Latest / ArtEcoVert La voix de la couleur végétale et des plantes tinctoriales / Stéphane Piot - PANDO - Réglementations environnementales dans le textile, la teinture végétale, une des solution ?
Transcript
- 0:00Bonjour et bienvenue dans le podcast ArtEcoVert,
- 0:03le podcast qui vous parle d'art,
- 0:05d'écologie et de verdure.
- 0:07Je suis Pauline Leroux,
- 0:09ingénieure agronome passionnée de plantes et je vous emmène à la découverte de la couleur végétale et de toutes ses applications.
- 0:16Que ce soit dans le textile,
- 0:18l'ameublement,
- 0:19l'artisanat,
- 0:20la décoration et dans d'autres domaines,
- 0:23chaque jeudi et samedi à 7h30,
- 0:26je vous propose des épisodes riches avec des invités passionnants pour approfondir le sujet de la couleur végétale sur toute la chaîne de valeur.
- 0:35Mon but,
- 0:36fédérer et démocratiser la couleur végétale dans nos vies.
- 0:40Alors c'est parti,
- 0:41bonne écoute !
- 0:44Bonjour à tous,
- 0:45je suis ravie d'accueillir sur le podcast A Recover Stéphane Piau.
- 0:48Bonjour Stéphane.
- 0:50Bonjour Pauline.
- 0:52Alors Stéphane,
- 0:52je suis ravie de vous accueillir pour qu'on parle d'un sujet qui m'est cher,
- 0:56on va le classer sous le terme
- 0:59RSE, ce qui ne veut pas forcément dire grand-chose pour tout le monde,
- 1:02responsabilité sociétale des entreprises.
- 1:04J'aimerais d'abord que vous présentiez,
- 1:06que vous nous racontiez votre parcours,
- 1:08comment vous en êtes arrivé à la RSE dans le textile.
- 1:12Très bien,
- 1:13donc Stéphane Piot,
- 1:14moi je viens du sud-ouest,
- 1:16j'ai fait une école de commerce à Paris,
- 1:19ensuite j'ai fait un troisième cycle dans l'Institut français de la mode,
- 1:21Management de mode et luxe.
- 1:24parce que je voulais vraiment travailler dans le secteur de la mode.
- 1:28J'ai commencé plutôt dans l'autre gamme,
- 1:31parce que j'ai commencé chez Dior pendant 5 ans comme chef de produit,
- 1:33chef de groupe sur les accessoires mode.
- 1:36Ensuite,
- 1:36j'ai voulu avoir une petite expérience de distribution.
- 1:39Donc,
- 1:39j'ai été directeur du flagship de Ralph Lauren à la place royale.
- 1:43Ensuite,
- 1:43j'ai eu une petite avant-première aventure entrepreneuriale avec un designer qui s'appelle Pascal Imbert.
- 1:48On a commencé à monter une boîte de couture en appartement.
- 1:51et de prêt-à-porter haut de gamme femmes,
- 1:54aventure entrepreneuriale qui a duré pendant deux ans sur le prêt-à-porter.
- 1:58Ensuite,
- 1:58j'ai fait pendant trois ans du conseil en entreprise.
- 2:02Là,
- 2:02je travaillais plus particulièrement pour des centrales d'achat,
- 2:05mode et maison.
- 2:06Et aussi,
- 2:06j'ai beaucoup travaillé avec l'IFM,
- 2:08l'Institut français de la mode,
- 2:09pour l'élaboration et l'animation de nombreuses formations.
- 2:12J'y reviendrai dessus.
- 2:14et suite à ça j'ai voulu revenir au produit je suis allé chez DELSE les bagages DELSE où j'ai travaillé sur les gammes toutes les gammes DELSE c'est à ce moment là que j'ai eu ma première prise de conscience écolo,
- 2:27RSE puisque j'allais très souvent en Chine et contrairement à mes jobs précédents et donc j'ai vu en vrai ce que pouvait être en termes d'impact environnemental et social notre industrie
- 2:41Quand on visite des usines,
- 2:42on voit des gens qui ont été,
- 2:44quand le village s'est brûlé par les cols utilisés par notre industrie,
- 2:48ou quand on sort des usines et qu'on voit des rivières,
- 2:51en fait,
- 2:52on voit des déchets qui bougent dans un trou,
- 2:55mais c'est juste parce que dessous,
- 2:56il y a un petit peu d'eau et en dessous,
- 2:57il y a un mètre de déchets qui se déplacent avec le mouvement de la rivière.
- 3:01C'était vraiment là que j'ai eu ma première prise de conscience.
- 3:03J'ai essayé à l'époque de commencer à faire des choses,
- 3:04mais c'était vraiment...
- 3:06C'était début des années 2000,
- 3:09la mode écoresponsable n'était pas encore là.
- 3:12On a voulu faire des bagages en matière recyclée.
- 3:17Le client n'était pas encore là pour répondre à ce type de proposition.
- 3:23suite à ça je suis allé un an et demi chez Lectra où j'étais business développeur sur les PLM donc les Product Life Cycle Management ce sont des logiciels qui permettent de suivre l'ensemble du processus de développement d'un produit donc j'avais mis en place ça chez Delcey en tant que chef de projet en plus de mon travail de marketing et
- 3:40j'ai fait ça donc chez Lectra auprès des marques de luxe ensuite j'ai été responsable de collection chez Vuitton pendant trois ans où j'étais en charge de toute la bagagerie de nouveau,
- 3:50les sacs de voyage et les accessoires de voyage
- 3:53Donc là c'était un magagerie made in France,
- 3:54donc c'était pas du tout la même chose que ce que j'avais vécu en Chine,
- 3:57vous imaginez bien dans un atelier buton.
- 3:59et j'étais aussi à ce moment-là coordinateur entre le département marocainerie Homme et le département RSE de Vuitton,
- 4:06parce que j'avais une appétence j'étais dans une structure qui avait un département spécialisé sur le sujet donc j'ai lancé par exemple des formations d'éco-conception on a fait appel à un cabinet extérieur qui a fait des animations auprès des designers des développeurs,
- 4:22des marketing,
- 4:23merchandising,
- 4:24etc.
- 4:25pour sensibiliser les équipes du département Homme marocainerie Homme
- 4:29J'ai aussi commencé à travailler sur une matériothèque éco-responsable.
- 4:32C'est-à-dire que quand on développait des produits,
- 4:34on partait du matériau qui était disponible dans notre matériothèque,
- 4:38mais on n'avait rien du tout d'éco-responsable.
- 4:40Donc on a commencé à travailler avec les équipes Sourcing,
- 4:42de façon à ce que les designers et les développeurs aient à disposition des matières un petit peu mieux en termes d'impact environnement.
- 4:51Et c'est à cette époque,
- 4:52quand j'étais chez Vuitton,
- 4:53que Laetitia
- 4:54Huget, qui était ma collègue chez
- 4:56Lectra, m'a contacté pour me faire parler d'un projet de cabinet de conseil en mode responsable.
- 5:03C'était très intéressant ce qu'elle me disait,
- 5:04puis à la fin du déjeuner,
- 5:06je ne m'en rappelle plus,
- 5:08je lui ai dit mais tu ne cherches pas un associé par hasard ?
- 5:11Elle m'a dit je ne vous ai pas tant parlé,
- 5:14d'abord quoi Donc voilà,
- 5:15on a discuté pendant trois mois pour savoir comment on voulait travailler en associé par rapport au projet,
- 5:21quel serait le projet,
- 5:22réfléchir sur le nom,
- 5:23etc.
- 5:24Une fois que ça a été validé,
- 5:26je suis parti progressivement de
- 5:28Viton pour créer Pando il y a maintenant quatre ans.
- 5:32Voilà,
- 5:32et donc depuis 4 ans,
- 5:34nous sommes sur...
- 5:35Je suis chez Pandouf,
- 5:37de la deuxième,
- 5:37ma deuxième aventure entrepreneuriale.
- 5:40d'accord super bon bah écoutez Stéphane en fait on va avoir plein de sujets avec lesquels on va pouvoir échanger parce qu'en fait je ne savais pas tout votre parcours j'ai pourtant bien lu sur votre site il y a quand même plein de choses sur vous mais je n'avais pas tout ça on a reçu des gens dans le luxe pour parler de la teinture végétale on sera ravis d'échanger de ça avec vous on a parlé matériaux en
- 6:01tout cas fibres naturelles nouvelles fibres innovation on a eu des gens sur le lin on a eu des gens sur le cheveu donc on va pouvoir aussi parler de ça
- 6:09Moi,
- 6:10je voulais,
- 6:10et c'est ce que je vous ai dit en préparant,
- 6:11c'est qu'en fait,
- 6:12je voudrais vraiment que pour les auditeurs,
- 6:15on replace ce qu'est la RSE sur le textile,
- 6:18qu'on réexplique,
- 6:20entre guillemets,
- 6:20les grandes lois qui sont en train d'arriver,
- 6:23ce qui est en train de faire bouger les entreprises.
- 6:26Et c'est pour ça que je voulais vraiment avoir votre témoignage,
- 6:28parce que j'ai vu des vidéos sur vous,
- 6:30et je trouve que c'est hyper clair.
- 6:32Donc j'aimerais,
- 6:33avant qu'on parle de Pando,
- 6:35que vous puissiez nous refaire un petit,
- 6:37les grands temps forts,
- 6:39les grands éléments déclencheurs sur les lois et ce qui va,
- 6:43entre guillemets,
- 6:43nous arriver et inciter les gens à bouger.
- 6:46D'accord.
- 6:47Alors,
- 6:47on va parler en effet de RSE.
- 6:48Donc,
- 6:48la RSE,
- 6:49c'est la responsabilité sociétale des entreprises.
- 6:52Sociétale parce que ça inclut le social et l'environnement.
- 6:56et l'ARSE c'est seulement l'adaptation du développement durable appliqué par les entreprises le développement durable c'est pour tout le monde les entreprises,
- 7:03les ONG,
- 7:03les individus les états,
- 7:05etc et l'ARSE c'est le développement durable spécifiquement pour les entreprises le développement durable ce sont des concepts qui sont assez anciens,
- 7:15c'est le sommet de Rio en 92,
- 7:17en 97
- 7:19John Kelton qui a
- 7:21théoriser le fait qu'il y avait trois piliers dans l'RSE.
- 7:25Il y a l'idée auquel on pense tout de suite,
- 7:26c'est l'environnement.
- 7:28Le deuxième,
- 7:28c'est le social.
- 7:30Et le troisième,
- 7:30c'est l'économique,
- 7:31auquel on ne pense pas toujours quand on parle de développement durable.
- 7:34L'idée,
- 7:35c'est de dire que c'est très bien le développement durable,
- 7:37mais c'est dans un cadre de développement économique,
- 7:39c'est-à-dire de redistribution de richesses,
- 7:41de développement des personnes,
- 7:43qui ont facilement accès à la nourriture,
- 7:46à un certain confort de vie,
- 7:47etc.
- 7:48Donc,
- 7:48les trois piliers sont à prendre en compte ensemble.
- 7:51Et c'est très important pour moi de tenir compte de ce pilier économique parce que certains disent,
- 7:56certaines entreprises,
- 7:56moi je travaille avec des entreprises,
- 7:57donc on est dans un système capitaliste,
- 7:59des entreprises qui doivent faire de l'argent la plupart du temps,
- 8:02j'ai très peu de gens qui sont dans l'ESS,
- 8:04dans l'économie sociale et solidaire.
