Latest / DSI et des Hommes / Sécurité par la surveillance avec Frédéric Costa
Transcript
- 0:00Bienvenue dans Décis des Hommes,
- 0:02le podcast qui explore le numérique au service de l'humain.
- 0:05Aujourd'hui,
- 0:06on va se pencher sur un sujet incontournable pour toutes les entreprises,
- 0:10la sécurité des systèmes d'information.
- 0:13Pour en parler,
- 0:14j'ai le plaisir d'accueillir Frédéric Costa.
- 0:16Bonjour Frédéric,
- 0:17merci d'être avec nous.
- 0:18Bonjour Nicolas.
- 0:20Alors,
- 0:21avant d'entrer dans le vif du sujet,
- 0:22j'ai toujours ma première question,
- 0:23c'est pour arriver à situer notre...
- 0:27de notre interlocuteur,
- 0:29c'est quel est ton premier souvenir de numérique ?
- 0:32Allons,
- 0:32alors là,
- 0:33la question que tu me poses,
- 0:34le plus loin que je peux me souvenir qui m'a marqué,
- 0:36c'est ça ?
- 0:37Oui,
- 0:37c'est le plus loin,
- 0:38c'est ton premier souvenir.
- 0:39Alors,
- 0:41je suis tombé dans l'informatique très très tôt,
- 0:43je devais avoir l'âge de 8 ans,
- 0:44donc c'est assez ancien,
- 0:47et le souvenir numérique qui m'a vraiment marqué,
- 0:50c'est,
- 0:51on était un groupe de démo-makers sur Atari et Amiga,
- 0:54je ne sais pas si tu te souviens de ces plateformes.
- 0:57Et on a,
- 0:58comment dire,
- 0:59donc on faisait des démos et on a gagné un concours pour la revue Génération 4 qui n'existe plus au niveau national.
- 1:05Et c'était une grande fierté pour nous.
- 1:07Et donc,
- 1:07c'était vraiment le point de départ où je me suis dit,
- 1:09ah là là,
- 1:10qu'est-ce que c'est bien ?
- 1:12Et l'informatique,
- 1:12qu'est-ce que c'est ?
- 1:13Ça apporte un vrai bonheur.
- 1:16C'est bien,
- 1:17c'est bien,
- 1:17c'est bien.
- 1:19Et justement,
- 1:20parle-nous un peu brièvement de ton parcours.
- 1:23Comment t'es arrivé à la tête de Zero Trust ?
- 1:27Mon parcours aujourd'hui,
- 1:28j'ai plus de 25 ans en cybersécurité,
- 1:31donc vraiment axé sur la cyber.
- 1:33J'ai 11 ans en ESN en ayant démarré en tant que pen-tester pour une ESN,
- 1:40auditeur.
- 1:41Et puis progressivement,
- 1:42j'en suis devenu un manager des équipes au niveau d'ESN qui n'existent plus.
- 1:48Elles ont été rachetées pour la plupart.
- 1:51Et par rapport à ça,
- 1:53au bout de ces 11 ans,
- 1:54j'avais fait le tour un petit peu du sujet.
- 1:56J'étais intéressé pour aller en client final parce que je bossais pour les clients finaux et je voulais vraiment travailler sur des projets sur du long terme et pas simplement sur des missions court terme.
- 2:11J'étais responsable d'ingénierie et sécurité chez SFR,
- 2:13donc chez l'opérateur,
- 2:14au niveau du système d'information.
- 2:17Et pendant quasiment
- 2:1912 à 13 ans,
- 2:19j'ai justement amélioré les environnements,
- 2:23traité des projets d'envergure.
- 2:25chez cet opérateur avec des projets de cryptographique autour de sujets de clés opérateurs,
- 2:32etc.
- 2:34Des projets de SOC,
- 2:34de détection et réponse à incidents de sécurité chez l'opérateur,
- 2:39mise en place de la sécurité pour un OIV,
- 2:41etc.
- 2:42Au bout,
- 2:44encore une fois,
- 2:44au bout de ces 12 à 13 ans,
- 2:46j'en avais un petit peu fait le tour.
- 2:47Et puis,
- 2:48j'avais fait un constat sur la cybersécurité,
- 2:51notamment sur la partie détection et réponse.
- 2:53qu'il y avait beaucoup d'axes de progrès à faire pour avoir une détection et une réponse efficace.
- 3:00Et j'ai créé
- 3:01Zero Trust en
- 3:022017 pour justement créer à partir d'une feuille blanche un soc de nouvelle génération,
- 3:09managé pour les clients du middle market.
- 3:12Voilà,
- 3:12c'est un petit peu,
- 3:13ça c'est mon parcours.
- 3:15Ça marche,
- 3:15ça marche,
- 3:15ça marche.
- 3:16On reviendra sur tous les termes que tu as utilisés pour bien les expliquer.
- 3:20Je les ai,
- 3:20oui.
- 3:21Voilà,
- 3:22c'était bien l'objectif.
- 3:23Et je crois que Zero Trust a été créé,
- 3:26d'après mes recherches,
- 3:26comme jeune entreprise innovante.
- 3:29Alors,
- 3:30on a eu le label jeune entreprise innovante très,
- 3:32très tôt,
- 3:33puisqu'en fin de compte,
- 3:34dès 2017,
- 3:34on a développé le SOC pour détecter et répondre aux incidents de sécurité,
- 3:41avec justement,
- 3:43l'objectif,
- 3:43c'était de gommer un petit peu les irritants qu'on pouvait avoir sur des SOC standards,
- 3:47donc une efficacité très faible.
- 3:50pour détecter des signaux faibles.
- 3:52Je reviendrai dessus peut-être,
- 3:53je vais revenir sur cette partie-là,
- 3:54sur la détection des signaux faibles.
- 3:57Un coût important,
- 3:59parce que c'était que les grands faiseurs de soc qui faisaient du soc,
- 4:04les Thales,
- 4:04les Airbus,
- 4:05etc.
- 4:07Et avec un déploiement qui était extrêmement long.
- 4:12Je ne vais pas parler du tout des déploiements que j'ai faits,
- 4:16mais...
- 4:17J'ai subi,
- 4:17mais on est sur des périodes de minimum 12 mois pour des phases de build avec des premiers indicateurs.
- 4:23Donc ça,
- 4:23c'est vraiment problématique,
- 4:25en tout cas aujourd'hui,
- 4:26pour les clients qui souhaitent mettre en place une détection,
- 4:29une réponse rapide à des attaques.
- 4:34J'ai trouvé une stat en 2023,
- 4:36le Forester,
- 4:37qui disait que 68%
- 4:38des entreprises françaises admettaient manquer de visibilité sur leurs terminaux.
- 4:42et c'est vrai que Zero Trust se positionne se positionne sur
- 4:46sur un sujet de voir s'il n'y a pas d'angle mort dans le système d'information.
- 4:51Voilà,
- 4:51de tout surveiller.
- 4:53De tout surveiller,
- 4:54c'est ce que tu dis sur le SOC.
- 4:55Donc,
- 4:55en 2017,
- 4:58tu étais déjà un peu en amont.
- 5:00Je pense que ça,
- 5:01oui.
- 5:04D'après ce que j'ai vu,
- 5:06le SOC était quand même ultra réservé pour des très grandes entreprises.
- 5:11Je pense que ton objectif,
- 5:13c'est aussi de le rendre plus accessible.
- 5:15Absolument,
- 5:15absolument.
- 5:16Et donc,
- 5:17le rendre plus accessible avec des coûts optimisés,
- 5:20puisque,
- 5:21encore une fois,
- 5:21le nain de la guerre,
- 5:23c'est l'argent,
- 5:24c'est le chiffre d'affaires.
- 5:26Mais surtout,
- 5:28avec un constat.
- 5:29que les SOC,
- 5:31même encore maintenant,
- 5:32vont s'appuyer essentiellement sur des signaux qui sont issus d'événements remontés par des solutions éditeurs,
- 5:39donc DR,
- 5:39antivirus,
- 5:41firewall,
- 5:42sans mettre en place,
- 5:43en fin de compte,
- 5:43des traitements à côté pour récupérer des événements qui passent sous les radars et qui peuvent mettre en avant très très tôt des signaux faibles d'attaque.
- 5:52Et donc,
- 5:53par rapport justement au J8 que tu as remonté,
- 5:56donc le J8,
- 5:57juste pour mémoire,
- 5:58le J-8.
- 5:58Donc,
- 5:59je n'ai pas trop plus d'inventes pour l'obtenir.
- 6:00On est obligé d'être audité par rapport à notre métier par un laboratoire d'État qui fait référence dans ce domaine.
- 6:09Donc,
- 6:09nous,
- 6:09on a été audité par un laboratoire du CNRS,
- 6:12donc en cybersécurité,
- 6:14par un expert.
- 6:15Et donc,
- 6:15par rapport à ça,
- 6:16il a remonté l'innovation qu'on a mis en place.
- 6:19L'innovation,
- 6:20elle était liée justement à la détection des signaux faibles avant le corps d'attaque.
- 6:23Donc,
- 6:23j'y reviendrai peut-être sur d'autres questions plus précisément.
- 6:26Mais un élément important,
- 6:27c'est que...
- 6:27Dès 2017,
- 6:28on a compris,
- 6:29en tout cas chez Zero Trust,
- 6:31que l'IA,
- 6:32c'était important.
- 6:34Depuis 2017,
- 6:35on développe de l'IA avec quelque chose qui est complètement orthogonal.
- 6:39Dès 2017,
- 6:40par rapport à tout ce que tu as peut-être pu voir au niveau IA,
- 6:43c'est que nos IA,
- 6:43elles n'apprennent pas sur des données clientes,
- 6:46parce que les données clientes,
- 6:48ça prend du temps à apprendre.
- 6:49Et puis surtout,
- 6:51il y a l'IA Poissoning.
- 6:52L'IA Poissoning,
- 6:54c'est l'IA qui va apprendre des mauvaises choses.
- 6:56Et quand on apprend des mauvaises choses,
- 6:58l'analyse que l'on va faire sur d'autres cas d'usage,
- 7:01donc des cas d'usage d'incidents de sécurité,
- 7:04ça va remonter des faux incidents,
- 7:06donc des faux positifs,
- 7:07et ça c'est dommageable.
