Latest / Débats et rencontres de L'Institut Paris Region / Quels apports de la data pour appréhender les risques climatiques ?
Transcript
- 0:09Pour pouvoir échanger sur la façon dont on va pouvoir mobiliser les données pour parler risque climatique,
- 0:15je vais inviter mes trois autres invités.
- 0:18On garde Ludovic et Erwann avec nous.
- 0:21Mathieu Renoir,
- 0:22responsable concession gaz au CIGIF,
- 0:26où vous voulez.
- 0:27Aurélien Boisselet,
- 0:28géologue à AXA
- 0:30Climate. Et Sébastien Branat.
- 0:33Vous pouvez mettre là,
- 0:34d'info climat.
- 0:36Merci beaucoup d'être avec nous.
- 0:38Vous pouvez vous mettre près des Rouen,
- 0:40là-bas.
- 0:40Il y a du monde autour de cette table,
- 0:43avec différents types d'experts.
- 0:48Voilà,
- 0:48il y a de la place pour tout le monde.
- 0:50C'est bon.
- 0:52Donc,
- 0:52on a vu dans cette présentation qui vient de nous être faite,
- 0:57et puis l'introduction aussi de Christian Thibault tout à l'heure,
- 1:01qu'effectivement...
- 1:02Donc la connaissance est un enjeu majeur quand on parle des risques climatiques.
- 1:07On a besoin de données pour connaître,
- 1:10pour affiner la connaissance.
- 1:12Donc ce qui suppose quand même un certain nombre de standards,
- 1:16de référentiels communs pour pouvoir partager cette connaissance.
- 1:19Alors j'ai envie de me tourner vers Erwan qui a commencé un petit peu à introduire ça tout à l'heure en parlant des différents types de données et à voir un petit peu justement ton regard là-dessus Erwan.
- 1:32Oui,
- 1:32en complément,
- 1:33parce que j'ai peut-être déjà défleuré un peu le sujet.
- 1:37Oui,
- 1:37il existe des référentiels,
- 1:39des éléments de référence,
- 1:40mais surtout les sujets,
- 1:42notamment sur l'aspect aléa.
- 1:45Dans le domaine des risques majeurs,
- 1:47bien sûr,
- 1:47il y a des données de référence,
- 1:50notamment par rapport à la compétence réglementaire.
- 1:54Voilà les zonages réglementaires,
- 1:56etc.,
- 1:56qui s'appuient sur des éléments aussi de connaissances scientifiques.
- 2:01pourra peut-être compléter sur ce point de vue-là.
- 2:04Dans le domaine de l'adaptation aux changements climatiques,
- 2:06là,
- 2:06je vous ai parlé de la trajectoire de réchauffement de référence quand on parle de prospectif climatique.
- 2:12Donc là,
- 2:12c'est un référentiel en soi,
- 2:15sur lequel un même jeu de données donné à tout le monde,
- 2:19c'est la question de la référence,
- 2:21on met ce même jeu de données à tout le monde,
- 2:24de connaissances qui évoluent avec les incertitudes dont j'ai un peu parlé,
- 2:29qu'il faut...
- 2:30un peu maîtrisé.
- 2:32Moi,
- 2:32pour mes propres travaux,
- 2:33j'ai utilisé sur les domaines d'expertise un référentiel qui est le Local Climate Zone.
- 2:38C'est les zones climatiques locales.
- 2:39C'est un référentiel confidentiel du monde de la recherche qui qualifie effectivement par l'occupation des sols et propriété des sols en matière de chaleur fraîcheur selon la nature des sols.
- 2:51Local Climate Zone de Stewart et Oak.
- 2:54Il existe maintenant sur les autres sujets sensibilité,
- 2:58fragilité des territoires.
- 3:00De vulnérabilité,
- 3:01il n'y a pas vraiment de référentiel.
- 3:03Et donc,
- 3:03en tout cas,
- 3:04dans le domaine de l'adaptation au changement climatique,
- 3:07c'est en train d'être construit.
- 3:08Et donc,
- 3:09c'est par des approches un peu novatrices qu'on commence à approcher.
- 3:13Mais voilà,
- 3:13donc,
- 3:14il nous manque aussi des référentiels.
- 3:15Et là,
- 3:16là où c'est compliqué,
- 3:17c'est aléa par aléa.
- 3:19Ce n'est pas les mêmes registres de données qu'il faut mobiliser.
- 3:22Quand on parle de sensibilité à la chaleur,
- 3:23ce n'est pas la même sensibilité qu'inondation par débordement ou inondation par ruissellement.
- 3:29Il y a une quinzaine d'années,
- 3:32l'ADEME a fait faire une étude sur les indicateurs de sensibilité,
- 3:37de capacité à faire face,
- 3:38utilisés de par le monde.
- 3:39Et on a vu qu'il y avait beaucoup de registres différents d'indicateurs qui étaient utilisés.
- 3:43Et donc,
- 3:44c'est une vraie question.
- 3:46Arrêter des méthodologies aussi et des référentiels sur ces principes de vulnérabilité.
- 3:53Alors
- 3:54Aurélien Boisselet,
- 3:56vous êtes...
- 3:56AXA Climate,
- 3:57je vais vous laisser introduire un petit peu peut-être ce qu'est AXA Climate.
- 4:02Mais c'est vrai que pour vous,
- 4:04vous me disiez ce besoin de référentiel.
- 4:06Effectivement,
- 4:07il est essentiel,
- 4:08même s'il n'est pas évident a priori.
- 4:10Mais en tout cas,
- 4:11c'est un point essentiel.
- 4:12Alors peut-être présenter d'abord,
- 4:14avant de rentrer dans le vif du sujet,
- 4:15AXA Climate.
- 4:18Alors AXA Climate,
- 4:19c'est une petite entité d'AXA qui va se focaliser.
- 4:23sur le changement climatique,
- 4:25la prise en compte du changement climatique pour des besoins assuranciels,
- 4:28donc on reste à AXA,
- 4:30mais aussi pour des besoins de conseil aux entreprises et éducation.
- 4:38Pareil,
- 4:38à destination des entreprises pour les aider à comprendre ces enjeux du changement climatique.
- 4:42Et donc on va travailler sur des thématiques très très larges,
- 4:46ça peut aller sur les risques naturels,
- 4:49mais aussi tout ce qui est...
- 4:52biodiversité,
- 4:55nature,
- 4:56agriculture,
- 4:57etc.
- 4:59Et sur ces enjeux de référence,
- 5:01c'est vraiment très important.
- 5:02Nous,
- 5:02on a une vision qui n'est pas que française.
- 5:04Justement,
- 5:05on travaille à l'international et on voit qu'il y a une variation de prise en compte,
- 5:13même de connaissances,
- 5:14de jeux de données selon si on travaille sur un pays ou sur un autre.
- 5:17Je pense qu'on peut même le voir à l'échelle de la France si on travaille d'une région par rapport à une autre.
- 5:21Que ce soit la connaissance ou la référence qu'on peut utiliser sur la France hexagonale ou sur les dom-toms.
- 5:27alors que l'alléa et le risque n'est pas forcément le même.
- 5:33Et ça,
- 5:33ces références sont assez clés pour nous,
- 5:36parce qu'il faut qu'on arrive à avoir une sorte de même discours partout.
- 5:40Essayer d'arriver,
- 5:42de comparer un risque à un autre,
- 5:44mais même des fois,
- 5:45la problématique,
- 5:46c'est de comparer l'impact d'un même risque selon l'endroit où on se situe.
- 5:50Et donc,
- 5:51c'est pour ça qu'il y a cet enjeu aussi,
- 5:53dont on parlait,
- 5:53et puis ça a bien été dit tout à l'heure,
- 5:55de communication.
- 5:57Parce qu'il faut aider à comprendre,
- 6:01à essayer de le caractériser,
- 6:02comprendre quel est ce niveau de risque,
- 6:06est-ce que c'est important ou pas.
- 6:09On a nos références qui nous parlent quand on travaille sur un domaine précis.
- 6:16Moi je suis géologue,
- 6:17je travaille sur le tremblement de terre,
- 6:18je peux parler de peak ground acceleration par exemple,
- 6:21moi ça me parle.
- 6:21Maintenant si je vais voir un industriel et je lui dis,
- 6:25Ton risque,
- 6:26il est de cette valeur en accélération.
- 6:29Il n'en fait rien.
- 6:30C'est compliqué pour lui.
- 6:33Donc,
- 6:33il y a une question à la fois de partager des référentiels,
- 6:36mais aussi la connaissance dans le sens,
- 6:38effectivement,
- 6:39pouvoir l'adapter à chacune des spécificités de chacun pour qu'effectivement,
- 6:44dans cette prise en compte du risque,
- 6:46ça puisse être vraiment partagé.
- 6:49Ce qu'on cherche à la fin,
- 6:50c'est qu'il y ait une action.
- 6:52qui est cette prise en compte,
- 6:53qui est une action,
- 6:53qui est une réduction.
- 6:55Alors pour un industriel ou pour n'importe qui,
- 6:59faire diminuer l'aléa,
- 7:00c'est compliqué.
- 7:02Mais sur la vulnérabilité,
- 7:04ça,
- 7:04on peut le faire.
- 7:05C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
- 7:06Effectivement,
- 7:06l'aléa,
- 7:07ce n'est pas forcément ce qu'on arrive vraiment à maîtriser,
- 7:09mais c'est plus effectivement au niveau des enjeux et de la vulnérabilité.
- 7:15Alors,
- 7:16je me tourne vers Mathieu
- 7:17Renoir du CIGIF,
- 7:19où là aussi,
- 7:20il peut y avoir peut-être des exemples même un petit peu concrets,
- 7:22vous,
- 7:22sur comment vous utilisez les données pour parfaire la connaissance.
- 7:26Avant de rentrer dans le vif du sujet,
- 7:27peut-être cinq minutes sur le CIGIF ?
- 7:30Oui,
- 7:30bonjour à tous.
- 7:32Alors,
- 7:32CIGIF ou CIGF,
- 7:35chez nous,
- 7:35on dit CIGF,
- 7:36donc CIGF pour Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l'Électricité en Ile-de-France.
- 7:42C'est un grand nom,
- 7:43c'est un établissement public de coopération intercommunale.
- 7:48Aujourd'hui,
- 7:49on a à peu près un peu moins de 200 communes qui adhèrent au CIGEF.
- 7:53Ce qu'il faut savoir,
- 7:54c'est que les réseaux de distribution publique de gaz et d'électricité appartiennent à ces communes,
- 7:59donc pas forcément les moyens humains et financiers pour faire le contrôle,
- 8:04qui est une obligation réglementaire,
- 8:05donc qui a le transfert des syndicats intercommunaux.
- 8:09d'où notre action historique de contrôle des concessions gaz et électriques.
- 8:16Aujourd'hui,
- 8:16on a un patrimoine d'environ 10 000 km de réseaux de distribution publique de gaz,
- 8:23idem en électricité.
- 8:25C'est quand même assez important,
- 8:27plus les autres ouvrages qui composent les réseaux,
- 8:30les postes de détente,
- 8:31les vannes de coupure,
- 8:32etc.
- 8:34Et donc du coup,
- 8:36on travaille avec GRDF et Enedis main dans la main pour le bon développement de ce réseau et le bon renouvellement de celui-ci.
- 8:46On a signé il y a de ça deux ans,
- 8:50en 2019 pour la partie ELEC et en 2022 pour la partie gaz,
- 8:56des nouveaux contrats de concession qui donnent un peu plus de...
- 9:01d'action à la main du syndicat,
- 9:03notamment dans ce qui concerne les renouvellements et le développement du réseau,
- 9:09donc une co-gouvernance dans le cadre d'un schéma directeur des investissements.
- 9:16Ce qui nous a permis de poser avec ces deux concessionnaires des problématiques,
- 9:23des problématiques du quotidien,
- 9:25mais pas que,
- 9:26également des problématiques climatiques.
- 9:30et éventuellement des potentiels risques qui pourraient être amenés à être vus sur notre territoire.
- 9:41Donc des zones,
- 9:44alors des aspects clientèle bien évidemment,
- 9:47sécuritaire,
- 9:48sanitaire.
- 9:50Aujourd'hui juste pour la partie distribution publique de gaz,
- 9:53aujourd'hui si on prend un scénario type cru centenal,
- 9:58on est à peu près à 30 000 clients coupés.
- 10:00Alors vous allez me dire c'est pas beaucoup,
- 10:0230 000 clients coupés sur 1 100 000 pour le gaz,
- 10:06mais ça peut avoir des impacts relativement forts.
- 10:09notamment comme j'ai pu vous le dire clientèle sécurité sanitaire donc le but c'est aussi de travailler avec ses exploitants pour savoir quelles sont les zones qui seraient éventuellement coupé pour ainsi a amené à de la communication on verra ensuite auprès
- 10:25auprès des collectivités mais mais mais pour gérer vraiment si c'est comment dire c'est c'est oui c'est le terme
- 10:38Ces moments un petit peu délicats,
- 10:41ces crises,
- 10:41merci bien,
- 10:42ces crises qu'on pourrait être amené à voir avec ces collectivités.
- 10:47Et puis ça va permettre aussi également de travailler sur des travaux qui seraient potentiellement obligatoires à mener sur notre territoire.
- 10:59Et notamment,
- 11:01on va travailler sur une étude dans le cadre des programmes d'action de prévention des inondations.
- 11:06Avec cinq grands lacs,
- 11:07donc le Papy.
- 11:09C'est une étude qui va embarquer les réseaux de distribution publique de gaz et d'électricité,
- 11:14mais pas que,
- 11:15toutes les infrastructures du CIGEF,
- 11:18les bandes de recharge de véhicules électriques,
- 11:21les stations de
- 11:23GNV, gaz naturel véhicule,
- 11:24et puis autres panneaux solaires qu'on développe de plus en plus sur les bâtiments communaux.
- 11:30Oui,
- 11:31et c'est là où on voit qu'effectivement...
- 11:33Cette approche systémique qu'évoquait Ludovic tout à l'heure,
- 11:36quand on parle de risque climatique,
- 11:39c'est à quel point,
- 11:40effectivement,
- 11:41ça peut aborder différentes thématiques.
- 11:43Donc,
- 11:43pour un syndicat comme le vôtre,
- 11:45effectivement,
- 11:46quel impact ça peut avoir sur vos métiers et l'importance de pouvoir disposer des données,
- 11:50vous le dites,
- 11:51avec d'autres partenaires pour partager la connaissance.
- 11:55Ludovic,
- 11:56c'est vrai que tu avais commencé à l'évoquer un petit peu dans l'introduction.
- 11:59Il y a aussi cette historique au niveau de l'Institut.
- 12:03D'abord d'un SIG qui nous permet de cumuler pas mal de données et qui nous permet aussi de parfaire un petit peu notre connaissance,
- 12:09d'affiner notre connaissance du territoire et peut-être aussi cette approche systémique.
- 12:14Oui,
- 12:14effectivement.
- 12:15En fait,
- 12:16quoi des données au début ?
- 12:17On a effectivement ce que je disais peut-être en introduction.
- 12:18On a travaillé sur l'exposition pour aujourd'hui,
- 12:20c'est d'avoir une approche un peu plus globale et plus large de la question des risques.
- 12:24En tout cas,
- 12:24plus englobante,
- 12:25avec une idée.
- 12:26En tout cas,
- 12:27c'est ce qu'on essaie de porter,
- 12:27et notamment pour le risque inondation,
- 12:29qui est notre risque majeur en Ile-de-France.
- 12:31Donc la grande inondation est...
- 12:32et toutes ces conséquences qui seraient extrêmement lourdes,
- 12:34c'est vraiment essayer de porter une approche territorialisée de la gestion des risques.
- 12:38Approche territorialisée,
- 12:39pour moi,
- 12:39ça veut dire d'abord convaincre les collectivités,
- 12:42qui ne sont pas toujours les acteurs les plus faciles à intégrer dans ces réflexions-là.
- 12:49On reviendra tout à l'heure,
- 12:50j'imagine,
- 12:50sur la culture du risque,
- 12:51mais il y a peut-être un certain manque de données ou de culture du risque à ce niveau-là.
- 12:56Mais c'est surtout une approche territorialisée.
- 12:57Ce qu'on essaie de porter,
- 12:58c'est une approche qui s'intègre,
- 13:00qui prend en compte les trois temps.
- 13:01les trois dimensions de la gestion du risque,
- 13:03les trois temporalités.
- 13:04La prévention.
- 13:05Prévention,
- 13:06c'est absolument indispensable aujourd'hui.
- 13:08Mais pour faire de la prévention,
- 13:09je reviendrai dans un instant,
- 13:10il faut des données.
- 13:11Mais la prévention,
- 13:12ça peut être connaître le risque,
- 13:14son exposition,
- 13:15connaître les protections,
- 13:17ou en tout cas réfléchir sur les protections.
- 13:18Ça peut être réfléchir sur une culture du risque.
- 13:20Le champ de la prévention est extrêmement large.
- 13:22C'est de la surveillance,
- 13:23c'est de l'alerte.
- 13:24Tout ça fait partie de ce champ de la prévention.
- 13:26Et donc,
- 13:26pour faire cette prévention,
- 13:27il faut aussi connaître la vulnérabilité du territoire quelque part.
- 13:30Le deuxième temps des risques,
- 13:33alors ça ne vaut pas pour tout,
- 13:34quand on est sur du retrait gonflement,
- 13:36ce n'est peut-être pas le cas,
- 13:36mais sur des grands risques majeurs,
- 13:38pour l'île de France,
- 13:39une fois de plus,
- 13:39c'est le débordement,
- 13:40mais pour les Outre-mer,
- 13:41ça pourrait être un cyclone,
- 13:42pour d'autres territoires,
- 13:43ça pourrait être des séismes,
- 13:44mais c'est le temps de la gestion de crise.
