu te lançais sans avoir un minimum de sécurité.
- 21:32Exactement.
- 21:32Et puis,
- 21:32c'est pas comme si j'étais né aussi dans une famille fortunée où on m'avait apporté une manette d'argent en me disant,
- 21:38allez,
- 21:39tiens,
- 21:39mon fils,
- 21:40lance-toi.
- 21:41Un million d'euros devant toi.
- 21:42Merci.
- 21:43Tant que tes expériences,
- 21:44et puis quoi qu'il arrive,
- 21:46tu as un matelas assez épais d'argent qui te permettrait de pouvoir te relever si jamais tu tombes.
- 21:54Non,
- 21:54le seul filet de sécurité,
- 21:56c'est mon site job,
- 21:57enfin,
- 21:57mon job principal et rien d'autre.
- 22:00Très bien.
- 22:01Eh bien,
- 22:01écoute,
- 22:02merci pour ce point.
- 22:04En tout cas,
- 22:04cette première partie de l'interview,
- 22:05moi,
- 22:06j'aime bien commencer par cette première partie qui permet un petit peu de...
- 22:09comprendre le profil de l'entrepreneur ou du créateur avec lequel je discute.
- 22:16Maintenant,
- 22:16on va passer à l'agence de talent.
- 22:20Déjà,
- 22:21l'idée,
- 22:21c'est de nous dire dans quel contexte est-ce que tu l'as créée et comment est-ce qu'avec tes associés,
- 22:26vous vous êtes dit qu'il y a une opportunité de créer une agence de talent spécialisée Afrique et puis on va aller chercher à décrocher des contrats.
- 22:37Tu peux nous expliquer un petit peu quelle a été la genèse pour toi ?
- 22:40Alors,
- 22:42en fait,
- 22:42nous avons créé Mes Associés et Moi Manoussa parce qu'en fait,
- 22:45on s'est rendu compte que le récit sur l'Afrique était souvent raconté par des gens qui ne la connaissent pas vraiment.
- 22:53Aujourd'hui,
- 22:54on se rend compte aussi qu'une vaste génération d'Africains,
- 22:57et surtout d'Afro-Décembre,
- 22:59créent du contenu,
- 23:01entreprennent,
- 23:02voyagent et influencent des millions de personnes à travers le monde.
- 23:07Donc en fait,
- 23:07l'idée de Banosa est plutôt simple.
- 23:12J'ai été d'utiliser l'influence à travers les créateurs de contenu de la communauté,
- 23:20d'utiliser la culture et également les médias pour pouvoir raconter l'Afrique par ceux qui la vivent.
- 23:26Donc ceux qui y sont nés et ceux qui également sont originaires du continent.
- 23:36C'est-à-dire que...
- 23:38des Africains,
- 23:39bien sûr,
- 23:40mais également les Antillais,
- 23:45les ultramarins en soi.
- 23:48Et cette idée nous est venue en 2024,
- 23:51juste après notre premier voyage en Côte d'Ivoire,
- 23:55à la Cannes,
- 23:56lorsque nous étions avec une bonne dizaine de créateurs de contenu.
- 24:00Nous avons décidé d'aller sur Abidjan pour pouvoir...
- 24:06Suivre la canne,
- 24:07mais de l'intérieur,
- 24:08avec des créateurs de contenu originaires d'Afrique et des Dantons.
- 24:14Et c'était la première fois que ce genre de concept soit avancé,
- 24:17et ça avait énormément baisé à l'époque.
- 24:20Ce qui fait que les gens regardaient,
- 24:24enfin les abonnés de nos créateurs de contenu,
- 24:28suivaient la canne à la télévision,
- 24:30mais également à travers leurs créateurs de contenu préférés.
- 24:35Comme c'était quelque chose d'inédit,
- 24:36ils appréciaient énormément le concept et ils n'en avaient pas assez.
- 24:40Donc ils suivaient à travers leur Snap,
- 24:42sur une Snap ou un Snap,
- 24:44parfois un certain TikTok,
- 24:46mais ça ne leur suffisait pas.
- 24:47Donc ce qu'ils faisaient,
- 24:47c'est qu'ils allaient regarder chez les autres créateurs de contenu qu'ils ne suivaient pas forcément et ça leur faisait comme une sorte de série avec chaque jour un épisode.
- 24:59Et ils regardaient,
- 25:01ils suivaient la canne à travers...
- 25:03les yeux de chaque créateur de contenu.
- 25:05Ce qui fait que les abonnés d'Abi,
- 25:10par exemple,
- 25:12ne suivent pas forcément le contenu de les autres.
- 25:18par exemple
- 25:20Yoann, donc ils allaient s'abonner chez Yoann.
- 25:25Yoann ne suivait pas forcément le contenu d'Aziziz,
- 25:27donc ils allaient s'abonner chez Aziziz et vice versa.
- 25:30Et ce qui fait que leurs vues ont explosé,
- 25:33ils ont été multipliés par 4 en moyenne,
- 25:37le nombre d'abonnés aussi a explosé,
- 25:41et ça fait un buzz extraordinaire.