- 7:09Donc nous,
- 7:09nos IA,
- 7:10elles apprennent sur des jeux de données qu'on a à nous créer,
- 7:14qui sont propres et qui permettent d'avoir une efficacité dès l'activation en IA sur un système d'information d'un client.
- 7:20Et ça,
- 7:20c'était une innovation déjà en 2017,
- 7:22et c'est encore une innovation en 2025.
- 7:26C'est top.
- 7:29On va revenir un petit peu sur toutes les définitions pour bien expliquer.
- 7:36Avant même de parler des solutions,
- 7:38et je sais que tu es assez pragmatique sur ce que tu peux dire en solution,
- 7:44il faut d'abord savoir ce qui se passe dans son système d'information.
- 7:49Justement,
- 7:50qu'est-ce que la surface d'attaque d'une organisation pour toi ?
- 7:55C'est très simple.
- 7:56La surface d'attaque d'une organisation,
- 7:58c'est tous les systèmes qui sont connectés sur le réseau d'entreprise.
- 8:04Et pas simplement le poste de travail et un serveur.
- 8:07Donc ça peut passer par les badgeuses qui font de l'entrée-sortie au niveau des bâtiments.
- 8:13Tu sais quand tu rentres,
- 8:14voilà,
- 8:14donc c'est ça.
- 8:16Les systèmes incendies,
- 8:19les systèmes exotiques qu'on croit...
- 8:23invisibles sur le système et ils ne le sont pas.
- 8:25Ça peut être des bases de rebonds très intéressantes.
- 8:27Par exemple,
- 8:29des systèmes de sauvegarde de type NAS,
- 8:34des systèmes même réseaux exotiques,
- 8:37des systèmes qui vont donner l'heure en temps réel avec des horloges atomiques.
- 8:43Ce sont des choses qui sont présentes au niveau des SI et qui peuvent servir comme rebonds et comme zone stationnaire pour un assaillant.
- 8:51Donc,
- 8:51il va être invisible.
- 8:52parce que tous les points qui sont traités avec des agents de sécurité,
- 8:56donc des antivirus ou des EDR,
- 8:59EDR pour Endpoint Detection and Response,
- 9:01au niveau d'un système d'information,
- 9:03les assaillants vont essayer de se mettre sur des systèmes qui,
- 9:06justement,
- 9:07sont écartés de la détection et de la réponse.
- 9:11Et donc,
- 9:12par rapport à ça,
- 9:14l'objectif d'un SOC,
- 9:15c'est de couvrir sans angle mort ce système d'information,
- 9:20sans être partout.
- 9:21Sans être partisan,
- 9:22en disant,
- 9:22ben voilà,
- 9:22moi je pense que c'est ça qui va être le plus attaqué.
- 9:24Non,
- 9:25tous les systèmes peuvent être attaqués de manière transparente,
- 9:30parce que l'assaillant va utiliser le système le plus faible en termes de protection pour justement prendre pied dessus.
- 9:37Et donc nous,
- 9:38notre objectif,
- 9:38c'est de couvrir l'ensemble du système.
- 9:40Est-ce que j'ai répondu à ta question ?
- 9:42Oui,
- 9:42très bien,
- 9:42très bien.
- 9:43Et puis pour imager même,
- 9:45et pour te faire réagir,
- 9:47c'est...
- 9:48J'ai trouvé,
- 9:49selon Gartner,
- 9:50en 2023,
- 9:51une entreprise moyenne possède plus de 25 000 endpoints.
- 9:54Comme tu dis,
- 9:55tu parles de PC,
- 9:56serveur,
- 9:57tout ce qui va être connecté,
- 9:59connecté.
- 10:00On voit aussi de plus en plus,
- 10:01parce que les smartphones...
- 10:03privés,
- 10:04persos,
- 10:05qui sont connectés au réseau,
- 10:06l'entreprise,
- 10:06du wifi ça,
- 10:08on va les compter dedans c'est des sujets que moi j'essaye de d'éliminer parce que autant,
- 10:16on va dire,
- 10:16il y a 10 ans
- 10:1710-15 ans,
- 10:20ok t'avais plus de problématiques réseau,
- 10:22d'accès au réseau c'est vrai,
- 10:23c'est vrai maintenant,
- 10:26j'essaye d'éviter parce que comme tu dis,
- 10:28c'est l'attaquant
- 10:30Il veut trouver le moyen le plus facile de rentrer dans le système d'information.
- 10:34Absolument.
- 10:36Vas-y,
- 10:36Ali.
- 10:37Et j'allais dire,
- 10:38la biode,
- 10:39aujourd'hui,
- 10:39c'est un séquence contre aide en gouvernance avec nos clients pour mettre en place des politiques strictes.
- 10:45Et aujourd'hui,
- 10:46au niveau de la biode,
- 10:47ce que l'on constate,
- 10:48c'est que de plus en plus de collaborateurs utilisent des VPN sur leur système,
- 10:53donc leur mobile ou leur poste perso.
- 10:56Et ce qu'il faut savoir,
- 10:57c'est que ces VPN...
- 10:58Je vais encore...
- 10:59pas cité de marque,
- 10:59mais les VPN qu'on trouve sur les stores,
- 11:02sont pour la plupart tout ce qu'a gardé,
- 11:05soit au niveau des SI internes,
- 11:06soit carrément au niveau de l'agent,
- 11:09pour récupérer des credentials.
- 11:13Et ça,
- 11:13aujourd'hui,
- 11:14c'est un vrai fléau,
- 11:14parce qu'on constate qu'opérationnellement parlant,
- 11:17on a beaucoup de clients qui vont subir des vols de credentials à partir de ces systèmes.
- 11:23Et donc ça,
- 11:24c'est quelque chose qui est dramatique.
- 11:27Et aujourd'hui,
- 11:27on est sur un enjeu économique,
- 11:29parce que pour doter une société de toute une flotte de mobiles internes avec un système de contrôle du mobile,
- 11:35donc on appelle ça MDM en anglais,
- 11:39donc ce système de contrôle,
- 11:40c'est un logiciel qui coûte de l'argent.
- 11:42Et par rapport à ça,
- 11:43aujourd'hui,
- 11:43les sociétés ne peuvent pas investir dans ce genre de système parce que ça coûte très très cher.
- 11:48Et ils ont besoin de rester en communication avec leurs collaborateurs par intermédiaire,
- 11:53le plus souvent,
- 11:54de leur téléphone mobile perso.
- 11:55Donc ça,
- 11:56c'est un vrai problème,
- 11:56effectivement.
- 11:58C'est un vrai souci.
- 12:00Justement,
- 12:02pour aller dans la priorisation,
- 12:04en 2023,
- 12:06le délai moyen de détection d'une intrusion était 287 jours sans SOC managé.
- 12:10Donc ça veut dire que pendant 287 jours,
- 12:13l'attaquant est dans le SI de l'organisation et tombe jusqu'à 24 heures quand on a mis en place des solutions type XDR.
- 12:22Il y a de nombreux clients qui fanent
- 12:25personnes de l'organisation qui arrivent à construire ces projets en un an mais selon toi avant de mettre en place peut-être ces projets de soc manager il faut pas plutôt essayer de mettre sous contrôle la surface d'attaque quand on la voit elle est quand même assez immense alors
- 12:40effectivement enfin aujourd'hui aujourd'hui moi on accompagne des RSSI par rapport à la mise en place du soc puisqu'on propose une gouvernance
- 12:49Et donc par rapport aux sociétés,
- 12:52aujourd'hui ce qu'on constate c'est que les RSSI sont un peu désemparés sur l'ordre dans lequel ils doivent aborder les projets.
- 13:00La plupart en fin de compte pour moi font une erreur,
- 13:02c'est de construire des remparts,
- 13:06des murailles,
- 13:08sans vraiment s'intéresser à ce que j'ai pas une petite fissure quelque part qui permettrait à quelqu'un de s'introduire.
- 13:14On a des projets d'amélioration du système d'information qui peut durer deux ans.
- 13:19Pendant deux ans,
- 13:20on construit du flitrage qui,
- 13:23in fine,
- 13:24ne sert pas à grand-chose parce qu'on ne voit pas par où l'eau peut passer.
- 13:27Je fais toujours l'image avec un bateau.
- 13:30Si j'ai un bateau qui est un peu moyen et que je veux traverser l'Atlantique,
- 13:36je peux le faire.
- 13:37Mais avant tout,
- 13:37je dois connaître où sont les faiblesses de mon bateau,
- 13:41où sont les possibles failles.
- 13:42par lequel l'eau pourrait s'introduire,
- 13:46c'est quelque chose qu'il faut absolument transposer dans l'ESI.
- 13:49Et moi,
- 13:49ce que je dis à un RSSI,
- 13:51c'est que le point de départ d'une amélioration de sa sécurité,
- 13:55c'est d'avoir une visibilité de sa surface d'attaque,
- 13:57comme tu dis,
- 13:58avec un contrôle de qui fait quoi,
- 14:01comment,
- 14:02depuis où.
- 14:03Et donc là,
- 14:03pour le coup,
- 14:04c'est de récupérer les événements de tous les systèmes pour avoir cette visibilité.
- 14:10Et puis en parallèle de ça...
- 14:12Aussi,
- 14:12il y a l'amélioration des configurations de nos systèmes,
- 14:15parce qu'il y a beaucoup de RSSI aujourd'hui qui vont refercer les plafonds en changeant de techno.
- 14:22Mais quand on regarde aujourd'hui toutes les techno firewalls,
- 14:25toutes les techno d'EDR pour la plupart,
- 14:28elles sont toutes bonnes dans l'absolu,
- 14:33avec des éléments différenciants qu'il faut apprécier par rapport à un besoin exprimé.
- 14:37Par exemple,
- 14:37si je veux vraiment être...
- 14:39très fin sur un contrôle au niveau d'un poste de travail ou d'un serveur,
- 14:43peut-être une solution sera meilleure qu'une autre,
- 14:45mais il faut aussi avoir conscience qu'il faut avoir les compétences pour pouvoir mettre en place ce contrôle très précis.
- 14:50Et donc,
- 14:51l'écueil,
- 14:52c'est d'améliorer aujourd'hui les politiques,
- 14:55la configuration de ces environnements,
- 14:57avant de refaire seuls les plafonds.
