Latest / Chroniques étranges - Histoires d'Horreur & Mystères / Voix Sans Issue | Les silhouettes au pied du lit (2/2) [HORREUR]
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- 0:01Chroniques étranges. Le port des écouteurs est
- 0:11fortement conseillé. La nuit tombe vite, on baisse
- 0:17les becs de gaz dans les couloirs, on ferme les portes et
- 0:20chacun se retire avant que les enfants ne dorment.
- 0:24Hélène reste sur la chaise du palier.
- 0:26Quelques minutes à écouter. Elle ne veut pas dire qu'elle
- 0:30veille, mais c'est ce qu'elle fait.
- 0:33Elle n'arrive pas à se l'avouer, mais elle commence à avoir peur.
- 0:38Au bout d'un moment, elle se lève, elle remet la couverture
- 0:41de l'aîné, vérifie la barre du volet d'un doigt, puis sort sur
- 0:44la pointe des pieds dans le couloir.
- 0:47Elle croit sentir un souffle passer à sa hauteur, ni froid ni
- 0:51chaud, juste une pression qui la contourne et rentre dans la
- 0:56Chambre qu'elle vient de quitter.
- 0:58Elle se retourne mais ne voit que l'ombre du montant sur la
- 1:01moquette. Elle retrouve alors son lit,
- 1:05monsieur h dit qu'il fera demain un vrai tour complet.
- 1:09Elle Hoche la tête, ça sonne comme une énième promesse en
- 1:12l'air à ses oreilles, elle éteint la veilleuse.
- 1:17Dans ce noir, le silence est presque parfait.
- 1:21La maison retient son souffle, comme si quelque chose attendait
- 1:24que tous les regards se ferment. Les jours passent et quelque
- 1:32chose s'alourdit vraiment dans la maison.
- 1:34Parce que les plantes se courbe jusqu'au rebord des pots, l'eau
- 1:38des vase tourne plus vite qu'elle ne devrait.
- 1:40Les enfants reviennent avec des paupières épaisses et des joues
- 1:43trop pâles, et cette migraine lente qui bat dans les tempes
- 1:47d'Hélène ne lâche plus, comme si l'air lui même appuyait sur les
- 1:51yeux sans jamais relâcher la pression.
- 1:59Cette nuit-là, tout paraît tenu par une main invisible.
- 2:02Le couloir n'a plus d'écho, les tapis boivent chaque pas.
- 2:07La flamme derrière le verre ne vacille même plus et l'aîné
- 2:10s'éveille avec la certitude, non pas d'un bruit, mais d'un regard
- 2:14posé sur lui. Une sensation persistante d'être
- 2:17observée. Alors, à peine sortie de son
- 2:20sommeil, il reste immobile quelques secondes.
- 2:24Il écoute, il attend que le cœur se calme.
- 2:29Puis il ouvre les yeux. Là, juste au pied de son lit, 2
- 2:35silhouettes sont assises exactement là où la lumière ne
- 2:39les atteint pas. Tout à fait assez net pour que
- 2:43la forme s'impose, mais assez sombre pour que les détails
- 2:46manquent. L'homme est droit, les mains
- 2:50posées sur les genoux, le buste très fixe.
- 2:54La tête légèrement tournée vers l'enfant comme s'il le
- 2:56surveillait à côté, la femme paraît jeune et si mince que la
- 3:01robe semble flotter autour d'elle.
- 3:03Et ce chapeau à large bord qui mange son visage trace une ligne
- 3:07noire sous les couvertures. Une ombre ronde qui grimpe
- 3:11lentement jusqu'au ventre de l'enfant quand la flamme du
- 3:14palier gonfle d'un souffle à peine plus fort, il veut
- 3:18appeler. Pourtant, la voix ne vient pas.
- 3:21La gorge se serre comme si l'air se retirait un peu plus à chaque
- 3:252nde et le corps refuse l'ordre simple de tendre la main vers la
- 3:28cloche posée sur la table. Une paralysie sourde qui
- 3:32s'installe sans violence et qui devient plus terrifiante que
- 3:35n'importe quel cri. Il essaie de cligner des yeux
- 3:38pour casser l'image, mais l'image ne casse pas.