- 25:44Nous avons eu plusieurs millions de vues.
- 25:46sur les vidéos qui ont été ensuite postées sur TikTok et sur Instagram.
- 25:53Et c'est de là,
- 25:54en fait,
- 25:55où on s'est dit,
- 25:56on va formaliser les choses,
- 25:57ça marche,
- 25:58les gens aiment.
- 26:00Donc,
- 26:01autant aller créer quelque chose de fort,
- 26:04quelque chose qui pourra permettre aux gens de pouvoir s'identifier.
- 26:09Puis,
- 26:09ils ont déjà réussi à s'identifier à travers les différents profils.
- 26:13Le premier abord n'était pas forcément des profils auxquels on aurait pensé.
- 26:19Mais finalement,
- 26:19il y a eu une bonne entente.
- 26:21Il y avait un esprit panafricain,
- 26:23puisque les créateurs de contenu présents étaient originaires de différents pays d'Afrique.
- 26:30Et on sentait qu'il y avait un esprit de famille,
- 26:34un esprit de corps.
- 26:35Et tout ça sans chichi.
- 26:37Et les gens ont vraiment apprécié.
- 26:38Ils ont vraiment,
- 26:39vraiment,
- 26:40vraiment apprécié.
- 26:41tout derrière nous on voit
- 26:43Nous sommes organisés,
- 26:45structurés et nous avons créé cette agence Manosa qui permet de rendre à l'Afrique ses lettres de noblesse,
- 26:57aux Caraïbes également ses lettres de noblesse et permettre également à la diaspora de pouvoir se réapproprier ces territoires,
- 27:09de privilégier.
- 27:12Par exemple,
- 27:12en vacances,
- 27:13d'aller découvrir nos territoires plutôt que d'aller au Mexique ou en Thaïlande.
- 27:23Je n'ai absolument rien d'ailleurs contre le Mexique et la Thaïlande,
- 27:25ce sont de très beaux pays.
- 27:27En fait,
- 27:28sur le continent africain et dans les Dungeons,
- 27:31vous pouvez retrouver tous ces jolis spots,
- 27:36tous ces très beaux endroits.
- 27:38Vous avez autant des montagnes enneigées.
- 27:41par exemple en
- 27:43RDC avec les volcans,
- 27:44que des dunes dans le nord de l'Afrique avec l'Algérie,
- 27:52le Maroc,
- 27:54ou d'autres endroits avec d'excellentes plages,
- 27:58des eaux turquoises en Tanzanie,
- 28:01etc.
- 28:03C'est pour dire qu'il y a des territoires où les afro...
- 28:09Les Africains et les Afro-descendants sont originaires,
- 28:13mais parfois les premiers qui ont une méconnaissance sur ces endroits,
- 28:17ce sont les membres de leur diaspora.
- 28:20Donc revenez,
- 28:22ou venez découvrir tous ces lieux,
- 28:25ces populations,
- 28:27ces cultures,
- 28:28ces différentes gastronomies,
- 28:30et vous n'aurez pas forcément envie prochainement d'aller autre part.
- 28:36Je suis complètement alignée avec ce que tu me dis.
- 28:39En tout cas,
- 28:39ça me rappelle moi mon premier voyage à faire un tour d'Afrique.
- 28:45D'ailleurs,
- 28:45c'est là que vient le nom du podcast,
- 28:47Africa Fashion Tour.
- 28:48L'idée,
- 28:48c'était de partir un mois sur le continent et d'aller à chaque fois.
- 28:51J'ai démarré à Conakry,
- 28:52ensuite j'ai fait Abidjan,
- 28:54Accra et Lagos.
- 28:56Je connaissais Conakry parce que je suis originaire de Guinée,
- 28:58mais les autres pays,
- 28:59je les ai découverts.
- 29:00Et à partir de là,
- 29:01c'est vrai que moi...
- 29:02Avant ce voyage-là,
- 29:03donc avant 2017,
- 29:04j'avais fait énormément de voyages à travers le monde,
- 29:06mais je ne connaissais pas l'Afrique.
- 29:08À partir de ce moment-là,
- 29:09je me suis dit,
- 29:10je ne voyage plus jamais ailleurs que sur le continent.
- 29:12En fait,
- 29:12c'est incroyable.
- 29:15Ça a vraiment été une vraie claque que j'ai eue à ce moment-là.
- 29:18Et je me suis rendu compte effectivement qu'il y avait un déficit d'informations sur les pays,
- 29:25les richesses ou des différentes régions du continent.
- 29:28Et du coup,
- 29:29ce que je comprends,
- 29:30c'est que ton agence,
- 29:30elle vient combler ce déficit.
- 29:32Comment tu fais pour identifier les créateurs de contenu ?
- 29:35Et les agences de talent en général,
- 29:38l'idée c'est d'aller établir un contrat,
- 29:41une collaboration avec des concours de contenu.
- 29:44Comment tu fais pour les identifier ?
- 29:46Quels sont tes critères ?