- 13:46Et le temps de la gestion de crise,
- 13:47quand vous avez des enjeux considérables,
- 13:48je vous rappelle le chiffre de tout à l'heure,
- 13:505 millions de personnes dans une inondable,
- 13:52ou en tout cas plusieurs centaines de milliers pour une crue majeure de la Seine,
- 13:54ça s'anticipe.
- 13:56Anticiper la crise,
- 13:57c'est la préparer,
- 13:57c'est connaître.
- 13:58Ce qui va être mis en danger,
- 14:00quelles sont les personnes,
- 14:00mais aussi pas que les personnes,
- 14:02les services publics,
- 14:02les installations.
- 14:03Donc ce temps de la gestion de crise,
- 14:04finalement,
- 14:05même à l'échelle du territoire,
- 14:06ça s'anticipe.
- 14:07L'État ne fera pas tout.
- 14:07C'est aussi aux collectivités et aux acteurs privés.
- 14:10Enfin,
- 14:10quand
- 14:11Aurélien parlait à l'instant des grandes entreprises,
- 14:13il faut aussi qu'elles se préparent et qu'elles anticipent la crise.
- 14:16Donc c'est un temps très particulier.
- 14:17Puis il y a un temps assez nouveau qui est celui de la gestion,
- 14:19enfin le post-crise.
- 14:21Post-crise,
- 14:21ça fait finalement très peu de temps qu'on y pense.
- 14:23Cinq,
- 14:23six,
- 14:24moins d'une dizaine d'années en tout cas.
- 14:26C'est...
- 14:26post-catastrophe,
- 14:27post-crise,
- 14:27qu'est-ce qui se passe ?
- 14:28Il y a des enjeux considérables aussi dans le post-crise.
- 14:30C'est le retour à la normale,
- 14:31c'est la continuité des services publics,
- 14:33ça peut être du relogement de population,
- 14:34ça peut être la question des déchets par exemple,
- 14:36la gestion des déchets qui va être en post-inondation,
- 14:39qui représente des volumes considérables.
- 14:41C'est le post-traumatique.
- 14:43Enfin voilà,
- 14:43il y a beaucoup d'enjeux aujourd'hui dans ces différentes temporalités qui doivent être analysées et regardées.
- 14:48Et aussi le deuxième travail qu'on essaie de porter,
- 14:50c'est une réflexion qui s'intègre sur les emboîtements d'échelle.
- 14:54être en capacité de réduire la vulnérabilité à l'échelle d'une construction jusqu'à l'échelle d'un grand territoire.
- 14:59Grand territoire,
- 15:00ça conduit à engager une réflexion sur la planification,
- 15:05sur comment je construis mon territoire de demain,
- 15:07comment je réfléchis à ces questions-là.
- 15:09Donc il y a vraiment des questions très particulières.
- 15:12Et puis la dernière idée qu'on essaie de porter,
- 15:14c'est comment on intègre le risque,
- 15:15et aujourd'hui son incertitude,
- 15:16parce que je vais y revenir dans un instant,
- 15:18l'incertitude dans toutes les politiques publiques,
- 15:20dans toutes les compétences,
- 15:21notamment des collectivités.
- 15:22Vous faites du développement humain,
- 15:25du développement économique,
- 15:26une politique sociale,
- 15:27une politique environnementale.
- 15:29Est-ce que vous avez intégré juste la dimension du risque et des différentes conséquences ?
- 15:33Et je pense qu'aujourd'hui,
- 15:34on en est assez loin.
- 15:35On est encore dans des politiques,
- 15:36même des compétences,
- 15:37même des politiques territoriales qui sont encore très sectorisées,
- 15:40très en silo.
- 15:41Et c'est comment on essaie de porter une approche un peu plus globale.
- 15:45Quand on veut porter ces approches globales,
- 15:47il faut aussi pouvoir argumenter auprès des acteurs,
- 15:49auprès des décideurs.
- 15:50Donc ça passe quelque part par des diagnostics de vulnérabilité,
- 15:53qui peuvent être faits aussi au niveau du climat.
- 15:55Là,
- 15:55je suis plus sur les risques majeurs.
- 15:57Donc il faut comprendre et connaître.
- 15:58Et donc ça suppose de la donner pour pouvoir finalement avoir des arguments à porter.
- 16:02Avec une première réflexion,
- 16:04c'est l'aléa.
- 16:05Il faut connaître l'aléa.
- 16:06L'aléa,
- 16:07ça peut être extrêmement perfectible.
- 16:09Aujourd'hui,
- 16:09quand vous travaillez sur le retrait gonflement,
- 16:11l'aléa,
- 16:11c'est du 50 000e par exemple par rapport à des territoires.
- 16:14L'aléa inondation,
- 16:15on est plutôt sur 5-10 000e.
- 16:16Il y a,
- 16:17quand on travaille sur le risque souterrain...
- 16:19Pas un risque climatique,
- 16:20on est quasiment au millième ou au deux centième.
- 16:22Donc il y a différentes échelles.
- 16:24Ça,
- 16:24c'est la première question.
- 16:26C'est expliquer,
- 16:27comprendre l'aléa.
- 16:29Traiter l'inondation sur un territoire,
- 16:31l'inondation par débordement,
- 16:32ce n'est pas du tout la même chose que l'inondation par ruissellement.
- 16:35C'est des dynamiques complètement différentes,
- 16:36c'est des localisations complètement différentes.
- 16:38Et en termes ne serait-ce que d'aménagement et de réflexion globale,
- 16:40ce n'est pas du tout les mêmes approches.
- 16:42C'est aussi se dire que nos données d'aléa sont en évolution constante.
- 16:48Elles servent.
- 16:48parfois quelque chose.
- 16:50Je reprends l'inondation,
- 16:51il y a 20 ans quand on a commencé à travailler,
- 16:53on travaillait avec ce qu'on appelait les PHEC,
- 16:55c'était les plus hautes eaux connues.
- 16:56C'était juste une enveloppe historique des crues,
- 16:59sans plus d'informations.
- 17:00Ce qui est déjà une information très importante pour montrer l'expédition des territoires.
- 17:04Très rapidement derrière sont venus ce qu'on appelle l'aléa PPRI.
- 17:07Il y a des documents réglementaires qui ont été mis en œuvre,
- 17:10donc pour mettre en œuvre un document réglementaire,
- 17:13il faut pouvoir argumenter.
- 17:14Donc il y a eu ce qu'on appelle l'aléa PPRI,
- 17:17des zones inondables qui ont été dessinées.
- 17:19modélisés,
- 17:20qui ont permis une avancée notable,
- 17:22qui était tout simplement de dire,
- 17:24de hiérarchiser des niveaux d'aléas.
- 17:26Aléas modérés,
- 17:27moyens,
- 17:28forts,
- 17:29très forts,
- 17:29qui permettaient de monter les hauteurs de crues sur un territoire.
- 17:32C'est déjà aussi quelque chose de très important,
- 17:34finalement,
- 17:35pour comprendre,
- 17:36pour hiérarchiser vos enjeux,
- 17:37vos seuils.
- 17:38Et puis,
- 17:38entre-temps,
- 17:39c'était une crue centrale avec aussi ses limites,
- 17:41puisqu'elle ne tenait pas compte,
- 17:43par exemple,
- 17:44des protections.
- 17:44Et puis,
- 17:45les opérateurs de réseau,
- 17:46notamment,
- 17:46ont...
- 17:47On dit mais attendez,
- 17:47on n'est pas que sur le 1 ou sur le 100.
- 17:49Il y a peut-être des crues intermédiaires,
- 17:51il y a des phénomènes.
- 17:52Et quand vous êtes un opérateur de réseau d'importance vitale,
- 17:55vous n'allez pas déclencher un système d'alerte ou un plan d'intervention sur du 0 ou du 1.
- 17:59Il y a tous les niveaux intermédiaires.
- 18:01Ce qui a conduit l'État à créer par exemple ce qu'on appelle en langage techno,
- 18:06les IPSICH,
- 18:07les zones d'inondation potentielle,
- 18:08qui finalement nous montrent des scénarios.
- 18:11Ces 10 scénarios qui ont été étudiés,
- 18:12jusqu'à des crues inférieures à la crue centenale,
- 18:14jusqu'à une crue supérieure à la crue centenale.
- 18:16mais qui permettent,
- 18:17eux,
- 18:18avec une précision de l'information sur les hauteurs de crues,
- 18:21par exemple,
- 18:22et puis surtout des scénarios qui nous permettent de dire,
- 18:24là,
- 18:24je ne suis pas inondé,
- 18:25je deviens inondable à partir de tel niveau.
- 18:28Donc c'est beaucoup plus précis.
- 18:29Ça permet là vraiment de travailler sur la vulnérabilité.
- 18:32Ça permet de montrer des effets de seuil sur les territoires.
- 18:34Dire à un territoire,
- 18:35là,
- 18:35vous n'êtes pas exposé,
- 18:35ce n'est pas la peine,
- 18:36vous n'avez pas de crues fréquentes.
- 18:38Par contre,
- 18:38à partir d'un certain seuil,
- 18:39là,
- 18:39les enjeux deviennent très,
- 18:40très importants.
- 18:41Et donc,
- 18:41c'est travailler un petit peu sur ces dernières informations.
- 18:43Puis on a encore un nouveau modèle qui est en train de sortir,
- 18:45le PTB que vous évoquiez à l'instant.
- 18:47On est en train de modéliser une nouvelle zone inondable qui va nous donner des choses extrêmement importantes en matière de coût de dommage,
- 18:54par exemple,
- 18:55la durée de submersion.
- 18:57Sur un point de territoire,
- 18:58pour telle occurrence de crues,
- 19:00vous serez inondé soit une journée,
- 19:01soit
- 19:0220 jours,
- 19:03par exemple.
- 19:04C'est un élément tout à fait considérable dans l'évaluation des dommages.
- 19:06C'est exponentiel.
- 19:07Plus vous êtes inondé longtemps,
- 19:08plus ça coûte cher.
- 19:09Voilà.
- 19:09Donc on est sur des secteurs aujourd'hui,
- 19:11sur des travaux où...
- 19:13l'aléa évolue sans arrêt.
- 19:15Avec des difficultés aujourd'hui,
- 19:16c'est comment on le porte,
- 19:17cette question-là,
- 19:18cette question de l'aléa,
- 19:19comment on la porte auprès des nouveaux acteurs,
- 19:21comment on la fait comprendre.
- 19:22Beaucoup de gens sont bloqués sur l'aléa PPRI,
- 19:24au niveau des collectivités,
- 19:25c'est un petit peu la donnée de référence,
- 19:26comment on partage ces nouvelles données,
- 19:28comment on les utilise et pour quoi faire.
- 19:29Donc ça,
- 19:30je dirais que c'est un peu cette question de l'aléa,
- 19:32en rappelant aussi une chose très importante,
- 19:34c'est que l'aléa,
- 19:36c'est un modèle,
- 19:37avec des incertitudes et des hypothèses.
- 19:41Et que le jour où ça arrivera,
- 19:42ça n'arrivera pas exactement comme le modèle l'a prévu.
- 19:45Donc le modèle doit permettre d'anticiper,
- 19:47de réfléchir,
- 19:47de réfléchir finalement à une façon de travailler.
- 19:51L'autre,
- 19:52c'est les enjeux.
- 19:53Aujourd'hui,
- 19:53comment on travaille sur les enjeux ?
- 19:55Là aussi,
- 19:55c'est la question du référentiel.
- 19:56On a les référentiels géographiques classiques que sont la baie des Topos,
- 20:01qui nous permettent d'avoir une très grande précision sur le territoire.
- 20:03Pour autant,
- 20:04la baie des Topos n'est pas renseignée sur tout.
- 20:06On a aujourd'hui besoin,
- 20:07en termes d'enjeux,
- 20:08de distinguer des grandes catégories.
- 20:09Ça peut être des populations.
- 20:11Les populations,
- 20:11dire j'ai 1000 personnes exposées,
- 20:13c'est une information,
- 20:15mais ce n'est pas suffisant.
- 20:16C'est quel type de personnes ?
- 20:17Ça peut renvoyer des disparités sociales.
- 20:19Est-ce que toutes les personnes sont égales les unes par rapport aux autres ?
- 20:22Est-ce que tous les territoires sont égaux les uns par rapport aux autres ?
- 20:25C'est de pouvoir relativiser la donnée.
- 20:27J'ai 1000 personnes,
- 20:281000 personnes,
- 20:28ça veut dire beaucoup à l'échelle d'un petit village ou d'une petite ville.
- 20:32Par rapport à une agglomération de 50 000,
- 20:33ce n'est pas la même chose.
- 20:34Donc ce n'est pas relatif.
- 20:35C'est aussi travailler sur finalement des enjeux relatifs.
- 20:38C'est travailler sur,
- 20:39au-delà de la population,
- 20:40ces grands indicateurs qui sont classiquement utilisés,
- 20:43c'est travailler aussi sur l'économie,
- 20:45sur travailler aussi,
- 20:46j'attache une grande importance,
- 20:47sur tout ce qui relève des services publics.
- 20:49ou des grands équipements,
- 20:51les réseaux structurants,
- 20:52c'est un élément majeur de la vulnérabilité de notre territoire.
- 20:55S'il tombe,
- 20:55beaucoup de choses,
- 20:56parce que c'est des effets dominos,
- 20:57ça va avoir des conséquences extrêmement larges.
- 20:59Donc il faut essayer d'applender toutes ces questions-là,
- 21:02qui renvoient directement à la question du fonctionnement du territoire.
- 21:05Aujourd'hui,
- 21:05il faut bien reconnaître que dans ces référentiels,
- 21:07alors on les construit,
- 21:08mais il n'y a pas aujourd'hui de référentiel commun à l'échelle nationale,
- 21:10en disant voilà comment on va finalement expliquer...
- 21:15classer un petit peu ces grands enjeux,
- 21:17comment on peut trouver les bases de données qui permettent de les remplir.
- 21:19En gros,
- 21:19aujourd'hui,
- 21:20la BD Topo va vous donner tous les établissements d'enseignement,
- 21:23bien localisés,
- 21:24plus ou moins bien localisés d'ailleurs,
- 21:26ou plus ou moins bien précis.
- 21:28Il faut les renseigner.
- 21:29Un établissement de 50 élèves,
- 21:32ce n'est pas la même chose qu'un établissement de 500 élèves.
- 21:34Pareil dans le domaine social,
- 21:35dans le domaine économique.
- 21:36Donc,
- 21:36il faut beaucoup,
- 21:37fortement,
- 21:38très fortement affiner aussi la caractérisation de ces enjeux pour aujourd'hui agir sous la vulnérabilité.
- 21:43On y reviendra peut-être dans les actions.
- 21:44Non,
- 21:45mais c'est important,
- 21:46cette question de la temporalité,
- 21:48parce que ça veut dire aussi qu'effectivement,
- 21:51ces référentiels ne sont pas figés dans le temps.
- 21:54Ce que tu as très bien expliqué,
- 21:55Ludovic,
- 21:56c'est qu'effectivement,
- 21:56ces référentiels,
- 21:57ils bougent.
- 21:58Comment est-ce qu'on fait aussi pour adapter l'ensemble de ce socle de connaissances qu'on pourrait partager pour faire en sorte qu'ils prennent en compte à la fois ces référentiels et puis aussi la mise à disposition de données qui sont de plus en plus fines,
- 22:12dont devient aussi de plus exigeant,
- 22:13nous aussi,
- 22:15dans les données et dans la finesse des données dont on peut disposer pour parler ou évoquer les risques climatiques.
- 22:22Alors Sébastien Brana,
- 22:23je me tourne vers vous.
- 22:25Je vais vous laisser un petit moment pour présenter quand même l'association
- 22:28Info-climat. Mais pour vous aussi,
- 22:30il y a la question de la temporalité,
- 22:31mais il y a aussi la question de la granulométrie.
- 22:35Ludovic l'a un petit peu abordé.
- 22:38Et c'est aussi une question qui est importante quand on parle de la data,
- 22:42c'est de pouvoir en disposer à différentes échelles,
- 22:45à différents niveaux.
- 22:47Mais avant de rentrer dans le vif du sujet,
- 22:48peut-être quelques mots sur Info-climat.
- 22:50Bonjour à tous.
- 22:51Oui,
- 22:51on a un petit mot parce qu'on est...
- 22:53un petit peu différent des institutions et autres sociétés qui sont ici représentées.
- 22:58L'association Info-Climat a été créée en 2003,
- 23:00elle soutient et elle vise vraiment à maintenir et développer le site www.info-climat.fr qui existe depuis le début des années 2000.
- 23:08Et à l'époque,
- 23:09mes petits camarades,
- 23:10je n'étais pas encore dans l'association,
- 23:11ont inventé un concept,
- 23:12ce qu'on appelle aujourd'hui la science participative,
- 23:14qu'on appelait il y a encore 10 ans le Web 2.0,
- 23:16très concrètement le fait qu'un site communautaire,
- 23:19le contenu est issu de ses membres.
- 23:21A l'époque,
- 23:21croyez bien que c'était totalement révolutionnaire,
- 23:23ce qui est aujourd'hui d'une banalité sans nom,
- 23:25surtout à l'heure des réseaux sociaux.
- 23:28Aujourd'hui,
- 23:29vous le connaissez peut-être parce que,
- 23:30par exemple,
- 23:30il y a des photos de notre site qui sont régulièrement reprises dans les bulletins météo,
- 23:34notamment sur France Télé.
- 23:36Le principe,
- 23:36à la base,
- 23:36c'était de reporter les phénomènes météo qu'on observait et plus particulièrement les phénomènes qui étaient potentiellement dangereux.
- 23:42Et puis,
- 23:42on a fini par compléter par des observations de type photo et puis après des observations de type données mesurées.
- 23:49Et c'est là qu'on a commencé à déployer des privés,
- 23:52mais aussi l'association des stations météo.
- 23:54Et on est à une époque où,
- 23:56honnêtement,
- 23:57pour repartir un peu sur la question des normes et des référentiels,
- 24:00comme on est un tout petit peu en avance sur notre temps,
- 24:02à l'évidence,
- 24:02on les a un petit peu inventés nous-mêmes à ce moment-là,
- 24:05nos référentiels et nos normes.
