Latest / La Bulle Rhétorique 🎙️ Par Jean-Corentin Poisson / Découvrez la méthode SPORT de Charlie Clarck pour maîtriser votre prise de parole ! | La Bulle des Pros
Transcript
- 0:02Une prise de parole réussie,
- 0:03c'est le fruit d'une multitude de facteurs bien maîtrisés.
- 0:07C'est aussi la garantie d'un bond en avant vers l'atteinte de vos objectifs.
- 0:11Pour vous aider à obtenir ces résultats,
- 0:13j'ai rassemblé les meilleurs experts,
- 0:16les Avengers de la parole.
- 0:18Chaque semaine,
- 0:19ils nous partagent leurs méthodes,
- 0:21leurs techniques et leurs conseils dans leur zone d'excellence.
- 0:24Cette zone,
- 0:25c'est la bulle des pros.
- 0:31Prendre la parole,
- 0:32c'est un sport.
- 0:33Et si comme beaucoup de dirigeants,
- 0:35tu te contentes encore de passer des messages,
- 0:38tu risques surtout de perdre ton public.
- 0:40Aujourd'hui,
- 0:41je reçois Charlie Clark,
- 0:42fondateur de Wiscom et créateur de la méthode SPORT.
- 0:46Depuis plus de 10 ans avec son équipe,
- 0:49il observe des dirigeants tous les jours,
- 0:51en formation,
- 0:52en convention,
- 0:52en entreprise.
- 0:53Un vrai laboratoire de la prise de parole.
- 0:56Et de ce terrain est née une méthode très simple à retenir.
- 0:59mais redoutablement exigeante à appliquer,
- 1:02sport.
- 1:03Sport,
- 1:03c'est une méthode qui s'adresse d'abord à toi si tu es dirigeant,
- 1:06membre de Comex ou top manager et que tu dois embarquer des équipes,
- 1:10des clients ou des partenaires.
- 1:12Mais tu vas le voir,
- 1:13c'est aussi une méthode qui fonctionne pour toutes les prises de parole.
- 1:16La réunion du lundi matin,
- 1:17le one-to-one un peu tendu,
- 1:19la visio avec ton équipe ou même la discussion informelle devant la machine à café.
- 1:24Dans cet épisode,
- 1:25Charlie va te montrer pourquoi le public Merci.
- 1:27est la seule vraie star de la prise de parole.
- 1:30Comment la méthode sport te permet de reprendre le contrôle de ton corps pour créer du naturel là où,
- 1:36justement,
- 1:37rien n'est naturel.
- 1:38Et surtout,
- 1:39comment tout cela converge vers une arme fatale trop sous-estimée,
- 1:43le silence.
- 1:44Tu le sais,
- 1:45ici,
- 1:45on parle souvent de structure,
- 1:47d'accroche ou de fond.
- 1:48Avec Charlie,
- 1:49on va pousser plus loin la dimension corporelle et rythmique.
- 1:53Comment tu souris,
- 1:54comment tu poses tes pieds,
- 1:55comment tu bouges tes mains.
- 1:56Tout ça,
- 1:57ça n'est plus du détail,
- 1:58c'est le moteur de ton impact.
- 2:00Charlie a d'ailleurs rassemblé cette méthode dans un livre que je te recommande vivement,
- 2:04Impact,
- 2:05où il développe sport et partage des retours d'expérience de nombreux dirigeants qui l'accompagnent.
- 2:10Installe-toi bien,
- 2:11prépare-toi à revoir ta manière de tenir un public.
- 2:14On plonge ensemble dans la méthode sport avec Charlie Clark.
- 2:18Salut Charlie,
- 2:19comment vas-tu ?
- 2:20Salut Jean-Corentin,
- 2:21merci beaucoup.
- 2:21Très heureux d'être avec toi,
- 2:22merci pour l'invitation.
- 2:24Écoute,
- 2:24je suis ravi.
- 2:25Merci à toi de l'avoir accepté.
- 2:27Ça fait un moment que je voulais te recevoir.
- 2:30On a eu des conflits d'agenda,
- 2:31on a un peu galéré,
- 2:32mais je sens que cette émission va être excellente parce que tu vas nous divulguer une méthode que tu as longtemps gardée secrète.