- 29:47Il faut savoir déjà sur les créateurs de contenu,
- 29:51avant de t'expliquer un peu ma cuisine interne,
- 29:55c'est que les créateurs de contenu aujourd'hui sont devenus les nouveaux médias du XXIe siècle.
- 30:01À eux seuls,
- 30:02ils sont déjà des entreprises,
- 30:06mais ils sont aussi et surtout des médias.
- 30:08Donc un créateur de contenu,
- 30:10franchement,
- 30:11il peut toucher des millions de personnes avec son téléphone.
- 30:14On le voit quand je regarde le nombre de vues qui sont généralement publiques,
- 30:20le nombre de vues qu'ils font sur les vidéos,
- 30:22sur YouTube,
- 30:24sur TikTok,
- 30:25Insta ou autres.
- 30:29C'est incroyable,
- 30:30ils arrivent à fédérer un nombre de personnes autour d'eux,
- 30:34c'est juste extraordinaire.
- 30:36On l'a vu également avec Aisha Speed quand il a fait son tour d'Afrique très récemment.
- 30:41Il y avait plusieurs millions de personnes qui étaient en live sur ces vidéos.
- 30:49Donc pour nous,
- 30:51on se dit que travailler avec eux,
- 30:55c'est non seulement faire des campagnes à deux.
- 30:58de marques,
- 31:00mais aussi c'est la possibilité de pouvoir valoriser les territoires,
- 31:04les cultures et les industries créatives africaines.
- 31:10Et donc pour nous c'était logique que de penser aux créateurs de contenu pour pouvoir travailler avec eux sur les différents projets que
- 31:26l'agence mettait en place.
- 31:28Alors comment est-ce qu'on les sélectionne ?
- 31:32Les premiers créateurs de contenu que nous avons sélectionnés,
- 31:36nous les avons sélectionnés déjà par rapport à l'image qu'ils reflétaient auprès du public,
- 31:43du grand public,
- 31:46des ondes positives qu'ils pouvaient transmettre.
- 31:50Alors il y en a qui étaient très connus,
- 31:55d'autres un peu moins.
- 31:58Globalement,
- 31:59on avait une bonne image de ces créateurs d'objectifs.
- 32:03Ceux qui étaient connus par un type de population,
- 32:10puisqu'ils sont suivis pour le type de contenu qu'ils font,
- 32:17ils ont un public qui les suit pour ce qu'ils font,
- 32:21et pas forcément pour d'autres aspects de leur...
- 32:26de leur personnalité ou des talents qu'ils peuvent avoir.
- 32:30Alors,
- 32:32ça,
- 32:32c'était le premier critère.
- 32:34Deuxième critère,
- 32:35il devait être forcément d'origine africaine ou afrodescendante.
- 32:42Aussi,
- 32:44nous les avons sélectionnés en France,
- 32:48puisque c'est en France que nous vivons.
- 32:52Nous sommes pour la plupart tous français.
- 32:57C'était aussi essentiel de partager la langue.
- 33:01Parce que forcément,
- 33:04en tant que Français,
- 33:05on parle la langue,
- 33:06mais on va dans des zones francophones.
- 33:12Et il y a un nombre de locuteurs qui sont assez nombreux,
- 33:17plusieurs millions d'ailleurs.
- 33:19Et on s'était dit qu'il fallait avoir des personnes qui parlent d'abord français.
- 33:24pour se faire comprendre de tous.
- 33:27Et aussi,
- 33:30l'un des autres critères,
- 33:31c'était la bonne humeur,
- 33:34qui savait transmettre les good vibes,
- 33:38le bon mood,
- 33:39parce que réunir des personnalités aussi fortes,
- 33:44ce n'est pas facile de pouvoir les garder tous ensemble sur des activités,
- 33:49tous les jours,
- 33:51parfois les uns sur les autres.
- 33:53Ça crée un esprit un peu de colonie,
- 33:55comme ça.
- 33:58Mais il faut avoir des personnes qui savent respecter également l'espace vital des uns et des autres,
- 34:07comme savoir aussi passer plusieurs heures dans un bus ensemble à chanter,
- 34:13déconner,
- 34:15sans se prendre la tête.
- 34:16Donc voilà.
- 34:18On a regardé tous ces paramètres pour pouvoir faire nos choix et on a créé un noyau dur avec lequel nous travaillons depuis le début,
- 34:26avec lequel nous mettons des projets également en place et avec lesquels nous avançons.
- 34:34Et dernier critère aussi,
- 34:37qui a quand même son importance,
- 34:39c'est que ces créateurs de contenu-là devaient avoir aussi l'amour du continent.
- 34:47certains n'y avaient jamais mis les pieds auparavant donc on leur a fait découvrir le continent africain certains pays sur le continent du moins mais il fallait qu'ils aient non seulement cette volonté d'y aller
- 35:02en acceptant de s'asseoir sur leurs préjugés,
- 35:05puisqu'on a souvent beaucoup de préjugés sur l'Afrique qui ne sont pas forcément de bons préjugés,
- 35:17et qui soient aussi en mesure de pouvoir s'asseoir sur ces préjugés,
- 35:23aller hors des sentiers battus,
- 35:25accepter l'expérience qu'on leur proposait.