- 24:06Et finalement,
- 24:06c'est qu'en 2010,
- 24:07quand Météo France s'intéresse vraiment à nous,
- 24:10parce qu'ils commencent à se dire « mais il y a des informations intéressantes à traiter de manière opérationnelle,
- 24:14eux,
- 24:14dans leur suivi,
- 24:15typiquement d'un événement météo un petit peu chaud,
- 24:18ils savent qu'avec... »
- 24:19Le réseau dont on dispose d'observateurs,
- 24:21évidemment,
- 24:21c'est extrêmement précieux.
- 24:22Et c'est à partir de là qu'on commence à normaliser à la fois nos stations,
- 24:26à documenter les métadonnées et à documenter aussi tout ce qui est la partie météo,
- 24:31climato,
- 24:32mesures.
- 24:32Et c'est vraiment qu'en 2010,
- 24:33où finalement,
- 24:34on se normalise pour retrouver un peu les standards,
- 24:38parce que maintenant,
- 24:38à ce moment-là,
- 24:39ils étaient disponibles et s'alignaient sur ce que fait,
- 24:41ce que promeut notamment l'Organisation Mondiale de la Météo,
- 24:44et qui est largement déclinée en France par Météo France.
- 24:47Dans l'histoire du site,
- 24:48on est parti d'une poignée de,
- 24:50pour les reconnaître,
- 24:51de geeks météo qui était une centaine à l'époque.
- 24:53Aujourd'hui,
- 24:53on est 2500 à 2 ans.
- 24:54Ça peut être très efficace aussi.
- 24:56Oui,
- 24:56parce que c'est marrant d'ailleurs de reprendre très rapidement l'histoire.
- 24:59C'est-à-dire que pendant une dizaine d'années,
- 25:03c'était quand même très confidentiel.
- 25:05Et en 2010,
- 25:05il y a une espèce de bascule un peu qui se passe.
- 25:07On est identifié par des professionnels météo sensibles,
- 25:10à commencer par les agriculteurs,
- 25:11qui commencent à comprendre l'intérêt d'avoir des données.
- 25:13Et c'est là où j'en viens à votre question.
- 25:15des données un petit peu plus précises que la station Météo France,
- 25:19parfois disponible,
- 25:20je dis parfois,
- 25:21pour tout le département.
- 25:22On comprend bien que quand on est agriculteur et qu'on gère une parcelle,
- 25:26la donnée de l'aérodrome ou de l'aéroport qui est à
- 25:3040 ou 50 kilomètres n'a assez peu de sens.
- 25:32Et c'est là que ça commence un peu à prendre.
- 25:35Franchement,
- 25:36c'est à ce moment-là que les professionnels météo-sensibles,
- 25:37et je vous dis les agriculteurs,
- 25:38mais après il y a eu les cabinets d'études,
- 25:40d'ingénierie.
- 25:42qui ont commencé à s'intéresser à ce qu'on fait,
- 25:44ce qu'on pouvait faire.
- 25:45Et puis il y a une autre bascule,
- 25:46c'est fin des années 2010-2019,
- 25:48les effets des canicules qui ont frappé dans nos chaires,
- 25:51et notamment beaucoup de nos concitoyens,
- 25:53notamment à Paris.
- 25:54Là,
- 25:55on passe une autre bascule,
- 25:56c'est le citoyen qui s'intéresse à nous,
- 25:57parce qu'on a de plus en plus de nos data viz qui sont reprises dans les médias,
- 26:01par des data journalistes qui sont un petit peu intéressés par ce qu'on produit comme données,
- 26:04comme data viz,
- 26:05ou comme data via nos API en open data.
- 26:08Et là,
- 26:08c'est la deuxième bascule qui est assez nette.
- 26:11C'est intéressant d'avoir des réseaux d'observation locaux,
- 26:13d'avoir des observateurs locaux et d'avoir en temps réel la connaissance de ce qui se passe.
- 26:18On parle souvent de la météo comme le temps qu'il va faire et la spécialité du site,
- 26:22nous c'est le temps réel.
- 26:24Pour faire une bonne prévision,
- 26:24il faut déjà avoir une bonne analyse,
- 26:26une bonne connaissance de la météo qu'il fait.
- 26:27Et croyez bien que c'est beaucoup moins évident qu'il y paraît.
- 26:31Aujourd'hui,
- 26:31c'est tellement vrai que les modèles numériques de prévision du temps,
- 26:34ils passent plus de temps à collecter les données qui sont disponibles par milliards.
- 26:37que finalement pour sortir la prévision déterministe qui permet ensuite de faire la prévision météo.
- 26:42Donc voilà en deux mots ce qu'est le site.
- 26:45Aujourd'hui en effet...
- 26:47On a toujours une vocation à diffuser,
- 26:49faire connaître la donnée qui est disponible et puis la partager avec le plus grand nombre.
- 26:54En 2022,
- 26:55on est identifié par l'État et la direction du numérique pour participer à ce qu'ils ont appelé l'accélérateur d'initiative citoyenne,
- 27:02surnommé la service public augmenté.
- 27:04Je le mets entre guillemets.
- 27:05Comme agent de l'État,
- 27:06j'ai quand même quelques petites précautions d'usage,
- 27:08on va dire.
- 27:10Oui,
- 27:10parce que je suis bénévole et par ailleurs je ne travaille absolument pas pour Foclima,
- 27:14c'est la particularité d'une association de bénévoles.
- 27:18C'est une première phase où on voit vraiment qu'on nous encourage à pousser plus loin cette diffusion et cette collecte de données et la faire reconnaître et la faire diffuser.
- 27:26Sachez que ça a permis,
- 27:28deux ans plus tard,
- 27:29donc au début de l'année dernière,
- 27:32d'avoir le météo DataGouv.fr qui ouvre,
- 27:34exploité par la DINUM,
- 27:36mais avec les données de Météo France.
- 27:37L'idée vraiment née à ce moment-là,
- 27:39parce qu'on a poussé depuis 10 ans Météo France à y aller,
- 27:42c'était le sens de l'histoire,
- 27:43il était évident que c'était incontournable.
- 27:46Ça n'a pas été sans sujet,
- 27:48on en reparlera peut-être ultérieurement.
- 27:50Aujourd'hui,
- 27:50on est accompagné par exemple dans le cadre du Policy Lab avec Sciences Po,
- 27:54pour essayer de définir des cas d'usage,
- 27:56qu'est-ce qu'on peut faire de nos données,
- 27:58comment on peut apporter sous forme d'assistance maîtrise ouvrage et des collectivités,
- 28:01le déploiement de réseaux,
- 28:02de micro-réseaux,
- 28:03de quelques stations ou de capteurs.
- 28:05dans des communes,
- 28:06dans des collectivités,
- 28:07des agglos,
- 28:08où je l'ai fait il y a une quinzaine de jours sur une exploitation agricole dans l'Aude,
- 28:10par exemple.
- 28:12Parce que l'idée,
- 28:13c'est qu'en aucune manière de concurrencer Météo France,
- 28:15ce n'est pas le sujet.
- 28:16D'ailleurs,
- 28:16on a toujours veillé,
- 28:17nous,
- 28:17dans le déploiement de nos stations,
- 28:18bien avant qu'elles soient en open data,
- 28:20de faire en sorte qu'elles soient positionnées dans des endroits où il n'y avait pas déjà de la donnée météo,
- 28:23parce qu'on savait qu'un de ces jours,
- 28:24elles seraient forcément disponibles.
- 28:26Et voilà,
- 28:27le but,
- 28:27ça a toujours été le maillage,
- 28:28le maillage le plus fin possible.
- 28:29Et cette complémentarité,
- 28:31vous parliez de granularité complémentaire.
- 28:33C'est pour nous un enjeu depuis pratiquement qu'on a installé nos premières stations.
- 28:38A l'ouverture du site,
- 28:40on va dire que les pages qui commencent à ressembler à vraiment quelque chose en 2003-2004,
- 28:45il y en avait une dizaine aujourd'hui,
- 28:46il y en a 2000,
- 28:48y compris avec nos partenaires européens pour certains.
- 28:51Voilà la particularité sur ce qu'on s'attache aujourd'hui,
- 28:55de travailler,
- 28:55de développer,
- 28:56et on a maintenant des institutionnels qui nous y encouragent et qui nous y aident.
- 29:01Et ça permet aussi,
- 29:02effectivement,
- 29:02de partager cette connaissance,
- 29:05j'allais dire,
- 29:06presque du temps zéro.
- 29:08On évoquait tout à l'heure ces questions de temporalité.
- 29:11C'est important de savoir de quoi on part.
- 29:13Effectivement,
- 29:14il y a l'avant pour faire le diagnostic et l'état des lieux.
- 29:17Il y a le moment de crise,
- 29:19si il y en a un,
- 29:20ce qu'on ne nous souhaite pas,
- 29:21mais malheureusement,
- 29:21ça arrive.
- 29:22Et puis,
- 29:22il y a l'après.
- 29:23Et effectivement,
- 29:24le travail que vous faites avec les capteurs,
- 29:26ça permet d'affiner un peu cette connaissance.
- 29:30Si je vous demande dans la salle comment on mesure la température,
- 29:33je suis à peu près sûr à 90%
- 29:35de chance que vous n'allez pas me donner la bonne réponse.
- 29:37Vous allez me dire la température à l'ombre.
- 29:40Sachez que c'est la température sous-abri,
- 29:41ce qui n'a rien à voir avec la température à l'ombre.
- 29:43Typiquement,
- 29:43il y a une méconnaissance flagrante de rien que la donnée mesurée.
- 29:48Déjà,
- 29:49quand on commence à expliquer comment on mesure véritablement une donnée,
- 29:51et ce qu'on peut en déduire,
- 29:53il ne fait pas 40 degrés en France tous les étés depuis 30 ans,
- 29:55contrairement à ce que pensent beaucoup.
- 29:56de personnes parce qu'évidemment ils se sont référés à leur thermomètre sur leur terrasse en plein soleil et expliquer que 40 degrés à l'été en france c'était anormal ou vraiment statistiquement improbable et encore une vingtaine d'années on l'a quasiment presque tous les ans maintenant ce qui est quand même un signal évident et rien qu'en effet partir de d'expliquer ce qu'on observe est
- 30:17ce qu'on avait observé dès lors que c'est mesuré de manière normalisée il ya là il ya un message qui passe et ça toujours été un peu notre idée c'est d'être factuel
- 30:26Après,
- 30:27on laisse les gens tirer les conclusions qui s'imposent sur leur comportement.
- 30:30On ne les oblige pas à dire qu'il va falloir arrêter votre voiture thermique.
- 30:34On dit simplement qu'il y a,
- 30:35elle évidence,
- 30:36un signal qui est quand même assez probant.
- 30:38Tirez-en les conclusions qui s'imposent.
- 30:40Et prendre en compte à un moment ou à un autre.
- 30:41C'est tout à fait ça.
- 30:43Alors,
- 30:44on a vu la donnée,
- 30:45effectivement,
- 30:45pour affiner la connaissance,
- 30:47pouvoir partager ce socle commun.
- 30:49Et puis...
- 30:51Peut-être éventuellement construire ou commencer à construire des référentiels ou ce qui pourrait nous servir de référentiel.
- 30:57Mais il y a aussi le besoin de données.
- 31:00On a commencé un petit peu à en parler pour passer à l'action.
- 31:03Et donc,
- 31:04concrètement,
- 31:05ça veut dire quoi ?
- 31:05Passer à l'action avec de la data.
- 31:08Comment la donnée peut participer à la prise de décision sur cette thématique ?
- 31:12Je me tourne vers Erwan.
- 31:14Oui,
- 31:14très bien.
- 31:16Je peux rebondir sur la donnée de la communauté Netatmo est utilisée dans les projets de recherche que je suis sur chaleur et santé en ville avec Météo France NRM,
- 31:28l'IPSL,
- 31:29etc.
- 31:30C'est un vrai enjeu d'essayer de mobiliser aussi cette connaissance puisque,
- 31:34comme ça a été très bien dit,
- 31:37pour parler de contraste thermique dans la ville et d'îlots de chaleur urbain.
- 31:42Aujourd'hui,
- 31:42c'est la station principalement de
- 31:44Montsouris.
- 31:45et qui ne rend compte que de la température,
- 31:48de l'humidité,
- 31:49etc.,
- 31:49dans des règles de mesure du parc Montsouris,
- 31:56qui est arrosé la nuit.
- 31:57Et donc,
- 31:58c'est ça qui nous permet de dire,
- 32:00il fait plus chaud à Paris que...
- 32:02Donc,
- 32:02d'une rue à l'autre...
- 32:05Donc,
- 32:05il y a un vrai enjeu sur la métrologie et sur la donnée participative de mobiliser,
- 32:13effectivement,
- 32:14Et donc,
- 32:15par exemple,
- 32:15dans ce travail-là,
- 32:18les chercheurs vont essayer de regarder ce qui est exploitable ou pas exploitable,
- 32:22puisqu'il y a aussi des problèmes de poser des capteurs à l'ombre,
- 32:29pas à l'ombre,
- 32:30surexposés au soleil,
- 32:31etc.
- 32:32J'arrête là.
- 32:33La donnée pour l'action.
- 32:35Donc,
- 32:35deux éléments de réflexion.
- 32:38Si on revient aux données,
- 32:40c'est effectivement les données de connaissances d'un côté.
- 32:42Et puis...
- 32:43et puis les scientifiques,
- 32:46par exemple,
- 32:47et les lier aux données,
- 32:48on va dire,
- 32:49d'objets d'action publique ou privé.
- 32:54Par exemple,
- 32:54dans l'expertise,
- 32:55il faut aussi,
- 32:56on fait une expertise de diagnostic en rapportant des éléments de connaissances scientifiques,
- 33:02par exemple,
- 33:02à la chaleur urbaine,
- 33:04on peut témoigner là-dessus.
- 33:06C'est de lier,
- 33:07effectivement,
- 33:08l'analyse sur les objets ou les cibles de l'action.
- 33:13classique pour la chaleur urbaine.
- 33:15L'action,
- 33:16par exemple,
- 33:16jusqu'au bâtiment,
- 33:18mais dans sa fragilité,
- 33:19par exemple,
- 33:19les passoires thermiques.
- 33:21C'est une réflexion sur jusqu'à quel niveau d'objet d'action pour pouvoir ensuite dire,
- 33:27on a effectivement déterminé un secteur plus chaud ici que là.
- 33:33Dans ce secteur,
- 33:34il y a des objets d'aménagement qui valent intervention,
- 33:37et entre des bâtiments,
- 33:39passoires thermiques et d'autres bâtiments.
- 33:41Le bâtiment par soie thermique qui fait rentrer davantage de la chaleur en excès dans le logement.
- 33:47Voilà.
- 33:48Ou sur une population dite fragile,
- 33:50population âgée isolée,
- 33:53population vulnérable du point de vue de la pauvreté,
- 33:56des populations fragiles.
- 33:57Et donc,
- 33:58il faut injecter effectivement ces indicateurs dans la donnée.
- 34:02Une deuxième réflexion,
- 34:03c'est ça,
- 34:04c'est l'approche expert,
- 34:05mais en croisement de données et ne pas oublier le rapprocher au cible de l'action.
- 34:10pouvoir dire quelque chose derrière en termes de registre d'action.
- 34:14Et le deuxième niveau,
- 34:15c'est mêler à une même table des connaissances scientifiques et chercheurs à des porteurs d'action,
- 34:21collectivités de tous niveaux,
- 34:23par exemple,
- 34:24et de travailler ensemble sur un même outil avec les mêmes jeux de données.
- 34:27Et on l'a fait dans un cas de projet,
- 34:29justement,
- 34:29je reviens,
- 34:30le projet H2C
- 34:32Chaleur et Santé en ville.
- 34:33On l'a testé l'année dernière autour d'une plateforme d'analyse multicritère avec les données injectées des chercheurs.
- 34:40et des données de la socio-démo urbaine,
- 34:42et on a fait travailler les chercheurs et les parties prenantes.
- 34:47Et là-dessus,
- 34:49chacun avec sa casquette de compétences du point de vue des parties prenantes,
- 34:54quand on est un département,
- 34:54ce n'est pas la même chose que quand on est une commune ou une interco,
- 34:58par exemple,
- 34:58ou un responsable de service urbain,
- 35:01et bien on a,
- 35:03le résultat de cet exercice,
- 35:05on a défini différentes cartes.
- 35:08de vulnérabilité,
- 35:09autant de vulnérabilité qu'il y avait de compétences actions rassemblées.
- 35:12Voilà,
- 35:13on a fait des fois.
- 35:14Voilà.
- 35:14Et donc ça,
- 35:15c'est très important.
- 35:15Donc ce qui veut dire aussi qu'il y a des défis.
- 35:18On rejoint ce que disait
- 35:19Ludovic, c'est d'internaliser cette compétence au plus près des porteurs d'action,
- 35:25des entreprises,
- 35:27des collectivités,
- 35:28même des communautés citoyennes,
- 35:30etc.
- 35:31Internaliser cette compétence de plus en plus.
- 35:35Faire ça aussi parce que si on rejoint.
- 35:37La définition d'adaptation,
- 35:40c'est s'adapter,
- 35:41c'est hautement évolutif.
- 35:43Et donc si on n'internalise pas,
- 35:45c'est qu'on sera un one shot,
- 35:48à un moment donné on aura une vue d'une vulnérabilité,
- 35:51mais celle-là elle peut changer progressivement,
- 35:53etc.
- 35:54parce que les incertitudes sont levées plus ou moins sur certains aléas,
- 35:58etc.
- 35:58Et donc l'internalisation de cette compétence est vraiment un enjeu pour demain,
- 36:04pour pouvoir effectivement...
- 36:05réintégrer des nouveaux jeux de données,
- 36:08retravailler la question des vulnérabilités avec ce côté évolutif.
- 36:12C'est ça,
- 36:12c'est propre au changement climatique.
