Latest / Goûte à la vie! / Le lien entre le microbiote, les émotions et la santé mentale avec Geneviève Labonté-Chartrand | E045
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- 0:02Être en santé,
- 0:03ça dépend pas seulement de ton corps physique,
- 0:05mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel.
- 0:08C'est pourquoi je te partagerai différentes approches pour harmoniser les trois corps afin d'avoir une santé globale.
- 0:15Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie.
- 0:20Je suis Marie-Ève Tremblay,
- 0:22naturopathe holistique,
- 0:23et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie.
- 0:29Bonjour et bienvenue au podcast Goûte à la vie.
- 0:32Le sujet du jour,
- 0:33on va parler en fait d'alimentation.
- 0:35Puis pas n'importe laquelle.
- 0:37J'aime qu'on spécifie parce qu'on va aller dans une direction bien précise.
- 0:42Alors mon invitée d'aujourd'hui,
- 0:44elle a une formation en psychologie.
- 0:49Elle a pris un virage qui fait pas mal jaser.
- 0:52Elle s'est tournée vers une approche intégrative de la santé.
- 0:55Puis ça,
- 0:55moi j'adore ça.
- 0:57Alors,
- 0:58après plusieurs années de pratiques cliniques,
- 1:00elle s'est passionnée aussi pour le lien entre le cerveau et l'intestin.
- 1:04Et elle s'est formée aussi,
- 1:05bien sûr,
- 1:05à la méthode GAPS,
- 1:06centrée sur l'amélioration,
- 1:08en fait,
- 1:09de la santé du microbiote.
- 1:12À travers ses formations,
- 1:13puis ses partages,
- 1:14puis même son expérience,
- 1:16je dirais,
- 1:16elle met en lumière comment l'alimentation peut influencer la santé mentale et émotionnelle.
- 1:22Et que ça,
- 1:22ça me parle !
- 1:23Bienvenue Geneviève Labonté-Chartrand sur le podcast.
- 1:27casse-goutte à la vie.
- 1:29Merci beaucoup pour l'invitation.
- 1:31Merci à toi de venir.
- 1:33L'introduction était vraiment sacoche.
- 1:37C'est super,
- 1:38vraiment.
- 1:39C'est simple,
- 1:40mais ça dit quand même tout.
- 1:43Des fois,
- 1:43les gens sont un peu mêlés,
- 1:44comme j'ai pratiqué pendant plusieurs années.
- 1:46Ils se demandent si j'ai encore un titre,
- 1:49où je suis rendue,
- 1:49mais c'était comme parfait.
- 1:51Ah,
- 1:51merveilleux !
- 1:52Oui,
- 1:53c'est ça.
- 1:54On est bien partis.
- 1:55On est bien partis.
- 1:56Alors,
- 1:56moi,
- 1:56aujourd'hui,
- 1:57étant donné que de plus en plus,
- 1:59tu te fais connaître dans tous les sens,
- 2:02ça fait beaucoup jaser,
- 2:03cette Geneviève.
- 2:04Mais moi,
- 2:04je trouve ça,
- 2:06effectivement.
- 2:07Mais moi,
- 2:07ce que je trouve intéressant,
- 2:09c'est ton approche,
- 2:10parce qu'effectivement,
- 2:11il y a vraiment une amélioration qui se produit chez l'humain,
- 2:16quand ils vont adopter ce style alimentaire-là.
- 2:18Et j'aimerais savoir,
- 2:20première question,
- 2:20à quel moment que toi...
- 2:23En fait,
- 2:23que tu as réalisé qu'il y a un lien vraiment profond entre le microbiote et le cerveau de l'être humain ?
- 2:31Donc,
- 2:32j'ai réalisé qu'il y a vraiment un lien,
- 2:34une connexion entre l'intestin et le cerveau quand j'ai commencé à devoir offrir des soins à mon fils.
- 2:43Mon fils,
- 2:45qui est déjà âgé de 17 ans maintenant,
- 2:48et là,
- 2:48on recule de plusieurs années,
- 2:50la prise scolaire.
- 2:532,
- 2:543,
- 2:544 ans là.
- 2:55Ok.
- 2:55Donc j'ai commencé à m'intéresser à la littérature sur le plan du microbiote,
- 2:59j'ai commencé à m'intéresser aux liens entre le microbiote et le...
- 3:04Mais ça a été quoi le déclic ?
- 3:06Parce que c'est quoi,
- 3:07quel est le problème de santé que ton fils avait à ce moment-là ?
- 3:10C'est ça,
- 3:10mon fils est venu dans ce monde avec quelques strikes,
- 3:15malheureusement.
- 3:17Oh mon Dieu !
- 3:17Il va bien maintenant,
- 3:18il y a 17 ans,
- 3:18je peux en parler en riant un peu,
- 3:20mais en tout cas,
- 3:21c'était pas drôle au moment.
- 3:22C'est un enfant qui est né avec,
- 3:24prématurément un peu,
- 3:26mais avec jaunisse,
- 3:27malformation congénitale,
- 3:29torticolis sévère chronique,
- 3:31l'oreille complètement collée sur l'épaule.
- 3:34Et donc,
- 3:36tout ce qui a découlé de ça aussi,
- 3:38des enjeux de l'allaiter,
- 3:40entre autres.
- 3:40Donc,
- 3:40je n'ai pas pu l'allaiter.
- 3:42Et il est venu au monde avec une dyspraxie motrice sévère.
- 3:47Donc,
- 3:47physiothérapie tous les jours pendant la première année de vie.
- 3:52Donc,
- 3:53beaucoup de douleurs,
- 3:54le système nerveux vraiment,
- 3:56vraiment stressé.
- 3:57Donc,
- 3:58un enfant extrêmement stressé qui ne dormait pas.
- 4:01Et compte tenu que je n'ai pas pu l'allaiter,
- 4:03bien,
- 4:04j'ai dû me tourner vers des formules commerciales.
- 4:06Et il y avait des enjeux digestifs extrêmement importants.
- 4:09En fait,
- 4:10je suis en train de devenir folle tellement que je ne dormais plus à un certain moment.
- 4:15Et j'ai vu,
- 4:16c'était un ostéopathe qui est âgé à l'âge de peut-être,
- 4:19question.
- 4:20poupon encore,
- 4:20c'est un ostéopathe qui m'a dit
- 4:23« Vous savez,
- 4:24dans l'état dans lequel se trouve votre fils,
- 4:26si vous continuez à le nourrir avec des formules comme ça,
- 4:28il y a des grosses intolérances.
- 4:30Il va développer des troubles très graves au niveau neurodéveloppemental. »
- 4:34Donc,
- 4:36ça,
- 4:36ça a été un point tournant à ce moment-là.
- 4:39Bien,
- 4:39ça a été un point tournant puisque moi,
- 4:41j'étais psychologue à ce moment-là déjà.
- 4:42Je travaillais en santé mentale psychiatrique quand mon fils est né.
- 4:46J'étais une jeune,
- 4:46jeune psychologue.
- 4:48Oui,
- 4:49J'ai soutenu ma thèse de maîtrise,
- 4:51j'étais enceinte,
- 4:52donc j'étais une jeune,
- 4:52jeune psychologue.
- 4:54Et donc,
- 4:57je me suis dit,
- 4:58bien voyons,
- 4:59qu'est-ce qu'il me dit là,
- 4:59cet ostéopathe-là,
- 5:00au sens où dans toutes mes études de maîtrise et doctorale,
- 5:03on n'a jamais même souligné.
- 5:05que l'alimentation pouvait être en cause dans les troubles neurodéveloppementaux.
- 5:10En fait,
- 5:10c'est toujours génétique.
- 5:12C'est comme si votre monde,
- 5:13c'est génétique,
- 5:14c'est génétique.
- 5:14Donc,
- 5:15je n'avais même pas une petite lumière qui s'allumait dans ma tête sur le rôle de l'alimentaire.
- 5:18Malheureusement,
- 5:19pour toi,
- 5:19à ce moment-là,
- 5:20il était pris comme ça.