- 2:40C'est la méthode sport,
- 2:41la méthode que tu présentes,
- 2:43la méthode sur laquelle tu travailles avec WISCOM,
- 2:46ton agence.
- 2:47Et justement,
- 2:48est-ce que tu peux déjà commencer un peu à nous dire d'où vient cette méthode ?
- 2:52Bon,
- 2:52euh...
- 2:54En fait,
- 2:55sport,
- 2:57c'est trois choses.
- 2:58C'est bien sûr un acronyme.
- 3:00Au-delà de l'acronyme,
- 3:01c'est un moteur,
- 3:03un fonctionnement d'un moteur dans sa suite logique.
- 3:06Sous-entendu par là,
- 3:07c'est tous les éléments que vous connaissez,
- 3:09dont on parle souvent sans doute dans ce podcast,
- 3:12mais mis dans le bon sens avec leur suite de cause à effet.
- 3:16Et enfin,
- 3:17sport,
- 3:17c'est une philosophie.
- 3:18Et là,
- 3:18je ne vous apprends rien.
- 3:19Prendre la parole,
- 3:20c'est du sport.
- 3:21Et donc,
- 3:23c'est ces trois choses à la fois.
- 3:24Et ça vient de WISCOM.
- 3:27Nous,
- 3:27on existe depuis dix ans.
- 3:29Et depuis dix ans,
- 3:30on accompagne les dirigeants,
- 3:31les dirigeantes dans leur technique de communication.
- 3:34Et donc,
- 3:34on a tendance à dire qu'on est un peu un laboratoire d'observation parce qu'on a la chance de recevoir chez nous tous les jours entre quatre et dix dirigeants,
- 3:43les observer parler,
- 3:45d'aller aussi à leur contact dans l'entreprise.
- 3:48de les regarder,
- 3:49de les observer.
- 3:50Et fort de tout ça,
- 3:51on a pu mettre en place cette méthode.
- 3:53Donc c'est une méthode qui s'adresse aux dirigeants,
- 3:55aux cadres,
- 3:56à quel type de personnalité ?
- 3:59En vrai,
- 3:59cette méthode,
- 4:00elle s'adresse à tout le monde.
- 4:02Nous,
- 4:02notre cible WISCOM,
- 4:03c'est plutôt les dirigeants.
- 4:05Et ce sont des gens qui ont en fait une occupation tous les jours,
- 4:11c'est d'embarquer,
- 4:12comme vous le savez,
- 4:13leur public dans leurs idées,
- 4:16dans leurs projets et dans leur quotidien.
- 4:18Et donc ces dirigeants,
- 4:19ces dirigeantes,
- 4:20on les aide à être plus embarquants grâce à la méthode.
- 4:25C'est ni plus ni moins que ça le concept.
- 4:28Et comme vous le savez,
- 4:30c'est un projet très ambitieux parce que nos amis dirigeants dans le monde de l'entreprise,
- 4:33ils ont plutôt la logique de l'écrit et pas la logique de l'oral.
- 4:36Donc il faut leur dire,
- 4:38un,
- 4:39que le monde de l'oral n'est pas celui de l'écrit.
- 4:42Il faut leur dire,
- 4:43deux,
- 4:43qu'à l'oral,
- 4:45on n'est pas là pour passer des messages.
- 4:47mais on est là pour donner envie.
- 4:48Là déjà,
- 4:49ça commence à grincer,
- 4:50chers amis,
- 4:51et il faut leur expliquer que quand on donne envie,
- 4:55c'est pas pour parler de soi,
- 4:56mais c'est bien du public dont on parle.
- 4:59Et donc,
- 4:59c'est à un public donné,
- 5:01une personne,
- 5:02deux personnes,
- 5:02dix mille personnes,
- 5:03qu'il faut donner envie.
- 5:04Et pour ça,
- 5:05il faut nécessairement de la technique.
- 5:07Et c'est le propre de sport.
- 5:08D'ailleurs,
- 5:09j'insiste vraiment sur ce que tu dis.
- 5:10Un public,
- 5:11quand on parle de prise de parole en public,
- 5:12ça commence à une personne.
- 5:15Le public,
- 5:15c'est celui qui nous écoute.
- 5:16C'est celui,
- 5:17en tout cas,
- 5:17dont on espère qu'il va nous écouter.