- 36:14On ne connaît pas tout notre avenir du point de vue du changement climatique.
- 36:19Oui,
- 36:19alors justement,
- 36:21on le voit bien,
- 36:22la donnée,
- 36:23ça peut nous participer à cette prise de décision.
- 36:27Mathieu Renoir,
- 36:28vous le disiez aussi dans les échanges qu'on a pu avoir,
- 36:32ça peut aussi effectivement permettre de convaincre les communes de passer à l'action ou de l'urgence de passer à l'action,
- 36:39ne serait-ce que par exemple sur le risque de retrait gonflement des argiles.
- 36:42On a beaucoup parlé inondation,
- 36:43adaptation,
- 36:43mais il y a aussi ce risque-là.
- 36:44En tout cas,
- 36:45vous,
- 36:46dans votre métier,
- 36:46c'est quelque chose que vous pouvez...
- 36:48Voir ou observer effectivement que la donnée peut avoir ce pouvoir-là.
- 36:53Ce pouvoir de décision.
- 36:55Oui,
- 36:56effectivement,
- 36:56autre risque sur notre territoire,
- 36:58c'est le retrait des gonflements des argiles.
- 37:01Malheureusement,
- 37:02le territoire francilien,
- 37:03il y a des environnements argileux forts,
- 37:07moyens,
- 37:08faibles,
- 37:09mais beaucoup forts.
- 37:10Et on a une problématique sur notre territoire,
- 37:12c'est qu'on exploite un réseau basse pression en fonds ductiles.
- 37:17Donc il y a un matériau qui a été utilisé jusque dans les années 80-90,
- 37:25qui n'est pas de la fonte grise.
- 37:26Attention,
- 37:27c'est de la fonte grise.
- 37:28Normalement,
- 37:28il y en a plus sur notre territoire.
- 37:30C'est de la fonte ductile,
- 37:31mais elle n'est pas cassante,
- 37:32à la différence de la fonte grise.
- 37:34Mais il y a potentiellement des fuites aux joints de jonction entre tronçons.
- 37:40Donc il y a une obligation de renouveler ces réseaux.
- 37:43Donc ça,
- 37:44c'est quelque chose qu'on avait identifié assez rapidement.
- 37:47dans la rédaction du contrat de concession.
- 37:50Et puis le législateur a mis de l'eau à notre moulin parce qu'en décembre 2021 est sorti un décret qui impose de renouveler l'intégralité de ces réseaux selon des dates butoirs.
- 38:032040,
- 38:0530%
- 38:05de décanisation fonds ductiles.
- 38:082050,
- 38:09100%.
- 38:10Et notamment dans des environnements argileux,
- 38:13forts et moyens.
- 38:15Fort de ça,
- 38:16on a travaillé avec GRDF pour essayer de savoir où étaient ces réseaux.
- 38:22On s'est aperçu qu'on avait un peu plus de
- 38:25450 km de canalisations au Fong du Ctis dans un environnement argileux fort.
- 38:31Donc il fallait qu'on les renouvelle d'ici 2030.
- 38:332021,
- 38:352030,
- 38:38c'est demain.
- 38:40Sachant que c'est des canalisations qui sont souvent localisées d'ici.
- 38:44hyper centre-ville,
- 38:45donc qui peuvent poser des problèmes logistiques,
- 38:49notamment pour avoir l'accord des communes pour faire les travaux.
- 38:54Donc ça,
- 38:54c'était le premier enjeu.
- 38:58Ensuite,
- 38:59c'était d'aller expliquer aux communes qu'on était dans l'obligation de le faire,
- 39:02parce que oui,
- 39:04c'est éventuellement un risque,
- 39:05mais on a une obligation réglementaire,
- 39:07donc il faut qu'on le fasse.
- 39:09Troisièmement,
- 39:10c'est un enjeu financier.
- 39:12Ce qu'il faut savoir,
- 39:13c'est que le schéma directeur d'investissement est découpé en plan de plan de plan d'investissement,
- 39:20PPI d'une durée de cinq ans et que ces programmes de travaux,
- 39:24c'est à peu près sur notre territoire,
- 39:26entre 80 et 100 millions d'euros par PPI.
- 39:28Donc,
- 39:30voilà.
- 39:31Donc,
- 39:32il a fallu aussi que GRDF nous propose aussi un programme de travaux cohérent sur le point.
- 39:38point de vue linéaire et financier.
- 39:42Et donc,
- 39:42on a dû...
- 39:45Comme j'ai pu vous le dire,
- 39:47on a un travail de concert avec les communes.
- 39:53Alors,
- 39:53on a déjà...
- 39:54Je reviens en arrière.
- 39:55On a déjà superposé...
- 39:56On a pris la carte
- 39:58BRGM, on l'a superposée avec nos réseaux,
- 40:03pour identifier ces zones-là,
- 40:05ce qui nous a permis de ressortir...
- 40:07Entre une quinzaine,
- 40:08une vingtaine de communes prioritaires.
- 40:14Quand on a cet ensemble de communes,
- 40:15après il a fallu qu'on aille à la porte de ces communes,
- 40:20à toquer à la porte pour présenter ces programmes de travaux et de comprendre si elles étaient dans l'acceptation de ces travaux-là.
- 40:31Quand on parle de data,
- 40:33effectivement,
- 40:33on a de la data qu'on peut recueillir via de la mesure.
- 40:38Mais il y a aussi de la donnée qui est un peu spéciale à recueillir.
- 40:46C'est d'aller à la rencontre des communes et de savoir si le maire est apte à recevoir des travaux.
- 40:54Si la commune a son propre PPI.
- 40:56C'est l'activité.
- 40:57Exactement.
- 40:57Est-ce que la commune a son propre PPI ?
- 41:01Pour la requalification des voies,
- 41:02est-ce que c'est en accord avec,
- 41:05éventuellement,
- 41:06les rues qu'on a identifiées ?
- 41:09C'est d'aller aussi à la pêche aux informations auprès des autres exploitants de réseau,
- 41:12Enedis,
- 41:13mais pas que.
- 41:17la région,
- 41:17le département.
- 41:20Donc une agglomération de divers data et ce qui nous a permis de vraiment cibler alors je vous avais dit,
- 41:30on avait ciblé une vingtaine de communes et on a travaillé vraiment de façon très proche avec une dizaine pour essayer d'atteindre ces 450 km d'ici 2050.
- 41:41C'est pas une mince affaire.
- 41:43Mais c'est bien parti et le but étant de travailler avec elles sur des chartes travaux.
- 41:51Donc on signe une charte travaux avec ces communes.
- 41:55Donc elles s'engagent également à y aller et à revenir vers nous si elles ont de la nouvelle donnée,
- 42:03s'il y a des constructions neuves qui se construisent dans l'emprise des programmes travaux.
- 42:09Donc ça nous permet aussi de réorienter nos...
- 42:12nos programmes,
- 42:13nos finances,
- 42:15et puis éventuellement,
- 42:15retravailler avec d'autres communes qui n'auraient pas été ciblées initialement.
- 42:20Alors,
- 42:21au-delà de la question de l'acceptabilité de vos interlocuteurs,
- 42:26la donnée,
- 42:26elle vous a permis aussi,
- 42:27là,
- 42:28assez clairement,
- 42:29j'ai l'impression,
- 42:29de prioriser l'action,
- 42:31vous,
- 42:31en tout cas,
- 42:31les actions que vous alliez mener.
- 42:33Oui,
- 42:33prioriser l'action pour répondre aux aspects réglementaires,
- 42:37surtout.
- 42:39On sait qu'on a 450 km à renouveler d'ici 2050 sur un patrimoine de
- 42:481400 km.
- 42:49Donc c'est
- 42:511400 km d'ici 2050.
- 42:54Donc c'est quelque chose qui va sur du long terme.
- 42:58Oui,
- 42:59alors,
- 43:01à sa climat,
- 43:02je me tourne vers Aurélien.
- 43:04Vous,
- 43:04dans ce passage à l'action qu'on évoquait dans ce deuxième temps là,
- 43:10les données vont surtout avoir un rôle pour affiner un petit peu vos modèles ou le travail de modélisation que vous pouvez faire.
- 43:18Oui,
- 43:19il y a ce travail d'être plus fin.
- 43:25On a ce besoin d'avoir une réponse quand même.
- 43:27précise localement.
- 43:29Mais si je rebondis,
- 43:30en fait,
- 43:31on a ce même principe où on a aussi ce besoin d'identification.
- 43:35Et on travaille beaucoup à ça.
- 43:36Quand un partenaire arrive,
- 43:38il a besoin de savoir quels sont ses sites les plus à risque.
- 43:45Donc,
- 43:46savoir où ils sont,
- 43:47mais aussi d'un point de vue actuel,
- 43:49mais d'un point de vue futur aussi.
- 43:50Parce qu'on peut avoir une entreprise qui veut investir dans un territoire et on se rend compte que...
- 43:56Oui,
- 43:57actuellement,
- 43:57il n'y aura pas de souci,
- 43:58mais à un horizon 2050,
- 44:002100,
- 44:02au final,
- 44:02ton site sera vachement sensible.
- 44:05Donc ça,
- 44:05on essaye d'intervenir à cette échelle-là.
- 44:11Une autre difficulté,
- 44:12c'est les barrières frontières qui existent.
- 44:15L'argile,
- 44:16on travaille beaucoup dessus,
- 44:17mais un sol argileux,
- 44:18en France,
- 44:19on est dédonné,
- 44:19mais on passe en Belgique.
- 44:21Comment on fait ?
- 44:22C'est un peu les mêmes sols.
- 44:24pas les mêmes informations.
- 44:25Et on a ce besoin d'apporter une réponse égale,
- 44:31en tout cas,
- 44:32un peu à l'ensemble.
- 44:33Donc faire cette identification.
- 44:35On a un travail.
- 44:36Donc on peut après,
- 44:37en termes d'action,
- 44:38aller sur la réduction du risque quand il y a déjà des sites qui existent.
- 44:44L'anticipation aussi,
- 44:45des fois,
- 44:46ça aide à éviter qu'une entreprise qui est grosse consommatrice d'eau s'installe dans une région.
- 44:54qu'on peut identifier avec des problématiques futures en termes de sécheresse,
- 45:00typiquement,
- 45:01pareil,
- 45:01il n'y a pas de problème maintenant,
- 45:03il y aura des problèmes dans le futur.
- 45:04Et donc,
- 45:05plutôt que d'investir,
- 45:06enfin d'investir après pour se prémunir,
- 45:08parce qu'on l'a déjà installé,
- 45:09autant réfléchir à l'anticiper.
- 45:16Et le dernier volet,
- 45:17c'est,
- 45:18nous,
- 45:18on se rend compte en fait,
- 45:19en termes d'action,
- 45:20qu'on a plusieurs...
- 45:23personnes entreprises qui viennent d'un même territoire avec une même problématique et donc là on essaye de se placer en fait en un peu en faisant ben voilà des tours de table en les rames en ramenant ces différents acteurs à discuter ensemble parce que on peut parler d'action localement
- 45:38sur chaque site mais au final l'action efficace vous le savez bien ici ça se fait à une échelle plus grande à une échelle du territoire et donc si on arrive à un niveau de connaissance et
- 45:52égale à comprendre un peu les enjeux avec les informations données.
- 45:57On arrive à mettre tous ces acteurs à discuter ensemble et à avoir des actions plus larges qui pourront être bénéfiques au territoire dans l'ensemble.
- 46:09Alors oui,
- 46:09le discours entre les différents acteurs,
- 46:11on voit bien que c'est essentiel,
- 46:13mais il faut aussi pouvoir adapter la réglementation ludovique.
- 46:18Justement,
- 46:20on en a parlé tout à l'heure.
- 46:21On a parlé des plans et de la connaissance de l'ALEA.
- 46:25Mais il faut aussi que ces documents réglementaires prennent en compte les nouvelles données,
- 46:29que le discours s'adapte un petit peu avec ce qu'on peut réussir à récolter par des nouvelles données,
- 46:36en tout cas.
- 46:37Oui,
- 46:37alors là,
- 46:38on est un peu sur...
- 46:39D'abord,
- 46:39je voulais réagir peut-être sur le RGA,
- 46:42parce que c'est très intéressant.
- 46:43Aujourd'hui,
- 46:44quand on parle de RGA,
- 46:45la construction sinistrée type,
- 46:46c'est la maison individuelle.
- 46:48La question des réseaux est très,
- 46:49très peu abordée.
- 46:51Et du coup,
- 46:51ça me posait la question,
- 46:52si vous travaillez...
- 46:54Est-ce que vous avez des relevés de sinistralité ?
- 46:56Est-ce qu'il y a une sinistralité réelle sur vos réseaux ?
- 46:58Ou est-ce que c'est finalement vous allez agir parce que la réglementation l'impose ?
- 47:01Et deuxièmement,
- 47:02avec quelle...
- 47:03Enfin,
- 47:03vous savez que la cartographie en matière de RGA,
- 47:05tout le monde ne le sait pas,
- 47:06mais a évolué.
- 47:07Il y avait ce qu'on appelle une cartographie de susceptibilité au début des années 2010,
- 47:11qui était faite par le BRGM.
- 47:12Et puis,
- 47:13au regard des coûts des dommages,
- 47:15au regard de l'importance finalement des engagements financiers de plus en plus lourds pour les assureurs,
- 47:20mais globalement économiques,
- 47:23il y a une nouvelle carte qu'on appelle d'exposition qui a été publiée en 2020 pour accompagner finalement un certain cadre réglementaire de la loi Elan,
- 47:31qui oblige un petit peu finalement toutes les constructions nouvelles à faire des études géotechniques.
- 47:37On peut avoir un regard un peu critique sur cette carte d'exposition parce qu'elle a pris des indicateurs qu'on pourrait critiquer.
- 47:45Mais du coup,
- 47:45vous,
- 47:46vous êtes parti de la carte de susceptibilité ou carte de...
- 47:50Aujourd'hui,
- 47:50on travaille essentiellement sur de la donnée fournie par nos exploitants,
- 47:54que ce soit GRDF ou
- 47:56Enilis.
- 47:58Ça, c'est un point qu'on allait aborder un petit peu plus tard dans la table ronde.
- 48:03Mais effectivement...
- 48:04Aujourd'hui,
- 48:05on ne peut pas se contenter de ces simples données,
- 48:08ne serait-ce que pour challenger les concessionnaires.
- 48:14Donc par conséquent,
- 48:15on va lancer nous notre propre étude.
- 48:17On va lancer une étude dans le cadre des papilles sur la résilience de nos infrastructures.
- 48:22Donc ça comprendra bien évidemment les réseaux de distribution publique de gaz et d'électricité,
- 48:27mais également nos panneaux solaires photovoltaïques et toutes nos infrastructures,
- 48:32les bornes IRPE,
- 48:33etc.
- 48:35Aujourd'hui on rentre un petit peu dans le métier de la data mais de façon humble,
- 48:43on est vraiment au tout début.
- 48:45On commence à construire un service dédié à la data,
- 48:52donc c'est à peine une année ou voire deux ans,
- 48:55donc on est aux prémices de ça,
- 48:58on va essayer de construire une base de données effectivement.
- 49:03dans le cadre de cette étude,
- 49:05pour essayer de mettre autour de la table différents acteurs,
- 49:09des sachants,
- 49:09bien évidemment,
- 49:11pour alimenter un entrepôt de données qui permettra ensuite d'alimenter un outil de reporting et de prendre des décisions.
- 49:17Parce qu'au-delà de contrôle de la concession,
- 49:21on se transforme maintenant dans un métier de gestionnaire de patrimoine.
- 49:24Et effectivement,
- 49:26pour gérer un patrimoine,
- 49:27il nous faut de la data.
- 49:31Voilà.
- 49:31Donc aujourd'hui,
- 49:32vraiment,
- 49:33on est au tout début de nos réflexions.
- 49:37Je sais qu'on...
- 49:38Peut-être est-ce qu'on prend le train trop tard ?
- 49:41Est-ce qu'on le prend...
- 49:42Est-ce qu'il est à quai et on rentre ?
- 49:43Voilà.
- 49:44Mais voilà.
- 49:46Mais effectivement,
- 49:47c'est...
- 49:49Alors,
- 49:49une des raisons qui pourraient expliquer ceci,
- 49:51c'est qu'effectivement,
- 49:54avant,
- 49:55on était dans des contrats de concession où il n'y avait pas forcément de...
- 50:00co gouvernance de prise de décision dans les investissements sur les réseaux donc là avec le nouveau nouveau schéma le nouveau schéma des cahiers des charges bah ça nous a permis de dire bah oui mais là on il faudrait qu'on travaille sur ces jeux là parce qu'on va devoir
- 50:17être à égal à égal avec les exploitants en fait et pas forcément prendre au argent comptant ce qui ce qui nous ce qui nous disent
- 50:30Le volet réglementaire,
- 50:31oui.
- 50:33Alors,
- 50:34il y a deux façons.
- 50:35La réglementation ne fait pas tout en gestion des risques.
- 50:37Elle peut beaucoup,
- 50:37elle peut en tout cas sur certains domaines,
- 50:39je pense notamment à celui de l'aménagement,
- 50:40mais il y a beaucoup de champs de la vulnérabilité qui ne vont pas passer par la réglementation.
- 50:46On travaille sur l'aménagement et l'urbanisme.
- 50:48Notre référence souvent en matière de prise en compte du risque dans nos réflexions d'aménagement,
- 50:54ça va être ce qu'on appelle les plans de prévention des risques,
- 50:55notamment inondation en Ile-de-France.
- 50:57Il y en a aussi sur d'autres risques,
- 50:58mouvements de terrain,
- 50:59etc.
- 51:01Pour autant,
- 51:01et ça nous oblige,
- 51:02pour passer à l'action,
- 51:03d'avoir un regard un petit peu sur l'efficacité de ces documents,
- 51:06par exemple.
- 51:07Alors,
- 51:08je dis tout de suite,
- 51:09heureusement qu'il y a des PPR,
- 51:10parce que s'il n'y en avait pas,
- 51:11ce serait assez catastrophique.