- 14:59Ça,
- 14:59c'est aussi le message que je passe à tous mes RSSI,
- 15:01et grâce à ça,
- 15:03ça permet de reculer un peu les invests.
- 15:04Aujourd'hui,
- 15:05je pense que ça a du sens par rapport à...
- 15:07aux réductions de budget que l'on a au niveau des DSI.
- 15:12Et d'améliorer progressivement sa sécurité par couche,
- 15:17parce qu'on ne peut pas passer d'un état zéro à un état un en cybersécurité.
- 15:21Il faut des étapes,
- 15:23parce que le principal frein aujourd'hui,
- 15:26c'est le métier.
- 15:27Si on met en place quelque chose de trop contraignant,
- 15:29il y a un rejet des métiers et on va nous demander de descendre le niveau de sécurité.
- 15:33Donc autant y aller étape par étape,
- 15:35avec une présentation des améliorations côté métier par exemple.
- 15:39surtout côté métier ou côté direction générale,
- 15:42et puis de progresser comme ça.
- 15:44Mais la première étape,
- 15:46c'est ce que je dis,
- 15:47c'est maîtriser sa surface d'attaque et maîtriser surtout l'usage des points faibles qui pourraient être faits de cette surface d'attaque,
- 15:53sans être aveugle.
- 15:54Donc l'éclairage se fait par la mise en place d'un contrôle global de ses activités sur son système d'information.
- 16:03Et justement,
- 16:03en mettant en place quelques outils,
- 16:07ça va ramener beaucoup de log,
- 16:11d'éléments à surveiller,
- 16:13dont dedans ce que j'ai pu voir selon un chiffre en 2022,
- 16:18sur 1000 alertes générées,
- 16:1995%
- 16:20sont des faux positifs sans triage automatisé.
- 16:23Parce que souvent,
- 16:25moi,
- 16:25ce que je vois,
- 16:25c'est que beaucoup d'entreprises ont les outils,
- 16:28mais ils ne surveillent pas.
- 16:30Parce que surveiller des logs,
- 16:32on le sait,
- 16:32toi et moi,
- 16:35c'est du temps.
- 16:37compliqué de lire toutes les lignes qui passent.
- 16:40Et justement,
- 16:41toi,
- 16:41par rapport à tout ça,
- 16:43quels sont les outils indispensables pour bâtir un SOC capable de détecter rapidement,
- 16:48donc de manière automatisée,
- 16:50parmi toutes les briques technologiques qu'on connaît,
- 16:53du CIEM,
- 16:53tu expliqueras ce que c'est,
- 16:55de l'EDR,
- 16:55tu as expliqué,
- 16:56et d'autres choses.
- 16:59Juste en préambule,
- 17:00ce que je dirais,
- 17:01c'est que ce projet est un projet nécessaire pour toutes les sociétés.
- 17:05Donc ça,
- 17:06c'est vraiment quelque chose qu'il faut se préparer à être attaqué,
- 17:10se préparer à gérer de la crise.
- 17:12Mais à partir de là,
- 17:13c'est de savoir comment je vais le faire par rapport à mes ressources.
- 17:15Ça,
- 17:15c'est le point de départ.
- 17:17Parce que le SOC,
- 17:19c'est quelque chose,
- 17:20donc le SOC au sens Security Operations Center,
- 17:22en termes de détection,
- 17:24réponse,
- 17:24incident,
- 17:25c'est un métier à part entière.
- 17:27Ce n'est pas quelque chose qui peut être réalisé par la DSI,
- 17:30par les ingés de la DSI,
- 17:31parce qu'ils sont monopolisés par l'opérationnel.
- 17:34par des projets de refond,
- 17:35d'upgrade,
- 17:36etc.
- 17:37Et donc,
- 17:37si on n'a pas les ressources pour pouvoir,
- 17:39je vais dire,
- 17:40mettre en place une structure interne qui puisse assurer le maintien en condition opérationnelle d'un SOC,
- 17:46il faut plutôt se tourner vers quelque chose d'externe.
- 17:50D'accord ?
- 17:51À partir de là,
- 17:52au niveau des solutions externes,
- 17:54il existe deux types de solutions.
- 17:56C'est tout ce qui est plateforme,
- 17:59plateforme complète,
- 18:00éditeur,
- 18:01qui vont faire...
- 18:03de manière intégrée à un certain nombre de choses.
- 18:07Encore une fois,
- 18:08je n'ai pas cité de nom,
- 18:09mais des plateformes qui vont proposer de l'XDR pour pouvoir justement fédérer un ensemble d'événements et confronter ces événements à d'autres événements pour ne pas avoir une approche verticale d'un incident.
- 18:20Parce qu'un incident,
- 18:20par exemple,
- 18:21qui est remonté sur un ODR,
- 18:23comme tu le disais,
- 18:24au niveau des faux positifs,
- 18:25un ODR,
- 18:25c'est 99,999%
- 18:27de faux positifs,
- 18:28pour être très concret.
- 18:30Et donc,
- 18:30il faut reprendre cet incident et regarder
- 18:33quel a été son impact ou la phase initiale qui a généré cet incident sur un autre système.
- 18:39Donc la seule manière de voir ça,
- 18:41c'est d'avoir quelque chose de global,
- 18:44qu'on appelle maintenant XDR.
- 18:46Et au niveau des XDR,
- 18:48l'idée c'est de pouvoir corréler avec différents types d'indicateurs ces incidents pour justement éliminer ces faux positifs et cibler une activité malveillante.
- 19:01Donc là,
- 19:02le XDR va pouvoir fédérer tout ça.
- 19:04Maintenant,
- 19:04si on veut monter en gamme et avoir une vue à 360 degrés sans angle mort,
- 19:10le XDR n'est pas suffisant.
- 19:12Il faut introduire cette notion de couverture à 360 degrés puisqu'aujourd'hui,
- 19:17un XDR,
- 19:17en fin de compte,
- 19:18quand on regarde les solutions éditeurs,
- 19:21ça va être des collets qui seront très ciblés sur certains composants,
- 19:25mais ils ne vont pas collecter l'ensemble des composants du SI.
- 19:28Donc l'XDR va pouvoir remonter à un certain nombre d'incidents,
- 19:33mais pas les signaux faibles,
- 19:34d'une part,
- 19:35qui sont un officiateur d'attaque,
- 19:36parce que les XDR actuels,
- 19:38pour la plupart,
- 19:39vont s'appuyer sur des événements de sécurité issus des solutions de sécurité.
- 19:43Et donc ce qu'on sait,
- 19:44c'est qu'aujourd'hui,
- 19:44ces solutions de sécurité,
- 19:45donc si je prends le Firewall,
- 19:47un EDR,
- 19:48un antivirus,
- 19:49quelqu'un qui connaît son art,
- 19:51un cœur normal ou un bon consultant,
- 19:54il va être en mesure de...
- 19:56de contourner ces moyens de détection.
- 19:58Et nous,
- 19:59on le voit comment ?
- 20:00Aujourd'hui,
- 20:00on a des clients qui font des tests d'intrusion,
- 20:04de la retine.
- 20:04Donc la retine,
- 20:05c'est du test d'intrusion qui est un peu récurrent au niveau du système d'information.
- 20:09Et dans la plupart des cas,
- 20:10ce qu'on constate chez nos clients,
- 20:12c'est que ces équipes ne vont pas faire sonner l'antivirus,
- 20:16l'EDR ou le firewall.
- 20:18Ils ne vont pas déclencher les alarmes.
- 20:23qui sont normalement déclenchés par des attaques conventionnelles.
- 20:27Alors pourquoi ça ne déclenche pas ?
- 20:28C'est parce qu'ils connaissent les solutions et ils savent comment les contourner.
- 20:32Et aujourd'hui,
- 20:32la seule manière de pouvoir capter ces activités,
- 20:36c'est de mettre en place d'autres signaux qui vont être remontés à côté de ces solutions.
- 20:41Donc des événements de sécurité issus des systèmes,
- 20:45des serveurs de flux de firewall qui n'ont pas été remontés comme incident de sécurité,
- 20:49par exemple par le firewall,
- 20:50puisque le firewall est contournable.
- 20:52Et donc c'est la seule solution qui permet de faire ça,
- 20:54on va dire au niveau fonctionnel,
- 20:55ça s'appelle,
- 20:56c'est une SIEM concrètement,
- 20:57donc c'est un collecteur de logs,
- 20:59avec...
- 21:00Une nouvelle intelligence qui va offrir des indicateurs de détection qui vont être plus sophistiqués que ceux proposés de base par ces solutions,
- 21:09avec de l'IA qui va apprendre sur une fenêtre de temps,
- 21:15des systèmes qui vont évaluer des étapes d'activité.
- 21:20et si
- 21:21100% des étapes ont été cochées,
- 21:22donc ça s'appelle une machine d'état pour les puristes,
- 21:26si ces étapes ont été cochées,
- 21:28il est passé par le firewall,
- 21:31il a téléchargé un fichier,
- 21:32etc.
- 21:33sur le serveur,
- 21:35ça,
- 21:35c'est des choses qui vont monter comme un incident de sécurité.
- 21:38Donc,
- 21:38tu vois,
- 21:39on est sur des éléments qui sont beaucoup plus fins en termes de détection.
- 21:44Et donc là,
- 21:45ce système SIEM,
- 21:46tu as bien compris que je pense que soit tu as l'équipe en interne qui est en mesure de le gérer complètement,
- 21:51soit tu fais appel à des experts qui vont être en mesure de le configurer et de le maintenir dans le temps par rapport à tes politiques.
- 21:59On y reviendra justement sur ce lien entre l'équipe interne et l'équipe externe.
- 22:04Mais je voulais revenir sur quelque chose que tu as cité tout à l'heure,
- 22:06tu as parlé de signaux faibles.
- 22:08Qu'entends-tu par toi,
- 22:10par signaux faibles ?
- 22:11Est-ce que tu as des exemples de signaux ?
- 22:14Alors j'ai des exemples de signaux.
- 22:16Et justement,
- 22:17je vais parler de techniques de contournement des systèmes actuels.
- 22:22Donc prenons par exemple un EDR qui est positionné sur un serveur en production.
- 22:28Et ce serveur de production est connecté à Internet et il a des accès web.