- 5:21C'est le premier diagnostic qu'il a eu.
- 5:25C'était des enjeux de praxis très sévères.
- 5:28On m'a dit,
- 5:28c'est génétique.
- 5:29Une malformation congénitale aussi,
- 5:31c'est génétique.
- 5:33Bon,
- 5:33tu pars avec cette idée-là comme parent,
- 5:34mais là,
- 5:37voilà.
- 5:37Ça m'a ouvert déjà les yeux quand j'ai vu cet ostéopathe.
- 5:40Je pense qu'il avait 8 ou 9 mois.
- 5:43Il m'a dit « gros enjeu,
- 5:45et puis il faut absolument aborder ça,
- 5:47puis va voir dans l'alimentation. »
- 5:49Je suis sortie un peu de cette rencontre-là en riant,
- 5:51un peu dans ma barbe,
- 5:52en disant « ah,
- 5:52ok. »
- 5:54De quoi tu parles,
- 5:55lui.
- 5:56Exactement.
- 5:57Mais ça a apporté fruit parce qu'à un moment donné,
- 5:59comme parent,
- 5:59quand on est à bout de ressources,
- 6:00on finit par…
- 6:02chercher des stratégies.
- 6:05Puis,
- 6:05il m'avait dit,
- 6:06enlève le lait,
- 6:06prends du lait de brebis,
- 6:07fais une formule maison pour l'aider à digérer.
- 6:10Puis,
- 6:10j'avais trouvé ça comme bien étrange.
- 6:13Mais,
- 6:13ça a fait un peu son chemin.
- 6:14Puis,
- 6:15comme j'étais moi-même en ce moment-là au doctorat,
- 6:18donc j'occupais un poste en psychiatrie,
- 6:19mais je faisais mon doctorat dans un laboratoire de recherche.
- 6:22Donc,
- 6:22j'avais accès à toute la littérature,
- 6:24les bases de données.
- 6:25Fait que,
- 6:26curieuse comme je suis,
- 6:28je commençais à aller chercher un peu là-dessus.
- 6:31Ah,
- 6:31intéressant.
- 6:32C'est ça,
- 6:32vraiment,
- 6:33pour m'apercevoir que le microbiote intestinal s'était documenté depuis comme des centaines d'années.
- 6:39Wow !
- 6:39Oui.
- 6:41Ah,
- 6:41c'est intéressant,
- 6:42ça.
- 6:42C'est pas le début.
- 6:43C'est ça,
- 6:43le déclenchement de tout.
- 6:44Bon,
- 6:44là,
- 6:44il y a eu plusieurs étapes,
- 6:47plusieurs essais,
- 6:47plusieurs erreurs.
- 6:48J'ai fait des formations à l'extérieur du pays,
- 6:50des formations accréditées par l'Ordre,
- 6:53des formations non accréditées par mon Ordre des psychologues pour,
- 6:56comme parent,
- 6:57savoir quoi faire.
- 6:58Oui,
- 6:59c'est ça.
- 6:59panoplie de consultations professionnelles,
- 7:02j'ai vu des naturopathes et tout.
- 7:03Ça a cheminé au fil des années.
- 7:05Ok,
- 7:06excellent.
- 7:07Et maintenant,
- 7:09vers quoi tout ça t'a dirigé ?
- 7:12Parce qu'on s'en va comme en forme d'entonnoir,
- 7:14tu sais,
- 7:14t'as parti de,
- 7:15bien voyons donc,
- 7:16à,
- 7:17« Oups,
- 7:17on est arrivé à quelque part » ,
- 7:19puis bien c'est là que je veux t'amener aussi aujourd'hui à parler de ce que tu fais maintenant.
- 7:24C'est ça.
- 7:25Dans les dix premières années de vie de mon fils,
- 7:29j'occupais un poste en hôpital psychiatrique.
- 7:30Je me suis promenée beaucoup sur les unités de soins.
- 7:32J'ai touché à tout.
- 7:34Clinique du trouble de la personnalité limite,
- 7:36où je voyais des femmes en très grande détresse émotionnelle,
- 7:38suicidaires activement,
- 7:40mais avec des gros enjeux intestinaux.
- 7:42Gros,
- 7:43gros,
- 7:43gros enjeux intestinaux.
- 7:44Donc,
- 7:44c'était comme une comorbidité,
- 7:46des troubles concomitants extrêmement fréquents.
- 7:49Sinon,
- 7:50voire à presque
- 7:51100 % du temps.
- 7:53J'ai travaillé là deux ans.
- 7:55Ensuite,
- 7:55je me suis promenée.
- 7:56Unité de soins court durée,
- 7:59donc des gens qui font malheureusement des actes d'ignore suicidaire,
- 8:02qui se ramassent hospitalisés là,
- 8:04pour un peu voir aussi qu'est-ce qu'ils mangent,
- 8:06ces gens-là,
- 8:06qu'est-ce qu'ils consomment,
- 8:07c'est quoi la base de leur hygiène de vie.
- 8:10Ensuite,
- 8:10je me suis promenée.
- 8:11Bon,
- 8:11j'ai fait ça depuis que je suis allée.
- 8:12J'ai travaillé avec les...
- 8:15clinique du trouble menstruel,
- 8:17la dysphorie menstruelle chez les femmes.
- 8:19J'ai vu des femmes extrêmement souffrantes en période menstruelle alors qu'elles retombaient complètement normales après,
- 8:24comme grosse crise avant,
- 8:26pendant,
- 8:26puis après,
- 8:27d'un coup,
- 8:28moi,
- 8:28je me disais,
- 8:29il y avait des laboratoires de recherche,
- 8:31je travaillais,
- 8:31je me disais,
- 8:32c'est étrange,
- 8:33qu'est-ce qui peut justifier ça,
- 8:34qu'on devienne dans un état chroniquement suicidaire,
- 8:40puis la semaine d'après,
- 8:41les femmes,
- 8:41on les montre,
- 8:42c'est beau.
- 8:43Merci.
- 8:44Moi,
- 8:44ça me suscitait beaucoup,
- 8:45beaucoup de questions dans le milieu psychiatrique.
- 8:48Et les quatre dernières années de ma carrière,
- 8:49j'étais à l'ado-psychiatrie,
- 8:51donc j'ai travaillé avec des adolescents.
- 8:52Et là aussi,
- 8:53j'ai vu beaucoup d'adolescents,
- 8:55par exemple,
- 8:55avec des problématiques d'Hashimoto,
- 8:58comme une maladie d'Hashimoto,
- 8:59par exemple,
- 9:00et des troubles de conduite écoeurant,
- 9:03des explosions.
- 9:04Fait que j'ai commencé à dire aussi,
- 9:06OK,
- 9:06il y a aussi comme quelque chose de neurophysiologique qui fait en sorte qu'il y a une dysrégulation émotionnelle.
- 9:12Wow !
- 9:13Donc,
- 9:14on peut voir,
- 9:15j'ai pas vu un,
- 9:15j'ai vu comme des dizaines.
- 9:17Des heures,
- 9:18c'est ça,
- 9:18exact.
- 9:19Alors,
- 9:20en me promenant comme ça sur les unités de soins psychiatriques,
- 9:22là,
- 9:23psychogériatrie,
- 9:24voire comme la dépendance à ça,
- 9:27ça m'a vraiment centralisée en disant,
- 9:29OK,
- 9:29tu sais,
- 9:30l'esprit,
- 9:31la régulation émotionnelle,
- 9:32les émotions ne sont pas déconnectées du fonctionnement du corps.
- 9:35Je le vois très bien ici dans le monde psychiatrique que des conditions physiologiques très importantes amènent des dérèglements.
- 9:43je vais dire psychologique,
- 9:44une détresse psychologique,
- 9:45des fois à des intensités de vouloir s'enlever la vie.
- 9:49Donc à travers tout ça,
- 9:51pour répondre vraiment clairement à ta question,
- 9:52j'ai fait plusieurs prises de conscience.