- 35:29d'aller vers les gens,
- 35:31de ne pas venir en colonisateur,
- 35:34mais de se mettre à la même hauteur que tout le monde,
- 35:38d'accepter leurs justes écoutures,
- 35:41leur façon de vivre,
- 35:43leur façon d'échanger avec les gens,
- 35:48leur façon de s'habiller aussi,
- 35:51respecter les pratiques sur place,
- 35:56respecter les religions.
- 36:00Toutes ces choses-là.
- 36:01Il fallait que les créateurs de contenu soient en phase avec ces éléments.
- 36:09Et lorsque tout ça a été réuni,
- 36:13ils étaient pris pour rejoindre l'aventure,
- 36:15l'équipe et la grande famille Manos.
- 36:17Et dans votre sélection ?
- 36:21J'imagine que du coup,
- 36:22il y a des profils qui ont été écartés.
- 36:24Est-ce qu'il y a des profils aussi ?
- 36:25Alors après,
- 36:26c'est confidentiel,
- 36:27je ne te demande pas de me donner le nom,
- 36:28mais est-ce qu'il y a des profils qui se sont dit
- 36:30« Non, là,
- 36:30moi,
- 36:30ce que tu me proposes,
- 36:31ça ne me correspond pas,
- 36:32ça ne me parle pas,
- 36:34je ne vais pas rejoindre l'aventure,
- 36:35en fait. »
- 36:36Oui,
- 36:37il y a des profils qu'on a contactés lors du premier voyage,
- 36:42j'entends,
- 36:43puisqu'aujourd'hui,
- 36:44maintenant,
- 36:44on est un peu plus dans l'autre sens.
- 36:47Lors du premier voyage,
- 36:49j'ai des profils qui ont refusé parce qu'il n'y avait peut-être pas assez de personnes de leur couleur ou de leurs origines.
- 37:04Parce que souvent,
- 37:05quand on parle d'Afrique,
- 37:07on pense à noir.
- 37:09Mais l'Afrique,
- 37:11c'est aussi un arc-en-ciel de couleurs.
- 37:13C'est un arc-en-ciel de...
- 37:17de carnation,
- 37:18de peau.
- 37:20Et certains ne se sentaient pas à l'aise de rejoindre cette équipe qui était peut-être trop colorée pour eux.
- 37:28Donc,
- 37:28ils m'ont fait comprendre.
- 37:32D'autres,
- 37:34ils ont plus vu l'argent d'abord que l'expérience humaine.
- 37:41Donc,
- 37:42comme...
- 37:42Il n'y avait pas de cachet.
- 37:47Notre première expérience,
- 37:48je vais être très franc,
- 37:49très sincère,
- 37:50nous n'avions pas d'argent.
- 37:52Nous n'avons pas rémunéré nos créateurs de contenu.
- 38:00Par contre,
- 38:00ils se sont rémunérés de différentes façons.
- 38:03Nous,
- 38:04nous n'en avons pas.
- 38:06Dans le concret,
- 38:06il n'y avait pas de cachet,
- 38:08de prévu.
- 38:09Puisque c'était un concept qu'on lançait,
- 38:10il n'y avait pas forcément de grandes marques qui étaient prêtes à nous suivre.
- 38:16Il y avait des marques qui nous ont suivis,
- 38:17mais pas de grandes marques.
- 38:18Donc ça ne permettait pas d'organiser le séjour,
- 38:23le VHR,
- 38:24le voyage hôtel,
- 38:25la restauration,
- 38:26les déplacements sur place,
- 38:28etc.
- 38:29Mais pas assez pour pouvoir rémunérer tout le monde.
- 38:31Et donc certains,
- 38:32quand ils ont vu qu'il n'y avait pas de cachet qui était prévu,
- 38:35ils ont préféré se désister.
- 38:38beaucoup parmi eux aujourd'hui regrettent puisqu'ils souhaitent rejoindre l'aventure puisqu'ils ont vu comment les choses se sont passées depuis 2024 à aujourd'hui ça fait déjà deux ans d'autres encore c'est
- 38:52parce qu'ils n'étaient pas disponibles à ce moment-là donc on a pu travailler ensemble après aujourd'hui on se retrouve dans une position où on a beaucoup plus de créateurs de contenu qui Et...
- 39:06qui souhaitent travailler avec nous,
- 39:08mais on n'a pas assez de projets sur lesquels déplacer.
- 39:12C'est un peu comme dans les cours de
- 39:16SES qu'on avait au lycée.
- 39:19Il y a beaucoup plus de demandes que d'offres aujourd'hui.
- 39:26C'est un peu le paradoxe qu'on a à ce jour.
- 39:32chez Manosar.
- 39:33Du coup,
- 39:33c'est plutôt une position qui est avantageuse pour vous parce que vous pouvez vraiment choisir les profils qui sont les plus pertinents pour les Indosars.
- 39:42Alors,
- 39:42ce que j'évoquais rapidement en introduction,
- 39:45c'est que c'est une agence qui est spécialisée Afrique et qui est aussi spécialisée Nation Branding.