- 8:07Ils ont cette obligation de résultat,
- 8:10c'est-à-dire donner un développement en termes de chiffre d'affaires,
- 8:13en termes de marge,
- 8:14en termes de redistribution.
- 8:15Et ils ont surtout des devoirs par rapport à leur partie prenante,
- 8:18c'est-à-dire les employés.
- 8:20C'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'ils mettent en danger leur modèle économique,
- 8:23parce que sinon ça ferait des licenciements.
- 8:26Ils ont aussi des devoirs vis-à-vis de leurs fournisseurs.
- 8:28De la même façon,
- 8:28ils ne peuvent pas faire slide-it,
- 8:30parce qu'ils ont des devoirs vis-à-vis de leurs fournisseurs,
- 8:32et aussi par rapport à leurs clients,
- 8:33par rapport à la communauté qui sont attachés à la marque.
- 8:35Donc voilà,
- 8:37quand on travaille sur le développement durable,
- 8:38il faut trouver un bon équilibre entre ces trois piliers,
- 8:40c'est-à-dire aller au maximum,
- 8:42c'est mon point de vue,
- 8:43aller au maximum sur la partie environnementale,
- 8:46au maximum sur la partie sociale,
- 8:48tout en préservant le modèle économique de l'emploi.
- 8:52Donc c'est ça qui est vraiment important pour moi au niveau de l'ARSE,
- 8:54c'est ces trois piliers qui sont à prendre en compte.
- 8:57Alors nous,
- 8:57chez Pendant,
- 8:57on a rajouté un autre qui est le pilier sociétal.
- 9:00En fait,
- 9:00le social,
- 9:01on l'a divisé en social qui est interne à l'entreprise,
- 9:04à la chaîne d'approvisionnement et à l'aval,
- 9:07et l'impact que je peux avoir sur la société en général,
- 9:10en externe.
- 9:11On a beaucoup de sujets qui sont entraités par la mode,
- 9:15qui sont autour des wokismes,
- 9:18des grossophobies,
- 9:19des inclusions,
- 9:20de la diversité,
- 9:21etc.
- 9:22Il y a un impact visuel très fort,
- 9:25une influence de la mode.
- 9:26sur la société.
- 9:27Donc,
- 9:28c'est vrai qu'on a inclus ce côté,
- 9:29ce pilier sociétal,
- 9:30c'est-à-dire qu'on a séparé le pilier social en deux,
- 9:34on a le social interne et le sociétal,
- 9:36parce que la mode a quand même beaucoup d'influence sur la société en général,
- 9:40à l'extérieur de l'entreprise et de son écosystème.
- 9:45Voilà.
- 9:45Donc,
- 9:46la RSE,
- 9:46c'est ça,
- 9:48avec ces trois piliers qui sont importants à prendre en compte.
- 9:52Beaucoup d'engagement des entreprises actuellement,
- 9:54parce que,
- 9:55comme l'a dit Pauline,
- 9:56effectivement,
- 9:57il y a énormément de lois autour de ça.
- 9:59Donc,
- 10:00il y a des choses qui existent au niveau français,
- 10:02il y a des choses qui existent au niveau européen.
- 10:04Très souvent,
- 10:04c'est l'Europe qui influence les États.
- 10:08chaque pays.
- 10:11On a la chance d'être dans un pays sur ces sujets-là qui est plutôt en avance.
- 10:15Donc aujourd'hui,
- 10:15on est plutôt précurseur en France par rapport à l'Europe.
- 10:18Je vais en parler un petit peu.
- 10:19Et aussi,
- 10:20il y a tout ce qui se passe au niveau international,
- 10:23c'est-à-dire au niveau de l'ONU,
- 10:25qui donne aussi pas mal de choses,
- 10:27plus de guidelines,
- 10:28on n'est plus dans les obligations.
- 10:30Mais on a aussi des choses au niveau international comme les COP.
- 10:33Par exemple,
- 10:34on pense tout de suite à l'accord de Paris.
- 10:37et de 2015 qui définit qu'au niveau international,
- 10:41l'ensemble des pays vont faire en sorte que l'on ne dépasse pas les 2 degrés d'augmentation de la température par rapport à la période pré-industrielle d'ici la fin du siècle,
- 10:51voire 1,5.
- 10:53Ça,
- 10:53c'est un sujet important,
- 10:54et notamment dans les nouvelles lois,
- 10:56c'est un sujet qui est beaucoup mis en compte par les lois,
- 10:58que ce soit au niveau européen ou au niveau français aujourd'hui.
- 11:02là-dessus.
- 11:03Donc,
- 11:03on a tous ces cadres.
- 11:05Donc,
- 11:06beaucoup de choses qui bougent.
- 11:08Je pourrais parler des lois pendant trois heures,
- 11:10mais je vais faire en trois minutes les lois les plus importantes que nous avons eues.
- 11:14Donc,
- 11:14on a des lois au niveau européen,
- 11:15notamment le pacte vert,
- 11:17le Green Deal,
- 11:18qui a permis,
- 11:20qui a dit que l'Europe sera le premier continent à être émetteur net,
- 11:26le mot net est important,
- 11:27en émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
- 11:31Donc,
- 11:32d'autres pays ont pris ce type de positionnement,
- 11:34mais ça,
- 11:34c'est vraiment pour suivre les accords de Paris.
- 11:38c'est quelque chose qui est au niveau européen qui évidemment est récupéré au niveau français au niveau européen,
- 11:43si je reste au niveau européen donc il y a ce Green Deal qui est important qui dit,
- 11:47alors il est très clair aussi par rapport à ce que je disais tout à l'heure par rapport à l'économie c'est-à-dire que c'est une transition verte mais qui passe beaucoup par l'innovation,
- 11:55c'est-à-dire qu'il y a énormément de financements qui disent ça ne va pas passer seulement
- 12:00en revenant aux champs,
- 12:02relents et tout ça,
- 12:03j'adore ces matières,
- 12:04mais ça va être aussi moyen,
- 12:06il va falloir aussi rajouter de la technologie et de l'innovation.
- 12:09il y a énormément d'investissements sur l'innovation,
- 12:11d'où l'explosion des startups qui travaillent sur ce sujet d'innovation en termes de produits plus éco-responsables,
- 12:19de matières plus éco-responsables,
- 12:21de captation des émissions de gaz à effet de serre,
- 12:23etc.
- 12:24C'est dans ce cadre-là,
- 12:25par exemple,
- 12:25que nous avons les voitures thermiques qui sont interdites en vente neuve d'ici 2035.
- 12:30c'est la suite du Green Deal ce Green Deal il y a aussi autre chose qui se passe au niveau européen aussi il y a des lois qui existent déjà aujourd'hui qui s'appellent la NFRD qui est donc le reporting extra financier qui sont pour les très grosses entreprises aujourd'hui aujourd'hui
- 12:46on a une nouvelle loi qui est en cours d'élaboration de finalisation au niveau européen avec mise en application dès 2025
- 12:56sur l'exercice 2024 pour que les très grosses entreprises aient un rapport extra-financier beaucoup plus costaud qu'aujourd'hui.
- 13:03On avait une ancienne législation,
- 13:04un FRD,
- 13:05qui était assez souple et surtout pour les très grosses entreprises.
- 13:07Aujourd'hui,
- 13:08ce serait pour les très grosses entreprises,
- 13:09mais aussi pour les PME,
- 13:10c'est-à-dire qu'à partir de 250 employés,
- 13:13vous pourriez et vous serez assujettis à cette nouvelle
- 13:16Corporate Sustainability
- 13:17Reporting Directive.
- 13:19voilà,
- 13:19CSRD,
- 13:20qui va obliger les entreprises à donner pas mal d'informations.
- 13:23Alors,
- 13:23c'est très,
- 13:24très riche.
- 13:24On n'a pas encore toutes les méthodologies.
- 13:27Les grosses entreprises,
- 13:28c'est dès 2025 sur le résultat 2024.
- 13:30Les moyennes entreprises,
- 13:31c'est 2026 sur 2025,
- 13:32mais ça va arriver vite.
- 13:34Beaucoup d'informations à dire,
- 13:35c'est-à-dire qu'il y a plein de choses qu'on a réessayées,
- 13:37on aime bien,
- 13:38les matrices de matérialité,
- 13:39il y aura les doubles matrices de matérialité,
- 13:41il y aura le bilan des émissions de gaz à effet de serre qui sera obligatoire,
- 13:45c'est-à-dire que toutes ces entreprises devront avoir fait la mesure de leurs émissions de gaz à effet de serre.
- 13:51en propre chez eux,
- 13:52mais aussi ce qu'on appelle le scope 3,
- 13:54qui est toute la chaîne d'approvisionnement.
- 13:56Et pour les marques de meubles,
- 13:57en général,
- 13:58quand on fait un bilan des émissions de gaz à effet de serre,
- 14:0190 à 95 des émissions de gaz à effet de serre de la marque,
- 14:05c'est la meubles.
- 14:06c'est les fibres,
- 14:07les processus de fabrication,
- 14:09les teintures,
- 14:10les confections,
- 14:11la logistique,
- 14:12etc.
- 14:13Donc on voit comment au niveau européen il y a des choses qui se passent qui vont obliger les entreprises à faire un bilan des émissions de gaz à effet de serre,
- 14:21qui vont les obliger à mettre en place des actions avec des objectifs et des deadlines,
- 14:26et donc s'engager sur ces sujets d'immunisation des émissions de gaz à effet de serre.
- 14:32et on se dit certaines entreprises vont se dire moi je m'en fous j'ai pas 250 personnes dans mon entreprise en fait c'est que ça marche pas comme ça c'est que vous pouvez avoir des clients qui eux sont obligés de faire la CSRD de remplir ce document et qui vont vous demander des
- 14:46comptes parce qu'il va falloir que vous embarquez vous en tant que fournisseur imprimeur teinturier confectionneur etc il va falloir que vous vous baissiez vos émissions de gaz à effet de serre de façon à ce que votre client donneur d'ordre puisse diminuer ses émissions de gaz à effet de serre
- 15:01donc on va comment l'effet de minot joue au niveau
- 15:05Voilà.
- 15:05Donc ça,
- 15:06c'est au niveau européen,
- 15:07donc des choses qui sont assez importantes,
- 15:09comme on le voit.
- 15:10Il y a aussi tous les sujets au niveau du passeport digital produit,
- 15:14c'est-à-dire que,
- 15:15alors ce n'est pas seulement pour le textile,
- 15:17mais le textile est l'une des industries prioritaires sur la mise en place de ce sujet,
- 15:20où il y aurait un passeport numérique qui indiquerait un certain nombre de caractéristiques environnementales,
- 15:25de traçabilité,
- 15:25de réparabilité,
- 15:27de recyclabilité ou de recycler des produits qui sont mis sur le marché.
- 15:31Donc là,
- 15:31on n'a pas vraiment de date.
- 15:33C'est un peu un truc comme la blockchain,
- 15:35c'est vraiment avoir toutes les infos à chaque étape d'un produit ou c'est encore différent ?