- 5:19C'est celui à qui on essaye de transmettre quelque chose.
- 5:22Nous,
- 5:22le drame,
- 5:22le drame,
- 5:23c'est que quand on a un dirigeant qui sort d'une formation chez nous.
- 5:26et qu'il n'a pas compris ça,
- 5:27et qu'il se dit,
- 5:28c'est bien ce qu'on vient de voir,
- 5:29mais je n'ai pas de convention avant un an,
- 5:32donc je ne vais pas l'utiliser avant un an.
- 5:33Et donc en vrai,
- 5:35cette méthode sport et tous les outils de la prise de parole,
- 5:37c'est d'abord cette relation de tous les jours,
- 5:40cette relation dans le couloir,
- 5:41cette relation dans la machine à café,
- 5:43tous ces moments où il y a une forme de dialogue qui peut s'installer,
- 5:47c'est là où il faut de la technique.
- 5:48Et il ne faut pas avoir peur de la technique,
- 5:51parce que contrairement à ce qu'on pense,
- 5:52elle n'est pas là pour faire un clonage.
- 5:55Elle n'est pas là pour transformer les dirigeants et les dirigeantes en acteurs et en actrices.
- 5:59Elle n'est pas là non plus pour faire de vous des champions de l'éloquence,
- 6:02de la rhétorique,
- 6:03etc.
- 6:04Elle est là pour créer du naturel dans une situation où,
- 6:08bien souvent,
- 6:09en fait,
- 6:09on ne l'est pas.
- 6:10Parce qu'être face à un public,
- 6:12ce n'est pas très naturel,
- 6:13en fait.
- 6:13Être face à des gens qui vous regardent,
- 6:15qui vous écoutent,
- 6:16qui vous dévisagent,
- 6:17etc.
- 6:17Ce n'est pas une situation naturelle.
- 6:19Donc,
- 6:19il ne faut pas vouloir la traiter avec naturel.
- 6:22il faut la traiter avec de la technique pour
- 6:24venir recréer une forme de naturel.
- 6:27Et alors justement,
- 6:27cette technique que tu abordes,
- 6:30c'est le cœur de la méthode sport,
- 6:32c'est vraiment développer une méthode,
- 6:33une technique complète.
- 6:35Est-ce que tu peux nous dire,
- 6:36sans trop rentrer dans les détails encore,
- 6:38à quoi ça correspond ?
- 6:41À quoi ça correspond ?
- 6:43Ça correspond à la création du silence.
- 6:47Nous,
- 6:48tu l'as dit,
- 6:49on s'appelle WISCOM,
- 6:50et WIST,
- 6:51en vieil anglais,
- 6:52ça veut dire chute-tais-toi.
- 6:54ou « chute,
- 6:55ferme-la » ,
- 6:55ça dépend à qui on parle.
- 6:57Nous,
- 6:57on est plutôt polis,
- 6:58donc on garde plutôt l'option numéro une.
- 7:01Et finalement,
- 7:02notre job chez WISCOM,
- 7:02c'est ça,
- 7:04c'est d'apprendre aux dirigeants et aux dirigeantes à se taire,
- 7:08à utiliser ces silences pour créer du dialogue et de laisser de la place au public qui est en face.
- 7:15Toi qui es du métier,
- 7:17tu sais que finalement,
- 7:18les moments où on est le plus engageant,
- 7:21les moments où on est le plus inspirant...
- 7:23les moments où on donne le plus envie,
- 7:25et pas tous ces moments où on parle.
- 7:26Parce que quand on parle,
- 7:27on ressemble à tout le monde.
- 7:28Et quand on parle,
- 7:29on a tendance à faire du monologue.
- 7:30C'est ces moments où,
- 7:32dans un silence,
- 7:34on va laisser le public exister,
- 7:36on va laisser le public raisonner aussi dans ce qu'on dit,
- 7:40et on va aller se nourrir du public.
- 7:43Ça,
- 7:43c'est vraiment la finalité de sport.
- 7:45Sport,
- 7:46c'est donc la méthode pour créer du silence.
- 7:49Parce que,
- 7:51et ça c'est une vraie conviction WISCOM,
- 7:53partagé par tous ceux qui bossent chez nous à force d'observer les dirigeants.