- 51:14Ce serait certainement beaucoup plus complexe.
- 51:16Pour autant,
- 51:17on a un chiffre,
- 51:17nous.
- 51:18Je ne vous ai pas fait le scénario catastrophe d'une grande inondation,
- 51:21mais les enjeux sont considérables.
- 51:23Et pour autant...
- 51:24On a construit,
- 51:25nous,
- 51:26c'est l'analyse de nos données,
- 51:27100 000 logements inondables dans le respect des PPR depuis
- 51:3120 ans,
- 51:32un peu plus de 20 ans maintenant,
- 51:33en Ile-de-France.
- 51:35Qu'est-ce qu'on fait de ce chiffre-là ?
- 51:36Ce qui est tout à fait important.
- 51:38Et quand on regarde plus finement ce chiffre,
- 51:44on se rend compte de quoi ?
- 51:46Que les PPR sont extrêmement efficaces pour limiter l'extension urbaine.
- 51:49C'est-à-dire que depuis 20 ans,
- 51:51dans les zones inondables...
- 51:52Les PPR ont permis de limiter des nouvelles constructions.
- 51:56Par contre,
- 51:57on a 100 000 logements aujourd'hui supplémentaires,
- 52:00dans le cadre des PPR,
- 52:01en densification,
- 52:02en renouvellement urbain.
- 52:03C'est aujourd'hui l'axe fort du développement régional.
- 52:05C'est-à-dire qu'arrêter d'étendre la ville,
- 52:07reconstruire la ville sur elle-même,
- 52:09donc ça va se construire ces 100 000 logements sur des anciennes friches industrielles,
- 52:13sur des espaces de densification,
- 52:16etc.
- 52:17Ça interroge.
- 52:17On va se dire que chacune de ces constructions...
- 52:21Théoriquement,
- 52:21on va prendre en compte des nouvelles règles des PPR pour être beaucoup plus performant vis-à-vis de l'inondation.
- 52:28Mais en même temps,
- 52:28on déplace le risque parce qu'on rajoute 200 000 personnes,
- 52:31250 000 personnes dans le même intervalle de temps en zone inondable.
- 52:35Donc on ne fait même pas évoluer l'aléa aussi ?
- 52:38Non,
- 52:38on ne fait même pas évoluer l'aléa.
- 52:39Là,
- 52:39c'est un aléa constant de la réglementation.
- 52:42C'est dans les zones prévues par les PPR.
- 52:44Donc ça prouve à la fois que le PPR est très efficace.
- 52:47pour certains aspects,
- 52:48mais pour autant ces PPR qui ont été faits par exemple au début des années 2000 pour les secteurs les plus urbanisés,
- 52:53n'avaient peut-être pas prévu ce phénomène de densification,
- 52:57ne l'avaient pas appréhendé.
- 52:58En fait on déplace la vulnérabilité.
- 53:00Vous êtes peut-être moins vulnérable individuellement au niveau de la construction,
- 53:03mais le fait à l'échelle d'un quartier ou d'un territoire de rajouter des personnes,
- 53:07ça pose d'autres enjeux,
- 53:08notamment de gestion de crise,
- 53:09qui est un des enjeux de vulnérabilité.
- 53:11Donc ça veut dire que comment fait-on éventuellement évoluer ces documents réglementaires ?
- 53:15On sait que c'est extrêmement compliqué.
- 53:17Donc on passe par d'autres outils.
- 53:19En fait,
- 53:20ces chiffres-là,
- 53:21ces phénomènes qui ont été observés,
- 53:22partagés aussi avec les services de l'État et avec tout un tas d'acteurs,
- 53:25nous ont conduit par exemple à créer,
- 53:28on a du mal à la mettre en œuvre,
- 53:29une charte des quartiers résilients à l'échelle de la région de France.
- 53:32C'est-à-dire que de sortir un petit peu du PPR pour le dépasser,
- 53:35pour se poser les bonnes questions en termes de vulnérabilité.
- 53:38La vulnérabilité à l'échelle d'un bâtiment,
- 53:39c'est quoi ?
- 53:39C'est pas que l'exposition,
- 53:41ça peut être aussi son accessibilité,
- 53:43c'est sa dépendance au réseau.
- 53:45C'est la façon dont il est construit.
- 53:46C'est par exemple une question qu'on n'avait pas posée il y a 20 ans dans l'établissement des PPR,
- 53:50c'est la durée de la crue.
- 53:51La durée de la crue,
- 53:52aujourd'hui,
- 53:52une crue majeure,
- 53:53ça peut durer sur certains secteurs plusieurs jours,
- 53:56voire plusieurs semaines.
- 53:57Donc comment on appréhende ça,
- 53:58ne serait-ce que dans la construction ?
- 53:59Donc ça renvoie à d'autres questions qu'une charte des quartiers résilients essaye de porter.
- 54:05Pour essayer de challenger,
- 54:06je dirais,
- 54:07tous les promoteurs,
- 54:07en tout cas tous les aménageurs.
- 54:09Ça peut être un angle de vue.
- 54:11C'est aussi une réflexion qui a été reprise dans le SDRIFE.
- 54:14dans un élément de planification qui reconnaît quelque part que les PPR,
- 54:17heureusement qu'il y en a et qu'il faut les respecter,
- 54:19notamment pour la valorisation des zones d'expansion des crues,
- 54:22des espaces non construits,
- 54:23mais qu'il faut peut-être réfléchir différemment sur ce qui existe déjà et sur l'existant.
- 54:27Ça,
- 54:28c'est un aspect réglementaire.
- 54:29D'autres travaux qui ont été mis en œuvre,
- 54:30mais pour passer à l'action,
- 54:31qui ne relèvent pas complètement du volet réglementaire,
- 54:35la question de la vulnérabilité des systèmes,
- 54:37systémiques,
- 54:37ce que j'appelais tout à l'heure.
- 54:39On se rend compte qu'aujourd'hui,
- 54:40notre fonctionnement métropolitain s'appuie sur des grands réseaux,
- 54:43des grandes infrastructures.
- 54:44qui permettent de faire vivre plusieurs millions de personnes.
- 54:47C'est en termes d'électrique,
- 54:48c'est de transport en commun,
- 54:49c'est d'approvisionnement énergétique,
- 54:51c'est de la gestion des déchets,
- 54:53etc.
- 54:54Mais tout ça avait été assez peu appréhendé.
- 54:57Les conséquences,
- 54:58qui dépassent souvent très largement les seules zones inondées,
- 55:00avaient été peu appréhendées.
- 55:01Tout ce travail de connaissance,
- 55:03donc de diagnostic qu'on a fait initialement,
- 55:05a conduit finalement dans une stratégie régionale de gestion du risque d'inondation,
- 55:09à regrouper tous les opérateurs dans un groupe de travail pour que chacun partage ses données.
- 55:14entre eux,
- 55:14parce qu'en plus il y a toute la question des interdépendances.
- 55:16Si vous coupez l'électricité,
- 55:17tout tombe derrière.
- 55:18Donc est-ce que les autres opérateurs qui dépendent complètement de l'électricité peuvent travailler ?
- 55:22Donc c'est tout un tas de réflexions pour essayer de comprendre un peu mieux notre système.
- 55:26Termes de gestion de crise aujourd'hui,
- 55:27un dernier exemple peut-être.
- 55:32On a des hypothèses aujourd'hui.
- 55:33Est-ce qu'il faut évacuer ?
- 55:34Quelle est la stratégie finalement de gestion de crise par rapport à un événement majeur ?
- 55:37Est-ce qu'il faut évacuer les personnes ?
- 55:39Est-ce qu'on les laisse chez elles ?
- 55:40On se rend compte que vivre chez soi,
- 55:42et ça fait partie notamment des questions de la vulnérabilité des réseaux qui sont mises en évidence,
- 55:47vous allez passer 3-4 jours sans électricité chez vous,
- 55:49ça va aller.
- 55:50Vous ne passez pas 3-4 jours chez vous sans assainissement par exemple.
- 55:53Puis vous allez tenir quelques jours.
- 55:54Et puis toutes les personnes...
- 55:55ne vivent pas la même façon ces périodes de crise.
- 55:57Si vous êtes une personne âgée,
- 55:58une personne avec des jeunes enfants,
- 55:59vous n'allez pas le vivre de la même façon.
- 56:01Aujourd'hui,
- 56:02la zone de défense qui gère cette gestion de crise zonale a aimé quelques hypothèses en disant,
- 56:07il faudrait vraiment évacuer un certain nombre de personnes dans des conditions particulières.
- 56:12S'il y a trop d'eau,
- 56:13si vous ne pouvez plus accéder à l'immeuble,
- 56:15si c'est un immeuble de grande hauteur,
- 56:16évidemment,
- 56:17s'il n'y a pas d'accessibilité,
- 56:20s'il n'y a pas d'électricité,
- 56:21etc.
- 56:22Donc,
- 56:22on a accompagné cette réflexion.
- 56:24parce qu'en plus c'est progressif,
- 56:25un nombre de crues se propage sur un territoire,
- 56:28pour essayer d'évaluer cette population.
- 56:30C'était le chiffre d'un million de personnes qu'aujourd'hui on annonce,
- 56:33et puis des personnes qu'il faudrait fortement inciter à évacuer,
- 56:36qui ne sont peut-être pas en zone inondable,
- 56:37mais en zone de fragilité,
- 56:38où ça va être extrêmement difficile de vivre.
- 56:40Donc cette réflexion-là est portée.
- 56:42Donc on a des données qui sont souvent une maille très très fine,
- 56:45qui doivent pouvoir accompagner aujourd'hui,
- 56:46par exemple,
- 56:46des plans communaux de sauvegarde.
- 56:48Parce que vous êtes une commune,
- 56:48c'est savoir où sont les populations,
- 56:50les populations évacuées,
- 56:51dans quelle temporalité.
- 56:53Mais ce qui est plus important encore,
- 56:54à mon sens,
- 56:54et là ça renvoie chez Rd'autres Données,
- 56:56c'est que ce million de personnes,
- 56:57et la crise Covid par exemple l'a montré il y a quelques...
- 56:59En 2020,
- 57:00c'est qu'il y a beaucoup de Parisiens ou de Franciliens,
- 57:03quand on leur a demandé de partir,
- 57:04qui sont partis d'eux-mêmes.
- 57:05Donc ça soulage finalement la gestion de crise.
- 57:07On se rend compte,
- 57:08dans toutes les expériences,
- 57:09qu'il y a 10,
- 57:1020,
- 57:1030%
- 57:11de la population qui ne bouge pas,
- 57:13qui refuse de bouger,
- 57:14ou qui bouge trop tard.
- 57:16Et là,
- 57:16tout l'enjeu aujourd'hui,
- 57:18c'est de pouvoir catégoriser ces populations.
- 57:21Pourquoi elles ne partent pas quand on leur demande de partir ?
- 57:23L'État demande,
- 57:24il faudrait évacuer.
- 57:25Pourquoi les personnes ne le croient pas ?
- 57:27Qu'est-ce qui fait qu'elles vont bouger ?
- 57:29Ou qu'est-ce qui fait qu'elles vont bouger trop tard ?
- 57:31Est-ce que là,
- 57:31on n'est pas dans le registre de la culture du risque,
- 57:34qui pourrait participer ?
- 57:36Et donc,
- 57:36cette réflexion-là,
- 57:37ça porte quelque part à encourager,
- 57:40comment on porte les messages auprès de la population.
- 57:42C'est ce constat-là.
- 57:43C'est comment on fait comprendre l'importance des enjeux.
- 57:46Et là,
- 57:46je ne suis sûr que la population,
- 57:47mais ça pourrait être aussi sur le domaine économique,
- 57:49etc.
- 57:50Donc voilà.
- 57:51C'est de la donner,
- 57:52du diagnostic pour agir derrière.
- 57:55Sauf que ça va prendre évidemment quelques années et ça ne se fait pas du jour au lendemain.
- 57:58Oui,
- 57:59tout à fait.
- 57:59Et du coup,
- 58:01Erwan,
- 58:01dans cette histoire de culture du risque,
- 58:04il y a aussi cette idée de vulgariser.
- 58:07Il n'y a pas du tout de connotation négative dans la façon dont j'utilise ce terme,
- 58:11mais de rendre accessibles en tout cas les données issues du milieu de la recherche qui sont peut-être parfois difficiles à appréhender.
- 58:20mais qui vont permettre effectivement de partager cette connaissance.
- 58:25Et dans ces cas-là,
- 58:25on a un peu besoin quand même d'acteurs relais qui permettent de diffuser ou de faire comprendre,
- 58:30en tout cas,
- 58:31ces éléments particulièrement pointus,
- 58:35scientifiques,
- 58:36techniques.
- 58:37Oui,
- 58:37alors si je reviens au changement climatique,
- 58:41on ne connaît pas tout.
- 58:42Et ça,
- 58:43c'est le vrai écueil.
- 58:44On a des incertitudes sur les modèles.
- 58:46Comme je disais aujourd'hui,
- 58:48il y a des nouveaux risques.
- 58:50Le risque feu de forêt en 2022,
- 58:53je crois,
- 58:54qui a choqué la France,
- 58:56plutôt le sud de la France,
- 58:58avec les méga-feux,
- 59:00on n'en parlait pas en Ile-de-France.
- 59:02Et depuis,
- 59:03il y a un travail qui se fait jusqu'à la création d'un atlas du risque feu de forêt en cours,
- 59:13qui va conduire à une réflexion sur l'action.
- 59:16C'est les nouveaux territoires de feu.
- 59:18les obligations des boursaillements qui n'avaient pas été mises en œuvre.
- 59:22Qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui ?
- 59:26C'est aussi un écueil se dire,
- 59:29on ne connaît pas tout,
- 59:30et donc on attend de connaître tout,
- 59:33et on ne connaîtra jamais tout.
- 59:35Et puis il y a la notion d'effet systémique qui va rajouter,
- 59:41quand on dit une canicule,
- 59:43mais une canicule plus une sécheresse,
- 59:46là c'est un super aléa.
- 59:47Et là,
- 59:48ça va introduire d'autres choses.
- 59:51Donc,
- 59:53par contre,
- 59:54il faut quand même rentrer dans l'action.
- 59:55Et donc,
- 59:56il y a un besoin à un moment donné,
- 59:58par phase,
- 59:59de vulgariser des éléments de connaissance et de le porter à connaissance des acteurs pour réfléchir aux actions à mettre en œuvre.
- 1:00:07Et peut-être,
- 1:00:08effectivement,
- 1:00:08avoir du recul pour dire parmi les actions à mettre en œuvre,
- 1:00:12celles qui sont dites sans regret,
- 1:00:16de celles qui sont...
- 1:00:17un peu plus incertaine et est-ce que c'est une maladaptation possible ou pas ?
- 1:00:21Voilà.
- 1:00:21Et donc,
- 1:00:22on en est là.
- 1:00:24Mais il faut aussi...
- 1:00:26Le porter à connaissance.
- 1:00:27Et donc là,
- 1:00:28ça va aussi par toucher des acteurs relais qui sont,
- 1:00:31par exemple,
- 1:00:31dans les collectivités,
- 1:00:32ceux qui sont en charge des plans climat,
- 1:00:34énergie,
- 1:00:34territoriaux.
- 1:00:35Voilà.
- 1:00:36Toucher des acteurs relais,
- 1:00:38outiller les acteurs relais.
- 1:00:40Et donc là,
- 1:00:41on en est là,
- 1:00:41en tout cas dans le domaine de l'adaptation au changement climatique.
- 1:00:44Derrière ça,
- 1:00:45il y a peut-être l'idée d'un observatoire de données ou de données actions de l'adaptation au changement climatique.
- 1:00:55Donc,
- 1:00:55c'est dans les cartons.
- 1:00:56Mais il faut qu'on arrive à ça.
- 1:00:59D'où il y ait déjà les acteurs relèves pour entrer dans l'action.
- 1:01:01Voilà.
- 1:01:02Et pas n'importe quelle action.
- 1:01:03C'est vrai.
- 1:01:04Alors,
- 1:01:04justement,
- 1:01:05Sébastien Branat,
- 1:01:05ça me met une belle transition avec ce que vous pouvez faire,
- 1:01:08vous,
- 1:01:09au niveau d'Info Climat,
- 1:01:10de sensibilisation aussi ou d'utiliser un certain nombre de supports qui vont permettre...
- 1:01:17Alors,
- 1:01:17est-ce que ça facilite le passage à l'action ?
- 1:01:20C'est peut-être des bons supports ?
- 1:01:21C'est vous qui allez me dire.
- 1:01:23On ne prétend pas faciliter,
- 1:01:25on essaye de mettre notre petite pierre à l'édifice avec les datas qu'on collecte et qu'on génère.
- 1:01:30Parce qu'on est à la fois utilisateur de données qu'on a récupérées de par le monde,
- 1:01:35grâce notamment initialement au serveur de la NOA américaine dont vous connaissez aujourd'hui ce qui lui arrive.
- 1:01:39On ne reviendra pas là-dessus.
- 1:01:41Et puis les datas maintenant qui sont disponibles sur les systèmes européens et sur la France.
- 1:01:45On parlera un peu des données tout à l'heure.
- 1:01:47Ça,
- 1:01:48ça nous a permis vraiment de travailler sur l'aspect grand public,
- 1:01:51notamment via des data viz qui vraiment illustrent assez facilement,
- 1:01:55quand on sait un petit peu les commenter,
- 1:01:58la tendance,
- 1:01:58on va dire.
- 1:01:59Et voilà,
- 1:02:00l'impact de l'image simple,
- 1:02:03vulgarisé pour prendre au tas de tout à l'heure,
- 1:02:05mais dans le bon sens du terme,
- 1:02:06est évident.
- 1:02:07Enfin,
- 1:02:07il est acquis,
- 1:02:08il n'y a pas de sujet.