- 22:33Donc,
- 22:33c'est un serveur web qui délivre un service.
- 22:36Ce serveur web,
- 22:37il a une vulnérabilité qui n'a pas été patchée.
- 22:40Une vulnérabilité non patchée,
- 22:42c'est la plupart du temps lié au système ou lié à l'applicatif qui exécute le serveur web.
- 22:48Et aujourd'hui,
- 22:50bon nombre de systèmes d'information ont des vulnérabilités non patchées.
- 22:55Tu t'as cité des statistiques,
- 22:56moi je vais t'en citer une là.
- 22:58première,
- 22:59c'est qu'aujourd'hui,
- 23:00dans 90%
- 23:01des cas,
- 23:02ce qui est utilisé pour s'introduire sur un système d'information et le compromettre,
- 23:07c'est une vulnérabilité non patchée.
- 23:10Et ça,
- 23:11c'est une statistique qui existe depuis mes débuts en informatique.
- 23:17Oui,
- 23:17je te rejoins.
- 23:18Voilà.
- 23:19Et bien là,
- 23:20par exemple,
- 23:21le DR est sur le serveur,
- 23:21et puis j'ai l'assaillant qui est sur Internet,
- 23:24qui a vu que cette faille n'était pas patchée.
- 23:26Et il va exécuter la charge,
- 23:30il va exécuter une charge pour prendre la machine et avoir un accès de contrôle sur cette machine.
- 23:37D'accord ?
- 23:37Et bien,
- 23:38lorsque la charge est exécutée,
- 23:40l'EDR,
- 23:40lui,
- 23:40ne voit rien passer.
- 23:42Il ne va pas sonner parce qu'il n'est pas fait pour ça.
- 23:46Donc ça,
- 23:46c'est déjà beaucoup d'idées reçues de la part des clients qui utilisent un EDR.
- 23:52Et donc,
- 23:52à partir de là,
- 23:53la série 1,
- 23:54il y a plusieurs possibilités.
- 23:56soit ce qui l'intéresse c'est que le serveur et c'est dans 99%
- 24:01des cas c'est pas ça qui l'intéresse,
- 24:02ce qui l'intéresse c'est poursuivre son attaque et donc à partir de là il va télécharger une charge il va télécharger des outils sur la machine pour pouvoir récupérer de l'outillage pour progresser dans son attaque,
- 24:15d'accord,
- 24:15donc ça ça se fait pas le jour même,
- 24:17généralement cette attaque elle se fait on va dire le premier jour et puis il va revenir et c'est ce qu'on voit,
- 24:23il revient plusieurs jours après Merci.
- 24:26L'action ne se fait pas en temps réel.
- 24:28Ça,
- 24:28c'est aussi un problème pour les systèmes de détection actuels,
- 24:31parce que les systèmes de détection actuels sont sur des fenêtres temporelles qui sont très courtes,
- 24:36de l'ordre de la seconde ou quelques minutes.
- 24:39Et dès lors qu'on va avoir des activités qui sont diluées dans le temps,
- 24:41ça devient beaucoup plus difficile pour les systèmes de détecter cette activité.
- 24:45Alors d'une part parce que les systèmes éditeurs ont des temps de rétention qui sont assez faibles,
- 24:52quelques heures,
- 24:53quelques jours,
- 24:53voire...
- 24:55Les meilleurs,
- 24:55c'est 90 jours.
- 24:57Et donc l'assaillant va télécharger sa charge sur le serveur.
- 25:01Et bien là,
- 25:01par exemple,
- 25:02le téléchargement de la charge sur le serveur,
- 25:05si on a mis en place un contrôle de la zone d'hébergement du serveur,
- 25:08qu'on appelle DMZ en sécurité,
- 25:11pour
- 25:12Démilitarité, comment dire,
- 25:13zone,
- 25:14Militarizone,
- 25:15et bien il va télécharger quelque chose sur le serveur.
- 25:18Et bien là,
- 25:18par exemple,
- 25:19on a un point de contrôle qui permet de remonter un signe faible d'activité anormale.
- 25:23J'ai téléchargé quelque chose sur le serveur,
- 25:26alors qu'un serveur de production,
- 25:27logiquement,
- 25:28il n'est pas connecté à Internet pour faire du téléchargement.
- 25:31Donc ça,
- 25:31on va être en mesure,
- 25:32nous,
- 25:32de le détecter.
- 25:33Et à partir de là,
- 25:34cette détection va remonter comme activité anormale et on va pouvoir suivre le flux,
- 25:40qu'est-ce qui a été téléchargé,
- 25:42avec quel compte,
- 25:43par exemple,
- 25:43ça a été téléchargé.
- 25:45Et donc,
- 25:45le plus souvent,
- 25:46les comptes qui vont être compromis,
- 25:47c'est des comptes,
- 25:49on va dire,
- 25:49non nominatifs.
- 25:50Donc,
- 25:50c'est des comptes de service qui seront compromis,
- 25:53donc des comptes internes à la machine.
- 25:54Et quand on voit,
- 25:55par exemple,
- 25:56ce schéma d'activité,
- 25:57on est sûr que le serveur est compromis.
- 25:59Et donc là,
- 25:59on va détecter un signe faible.
- 26:02Les systèmes conventionnels,
- 26:03sur le téléchargement de la charge par exemple,
- 26:05et donc ça ne sera pas téléchargé dans des zones qui sont normalement couvertes par les EDR,
- 26:09parce que les assaillants le savent,
- 26:10ça ne va pas sonner.
- 26:11Et donc là,
- 26:12l'attaque se met en place,
- 26:13elle va avancer petit peu par petit peu au niveau du SI.
- 26:16Ça peut durer des semaines,
- 26:17des mois.
- 26:18Et grâce à ça,
- 26:20au bout d'un moment,
- 26:21on va avoir,
- 26:22une fois que l'assaillant ou le groupe mafieux a tout butiné sur le système d'information,
- 26:28on va avoir l'explosion de l'attaque.
- 26:30L'attaque,
- 26:30c'est juste pour dire ça y est,
- 26:32on t'a tout piqué.
- 26:33Ça peut être après un cryptolocage,
- 26:35des messages,
- 26:36etc.
- 26:37Voilà comment ça se passe.
- 26:38Et ça,
- 26:38c'est des signaux faibles qu'il faut absolument détecter.
- 26:40Et la seule manière de le détecter,
- 26:42c'est d'avoir un stock intelligent.
- 26:44Oui,
- 26:45et ça,
- 26:46comme par exemple en autre signaux faibles que je peux citer,
- 26:50l'accès inhabituel d'un employé en dehors des heures.
- 26:54Des heures ouvrées,
- 26:55du chiffrement progressif de fichiers,
- 26:58d'un contenu autorisé,
- 27:00des petites choses que,
- 27:01comme tu dis,
- 27:03l'antivirus de base,
- 27:04l'EDR,
- 27:04ne va pas détecter.
- 27:05Parce que lui,
- 27:06il va juste détecter qu'il y a un virus.
- 27:08Absolument.
- 27:09Et l'écueil aussi sur les EDR,
- 27:13puisqu'on a quasiment tous nos clients ont des EDR aujourd'hui.
- 27:18L'écueil des EDR,
- 27:19c'est qu'un EDR,
- 27:21c'est quelque chose de nécessaire pour aujourd'hui dans le monde dans lequel on est.
- 27:23Mais les éditeurs font croire que les EDR,
- 27:26on n'a pas besoin de les configurer.
- 27:29D'accord ?
- 27:30Oui.
- 27:30Pour déclencher l'achat,
- 27:31etc.
- 27:32Alors qu'un EDR,
- 27:34ça contient plusieurs milliers de règles de détection.
- 27:38Et l'EDR,
- 27:38il n'est pas en mode bloquant lorsqu'il est déployé par défaut.
- 27:42D'accord ?
- 27:42Donc,
- 27:42ça veut dire que l'activité va remonter en information.
- 27:46Alors,
- 27:46bien sûr,
- 27:47un virus,
- 27:48il sera bloqué.
- 27:48Parce que là,
- 27:49il n'y a pas de question de poser.
- 27:52Une activité malveillante,
- 27:52par exemple,
- 27:53sur un périmètre serveur,
- 27:55c'est quelque chose qu'il faut configurer pour rendre efficace l'ODR.
- 27:59D'accord ?
- 28:01Et donc ça,
- 28:01aujourd'hui,
- 28:02le message que je passe à tous mes clients,
- 28:04c'est que l'ODR,
- 28:05pour le configurer,
- 28:05il faut avoir une maîtrise et une expertise en sécurité.
- 28:10Parce que sinon,
- 28:11on a un ODR qui ne sert pas à grand-chose.
- 28:12Et donc,
- 28:13je reviens sur la meilleure configuration,
- 28:15avoir une meilleure configuration de son ici.
- 28:17Ça,
- 28:18c'est un point important qu'il faut absolument porter auprès des sociétés.
- 28:22parce qu'aujourd'hui,
- 28:23elles ont une méconnaissance du niveau de configuration possible dans leur solution.
- 28:27Moi,
- 28:27j'ai déjà eu des clients qui m'ont remonté le fait qu'ils voulaient changer de solution parce qu'elle n'était pas bonne.
- 28:32Elle ne faisait pas ceci,
- 28:33elle ne faisait pas cela.
- 28:34Mais moi,
- 28:34je leur ai dit qu'elles ne faisaient pas ceci et pas cela parce qu'elles n'étaient pas configurées.
- 28:40C'est hyper important ce que tu dis et c'est aussi,
- 28:43pour moi,
- 28:44le message à faire passer,
- 28:47c'est que choisissez bien vos partenaires.
- 28:49Parce que sur ces...
- 28:51Et de ce côté-là,
- 28:53les teams vendent beaucoup de l'EDR.
- 28:55Ils sont associés avec différents teams d'EDR qui sont tous plus ou moins bons.
- 29:03Pour moi,
- 29:04il n'y a pas de problème de ce côté-là.
- 29:08Aujourd'hui,
- 29:09ce sont des solutions qui sont abouties.
- 29:12Tous les éditeurs se tirent la bourre.
- 29:14On n'a que de bonnes solutions.
- 29:16Après ce que tu dis,
- 29:18c'est le paramétrage et surtout le suivi.
- 29:24Et puis le partenaire,
- 29:24comme tu disais.