- 7:57Le silence,
- 7:57contrairement à ce qu'on pense,
- 7:58n'est pas une décision intellectuelle.
- 8:01Si tu vas faire ton speech devant un public et que tu te dis « là,
- 8:05je vais me taire » ,
- 8:06ça n'arrivera pas.
- 8:08Le stress,
- 8:09l'enjeu,
- 8:10le regard du public fait que spontanément,
- 8:12naturellement,
- 8:12on va vouloir beaucoup parler,
- 8:15se rattraper sur des mots et surtout pas laisser un silence qui,
- 8:18dans notre éducation française,
- 8:20est plutôt synonyme de faiblesse.
- 8:22et plutôt un rappel des moments où on récitait des poésies,
- 8:26où il fallait aller très vite,
- 8:26sinon on perdait un point.
- 8:28Et donc,
- 8:30faire ces silences,
- 8:32c'est essentiel,
- 8:33sauf que ce n'est pas,
- 8:34encore une fois,
- 8:34une décision intellectuelle.
- 8:36C'est une technique.
- 8:38Et sport,
- 8:39c'est en fait la technique pour réussir des silences.
- 8:43Et en ce sens,
- 8:44je ne dirais pas que c'est une nouveauté,
- 8:46parce qu'on est tous du métier,
- 8:47etc.,
- 8:48mais c'est vraiment notre focus.
- 8:50Et c'est vraiment en ça qu'on va aller aux dirigeants.
- 8:52On va leur dire,
- 8:53bien sûr qu'il faut se taire.
- 8:55Si vous êtes dirigeant,
- 8:56c'est que vous devez vous taire pour laisser de la place à ce public,
- 8:58pour créer ce dialogue et fuir le monologue.
- 9:01Sauf que se taire,
- 9:02c'est forcément une technique et c'est le propre de sport.
- 9:04Donc le
- 9:05S de sport,
- 9:06c'est pour le silence,
- 9:06c'est bien ça ?
- 9:07Non,
- 9:08ça peut,
- 9:08mais ça c'est le piège.
- 9:10Mais je suis content de le savoir.
- 9:12Tu as fait semblant de tomber dans le piège,
- 9:13parce que tu connais sport.
- 9:15Donc on va rentrer dans sport.
- 9:17Sport,
- 9:18c'est effectivement aux cinq lettres.
- 9:20C'est un acronyme.
- 9:21Chaque lettre correspond à un outil que vous connaissez tous,
- 9:24en tout cas tous ceux qui écoutez ce podcast,
- 9:25parce que vous êtes plutôt des experts du sujet.
- 9:28Et c'est donc cinq lettres mises dans le bon sens,
- 9:33chaque outil ayant un impact sur l'autre,
- 9:35pour arriver à la finalité du silence.
- 9:38Donc le S,
- 9:38c'est le sourire.
- 9:40Là,
- 9:41je ne t'apprends rien,
- 9:42mais quand on est avec ce public que nous,
- 9:45on considère comme une star,
- 9:47si on tire la gueule face au public.
- 9:49peu de chances que la star se sente star.
- 9:52Et ça,
- 9:53pourtant,
- 9:54c'est devenu un nouveau vrai sujet WISCOM,
- 9:57une vraie préoccupation.
- 9:57Toutes les prises de parole qu'on voit sont des gens dans l'entreprise qui souvent tirent la gueule.
- 10:02Et en fait,
- 10:03ils laissent leur corps parler tout seul.
- 10:04Et bien entendu que cet exercice n'est pas un exercice agréable pour eux,
- 10:08mais en tirant la gueule,
- 10:10ils le montrent beaucoup trop fort au public,
- 10:11qui est censé être la star.
- 10:14Donc,
- 10:14la première chose,
- 10:15c'est qu'on ne peut pas tirer la gueule devant un public,
- 10:17parce que si on lui rajoute nos problèmes,
- 10:19le public ayant déjà ses problèmes,
- 10:21il n'aura pas trop envie de vous suivre et de vous aimer.
- 10:25Et là,
- 10:25je citerais,
- 10:26je crois que c'est Coluche qui disait ça,
- 10:28qui est un philosophe de la prise de parole.