- 9:54Comment ça se fait que des conditions de santé comme ça nous amènent en dysrégulation émotionnelle ?
- 10:01Pour m'apercevoir que...
- 10:03C'est parce qu'il y a une communication entre l'intestin et toutes les bactéries,
- 10:07les micro-organismes du corps et le cerveau.
- 10:09Le cerveau,
- 10:10c'est un computer.
- 10:12Il compute ce qui se passe à l'intérieur du corps.
- 10:17Quand on a vu des centaines de personnes en psychose,
- 10:20complètement délirées,
- 10:22on voit bien que le cerveau n'est plus dans son état fonctionnel.
- 10:24Mais la raison,
- 10:25l'affaire,
- 10:26c'est pourquoi ?
- 10:28Qu'est-ce qui fait ça ?
- 10:31Qu'est-ce qui cause ?
- 10:32Et là,
- 10:33on la...
- 10:33La question est,
- 10:34pourquoi le cerveau ne fonctionne plus normalement ?
- 10:35Pourquoi une personne est délivrée ?
- 10:37Pourquoi une personne veut s'enlever la vie ?
- 10:39Pourquoi une personne est en dysrégulation émotionnelle ?
- 10:41Pourquoi les jeunes enfants ont des troubles de conduite ?
- 10:44Pourquoi il y a une montée fulgurante du TDAH de comme 1%
- 10:49de la population à des plans d'intervention dans la moitié des enfants dans les écoles primaires ?
- 10:55Moi,
- 10:55je me pose beaucoup de questions.
- 10:58C'est une chercheure.
- 11:01Je n'ai pas mal donné.
- 11:02C'est ça.
- 11:03Oui.
- 11:04Mais j'ai cet esprit un peu là de ne pas me suffire des premières réponses qui me sont...
- 11:08De curiosité.
- 11:10Oui,
- 11:10absolument.
- 11:12Donc,
- 11:12c'est ça.
- 11:12Fait que là,
- 11:13j'ai fait un plus un pour comprendre que quand le cerveau n'est pas optimal,
- 11:17quand le cerveau a des problématiques à bien fonctionner,
- 11:21il y a quelque chose dans le corps qui justifie ça.
- 11:24Le cerveau,
- 11:25c'est...
- 11:27Comme je dis,
- 11:27c'est notre ordinateur,
- 11:28c'est lui qui compute l'information,
- 11:30c'est nos lunettes du monde.
- 11:31Il ne peut pas bien aller s'il y a des enjeux organiques très importants.
- 11:38Donc,
- 11:39dans mon parcours psychiatrique,
- 11:40je voyais bien aussi que la seule façon d'aider les gens,
- 11:44c'est avec les molécules,
- 11:45c'est pharmacocentré.
- 11:48Et je voyais,
- 11:49c'est sûr que ça peut fonctionner pour calmer des enjeux d'intensité de crise,
- 11:53ça,
- 11:53ça fonctionne.
- 11:55Merci.
- 11:56Après,
- 11:57sur le long terme.
- 11:58C'est ça,
- 11:58c'est ça.
- 11:59On ne vient pas de régler le problème.
- 12:02On fait juste comme masquer,
- 12:03on met un plaster sur le bobo,
- 12:05on met,
- 12:05tu sais.
- 12:06C'est ça.
- 12:07Et mes 13 premières années de pratique m'ont vraiment permis d'observer dans des cas graves et persistants que ça masque le symptôme,
- 12:14mais dès qu'on enlève,
- 12:16s'il n'y a pas eu de changement du terrain,
- 12:18les symptômes reviennent.
- 12:20Les symptômes reviennent,
- 12:21puis là,
- 12:21la peur se prend là-dedans parce que les gens ne veulent pas rechuter.
- 12:25Puis là,
- 12:25les professionnels sont inquiets.
- 12:27Puis là,
- 12:27il y a de la danger.
- 12:28Donc,
- 12:28ça crée comme une spirale où la personne ne s'en sort jamais finalement.
- 12:32Oui,
- 12:32c'est ça.
- 12:33OK.
- 12:34Puis,
- 12:35donc là,
- 12:36tu l'as dit tantôt,
- 12:37essai-erreur.
- 12:38Oui.
- 12:39Tu as tenté plusieurs choses,
- 12:41selon aussi ce que tu lisais,
- 12:42bien entendu.
- 12:43Oui.
- 12:44Tout en concernant mon travail en psychiatrie puis en voyant un peu,
- 12:47je vais dire,
- 12:47la fermeture du milieu,
- 12:49il n'y a pas beaucoup d'ouverture.
- 12:50C'est ça.
- 12:52Je me suis dit,
- 12:53bon,
- 12:53Moi j'essaie des choses avec mon fils.
- 12:56Comme j'ai fait une formation en Europe avec une psychiatre.
- 13:00En Europe,
- 13:00ils sont comme beaucoup plus ouverts.
- 13:03À l'époque,
- 13:03ils étaient beaucoup plus ouverts.
- 13:05Cette psychiatre-là travaillait avec des clientèles qui souffraient de troubles du sphèque d'autisme.
- 13:09Puis elle observait que quand on enlève la caséine d'une protéine du lait,
- 13:14qui est difficile à digérer,
- 13:15et le gluten,
- 13:16qui est une protéine végétale aussi difficile à digérer,
- 13:18elle voyait des améliorations chez les clientèles qui souffraient de troubles du sphèque d'autisme.
- 13:22C'est la première étape.
- 13:23que j'ai faite chez moi.
- 13:24Intéressant.
- 13:26Suivre ce qu'on appelle la diète sans gluten et sans casin.
- 13:30Alors,
- 13:30je me suis formée à cette Ausha.
- 13:32J'ai vu chez mon fils,
- 13:33dans les premières semaines,
- 13:35des transformations quand même assez importantes.
- 13:37OK.
- 13:38OK,
- 13:39donc je me suis dit,
- 13:39« Oh,
- 13:40OK,
- 13:40il y a quelque chose là qui est important. »
- 13:42Les transformations,
- 13:43souvent les parents me demandent quoi,
- 13:45au niveau de la constipation,
- 13:46entre autres.
- 13:48Ça a tout de suite changé.
- 13:50Ensuite,
- 13:51le système nerveux.
- 13:52Mon enfant était beaucoup plus calme.
- 13:54C'était un petit garçon qui était très anxieux,
- 13:56très agité,
- 13:58faisait des petites paniques.
- 14:01Il était très stressé.
- 14:02J'ai vu le système nerveux s'apaiser dans les semaines qui ont suivi ça.
- 14:06Un meilleur sommeil.
- 14:08La première fois,
- 14:09je rentrais dans sa chambre et je voyais qu'il dormait profondément.
- 14:12Ce que je ne voyais pas.
- 14:13Il était agité.
- 14:14Je rentrais dans sa chambre,
- 14:15il y avait un moindre bruit.
- 14:16Il sursautait.
- 14:17Donc,
- 14:18j'ai vu que ça l'a calmé,
- 14:19apaisé.
- 14:20Ensuite,
- 14:21il a commencé à tolérer mieux les vêtements.
- 14:24Je ne pouvais pas.
- 14:25La texture.
- 14:26La texture.
- 14:28J'ai fait des exceptions.
- 14:29Ça a amélioré tranquillement.
- 14:32J'ai vu des changements.
- 14:33C'était révélateur.
- 14:34Tu sais,
- 14:35tu devais être tellement capotée.
- 14:37Sérieux.
- 14:37Je me capotais parce que l'ostéopathe me l'avait dit.
- 14:39Je ne l'avais pas vraiment cru.
- 14:41Non,
- 14:41mais oui.
- 14:43Je comprends parce que tu n'étais pas dans ce monde-là.
- 14:45Je n'étais pas rendue là.
- 14:46C'est ça,
- 14:47c'est ça.
- 14:50Il y a tellement de choses à découvrir comme ça que les gens ignorent.
- 14:54Oui,
- 14:55c'est que ça a commencé comme ça.