- 29:26Aujourd'hui,
- 29:27il y a beaucoup de clients qui sont infogérés et ils vont mettre toute la partie sécurité,
- 29:33détection et contrôle et réponse chez leur infogéreur.
- 29:36Ça,
- 29:36c'est une vraie erreur.
- 29:38Je veux dire,
- 29:38il faut séparer.
- 29:39On ne peut pas être jugé parti en tout cas sur cette partie-là.
- 29:42Et donc,
- 29:43il faut absolument séparer cette activité.
- 29:46pour justement avoir une vue neutre sur comment sont faites les implémentations,
- 29:50est-ce que les politiques sur le monde sont bonnes.
- 29:52Parce que concrètement,
- 29:54plus on améliore son niveau d'exposition au risque,
- 29:59plus ça nécessite un maintien en condition opérationnelle,
- 30:02je veux dire dans le temps,
- 30:04sans interruption.
- 30:05Alors,
- 30:05je ne dis pas qu'il faut une personne à plein temps tout le temps,
- 30:09mais ça nécessite peut-être une,
- 30:10deux,
- 30:11trois,
- 30:11quatre heures par semaine de tuning.
- 30:13pour justement pas avoir une dérive de sa configuration.
- 30:16Et donc ça,
- 30:16ça ne peut que venir par un partenaire de confiance,
- 30:18pour le coup.
- 30:20Et justement,
- 30:22pour revenir un peu sur la mise en place de tout ça,
- 30:25je sais qu'on l'avait changé pour préparer,
- 30:29vous,
- 30:30vous utilisez le cycle d'amélioration continue,
- 30:34le PIDCA,
- 30:35le Plan d'Outrage Act.
- 30:38Moi,
- 30:38j'y crois à ces choses-là.
- 30:40Et pourquoi,
- 30:40toi,
- 30:41c'est crucial pour arriver à un SOC managé ?
- 30:44Comment ça se traduit concrètement dans votre démarche,
- 30:46dans votre méthode ?
- 30:48Alors,
- 30:49moi,
- 30:50je suis convaincu du PDCA depuis de nombreuses années.
- 30:54Pour atteindre un objectif complexe,
- 30:56on peut cueillir par étapes avec des modes itératifs.
- 31:00Pourquoi ?
- 31:01Parce que concrètement,
- 31:02les systèmes d'information client,
- 31:03il y a avant tout de l'humain dessus.
- 31:06Et par rapport à cet humain qui est dessus,
- 31:08on ne peut pas faire n'importe quoi au niveau du business,
- 31:10au niveau de la gestion du changement.
- 31:13Je l'ai dit en introduction tout à l'heure,
- 31:14il faut absolument marcher avec les métiers,
- 31:18marcher avec les utilisateurs,
- 31:19parce que si ça ne fonctionne pas bien,
- 31:22de toutes les manières,
- 31:23in fine,
- 31:23la direction générale tranchera en disant,
- 31:26vous diminuez le niveau de sécurité parce qu'on ne peut pas travailler.
- 31:29Donc le PDCA est obligatoire,
- 31:31avec une mise en visibilité des bénéfices pour les métiers,
- 31:35quels qu'ils soient.
- 31:36Et puis après,
- 31:36de dire,
- 31:37voilà,
- 31:37la prochaine étape,
- 31:38c'est ça,
- 31:39on est d'accord et on y va.
- 31:40Donc,
- 31:40c'est pour ça que le PDCA est essentiel.
- 31:43Sur la mise en place du SOC,
- 31:44nous,
- 31:44aujourd'hui,
- 31:45on a cette approche,
- 31:47puisque je pense que c'est la seule qui est possible,
- 31:50avec une cartographie complète au niveau de la build,
- 31:55de l'état du système d'information.
- 31:56Donc,
- 31:57on produit un rapport d'audit et d'étonnement avant de rentrer en run.
- 32:01Et à partir de là,
- 32:01on valide avec notre client les étapes.
- 32:05que l'on va mettre en place avec lui pour améliorer sa surface d'attaque.
- 32:09Avec des quick wins,
- 32:11donc les quick wins,
- 32:11le plus souvent,
- 32:12c'est de l'amélioration qui n'aura pas d'impact pour ses collaborateurs,
- 32:17ses métiers,
- 32:17d'accord ?
- 32:18Avec une augmentation significative de sa sécurité.
- 32:21Et puis,
- 32:22progressivement,
- 32:22on va épurer comme ça le plan d'action avec des actions qui sont un peu plus,
- 32:26comment dire,
- 32:27qui nécessitent un peu plus de gestion du changement côté collaborateurs.
- 32:30Et ça,
- 32:30on l'accompagne et c'est aussi une valeur ajoutée.
- 32:33de Zero Trust dans la mise en place d'un SOC.
- 32:36Ça,
- 32:36on l'accompagne avec cette identification des étapes et aussi quels vont être les changements que va devoir faire le client en termes de communication,
- 32:46etc.
- 32:46Même des formations auprès de ses collaborateurs.
- 32:49Et donc ça,
- 32:49c'est vraiment accompagné par Zero Trust.
- 32:52Oui,
- 32:53et moi,
- 32:55je crois en cette démarche-là.
- 32:56Tu l'as insisté plusieurs fois,
- 32:58c'est l'accompagnement,
- 32:59la mise en place avec les métiers.
- 33:01Parce qu'il va falloir trouver aussi le bon compromis sécurité et métier.
- 33:06Et aussi,
- 33:08pour moi,
- 33:09de ne pas faire cette étape d'état des lieux initial,
- 33:14d'audit.
- 33:14Et si on ne la fait pas,
- 33:16on ne sait pas déjà contre quoi on va se battre.
- 33:17On ne sait pas quelle est notre surface d'attaque.
- 33:20On ne sait pas où on en est et on ne sait pas quelles vont être les priorités.
- 33:23Donc,
- 33:24avant de déployer toutes les technologies qu'on a parlé avant,
- 33:30Il va falloir savoir où on en est,
- 33:32il va falloir après les configurer,
- 33:34mettre les bonnes règles,
- 33:36etc.
- 33:37Pour après continuer à vérifier et ajuster au fur et à mesure du temps.
- 33:41C'est pour ça que,
- 33:42si tu veux,
- 33:43par rapport à
- 33:44ZeroTross, quand on met en place un socle,
- 33:45et donc ça c'est du vécu,
- 33:48on est obligé d'avoir ces audits.
- 33:51Donc là,
- 33:51plus souvent,
- 33:52ils sont automatisés.
- 33:53Donc c'est aussi un bénéfice pour le client,
- 33:55c'est très rapide.
- 33:58pour justement dire au client,
- 33:59voilà où on en est,
- 34:00et voilà où on voudrait aller,
- 34:01et voilà les étapes.
- 34:02Et ça,
- 34:03ça introduit la confiance,
- 34:04parce qu'on a une feuille de route partagée.
- 34:07Le client n'est pas seul.
- 34:09Quand on a beaucoup de trucs qui sont mis en place et il n'y a pas eu de ce traitement,
- 34:12le client est seul,
- 34:12il ne comprend pas ce qui se passe.
- 34:14Il reçoit plein d'incidents,
- 34:15il ne sait même pas comment les traiter.
- 34:16Nous,
- 34:17aujourd'hui,
- 34:17par exemple,
- 34:17on forme nos clients avant de rentrer en run sur le top 10 des incidents qu'ils vont devoir traiter en termes d'enquête.
- 34:24et on les forme sur le questionnement à avoir au niveau des supports utilisateurs auprès des collaborateurs on les forme sur des périmètres où on n'a pas de remédiation automatisée parce que ce n'est pas possible sur certains périmètres on les forme à mettre en place avec Zero Trust les meilleures pratiques et
- 34:41le plus rapidement possible la remédiation ce qui montre en fait que vous êtes en train de faire monter en maturité le client sur ces sujets là et pour
- 34:53qu'il soit acteur aussi,
- 34:54parce qu'on sait très bien qu'on a besoin des utilisateurs quand on fait la sécu.
- 35:01Donc,
- 35:02ce qui est important,
- 35:02c'est que pour moi,
- 35:03vous le faites monter en maturité via des formations,
- 35:07via pas mal de choses.
- 35:09Puis,
- 35:09vous allez aussi justement mettre en place tout un tas de choses autour de la sécu.
- 35:17Oui.
- 35:19On n'est pas que centré sur l'incident.
- 35:21On est centré sur la diminution de la surface d'attaque,
- 35:24donc l'amélioration de ces configurations à décluer,
- 35:29que les collaborateurs qui interviennent soient le mieux formés possible,
- 35:33parce qu'on a vraiment une approche gagnant-gagnant avec nos clients.
- 35:35Mon objectif,
- 35:37et l'objectif avant tout de tous mes clients,
- 35:39c'est de ne pas avoir d'incident de sécurité,
- 35:41d'une crise.
- 35:43Et donc ça,
- 35:44c'est vraiment partagé.
- 35:45Et je peux te dire que,
- 35:47par exemple,
- 35:47quand il y a...
- 35:49on fait des revues internes sur des incidents qui n'ont pas fait de retour,
- 35:52donc de manière quotidienne au niveau de nos clients,
- 35:54avec une escalade de ces incidents jusqu'à mon niveau si vraiment c'est nécessaire,
- 35:58et bien moi je prends mon téléphone et je téléphone au DSI de la société pour lui dire,
- 36:02attention cet incident là,
- 36:04il faut absolument avoir une enquête de proximité rapide pour qu'on puisse conclure sur le fait qu'on n'est pas devant un vrai positif,
- 36:12et donc ça c'est aussi apprécié par nos clients.
- 36:14Ce service,
- 36:14justement,
- 36:16comment ça se passe de relation communication ?
- 36:18Parce que finalement,
- 36:19elle est au quotidien avec les équipes internes.
- 36:22Oui.
- 36:22Comment ça se passe ?
- 36:24Comment ça se concrétise ?
- 36:26Or,
- 36:29alerte de sécurité ?
- 36:31Alors,
- 36:31au niveau du processus interne,
- 36:34il y a des réunions régulières justement pour revoir les tickets.
- 36:40Les collaborateurs,
- 36:40donc analystes.
- 36:42ne sont jamais seuls pour traiter un ticket.