- 10:30Il disait,
- 10:31Coluche,
- 10:31on n'est pas responsable de la gueule qu'on a,
- 10:35on est responsable de la gueule qu'on fait.
- 10:37Et j'aime beaucoup,
- 10:38moi,
- 10:38cet adage.
- 10:40Et je me l'approprie beaucoup parce que si ma femme écoutait ce podcast,
- 10:42elle le sait,
- 10:43moi,
- 10:43je tire la gueule toute la journée à la maison.
- 10:45En revanche,
- 10:46ici,
- 10:46au boulot,
- 10:47chez Wiscob,
- 10:47les gens me trouvent incroyablement souriant.
- 10:49Alors,
- 10:49c'est quoi ?
- 10:50Ce n'est pas que je suis fake.
- 10:51C'est juste que le matin,
- 10:53étant donné que c'est mon métier,
- 10:54j'ai activé un premier sourire que là,
- 10:56pour le coup,
- 10:56je suis allé chercher.
- 10:59Je l'ai décidé.
- 11:00parce que je suis vigilant sur mes outils,
- 11:02et ayant fait ça une première fois,
- 11:04mon cerveau a enregistré le fait que je pouvais sourire.
- 11:06Et après,
- 11:07naturellement,
- 11:07je redeviens plutôt souriant.
- 11:09Donc ça,
- 11:10c'est le S.
- 11:11Et donc,
- 11:12juste pour ce sourire,
- 11:14ce que tu dis,
- 11:14c'est qu'on le déclenche automatiquement en se forçant plutôt à sourire,
- 11:20pour ensuite l'activer plus naturellement.
- 11:22Ça,
- 11:22c'est pareil,
- 11:23c'est une autre observation qu'on fait très régulièrement chez nous.
- 11:26Et là,
- 11:26pour le coup,
- 11:27c'est quasiment clinique.
- 11:30C'est quasiment mathématique.
- 11:34La façon dont on commence une prise de parole conditionne toute la prise de parole.
- 11:39Et ça,
- 11:40c'est vrai,
- 11:41mais quasiment 100%
- 11:42des cas.
- 11:42C'est-à-dire,
- 11:43la façon dont je suis au moment où je vais commencer à parler,
- 11:47je vais y rester pendant toute ma prise de parole.
- 11:50Et ça veut dire quoi ?
- 11:51Ça veut dire en fait que,
- 11:53et c'est une bonne nouvelle,
- 11:54la seule chose qu'on doit faire quand on est un orateur,
- 11:56ou quand on va juste parler,
- 11:57il n'y a pas besoin d'être un orateur,
- 11:59C'est d'être très vigilant à la façon dont on va prononcer ses premiers mots.
- 12:02Parce que,
- 12:03encore une fois,
- 12:03ça va conditionner toute la prise de parole derrière.
- 12:07S,
- 12:07comme sourire,
- 12:08ça veut dire qu'effectivement,
- 12:09avant de prendre la parole,
- 12:11quand je suis dans la voiture,
- 12:12quand je vais à un rendez-vous,
- 12:12quand je suis en salle d'attente,
- 12:13que j'attends pour l'entretien d'embauche,
- 12:15etc.
- 12:15C'est là où j'ai le temps d'y penser,
- 12:17c'est là où je me dis je vais forcer un sourire.
- 12:19Et donc l'ayant fait à ce moment-là,
- 12:21ça va revenir naturellement dans ma prise de parole.
- 12:24Ça c'est le S.
- 12:26très bien,
- 12:26alors là-dessus moi je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis
- 12:29J'aime bien dire,
- 12:29moi,
- 12:29qu'on fait ses checks moteurs avant de décoller.
- 12:32Tu vois,
- 12:32le pilote qui va faire test moteur 1,
- 12:35je ne sais jamais ce qu'il teste,
- 12:36mais qui teste plein de trucs avec son copilote,
- 12:38qui fait les checks,
- 12:39qui valide,
- 12:39etc.
- 12:40C'est un peu pareil de dire,
- 12:41OK,
- 12:41à quoi je fais attention avant de parler ?
- 12:43Exact.
- 12:43Et je fais mon check moteur et ensuite,
- 12:46je pars.