- 3:41La Silhouette reste à la même distance, patiente, attentive,
- 3:46sans bouger un seul instant le regard fixé sur lui.
- 3:52La femme incline la tête d'un millimètre, un geste si lent
- 3:56qu'on pourrait croire qu'il n'a pas eu lieu, et le bord du
- 3:59chapeau descend encore, comme si elle voulait l'empêcher de voir
- 4:02ses yeux. L'homme, lui, semble respirer au
- 4:06même rythme que l'enfant exact, au point que chaque respiration
- 4:12de l'un appelle l'expiration de l'autre, comme 2 soufflets qui
- 4:16se répondent. Et bientôt.
- 4:18L'enfant ne sait plus quelle respiration est la sienne.
- 4:23Un détail infime traverse la pièce et coupe le cœur net.
- 4:27Le matelas se creuse aux pieds très légèrement.
- 4:31Pas plus qu'un livre posé sur une couverture, mais assez pour
- 4:35que les draps tirent vers le bas et que la couture du bord se
- 4:38tende avec un petit bruit sec. Il essaie de détourner les yeux
- 4:42vers la porte, de chercher l'entre bailleur de lumière du
- 4:45palier. De calculer la distance à
- 4:47parcourir s'il parvenait à rouler hors du lit.
- 4:49Mais les silhouettes sont là, exactement au milieu, exactement
- 4:53à l'endroit qui annule chaque projet.
- 4:56Dans l'odeur chaude et un peu sucré de la pièce surgit une
- 4:59autre note ténu, métallique, presque médicale, qui grimpe
- 5:05dans la gorge et donne envie de tousser sans y parvenir.
- 5:09La femme penche encore la tête de ce mouvement impossible à
- 5:12surprendre et l'enfant voit le reflet jaune du palier.
- 5:15Accrocher un instant quelque chose sous le bord du chapeau,
- 5:19un éclat humide qui pourrait être un œil et qui s'éteint
- 5:23aussitôt. Puis le silence retombe avec
- 5:26cette précision cruelle des maisons trop bien isolées.
- 5:30Il voudrait fermer les paupières et ne pas les ouvrir avant le
- 5:33matin. Pourtant, il sait sans idée de
- 5:36comment ni pourquoi, que s'il les ferme maintenant, il les
- 5:40rouvrira sur les mêmes silhouettes, plus proche, si
- 5:44toutefois. Il les rouva un jour, un souffle
- 5:49passe sur ses doigts, pas froid, pas chaud, un souffle de
- 5:53quelqu'un qui se penche par-dessus le lit sans que le
- 5:56moindre tissu ne froisse et la peau se couvre de chair de
- 6:00poule. L'enfant tremble comme une
- 6:03feuille. Il rassemble tout son courage et
- 6:06appelle enfin timidement maman. Sa mère, qui était à l'affût du
- 6:12moindre bruit, déboula dans sa chambre.
- 6:14À peine avait elle mis un pied dans la pièce que les
- 6:16silhouettes avaient disparu, comme si rien ne s'était passé
- 6:26depuis la scène du lit. Hélène ne lâche plus les enfants
- 6:29d'une semelle et son mari, qui n'a plus la patience de tout
- 6:33expliquer par le bois qui travaille, se met à chercher les
- 6:36histoires sur la maison, d'abord auprès de Léon, puis de la
- 6:40voisine d'en face. Jusqu'à ce que l'aîné avoue
- 6:43avoir trouvé des vieux papiers dans la malle du grenier.
- 6:46Des quittances. Des noms, des dates, des
- 6:49articles. Un nom revient, un couple aussi.
- 6:55On raconte qu'ils ont perdu leur fortune d'un seul coup, qu'ils
- 6:58se sont retirés ici et qu'ils sont morts de chagrin la même
- 7:02année dans le grand lit, suite au décès de leur jeune enfant.
- 7:06Ils seraient morts juste ici, quelques semaines après avoir
- 7:10emménagé. Le jeune couple s'est alors
- 7:13laissé mourir l'un après l'autre.