- 14:56Puis mon conjoint et moi,
- 14:57on a vraiment sauté à pieds joints là-dedans en disant,
- 15:00on va l'aider si ça l'aide,
- 15:01on va le faire,
- 15:01puis c'est tout.
- 15:02Et puis,
- 15:04on a fait ça quand même pas mal d'années.
- 15:06On a vu des changements,
- 15:07même au service de garde,
- 15:09on se faisait dire,
- 15:09votre enfant socialise,
- 15:11c'était plus difficile avant.
- 15:13Il joue avec les jouets maintenant,
- 15:15alors qu'il rangeait les jouets avant.
- 15:17Il rangeait.
- 15:18Oui.
- 15:19Là,
- 15:19il a commencé à jouer.
- 15:21Votre enfant joue,
- 15:22votre enfant veut voir d'autres amis.
- 15:25Moi,
- 15:25je me disais,
- 15:26il commence à socialiser,
- 15:27il a le goût de voir.
- 15:29Parce que la socialisation,
- 15:31c'est vraiment un besoin humain qui peut s'opérer quand on est stable,
- 15:37comme quand notre intestin va bien.
- 15:39Ça fait du sens.
- 15:40Oui.
- 15:41J'ai commencé à lire sur les effets de l'inflammation de bas grade,
- 15:47C'est-à-dire...
- 15:48La toxicité créée dans l'intestin,
- 15:52qui est de bas grade,
- 15:53c'est-à-dire qu'elle n'est pas nécessairement perceptible au bilan sanguin.
- 15:56Il y a des gens qui vont me dire « j'ai fait des tests et tous mes protéines diéractives sont bêtes » .
- 16:00C'est de l'inflammation qui est causée par…
- 16:02on crée de la toxicité dans l'intestin.
- 16:04Tout le monde,
- 16:05on le sait,
- 16:05on va à la toilette,
- 16:06on a des gaz,
- 16:06c'est de la toxicité.
- 16:08Oui,
- 16:08absolument.
- 16:09Les déchets métaboliques de nos micro-organismes,
- 16:12de notre forêt intérieure.
- 16:14On crée de la toxicité dans notre forêt intérieure.
- 16:16et...
- 16:17Si cette toxicité-là est trop grande,
- 16:20c'est comme si ça pollue notre forêt.
- 16:22Et un des conséquents d'une forêt polluée,
- 16:25c'est que la communication avec le cerveau n'est pas optimale,
- 16:28mais aussi,
- 16:29on n'a pas le goût de socialiser.
- 16:30C'est un facteur très important,
- 16:32la sociabilité émotionnelle.
- 16:35Absolument.
- 16:36C'est ça.
- 16:36Donc,
- 16:36tu te détaches de ça.
- 16:37Tu n'as pas envie de voir les gens.
- 16:39Une personne adulte,
- 16:40par exemple,
- 16:41tu n'as pas envie de voir le...
- 16:43Tu vas rester chez toi.
- 16:44Tu vas...
- 16:45Absolument.
- 16:46Pour les enfants,
- 16:46ça va se matérialiser plutôt comme,
- 16:48les très jeunes enfants,
- 16:49comme le non-désir d'aller voir les autres amis.
- 16:54Alors,
- 16:54spontanément,
- 16:55un enfant qui est bien,
- 16:56il veut voir les amis.
- 16:58C'est très intéressant ça.
- 16:59Oui,
- 17:00parce qu'il y en a beaucoup qui vivent ça.
- 17:01Oui,
- 17:02plus de plus en plus.
- 17:03Et voilà.
- 17:04Oui,
- 17:05exact.
- 17:05C'est ce qui m'attriste énormément parce que c'est pire en pire et pas mieux en mieux.
- 17:09Exact.
- 17:09Exactement.
- 17:12Alors,
- 17:13j'ai vu ça changer aussi,
- 17:14mon conjoint aussi.
- 17:14Puis mon conjoint,
- 17:17il y avait à ce moment-là,
- 17:19lui souffrait lui-même d'un colon irritable.
- 17:22Et ce qui est intéressant aussi,
- 17:24c'est qu'il a vraiment renversé sa condition en faisant les mêmes changements alimentaires que notre fils.
- 17:31Ça a amélioré son état à lui aussi.
- 17:35C'est merveilleux.
- 17:36Je vais te le dire,
- 17:37je m'intéresse beaucoup à ça parce que le garçon de mon conjoint a développé justement une colite ulcéreuse depuis cet hiver.
- 17:44Et c'est pour ça que je me dis,
- 17:46pardon ?
- 17:46Un enfant qui développe une colite ulcéreuse ?
- 17:49Ça ne fonctionne pas.
- 17:51Je veux dire,
- 17:51ça ne marche pas.
- 17:52Il y a de quoi qui cloche définitivement.
- 17:55Puis c'est pour ça que je m'y intéresse davantage.
- 17:57Tu aurais dû y voir le repas de ce matin.
- 18:00Fait que des protéines,
- 18:01peut-être,
- 18:02tu sais.
- 18:02Donc,
- 18:03on a coupé.
- 18:04les glucides là-dessus.
- 18:05Mais ce n'est pas facile,
- 18:06c'est un jeune homme de 17 ans.
- 18:07C'est ça.
- 18:08Mais décoller tout le serreur,
- 18:09ça,
- 18:09c'est une autre affaire.
- 18:10Quand j'étais en pratique privée traditionnelle comme psychologue,
- 18:14je n'entendais pas ça,
- 18:15décoller tout le serreur chez les adolescents,
- 18:17des filles avec des ovaires polycystiques à 14 ans,
- 18:21des affaires qui sont apparues.
- 18:24Puis évidemment,
- 18:25c'est techniquement hors mon champ parce que moi,
- 18:27j'étais psychologue,
- 18:28mais les gens me racontent leur vie.
- 18:31Ils ont de la dépression,
- 18:32de l'anxiété,
- 18:32ils ont des problèmes X,
- 18:33Y,
- 18:34de la attaque de pancréas.
- 18:36De manière concomitante à ça,
- 18:38des ados qui ont des ovaires polycystiques,
- 18:40de l'endométriose sévère,
- 18:41des troubles menstruels importants.
- 18:43Aucun bon sens.
- 18:44Des ulcères à 14 ans,
- 18:4715 ans.
- 18:48Bien non.
- 18:48Ça n'existait pas ça.
- 18:49Ou en tout cas,
- 18:50la prévalence était moindre,
- 18:52vraiment moindre.
- 18:53Effectivement.
- 18:54Je le vois.
- 18:55Je le vois de manière comorbide,
- 18:56l'évolution des problématiques.
- 19:00Je voyais dans ma pratique.
- 19:03C'est ça.
- 19:04Excuse-moi,
- 19:04j'ai dérivé du...
- 19:06Ton conjoint aussi a décidé et a renversé justement son problème de santé.
- 19:11Ça l'a énormément aidé,
- 19:13même au niveau des bilans sanguins à ce moment-là,
- 19:14au niveau des marqueurs inflammatoires qui étaient inflammés.
- 19:17La pandémie s'est réactive,
- 19:19entre autres.
- 19:20Tout est redevenu normal pour lui.
- 19:22On s'est dit,
- 19:23ah,
- 19:23OK.
- 19:24Il y a quelque chose qui joue aussi avec juste le fait de...
- 19:27Réduire l'exposition au corps à certains glucides transformés,
- 19:30à des protéines difficiles à digérer,
- 19:32comme la caséine entre autres,
- 19:34au gluten,
- 19:35une protéine végétale indigeste,
- 19:36le maïs complètement indigeste.
- 19:38Juste en enlevant des produits ultra transformés où il y a du soya à quantité industrielle.
- 19:44On a fait des coupures assez simples pour se ramener à une alimentation beaucoup plus,
- 19:48je vais dire,
- 19:49ancestrale.
- 19:50Oui,
- 19:50de base.
- 19:52Des vrais aliments qui n'ont pas subi de transformation.
- 19:56Éviter les agents liants,
- 19:57éviter les colorants,
- 19:58éviter tout ça.