- 12:46Oui,
- 12:46parce qu'après,
- 12:48encore une fois,
- 12:48quand tu parles,
- 12:49et souvent,
- 12:50on le dit,
- 12:50je vais jusque-là,
- 12:51je vais dire,
- 12:51en fait,
- 12:51quand vous parlez,
- 12:52je ne veux même plus que vous pensiez à moi et aux outils.
- 12:55Parce que quand tu parles...
- 12:56Tu es dans cette relation normalement avec la star qu'est le public.
- 12:59Si tu commences à penser aux outils,
- 13:01à Whisker,
- 13:01parce que tu as fait samedi dernier dans l'information,
- 13:04c'est déjà que tu n'es plus dans cette relation avec le public.
- 13:06Donc je ne veux pas ça.
- 13:08En revanche,
- 13:09avant de parler,
- 13:10tant que tu n'as pas rentré dans cette relation,
- 13:13c'est là où tu peux effectivement faire tes fameux checkmodeurs.
- 13:16Très bien,
- 13:16donc le S pour sourire.
- 13:18Ensuite,
- 13:18le P.
- 13:18Alors le P,
- 13:19ce sont les pieds.
- 13:21Et là,
- 13:21on est vraiment en train de commencer la pyramide de la prise de parole.
- 13:24Les pieds,
- 13:25vous le savez,
- 13:26la plupart des gens qui débarquent chez nous,
- 13:27ils ont les pieds qui bougent,
- 13:29ils font ce qu'on appelle la danse de l'ours,
- 13:31ils font la tour de pise,
- 13:32un pied solide moins accroché,
- 13:33l'autre de traviole.
- 13:34J'en ai même eu un,
- 13:35une fois,
- 13:35qui faisait son cirage en se frottant la chaussure contre son pantalon,
- 13:39etc.
- 13:39Bref,
- 13:40on bouge énormément avec ses pieds.
- 13:43On n'est jamais très accroché au sol.
- 13:46C'est vrai debout,
- 13:46c'est vrai assis,
- 13:47c'est vrai en visio,
- 13:48c'est vrai quand je vous parle en ce moment.
- 13:50Or,
- 13:50les pieds,
- 13:51c'est la base du corps.
- 13:53C'est donc la base du moteur prise de parole.
- 13:56Et si les pieds ne sont pas accrochés,
- 13:57d'abord,
- 13:57un,
- 13:57j'envoie un signal au public,
- 13:59la star,
- 13:59que j'ai une forme d'inconfort.
- 14:01On n'est pas obligé de lui dire.
- 14:03Et deux,
- 14:05si je ne suis pas accroché au niveau des pieds,
- 14:07il y a très peu de chances pour que mon cerveau tourne rond.
- 14:10Mon cerveau,
- 14:10il doit tourner sur un axe,
- 14:11et l'axe,
- 14:11c'est les pieds.
- 14:12Et donc chez nous,
- 14:13on parle de la pristère.
- 14:15C'est comme les fours,
- 14:16les frigos,
- 14:17les grosses machines dans la maison,
- 14:18elles sont toujours branchées sur une pristère.
- 14:20Sinon,
- 14:20ça va péter les plombs dans la maison.
- 14:22C'est pareil pour une prise de parole.
- 14:23Si tu n'es pas solidement accroché sur la prise de terre,
- 14:25tu risques de disjoncter.
- 14:27Et ça,
- 14:27c'est les pieds.
- 14:28Et donc,
- 14:28on dit à nos amis,
- 14:30vos pieds,
- 14:30vous devez les accrocher solidement au sol.
- 14:31Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas le droit de bouger,
- 14:33vous le savez.
- 14:34Ça veut dire que si on bouge,
- 14:35on va se restabiliser après.
- 14:37En gros,
- 14:38ce que ça veut dire,
- 14:38c'est que tous les mots qu'on va prononcer en mouvement seront forcément plus faibles que tous les mots qu'on va prononcer accroché au sol.
- 14:44Quand je suis accroché au sol,
- 14:46d'un coup mes mots prennent une puissance c'est exactement comme au tennis quand on frappe une balle au tennis
- 14:51Oui,
- 14:51je peux courir et aller chercher une balle au filet,
- 14:53mais quand je tape ma balle au filet,
- 14:54généralement j'ai les deux pieds bien solidement accrochés au sol
- 14:57C'est ce que me dit ma femme à chaque fois qu'elle me bat.