- 39:50Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est,
- 39:52en fait,
- 39:52le Nation Branding ?
- 39:54Oui,
- 39:54bien sûr.
- 39:55Le Nation Branding,
- 39:56c'est,
- 39:57en fait,
- 39:58la promotion d'un pays Merci.
- 40:02par le pays lui-même ou par d'autres structures qui vont raconter la culture de cette nation.
- 40:12Et par nation,
- 40:13on entend bien sûr le pays,
- 40:17le territoire,
- 40:18mais également sa culture,
- 40:20sa population,
- 40:22etc.
- 40:24Et donc,
- 40:25c'est un concept qui finalement a toujours fait partie de notre quotidien à tous.
- 40:30Mais on ne s'en rendait pas forcément compte.
- 40:34Notamment avec les Américains.
- 40:36Si tu regardes bien,
- 40:38en France notamment,
- 40:39et dans beaucoup de pays dans le monde,
- 40:41encore aujourd'hui,
- 40:43à la télévision,
- 40:44on regarde beaucoup de films américains,
- 40:46beaucoup de séries américaines.
- 40:48D'ailleurs,
- 40:49les plateformes de streaming sont aujourd'hui des plateformes américaines.
- 40:57Sans citer de marque,
- 40:59tu vois de quoi je...
- 41:00de qui je parle,
- 41:01où nous nous habillons,
- 41:03nous nous chaussons avec des marques américaines,
- 41:06nous buvons aussi des boissons américaines,
- 41:08nous mangeons également de la nourriture américaine.
- 41:12Et ça,
- 41:15c'est fortement lié à l'histoire du pays et comment le pays a réussi à faire la publicité de sa culture à travers.
- 41:29à travers les différents canaux et les différents médias.
- 41:32Autant dans les films comme,
- 41:36tu sais,
- 41:36les films de Schwarzenegger,
- 41:38Sylvester Stallone,
- 41:39Rambo,
- 41:40Commando,
- 41:40où tu voyais toujours l'Amérique qui gagne face à tous ses ennemis,
- 41:43qu'ils soient soviétiques ou qu'ils soient orientaux,
- 41:48ça montre que l'Amérique,
- 41:50derrière,
- 41:51a une certaine force.
- 41:53Même face à l'adversité,
- 41:54elle ne perd jamais.
- 41:56Ça,
- 41:56c'est une forme de...
- 41:59de messages.
- 42:00Donc c'est du soft power en fait.
- 42:01Le machine learning est lié au soft power.
- 42:05Et ce soft power,
- 42:06les personnes qui sont vraiment très fortes en ça,
- 42:09ce sont donc les Américains.
- 42:11Depuis quelques années,
- 42:11on voit également les Coréens qui excellent en soft power.
- 42:19Donc oui,
- 42:19effectivement,
- 42:19je comprends bien cette notion de soft power que tu évoques,
- 42:22où effectivement,
- 42:23à force de voir,
- 42:25c'est le American way of life,
- 42:27c'est le rêve américain.
- 42:29Et à un moment donné,
- 42:30quelque part,
- 42:31c'est une propagande du pays pour nous donner envie,
- 42:34soit d'aller vivre aux États-Unis,
- 42:36soit d'être des Américains,
- 42:37même si on n'est pas dans le pays.
- 42:40Et du coup,
- 42:40le national branding,
- 42:41ce sont les pays africains qui,
- 42:44aujourd'hui,
- 42:45adoptent cette même stratégie pour donner envie.
- 42:48d'aller visiter leur pays,
- 42:51pourquoi pas de venir y vivre,
- 42:52de venir y travailler.
- 42:54Donc du coup,
- 42:54c'est pour des campagnes comme celle-là que tu travailles aujourd'hui ?
- 42:58Oui,
- 42:58voilà,
- 42:58exactement.
- 43:01Et souvent,
- 43:01les pays créent aussi des marques pays.
- 43:05Aujourd'hui,
- 43:05par exemple,
- 43:06on travaille beaucoup avec le Bénin,
- 43:07et sa marque pays qui s'appelle Explore Bénin,
- 43:11qui fait du national branding.
- 43:13Aujourd'hui,
- 43:13le Bénin,
- 43:16en l'espace de 2-3 ans,
- 43:18est devenue la tête de pro du national branding en Afrique.
- 43:22Donc nous,
- 43:23nous accompagnons justement ces marques pays,
- 43:28ces gouvernements à travers leur ministère du tourisme,
- 43:31de la communication,
- 43:33pour pouvoir faire en sorte,
- 43:35un,
- 43:36que les gens sachent que ce pays existe,
- 43:38deux,
- 43:40de piétiner certains préjugés,
- 43:43et trois,
- 43:43attirer des...
- 43:47des touristes attirés,
- 43:49des investisseurs,
- 43:51donner envie aux gens de pouvoir s'intéresser au pays,
- 43:53à sa population,
- 43:54à sa culture,
- 43:55à sa gastronomie,
- 43:56à sa musique,
- 43:58à ses films,
- 43:59à son industrie,
- 44:04ou ses industries.