- 36:43Donc,
- 36:44ils maîtrisent bien sûr leur sujet.
- 36:46Mais dès lors qu'ils ont un doute sur un incident,
- 36:49ils peuvent le partager avec l'ensemble des analystes pour avoir un avis collectif.
- 36:54Donc,
- 36:54ça,
- 36:54c'est aussi un point important.
- 36:57Et donc,
- 36:59ça peut remonter jusqu'à mon niveau sur certains tickets.
- 37:02Et comment ça remonte à mon niveau ?
- 37:04C'est par rapport aux SLA.
- 37:06Donc,
- 37:06on a des SLA pour nos clients et par rapport à des tickets qui n'ont pas fait de retour.
- 37:10Donc avec un envoi,
- 37:13l'envoi d'un vrai positif,
- 37:14donc un vrai incident chez un client,
- 37:15logiquement,
- 37:15on doit avoir un retour sous une ou deux heures.
- 37:18Si on n'a pas de retour,
- 37:18on monte en alerte.
- 37:20Et donc là-dessus,
- 37:21si tu veux,
- 37:21on a mis en place justement ces escalades internes qui permettent d'être au plus près du client et pas avoir un incident.
- 37:28Et ça,
- 37:28moi,
- 37:28je l'ai vécu quand j'étais chez SFR,
- 37:30pas avoir un incident qui a été remonté à 17 heures au niveau de nos systèmes,
- 37:36qui a été investigué et transmis au client à
- 37:3917h15.
- 37:41Et à
- 37:4218h, on n'a pas eu de retour.
- 37:44Et puis,
- 37:44on n'aura pas de retour pendant la nuit parce que le client n'a pas été averti,
- 37:48etc.
- 37:49Et tu arrives le matin,
- 37:50le client te remonte le matin.
- 37:51Ah bah,
- 37:52on a eu une attaque,
- 37:53on ne comprend pas,
- 37:53etc.
- 37:54Alors que l'incident,
- 37:54il était visible depuis
- 37:5617h. Donc ça,
- 37:57on a mis en place des contrôles.
- 37:59Et un des contrôles très simple,
- 38:00ce n'est pas de ticket sans retour vrai positif lorsqu'on a des clients qui sont à chaud.
- 38:08Si on n'a pas de retour,
- 38:09on fait une escalade.
- 38:12D'accord,
- 38:12donc comme tu dis,
- 38:14et des moments rituels avec des comités réguliers,
- 38:20et après en cas d'alerte,
- 38:22des échanges avec le client pour traiter.
- 38:27Un des constats que j'ai eu quand j'avais du soc sous responsabilité,
- 38:31c'est que les analystes étaient seuls.
- 38:33En fin de compte,
- 38:33un analyste était tout seul,
- 38:35même s'il y avait peut-être 50,
- 38:36chez l'opérateur ils étaient à peu près 50.
- 38:40Donc ils étaient seuls,
- 38:41ils traitaient un incident,
- 38:41ils étaient seuls,
- 38:42et jamais ils faisaient appel à la communauté pour aider sur un cas particulier,
- 38:47parce que c'est tellement complexe qu'aujourd'hui,
- 38:50c'est bien d'avoir une expertise externe,
- 38:52un oeil externe.
- 38:52Tu sais,
- 38:53c'est comme quand tu relis un texte que tu as fait,
- 38:55même si tu te dis « Ah,
- 38:55mon texte,
- 38:56il est vachement bien » ,
- 38:57tu peux avoir une grosse faute d'orthographe en plein milieu,
- 38:58et tu ne vas pas t'en rendre compte.
- 39:00Là,
- 39:00c'est le même cas qu'on applique dans le traitement des incidents.
- 39:05Ok,
- 39:05et justement...
- 39:08Dans ce que tu peux voir,
- 39:10dans toutes les mises en place,
- 39:11dans tout ce que tu peux observer,
- 39:14quelles sont les erreurs les plus courantes que tu peux observer chez des organisations qui démarrent un SOC sans accompagnement ?
- 39:21Alors,
- 39:23je reprends ce que j'ai dit en introduction,
- 39:25c'est déjà partir sur le mauvais choix.
- 39:27Donc,
- 39:27choisir un stock interne alors qu'on n'a pas la capacité financière juste pour maintenir les humains en interne.
- 39:33Oui,
- 39:34c'est clair.
- 39:35Voilà,
- 39:35donc ça,
- 39:36c'est la première erreur,
- 39:37par exemple.
- 39:39Ou alors de croire que mes internes actuelles au niveau de la DSI,
- 39:42qui sont surbookées sur les projets,
- 39:44pourront aussi traiter les incidents.
- 39:46Ce n'est pas possible.
- 39:47Ça ne fonctionne pas,
- 39:47ça.
- 39:48Ça ne fonctionne pas.
- 39:49Donc,
- 39:49ça,
- 39:50c'est la première erreur.
- 39:51La deuxième erreur,
- 39:52c'est partir sur une mauvaise piste.
- 39:55Donc,
- 39:55c'est de partir d'abord sur l'amélioration complète de ces remparts avant que ce souci,
- 40:01mes remparts,
- 40:02ils prenaient le haut avant.
- 40:04Parce que ça,
- 40:04ces projets-là,
- 40:06j'ai des clients qui vont,
- 40:08pour l'instant,
- 40:08ils sont en attente,
- 40:09mais ils vont avoir des projets sur deux ans avant de mettre en place le socle.
- 40:14C'est dramatique parce que pendant ces deux ans,
- 40:15ils ne sont pas du tout sous contrôle de la surface d'attaque.
- 40:19Donc ça,
- 40:20c'est une deuxième erreur.
- 40:21C'est une désignement à ne pas commettre.
- 40:22Et la troisième,
- 40:24c'est de partir sur un projet technologique.
- 40:29Partir sur un projet technologique,
- 40:31c'est une grave erreur.
- 40:33Parce que c'est sûr qu'on va avoir un problème,
- 40:37soit un problème de couverture,
- 40:39c'est-à-dire qu'on n'aura pas évalué complètement sa surface d'attaque,
- 40:41comme tu disais,
- 40:42et il y aura des trous dans la raquette,
- 40:43donc des angles morts.
- 40:46Soit aussi,
- 40:47et là par rapport à la solution technologique,
- 40:50C'est d'avoir des solutions technologiques qui paraissent vachement intéressantes,
- 40:53super sympas à l'œil sur Internet,
- 40:55avec des commerciaux super sympas qui vous disent qu'il n'y a rien à faire,
- 40:59etc.
- 41:00Avec des coûts de licence qui sont sous-évalués.
- 41:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 41:03toutes les solutions SIEM,
- 41:05qui est le point de départ d'ASSOC,
- 41:08toutes les solutions SIEM,
- 41:11elles sont au niveau de la licence sur le nombre d'événements qui vont être ingérés ou le volume ingéré par la SIEM.
- 41:18Et aujourd'hui,
- 41:18ces volumes-là sont toujours sous-évalués.
- 41:20Et moi,
- 41:20j'ai vu des clients qui m'ont dit,
- 41:22« Monsieur Costa,
- 41:23moi,
- 41:23aujourd'hui,
- 41:23j'ai un SOC,
- 41:24mais je ne peux me payer que un quart de la couverture de mon système d'information. »
- 41:28Oui.
- 41:29Tu vois ?
- 41:30Et ça,
- 41:30ça fait mal au cœur.
- 41:31Ben oui,
- 41:32non,
- 41:32mais ça fait mal au cœur.
- 41:33Ça fait mal au cœur.
- 41:35Et donc,
- 41:35ça,
- 41:35c'est les erreurs à ne pas commettre.
- 41:36Donc,
- 41:38il faut prendre un peu de hauteur,
- 41:39prendre un tout petit peu de temps,
- 41:41et puis bien identifier dans quel cas se trouve,
- 41:44le client.
- 41:45Nous,
- 41:45on peut aider.
- 41:46donc on a aidé des clients dans des phases d'appel d'offres en restant neutre parce que j'ai un discours qui est assez neutre dans l'analyse d'une situation et vis-à-vis de ça le client il était déjà dans le mur lu juste quand il lançait l'appel d'offres il était déjà dans le mur parce
- 42:01qu'en fin de compte il savait pas ce qu'il voulait c'est ce que tu dis c'est ce que moi ce que j'ai pu ce que je peux voir dans les erreurs les plus courantes c'est ce côté c'est pas un projet technique ça c'est clair les règles et
- 42:15Il met des règles trop tôt,
- 42:16il a plein d'alertes,
- 42:17il ne sait pas comment faire,
- 42:18il ne peut pas...
- 42:19L'absence aussi de priorisation.
- 42:23Il faut traiter d'abord les risques critiques.
- 42:26Tu peux y avoir aussi tout ce qui est autour de l'accompagnement des équipes,
- 42:29que ce soit interne ou autre,
- 42:32avec une culture cyber.
- 42:34Et puis aussi,
- 42:35moi,
- 42:35ce que j'ai,
- 42:35des manques de plans de réponse.
- 42:38Oui,
- 42:38ça,
- 42:39100%
- 42:39des cas.
- 42:41J'aime bien faire le rapport avec le milieu sportif et moi,
- 42:45par exemple,
- 42:45le basket,
- 42:46où tu avais des playbooks avec tous les systèmes.
- 42:49C'est pareil,
- 42:50il faut les avoir.
- 42:51En cas de ransomware,
- 42:52par exemple,
- 42:53voilà ce que tu dois faire et comment ça va se passer.
- 42:56Exactement.
- 42:58Et nous,
- 42:58ça,
- 42:58on le fait en amont.
- 42:59On le fait en amont dans le build et après,
- 43:00ça entretenu dans le run.
- 43:01Les playbooks et puis la gestion de crise,
- 43:03elle est abortée par le SOC.
- 43:06Et justement,
- 43:0876%
- 43:09des entreprises ne testent pas.
- 43:10pas leur plan de réponse aux incidents,
- 43:11au moins une fois par an.
- 43:13Ça aussi,
- 43:13pour moi,
- 43:15c'est toujours flagrant.
- 43:16Je pense que toi aussi,
- 43:17tu l'as vu.
- 43:18On va parler du cas,
- 43:19par exemple,
- 43:20des sauvegardes,
- 43:20où le client dit,
- 43:22oui,
- 43:22j'ai mes sauvegardes,
- 43:23tout va bien.