- 7:16Comme de flammes qui s'étouffent sur les bribes d'articles
- 7:21retrouvés. L'homme est grand et mince et la
- 7:24femme porte un gigantesque chapeau.
- 7:27Personne ne sait s'ils ont eu le temps de vendre la maison, leurs
- 7:30meubles et pourquoi la maison a dormi si longtemps entre de
- 7:33famille. Mais l'idée s'installe et avec
- 7:37elle, une façon différente d'écouter les pièces vides le
- 7:44soir. Pour rassurer Hélène, Monsieur H
- 7:47propose de surveiller un moment le couloir avant de se coucher.
- 7:50Lui même se met à douter de tout.
- 7:53Il s'assoit sur la chaise du palier, écoute le souffle du
- 7:57gaz, la respiration régulière de la maison et cette patte de
- 8:00silence qui colle au tapis. Au bout de quelques minutes, un
- 8:05son arrive, pas un pas, pas un craquement.
- 8:08Autre chose, un frottement lourd prolongé.
- 8:12Comme si l'on poussait un meuble d'un pan de mur à l'autre.
- 8:17Il se lève d'un bond, avance vers la pièce d'angle.
- 8:20La porte s'ouvre sans peine. À l'intérieur, rien n'a bougé,
- 8:25les chaises sont à leur place, la table aussi, mais le tapis
- 8:29garde un plis qu'il n'y était pas.
- 8:31Une petite vague vers la porte, comme si un poids avait roulé
- 8:35dessus. Avant de s'arrêter, il pose la
- 8:38main au sol, sans une tiédeur étrange, au RAS de la laine.
- 8:42Retire la main aussitôt, honteux de sa peur, prêt à rire de lui
- 8:47même, mais incapable de rire, il revient vers la cage d'escalier.
- 8:52Dans la cuisine, en bas, il croit entendre un bruit de
- 8:56porcelaine. Léon, aucune réponse.
- 9:02Il descend 3 marches, hésite, remonte 2 et s'immobilise.
- 9:09Quelque chose vient de passer au fond du couloir.
- 9:12À hauteur de la chambre d'amis, une ombre nette, effilée, haute,
- 9:17avec ce bord large qui mange le haut du visage.
- 9:20La forme exacte d'un grand chapeau.
- 9:24Pas de pas, pas de souffle, juste la Silhouette qui glisse,
- 9:28puis la lumière jaune qui revient à sa place, comme si
- 9:31rien n'avait traversé l'air. Monsieur H avance jusqu'à
- 9:35l'embrasure. Le couloir est vide.
- 9:38Il s'apprête à reculer quand la voix arrive.
- 9:41Pas par l'oreille, pas par la bouche d'un vivant, mais par
- 9:44l'intérieur, au centre exact de la tête.
- 9:47Comme si la maison la pensait à sa place.
- 9:50Tu n'es pas chez toi ici, il recule.
- 9:58La phrase revient, il sent ses jambes prêtes à se dérober.
- 10:07Pourtant, il ne court pas, il marche vite.
- 10:10Ce qui est pire jusqu'à la Chambre.
- 10:12Il pousse la porte, referme et reste un instant la main sur la
- 10:16poignée à écouter de l'autre côté, comme si quelque chose
- 10:19suit. Hélène se redresse, lui
- 10:23demandant ce qu'il a vu. Il répond qu'il a crut voir un
- 10:26chapeau, qu'il a entendu une bêtise.
- 10:29Il n'ose pas dire la phrase entière et qu'il devrait peut
- 10:32être dormir porte clause. Hélène acquiesce, apeurée.
- 10:37Elle a rédigé l'après 12h00 même une nouvelle lettre à son
- 10:39médecin, plus détaillée, moins prudente.
- 10:43Elle y a noté les jours, les heures, les bruits, la fatigue,
- 10:46la douleur au front et le fait étrange que rien ne s'entend
- 10:50jamais dans cette maison. Quand tout justement devrait
- 10:54s'entendre. C'est sa manière à elle de
- 10:56rationaliser. Elle se doit d'avoir une
- 10:59explication extérieure logique à tous ces événements.
- 11:02Il baisse les flammes, il n'ose pas ouvrir en grand.