- 19:59Le plus possible,
- 20:00on faisait de notre mieux.
- 20:02Oui,
- 20:02oui.
- 20:02Deux jeunes parents qui travaillent,
- 20:06comme tous les parents,
- 20:07occupés.
- 20:09Mais c'était extraordinaire les changements qu'on voyait chez notre enfant.
- 20:14C'est ça.
- 20:14Bien,
- 20:15c'est ça.
- 20:15Ça fait que tu as le goût de continuer en ce sens dans ce temps-là.
- 20:18Puis quand je l'ai fait évaluer en neuropsychiatrie,
- 20:19évidemment,
- 20:19j'ai été psy pendant 17 ans.
- 20:21Donc,
- 20:22j'avais accès à toutes sortes de professionnels.
- 20:24C'est magnifique.
- 20:25Mais j'ai fait évaluer en neuropsychiatrie.
- 20:26J'ai pris une neuro qui était en Ontario parce que je voulais avoir quelqu'un qui ne me connaît pas.
- 20:31et qui est objective.
- 20:34C'est stratégique,
- 20:35mon affaire.
- 20:36Je fais évaluer mon fils.
- 20:38Elle me dit qu'elle a mis le diagnostic de troubles du spectre de l'autisme qu'on appelle la dysfonction non-verbale.
- 20:45Ça fait partie du trouble du spectre de l'autisme.
- 20:47C'est vaste comme catégorie de diagnostic.
- 20:50Dysfonction non-verbale,
- 20:51c'est-à-dire c'est un enfant qui performe dans la douance au niveau verbal.
- 20:56D'ailleurs,
- 20:57Olivier...
- 20:58Il parlait comme un adulte très,
- 21:00très jeune.
- 21:00C'était étrange.
- 21:01Il avait un vocabulaire bien trop avancé.
- 21:04Il a une douance au niveau verbal,
- 21:06mais il est dans le déficit au niveau des praxis,
- 21:11qui est moteur.
- 21:13Ça fait un enfant qui semble un peu étrange à première vue.
- 21:16C'est comme,
- 21:17il n'est pas habile au niveau motricité.
- 21:19Il est vraiment habile,
- 21:20mais au niveau du langage,
- 21:22extrêmement doué.
- 21:24C'est un peu bizarre comment les gens reçoivent...
- 21:27c'est-à-dire c'est un profil atypique.
- 21:30Et elle m'a dit,
- 21:32« Moi,
- 21:33je vais mettre le diagnostic aussi de TDAH avec ça parce que sa mémoire de travail,
- 21:38donc ce qu'on évalue en neuropsychologie pour qualifier un enfant qui est capable cognitivement d'encoder en mémoire de travail,
- 21:45est comme dans la déficience. »
- 21:48Fait qu'elle dit une mémoire,
- 21:49en d'autres mots,
- 21:50j'aime taquiner mon fils avec ça,
- 21:51mais une mémoire de poisson,
- 21:52là.
- 21:53Il encode.
- 21:54Oui,
- 21:54OK.
- 21:54OK ?
- 21:54Oui.
- 21:56Et puis,
- 21:58donc,
- 21:58pourquoi je dis ça ?
- 21:59C'est que quand on a fait les changements au niveau de l'alimentation sur plusieurs mois,
- 22:03j'ai refait de faire des échelles de testing au niveau de la mémoire,
- 22:06juste pour voir qu'est-ce qu'elle allait se passer là.
- 22:08Puis,
- 22:08les échelles ont bougé.
- 22:10Ça dit qu'il y avait eu une augmentation de ses capacités de mémoire de travail.
- 22:15Donc,
- 22:16signe que c'est supposé d'être des…
- 22:19Ce qu'on apprend à l'école,
- 22:20c'est des marqueurs stables dans le temps.
- 22:21Ça ne bouge pas,
- 22:22mais en réalité,
- 22:23ça peut bouger.
- 22:24Ça peut bouger.
- 22:25Si ça peut bouger,
- 22:25c'est à cause de l'inflammation.
- 22:27Oh,
- 22:27wow.
- 22:28Tous les liens,
- 22:29hein ?
- 22:29Incroyable.
- 22:31Tu comprends plus tard pourquoi ça peut bouger.
- 22:33Oui,
- 22:33oui,
- 22:34mais en fait,
- 22:34c'est qu'à un moment donné,
- 22:35tu réalises,
- 22:35tu fais comme,
- 22:36ah oui,
- 22:37c'est ça.
- 22:38Exact,
- 22:39je comprends très,
- 22:39très bien.
- 22:40Donc,
- 22:41qu'est-ce que ça veut dire ?
- 22:42Bien là,
- 22:42mettons,
- 22:42il y avait
- 22:446 ou 7 ans lors de la première évaluation de neuro.
- 22:47Il y avait des jeunes ergothérapeutes en place pour des dyspraxies qui allaient à l'école à toutes les semaines.
- 22:51On voyait le physio,
- 22:52on voyait le stéo,
- 22:53on voyait comme c'était full professionnel autour de lui.
- 22:56Qu'est-ce que ça veut dire ?
- 22:57C'est que quand on travaille l'intestin à réduire la toxicité produite dans l'intestin,
- 23:04on arrive à resserrer les jonctions du mur.
- 23:08Parce que plus il y a de toxicité produite,
- 23:11on voit ça comme une forêt intérieure.
- 23:12Donc,
- 23:13si on prend l'image,
- 23:14si on regarde...
- 23:14Une forêt en vue aérienne,
- 23:16il y a les arbres,
- 23:16il y a le tronc,
- 23:17il y a le sol.
- 23:18C'est un peu le même concept,
- 23:19c'est facile à comprendre de même que la nourriture arrive,
- 23:23les villes,
- 23:23les feuilles,
- 23:24les cellules.
- 23:25La cellule,
- 23:25c'est le tronc.
- 23:26C'est comme une jonction,
- 23:27tous les troncs,
- 23:28toutes les forêts,
- 23:29c'est comme le mur de l'intestin.
- 23:31Et le sol,
- 23:32c'est la flore,
- 23:34notre flore intestinale.
- 23:35Flore,
- 23:35très bien,
- 23:35oui.
- 23:36Donc,
- 23:38quand on produit énormément de toxicité,
- 23:40c'est comme s'il y avait énormément de pollution dans ma forêt.
- 23:43Les arbres sont ouverts,
- 23:45c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'étanchéité,
- 23:47ça crée ce qu'on appelle un intestin perméable.
- 23:51Si mes feuillus ne sont pas assez denses,
- 23:53la toxicité va passer et elle va aller atteindre ma flore,
- 23:58le terreau.
- 24:00Donc,
- 24:00ce qu'on souhaite,
- 24:01c'est que ce mur-là soit assez étanche pour ne pas que les particules d'aliments non digérés,
- 24:07la toxicité,
- 24:08ce qui ne doit pas passer vers le flux sanguin.
- 24:12dans le sol,
- 24:13reste,
- 24:14ne puisse pas être,
- 24:15doit être évacué.
- 24:19Et si la toxité est trop grande,
- 24:21ça crée cette ouverture entre le mur et les jonctions,
- 24:23bien,
- 24:24la toxité peut circuler et aller atteindre le cerveau et causer la neuroinflammation.
- 24:31Il est là le problème.
- 24:32Il est là le problème.
- 24:34L'inflammation est responsable de beaucoup d'éléments de dysrégulation émotionnelle,
- 24:39c'est-à-dire
- 24:40On a classifié en psychologie traditionnelle et en médecine les troubles en compartiment.
- 24:45Troubles bipolaires,
- 24:46TDAH,
- 24:47je donne des exemples,
- 24:48troubles de la personnalité,
- 24:50mais en réalité...
- 24:53Un ensemble de ces symptômes-là est causé par la neuroinflammation.
- 24:56Absolument.
- 24:58Et tu sais,
- 24:58on parle juste de ce phénomène-là,
- 25:00mais qu'en est-il de toutes les maladies du corps ?
- 25:02C'est ça.