- 44:05Et donc,
- 44:06tout simplement venir.
- 44:07Et parfois même,
- 44:09certains sont tellement intéressés
- 44:13qui viennent même demander à obtenir la nationalité du pays.
- 44:17Donc voilà,
- 44:19en gros notre travail c'est ça,
- 44:20accompagner les pays en leur vendant des stratégies qui leur permettent de pouvoir,
- 44:25ils le font déjà très bien,
- 44:27nous on vient amplifier les projets,
- 44:30amplifier les activations qui sont faites,
- 44:34enfin amplifier les projets via des activations qui sont faites sur le pays.
- 44:40Et aujourd'hui,
- 44:41est-ce que tu peux nous parler d'un exemple de campagne ?
- 44:44Parce que moi,
- 44:44je comprends bien la théorie de ce que tu racontes,
- 44:47mais concrètement,
- 44:48ça veut dire quoi ?
- 44:48Ça veut dire qu'un créateur de contenu,
- 44:51il va faire un contenu,
- 44:53par exemple,
- 44:53voyage au Bénin,
- 44:55un contenu lifestyle,
- 44:56et c'est ça qui va contribuer,
- 44:59qu'on va considérer comme étant du nation branding.
- 45:01Quelle est la différence,
- 45:02en fait,
- 45:02entre un contenu qui est créé par,
- 45:06je dirais...
- 45:07Un hôtel qui est à Conakry,
- 45:09je pense au Radisson-Gou,
- 45:11il a sollicité un influenceur pour qu'il fasse une vidéo lifestyle dans l'hôtel.
- 45:17Et il va aussi parler de la Guinée.
- 45:20Et quand on est dans le cadre du Nation Branding,
- 45:23quelle va être la différence en fait ?
- 45:25Alors,
- 45:26la différence,
- 45:27c'est que nous avons les contenus qui sont créés par les entités elles-mêmes,
- 45:32des institutions elles-mêmes,
- 45:34qui sont créées...
- 45:37dans un certain cadre.
- 45:40Et ce cadre ne touche pas forcément le grand public,
- 45:45surtout la jeunesse.
- 45:47Or,
- 45:47les créateurs de contenu sont suivis par des personnes qui y ressemblent.
- 45:55Et les créateurs de contenu,
- 45:56qu'on appelle aussi influenceurs,
- 45:59ont ce pouvoir d'influencer leur communauté,
- 46:04les masses,
- 46:05à...
- 46:07vers des habitudes de consommation,
- 46:11à aller découvrir de nouveaux spots,
- 46:17à découvrir de nouveaux livres,
- 46:20à découvrir de nouvelles musiques,
- 46:22ou également des films ou des tenues.
- 46:26Nous avons des influenceurs qui sont spécialisés sur différents domaines.
- 46:29Je parlais tout à l'heure de lifestyle.
- 46:31Et nos créateurs de contenu,
- 46:33eux,
- 46:34On en a qui sont spécialisés sur la cuisine,
- 46:38sur la mode,
- 46:41sur le lifestyle.
- 46:43Et donc,
- 46:44ces créateurs de contenu vont créer du contenu qui va parler à leur communauté,
- 46:52puisque leur communauté les suit expressément pour ça.
- 46:56Donc,
- 46:57prenons par exemple
- 46:59Emma, Girl Around Africa,
- 47:01qui est spécialisée sur le lifestyle.
- 47:04et sur tous les beaux endroits et spots qu'il y a en Afrique.
- 47:09Emma,
- 47:11qui est une créatrice de contenu très talentueuse,
- 47:17elle va arpenter les différents hôtels de luxe et tous les lieux assez premium que nous avons sur l'Afrique et que nous ne connaissons pas.
- 47:32Et les personnes qui la suivent,
- 47:34ils la suivent pour ça.
- 47:36Donc forcément,
- 47:37derrière,
- 47:38quand ils vont avoir les impressions d'Emma,
- 47:40après qu'elle ait testé ces endroits,
- 47:44qu'elle ait donné ces impressions,
- 47:47ça va les conforter dans leur désir de pouvoir aller,
- 47:51eux aussi,
- 47:52découvrir ces endroits.
- 47:53Et ça,
- 47:54c'est quelque chose de très important.
- 47:56parce que généralement quand les institutions font du...
- 48:01du contenu ou de la communication,
- 48:03ça va toucher d'autres institutions ou des personnes d'un certain âge.
- 48:09Et puis avant,
- 48:09elles faisaient une communication plutôt traditionnelle à travers les magazines ou la télévision.
- 48:15Aujourd'hui,
- 48:15il y a de moins en moins de personnes qui lisent des magazines,
- 48:18il y a de moins en moins de personnes qui regardent la télévision,
- 48:21mais beaucoup plus de personnes qui sont sur les réseaux sociaux.
- 48:24Alors nous,
- 48:24nous arrivons à capter ces personnes qui sont sur les réseaux sociaux.