- 11:05De peur des courants d'air et des bêtes, il n'ose pas tout
- 11:08fermer non plus, par superstition idiote.
- 11:12Alors il garde cette fente ridicule entre la porte et le
- 11:15mur. Dans la pièce, l'odeur sucrée
- 11:19s'épaissit, un parfum de cire de laine chaude et un trait
- 11:23métallique presque âpre qui accroche la gorge.
- 11:27Plus présent que jamais, Jack H s'allonge les yeux ouverts.
- 11:34Le bras posé sur le front comme pour tenir ses pensées en place,
- 11:38Hélène garde la tête tournée vers la porte.
- 11:41Ils attendent sans se l'avouer, immobiles, chacun à l'écoute de
- 11:45l'autre pour se prouver qu'il respire encore plus tard.
- 11:50Il ne saurait dire quand le meuble recommence tout près
- 11:55contre la paroi, avec cette lenteur sûre qui dit qu'on
- 11:59déplace quelque chose de lourd. Dans ce noir qui n'est pas tout
- 12:03à fait noir, avec cette flamme au palier qui refuse obstinément
- 12:07de trembler, il devient de plus en plus difficile de savoir ce
- 12:10qui manque, l'air, le sommeil ou la frontière exacte entre ce qui
- 12:16vient des murs et ce qui vient d'eux.
- 12:21Hélène a posté sa lettre la veille, mais c'est un autre
- 12:24courrier qui précipite les choses depuis leur arrivée, Jack
- 12:29écrit à son frère pour lui raconter la maison.
- 12:31La fatigue qui colle, les fleurs qui meurent vite, les pas
- 12:35au-dessus d'une pièce vide, les voix sans source et ce mal de
- 12:39tête qui ne les lâche pas. Et en lisant la dernière lettre,
- 12:44le frère a compris d'un seul coup qu'il fallait venir.
- 12:47Il était quasiment persuadé de ce qui était en train de se
- 12:50passer dans cette demeure. Bien le Bonjour petit frère.
- 12:57Il passe le seuil de la porte et écoute calmement.
- 13:01Sans sourire de leur peur ni les contester.
- 13:04Puis demande qu'on baisse tous les becs de gaz, sauf un, qu'on
- 13:07en trouve plusieurs fenêtres et qu'on lui montre la chaudière
- 13:11ainsi que le conduit devant la chaudière.
- 13:15Il passe la main près du tuyau, cherche le tirage, allume une
- 13:19allumette et l'approche de l'aération.
- 13:22La flamme ne se couche pas dans le sens de l'évacuation, elle
- 13:25papillote, comme si le conduit fuyait.
- 13:29Il repère alors une fissure noircie et des joints à moitié
- 13:32fondus, puis lève les yeux vers Jack sans théâtre, juste avec ce
- 13:36ton des évidences pénibles. C'est du monoxyde.
- 13:40De carbone, dit il. Ici et partout dans la maison.
- 13:45Il monte ensuite vers les becs d'éclairage, il dévisse un
- 13:48verre, observe la flamme qui manque d'air, explique que le
- 13:51gaz de ville utilisé ici à cette époque contient déjà du monoxyde
- 13:55de carbone et qu'avec un conduit fissuré.
- 13:58Un tirage défaillant, des fenêtres closes et des tapis
- 14:01épais, la maison garde tout jusqu'au dernier souffle.
- 14:06Il parle d'oxygène qui manque, de cerveau fatigué, d'oreille
- 14:10qui interprète, d'yeux qui comble les vides, de Silhouette
- 14:14figée d'un esprit qui invente et de voix qui semble vrai parce
- 14:19que l'air n'en apporte plus d'autre pour les contredire.
- 14:22Vos pas, vos chuchotements, vos meubles qu'on pousse.
- 14:25Même la paralysie au réveil de votre enfant, tout peut venir de
- 14:28là. Il demande qu'on ferme le gaz
- 14:30pour la nuit, qu'on cale les portes, qu'on ouvre vraiment les
- 14:33fenêtres malgré le froid, et qu'un fumiste vienne au matin
- 14:37curer, remplacer et remettre en ordre.