- 15:39C'est plus souple que la blockchain,
- 15:41parce que la blockchain,
- 15:42c'est que l'ensemble de la traçabilité sécurisée dans chacune des étapes,
- 15:45là,
- 15:45ce serait une information dématérialisée,
- 15:47c'est-à-dire que vous pourriez avoir accès par rapport sur un barcode,
- 15:50sur le site,
- 15:51via un QR code,
- 15:52etc.,
- 15:52à un certain nombre d'informations là-dessus.
- 15:55Après,
- 15:55ces informations,
- 15:56si elles ont été,
- 15:57si c'est le résultat d'une blockchain ou pas,
- 15:59aujourd'hui,
- 15:59ce n'est pas encore très clair.
- 16:02il parle effectivement de la blockchain qui est aujourd'hui le sujet le plus sécurisé mais aujourd'hui ce n'est pas encore très clair si ça sera obligatoire que ça passe par une chaîne de traçabilité blockchain d'accord donc voilà au niveau européen pas mal de choses et il y a aussi des choses intéressantes au niveau européen c'est le devoir de vigilance
- 16:20qui est aussi une nouvelle loi,
- 16:22aussi au niveau européen,
- 16:23donc la CSDD,
- 16:24la Corporate Sustainability Due Diligence,
- 16:28qui devrait arriver un petit peu plus tard que la CSRD,
- 16:30dont j'ai parlé juste avant,
- 16:32qui va imposer les entreprises.
- 16:33Pareil,
- 16:34aujourd'hui,
- 16:34c'est les grosses entreprises.
- 16:35Ce sont des lois nationales en France,
- 16:37en Norvège,
- 16:37en Allemagne,
- 16:38aux Pays-Bas,
- 16:39en Angleterre ou aux États-Unis.
- 16:41Là,
- 16:42il va y avoir une loi européenne,
- 16:44une directive européenne qui sera appliquée par chaque pays.
- 16:47qui va dire,
- 16:48le niveau va être beaucoup plus bas,
- 16:50on va aussi descendre à 250 employés,
- 16:52donc ça va être des dizaines de milliers d'entreprises européennes qui vont être assujetties à ce devoir de vigilance.
- 16:58Et donc là,
- 16:58ça oblige les entreprises sur l'ensemble de leur chaîne d'approvisionnement de vérifier qu'il n'y a pas de risques environnementaux et ou sociaux.
- 17:05Et ce sont des choses...
- 17:07Ça veut dire qu'en fait...
- 17:08Grosso modo,
- 17:09c'est la suite du Rana Plaza.
- 17:10Quand le Rana Plaza s'est coulé en 2013,
- 17:13les marques ont envoyé plein de shopping bags,
- 17:15d'étiquettes,
- 17:15de la frustration dans les décombres de l'immeuble et ils se sont dit,
- 17:19moi,
- 17:19je ne savais pas que mon produit était fabriqué là.
- 17:21Parce qu'en fait,
- 17:22c'était des sous-traitants,
- 17:23de sous-traitants,
- 17:24de sous-traitants,
- 17:25de leurs propres fournisseurs.
- 17:26Eux,
- 17:26ils se sont dit,
- 17:27moi,
- 17:27je connais juste mon fournisseur,
- 17:28les sous-traitants,
- 17:29je ne connais pas.
- 17:30Là,
- 17:30maintenant,
- 17:30l'idée,
- 17:30c'est de dire,
- 17:31en tant que donneur d'ordre,
- 17:32vous êtes responsable de l'ensemble de notre chaîne d'approvisionnement.
- 17:35Donc là,
- 17:35on voit en termes d'explications au niveau de la traçabilité des produits,
- 17:38notamment pour les gens de mode,
- 17:39qui aujourd'hui ne savent pas très bien d'où vient leur coton,
- 17:41d'où vient leur polyamide,
- 17:43ou même où ça a été imprimé.
- 17:44On voit qu'il y a des choses qui vont être importantes.
- 17:47Il va falloir mettre en place cette traçabilité de la chaîne d'approvisionnement pour pouvoir répondre à ce devoir de vigilance européen.
- 17:56Donc ce sont quelques exemples européens.
- 17:59On a aussi un qui est le 1er janvier 2025 qui va imposer aussi l'interdiction d'importation de produits liés à la déforestation.
- 18:06la mode est très impliquée notamment sur les sujets cuir.
- 18:09C'est-à-dire que si vous avez des pots qui viennent d'Amérique du Sud,
- 18:11hop,
- 18:12déforestation à 50%.
- 18:14Je ne sais pas exactement quel pourcentage,
- 18:16mais vous avez un très gros risque.
- 18:17Donc ça,
- 18:18c'est le 1er janvier 2025.
- 18:20Voilà,
- 18:20au niveau européen,
- 18:21on est quand même déjà assez chargé sur ces sujets-là.
- 18:24Plus des plans d'éco-conception sur tous les produits,
- 18:26etc.
- 18:27Et en France,
- 18:28c'est vrai qu'on a une loi qui est très importante,
- 18:30qui a vraiment marqué,
- 18:30c'est la loi GEC,
- 18:31donc la loi anti-gaspillage pour l'économie circulaire de février 2020.
- 18:35Alors...
- 18:35qui concerne toutes les industries.
- 18:37Il y a 200 décrets d'application qui sont mis en place progressivement depuis là-dessus.
- 18:41Sur la mode,
- 18:42quelques sujets très forts.
- 18:44L'interdiction des invendus des marques qui sont distribuées en France.
- 18:49Donc ça,
- 18:49c'est un message très fort.
- 18:51On ne peut plus détruire les produits finis.
- 18:54Il faut savoir que l'Europe est en train de reprendre cette loi au niveau européen.
- 18:57C'est-à-dire qu'elle veut,
- 18:58au niveau de la stratégie textile,
- 18:59que ce soit au niveau européen,
- 19:00que les produits non alimentaires soient interdits de les détruire.
- 19:06Il y a ça,
- 19:06il y a le fameux logo Triman,
- 19:09qui sont tous les produits textiles aujourd'hui et chaussures,
- 19:12et aussi sur les packagings par exemple,
- 19:14qui montre bien qu'il y a un système de collecte qui est mis en place,
- 19:17et quel est le système de collecte ?
- 19:20Les consommateurs,
- 19:20les ménages,
- 19:21puisqu'on est sur les produits ménagers,
- 19:24puisque les ménages sachent quoi faire d'un produit en fin d'ivier,
- 19:28et vous avez donc ce fameux Triman qui est obligatoire au niveau français.
- 19:32L'Europe a un petit peu tiqué en avril,
- 19:34la France devait répondre,
- 19:36on n'a pas eu trop de nouvelles,
- 19:37donc on ne sait pas trop où ça en est,
- 19:38parce que c'est un petit peu,
- 19:39par rapport aux autres pays européens,
- 19:41ça ne facilite pas le libre-échange au niveau européen,
- 19:44donc on est un petit peu en attente de nouvelles à ce sujet-là.
- 19:47Il y a des choses en termes de communication très intéressantes aussi,
- 19:49aujourd'hui il y a des mots dans cette loi qui sont interdits,
- 19:52on n'a plus d'un produit fini,
- 19:53il ne peut plus être biodégradable.
- 19:54une matière première,
- 19:55oui,
- 19:55mais pas un produit fini.
- 19:57On ne peut plus dire qu'un produit est respectueux de l'environnement,
- 19:59on ne peut plus dire qu'il est vert,
- 20:01on ne peut plus dire qu'il est écologique,
- 20:03on ne peut plus dire qu'il y a une note en carbone,
- 20:04sauf si on a suivi une procédure très stricte,
- 20:07j'ai mesuré les émissions de gaz à effet de serre,
- 20:09j'ai diminué au maximum,
- 20:10et ensuite j'ai compensé avec quelque chose qui n'est pas polémique aujourd'hui.
- 20:14Or,
- 20:14aujourd'hui,
- 20:14tous les sujets de compensation sont polémiques,
- 20:16donc ça pose un petit problème.
- 20:19Voilà,
- 20:19donc ça c'était vraiment au niveau du vocabulaire utilisé pour éviter le greenwashing.
- 20:24Et ce qui est intéressant,
- 20:25c'est que tout ça,
- 20:26ce qui a été fait en France au niveau du vocabulaire anti-greenwashing,
- 20:29s'est repris actuellement dans une autre directive européenne qui s'appelle les green claims.
- 20:35Donc voilà,
- 20:35vous voyez un petit peu les effets de réciprocité qu'il y a entre la France et l'Europe.
- 20:40Donc là,
- 20:41c'est des sujets sur lesquels on est plutôt plus en avance.
- 20:43Et il y a cette fameuse fiche descriptive des caractéristiques environnementales du produit qui est donc valable depuis le 1er janvier 2023.
- 20:50Alors ça,
- 20:50c'est en fonction du chiffre d'affaires et des quantités vendues sur le marché français.
- 20:55Donc c'est d'abord les grosses entreprises et progressivement jusqu'en 2025 pour les entreprises qui font plus de 10 millions de chiffre d'affaires.
- 21:03et donc là l'obligation de façon dématérialisée d'indiquer pour chaque nouveau produit mis sur le marché à partir du 1er janvier
- 21:112023, 2024,
- 21:122025 selon le palier de votre entreprise indiquer si le produit,
- 21:17enfin les trois dernières phases en termes de made in de quel pays d'origine de votre produit donc où est-ce que ça a été confectionné où est-ce que ça a été imprimé,
- 21:25teinté et où est-ce que ça a été tissé,
- 21:27tricoté pour le textile
- 21:31obligation de dire s'il y a plus de 50% de plastique au niveau plastique égale polyamide acrylique et la stane là polyester s'il y a plus de 50% dans le produit pas dans la matière principale mais dans le produit il faut indiquer le excusez-moi
- 21:46il faut indiquer si ça va relarguer des micro-particules dans l'océan si c'est plus de 50% si vous avez du recyclé
- 21:54Vous devez dire que toujours par rapport au poids total du produit,
- 21:57vous devez indiquer s'il contient au moins 40% de matière recyclée,
- 22:0130% etc.
- 22:03Après il y a deux autres sujets qui aujourd'hui ne sont pas tellement,
- 22:05qu'on n'utilise pas trop.
- 22:07Un c'est sur les substances chimiques,
- 22:08mais qui en général,
- 22:09dangereuses,
- 22:10mais qui en général ne sont déjà pas intégrées avec REACH pour les gens qui suivent Vasson,
- 22:14très très strict REACH.