- 25:03Ça part aussi de là,
- 25:04c'est l'inflammation.
- 25:05C'est ça,
- 25:06l'inflammation de bas grade,
- 25:08ou même des fois,
- 25:09les marqueurs en médecine vont être très clairs.
- 25:13Il y a de l'inflammation,
- 25:14on le sait,
- 25:15ça va sortir complètement.
- 25:17Des fois,
- 25:17non,
- 25:17mais on peut parler plus d'une inflammation de bas grade à ce moment-là.
- 25:21Dans mon champ psychologie,
- 25:22c'est la neuroinflammation.
- 25:24Voilà,
- 25:25exactement.
- 25:26Et il y a des gens qui sont plus en douleur ou autres problématiques.
- 25:30Effectivement,
- 25:31effectivement.
- 25:32L'articulaire,
- 25:33les problèmes,
- 25:34bien,
- 25:34écoute,
- 25:34il y a tout.
- 25:36C'est bien de valeur,
- 25:37mais l'inflammation vient faire un ravage.
- 25:39Oui,
- 25:39exactement.
- 25:40Alors,
- 25:41moi,
- 25:41ce que je veux aussi me diriger,
- 25:43c'est maintenant,
- 25:44qu'en est-il de l'alimentation que tu as choisie ?
- 25:48Qu'en est-il de...
- 25:49Tout ce que tu fais,
- 25:50encore une fois,
- 25:50je reviens,
- 25:51tu es vraiment allée en entonnoir.
- 25:53Oui,
- 25:54oui.
- 25:54Puis,
- 25:54à un moment donné,
- 25:55à force de faire des essais-erreurs,
- 25:57tout ça,
- 25:57tu t'es rendu compte que oui,
- 25:58là,
- 25:59on est sur un point.
- 26:00Tu as parlé,
- 26:01bon,
- 26:01une alimentation de base,
- 26:02vraiment ancestrale.
- 26:04Mais c'est quoi ?
- 26:05C'est quoi que tu veux dire ?
- 26:06Parce que les gens,
- 26:07des fois,
- 26:07ils font comme,
- 26:08OK,
- 26:08mais encore,
- 26:09c'est quoi une recette ?
- 26:10Oui,
- 26:10c'est quoi ?
- 26:12Mais en fait,
- 26:12premièrement,
- 26:13tu as un programme.
- 26:14Oui,
- 26:15bien plusieurs,
- 26:15en fait.
- 26:16Qu'est-ce que c'est ?
- 26:17J'en ai pour tous les goûts,
- 26:18disons.
- 26:18J'ai des formations virtuelles qui s'adressent à la famille,
- 26:21d'autres en plus individuelles.
- 26:23J'ai également de l'accompagnement 1 à 1 de coaching,
- 26:27d'accompagnement alimentaire,
- 26:29d'optimisation du microbiote en 1 à 1.
- 26:31Fait que dépendamment des problématiques,
- 26:33j'ai aussi des cohortes de groupes deux fois par année.
- 26:37Des cohortes de femmes.
- 26:41je fais des petites retraites de temps en temps la semaine dernière au Québec
- 26:48Je vais essayer une ou deux fois là de faire une retraite.
- 26:50C'est tous des formats qui répondent à différents besoins qui peuvent être intéressants.
- 26:55Si on a le goût d'une petite vacance,
- 26:56le format retraite,
- 26:57c'est le fun.
- 26:58On vient apprendre et on se détend dans un environnement sain.
- 27:01Si on veut des transformations plus profondes,
- 27:03je dirais il y a 12 semaines de transformation.
- 27:05Je ne sais pas.
- 27:08Parce qu'il faut se le dire,
- 27:09ça prend un temps quand on fait un changement.
- 27:12On ne fait pas ça du jour au lendemain parce qu'on peut vivre plein.
- 27:15Malheureusement,
- 27:15les gens vivent fou presque.
- 27:17C'est comme
- 27:18Mon Dieu,
- 27:18j'ai plus mon sucre,
- 27:20j'ai plus mon pain.
- 27:21Au sevrage,
- 27:22il y a des périodes de sevrage quand même assez importantes.
- 27:24C'est ça.
- 27:25Enlever le pain,
- 27:25ça amène du sevrage.
- 27:27Enlever le sucre,
- 27:27ça amène du sevrage.
- 27:29Puis,
- 27:29il faut être prêt mentalement.
- 27:31Voilà,
- 27:32exactement.
- 27:33C'est ça l'affaire.
- 27:35Donc,
- 27:36c'est ça.
- 27:36J'ai différents.
- 27:36Mais sur ma page web,
- 27:37j'ai plein de choses.
- 27:38Mais sur mes réseaux sociaux,
- 27:40je suis très active.
- 27:42Il y a plein de contenus gratuits.
- 27:44Je vais mettre au bas du podcast,
- 27:46d'ailleurs,
- 27:47tous tes liens.
- 27:47Donc,
- 27:47les gens vont pouvoir aller te voir et te trouver.
- 27:50Facebook,
- 27:51ma communauté qui est super,
- 27:524000 membres qui échangent sur les protocoles alimentaires,
- 27:55tout ça,
- 27:56ça fait que c'est vraiment bien aussi.
- 27:58Super,
- 27:58bon,
- 27:58ils vont pouvoir te trouver.
- 27:59Alors,
- 27:59la méthode GAPS ?
- 28:01Oui,
- 28:01c'est ça.
- 28:01Donc là,
- 28:02plus tard,
- 28:02avec mon fils,
- 28:03je pense qu'il avait
- 28:057 ou 8 ans,
- 28:06c'est une naturopathe avec qui je travaillais.
- 28:07Donc,
- 28:08plus tard,
- 28:09toujours en étant un psychologue en psychiatrie,
- 28:12j'ai ouvert une clinique holistique avec deux autres psychologues.
- 28:14Mon souci était de...
- 28:16Donner un accès aux soins en Outaouais aux gens qui voulaient travailler de manière holistique.
- 28:20Alors on avait des psychologues,
- 28:22une petite clinique de nutritionniste,
- 28:24ostéo,
- 28:25naturopathe,
- 28:26deux naturopathes avec nous.
- 28:28Pendant une dizaine d'années,
- 28:29on a opéré,
- 28:30un moment donné,
- 28:30simultanément,
- 28:31j'étais en psychiatrie et là,
- 28:32mais un moment donné,
- 28:32j'ai juste quitté le milieu psychiatrique pour me dédier complètement.
- 28:36Mais on a opéré vraiment une très belle clinique jusqu'en 2022 où on pouvait justement,
- 28:42le client était au cœur des des interventions,
- 28:44puis vous pouvez vraiment...
- 28:46aller chercher.
- 28:48Et dans cette clinique-là,
- 28:50la naturopathe avec qui je collaborais,
- 28:52elle était formée,
- 28:53elle connaissait bien le protocole GAPS.
- 28:55Donc,
- 28:55elle m'a parlé du protocole GAPS.
- 28:57J'ai lu les livres.
- 28:58Je pense qu'Olivier avait,
- 28:59je ne sais pas,
- 29:00six ans peut-être.
- 29:01Et là,
- 29:02ça,
- 29:02c'était comme,
- 29:03ça,
- 29:03c'était le summum de la théorie de tout ce que j'avais.
- 29:08Les pièces du puzzle manquantes,
- 29:09c'était ça.
- 29:10C'est ça.
- 29:11On était là,
- 29:11là.
- 29:12Exact.
- 29:13Donc,
- 29:13GAPS,
- 29:14c'est les initiales G-A-P-S.
- 29:15pour gut,
- 29:16gut ça veut dire intestin,
- 29:18and psychology syndrome,
- 29:20donc le syndrome entéro-psychologique.
- 29:24Entero pour entérocyte,
- 29:26c'est pour ça qu'on appelle ça un gastro-entérologue.
- 29:28Donc c'est vraiment comment les entérocytes,
- 29:32nos cellules de l'intestin,
- 29:34s'ils ne sont pas en forme,
- 29:35peuvent occasionner des troubles mentaux ou des troubles psychiatriques.