- 48:28pour pouvoir transmettre des messages,
- 48:31des conseils,
- 48:33pouvoir leur suggérer également un certain nombre d'endroits,
- 48:37de lieux,
- 48:38de pays,
- 48:40ou s'y rendre,
- 48:41de venir aussi découvrir des cultures autres que la leur,
- 48:45auxquelles ils n'avaient pas forcément pensé.
- 48:48Les créateurs de contenu sont aujourd'hui vraiment des médias ultra puissants,
- 48:52ultra efficaces,
- 48:54avec qui on arrive à mener des campagnes ultra...
- 48:58Efficient.
- 49:00On arrive à la fin de cette interview.
- 49:02Je te remercie pour tout ce que tu nous as partagé et le fait de nous avoir bien expliqué ta démarche de valorisation et de promotion de l'Afrique et du dom-tom à travers les créateurs de contenu.
- 49:16Ce qui est intéressant dans ce que tu évoques,
- 49:18c'est que tu crées une équipe de créateurs de contenu qui vont...
- 49:22Il y a un espèce d'effet d'économie d'échelle entre eux où...
- 49:27Un effet boule de neige,
- 49:27en fait.
- 49:28Quand il y en a un qui crée un contenu sur un territoire donné,
- 49:31comme tu l'évoquais avec l'exemple de la canne,
- 49:35ça va donner envie à des amateurs de ce contenu d'aller s'abonner à l'autre créateur de contenu.
- 49:43Donc,
- 49:43ça a vraiment un effet de synergie qui est super intéressant.
- 49:47Quelles sont les prochaines campagnes dont tu peux nous parler ?
- 49:50qu'on va pouvoir suivre et qui auront été menées par ton agence,
- 49:55en fait.
- 49:55Alors,
- 49:55les prochaines ou les récentes qui ont été publiées.
- 49:59Alors,
- 49:59dans les récentes campagnes que nous avons pu faire,
- 50:03avec notre maison de production à Sonam,
- 50:05nous avons pu créer notre première télé-réalité,
- 50:10notre première télé-réalité qui s'appelle « Bad to the Source » .
- 50:12Nous avons tourné la saison 1 au Bénin,
- 50:16la saison 2 au Sénégal.
- 50:18qui,
- 50:19je l'espère,
- 50:19sera diffusée bientôt à la télévision.
- 50:23Nous avons aussi mené de nombreuses émissions au Bénin.
- 50:28Récemment,
- 50:29nous avons couvert le festival des Vodun Days avec une équipe de créateurs de contenu exceptionnels.
- 50:37Nous avons été aussi à la Cannes au Maroc,
- 50:40qui a été vraiment un moment d'émotion incroyable.
- 50:46L'année passée,
- 50:47nous avons été en RDC.
- 50:49Nous avons mené une mission plutôt courte,
- 50:52mais très intense.
- 50:54C'était le projet Kidibat et Tosa,
- 50:56qui va d'ailleurs donner lieu à un documentaire qui sera aussi diffusé à la télévision.
- 51:05Nous vous annoncerons d'ailleurs très prochainement la date.
- 51:12Aujourd'hui,
- 51:13nous sommes en train de monter des projets avec les influenceurs.
- 51:19Nos créateurs de contenu sont très demandeurs.
- 51:20Ils veulent aussi avoir des projets signatures.
- 51:24Donc,
- 51:24nous travaillons avec eux sur des projets.
- 51:27Alors,
- 51:27je ne vais pas trop en parler,
- 51:28mais ce que je peux d'ores et déjà dire,
- 51:31c'est que cette année,
- 51:33je l'espère,
- 51:35nous allons mener des projets avec des créateurs de contenu qui sont eux-mêmes à l'initiative.
- 51:40de ces projets en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale.
- 51:44Vous allez voir,
- 51:45ce sera des groupes de créateurs de contenu un peu différents.
- 51:51C'est des talents que vous connaissez déjà pour la plupart,
- 51:55mais qui ont décidé de faire un format qui sera un peu différent basé sur leurs affinités et qui vont donner lieu à certains projets.
- 52:09Quant à Manosar,
- 52:11nous sommes en train de travailler sur la Guinée,
- 52:14notre pays.
- 52:15Nous sommes en train de monter un projet depuis bientôt un an,
- 52:18enfin un peu plus d'un an maintenant,
- 52:21qui devrait voir le jour cette année.
- 52:24Également sur d'autres pays francophones.
- 52:30Bon,
- 52:31je ne peux pas forcément encore les révéler puisque je suis...
- 52:35tenu au secret par des NDA.
- 52:39Mais voilà,
- 52:39en gros,
- 52:40ce que je peux dire à ce jour.
- 52:43Autre chose,
- 52:43c'est que nous allons essayer aussi,
- 52:47cette fois-ci,
- 52:50de prendre position sur certains sujets.
- 52:54Ce sera des sujets de santé publique,
- 52:58des sujets qui vont aussi toucher...
- 53:03à l'humanitaire,
- 53:04comme nous avons également pu le faire à Mayotte l'année dernière.
- 53:09Nous serons encore plus proches des populations locales pour essayer d'encore plus les comprendre et toujours aller hors des santé battue.