- 22:17et il y a la recyclabilité pour l'instant l'organisme,
- 22:19les co-organismes Free Fashion a dit que compte tenu des faibles chances qu'un produit textile aujourd'hui soit recyclé la recyclabilité n'apporte pas ce sujet par du principe que le produit textile aujourd'hui n'est pas recyclé
- 22:33Voilà pour la loi AGEC Ah si,
- 22:35il y avait aussi le plan de prévention d'éco-conception qui était à rendre le 31 juillet 2023 il y a un petit report jusqu'au 15 septembre pour les retardataires où chaque metteur sur le marché français devait faire un plan de prévention et d'éco-conception pour
- 22:51indiquer où est-ce que j'en suis en termes de matières renouvelables,
- 22:56recyclées émissions de gaz à effet de serre,
- 22:59tout ça et quels sont mes objectifs à 5 ans Merci
- 23:00donc Refashion je ne sais pas comment ils vont faire ils vont récupérer des dizaines de milliers de fiches Excel avec du quantitatif et du qualitatif et ils doivent faire une synthèse au gouvernement donc je suis impatient de voir comment ils vont pouvoir faire ça parce que ça va être un très très très gros travail voilà
- 23:17je pense pour la loi AGEC je pense que j'ai un peu parlé de tout et l'affichage environnemental il n'est plus la loi AGEC qui a été repris par la loi climat et résilience
- 23:28mais qui était abordé effectivement à AGEC et donc là les fichages environnementaux pareil nous avons du français et de l'européen avec le français qui est en cours d'élaboration a priori les dernières nouvelles c'est qu'on aurait début 2024 les méthodologies on a déjà les 8 critères qui
- 23:42sont des critères assez classiques d'analyse de cycle de vie du produit avec des impacts environnementaux classiques mais c'est intéressant parce qu'on rajoute l'état français rajoute certains critères un c'est notamment le relarquage des microplastiques qui aujourd'hui n'est pas pris en compte dans les ACV
- 23:56il rajoute aussi le modèle économique notamment celui de la fast fashion qui ferait que vous auriez un moins bonne note donc maintenant la difficulté c'est définir qu'est-ce que c'est la fast fashion donc beaucoup de choses en attente et ce qui est intéressant c'est que donc on a ça au niveau français donc avec mise
- 24:13en place début 2024 ce qu'on nous demande ce qu'on nous dit aujourd'hui avec non obligatoire au début et ça se deviendrait obligatoire en 2025 et en parallèle on a l'affichage fondamental européen avec le PEF
- 24:24le Product Environmental Fundprint,
- 24:27qui suit un peu le même modèle,
- 24:29donc là aussi,
- 24:29il y a des retours entre la France et l'Europe.
- 24:34L'affichage environnemental européen ne sera pas obligatoire,
- 24:37a priori.
- 24:37Par contre,
- 24:38chaque pays peut le rendre obligatoire.
- 24:40Donc,
- 24:40on peut imaginer que quand l'affichage environnemental européen sera bon,
- 24:43sera efficace,
- 24:43sera sur place,
- 24:45la France passera l'affichage environnemental européen,
- 24:48mais le rendra obligatoire puisqu'il aura déjà eu son affichage environnemental français obligatoire.
- 24:54voilà en synthèse pas mal de choses sur les lois et évidemment il y a aussi toutes les autres parce qu'on parle d'Europe de la France et quand vous exportez aux Etats-Unis aujourd'hui interdiction d'avoir du coton d'origine ouïgoure vous avez aussi des lois qui existent pour les Californiens on
- 25:12peut peut-être expliquer pour les gens qui ne suivent pas les ouïgours vraiment le drame social et on peut peut-être le les ouïgours c'est donc une minorité de...
- 25:23musulmane en Chine qui,
- 25:27donc aujourd'hui il y a énormément de soupçons,
- 25:29enfin plus que des soupçons,
- 25:30on va pas dire ça je suis politiquement correct en disant ça mais c'est plus que des soupçons que c'est une ethnie qui est aujourd'hui dans des camps de travail qui ressemble à du travail forcé pour la plus grande partie des pays démocratiques dans le monde qui
- 25:49sont plus en fait d'après la Chine,
- 25:51plus des camps de travail pour les...
- 25:53pour les aider à se développer.
- 25:55En fait,
- 25:55c'est quand même plutôt des camps de travail forcés,
- 25:58sachant que c'est dans une région dans laquelle il y a beaucoup de cotonculteurs qui vont fournir le coton de la mode.
- 26:06Et donc,
- 26:06évidemment,
- 26:07il y a aussi des filiateurs,
- 26:09des confectionneurs sur place.
- 26:11Donc,
- 26:11les États-Unis ont interdit l'interdiction de coton avec un risque qui vient d'un travail forcé,
- 26:18d'associer au travail forcé.
- 26:19L'Europe est en train de travailler aussi sur une loi,
- 26:21mais qui ne sera pas effective avant 2025,
- 26:23beaucoup plus forte sur l'interdiction d'importer des matières,
- 26:26des produits liés au travail forcé.
- 26:30Mais ce ne sera pas avant 2025 que ce sera effectif.
- 26:33Et l'Europe ne va pas parler du travail ouïgour,
- 26:35elle va parler du travail forcé.
- 26:38au global.
- 26:38En général.
- 26:39Parce que,
- 26:39voilà,
- 26:40les États-Unis sont un petit peu plus brutaux en frontal quand ils parlent à la Chine et l'Europe est un petit peu plus politiquement correcte.
- 26:48Donc,
- 26:48on va juste parler de travail forcé sans spécifier Ouïghour ou l'Église d'Itan ou tout ça.
- 26:54Pas tous les pays sont calancés dans la chaîne textile que l'on a des soucis.
- 26:58après les Etats-Unis ils ont quand même intérêt à valoriser leur coton donc je pense qu'ils sont plus on va dire plus énervés parce que eux ils ont un intérêt à récupérer il y a des autres pays il y a du protectionnisme en Europe on n'a pas trop le souci on a quelques champs de coton en
- 27:13Grèce en Espagne mais on n'a pas grand chose on n'est pas des gros faiseurs c'est en effet sur le marché du coton
- 27:22et puis on a aussi la Chine qui a ses propres protections ses lois,
- 27:25typiquement aujourd'hui par exemple pour exporter du bio en Chine,
- 27:31aujourd'hui c'est compliqué parce qu'il faut être selon la législation nationale chinoise voilà donc aujourd'hui pour l'instant les choses passent encore mais on peut imaginer qu'il y a des choses qui vont se faire et aussi ils ont aussi un REACH qu'ils sont en train de mettre en place depuis quelques années qui est normalement beaucoup plus strict que le REACH européen donc REACH,
- 27:48il faut que je dise peut-être ce que c'est c'est donc la loi
- 27:51européenne qui interdit ou limite un certain nombre de substances chimiques
- 27:56en Europe,
- 27:57depuis 2007,
- 27:57si mes souvenirs sont bons.
- 27:59Et donc la Chine a mis en place sa propre réglementation pour interdire l'importation de produits avec des substances chimiques qui a priori sera plus costaud que riche,
- 28:07qui va plus loin que riche.
- 28:09Et qui peut être aussi assimilée à une forme de protectionniste.
- 28:12Tout ça sont des choses à prendre en compte.
- 28:15Nous avons quand même une marque qui travaille à l'international,
- 28:18parce qu'après moi en tant que marque internationale,
- 28:20j'ai le marché européen,
- 28:22mais j'ai aussi le marché américain et le marché asiatique.
- 28:25exactement voilà
- 28:30C'est hyper riche Stéphane,
- 28:32heureusement je suis parce que j'avais les pieds dedans,
- 28:34vous disiez mes 4 ans de RSE chez Auchan et donc on était en essai sur le reporting financier,
- 28:41on a eu toutes ces thématiques,
- 28:42le devoir de vigilance,
- 28:43la loi 5.1.2,
- 28:44de retracer sa filière,
- 28:46la blockchain.
- 28:47Moi j'étais plus à la fin sur l'alimentaire et en fait il y a énormément de parallèles entre l'alimentaire et toutes les obligations,
- 28:55donc l'alimentaire on va dire était le précurseur.
- 28:57et en fait je vois et j'en ai échangé avec Catherine Doriac qu'il y a énormément de parallèles qui peuvent être faits entre la luthère et la mode et on parlait avec je sais pas si vous la connaissez Audrey Millier qui est chercheuse au CNRS qui a écrit un livre,
- 29:11le livre noir de la mode on avait fait un focus avec elle sur Riche parce que c'est le sujet qui nous intéressait c'était la couleur végétale et la teinture et en fait elle expliquait que toutes ces lois dont vous avez reparlé
- 29:24d'une certaine manière,
- 29:25elles vont quand même obliger à se poser des questions sur tous les domaines et ça va aussi amener à se poser des questions sur la teinture parce que c'est quand même une des phases les plus polluantes de l'industrie textile.
- 29:37C'est une des phases les plus obscures aussi parce que,
- 29:41comme vous le dites,
- 29:41il y a beaucoup de rangs entre la fabrication et l'arrivée en magasin d'un vêtement.
- 29:49Il y a beaucoup de rangs,
- 29:50il y a beaucoup d'intermédiaires et la phase de teinture,
- 29:52on ne sait pas trop où ça se passe,
- 29:54on ne sait pas trop avec quels produits,
- 29:56etc.
- 29:56Alors,
- 29:57il y a Rich.
- 29:58mais bon on pourrait aller encore un peu plus loin et donc voilà je pense que ceux qui n'ont pas écouté les deux épisodes d'avant vont être un peu largués je pense qu'ils vont devoir l'écouter plusieurs fois mais en tout cas c'est bien d'avoir fait tout
- 30:13ce panel donc je suppose que les entreprises textiles sont quand même un petit peu chahutées chamboulées on va dire
- 30:21avec tout ça,
- 30:22qu'elle se pose énormément de questions.
- 30:23Et du coup,
- 30:25je pense que c'est le moment de présenter
- 30:27Pando, du coup,
- 30:28ce que vous faites,
- 30:29ce que vous proposez et nous raconter un peu comment ça s'est créé,
- 30:34combien vous êtes aujourd'hui et un peu vos services parce que je vois que vous proposez plein de trucs et je pense que ce serait intéressant de l'expliquer si on a des marques qui nous écoutent.
- 30:43Très bien,
- 30:44parfait.
- 30:44Alors,
- 30:45Pando,
- 30:45déjà le nom,
- 30:46ça veut dire je transmets en latin,
- 30:48et donc on est beaucoup dans la transmission avec
- 30:51Laetitia et Elodie,
- 30:52la troisième consultante.
- 30:54L'idée,
- 30:54c'était de partager notre expérience,
- 30:56notre expertise sur le sujet de
- 30:58RSE. C'est aussi le plus vieil arbre du monde qui se trouve dans l'état de Utah,
- 31:02aux États-Unis,
- 31:02qui a 80 000 ans.
- 31:04Et donc l'idée,
- 31:04c'était un petit peu de mettre en rapport un arbre qui a 80 000 ans.
- 31:07En fait,
- 31:07c'est un système pastinaire.
- 31:10avec la mode qui existe depuis 200 ou 300 ans.
- 31:15C'est juste mettre un petit peu en relation l'un et l'autre.
- 31:19au niveau de on est en termes de conseil alors on est on a des valeurs c'est-à-dire qu'on est beaucoup sur le respect de l'humain des partenaires avec lesquels on travaille les partenaires on travaille beaucoup sur toute forme d'écosystème je reviens peut-être avec des gens sur des expertises avec lesquelles on travaille parce qu'on est beaucoup sur le collaboratif voilà
- 31:38donc il y a tellement de sujets à aborder qu'on ne peut pas être expert en tout il y a le côté optimisme il y a
- 31:45Il faut dans ce dossier-là,
- 31:46il faut des activistes.
- 31:47Alors nous,
- 31:47on n'est pas un activiste en disant on ne va pas travailler avec vous parce que votre modèle économique ne nous plaît pas.