- 29:39Comment c'est lié.
- 29:41Enfin,
- 29:41t'étais tombée dessus !
- 29:43Elle expliquait tous les troubles neurodéveloppementaux,
- 29:46le TDAH,
- 29:47tout ce que mon fils avait,
- 29:48la dyspraxie,
- 29:49c'était là-dedans,
- 29:50je capotais.
- 29:52Donc là,
- 29:52j'ai lu ce livre-là 15 fois.
- 29:54À l'époque,
- 29:54il était qu'en anglais,
- 29:55puis c'était assez chargé scientifiquement.
- 29:58Je l'ai lu,
- 29:58je l'ai lu,
- 29:59je l'ai lu,
- 29:59puis j'ai commencé à appliquer le protocole alimentaire qui était suggéré là-dedans.
- 30:04Puis là,
- 30:05révolution vraiment pour notre fils,
- 30:09vraiment on a vu encore plus de changements durables.
- 30:11Et là,
- 30:12je me suis dit,
- 30:13bien,
- 30:13il faut que tout le monde connaisse ce protocole-là,
- 30:15ça n'a pas de sens.
- 30:16Et j'ai commencé en clinique,
- 30:18dans ma clinique de psychologue,
- 30:19à parler un peu de ça,
- 30:21de comment le microbiote était lié à la santé mentale et tout ça.
- 30:26Et j'ai fait ma certification GAPS parce que plus tard,
- 30:29beaucoup plus tard,
- 30:30les professionnels de la santé ont le droit de se former comme praticien ou certifié.
- 30:36C'est vraiment une certification extraordinaire qui est quand même d'une bonne durée de quatre mois,
- 30:41presque temps plein,
- 30:43pour aller apprendre le protocole,
- 30:46des essais cliniques à rédiger.
- 30:48C'est la neurologue qui donne les ateliers de formation autour d'elle.
- 30:52C'est une neurologue qui a écrit ce protocole-là.
- 30:55Il y a des ateliers de cuisine à faire pour s'assurer que tu cuisines bien les aliments.
- 30:58L'idée,
- 30:59c'est de régénérer le microbiote intérieur.
- 31:03Oh wow !
- 31:04Étape par étape.
- 31:05Oui.
- 31:08Donc,
- 31:08je suis maintenant certifiée GAP.
- 31:09C'est depuis les dernières années.
- 31:10J'attire tous les professionnels que j'aime avec moi.
- 31:14J'ai sorti.
- 31:14Je vais faire de la formation.
- 31:17Je vais commencer à grandir un peu au Québec.
- 31:19C'est merveilleux.
- 31:20Il faut que ça bouge.
- 31:22J'ai une copine infirmière qui a fait ça récemment.
- 31:24J'ai une copine médecin qui a fait sa formation récemment.
- 31:27Ça me nourrit énormément parce que plus on va avoir de gens formés à la régénération.
- 31:32Cette formation-là,
- 31:32est-ce que c'est toi qui la donnes ou c'est encore la neurologue ?
- 31:35La neurologue.
- 31:36C'est vraiment la formation GAPS officielle.
- 31:39Officielle.
- 31:40C'est ça.
- 31:41Quand tu fais ta certification GAPS officielle,
- 31:44tu peux ensuite enseigner,
- 31:47utiliser les outils.
- 31:50Les théories dans tes ateliers,
- 31:52dépendamment de la profession.
- 31:53Moi,
- 31:54j'étais dans la profession de psychologue,
- 31:56donc j'intègre les outils qui vraiment viennent compléter mes notions traditionnelles.
- 32:02Oui,
- 32:03super.
- 32:05Alors,
- 32:05je reviens à la recette.
- 32:08Je veux que les gens comprennent c'est quoi exactement que tu fais.
- 32:12On n'a pas parlé de gluten.
- 32:14Tu as parlé de plein d'aliments tantôt.
- 32:17ne sont pas bons pour notre corps,
- 32:18par exemple.
- 32:19Tu as parlé du maïs,
- 32:20tu as parlé du soya,
- 32:20tu as parlé,
- 32:21tu sais.
- 32:22Donc,
- 32:23qu'en est-il de ton assiette le matin,
- 32:25le midi,
- 32:26le soir ?
- 32:27Est-ce que parce que les gens sont conditionnés à manger le matin et le midi le soir,
- 32:30tu sais ?
- 32:31Il faut comprendre que ce n'est pas une diète,
- 32:33ce protocole-là.
- 32:33C'est un protocole de soins.
- 32:35Donc,
- 32:36il y a comme deux étapes.
- 32:37L'étape 1,
- 32:38c'est introduire,
- 32:38c'est qu'on veut aller travailler le mur.
- 32:41Quand on fait ça,
- 32:42c'est dans le but de resserrer les jonctions.
- 32:46Et donc,
- 32:46si on va...
- 32:47prioriser,
- 32:48il y a six étapes.
- 32:49Je ne veux pas dire chacune des six.
- 32:50Non,
- 32:51non,
- 32:51non,
- 32:51mais ça donne au moins une idée.
- 32:53En six étapes,
- 32:54au début,
- 32:55le but,
- 32:55c'est de resserrer les jonctions du mur et de régénérer la forêt.
- 32:59Alors,
- 32:59on va manger des aliments qui sont extrêmement digestes,
- 33:01c'est-à-dire qui donnent très peu de travail à nos cellules.
- 33:05Parce que quand on digère,
- 33:06disons,
- 33:06des grains,
- 33:07c'est quoi des grains ?
- 33:09Du pain,
- 33:09des céréales,
- 33:10des pâtes alimentaires,
- 33:11du maïs,
- 33:12bon,
- 33:12des grains,
- 33:12c'est des molécules complexes.
- 33:16Ça veut dire que pour que le corps digère ça,
- 33:19il faut avoir des ouvrières en forme.
- 33:23Quand on est malade,
- 33:23nos ouvrières sont fatiguées.
- 33:26Ça va ?
- 33:27Donc,
- 33:28on va régresser au niveau d'une alimentation extrêmement...
- 33:31Ça a beaucoup de nutriments,
- 33:33peu d'efforts des cellules.
- 33:35Donc,
- 33:35on va manger des bouillons de viande,
- 33:37des viandes mijotées,
- 33:39toutes les viandes,
- 33:39toutes les protéines animales,
- 33:40mais cuites sur des longues durées.
- 33:43On va réintégrer les graisses animales de manière graduelle et progressive,
- 33:48pour donner une chance au corps de procéder à ça.
- 33:52Et on va manger des aliments comme des jaunes d'œufs qui ne demandent aucune digestion.
- 33:57Les premières étapes,
- 33:59c'est de se réapproprier beaucoup de collagène,
- 34:03beaucoup de nutriments.
- 34:05Les gens sont surpris d'entendre que nos cellules absorbent très bien le fer des viandes.
- 34:12Et donc,
- 34:13c'est pour ça qu'on va recommencer à manger d'abord ça.
- 34:16Puis ensuite,
- 34:16on va graduellement réintégrer les produits laitiers qui sont fermentés à la maison pour les faire.
- 34:22Il y a des façons de les fermenter pour avoir beaucoup de bactéries,
- 34:25pas de sucre,
- 34:26donc pas de lactose.
- 34:27On va réintégrer les légumes,
- 34:29mais encore là,
- 34:29sous une forme très digeste.
- 34:31Les légumes hypotoxiques d'abord,
- 34:33qui contiennent faible toxicité.
- 34:35Puis ensuite,
- 34:36la fermentation,
- 34:37les bonnes huiles végétales de qualité crue.
- 34:41Puis on va comme réhabituer notre forêt intérieure à des aliments de plus en plus complexes à digérer.
- 34:47Mais tu ne vas pas jusqu'à remanger des grains dans le fond,
- 34:51les hames ?
- 34:52Non,
- 34:52à la fin.
- 34:53À la fin,
- 34:54mais il faut que les grains soient apprêtés correctement.
- 34:56Qu'est-ce que ça veut dire ?