- 43:25Oui,
- 43:25mais quand tu vas voir,
- 43:26les logs,
- 43:27il y a des alertes de partout.
- 43:29Les sauvegardes,
- 43:29ça fait 2,
- 43:303,
- 43:304,
- 43:315 mois,
- 43:31et je n'exagère pas qu'elles ne sont plus faites.
- 43:34Et donc,
- 43:35il aurait pu le voir s'il y a eu des tests.
- 43:37réguliers,
- 43:38on va dire,
- 43:38de restauration de ses serveurs.
- 43:40Moi,
- 43:41je trouve que c'est...
- 43:43On en revient au dire à choisir les bons partenaires et aussi à savoir ce que vous payez.
- 43:47Parce que vous pouvez...
- 43:49Il vous dit,
- 43:49oui,
- 43:50je vous vends la sauvegarde,
- 43:51mais ni plus ni moins,
- 43:51elle n'est pas surveillée.
- 43:53Ça ne sert strictement à rien pour moi.
- 43:54Et c'est vrai sur les outils SIEM,
- 43:56etc.
- 43:57Aujourd'hui,
- 43:59un des points importants,
- 44:00ce que tu disais sur la partie test,
- 44:03nous,
- 44:03aujourd'hui,
- 44:03notre SOC,
- 44:04il a plusieurs environnements.
- 44:06Il a un environnement de dev,
- 44:07un environnement de recettes,
- 44:09un environnement de pré-prod et prod.
- 44:10Et donc,
- 44:11on n'a pas qu'un environnement pour nos clients.
- 44:13Et donc,
- 44:13ça permet de tester justement ce qui est mis en place et de ne pas avoir de régression.
- 44:19par rapport à des implémentations.
- 44:21Et ce que tu disais là sur le test,
- 44:24par exemple,
- 44:25on va avoir des clients qui vont nous dire,
- 44:26moi j'ai mis en place sur Office 365 telle configuration,
- 44:29telle sécurité.
- 44:31Alors,
- 44:31il l'a mis en place effectivement il y a 12 mois,
- 44:33avant l'arrivée du sol,
- 44:34mais quand on regarde qu'est-ce qu'il en reste,
- 44:36il y a eu tellement de modifications au niveau de la configuration du tenant que la politique n'est plus du tout active.
- 44:42Donc il a une surface d'attaque qui a été décuplée,
- 44:46et bien ça,
- 44:46c'est pas normal.
- 44:47Il faut absolument mettre ça sous contrôle.
- 44:48Et donc aujourd'hui,
- 44:49nous,
- 44:50on contrôle cette partie-là en termes de dérive,
- 44:52par exemple.
- 44:54On arrive tout doucement à la fin de l'épisode.
- 44:56J'ai encore quelques questions pour toi.
- 45:01Quelles sont les premières mesures rapides qu'une PME sans SOC peut déployer rapidement pour améliorer sa détection ?
- 45:10Pour améliorer sa détection ?
- 45:11Je mettrais juste un préambule juste avant.
- 45:15C'est de mettre en place déjà quelques principes de base.
- 45:20qui est d'avoir une meilleure gestion de ses comptes d'admin avec des revues,
- 45:24ça c'est super important,
- 45:26des revues de comptes et avoir la partie path management activée sur son système d'information.
- 45:33Ça c'est le point de départ que je lui dis de faire.
- 45:37Et ensuite pour la mise en place d'une évaluation de sa sécurité sans SOC,
- 45:44c'est d'utiliser au mieux ses consoles,
- 45:47d'utiliser au mieux ses consoles d'admin.
- 45:49qui intègre des dashboards sécurité pour pouvoir avoir une vue sur sa surface d'attaque et sur l'activité qu'il a de normale sur son système d'information.
- 46:01Ça veut dire que c'est de se connecter de manière quotidienne sur son tableau de bord Firewall voir qu'il a telle activité de sortie,
- 46:07telle activité d'entrée.
- 46:09Moi,
- 46:09je dis à mes clients,
- 46:10jouez au jeu des 7 erreurs.
- 46:11Quand vous voyez un pic violent sur 4 heures alors que sur les autres jours,
- 46:16on ne les a jamais vus.
- 46:17c'est intéressant quand même de regarder ce qui s'est passé.
- 46:22Juste avec cette hygiène-là,
- 46:23ça permet déjà de mettre en place un premier contrôle.
- 46:25Et il va s'apercevoir de quoi en mettant en place ce contrôle ?
- 46:29C'est qu'il améliore bien sûr sa surface d'attaque,
- 46:31mais que pris un à un,
- 46:35chaque indicateur,
- 46:36en termes de compréhension,
- 46:37c'est assez complexe.
- 46:38Et il va se rendre compte qu'assez rapidement,
- 46:40il va devoir avoir quelque chose d'un peu plus corrélé pour justement avoir une analyse beaucoup plus fine.
- 46:46Et donc,
- 46:46progressivement,
- 46:47il va se rendre compte qu'il a besoin d'une aide,
- 46:50soit en interne,
- 46:50soit en externe,
- 46:51avec un outillage adapté.
- 46:54Oui,
- 46:56je te rejoins sur qu'il va avoir besoin d'aide.
- 46:59Mais moi,
- 46:59je pense que ce qui est important sur le dirigeant,
- 47:02c'est aussi qu'il sait qu'il a mis en place des outils,
- 47:05parce qu'en général,
- 47:05ils le savent.
- 47:07Peut-être qu'il commence à demander quelques indicateurs qu'il peut avoir sur son système d'information.
- 47:12à l'interne ou à l'externe pour voir aussi...
- 47:16Ça permet aussi déjà de se dire j'ai des outils,
- 47:18je surveille un petit peu même s'il y a peut-être quelques indicateurs simples à mettre en place.
- 47:26Peut-être que tu peux nous en citer quelques-uns.
- 47:27Oui,
- 47:27alors je vais t'en citer pour la gouvernance de direction générale.
- 47:31Le premier indicateur que moi je demande quand je suis à la direction générale,
- 47:35c'est d'avoir un indicateur sur la surface d'exposition Internet pour pouvoir l'avoir.
- 47:40pour pouvoir l'obtenir,
- 47:42il faut mettre en place un scan de vulnérabilité avec une plateforme qui fait du scan de vulnérabilité.
- 47:47Donc là,
- 47:47comme ça,
- 47:48on peut comparer mois par mois ou de manière hebdomadaire son exposition et la direction générale voit qu'il a une vulnérabilité,
- 47:56par exemple,
- 47:56majeure,
- 47:57non patchée.
- 47:57Donc ça,
- 47:58ça permet justement de dire,
- 47:59mon infogéreur,
- 48:00il doit patcher cette partie-là.
- 48:02Le deuxième indicateur que je préconise sur la surface d'attaque,
- 48:06c'est ce que je te dis sur la partie patch.
- 48:07Donc c'est avoir un suivi des patchs.
- 48:10sur l'ensemble des systèmes Windows et Linux en priorité avec la fraîcheur des patches qui ont été appliqués.
- 48:17Par exemple,
- 48:18si j'ai des patches de sécurité qui n'ont pas été appliquées depuis un mois,
- 48:23ça devient problématique quand c'est des patches majeurs.
- 48:26Et encore plus problématique si c'est exposé.
- 48:28Et le troisième,
- 48:28c'est un indicateur sur la partie antivirale.
- 48:33C'est la couverture antivirale de son système d'information.
- 48:35Comme tu disais tout à l'heure,
- 48:37Moi,
- 48:37j'ai vu trop souvent des parts,
- 48:38par exemple,
- 48:38avec 400 machines,
- 48:40enfin 400,
- 48:40oui,
- 48:40400 machines,
- 48:41postes de travail et serveurs,
- 48:42où j'avais
- 48:4550 systèmes où l'antivirus n'était plus à jour depuis plusieurs mois.
- 48:48Et donc ça,
- 48:49ce n'est pas normal.
- 48:50Il faut que ça soit indiscipliné de la direction générale.
- 48:52Puis même,
- 48:52moi,
- 48:52j'ai vu des cas où tu allais sur un parc,
- 48:56et quand tu faisais ton audit,
- 48:58tu voyais qu'il y avait
- 49:00100 postes de travail,
- 49:01mais il n'y en avait que 50 qui avaient l'antivirus.
- 49:03Ah oui,
- 49:03voilà !
- 49:03Oui,
- 49:05bien sûr.
- 49:06C'est juste de la mise à jour,
- 49:07mais c'est encore pire.
- 49:08J'ai Vincent,
- 49:09je pense,
- 49:10qui aime ça.
- 49:10C'est encore pire,
- 49:11ouais.
- 49:11Oui,
- 49:12parce que,
- 49:12pas parce qu'on lui avait pas dit qu'il avait plus de licence,
- 49:15ou après,
- 49:16il y a tout un tas de raisons,
- 49:17bref,
- 49:18qui sont pour moi pas les bonnes,
- 49:19mais si au moins déjà il a cet indicateur de se dire en amont déjà,
- 49:23peut-être avoir une politique d'inventaire de son parc et de savoir combien il a de postes,
- 49:27et après de pouvoir se dire,
- 49:29j'ai 50 postes,
- 49:30j'ai bien 50 licences,
- 49:31c'est 50 postes protégés,
- 49:32et après l'autre indicateur,
- 49:33j'ai bien 50 postes à jour.
- 49:35Je suis absolument d'accord avec toi Nicolas,
- 49:36et c'est des indicateurs où tu n'as pas besoin de monsieur sécurité pour les obtenir.
- 49:40Les 6,
- 49:40c'est les remontées.
- 49:41C'est aussi un intérêt.
- 49:43Et la DSI,
- 49:44qu'elle soit en interne ou en externe.
- 49:45Pour moi,
- 49:46le prestataire doit connaître son parc,
- 49:48doit savoir ce qu'il a sur le parc,
- 49:50et derrière,
- 49:51il doit savoir que tout est bien déployé et sous contrôle.
- 49:54Effectivement,
- 49:55sur un projet,
- 49:56quand on a un infogéreur,
- 49:57ça doit être intégré dans les contrats,
- 49:59avec une présentation en comité informatique de ses indicateurs.