- 31:53On va dire votre modèle économique n'est peut-être pas top pour ça et ça.
- 31:57Est-ce qu'on peut y faire quelque chose ?
- 31:58Non.
- 31:59Ok,
- 31:59à ce moment-là,
- 32:00on peut quand même faire quelque chose sur d'autres sujets.
- 32:03Et donc l'idée,
- 32:03c'est de pousser au maximum les clients avec lesquels on est tout en respectant leur modèle économique,
- 32:08leur ADN,
- 32:09etc.
- 32:09pour aller le plus loin possible.
- 32:12parce qu'aujourd'hui évidemment on ne va pas parler de décroissance c'est un peu difficile dans un système capitaliste de parler de décroissance donc il y a ce respect des personnes et c'est vraiment de l'optimisme aussi parce que on ne va jamais on
- 32:26n'est pas,
- 32:27c'est pas nous qui allons dire c'est la fin du monde la nuit c'est tout est pourri etc nous on est là pour trouver des solutions on est dans l'action,
- 32:35c'est ça qui nous fait bouger c'est ça qui nous fait vivre,
- 32:37c'est d'être dans l'action et d'avoir des choses qui bougent,
- 32:39positives donc voilà,
- 32:40on va plutôt
- 32:41donner de l'énergie positive aux équipes quand on a travaillé avec nos clients.
- 32:47Donc sur ce qu'on propose,
- 32:50le sujet classique en termes de conseil,
- 32:52c'est qu'on va faire des audits RSE.
- 32:54On a été formé à tout ce qui est autour de l'ISO 26000,
- 32:56qui est donc la norme de la
- 32:58RSE internationale.
- 33:00On a créé un audit basé sur les domaines de l'ISO 26000,
- 33:06ainsi que sur les ODD,
- 33:07les objectifs de développement durable de l'ONU.
- 33:09Donc on fait un diagnostic sur l'ensemble des sujets abordés par les
- 33:14E26000 et les ODD,
- 33:15selon nos quatre piliers sociaux,
- 33:17sociétaux,
- 33:18environnementaux et économiques.
- 33:21On fait des interviews,
- 33:22donc on a un questionnaire assez important pour faire des interviews en interne et en externe dans les entreprises.
- 33:28On demande beaucoup de documentation,
- 33:30on va analyser,
- 33:31consolider,
- 33:31et suite à ça,
- 33:32on va dire,
- 33:33là vous êtes plutôt bien,
- 33:34là vous êtes moins bon,
- 33:35il y a une marge d'amélioration.
- 33:37on pense qu'en fonction de notre ADN,
- 33:38il faut que vous alliez vers là,
- 33:39c'est-à-dire qu'on commence à travailler sur une stratégie RSE pour l'entreprise,
- 33:43et on va aussi mettre en rapport des plans d'action.
- 33:46Et si l'entreprise le souhaite,
- 33:47ensuite on l'accompagne dans la mise en place de ce plan d'action.
- 33:50Comme vous l'avez compris,
- 33:51comme vous l'avez dit,
- 33:52et comme on l'a tous compris,
- 33:53les sujets des RSE sont très complexes,
- 33:56sont très changeants,
- 33:57il faut prioriser,
- 33:58parce que sinon c'est une oie.
- 34:00Donc l'idée c'est que nous on apporte,
- 34:01c'est-à-dire de faciliter,
- 34:03de rendre ça plus simple,
- 34:04plus audible.
- 34:05de prioriser,
- 34:06de dire,
- 34:06voilà,
- 34:07la priorité numéro un pour cette année,
- 34:08c'est ça,
- 34:08la priorité numéro deux pour l'année prochaine,
- 34:10ce serait plutôt ça,
- 34:11etc.
- 34:12Et d'accompagner en autonomie les personnes,
- 34:15c'est-à-dire qu'on n'est pas dans l'assistanat.
- 34:18C'est quelque chose auquel on tient beaucoup avec nos clients.
- 34:21C'est-à-dire qu'on va former les équipes pour comprendre pourquoi elles font ça.
- 34:24On va créer ensemble les processus et les outils sur lesquels ils vont travailler de façon opérationnelle.
- 34:30Et donc,
- 34:30on est sur un soutien,
- 34:31mais l'idée,
- 34:31c'est que progressivement,
- 34:33avec nos clients plus historiques aujourd'hui,
- 34:36on les voit très peu.
- 34:37C'est vraiment de façon très ponctuelle.
- 34:38C'est-à-dire qu'il faut autonomiser les équipes sur ces sujets-là.
- 34:43Ça peut être parce que les gens l'intègrent dans leur travail au quotidien.
- 34:45Ça peut être aussi,
- 34:46parfois,
- 34:46il y a quelqu'un des entreprises qui vont prendre un chef de projet RSE qui va aussi faciliter un petit peu la coordination.
- 34:51Mais de toute façon,
- 34:53la direction RSE,
- 34:54c'est beaucoup au niveau de la stratégie,
- 34:55des grandes lignes,
- 34:56etc.
- 34:57Mais sans l'opérationnel,
- 34:58ça ne bouge pas.
- 35:00donc voilà nous on est plutôt sur la partie opérationnelle c'est faire bouger les gens même si on travaille sur la partie stratégie mais à un moment il faut passer à l'opération donc ça c'est le type de mission classique
- 35:11Chez Auchan justement pour faire un parallèle pour que ça bouge justement l'émission était rattachée aux produits et à la RSE parce qu'en fait il faut travailler avec les équipes qualité il faut inclure les chefs de produits,
- 35:24les acheteurs,
- 35:24les chefs de groupe et comme vous dites il ne faut pas que ça devienne de l'astistana sinon c'est toujours une personne qui s'épuise et donc il faut donner le sens donc je comprends hyper bien ce que vous proposez comme service sans faxer
- 35:36c'est ça et puis il faut l'incarner il faut fédérer autour de ça et donc bien donner le sens parce que s'ils comprennent pourquoi d'un coup ça va tout de suite plus vite vraiment ça je témoigne mais bon j'ai vu aussi que sur votre site il y a un système d'abonnement qui
- 35:53a plein de fiches avec du vocabulaire RSE en fait vraiment c'est la mine d'or pour ceux qui ne connaissent rien et qui voudraient un
- 36:02apprendre des choses.
- 36:03Je suis allée farfouiller la version gratuite,
- 36:06mais je vois que vous avez un système d'abonnement.
- 36:08Est-ce que vous pouvez expliquer un petit peu ce qu'on y retrouve ?
- 36:12Oui,
- 36:12alors là,
- 36:12c'est tout à fait...
- 36:13Suite à notre expérience de Pando,
- 36:16l'idée,
- 36:17comme je vous ai dit,
- 36:17c'est de faciliter l'accès à l'information.
- 36:19À la RSE,
- 36:20à la mode.
- 36:21Au début,
- 36:21on a commencé en faisant des magazines qui sont sous format digitaux.
- 36:26sur l'histoire de la mode et la RSE de 1850 à 2000,
- 36:29de 2000 à 2020 et ensuite 2020.
- 36:31Et après,
- 36:31on s'est dit,
- 36:32nos clients nous ont dit,
- 36:33c'est super quand vous êtes là,
- 36:34on vous pose des questions,
- 36:35on avance et tout ça.
- 36:36Mais quand vous n'êtes plus dans nos bureaux,
- 36:38on ne sait plus où nous chercher l'information.
- 36:40Et on s'est dit,
- 36:41ah bah tiens,
- 36:41on va peut-être vous poser quelque chose.
- 36:43Et comme on avait énormément d'informations,
- 36:45on s'est dit,
- 36:45c'est un petit peu dommage de la garder seulement pour nous.
- 36:48Et donc,
- 36:48on a créé effectivement cette boîte à outils qui s'appelle Kaleo.
- 36:52Donc avec une partie des supports,
- 36:54des contenus qui sont gratuits,
- 36:55une partie qui est sur abonnement,
- 36:57vous avez des podcasts,
- 36:58des webinaires,
- 36:59des fiches abécédaires,
- 37:00des focus,
- 37:01des articles,
- 37:03etc.
- 37:03qui sont sur les matières,
- 37:05sur les process,
- 37:06sur les lois,
- 37:07la partie législative est assez importante aussi,
- 37:11sur la partie traçabilité,
- 37:12la transparence,
- 37:13etc.
- 37:14Donc on a plusieurs sujets.
- 37:16On en a tellement quand même pour faciliter les choses,
- 37:18on a même créé des parcours éducatifs,
- 37:20on a dit voilà je commence dans la RSE et je suis nul en législatif,
- 37:23quels sont les supports que je dois faire ?
- 37:25Donc il y a aussi des parcours éducatifs pour faire un petit peu du e-learning sur des supports différents parce que les gens,
- 37:30il y en a qui préfèrent l'oral,
- 37:31il y en a d'autres qui vont préférer le visuel,
- 37:33il y en a d'autres qui vont vouloir lire,
- 37:34etc.
- 37:35Donc on a des supports différents et qu'on enrichit avec environ 15 nouveaux contenus tous les trois mois.
- 37:42voilà donc c'est Caléo c'est sous format d'abonnement en fait c'est selon soit il y a des abonnements individuels quand vous êtes seul à propre nom individuel ou seul et vous avez aussi pour entreprise qu'avec un abonnement qui
- 37:56est plus ou moins important selon le nombre de personnes de l'entreprise une idée c'est de faciliter l'information en autonomie des équipes sur les sujets des RSE et MOT qui ne sont pas toujours très simples
- 38:07non c'est clair je mettrai en descriptif d'épisode les liens pour que ceux qui sont intéressés puissent aller regarder alors du coup je voulais vous poser la question sur la
- 38:22teinture végétale qu'est-ce que pourrait apporter la teinture végétale dans toutes ces lois dans toutes ces choses,
- 38:31est-ce que vous en entendez parler est-ce que vous avez des demandes
- 38:34et qu'on fasse un point sur les échos que vous avez ou les premiers retours.
- 38:41Alors,
- 38:41effectivement,
- 38:42quand on part de l'impact de la teinture,
- 38:44parce que j'aime bien partir du côté factuel,
- 38:47effectivement,
- 38:47on a des impacts assez lourds en termes de consommation d'eau,
- 38:51en fonction du processus qui est utilisé,
- 38:53en termes de consommation de chimie,
- 38:55donc avec des lois européennes,
- 38:58il y a aujourd'hui des choses qui permettent d'aller beaucoup plus loin que riche,
- 39:01heureusement,
- 39:02et en termes de consommation d'énergie,
- 39:04parce que ce sont souvent des processus où il y a du chauffage de l'eau,
- 39:08particulièrement.
- 39:08Donc vous avez déjà trois gros impacts en amont,
- 39:12et donc les conséquences,
- 39:14ça va être les émissions de gaz à effet de serre liées à l'utilisation de l'énergie,
- 39:18ça va être la pollution de l'eau qui a été consommée et polluée par les produits chimiques,
- 39:23ça peut être aussi la pollution de l'air pour les gens qui respirent,
- 39:26qui travaillent dans les teinturies et qui vont respirer ces produits chimiques.
- 39:31Donc effectivement,
- 39:31l'impact est très très lourd.
- 39:34On peut travailler de différentes façons.
- 39:35Il y a la partie process,
- 39:36donc je vais aller très rapidement parce que ce n'est pas la question à laquelle je vais poser spécifiquement.