- 1:02:09Ça prend donc l'aspect,
- 1:02:10par exemple,
- 1:02:10on diffuse sur Info Climat depuis 4-5 ans ce qu'on appelle l'indicateur thermique national.
- 1:02:15C'est la moyenne des 30 stations françaises qui sont considérées comme représentatives du climat français.
- 1:02:21C'est un dictateur thermique qui existe chez Météo France depuis des dizaines d'années en interne.
- 1:02:25On a milité des années pour qu'il soit diffusé,
- 1:02:27parce qu'une courbe qui donne la température,
- 1:02:30la moyenne de la journée par rapport à la norme,
- 1:02:33la fameuse norme météo,
- 1:02:34vous entendez sans arrêt parler,
- 1:02:36elle nous semblait assez évidente.
- 1:02:37quand il y a les piques rouges qui sont infiniment plus nombreux que les piques bleues.
- 1:02:40C'est quand même déjà un message assez évident.
- 1:02:42Nous,
- 1:02:42donc,
- 1:02:43on l'a mis en place sur Info-Climat.
- 1:02:44On n'a rien inventé.
- 1:02:45On a fait que reprendre ce qui existait en attente chez Météo France.
- 1:02:48On a donné quelques facilités supplémentaires à l'utilisateur de dire qu'il peut changer la norme de référence.
- 1:02:53En météo,
- 1:02:53enfin en climato,
- 1:02:54c'est la norme,
- 1:02:55elle est sur 30 ans.
- 1:02:55Mais évidemment,
- 1:02:56vous vous imaginez bien qu'aujourd'hui,
- 1:02:58ce qu'on mesure,
- 1:02:58on le fait par rapport à la norme 90-2020.
- 1:03:01Si vous mettez la norme 70-2000,
- 1:03:04vous allez voir que les pics rouges,
- 1:03:05non seulement ils sont plus longs,
- 1:03:06mais ils sont infiniment plus hauts.
- 1:03:07Donc déjà,
- 1:03:07il y a une vraie...
- 1:03:08Simplement en changeant la référence,
- 1:03:10il y a un vrai impact à expliquer quand on est en conférence,
- 1:03:13en événement,
- 1:03:14sur un stand,
- 1:03:14ce genre de choses.
- 1:03:15Voilà,
- 1:03:15ça c'est vraiment à partir de séries climatiques longues qu'on a pu récupérer des données.
- 1:03:20On a fait un indicateur thermique qui remonte dans les années 30,
- 1:03:23qui est critiquable parce que les normes de mesure,
- 1:03:24les stations de référence à l'époque étaient quand même plutôt contestables.
- 1:03:27Mais Téo France a raison.
- 1:03:29Par rigueur scientifique,
- 1:03:31on commence plutôt dans les années 50,
- 1:03:32mais il y a quand même là aussi des choses qui étaient intéressantes à tirer.
- 1:03:35Et puis le deuxième aspect,
- 1:03:36c'est par rapport aux jeunes.
- 1:03:37On est membre de la commission éducation du conseil supérieur de la météo,
- 1:03:40qui est sommairement le comité usagé,
- 1:03:42aussi de la commission OPS,
- 1:03:43je vous en parlerai plus tard.
- 1:03:46Là,
- 1:03:46on a une action qui est forte,
- 1:03:47qui est celle de météo à l'école.
- 1:03:50Il y a une dizaine,
- 1:03:51douzaine d'années,
- 1:03:52c'était suite au grand emprunt,
- 1:03:53donc ça ne nous rajeunit pas.
- 1:03:54Certains nombres d'établissements scolaires ont été dotés de stations météo.
- 1:03:58financé dans le cadre du grand tremplin.
- 1:04:00Et puis il y a une dizaine d'années,
- 1:04:01il n'y avait plus de sous tout simplement.
- 1:04:03Et ils sont venus taper à la porte d'Info Clément en disant c'est quand même dommage,
- 1:04:05il y a
- 1:04:0740-45 stations avec des données qui ont été collectées,
- 1:04:09des activités pédagogiques publiées,
- 1:04:11c'est-à-dire c'est des profs qui à partir des données de la station météo,
- 1:04:15créent des activités pédagogiques transdisciplinaires qui sont en plus très intéressantes et les gamins se retrouvent à faire des stats de la proba,
- 1:04:22des graphes de la régression linéaire à partir de la station.
- 1:04:25dont ils ont les données qu'ils voient dans leur cours de récré.
- 1:04:27Et ça marche très très bien,
- 1:04:28ça fonctionne très bien.
- 1:04:29Et en plus,
- 1:04:29il y a un autre intérêt à ces stations dans les cours d'école,
- 1:04:33c'est que ça apporte des points de mesure supplémentaires et ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure sur la granularité.
- 1:04:37Et ça rejoint aussi ce que disait Erwann tout à l'heure,
- 1:04:39où typiquement,
- 1:04:41vous prenez la station de la Porte de Vincennes et vous la comparez avec la station de Paris-Montsouris.
- 1:04:47En journée,
- 1:04:47en pleine canicule,
- 1:04:48il y a assez peu d'écarts.
- 1:04:50Ça se joue très clairement la nuit.
- 1:04:52Vous avez 7-8 degrés d'écart vers 1h du matin entre la station qui est à Porte de Vincennes et qui représente 95%
- 1:04:58de ce que vivent vraiment les gens dans Paris ou dans l'hypercentre par rapport à la Paris-Montsouris.
- 1:05:02Vous ouvrez votre fenêtre à 1h pour aérer,
- 1:05:05mais en fait vous faites rentrer de l'air qui est à 30 degrés contrairement aux 21 ou 22 que affiche la station de Montsouris à ce moment-là.
- 1:05:10Donc ça c'est aussi l'intérêt de la station météo en proximité,
- 1:05:13et là ça vaut pour tout le monde,
- 1:05:14ça rejoint à la fois le grand public et les scolaires.
- 1:05:18la voir,
- 1:05:19la station,
- 1:05:20ça objective ce qu'on ressent et ça permet de comprendre ce qui se passe et du coup de comprendre ce qui est en train de se passer.
- 1:05:26Et d'ailleurs,
- 1:05:26il y a des phénomènes assez intéressants qu'on observe.
- 1:05:28Quand on installe une station dans un endroit qui en manquait singulièrement,
- 1:05:31il n'est pas rare que dans les années qui suivent,
- 1:05:33les gens se sont presque obligés,
- 1:05:35par rapport à ce qu'ils observent et qu'ils voient à 5 km,
- 1:05:38d'en mettre une en plus.
- 1:05:39Ils découvrent ce qui s'appelle des microclimats,
- 1:05:41qu'on connaît assez facilement,
- 1:05:42les effets de valets,
- 1:05:43tout un tas de choses qui sont liées aux microclimats.
- 1:05:45Vraiment,
- 1:05:45la topographie en général.
- 1:05:47Et ça participe très largement à la sensibilisation et à l'éducation,
- 1:05:50à la fois de l'aspect météo et dans la durée de l'aspect climatologique.
- 1:05:55C'est vraiment l'axe et ça fonctionne bien,
- 1:05:57il faut le dire.
- 1:05:58Et on est très sollicité,
- 1:05:59on l'est de plus en plus,
- 1:06:00pour accompagner ce genre d'action quand on arrive à le faire en termes de disponibilité de bénévoles,
- 1:06:07ce qui est un vrai sujet.
- 1:06:09Alors du coup,
- 1:06:10je vais vous laisser le micro
- 1:06:12Sébastien Brana,
- 1:06:12puisqu'on va enchaîner sur la question d'accès aux données.
- 1:06:15Vous avez évoqué à plusieurs reprises,
- 1:06:17notamment l'accès aux données de Météo France,
- 1:06:20puisque là,
- 1:06:20dans ce qu'on a évoqué depuis tout à l'heure,
- 1:06:23il ne faut pas refaire la connaissance.
- 1:06:24On essaie de passer à l'action,
- 1:06:26mais encore,
- 1:06:26faut-il avoir accès à ces données ?
- 1:06:28Ce n'est pas toujours évident.
- 1:06:31Et vous,
- 1:06:32vous aviez effectivement peut-être un retour d'expérience par rapport à ça.
- 1:06:35Je vais essayer d'être bref parce que je pourrais être très long sur le sujet.
- 1:06:40Traditionnellement,
- 1:06:41en effet,
- 1:06:41les premières données météo disponibles,
- 1:06:43c'était les serveurs de la NOA américaine et un peu les canadiens,
- 1:06:46il y a une vingtaine d'années,
- 1:06:48ce qu'on n'appelait pas encore l'open data à l'époque.
- 1:06:51Et c'est quand même une tendance dont on sentait qu'elle était inéluctable.
- 1:06:54Heureusement,
- 1:06:55on peut remercier les institutions européennes qui ont largement fait en sorte que ces datas,
- 1:07:00une réglementation sur les high value data,
- 1:07:03on peut en parler encore des jours et des jours sur ce sujet.
- 1:07:05On a amené Météo France,
- 1:07:07contraint et forcé,
- 1:07:07il faut très clairement le dire,
- 1:07:09contraint et forcé,
- 1:07:10d'offrir tout ça,
- 1:07:11ce qu'ils appellent la baie des clims,
- 1:07:13c'est-à-dire à la fois toutes leurs archives de données météo,
- 1:07:16depuis que des données météo sont collectées et saisies dans la baie des clims,
- 1:07:20et puis aussi leurs données en temps réel mesurées par leurs stations d'observation.
- 1:07:25Il faut comprendre,
- 1:07:26pour information,
- 1:07:27on a des dizaines de gens qui ont commencé sur Info-Climat et qui travaillent aujourd'hui chez Météo France.
- 1:07:32Donc on connaît parfaitement l'institution.
- 1:07:35J'habite moi-même à 10 minutes à pied de leur siège à Saint-Mandé,
- 1:07:38croyez bien que j'y vais assez souvent.
- 1:07:39Donc on sait parfaitement quel est le problème de base qui s'est posé pour eux.
- 1:07:43En gros,
- 1:07:44l'État leur demande d'augmenter leurs ressources commerciales en baissant leur dotation.
- 1:07:48Et en même temps,
- 1:07:48on leur dit,
- 1:07:49il faut que vous mettiez gratuitement les données.
- 1:07:51Et en plus,
- 1:07:51il faut que vous financiez l'infrastructure pour les mettre à disposition de manière qualitative.
- 1:07:55Évidemment,
- 1:07:56on peut comprendre qu'il y ait,
- 1:07:58comment dirais-je,
- 1:07:58une situation entre le marteau et l'enclime qui les met largement en difficulté.
- 1:08:01De la perte de tension.
- 1:08:02C'est factuel.
- 1:08:05Ils ont donc freiné le plus tard possible pour encore réussir à tirer quelques,
- 1:08:09et ça n'allait pas très loin,
- 1:08:09c'était quelques centaines de milliers d'euros par an des licences sur les données qui étaient disponibles,
- 1:08:15jusqu'à ce que,
- 1:08:16en effet,
- 1:08:17et ça encore une fois je vous l'ai dit,
- 1:08:18c'est la IC dont on était associé il y a quelques années,
- 1:08:21qui a vraiment amené à ce que la direction du numérique de l'État,
- 1:08:25poussée par Guillaume Rosier,
- 1:08:27vous savez le fameux créateur de CovidTracker,
- 1:08:29qui quand il rentre comme conseiller du président de la République à son premier tweet.
- 1:08:34porte sur la data météo donc le signal politique était quand même assez fort je pense que la météo france ils ont compris que ça serait fini et là ils se sont engagés avec le soutien technique de la direction du numérique de l'état et étalable pour vraiment de mettre en place une infrastructure aujourd'hui qui est vraiment franck et costaud parce que on
- 1:08:49sollicite beaucoup les données donc voilà c'était un petit peu l'historique sachez aussi qu'il ya une chose intéressante on parle des données donc des historiques pour refaire des séries harmoniser départir des données brutes et faire des statistiques
- 1:09:03qui était déjà accessible aux chercheurs,
- 1:09:05fort heureusement,
- 1:09:05mais qui l'était quand même assez difficilement pour toute autre institution,
- 1:09:09ou passionnée encore plus.
- 1:09:11Les données temps réels,
- 1:09:11certes,
- 1:09:11et puis aussi toutes les données de modélisation numérique.
- 1:09:14Les fameux modèles qui sont remarquables,
- 1:09:17qui sont reconnus mondialement pour leur qualité,
- 1:09:19Arpeggio Home,
- 1:09:20pour ne pas les citer,
- 1:09:21qui en fait ont eu un déficit de notoriété mondiale parce que leurs données sources n'ont été disponibles que tardivement.
- 1:09:27Historiquement,
- 1:09:28vos applications pour smartphones,
- 1:09:29elles utilisent le modèle américain qui s'appelle le GFS.
- 1:09:32avec une maille qui n'est pas du tout adaptée à notre territoire.
- 1:09:35Et voilà,
- 1:09:37ces données auraient été redisponibles plus tôt,
- 1:09:38ça aurait certainement permis à Météo France de faire valoir.
- 1:09:41Et en plus,
- 1:09:42d'avoir stratégiquement,
- 1:09:44c'est un peu comme le principe du logiciel libre.
- 1:09:47Ce n'était pas la data sur la data,
- 1:09:49ce n'était pas sur le code source,
- 1:09:50entre guillemets,
- 1:09:50qu'il fallait commencer à commercialiser,
- 1:09:52il fallait faire sur l'accompagnement.
- 1:09:53Parce qu'il y avait vraiment une vraie expertise de ce qu'on appelle le big data qui est détenu par Météo France depuis des dizaines d'années.
- 1:10:00C'est consubstantiel à la météo,
- 1:10:03ils font ça depuis des dizaines d'années.
- 1:10:06Ils avaient vraiment une clé à jouer,
- 1:10:08une carte à jouer,
- 1:10:09en se positionnant comme un accompagnateur de ces données qui étaient oubliées.
- 1:10:13Je me suis battu des années et des années,
- 1:10:14j'ai difficilement réussi à convaincre.
- 1:10:16Après,
- 1:10:17on peut comprendre leurs contraintes,
- 1:10:18quelles étaient-elles.
- 1:10:19Dernier sujet intéressant,
- 1:10:20c'est que maintenant,
- 1:10:20ils ont mis à disposition quelque chose qui s'appelle les données radar brutes,
- 1:10:24je ne vais pas rentrer dans la technique.
- 1:10:26Ils ont été très très très surpris que ces données radar soient exploitées d'une manière qu'ils avaient absolument pas anticipé en termes de volume de téléchargement parce que des particuliers,
- 1:10:34des techniciens,
- 1:10:35des professionnels,
- 1:10:36des bureaux d'études se sont emparés de ces données qui sont techniques vraiment pointues et qui ont extrait des données qu'ils avaient le plus grand mal à produire en interne.
- 1:10:46On appelle ça les images Doppler qui permettent de localiser les supercellules,
- 1:10:49les tornades,
- 1:10:50les choses comme ça et les champs de vent à partir des données radar et ça ils se sont...
- 1:10:54En quelques mois,
- 1:10:55ils ont vu apparaître sur Internet des choses qu'ils n'avaient absolument pas anticipées.
- 1:10:58Et avec ces données,
- 1:10:59aujourd'hui,
- 1:10:59on est en capacité,
- 1:11:00de manière libre et gratuite,
- 1:11:03d'identifier les zones à très forte intensité,
- 1:11:05les zones de grêle.
- 1:11:06Et ça rejoint une problématique qu'on avait un petit peu évoquée,
- 1:11:08c'est le ruissellement,
- 1:11:09par exemple.
- 1:11:10On a une tendance à l'évidence d'avoir des plus extrêmes,
- 1:11:13plus importantes aujourd'hui.
- 1:11:15Sur les grandes villes de France,
- 1:11:17du nord de la France,
- 1:11:17on peut avoir des intensités qu'on observait jusqu'ici que sur les villes méditerranéennes.
- 1:11:22Je viens de Montpellier,
- 1:11:23je peux vous dire que...
- 1:11:24Quand on prend 100 mm à Montpellier,
- 1:11:25c'est impressionnant,
- 1:11:26mais c'est gérable.
- 1:11:27Quand c'est à Paris,
- 1:11:2950-60 mm pendant une heure,
- 1:11:30ce n'est pas du tout la même histoire.
- 1:11:32Et c'est le genre de choses aussi sur lesquelles nous,
- 1:11:33on s'intéresse beaucoup,
- 1:11:34en équipant ces communes avec des stations météo,
- 1:11:37avec des mailles fines.
- 1:11:38Et là,
- 1:11:38on a en temps réel,
- 1:11:39toutes les minutes,
- 1:11:40les intensités pluviométriques.
- 1:11:41Alors là aussi,
- 1:11:41ça demande un petit peu d'explication,
- 1:11:43d'accompagnement auprès des utilisateurs,
- 1:11:45parce que ce n'est pas forcément un concept très simple.
- 1:11:47Déjà,
- 1:11:48la mesure d'une précipitation,
- 1:11:49le millimètre est déjà très compliqué à expliquer.
- 1:11:51Alors quand on passe en millimètre heure,
- 1:11:52ça devient encore plus compliqué.
- 1:11:54N'empêche,
- 1:11:55il y a un vrai sujet maintenant de gestion.
- 1:11:57Et là,
- 1:11:58je passerai la main à des gens bien plus compétents que moi sur l'impact de ces phénomènes sur les communes.
- 1:12:03Et ça aussi,
- 1:12:04c'est quelque chose sur lequel on a des cas d'usage,
- 1:12:05sur lequel on travaille sur un faux climat.
- 1:12:08Et alors,
- 1:12:08du coup,
- 1:12:09vous-même,
- 1:12:09dans toutes ces données que vous récupérez via les capteurs,
- 1:12:13est-ce que ces données,
- 1:12:14vous les mettez à disposition ?
- 1:12:15Bien sûr,
- 1:12:16on est utilisateur de données,
- 1:12:17mais évidemment,
- 1:12:18producteur de données.
- 1:12:19Vous imaginez bien que quand on a harcelé...