- 53:22Ça,
- 53:22c'est vraiment quelque chose qui nous tient à cœur.
- 53:24On ne veut pas que l'Afrique soit racontée...
- 53:32Comment dire ?
- 53:36on veut que les gens ressentent les mêmes émotions qu'on ressentira lorsque nous serons assis à côté de la maman qui vend des beignets au coin de la rue,
- 53:48ou des populations qui vivent dans des villages un peu reculés,
- 53:53qui ressentent comme nous le...
- 54:02l'accueil chaleureux qu'on reçoit quand on arrive,
- 54:07la façon comment est-ce qu'on va nous inviter à partager des moments inoubliables,
- 54:14des moments qui restent gravés dans nos cœurs,
- 54:16gravés dans nos mémoires.
- 54:18Et on a besoin que nos abonnés ressentent aussi ces émotions comme nous les ressentons.
- 54:25Donc on va aller encore plus loin dans les sujets.
- 54:27On va aller encore plus loin dans la proximité avec nos frères et sœurs du continent et des donkeys.
- 54:36Très bien,
- 54:36je te remercie beaucoup pour tout ce que tu nous as partagé.
- 54:39J'imagine que les campagnes,
- 54:40on peut les retrouver sur le compte Instagram de Manosat ?
- 54:44Oui,
- 54:45exactement.
- 54:45Et également,
- 54:47nous avons lancé notre page YouTube.
- 54:52Vous allez pouvoir retrouver également les vidéos de Back to the Source.
- 54:56Et de Manosal Origins,
- 55:00ce sont les vidéos de nos différents documentaires.
- 55:04Le documentaire qui a été tourné à Mayotte et celui qui sera diffusé,
- 55:08qui a été tourné en RDC.
- 55:10Donc ce sera dans les prochains mois.
- 55:12Mais ce qu'on voudrait,
- 55:15c'est que vraiment les gens puissent avoir la possibilité de redécouvrir ces pays et ces populations et que ce soit à leur disposition.
- 55:23Très bien,
- 55:24je mettrai les liens du compte Instagram et de la chaîne YouTube afin qu'on puisse découvrir tous les différents contenus que tu as pu décrire.
- 55:35Je te remercie beaucoup pour le temps que tu m'as accordé et pour toutes ces précisions que tu nous as partagées sur le travail d'une agence de création de contenus spécialisée sur l'Afrique.
- 55:47Comme tu nous as dit que tu avais beaucoup de demandes,
- 55:49Je ne vais pas dire...
- 55:51Comment dire ?
- 55:53À l'audience,
- 55:54s'il y a des créateurs ou contenus parmi nous,
- 55:56n'hésitez pas à contacter Nono.
- 55:58Je ne vais pas dire ça.
- 56:02Tu peux le dire.
- 56:03Tu peux le dire.
- 56:05Comment dire ?
- 56:07On ne ferme pas les vannes.
- 56:08C'est juste qu'il faut qu'ils comprennent qu'on ne sera pas forcément en mesure de les mettre directement sur des projets.
- 56:16Il faut juste faire preuve de patience.
- 56:18On travaille justement à multiplier les projets.
- 56:21S'ils sont patients,
- 56:23et ouverts à l'attente,
- 56:25il n'y a pas de problème.
- 56:27Non,
- 56:27non,
- 56:27qu'ils viennent,
- 56:27au contraire,
- 56:28et qu'ils ne soient pas forcément basés en France.
- 56:30Ils peuvent être aussi basés dans nos îles ou également sur le continent.
- 56:36Qu'ils viennent,
- 56:37on est vraiment ouverts,
- 56:38c'est la grande famille.
- 56:40Aujourd'hui,
- 56:40une nouvelle génération prend la parole et raconte sa propre histoire parce que l'Afrique a été longtemps racontée par d'autres.
- 56:47Donc il faut qu'eux-mêmes,
- 56:48les Africains et les ultramarins,
- 56:50viennent raconter eux-mêmes.
- 56:52leur histoire.
- 56:53Donc,
- 56:53on a un continent de créativité,
- 56:54de culture et de talent.
- 56:56Donc,
- 56:56essayons de le montrer le plus possible.
- 56:58Venez !
- 57:00Très bien,
- 57:00le message est entendu.
- 57:02Donc,
- 57:03qu'il s'agisse de marques qui sont à la recherche de créateurs de contenu avec une identité et une volonté de partager des contenus sur la promotion d'Afrique ou qu'il s'agisse de créateurs de contenu,
- 57:16bienvenue à
- 57:17à te contacter.
- 57:18Moi,
- 57:18comme je l'ai dit,
- 57:19je mettrai un lien au nom de l'épisode,
- 57:22le lien du compte Instagram et de la chaîne YouTube.
- 57:25Mais écoute,
- 57:25je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 57:28Merci Ramatar.
- 57:29Merci à vous tous.
- 57:33Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 57:35Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 57:42Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 57:45Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 57:48Je vous invite également à cliquer sur les 5 étoiles pour donner de la force.
- 57:53Je vous dis à très vite,
- 57:54en Afrique ou ailleurs.