- 39:40C'est qu'aujourd'hui,
- 39:41on commence à avoir des process qui sont secs,
- 39:43donc qui vont consommer beaucoup moins d'eau,
- 39:45qui vont consommer beaucoup moins de colorants.
- 39:47Vous avez aussi des possibilités de travailler sur des listes de produits interdits chimiques,
- 39:54ce qu'on appelle les MRSL,
- 39:55les Manufacturing Restricted Substance Lists,
- 39:57qui sont des listes de produits qui vont plus loin que riche et donc que vous pouvez imposer aux teinturiers.
- 40:02vous avez aussi des labels qui interdisent un certain nombre de produits chimiques vers le dollar de riche comme Ecotech Step vous avez Got des gens comme ça qui vont aller vous aider à acheter la plateforme ZDHC qui va dire aussi qui va imposer limiter un certain nombre de produits chimiques mais vous aurez toujours de la chimie on
- 40:22est d'accord
- 40:23et moi j'ai un gros problème par rapport à tout ce type de chimie c'est que quand on est sur les produits textiles ce qu'on aimerait bien c'est avoir un produit qui soit le plus biodégradable possible,
- 40:32je ne dis pas biodégradable parce que ce n'est pas possible à 100% mais qui soit le plus biodégradable possible et il y a beaucoup de gens qui font l'amalgame à mon avis en disant si c'est du coton ou si c'est de la laine ou si c'est du lin,
- 40:44de toute façon c'est biodégradable la matière effectivement à la base est plutôt biodégradable le problème c'est tout ce que tu fais après
- 40:52qui ne le rend plus très biodégradable.
- 40:53La pétite après et la teinture.
- 40:55Exactement.
- 40:56Et là,
- 40:56on est sur un sujet qui,
- 40:57je trouve,
- 40:58est super important.
- 40:59C'est-à-dire qu'on peut avoir des produits de fibres naturelles.
- 41:03Alors,
- 41:03je n'ai pas dit éco-responsables parce que naturelles,
- 41:05c'est différent d'éco-responsables.
- 41:06Mais des fibres naturelles,
- 41:08donc qui seraient plus biodégradables,
- 41:11a priori.
- 41:12Mais le problème,
- 41:12c'est qu'on les empoisonne.
- 41:14avec les teintures,
- 41:15les apprêts,
- 41:16les finitions,
- 41:17etc.
- 41:18Et donc,
- 41:18en fin de vie,
- 41:19peut-être que la matière principale va se décomposer,
- 41:21mais vous allez avoir quand même du relargage de produits chimiques dans les sols,
- 41:24dans l'agriculture,
- 41:25et qu'on va boire ensuite.
- 41:27Donc là,
- 41:28je trouve qu'il y a un gros sujet,
- 41:29en effet,
- 41:30sur lequel travailler.
- 41:32Donc,
- 41:32on peut limiter les produits chimiques avec ces différentes listes de produits chimiques interdits ou limités,
- 41:36mais effectivement,
- 41:37le naturel,
- 41:39alors c'est la teinture,
- 41:40mais il faudrait que ce ne soit pas seulement la teinture,
- 41:41il faudrait que ce soit aussi l'impression.
- 41:44voire les finitions que l'on a dessus,
- 41:47après,
- 41:48que l'on peut avoir,
- 41:48enfin,
- 41:48qu'ils soient naturels.
- 41:49Donc,
- 41:50moi,
- 41:50ce que j'aimerais bien avoir,
- 41:50c'est le produit qui soit non seulement
- 41:53100% naturel,
- 41:54avec des fibres qui sont naturelles et le plus écoresponsables possibles,
- 41:58donc plutôt biologiques,
- 41:59par exemple,
- 41:59ou recyclées,
- 42:01et sur lesquelles tous les process suivants
- 42:04Il y a du naturel qui serait donc biodégradable pour avoir un produit qui serait biodégradable,
- 42:09je dis au conditionnel parce qu'on n'a plus le droit de dire qu'un produit fini est biodégradable,
- 42:12mais qui serait biodégradable dans la réalité sans mettre de la chimie.
- 42:17évidemment la teinture c'est quelque chose de très très fort là dessus donc oui j'en parle,
- 42:23alors moi je travaille beaucoup avec des marques on n'a pas trop parlé de mes clients les clients avec lesquels on travaille chez Pando je ne peux pas tous les nommer aujourd'hui parce que certains sont encore on ne peut pas partager mais c'est des gens comme Zadig et Voltaire APC,
- 42:34Lemaire,
- 42:35Bonpoint
- 42:37Marine Serre donc ça va être des gens qui sont vraiment très impliqués mais dès qu'on leur parle de matière de teinture végétale ils disent oui c'est super mais ça ne tient pas
- 42:47Voilà.
- 42:48C'est le premier retour que j'ai sur l'état de sonatural.
- 42:50Je vous dis la vérité,
- 42:51c'est la réalité.
- 42:52Mais c'est bien,
- 42:53parce qu'en fait,
- 42:54c'est vraiment le but du podcast,
- 42:55c'est qu'on démonte avec les invités tous les préjugés qu'il y a sur la teinture végétale.
- 43:00Donc,
- 43:00je suis ravie d'entendre le premier préjugé,
- 43:02parce qu'on s'est efforcés dans les 50 premiers épisodes à montrer que si,
- 43:06si c'était bien fait avec des plantes grandins,
- 43:08ça tient.
- 43:09Et donc,
- 43:09allez-y,
- 43:09continuez.
- 43:11Le premier argument que je vais développer après,
- 43:12c'est,
- 43:13de toute façon,
- 43:13ça ne vient pas dans le temps.
- 43:14Le deuxième argument...
- 43:16Mais en terme de choix coloriel,
- 43:17c'est pas très sexy.
- 43:19Voilà.
- 43:21est-ce qu'il y a un troisième argument ?
- 43:22non je pense qu'avec ces deux là je suis déjà bien après il y a aussi le côté échelle industrielle c'est à dire qu'il faut pouvoir faire des grosses quantités quand on est sur la teinture sachant que les clients avec lesquels je travaille sont des clients qui peuvent faire des grosses quantités de produits et
- 43:40alors moi je vous avoue franchement en tant que consultant je suis un petit peu bloqué sur ces sujets là je ne suis pas un responsable qualité moi je vais au marketing donc
- 43:48Je serais incapable de dire par rapport à la résistance à la lumière,
- 43:52à l'humidité,
- 43:54au temps,
- 43:54aux différents lavages et tout ça,
- 43:56qu'elle serait la résistance.
- 43:56Oui,
- 43:57au péage de la peau.
- 43:58Oui,
- 43:58une stature,
- 43:59un péage à peau,
- 43:59tout ça.
- 44:00je suis incapable de le dire par contre moi ce que je rêve c'est que j'ai des gens qui font de la teinture naturelle qui me disent on a fait tous ces tests là qui sont les tests les plus costauds qui sont faits par les référents du marché en
- 44:14termes de maintien de la couleur,
- 44:18qu'elle passe pas qu'il n'y ait pas des traces blanches dessus,
- 44:21etc.
- 44:22sur la couleur moi je rêve de ça parce que quand je demande à des fournisseurs,
- 44:25ils me disent oui oui ça passe les tests classiques
- 44:28superbe,
- 44:28moi je ne sais pas ce que c'est que les tests classiques moi j'ai besoin de preuves,
- 44:30je suis quelqu'un de très cartésien j'ai besoin de preuves,
- 44:33et j'ai besoin qu'on me dise,
- 44:34ben voilà,
- 44:34tu fais la teinture avec tel plan,
- 44:36tel végéto,
- 44:37tel corse,
- 44:38etc,
- 44:39ce que je voudrais c'est que tu me dises ben voilà,
- 44:42les tests que l'on a fait résistance lumière,
- 44:45brossement tout est bien,
- 44:47moi j'ai besoin de preuves surtout que quand après j'ai des clients en face que je leur dis,
- 44:50ben ça serait bien d'aller peut-être vers la naturelle ils vont me demander des preuves parce qu'ils ont des services qualité très stricts,
- 44:56avec des
- 44:57des cahiers des charges que je connais bien ouais carrément voilà donc voilà ça c'est un premier élément le côté le coloriel
- 45:05c'est inhérent c'est quelque chose qui peut se travailler avec le designer,
- 45:09il y a quand même aujourd'hui beaucoup plus d'offres,
- 45:11il me semble,
- 45:12en termes de coloris que ce qu'il y a pu y avoir à un moment on n'en rappelait pas du Russ Fluo,
- 45:18du John Stabilo encore mais en tout cas il y a quand même pas mal de j'aime bien les extrêmes mais en fait il y a quand même pas mal de choix et après il y a le côté industriel aussi qui va venir
- 45:30Je ne parle pas aussi du prix,
- 45:31parce que ça c'est aussi un sujet qui va rentrer aussi,
- 45:34qui doit être pris en compte aussi.
- 45:36Mais moi,
- 45:36le premier frein que j'ai aujourd'hui avec mes clients,
- 45:39c'est la qualité.
- 45:41C'est vraiment le premier frein.
- 45:43Sachant que quand on travaille avec le client,
- 45:46les deux gros sujets qu'on aborde en général,
- 45:48en dehors de la raison d'être de l'entreprise,
- 45:51c'est beaucoup les sujets d'éco-conception et de traçabilité.
- 45:55Dans l'éco-conception,
- 45:57il y a une notion qui est pour moi essentielle quand on travaille sur l'éco-conception avec nos clients,
- 46:01c'est de dire,
- 46:01on va faire des produits dans lesquels on va améliorer là où on peut en termes d'éco-conception,
- 46:06mais c'est surtout pas en faisant un produit moins sur des sujets de durabilité ou de fonctionnalité.
- 46:12Donc,
- 46:12jamais je vais dire à un client,
- 46:14tu passes de telle teinture à telle teinture,
- 46:17quelque soit la teinture,
- 46:18parce que la deuxième est beaucoup plus écologique en termes de consommation d'eau et d'énergie,
- 46:22mais en fait,
- 46:23elle passe pas les mêmes tests en termes de résistance à la lumière,
- 46:26par exemple.
- 46:27donc il faut vraiment il faut que ça soit un plus souvent les clients sont même prêts à payer un peu plus cher donc après c'est un peu plus cher mais il faut surtout et c'est quelque chose auquel moi j'insiste quand je les forme à l'éco-conception c'est
- 46:42qu'il ne faut pas que ça soit un produit moins en termes de durabilité et la durabilité ça peut être...
- 46:48vas-y
- 46:50Non,
- 46:50non,
- 46:50mais j'allais dire,
- 46:51Stéphane,
- 46:51du coup,
- 46:52ce qui est génial,
- 46:53c'est que ce que vous vous cherchez comme preuve,
- 46:59en fait,
- 47:00dans le podcast,
- 47:01c'est tout ce que j'ai cherché à démontrer.
- 47:03Parce que moi,
- 47:03je viens d'Auchan.
- 47:04Les gens de la qualité,
- 47:05je les connais.
- 47:06Les exigences qualité pour un produit,
- 47:08les tests,
- 47:09etc.,
- 47:09je sais comme c'est exigeant.
- 47:12Donc moi,
- 47:12mon objectif,
- 47:13c'était justement...