- 1:12:23Amicalement,
- 1:12:23mais harceler quand même Météo France pendant des années.
- 1:12:25Je me doutais de la réponse.
- 1:12:29Le minimum des choses était en effet d'en faire autant,
- 1:12:31de montrer l'exemple.
- 1:12:32Donc oui,
- 1:12:33toutes les stations qui sont installées par l'association sont évidemment en open data complète.
- 1:12:37On est même sous une licence particulière qu'on appelle la licence étalable qui protège un peu le producteur de données.
- 1:12:42En gros,
- 1:12:43on ne peut pas utiliser le label Info Climat pour faire des interprétations des données qu'on ne voudrait pas voir.
- 1:12:49Ça nous protège comme producteur de données.
- 1:12:50Et on a...
- 1:12:51un ensemble de propriétaires privés qui installent leurs stations.
- 1:12:54On a des stations qui sont cofinancées.
- 1:12:56On considère à ce stade que les propriétaires des stations sont propriétaires de leurs données et ils décident quel est l'usage qui peut être autorisé.
- 1:13:04Donc là,
- 1:13:04c'est sous des licences un peu différentes qui sont du Creative Commons.
- 1:13:08Soit en effet,
- 1:13:08c'est non commercial,
- 1:13:10donc réservé à des travaux de thèse,
- 1:13:12de recherche ou de scolaire,
- 1:13:13ou alors c'est carrément diffusion interdite.
- 1:13:16C'est juste l'affichage des tableaux,
- 1:13:17mais pas le pays.
- 1:13:18On n'a pas quand même...
- 1:13:19On l'émerge les données,
- 1:13:20on est une plateforme d'échange,
- 1:13:21mais on laisse quand même le soin aux producteurs de données initiales de choisir ce qui...
- 1:13:25Mais évidemment,
- 1:13:26je plaide,
- 1:13:27je milite pour encourager tout un chacun de passer à la licence la plus ouverte possible,
- 1:13:31y compris pour des données utilisées à des fins commerciales.
- 1:13:36Merci.
- 1:13:37Et alors Mathieu Renoir,
- 1:13:38au niveau du CIGF,
- 1:13:39vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure,
- 1:13:41ces actions qui permettent du coup de le partage de la connaissance avec le...
- 1:13:45Le PAPI,
- 1:13:46peut-être que vous voulez compléter un petit peu ce que vous avez commencé à aborder tout à l'heure.
- 1:13:49Peut-être expliquer le PAPI pour ceux qui n'en avaient pas.
- 1:13:52Oui,
- 1:13:52alors le PAPI,
- 1:13:53c'est le programme d'action de prévention des inondations.
- 1:13:57C'est piloté par
- 1:13:585 Grands Lacs,
- 1:13:58qui est un établissement public aussi qui a la compétence au
- 1:14:04GéMAPI.
- 1:14:06Et donc,
- 1:14:07du coup,
- 1:14:08elle pilote en fait ce qu'on appelle un fonds barnier.
- 1:14:11qui permet de financer des actions qui sont propres à certaines collectivités,
- 1:14:17dont la nôtre,
- 1:14:19CIGF.
- 1:14:20On se lance dans une étude de résilience de nos infrastructures face aux risques crus.
- 1:14:29On espère mettre autour de la table,
- 1:14:31comme j'ai pu le dire,
- 1:14:33différents acteurs,
- 1:14:34des opérateurs publics,
- 1:14:36privés,
- 1:14:36des collectivités.
- 1:14:38des sachants pour recueillir l'information la plus juste et pour ensuite délivrer le bon message à nos collectivités membres.
- 1:14:51Effectivement,
- 1:14:52on a des communes sur notre territoire qui sont plus ou moins bien renseignées sur ce sujet-là.
- 1:14:59Si je prends la commune d'Alfortville,
- 1:15:00oui,
- 1:15:01depuis de très nombreuses années,
- 1:15:02ils ont un service dédié aux risques crus,
- 1:15:06parce que sachant que l'intégrité du territoire serait sous l'eau.
- 1:15:09Donc il n'y a pas de sujet,
- 1:15:10mais on a quand même quelques collectivités qui sont...
- 1:15:16qui seraient impactés par ce risque-là et qui ne sont pas forcément au fait,
- 1:15:21parce qu'ils n'ont pas forcément les moyens humains pour gérer ce type de crise.
- 1:15:26Donc il faudra qu'on travaille sur le bon déploiement de ces données-là dans la meilleure forme.
- 1:15:35Alors est-ce que ça prendra l'aspect d'une cartographie,
- 1:15:41d'un outil ?
- 1:15:43interopérables,
- 1:15:45d'API pour envoyer de l'information à des systèmes d'information géographique externe.
- 1:15:51Bon,
- 1:15:52à voir.
- 1:15:52C'est encore à creuser.
- 1:15:53Ça,
- 1:15:53c'est encore à creuser.
- 1:15:54Et puis,
- 1:15:54on a une deuxième fiche action dans ce papy.
- 1:15:58C'est les actions de sensibilisation,
- 1:16:01tout simplement.
- 1:16:01Donc,
- 1:16:02il va falloir qu'on sensibilise nos élus,
- 1:16:06parce que certains sont climato-sceptiques.
- 1:16:09Il ne faut pas...
- 1:16:10Il ne faut pas se le cacher,
- 1:16:12effectivement,
- 1:16:12ce n'est pas forcément...
- 1:16:15Aujourd'hui,
- 1:16:15il y a encore des gens qui n'y croivent pas.
- 1:16:19Et puis,
- 1:16:19nos services techniques,
- 1:16:21qui ont tellement de...
- 1:16:24multitude de compétences dans leur escarcelle qui ne sont pas forcément sachant sur ce point-là.
- 1:16:31Donc il va falloir aussi qu'on soit pédagogue et utiliser les bons éléments de langage.
- 1:16:40Alors justement
- 1:16:41Aurélien Boisselet,
- 1:16:42il y a effectivement,
- 1:16:43vous dites ça aussi un petit peu ce que vous dites,
- 1:16:47le besoin d'une culture du risque,
- 1:16:49le besoin d'une culture de la donnée.
- 1:16:51Il faut aussi que tout le monde arrive à s'emparer des enjeux qu'il y a autour de ces données.
- 1:16:58Oui,
- 1:16:59c'est assez important.
- 1:17:00Ça permet d'avoir un socle commun sur la discussion.
- 1:17:04Ça permet pas mal de choses.
- 1:17:05Nous,
- 1:17:06on n'est pas producteur de données,
- 1:17:07mais par contre,
- 1:17:09les données accessibles sont très importantes.
- 1:17:11On en parlait de la NOAA ou l'USGS américain qui produisent énormément de données.
- 1:17:17Nous,
- 1:17:17on travaille beaucoup avec ça et donc cette accessibilité est importante.
- 1:17:21Et pour expliquer un peu comment on travaille,
- 1:17:22alors là,
- 1:17:23je peux vite fait donner un exemple.
- 1:17:25En fait,
- 1:17:26ça,
- 1:17:26c'est sur la partie assurantielle.
- 1:17:29Donc nous,
- 1:17:29comme j'ai expliqué,
- 1:17:30on travaille sur de l'assurance,
- 1:17:31mais on travaille sur l'assurance un peu particulière,
- 1:17:33ça s'appelle l'assurance paramétrique.
- 1:17:35Donc si je prends un exemple simple,
- 1:17:36il y a une catastrophe qui arrive,
- 1:17:37l'assurance classique,
- 1:17:39il faut qu'on attende,
- 1:17:40qu'on aille contacter son assureur,
- 1:17:42qu'il vienne sur place,
- 1:17:43qu'il fasse une estimation,
- 1:17:44qu'il revienne.
- 1:17:45Et puis après,
- 1:17:46ça prend trois plombes,
- 1:17:47ça met du temps,
- 1:17:48on estime les dégâts.
- 1:17:49Voilà.
- 1:17:51Nous,
- 1:17:51on travaille sur du paramétrique,
- 1:17:52c'est-à-dire qu'on utilise vraiment la donnée.
- 1:17:53En fait,
- 1:17:54tout est calibré à l'avance.
- 1:17:55On calibre avec des données,
- 1:17:57soit la vitesse de vent,
- 1:17:59soit l'accélération du sol pour du tremblement de terre.
- 1:18:03C'est des choses calibrées en avance.
- 1:18:04On a besoin de données pour apprendre,
- 1:18:06on a besoin de modélisation,
- 1:18:07on a besoin de comprendre la vulnérabilité.
- 1:18:09Tout ça,
- 1:18:09on le fait en avance,
- 1:18:10mais ce qui fait que quand il y a un événement qui arrive,
- 1:18:13globalement,
- 1:18:14on paye en quelques jours,
- 1:18:15voire quelques heures.
- 1:18:16Et là où on travaille,
- 1:18:17c'est pour ça qu'on a besoin de cette donnée.
- 1:18:19Un des exemples sur lesquels on a participé,
- 1:18:23c'était l'année dernière le sisme au Maroc.
- 1:18:27Donc nous,
- 1:18:28on a participé.
- 1:18:29On n'est pas seul assureur dessus.
- 1:18:31C'est sur un ensemble de groupes.
- 1:18:33Mais pour assurer le front de solidarité marocain pour l'ensemble des communes du Maroc.
- 1:18:38Et donc l'accessibilité à ces données,
- 1:18:41ça a permis de mettre en place ce type de structure.
- 1:18:43Ça a permis de mettre en place un paiement rapide.
- 1:18:46à destination de ce fonds de solidarité pour aller justement identifier très très rapidement quels ont été les villages impactés,
- 1:18:55etc.
- 1:18:55Et si on enlève,
- 1:18:57puisque c'est un peu les tendances qu'on entend actuellement,
- 1:18:59cette accessibilité aux données américaines,
- 1:19:02ou en tout cas si on met un système de paiement,
- 1:19:06des contrats comme ça,
- 1:19:08ça va être beaucoup plus compliqué à mettre en place.
- 1:19:11Parce qu'on est sur des contrats qui sont quand même solidaires avec différents acteurs.
- 1:19:17Donc voilà,
- 1:19:17un petit exemple sur de l'assurance.
- 1:19:21Et puis,
- 1:19:21bien entendu,
- 1:19:22comme on a parlé,
- 1:19:23la compréhension de l'historique,
- 1:19:27elle est clé.
- 1:19:27Et donc,
- 1:19:28sans les données,
- 1:19:29on resterait à des visions modélisées.
- 1:19:31Et on aurait du mal à calibrer un petit peu,
- 1:19:35justement,
- 1:19:36cette aléa avec impact dont on a besoin.
- 1:19:42Alors,
- 1:19:42on a beaucoup échangé.
- 1:19:43Je vois l'heure qui...
- 1:19:44tourne et du coup je voudrais quand même qu'on puisse prendre éventuellement quelques questions bien sûr pour nos invités si vous voulez vous interpeller avant que vous n'hésitez pas mais voir peut-être déjà si dans la salle peut-être qu'il y a des questions si
- 1:20:02vous pouvez vous présenter
- 1:20:05Oui,
- 1:20:05bonjour.
- 1:20:06Muriel Martin-Dupré,
- 1:20:07je représente l'association
- 1:20:10FNE Île-de-France,
- 1:20:11France Nature Environnement,
- 1:20:13Île-de-France.
- 1:20:13Puisque c'est une séquence intitulée
- 1:20:19« Au data citoyen » ,
- 1:20:20je voulais dire que dans les acteurs que vous avez identifiés,
- 1:20:24il y a la société civile qui,
- 1:20:26quelquefois,
- 1:20:27s'organise dans des associations.
- 1:20:30Et je voudrais porter témoignage du fait que...
- 1:20:34A l'occasion de l'élaboration des PLU,
- 1:20:37lors du cours d'urbanisme,
- 1:20:38des PLU intercommunaux ou des PCAET,
- 1:20:44nos associations sur le terrain qui sont informées des risques sur la biodiversité,
- 1:20:51des risques...
- 1:20:53à l'occasion de projets d'urbanisme,
- 1:20:55etc.,
- 1:20:57participent au débat,
- 1:20:59interpellent les collectivités locales,
- 1:21:01et qu'il ne faut pas négliger cet acteur associatif,
- 1:21:05parce que les gens sont animés de convictions et porteurs de valeurs,
- 1:21:09donc ils sont d'autant plus pugnaces,
- 1:21:12et donc il faut qu'ils puissent avoir accès à toutes ces données que vous avez évoquées,
- 1:21:17pour que leur interpellation soit prise en compte.
- 1:21:21soient nourris d'expertise et puissent,
- 1:21:25au cas où ils ne sont pas entendus,
- 1:21:27conduire des contentieux.
- 1:21:28Parce que,
- 1:21:29comme vous le savez,
- 1:21:30il y a un moment aussi où le rapport de force tient dans l'interpellation grâce à la justice.
- 1:21:38Et donc,
- 1:21:39voilà,
- 1:21:40s'il peut y avoir en open data un accès du citoyen de base regroupé éventuellement en association,
- 1:21:50ça sera un atout par rapport à ce que vous voulez dire.
- 1:21:53Et à titre d'illustration,
- 1:21:54je voulais dire qu'on a monté,
- 1:21:56grâce notamment à des fonds du Conseil Régional de l'Île-de-France,
- 1:21:59mais pas que,
- 1:22:00de l'OFB et de l'ADEME,
- 1:22:02une plateforme qui s'intitule Carto-Végétation.
- 1:22:06Et comme vous le savez,
- 1:22:08la végétation,
- 1:22:09ça a un impact positif pour le climat.
- 1:22:12Et donc cet outil qui est en open data,
- 1:22:17il permet de cartographier la végétation.
- 1:22:19en Ile-de-France pour mieux la protéger,
- 1:22:21et donc faire en sorte qu'elle soit prise en compte dans les documents d'urbanisme que vous évoquiez les uns et les autres.
- 1:22:28Ça,
- 1:22:28c'était ma première information et entre guillemets revendication que les acteurs associatifs soient pris en compte dans la réflexion.
- 1:22:38La deuxième remarque que je voulais faire,
- 1:22:40c'était,
- 1:22:41je veux dire,
- 1:22:41qu'on parle de multiplier effectivement les datas,
- 1:22:45mais à la sortie,
- 1:22:46est-ce que vous avez pensé au data center ?
- 1:22:49qui vont se multiplier dans la région Île-de-France,
- 1:22:52parce que c'est une région où effectivement les sièges de société,
- 1:22:57les besoins et les projets vont se multiplier.
- 1:23:00Et donc vous n'êtes pas sans savoir que ces data centers posent la question de l'hyperconsommation de l'énergie,
- 1:23:07de l'émission des gaz à effet de serre,
- 1:23:10etc.
- 1:23:10Donc je voulais que les intervenants,
- 1:23:13après avoir appelé à la multiplication des data,
- 1:23:17se rendent compte...
- 1:23:18de ce que ça va provoquer sur le territoire francilien.
- 1:23:23Je ne sais pas si ça appelle une réponse,
- 1:23:25si l'un d'entre vous veut.
- 1:23:27Oui ?
- 1:23:27Sur les data centers,
- 1:23:28effectivement,
- 1:23:30c'est quelque chose qu'on a déjà identifié,
- 1:23:32nous,
- 1:23:32au sein du syndicat.
- 1:23:36Il y a des solutions pour réduire cette empreinte carbone négative de ces data centers qui seront malheureusement essentielles pour...
- 1:23:47pour la transition numérique du territoire.
- 1:23:51On pourrait parler d'hybridation avec
- 1:23:54ELEC-Gas ou d'autres solutions.
- 1:23:58Mais effectivement,
- 1:23:59ce sont des points que nos exploitants
- 1:24:03GRDF et NEDIS ont identifiés et sur lesquels ils travaillent pour réduire l'empreinte carbone de ces fameux data centers.
- 1:24:13Merci.
- 1:24:14Moi je vais plutôt réagir sur la première partie,
- 1:24:16sur la science que vous parliez d'association.
- 1:24:20Et ça en fait c'est quelque chose qu'on trouve assez clé.
- 1:24:24On en a parlé ce matin de sciences participatives justement.
- 1:24:28Pour le coup parce qu'on a beaucoup parlé de modélisation.
- 1:24:31Et justement on fait des modèles,
- 1:24:33on fait pas mal de choses.
- 1:24:34Mais il y a une connaissance locale qui est vraiment très importante.
- 1:24:38Et donc c'est en ça que des fois c'est compliqué à capter,
- 1:24:42mais c'est clé.
- 1:24:44de savoir qu'est-ce qui se passe sur le territoire.
- 1:24:45Et donc,
- 1:24:46il y a un essor de ces sciences participatives qui permettent d'avoir une visualisation,
- 1:24:53une accessibilité à ces données.
- 1:24:54Là,
- 1:24:55vous avez parlé sur la végétation,
- 1:24:56je sais que ça existe aussi sur la biodiversité.
- 1:24:58Moi,
- 1:24:58je ne travaille pas directement,
- 1:24:59mais j'ai des collègues qui travaillent dessus.
- 1:25:02Et donc,
- 1:25:04c'est des acteurs clés.
- 1:25:05Nous,
- 1:25:06on essaye de...
- 1:25:08C'est un effort qu'on fait...
- 1:25:11commence à faire en fait de travailler à l'échelle d'un territoire et typiquement donc on a parlé des collectivités on parle des entreprises mais il ya aussi le maillage associatif au final la connaissance modèle c'est important mais la connaissance locale elle est elle est tout autant et donc en fait faut qu'on arrive à concilier les deux sur
- 1:25:29la seconde partie data center ça on le sait aussi on l'a très bien identifié de sa travail sur le climat après malheureusement en termes d'impact ça c'est beaucoup plus compliqué pour nous
- 1:25:39Il y en a quand même une association.
- 1:25:41Je ne peux pas laisser passer ma question,
- 1:25:43madame.
- 1:25:46Quand Météo France vient nous chercher en 2010,
- 1:25:48vraiment il vient nous chercher,
- 1:25:50il mesure tout l'intérêt d'avoir un réseau de bénévoles disponibles et capables à 3h du matin de préciser si la précipitation qu'ils voient au radar se fait sous forme de neige ou de pluie.