- 15:00Exactement.
- 15:00Et elle a raison.
- 15:01Elle a raison.
- 15:04J'aime bien dire là-dessus que en fait,
- 15:06on ne se déplace que pour s'ancrer ailleurs.
- 15:09Il y a vraiment cette idée que,
- 15:10ok,
- 15:10on se déplace,
- 15:11mais c'est pour poser les pieds juste à un autre endroit.
- 15:14Exact.
- 15:14Et on l'exception.
- 15:15Et de préférence quand même,
- 15:17comme on a celui-là de base,
- 15:18le fait qu'il y a une star,
- 15:19c'est public.
- 15:20Quand on se déplace,
- 15:21on essaie de se déplacer pour le public,
- 15:23pour que c'est un intérêt pour lui.
- 15:24Or,
- 15:25Quand nous,
- 15:26on passe beaucoup de temps dans les conventions,
- 15:27les séminaires et tout,
- 15:28à regarder les clients parler,
- 15:30quand tu n'es pas équipé de la méthode sport ou autre méthode,
- 15:33tous les mouvements naturels qu'on fait,
- 15:34c'est plutôt des mouvements pour fuir le public.
- 15:36C'est des mouvements vers l'arrière.
- 15:38C'est des speakers qui se déplacent vers l'arrière et qui vont aller se coller au mur,
- 15:40se coller au side.
- 15:42Et donc,
- 15:43j'ai tendance à penser,
- 15:441,
- 15:4580%
- 15:46du temps,
- 15:46on est accroché.
- 15:46Et quand on bouge,
- 15:47c'est plutôt pour aller vers l'avant ou en tout cas pour aller chercher le public,
- 15:51pour aller connecter avec lui.
- 15:52Très bien,
- 15:53très clair.
- 15:53Donc ça,
- 15:54ça nous amène au haut,
- 15:55j'imagine.
- 15:55Oui,
- 15:56et là,
- 15:57encore une fois,
- 15:57le haut,
- 15:58c'est lié aux pieds.
- 16:00Donc je répète la méthode,
- 16:02je souris et j'accroche les pieds,
- 16:04j'en suis là.
- 16:05Et une fois qu'on a accroché les pieds,
- 16:06la bonne nouvelle,
- 16:07c'est que ça va enfin répondre à la fameuse question que tout le monde se pose,
- 16:11en tout cas tous les auditeurs,
- 16:12c'est qu'est-ce qu'on fait avec les mains ?
- 16:13On a des mains qui sont là,
- 16:15et bien souvent elles nous dérangent,
- 16:16parce qu'on ne sait pas quoi faire avec.
- 16:17Elles sont des signaux incroyables.
- 16:20qu'on envoie au public avec tous ces fameux autocontacts que vous connaissez,
- 16:24la savonnette,
- 16:25l'alliance,
- 16:27ce qu'on appelle aussi chez nous le nudiste,
- 16:28quand on a les deux mains le long du corps,
- 16:31un peu comme un cache-sexe,
- 16:32le prisonnier quand on a les mains qui sont accrochées dans le dos,
- 16:34les bras croisés,
- 16:35etc.
- 16:35Ça,
- 16:35c'est les autocontacts et on fait tous ça.
- 16:37Et pourquoi on fait ça ?
- 16:39Parce que prendre la parole,
- 16:40c'est une situation inconfortable.
- 16:42Et dans ces situations inconfortables,
- 16:44je vais mettre ma main au contact de ma main,
- 16:46ma peau au contact de ma peau,
- 16:47ça crée de la chaleur et ça me rassure.
- 16:49Et je suis en train de me dire,
- 16:51t'en fais pas mon petit Charlie chéri,
- 16:52tu passes un sale quart d'heure parce que prendre la parole,
- 16:54c'est vrai que c'est quand même finalement assez intimidant,
- 16:56mais tout va bien se passer,
- 16:58je te rassure,
- 16:58je te cajonne.
- 16:59Et cette chaleur humaine que je crée,
- 17:01c'est un autocontact,
- 17:02elle est pour moi.
- 17:03La star,
- 17:04encore une fois qu'elle publie,
- 17:05il ne la voit pas,
- 17:05il ne la sent pas,
- 17:06il ne l'aperçoit pas.