- 47:14de sonder le marché,
- 47:15de savoir ce qui se passe,
- 47:16enfin le marché,
- 47:17on va dire la pensée des gens et les préjugés.
- 47:20Et donc,
- 47:20en fait,
- 47:21dans les épisodes,
- 47:22on a rencontré des laboratoires,
- 47:25des gens qui font des tests qualité,
- 47:27donc les sun tests,
- 47:28tests lumière en vitrine,
- 47:30lumière naturelle,
- 47:32les frottements,
- 47:33la sueur,
- 47:34la salive pour les bébés qui pourraient éventuellement manger leurs vêtements.
- 47:41on a vu les histoires de résistance des plantes.
- 47:44Et donc là,
- 47:44on revient au parcours agronomique,
- 47:47à l'histoire des teinturiers,
- 47:48de dire quelles sont les plantes grandins,
- 47:50qui tiennent dans le temps,
- 47:51et les plantes qui ne sont pas grandins.
- 47:54Donc,
- 47:54on dit petit 1.
- 47:56Donc,
- 47:56toute cette partie-là de est-ce que ça tient dans le temps,
- 47:59on l'a démontré avant.
- 48:00Et j'aimerais vous faire une sélection d'épisodes à écouter ou même à passer à vos clients.
- 48:04Avec plaisir.
- 48:04Donc,
- 48:04ça,
- 48:04on l'a démontré.
- 48:06Le deuxième,
- 48:07le choix sexy,
- 48:08je l'entends,
- 48:09c'était un premier critère,
- 48:10c'était la teinture végétale,
- 48:12c'est fade,
- 48:12c'est terne,
- 48:13c'est pastel,
- 48:14c'est délavé.
- 48:15Et en fait,
- 48:16on s'est rendu compte,
- 48:16on a reçu plusieurs personnes qui nous parlent de nuancer de 600 couleurs différentes,
- 48:22flamboyantes,
- 48:23mais,
- 48:24vous l'avez dit,
- 48:24le fluo est impossible en teinture végétale.
- 48:27Donc ça,
- 48:28le fluo et les EPI ou les gilets jaunes et les gilets oranges,
- 48:32impossible.
- 48:33et enfin quand vous parlez d'échelle industrielle c'est génial parce qu'on a rencontré justement des teinturières à façon donc qui font des petites quantités et on a rencontré des gens qui se posent des questions depuis longtemps sur l'étape d'après
- 48:47et donc des plus grosses entreprises avec des plus grandes capacités de teinture et en fait on s'est rendu compte que c'était complètement possible et un autre point historique qui est important c'est qu'avant les plantes qui servaient à colorer on les appelait les plantes industrielles teintoriales parce que c'était une industrie et il y avait des quantités et des quantités de bains donc
- 49:07oui c'est possible de passer à la teinture végétale à un niveau industriel par contre il y a encore des gens qui disent oui mais ça occuperait trop de...
- 49:15trop de place de cultiver les plantes par rapport à un pigment de synthèse.
- 49:19C'est vrai que c'est la différence.
- 49:21Et en fait,
- 49:21il y a eu un calcul qui a été fait en 2018.
- 49:24Il faudrait la surface de la Belgique pour cultiver les plantes teintoriales,
- 49:29pour teindre tout le coton mondial.
- 49:32Donc,
- 49:32ce n'est pas si déconnant que ça,
- 49:34on est d'accord,
- 49:35c'est gérable.
- 49:37Donc,
- 49:37tout ça,
- 49:37il y a des historiens qui sont venus le rappeler,
- 49:39il y a des industriels qui en parlent et on a des gens qui nous parlent d'échelle.
- 49:44L'idée de la teinture végétale,
- 49:46en tout cas,
- 49:46moi,
- 49:46ce que je défends,
- 49:47ce n'est pas de tout basculer en teinture végétale.
- 49:49Moi,
- 49:49ce que je défends,
- 49:51c'est de faire intelligemment les choses pour que quand c'est pertinent pour un client ou un acteur,
- 49:57de pouvoir l'accompagner sur la teinture végétale.
- 49:59Et il faut garder la teinture synthétique parce qu'elle est aussi propre,
- 50:02elle est plus propre en France qu'elle l'est peut-être ailleurs.
- 50:05Et donc,
- 50:05c'est sûrement,
- 50:06c'est sûr.
- 50:07Mais voilà,
- 50:07donc il faut combiner les deux.
- 50:08Mais la teinture végétale,
- 50:09à un niveau industriel,
- 50:10c'est possible.
- 50:11et après le dernier point c'est le prix que vous avez avancé et là dessus pareil on a reçu plusieurs invités et on a même eu des comparatifs de prix donc c'était hyper intéressant on a vraiment fait le détail du prix et effectivement la teinture végétale coûte plus cher parce que il y a tout un sens derrière de la de
- 50:30la personne qui l'a cultivée etc et de tout ce que ça apporte derrière donc oui le prix là il n'y a pas de débat oui c'est plus cher par contre
- 50:38comme c'est en train de revenir,
- 50:39c'est-à-dire comme il y a de plus en plus de marques qui s'y intéressent,
- 50:42qu'il y a de plus en plus de gros groupes qui s'y intéressent,
- 50:45et qu'il y a d'autres applications de la couleur végétale,
- 50:47pas seulement dans le textile,
- 50:49on pourrait revenir à des champs de plantes tectoriales plus importants,
- 50:53tectoriaux,
- 50:54pardon,
- 50:55plus importants,
- 50:56et du coup...
- 50:57réduire ces coûts qui aujourd'hui forcément sont complètement déconnants et donc en fait il y a moyen que ça soit moins un gros écart comme ça l'est aujourd'hui,
- 51:07donc franchement c'est génial ça veut vraiment dire que les deux mondes peuvent se rencontrer et se parler parce que dans le podcast c'est tout ça qu'on a essayé de démontrer avec des gens et des ingénieurs qualité,
- 51:17des gens qui veulent monter à des échelles plus importantes,
- 51:21donc franchement je suis ravie qu'on ait cet échange du coup parce que voilà il y a moyen de continuer à parler et de...
- 51:27ça répond bien bon bah top je veux juste vous dire aussi qu'en fait il y a aussi quelque chose il faut que ce soit facile pour les marques d'avoir accès à la teinture végétale c'est à dire que en termes de process les marques la plupart du temps elles travaillent avec des petits soeurs
- 51:45des tricoteurs,
- 51:46mais des fournisseurs de tissus.
- 51:48C'est-à-dire qu'ils vont faire leur choix.
- 51:50Alors,
- 51:50certains développent aussi leurs propres imprimés,
- 51:52leurs propres couleurs,
- 51:53leurs propres teintures et tout ça,
- 51:54mais ils travaillent avec des tisseurs.
- 51:55Leurs interlocuteurs,
- 51:56en général,
- 51:56ce sont les tisseurs,
- 51:58pas les teinturiers.
- 52:01Donc,
- 52:01il faudrait faire en sorte,
- 52:02pour faciliter les choses,
- 52:03que ce soit les tisseurs,
- 52:04c'est-à-dire les fournisseurs d'étoffes,
- 52:07qui proposent aux marques les matières avec les teintures végétales.
- 52:13c'est juste que là je suis juste en facilitation il faut que les marques soient simples d'accès les marques ne travaillent pas avec les teinturiers elles travaillent avec les fournisseurs de matières
- 52:26alors vous avez on a reçu un fournisseur de matière alors est-ce que oh je l'ai là trop de la chance on a reçu un fournisseur de matière qui voilà je ne sais pas si vous voyez bien le fait que il propose donc en plus de son nuancier de toutes les fibres naturelles qu'il propose donc là c'est des fibres qui viennent d'Inde c'est tout ce qui est coton coton
- 52:44recyclé jersey voile tout ça on a aussi du lin etc et en fait elle propose des teintes donc une sélection de couleurs végétales qui sont éprouvées c'est-à-dire qu'elle a du client bon
- 52:56qui les ont éprouvés.
- 52:57Donc,
- 52:57il y a ce genre d'acteurs.
- 52:59Il y a aussi,
- 52:59vous me posiez la question,
- 53:00pour que ce soit plus simple,
- 53:02il faut aussi qu'il n'y ait pas que la teinture qui soit végétale,
- 53:04mais la suite,
- 53:05les après.
- 53:06Et en fait,
- 53:06là,
- 53:06sur les après,
- 53:07on a rencontré l'entreprise Pinkcroft en Angleterre.
- 53:10Je ne sais pas si vous connaissez.
- 53:12qui est spécialisée dans les vêtements de travail,
- 53:16les vêtements un peu tenus de travail,
- 53:20etc.
- 53:21Et ce pays,
- 53:22ils en font les uniformes,
- 53:24les vêtements de l'armée,
- 53:25etc.
- 53:26et donc ils expliquaient que eux pareil en plus de faire de la recherche sur la teinture végétale ils faisaient des recherches sur les après en naturel donc avec des cires avec des produits spécifiques mais donc en fait ce qu'on se rend compte c'est que oui c'est en train de bouger il y a plein de gens qui se posent quand même des questions et
- 53:45je suis hyper contente d'avoir votre point de vue parce que c'est le point de vue des entreprises c'est comment on peut rendre la teinture végétale
- 53:53plus facile d'accès et comme vous disiez,
- 53:55que ce soit plus pratique pour une entreprise de se dire je veux faire ma collection,
- 53:59j'ai autant d'unités moi je vais choisir mon tissu comment ça fonctionne ?
- 54:05Donc soit du tissu déjà teint et on a même des acteurs français qui travaillent maintenant des lèses des lèses de tissu teint uniforme pour justement des créatrices qui veulent faire leur premier modèle à
- 54:21une échelle on va dire plus...
- 54:23plus dans les essais,
- 54:25etc.
- 54:25Mais il y a vraiment de quoi faire.
- 54:28Mais c'est hyper intéressant d'avoir votre point de vue de ce qui pourrait être plus facilitant.
- 54:34Ça,
- 54:34je suis complètement d'accord.
- 54:36Donc,
- 54:37en fait,
- 54:37créer carrément une filière,
- 54:38avoir vraiment...
- 54:40il faut vraiment s'adapter au gouvernement du marché il faut partir du besoin et du fonctionnement des marques quand c'est les donneurs d'ordre qui font faire le choix donc il faut vraiment s'adapter au fonctionnement il ne faut pas juste dire j'ai des statuts qui existent mais je n'ai pas le support,
- 54:56je n'ai pas la production je n'ai pas les quantités avec le produit fini il faut faciliter les choses entrer dans le processus actuel de fonctionnement d'un département de développement classique d'une marque
- 55:09D'accord,
- 55:10ok.
- 55:11Bon,
- 55:11c'est passionnant.
- 55:13Alors,
- 55:13du coup,
- 55:13on a parlé un petit peu de vos partenaires.
- 55:16Est-ce que vous avez,
- 55:17donc vous avez aujourd'hui de la demande,
- 55:18est-ce qu'on vous en parle un peu plus ou globalement ?
- 55:21Très franchement,
- 55:22je vais vous dire quelque chose,
- 55:22moi avec mes clients,
- 55:23on en parle très peu.