- 1:26:00Quand ça se joue à demi-degré près et que ça conditionne une circulation autoroutière,
- 1:26:04croyez bien que c'est une information capitale pour eux.
- 1:26:06Donc oui,
- 1:26:08ça fonctionne quand même très bien depuis de nombreuses années.
- 1:26:12Mais aussi parce que la météo a toujours eu du sens en termes de collaboration.
- 1:26:17Il y a eu l'organisation mondiale de la météo.
- 1:26:19On commence à diffuser des messages entre les pays avant même l'ONU.
- 1:26:23Parce qu'on comprend bien assez facilement que le temps en Europe est conditionné par les conditions météo aux Etats-Unis 6-7 jours avant.
- 1:26:30Et c'est inhérent à la météo d'avoir toujours un fonctionnement en réseau.
- 1:26:33Et peu importe l'observateur de partager la donnée.
- 1:26:36Donc ça,
- 1:26:36ça a toujours été inhérent.
- 1:26:38Et c'est pour ça qu'on fait partie du...
- 1:26:40paysage national de la météo,
- 1:26:43en tout cas francophone,
- 1:26:44parce que ça a toujours été compris par Météo France comme un aspect complémentaire,
- 1:26:51en aucune façon de manière concurrentielle,
- 1:26:55sachant que le marché de la météo est devenu très concurrentiel ces dernières années.
- 1:26:58Sur le deuxième point,
- 1:27:00je pense que les datas existent déjà,
- 1:27:02donc on n'en produit pas beaucoup plus.
- 1:27:04C'est pas le sujet de dire de multiplier les datas.
- 1:27:10Les baies de stockage et les calculateurs,
- 1:27:13les datas elles existent déjà et le sujet c'est de les croiser,
- 1:27:17de les identifier,
- 1:27:18de les partager au bon moment et de les documenter via les métadonnées.
- 1:27:22Et en fait c'est plus une histoire de transmission de données que d'utilisation d'espace disque ou de CPU d'une certaine façon.
- 1:27:28Donc je pense qu'en fait,
- 1:27:30certes...
- 1:27:30Mutualisation peut-être aussi.
- 1:27:32Totalement,
- 1:27:32totalement.
- 1:27:33Donc évidemment il y a un impact incontestable.
- 1:27:35Info-climat c'est une 4,
- 1:27:3612,
- 1:27:3713 serveurs et croyez bien que...
- 1:27:39On a optimisé ça pour des raisons de coût,
- 1:27:41soyons pragmatiques.
- 1:27:43Mais en fait,
- 1:27:44on ne consomme pas beaucoup plus à les partager alors qu'elles sont déjà disponibles.
- 1:27:47On parle beaucoup en météo de ce qu'on appelle les données opportunes.
- 1:27:50Il y a plein de capteurs qui ne sont pas faits pour faire de la météo et qui sont aujourd'hui exploités par Météo France avec tout un tas de partenaires où à partir d'une température d'un rail,
- 1:28:01vous n'imaginez pas,
- 1:28:02d'un capteur de pluie sur un pare-brise de voiture qui déclenche le vaut de balai d'essuie-glaces,
- 1:28:07c'est des données qui existent.
- 1:28:08déjà en réalité.
- 1:28:10C'est juste le sujet,
- 1:28:11c'est qu'il faut savoir les identifier et après avoir le traitement pour les intégrer de manière optimale dans les modélisations,
- 1:28:16dans les observations.
- 1:28:18Voilà,
- 1:28:18je pense que il y a un coût incontestable,
- 1:28:20mais finalement il est peut-être assez marginal par rapport à tout ce qu'on peut en tirer comme déduction et comme un trait.
- 1:28:26Est-ce qu'il y a une autre question ?
- 1:28:28Oui.
- 1:28:30Joël Plancher,
- 1:28:31Aérodata France.
- 1:28:32Donc déjà ravi de la table ronde et de voir des expertises.
- 1:28:38diverses,
- 1:28:38donc ça souligne le couplage des disciplines.
- 1:28:44Ma question,
- 1:28:44c'est plus par curiosité sur le risque d'inondation.
- 1:28:49Une mesure qui avait été évoquée,
- 1:28:50c'est de densifier l'habitat.
- 1:28:52Mais derrière,
- 1:28:52est-ce qu'il n'y a pas de risque de subsidence régionale,
- 1:28:56l'affaissement des terrains sur ces constructions,
- 1:28:58qui augmenterait à la fois l'aléa,
- 1:29:01mais aussi l'enjeu ?
- 1:29:03C'est de la géotechnique,
- 1:29:04j'imagine que quand vous faites une construction,
- 1:29:06il y a les études qui sont faites au préalable.
- 1:29:08Donc non,
- 1:29:09la question de la densification,
- 1:29:11en fait,
- 1:29:11c'est un vrai projet d'aménagement pour la région.
- 1:29:13C'est de savoir comment est-ce qu'on continue l'extension urbaine avec tous ces inconvénients,
- 1:29:19tous ces enjeux.
- 1:29:20Ça répond aussi à cette densification des investissements en matière de transport.
- 1:29:23Donc c'est densifier la ville à côté aussi,
- 1:29:25par exemple,
- 1:29:26d'un système de transport sur lequel on met quand même quelques dizaines de milliards d'euros et pour que ça soit le plus efficient,
- 1:29:30le plus efficace.
- 1:29:32La question de la densification,
- 1:29:33pour moi,
- 1:29:33elle se pose plus en termes de bonne échelle.
- 1:29:37Est-ce qu'on profite finalement,
- 1:29:38alors je ne veux même pas parler de densification,
- 1:29:40je vais parler de renouvellement urbain.
- 1:29:41Est-ce qu'on profite finalement de toutes les opérations de renouvellement urbain qui sont extrêmement nombreuses à l'échelle de notre territoire pour faire quelque chose de plus résilient ?
- 1:29:49Mais c'est résilient vis-à-vis du risque d'inondation,
- 1:29:51si on en est inondable,
- 1:29:52mais ça peut être aussi plus résilient vis-à-vis du risque climatique,
- 1:29:55de la canicule,
- 1:29:56peut-être du RGA.
- 1:29:57C'est profiter finalement de ces opportunités d'aménagement.
- 1:30:00nouvelles pour faire mieux.
- 1:30:03Et donc comment fait-on mieux ?
- 1:30:05C'est se poser les bonnes questions,
- 1:30:07poser les bonnes questions de la vulnérabilité,
- 1:30:08c'est en tout cas profiter de cet élément là pour une voie de progrès.
- 1:30:11Après la question de la densification pose d'autres problèmes mais ça ça peut être vis-à-vis d'inondations par rapport à la gestion de crise mais plus globalement c'est par rapport peut-être à un cadre de vie,
- 1:30:19par rapport à une adaptation,
- 1:30:20par rapport à des équilibres avec des espaces verts,
- 1:30:24des besoins d'espaces publics etc.
- 1:30:27Donc la composanterie ce n'est qu'une des composantes.
- 1:30:30de cette question d'identification.
- 1:30:31Après,
- 1:30:32sur la construction et de travailler sur les terrains,
- 1:30:34je pense que ça relève de la géotechnique.
- 1:30:36J'ose espérer que ceux qui font aujourd'hui des constructions de plus en plus denses s'intéressent quand même en amont à ces questions-là.
- 1:30:43Oui,
- 1:30:43alors la subsidence,
- 1:30:44c'est au-delà de la géotechnique,
- 1:30:46c'est vraiment de la géologie.
- 1:30:47On augmente le poids des constructions,
- 1:30:49donc tout un quartier qui va finir par affaisser.
- 1:30:53Et donc,
- 1:30:54c'est plusieurs.
- 1:30:55Je suis clairement en compétence.
- 1:30:58Est-ce qu'il y a une autre question ?
- 1:31:01Bonjour,
- 1:31:01Nicolas Lemaux,
- 1:31:03Open to Work.
- 1:31:04Je voulais vous poser une question parce qu'on a parlé de pas mal d'expertise sur le big data,
- 1:31:08notamment sur le gros volume de données,
- 1:31:10etc.
- 1:31:11Et ma question,
- 1:31:12c'était au niveau assurancé ou même dans le secteur de la recherche et des projections,
- 1:31:15quel est l'apport de l'IA si vous l'utilisez,
- 1:31:18pour les modèles prévisionnistes ?
- 1:31:24Pour le coup,
- 1:31:25nous,
- 1:31:26on commence à l'utiliser.
- 1:31:27Alors,
- 1:31:27on a des limitations,
- 1:31:28parce qu'en fait,
- 1:31:29sur l'IA,
- 1:31:30typiquement,
- 1:31:30on ne va pas mettre des données sensibles,
- 1:31:32on ne sait pas où ça va aller.
- 1:31:35D'un point de vue...
- 1:31:37purement recherche parce que moi je fais partie d'une équipe qui est très liée à l'académique,
- 1:31:40on vient tous du monde académique,
- 1:31:43on l'utilise énormément pour tout ce qui est amélioration,
- 1:31:47code,
- 1:31:49etc.
- 1:31:49Et ça pour le coup,
- 1:31:51il y a quand même un vrai plus et ça permet d'aller beaucoup plus vide,
- 1:31:56qu'on veut coder,
- 1:31:57qu'on veut avancer sur ces choses-là.
- 1:32:00Donc pour dire,
- 1:32:01on ne met pas de données directement dedans,
- 1:32:04par contre en termes de connaissances,
- 1:32:06informatique,
- 1:32:07code,
- 1:32:09ça oui.
- 1:32:10Et moi,
- 1:32:11je peux parler avec mon autre casquette,
- 1:32:13Institut.
- 1:32:15C'est vrai que du coup,
- 1:32:15l'IA,
- 1:32:17nous,
- 1:32:17sur ces sujets-là,
- 1:32:19on va l'utiliser surtout pour produire de la donnée.
- 1:32:22Et on produit de la donnée,
- 1:32:23c'était la thématique de mardi,
- 1:32:27avec Michel,
- 1:32:28surtout à partir des images satellites,
- 1:32:30qui va nous permettre effectivement de détecter des objets à partir d'imageries.
- 1:32:35Et là,
- 1:32:35on va pouvoir produire de la donnée qui va nous permettre d'alimenter,
- 1:32:38ce qu'on disait tout à l'heure,
- 1:32:39notre SIG,
- 1:32:40parfaire nos connaissances,
- 1:32:41avoir une socle de données sur laquelle on va pouvoir venir qualifier et aborder ces sujets de risque climatique.
- 1:32:47Après,
- 1:32:47il y a effectivement d'autres usages qui sont plus difficiles à évaluer,
- 1:32:52qui vont être effectivement la vérification d'un col,
- 1:32:55l'écriture d'un script ou ce genre de choses qui,
- 1:32:57effectivement,
- 1:32:58va pouvoir permettre de faire des traitements ou des géotraitements beaucoup plus rapidement sur des bases de données beaucoup plus larges que ce qu'on peut.
- 1:33:04pouvez faire il y a quelques années.
- 1:33:06Si je peux me permettre.
- 1:33:09Alors,
- 1:33:09en laissant un autre risque,
- 1:33:12c'est les risques de sécurité industrielle,
- 1:33:15notamment lorsqu'on fait des travaux à proximité des réseaux électriques,
- 1:33:19gaziers ou autres.
- 1:33:22C'est là où on va utiliser un petit peu d'intelligence artificielle,
- 1:33:24notamment pour développer des outils qui vont nous permettre de visualiser,
- 1:33:29d'identifier des travaux qui seraient susceptibles d'engendrer
- 1:33:33des endommagements de réseaux.
- 1:33:36Donc ça,
- 1:33:37c'est le premier point.
- 1:33:38Et deuxième point,
- 1:33:39ce n'est pas forcément le thème de la matinale,
- 1:33:43mais c'est quid des plans de corps de rue simplifiés,
- 1:33:47PCRS.
- 1:33:49Il y a une réglementation.
- 1:33:51Alors,
- 1:33:52la réglementation,
- 1:33:52oui,
- 1:33:55elle nous régit,
- 1:33:56mais ce n'est pas que ça.
- 1:33:57On prend effectivement des décisions par rapport à notre connaissance des réseaux,
- 1:34:01des incidents.
- 1:34:02Mais...
- 1:34:02Mais effectivement,
- 1:34:03il va falloir qu'on s'y attelle assez rapidement.
- 1:34:07Un flou juridique sur quel est le gestionnaire à l'échelle du territoire de l'île de France.
- 1:34:12Est-ce que c'est la région ?
- 1:34:13Est-ce que c'est le territoire ?
- 1:34:15Est-ce que c'est la commune qui va gérer ce PCRS,
- 1:34:19ce fonds de plan de rue simplifié ?
- 1:34:21Et comment on va le financer ?
- 1:34:23Et quelles seront les mises à jour ?
- 1:34:25Là aussi,
- 1:34:25c'est un point qu'on n'a pas abordé,
- 1:34:28c'est la fréquence des mises à jour.
- 1:34:30Donc effectivement,
- 1:34:30on a de la data.
- 1:34:32Mais la fréquence,
- 1:34:33quelle est la bonne fréquence ?
- 1:34:40C'est difficile à quantifier,
- 1:34:42c'est difficile à le percevoir aujourd'hui,
- 1:34:46personnellement.
- 1:34:47Complètement,
- 1:34:48surtout qu'on voit bien qu'on a quand même des injonctions à avoir des données qui collent le plus possible à l'actualité,
- 1:34:55avec des recensements qui ne sont pas de cet ordre-là.
- 1:34:59D'où le besoin aussi d'aller chercher d'autres sources de données comme des capteurs ou des enquêtes qui permettent effectivement de combler ces interstices d'inventaires plus,
- 1:35:09j'allais dire,
- 1:35:09classiques,
- 1:35:10mais qui ne sont pas forcément dans les temporalités dont on a besoin pour passer à l'action.
- 1:35:17Sébastien ?
- 1:35:18Oui,
- 1:35:18clairement,
- 1:35:19le sujet temporalité sur les données météo entre la clim,
- 1:35:21on va dire,
- 1:35:22ce qu'on appelle la climato et le temps réel.
- 1:35:24Le cœur du site,
- 1:35:24ça a toujours été le temps réel.
- 1:35:27cumuler 20 ans de données,
- 1:35:28on a fini par faire de la climatologie d'une certaine façon.
- 1:35:31C'est inhérent à la science.
- 1:35:33Pour répondre à votre question par rapport à l'IA,
- 1:35:34il y a un truc très intéressant qui est en expérimental depuis deux ans.
- 1:35:38Sans rentrer dans les détails,
- 1:35:39les modèles de prévision météo sont un certain nombre.
- 1:35:42Ils sont produits par des agences nationales.
- 1:35:44Le meilleur reconnu,
- 1:35:45c'est ce qu'on appelle le CEP,
- 1:35:46le modèle européen.
- 1:35:47Même les Américains reconnaissent qu'il est meilleur.
- 1:35:50Donc on peut considérer qu'il est quand même efficace.
- 1:35:52Le CEP,
- 1:35:52le centre européen de prévision à court et moyen terme,
- 1:35:56qui était avant en Angleterre et qui a dû déménager suite au Brexit,
- 1:36:00a travaillé pendant des années sur un modèle qu'ils appellent l'AIFS.
- 1:36:04Et en fait,
- 1:36:05c'est ces terres à données qui sont utilisées en entrée pour faire un modèle numérique.
- 1:36:08dont tu as besoin d'ops,
- 1:36:09qui a besoin d'un modèle numérique pour faire une prévision du temps,
- 1:36:12et qui génère lui-même des teradonnées en sortie,
- 1:36:14c'était idéal pour mettre une IA,
- 1:36:17faire le cas à la prenne,
- 1:36:19pendant des années,
- 1:36:21en reprenant des réanalyses.
- 1:36:22Et aujourd'hui,
- 1:36:22le modèle AIFS,
- 1:36:24il est en opérationnel depuis le 25 février,
- 1:36:26c'est tout récent,
- 1:36:27avec des résultats qui sont assez spectaculaires.
- 1:36:30Ce n'est plus un modèle qui se base sur la physique de l'atmosphère,
- 1:36:33avec les équations un petit peu complexes qui régissent la atmosphère.
- 1:36:37qui ne sont jamais complètement résolus,
- 1:36:39qui sont juste par approximation.
- 1:36:42L'intelligence artificielle produit des premières versions,
- 1:36:46un peu expérimentales encore,
- 1:36:48qui sont vraiment très intéressantes en termes de résultats,
- 1:36:50en termes de prévision,
- 1:36:51sur des événements un peu spectaculaires,
- 1:36:52notamment on sent qu'ils réagissent un peu mieux,
- 1:36:54ils ont moins tendance à lisser,
- 1:36:55et puis surtout ils ont un énorme avantage,
- 1:36:57c'est qu'au lieu de faire un run,
- 1:36:58on considère qu'il faut 6 heures pour sortir une prévision météo,
- 1:37:01donc on en sort 4 par jour dans le meilleur des cas.
- 1:37:04Le modèle d'IA va vous sortir en 20 minutes une prévision.
- 1:37:08Parce qu'évidemment,
- 1:37:09il a moins besoin finalement de ce qu'on pourrait supposer,
- 1:37:12qu'un modèle physique doit intégrer quelques milliards de données et appliquer toutes les équations non linéaires qui doivent lui permettre de faire l'approximation pour chaque échéance.
- 1:37:20Donc oui,
- 1:37:21en météo,
- 1:37:22ça marche et ça marche de mieux en mieux.
- 1:37:24Et c'est très prometteur.
- 1:37:26Merci beaucoup.
- 1:37:27Écoutez,
- 1:37:27on a passé un long moment pour cette table ronde qui était très dense et très riche.
- 1:37:33Je vous remercie beaucoup,
- 1:37:34chacun de nos invités,
- 1:37:36d'avoir participé à cette table ronde.