- 14:45La maison respire pour la première fois depuis longtemps,
- 14:48l'air extérieur traverse la cage d'escalier.
- 14:51La petite flamme survivante ne hoquette plus.
- 14:54Et le silence change de nature. Parce qu'on entend plus ce
- 14:58chuchotement gras autour des Globes.
- 15:00Mais à nouveau de vrais bruits, un volet qui bouge, une marche
- 15:04qui répond et une casserole qui sonne clair.
- 15:08Cette nuit-là, Hélène s'endort sans attendre les 3 coups.
- 15:12L'aîné dort d'une traite, Jack ne s'assoit pas sur la chaise du
- 15:16palier et au matin, personne n'a entendu de pas dans la pièce du
- 15:21dessus. Le fumiste, démonte, remplace,
- 15:24nettoie, remet d'aplomb la cheminée, règle la chaudière,
- 15:28vérifie les becs. On garde l'habitude d'aérer.
- 15:32La migraine d'Hélène décroit de jour en jour, les enfants
- 15:35retrouvent des couleurs, le bouquet de l'entrée tient une
- 15:38semaine entière, la maison, débarrassé de son souffle sale,
- 15:43redevient une maison. Le soir, Hélène s'arrête sur le
- 15:48palier et écoute longtemps. La flamme neuve est petite.
- 15:52Nette sans OK, il n'y a pas de pas, pas de meuble qui racle,
- 15:57pas de chuchotement derrière la porte, seulement l'air frais qui
- 16:01passe d'une pièce à l'autre avec une odeur simple de laine et de
- 16:04savon, tout est redevenu normal. Un tout petit détail prêt car
- 16:10tout aurait pu s'arrêter là. Une explication purement
- 16:13rationnelle. Mais quelques semaines plus
- 16:16tard, toute la famille h est retrouvée morte dans leur lit.
- 16:22Du moins, C'est ainsi que la rumeur l'a raconté.
- 16:33Ce récit s'appuie sur 2 témoignages réels, les lettres
- 16:37qu'Hélène a écrites à son médecin, le docteur WH Wilmer,
- 16:41qui donne la chronologie des phénomènes et celle que Jack a
- 16:44adressé à son frère, dont la dernière a tout fait basculer
- 16:48parce qu'elle alignait exactement les signes d'une
- 16:50intoxication domestique. Les lettres adressées au médecin
- 16:54ont été publiées dans la revue médicale American Journal of
- 16:57Ophtalmology en 1921. La suite a confirmé ce que le
- 17:01frère avait deviné, un conduit fissuré et un éclairage au gaz
- 17:05riche en monoxyde de carbone, des pièces trop closes et un air
- 17:09qui manque. C'est assez pour fabriquer de la
- 17:11tristesse, des migraines, des pas sans corps, des voix sans
- 17:16bouche, des silhouettes immobiles et cette paralysie qui
- 17:19transforme un lit d'enfant en piège.
- 17:22Ce qui ressemblait à une hantise n'était qu'un empoisonnement
- 17:25invisible imaginé par le cerveau humain.
- 17:29Du moins, c'est ce qu'en a conclu le médecin.
- 17:32Si une maison ancienne vous donne des maux de tête sans
- 17:35raison, si l'air paraît lourd et que les bruits deviennent
- 17:38étrangement étouffés, pensez d'abord au monoxyde de carbone,
- 17:42inodore, incolore, mortelle. Je vous dis à bientôt si vous
- 17:50osez revenir. Chaque épisode me demande des
- 18:02dizaines d'heures de travail en dehors de mon activité.
- 18:04Salariée ? Et les revenus publicitaires
- 18:06couvrent à peine les frais. Structurels du Podcast, c'est.
- 18:09Pourquoi ? J'ai créé un petit abonnement
- 18:10qui vous permettrait de soutenir la chaîne pour moins de 3€ par
- 18:13mois. Il vous permet d'avoir accès à
- 18:15tous les épisodes sans pub, en haute définition et en avant
- 18:18première la veille. De leurs sorties ?
- 18:20C'est ce qui va permettre aux chroniques.
- 18:21Étranges d'exister alors. Merci infiniment pour votre
- 18:24soutien, abonné ou non.