- 50:03Ça,
- 50:03c'est obligatoire,
- 50:04je suis d'accord.
- 50:05Très bonne revue,
- 50:07Jean-Colomb.
- 50:08Oui,
- 50:08celle-ci,
- 50:09ça me dresse encore les poils.
- 50:11Parce que c'est des cas vécus.
- 50:13On le sent bien.
- 50:18Justement,
- 50:18pour un dirigeant d'une PME,
- 50:21comment un SOC managé,
- 50:23au-delà de la sécurité,
- 50:25renforce la résilience économique et la confiance des clients et partenaires ?
- 50:29Parce que c'est bien de mettre un SOC,
- 50:30mais il faut quand même qu'il y ait des avantages derrière.
- 50:33Je vais parler de deux avantages.
- 50:34Donc,
- 50:35avantages concurrentiels dans tout ce qui est B2B.
- 50:37Pour le coup,
- 50:38B2B,
- 50:39c'est des sociétés qui font du business croisé entre elles.
- 50:43Parce qu'aujourd'hui,
- 50:44le SOC,
- 50:44ça devient quelque chose d'obligatoire dans les contrats.
- 50:49Quand,
- 50:49par exemple,
- 50:52je veux souscrire un contrat dans telle société pour apporter un service,
- 50:55on va me demander,
- 50:57avec du service informatique,
- 51:00est-ce que vous avez un SOC au niveau du plan d'assurance sécurité ?
- 51:04Généralement,
- 51:04les contrats actuels,
- 51:05on a le contrat plus un plan d'assurance sécurité qui dit comment le partenaire traite sa sécurité.
- 51:09Donc ça,
- 51:09c'est le premier levier,
- 51:11un levier économique pour se différencier quand on est shortlisté.
- 51:14Le deuxième levier économique qu'on voit actuellement,
- 51:17c'est sur les assurances cybersécurité.
- 51:19Donc ça,
- 51:19c'est un point important.
- 51:21Aujourd'hui,
- 51:21il y a beaucoup d'assureurs qui ne font plus d'assurance cyber si la société n'a pas un SOC,
- 51:27parce qu'elles ne veulent pas assumer les risques complets.
- 51:31Et donc,
- 51:32elles vont demander à avoir un SOC.
- 51:34avant de mettre en place une assurance cyber.
- 51:36Ou même conserver une assurance cyber.
- 51:37Moi,
- 51:37j'ai vu des clients,
- 51:39ils viennent nous voir parce que l'assurance,
- 51:40elle était bonne,
- 51:42il y a N-1.
- 51:43Et là,
- 51:43pour le N,
- 51:44il faut un SOC.
- 51:46Ils viennent rechercher un SOC.
- 51:49Donc ça,
- 51:49c'est une vraie avance technologique.
- 51:53Et puis après,
- 51:54pour tout ce qui est certification,
- 51:57dans la plupart des certifications,
- 51:58le SOC est une évidence.
- 52:02L'ISO 27001.
- 52:07Nice 2,
- 52:07aujourd'hui tous mes clients me disent je vais attendre de voir ce que dit Nice 2 pour voir si j'ai besoin d'un socle.
- 52:12Je leur dis,
- 52:12écoutez,
- 52:13vous êtes obligés de signaler en moins de 72 heures un incident de sécurité dans le cadre de Nice 2.
- 52:17Pour signaler un incident de sécurité,
- 52:18il faut être en mesure de le détecter.
- 52:19Donc la question c'est,
- 52:20est-ce que vous êtes en mesure de détecter un incident de sécurité ?
- 52:23La réponse est non.
- 52:24Là c'est une évidence.
- 52:26Oui,
- 52:26mais non,
- 52:27mais ça c'est clair.
- 52:28Avec l'arrivée de Nice 2,
- 52:30alors beaucoup ne se sentent pas concernés.
- 52:33Mais ils le sont,
- 52:34ils peuvent l'être indirectement.
- 52:36Parce qu'il suffit d'un client qui soit éligible.
- 52:38Absolument.
- 52:39Il faut que tu le sois obligatoirement.
- 52:44Absolument.
- 52:44Moi,
- 52:45de notre côté,
- 52:46on n'est pas éligible à Nice 2 quand tu vas faire le test sur le site du gouvernement.
- 52:52Mais par contre,
- 52:53nos clients le sont.
- 52:54Bien sûr,
- 52:54et si tu travailles avec un client Nice 2,
- 52:56tu es obligé d'afficher patte blanche sur certains critères.
- 52:58Non,
- 53:00mais c'est en phase.
- 53:04Pour finir,
- 53:04j'ai mes deux questions habituelles.
- 53:07Est-ce que tu aurais un livre,
- 53:08un podcast,
- 53:09une série,
- 53:10un film que tu me conseillerais qui soit en lien avec ces enjeux de détection et de réponse ou toute autre chose ?
- 53:18Je pourrais conseiller des livres en littérature,
- 53:21si tu veux.
- 53:22Oui.
- 53:23Mais en cybersécurité,
- 53:25je vais dire,
- 53:26il ne faut pas être dogmatique,
- 53:27il ne faut pas être sur un seul pilier.
- 53:31Il faut vraiment avoir une vue complète.
- 53:33des sujets.
- 53:36Par exemple,
- 53:37ce qui remonte aux rapports du FDA,
- 53:40etc.,
- 53:41où l'ANSI,
- 53:41c'est des choses qui sont super intéressantes à regarder.
- 53:45Si j'avais un élément,
- 53:47un site à donner,
- 53:49et non pas un livre,
- 53:49un site à donner,
- 53:51moi,
- 53:52je trouve que l'ANSI a fait beaucoup,
- 53:54beaucoup,
- 53:54beaucoup de progrès depuis
- 53:57Poupard. Et par rapport à ça,
- 53:59il y a...
- 54:00énormément de best practices,
- 54:02de recommandations qui sont absolument intégrées au niveau de l'ANSI et je pense que c'est un bon site.
- 54:10Oui,
- 54:10j'adore toujours regarder ou lire le panorama.
- 54:13Voilà,
- 54:14un bon site.
- 54:16L'ACNIL,
- 54:16ça peut être un site aussi pour les RSSI qui veulent avoir des leviers d'argumentaire,
- 54:21parce que l'ACNIL remonte pas mal de news qui sont intéressantes,
- 54:27pour le coup,
- 54:28plus des exigences qui sont aussi à prendre en compte.
- 54:33Et je pense que l'ACNIL est aussi un bon site.
- 54:35Et c'est vraiment amélioré année après année.
- 54:38Voilà.
- 54:40Top,
- 54:41je le mettrais bien en lien,
- 54:42mais je te rejoins le site de l'ANSI et le site de l'ACNIL.
- 54:46On peut même,
- 54:47si tu veux descendre encore d'un cran,
- 54:48aller sur le site de cybermalveillance.gouv.
- 54:51Il y amène beaucoup d'éléments pour la sensibilisation utilisateur et du grand public.
- 54:57Je pense que,
- 54:58comme tu le dis,
- 54:58depuis quelques années,
- 55:00depuis Guillaume Poupard,
- 55:01on a quand même bien passé un level sur ce niveau-là.
- 55:07Dernière petite question,
- 55:08qui recommanderais-tu comme prochain invité pour DSI et D-Zone ?
- 55:12Alors,
- 55:13je n'ai pas de nom à te donner maintenant.
- 55:17On en a discuté avec
- 55:19Isabelle.
- 55:20Et donc,
- 55:20je pense qu'on a un DSI qui a fait la presse il y a deux ans,
- 55:26pour le coup,
- 55:27qui est reconnu dans son domaine.
- 55:29Alors,
- 55:29je ne vais pas donner son nom,
- 55:29mais déjà ça,
- 55:30ça doit être doté des éléments.
- 55:33un DSI et donc là-dessus je pense que on va on va le contacter puisqu'on se connait bien et on va faire en sorte de vous mettre en relation allez top super c'est gentil je te remercie bon suspense pour les auditeurs alors pour
- 55:48conclure qu'est-ce que tu pourrais donner comme pour conclure résumer rapide en quelques mots pour résumer ce que je pourrais conclure c'est c'est important d'avoir une visibilité de sa surface d'attaque Merci.
- 56:03avant,
- 56:03pendant les projets d'amélioration en cybersécurité que souhaite mener une société.
- 56:07Donc ça,
- 56:08c'est vraiment un point de départ.
- 56:11Avoir un partenaire de confiance,
- 56:12c'est un point important.
- 56:14Qu'il ne soit pas jugé parti,
- 56:15pour le coup,
- 56:16sur cette partie-là.
- 56:18Et technologiquement,
- 56:19avec des solutions qui apportent une vraie valeur.
- 56:25Et pas simplement comme tout le monde.
- 56:28C'est ce que je dirais.
- 56:34Je te rejoins sur ça.
- 56:37C'est vrai que moi,
- 56:37ce que je peux dire,
- 56:38c'est que n'attendez pas que vous soyez...
- 56:41Exactement.
- 56:42Même si vous êtes une PME,
- 56:46c'est vu comme une assurance aussi.
- 56:49Mais bon,
- 56:51moi,
- 56:51j'ai toujours tendance à dire à mes clients,
- 56:54amis,
- 56:55prospects,
- 56:56peu importe,
- 56:56c'est que vous allez être un jour attaqués.
- 56:59ça c'est sûr mais vous en savez pas la puissance donc donc autant s'y préparer autant pouvoir le détecter au plus tôt parce que plus vous allez le détecter plus vous allez baisser la force de cette attaque et donc plus vous allez être résignants et pour moi c'est ce côté là qui est important et puis tu l'as bien dit choisissez le bon partenaire et ça le
- 57:21bon partenaire et le bon scénario de projet comme je l'ai dit un bon scénario de projet pas
- 57:26pas prendre un projet interne alors que je n'ai pas les ressources,
- 57:28les moyens pour le mener jusqu'au mid.
- 57:29Oui,
- 57:31c'est clair.
- 57:32Merci infiniment Frédéric pour ce bonheur hyper complet du SOC Managy.
- 57:39C'était top.
- 57:41Pour celles et ceux qui écoutent,
- 57:42n'oubliez pas de nous suivre,
- 57:44de partager et de nous évaluer.
- 57:46A très vite pour un prochain épisode de Décider des Hommes.