- 55:24C'est moi qui en parle à chaque fois parce que j'ai toujours,
- 55:27notamment quand je fais mes formations d'éco-conception,
- 55:29que ce soit chez les clients,
- 55:30on travaille aussi beaucoup avec des écoles,
- 55:32donc on fait en formation continue avec les masters dans les écoles.
- 55:37À chaque fois,
- 55:37on parle d'attention naturelle et voilà,
- 55:39on ne voit pas trop de...
- 55:41en détail parce que c'est un des sujets de l'éco-conception c'est un des sujets qu'on aborde mais très franchement on parle assez rarement directement depuis les marques c'est plutôt moi qui en parle parce qu'il y a encore tous ces freins mais ce type de problème je peux l'avoir sur d'autres sujets quand j'ai des clients qui me disent aujourd'hui il est hors de question d'avoir du coton recyclé chez moi parce que c'est pas assez résistant il
- 56:02y a plein de gens qui aujourd'hui mettent du coton recyclé à 20% à 30% c'est aussi qualitatif que si c'était du coton vierge
- 56:10il y a des gens qui sont encore restés dans des façons de faire d'il y a 5 ans il y a des 10 ans qui ont entendu une fois que la fibre recyclée était plus courte en coton et donc moins résistante donc ils se sont dit en catalogue impossible ben non donc voilà il
- 56:23y a des préjugés comme ça encore dans la tête des gens et il faut ça se travaille il faut expliquer aussi il ne faut pas donner dire ah si évidemment c'est bien meilleur il faut expliquer pourquoi c'est meilleur pour embarquer et là ce qu'on
- 56:38ce qu'on essaye d'avoir,
- 56:40c'est...
- 56:41Donc,
- 56:41on a interviewé quasiment tous les fabricants de fibres...
- 56:44Enfin,
- 56:44pas tous en nom,
- 56:45mais on a eu des fabricants de fibres différentes.
- 56:48Le lin,
- 56:49le chanvre,
- 56:50on va avoir la soie,
- 56:51on a eu le coton,
- 56:52enfin bref,
- 56:52on a eu...
- 56:53Sauf qu'il ne faut pas faire non plus de raccourcis,
- 56:55la teinture végétale,
- 56:56ça marche aussi pour d'autres fibres,
- 56:57pas forcément que les fibres naturelles.
- 56:59Et ça,
- 56:59c'est la grosse révolution aussi,
- 57:01qu'il faut préciser.
- 57:03et donc on va avoir tous les acteurs on va dire des fibres pour continuer à montrer et en fait c'est ça le rôle du podcast c'est de montrer et d'avoir les acteurs qui vont je suis en train d'essayer de récupérer une analyse de cycle de vie
- 57:18entre une teinture sur fibre naturelle synthétique et une teinture sur fibre naturelle végétale et en fait je pense que quand on aura des preuves quand on aura une réduction d'impact carbone quand on aura tout ça là on n'aura plus trop besoin de se battre enfin on a toujours besoin de se battre mais vous voyez ce que je veux dire donc c'est en tout et
- 57:38il y a des projets qui se lancent et donc on a quelqu'un qui viendra nous parler de ça sur le podcast
- 57:44je voulais voir avec vous si vous aviez des livres à recommander pour les auditeurs pour qu'ils puissent creuser davantage les sujets de RSE pour que voilà il y ait des sources un peu plus simplifiantes qu'est-ce
- 58:00qu'on peut leur proposer comme support ?
- 58:03Alors il y a pas mal de livres qui existent sur la mode LRSE les impacts on vous a parlé du livre d'Audrey Millier tout à l'heure il y en a pas mal qui existent
- 58:10il y en a deux qui m'ont pas mal marqué alors qu'ils sont plutôt généralistes qui ne sont pas spécifiques à la mode qui m'ont fait du point de vue global me faire vraiment réfléchir il y en a un qui s'appelle le syndrome de l'autruche peut-être que vous avez entendu parler de Georges Marshall qui décortique
- 58:25le système psychologique de l'humain qui explique pourquoi on ne trouve pas que c'est si urgent que ça les problèmes de pollution,
- 58:34de réchauffement climatique etc.
- 58:36et c'est super intéressant parce que moi c'est un truc
- 58:39je ne comprends pas que les gens ne soient pas plus stressés,
- 58:43que ce ne soit pas plus en action par rapport à tout ce qui se passe dans le monde en termes de réchauffement climatique,
- 58:47de pollution,
- 58:48le côté social,
- 58:49etc.
- 58:51et je ne comprends pas et ce bouquin m'a énormément permis de comprendre mieux le fonctionnement,
- 58:57qu'on se crée des blocages la non capacité à se projeter à 10 ans le côté inconscient de rester anticonfort ne pas aller vers le danger ou la sécurité la certitude etc et ça m'a beaucoup aidé à comprendre aussi même dans mon travail quotidien quand je suis avec des gens
- 59:14que je dois sensibiliser sur ces sujets-là,
- 59:17j'utilise un petit peu ce que dit
- 59:19George Marshall dans son bouquin pour essayer de débloquer ces blocages que les gens peuvent avoir de se dire qu'il faudrait quand même qu'on se bouge un petit peu.
- 59:30c'est un bouquin qui est vraiment par rapport évidemment par de tout ce qui est les climato-sceptiques les complotistes etc c'est aussi leur mode de fonctionnement et donc ça j'ai trouvé ça vraiment intéressant et ça m'est très utile c'est assez global mais c'est un petit peu pour débloquer le verrou et il y en a un autre bouquin que j'ai trouvé très intéressant c'était l'économie symbiotique je crois d'Isabelle Delanois je crois que c'est l'économie symbiotique c'est
- 59:54ça voilà qui parle de c'est génial parce qu'elle parle de tout comment on peut faire
- 59:59mieux du point de vue naturel,
- 1:00:00mais aussi de façon locale,
- 1:00:02avec plein d'idées sur les villes qui pourraient vivre en autonomie avec les campagnes juste à l'alentour,
- 1:00:08sans aller à plus de
- 1:00:10100 km pour pouvoir vivre en autonomie,
- 1:00:12etc.
- 1:00:13Et là,
- 1:00:13je trouve qu'on a vraiment,
- 1:00:16ça va très très loin en intégrant l'agriculture,
- 1:00:18en intégrant les industries,
- 1:00:19en intégrant les services,
- 1:00:21en intégrant les transports.
- 1:00:23et je trouve que ça permet d'avoir une vision globale parce que parfois on est un petit peu dans notre petit monde de la mode la mode c'est chouette,
- 1:00:30on est sympa,
- 1:00:30on se connait tous c'est joli et tout ça mais je trouve que ça permet aussi d'avoir une ouverture sur comment la mode se positionne dans un système global aujourd'hui et c'est un bouquin aussi qui m'a beaucoup inspiré
- 1:00:44on va avoir un agriculteur de Guadeloupe qui travaille le bleu,
- 1:00:50un super bleu,
- 1:00:52et lui,
- 1:00:52il fait de l'économie symbiotique et il en parle loin en large de ce principe.
- 1:00:57Et donc,
- 1:00:57je suis hyper contente que vous rebondissiez là-dessus parce qu'au final,
- 1:01:00on voit que c'est une boucle,
- 1:01:02en fait.
- 1:01:02Il y a des liens qui se font et c'est chouette,
- 1:01:05ça veut dire que ça avance.
- 1:01:06Merci beaucoup pour ces deux propositions de bouquins qui sont différentes de ce qu'on propose d'habitude puisque nous,
- 1:01:11c'est vraiment...
- 1:01:12plutôt teinture,
- 1:01:13couleur,
- 1:01:13etc.
- 1:01:15Est-ce qu'il y a une question,
- 1:01:16Stéphane,
- 1:01:16que je ne vous ai pas posée,
- 1:01:17que vous auriez aimé que je vous pose ?
- 1:01:23non on a parlé de teinture moi je pense de façon très globale donc voilà comme je vous ai dit la teinture pour moi c'est un élément un élément important sur lequel j'ai besoin de preuves de faits pour pouvoir persuader mes clients à aller vers là voilà après moi c'est des sujets voilà c'est j'ai
- 1:01:39besoin du côté technique parce que moi j'ai pas du tout le côté technique donc j'ai besoin d'avoir vraiment des explications techniques donc je pense que voilà le gros sujet pour moi c'est la sensibilisation des gens
- 1:01:49et sensibiliser je trouve le plus important de sensibiliser les gens qui ne sont pas sensibilisés c'est à dire que parfois vous savez très bien dans la mode on a beaucoup d'événements dans la mode éco-responsable à un moment c'est un petit peu on reste fermé c'est un petit peu toujours les mêmes gens que l'on voit les mêmes sujets,
- 1:02:03parfois on a quelques nouvelles informations façons de faire aussi qui sont intéressantes mais c'est un petit peu du entre nous
- 1:02:11de la mode écoresponsable et ce que je trouve qui est très important c'est de faire la sensibilisation et la sensibilisation c'est vrai que nous ça passe beaucoup par la formation parce que comme je vous ai dit on intervient dans beaucoup d'écoles au niveau des étudiants justement pour les sensibiliser sur les sujets ça peut être au niveau local moi
- 1:02:26je suis dans une petite ville de 5000 habitants j'ai déjà fait des conférences sur la mode écoresponsable auprès du public pour sensibiliser et je trouve que ce qui est important
- 1:02:36Voilà,
- 1:02:36c'est de sensibiliser les gens.
- 1:02:37Et donc,
- 1:02:37sensibiliser,
- 1:02:38si on revient sur la teinture végétale,
- 1:02:39c'est sensibiliser les plus pour un consommateur d'utiliser la teinture végétale,
- 1:02:44qui va être le bien pour la planète.
- 1:02:47Mais ça va être aussi le bien pour vous,
- 1:02:49parce que vous portez des chaussures,
- 1:02:50vous,
- 1:02:50qui sont des teintures végétales,
- 1:02:52c'est certainement meilleur pour votre peau que d'avoir des trucs à l'éclat de chimique qui diffusent régulièrement,
- 1:02:57ou qui diffusent dans votre lave-linge et qui vont partir dans l'eau,
- 1:03:00etc.
- 1:03:00Et qui permettent d'avoir un produit qui,
- 1:03:02à la fin,
- 1:03:02serait plus dégradable.
- 1:03:05que si ce n'est pas naturel.
- 1:03:07C'est aussi beaucoup la sensibilisation et surtout la sensibilisation des gens qui ne sont pas sensibilisés.
- 1:03:12C'est comme ça qu'on aura des...
- 1:03:14Voilà,
- 1:03:15sur tous ces sujets-là,
- 1:03:17les gens se posent plus de questions.
- 1:03:20super,
- 1:03:20écoutez Stéphane c'était un vrai plaisir pour moi de vous avoir parce que ça me fait mon ancienne vie de RSE et ça me fait ça m'embrique avec le nouveau projet donc je suis ravie merci beaucoup merci beaucoup Pauline,
- 1:03:34très bonne continuation et merci de me donner votre sélection de podcasts que je peux absolument écouter que vous avez fait je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram
- 1:03:45ARTECOVERT
- 1:03:49ARTECOVERT.COM
- 1:03:49pour y découvrir le nom des prochains invités.
- 1:03:52Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast et de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix,
- 1:04:00c'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale.
- 1:04:05Merci à tous !