- 34:59Des céréales de déjeuner,
- 34:59ce n'est pas des grains à prêter correctement.
- 35:03Merci.
- 35:03C'est ça.
- 35:04Il faut comprendre dans le processus,
- 35:07on comprend c'est quoi un grain,
- 35:09c'est quoi sa structure,
- 35:10pourquoi ça peut créer de l'inflammation dans le corps,
- 35:13comment l'industrie manipule les grains pour nous rendre dépendants.
- 35:17Oui.
- 35:17On apprend tout ça dans mes formations.
- 35:19Puis ensuite,
- 35:19si vous voulez en consommer des grains,
- 35:21quand,
- 35:22comment ?
- 35:23Et comment l'apprêter pour le digérer parce que sinon on ne digère pas ça.
- 35:27C'est très difficile à digérer.
- 35:29C'est comme des étapes qui permettent de régénérer la forêt intérieure et ensuite réintégrer des aliments quand l'intestin est prêt.
- 35:38Puis la santé mentale va bien.
- 35:39Parce que moi,
- 35:40je m'invite beaucoup à l'aspect de la santé mentale.
- 35:44Et c'est un peu du cas par cas parce que notre microbiote,
- 35:47notre forêt intérieure,
- 35:48les espèces varient,
- 35:50mais il y a une façon de le faire.
- 35:51Je pense que...
- 35:52Mais je pense que de toute façon,
- 35:54tu sais,
- 35:54tantôt,
- 35:54tu disais,
- 35:54bon,
- 35:55c'est pour vraiment amener un soin à nos intestins.
- 35:58C'est bon,
- 35:58parfait.
- 35:59Il n'en reste pas moins.
- 36:01C'est un style de vie à adopter.
- 36:03Exact.
- 36:03Puis après,
- 36:04les gens me disent,
- 36:05je ne prie plus jamais à manger de pain de ma vie.
- 36:07Oui,
- 36:07on peut en manger,
- 36:08mais on va avoir tellement cheminé dans comment travailler notre flore que les besoins sont différents.
- 36:15Puis j'imagine qu'on sent tellement le changement qu'on n'a pas envie de revenir en arrière.
- 36:21Exactement,
- 36:21c'est ça.
- 36:21Voilà.
- 36:22C'est ça la beauté.
- 36:23C'est là que je dis que c'est un style de vie qu'on adopte.
- 36:26Ce n'est pas un régime qu'on fait.
- 36:29Non,
- 36:29c'est un style de vie.
- 36:30Et quand tu te sens bien,
- 36:31inévitablement,
- 36:33tu continues avec.
- 36:34Tu as moins d'inflammations,
- 36:37tu as moins de problèmes de santé.
- 36:39C'est un tout.
- 36:41Totalement.
- 36:41Exactement.
- 36:42Et c'est dur à croire parce que les gens disent « moi j'adore manger du sucre »
- 36:46ou « j'adore manger mes céréales ou mon gros le matin » .
- 36:49Quand on ne nourrit plus notre forêt intérieure avec ce sucre,
- 36:53parce que c'est du sucre,
- 36:55des grains,
- 36:56c'est du sucre,
- 37:00la variété de nos micro-organismes change.
- 37:03C'est-à-dire,
- 37:04ça modifie ce que la flore veut manger.
- 37:08Donc,
- 37:08quand on donne à notre enfant des aliments,
- 37:10des fois les parents me disent « mon enfant ne veut pas manger ça » .
- 37:12Ce n'est pas lui,
- 37:14c'est sa flore.
- 37:17C'est ça,
- 37:17c'est la flore qu'il choisit.
- 37:19C'est ça,
- 37:20exact.
- 37:20On envoie des messages à notre cerveau en disant,
- 37:23si je veux ça,
- 37:23je veux consommer de la viande.
- 37:24Puis c'est là l'importance du sevrage,
- 37:28comme tu as dit,
- 37:29pour ne pas que le cerveau tombe en état de famine.
- 37:32Je capote,
- 37:32je n'en aurai plus jamais.
- 37:34C'est la première image qu'ils peuvent avoir.
- 37:36Puis là,
- 37:37ils vont retomber,
- 37:39puis ils vont en remanger encore plus.
- 37:41C'est un peu l'effet des régimes.
- 37:42Dans le sens,
- 37:44quand tu tombes dans la restriction,
- 37:46mais que tu ne nourris pas ta forêt intérieure adéquatement,
- 37:50ta flore intestinale,
- 37:51la composition ne change pas.
- 37:54C'est juste en restriction.
- 37:56Donc,
- 37:56quand tu relâches un peu,
- 37:58cette flore-là est encore là et elle t'envoie des signaux.
- 38:01Ça devient obsessionnel.
- 38:03Absolument.
- 38:05Oui,
- 38:05c'est ça,
- 38:05exactement.
- 38:06Puis là,
- 38:06tu vas venir qu'à manger encore plus de tes biscuits ou quelconque,
- 38:10je ne sais pas quoi.
- 38:11Tu rechutes.
- 38:13Exact.
- 38:14Donc,
- 38:14il y a vraiment des stratégies aussi.
- 38:16parcours du protocole GAPS pour pas qu'il y ait des cravings.
- 38:22On va travailler des envies alimentaires.
- 38:23Il y a des façons de faire ça.
- 38:25Il y a vraiment des bonnes stratégies alimentaires pour couper.
- 38:28On veut pas qu'il y ait de montagnes russes de sucre.
- 38:32Dès qu'il y a des montagnes russes de sucre,
- 38:34on a le goût de manger,
- 38:35ça donne des rages.
- 38:36Oui,
- 38:37exactement.
- 38:38On va avoir ça à travers parce que des gens vont me dire...
- 38:41J'essaie,
- 38:41j'essaie toutes mes stratégies,
- 38:42je n'y arrive pas.
- 38:43Ce n'est pas vous,
- 38:44parce qu'il y a un peu de mental là-dedans,
- 38:46de désir,
- 38:46de motivation,
- 38:47mais il y a beaucoup,
- 38:48beaucoup de l'effet de la flore qui parle à notre cerveau.
- 38:51On ne peut pas le négliger.
- 38:53Ça existe.
- 38:54C'est ça,
- 38:54oui,
- 38:54oui,
- 38:55exactement,
- 38:56exactement.
- 38:56C'est vraiment fascinant,
- 38:58Geneviève.
- 38:58Merci infiniment.
- 39:00Avec plaisir.
- 39:01Je crois que les gens vont bien comprendre aussi qu'est-ce qu'il y en est,
- 39:04puis je trouve ça super important de leur faire comprendre ceci,
- 39:08parce que c'est là le nerf de la guerre.
- 39:10Ça se passe au niveau du microbiote,
- 39:12puis souvent,
- 39:13les gens l'ignorent.
- 39:14Oui.
- 39:15Alors,
- 39:15écoute...
- 39:17L'industrie manipule tout ça pour nous rendre dépendants.
- 39:23Dépendants,
- 39:24absolument.
- 39:25Absolument.
- 39:27Oui,
- 39:27exactement.
- 39:27Merci infiniment.
- 39:28Je vais mettre toutes les informations au bas du podcast,
- 39:32parce que le temps file.
- 39:33Donc,
- 39:34je vais pouvoir tout mettre les informations.
- 39:36Si les gens veulent te rejoindre,
- 39:38donc à passer justement par les réseaux sociaux,
- 39:40encore aller sur ton site Internet.
- 39:42Oui,
- 39:43oui,
- 39:43oui.
- 39:43Les réseaux sociaux,
- 39:44c'est le plus facile ou mon courriel info à tongotteparle.com.
- 39:50Je vais aussi le mettre d'ailleurs,
- 39:52donc ils pourront t'écrire directement.
- 39:54Merci beaucoup.
- 39:55C'est très agréable comme discussion.
- 39:57Merci.
- 39:57Merci à toi.
- 39:58Alors,
- 39:59je vous dis à une prochaine pour le podcast.
- 40:02Good.
- 40:03à la vie.