- 17:08Donc,
- 17:08on va essayer de proscrire ça et on va libérer ses mains.
- 17:13C'est-à-dire qu'on va s'interdire de jouer avec ses mains et à l'inverse.
- 17:17On va plutôt essayer de donner ses mains au public qui est vers l'avant,
- 17:20un peu comme si je te tendais une main pour te dire bonjour,
- 17:22pour aller engager ce public qui est devant.
- 17:25Et ça,
- 17:26c'est possible que si tu as les pieds accrochés.
- 17:29Aujourd'hui,
- 17:30un speaker normal,
- 17:31c'est quoi ?
- 17:31C'est un type qui a les mains accrochées,
- 17:33il fait de la savonnette,
- 17:34et il a les pieds qui bougent.
- 17:35Franchement,
- 17:3695%
- 17:37des gens qui débarquent chez nous,
- 17:38c'est ça.
- 17:38Ils remplissent la scène,
- 17:39ils pensent qu'ils remplissent la scène en bougeant,
- 17:41en jouant avec leurs pieds,
- 17:42et ils ont leurs mains qui se sont accrochées.
- 17:44Et donc là en fait on vous dit non c'est l'inverse,
- 17:46vous accrochez vos pieds
- 17:47et comme ça y est,
- 17:47vous êtes enfin accrochés,
- 17:49vous allez pouvoir libérer vos mains.
- 17:50Et les mains,
- 17:51là,
- 17:51vous allez les donner vers l'avant,
- 17:52vers le public qui est la seule star.
- 17:54Et ça sera beaucoup plus productif que tous ces mouvements parasites qui servent à rien.
- 17:58On en est là.
- 17:59Et d'ailleurs,
- 17:59là-dessus,
- 18:00sur ce sujet de l'ouverture,
- 18:03j'en profite aussi pour autre chose.
- 18:05C'est toujours se rappeler que le public est la star parce que je vois aussi très souvent des gens,
- 18:09dès qu'il y a des slides,
- 18:10qui certes vont ouvrir la gestuelle,
- 18:12mais en mode Miss Météo,
- 18:13c'est-à-dire vers les slides.
- 18:16et passer leur temps à montrer des choses sur les slides sans rien adresser finalement au public.
- 18:20Ça ne sert à rien.
- 18:22Donc bien penser que l'ouverture allait vers le public.
- 18:24Bien sûr.
- 18:26En vrai,
- 18:26et ça c'est vrai pour tous les outils,
- 18:28encore une fois,
- 18:28c'est pour ça qu'on a assez basique dans l'approche et je crois que c'est ce qui plaît aux dirigeants parce qu'encore une fois,
- 18:33ils ont un boulot ces gens-là.
- 18:34Donc si tu leur sors plein de théories du théâtre qui sont justes,
- 18:36qui sont vraies,
- 18:37ils n'ont pas le temps de noter toute cette liste de courses qu'un expert en plus de parole pourrait leur faire.
- 18:42Donc ils veulent un truc très simple.
- 18:43Le truc qui est simple,
- 18:44c'est de leur dire que le public,
- 18:44c'est la star.
- 18:45Et on fait tout pour la star.
- 18:46Quand je m'accroche les mains,
- 18:47c'est pour moi.
- 18:48Ce n'est pas pour la star.
- 18:49Donc,
- 18:49je ne le fais pas.
- 18:50Quand je bouge,
- 18:51je vais plutôt aller vers l'avant.
- 18:52Parce que ça,
- 18:52c'est bon pour la star.
- 18:54Et ça va être pareil pour tous les outils qu'on va décliner derrière.
- 18:58Donc,
- 18:58j'ai les pieds.
- 18:59Et comme j'ai accroché les pieds,
- 19:00j'ai pu libérer les mains.
- 19:01On en est au haut de sport.
- 19:03Ce qui nous amène au R.
- 19:05Donc le R,
- 19:07c'est physiologique.
- 19:08Je rappelle le truc,
- 19:09j'ai accroché les pieds donc ça a libéré les mains.
- 19:12J'ai libéré les mains,
- 19:12elles vont aller vers l'avant parce que c'est là où il y a la star.
- 19:15Et le R,
- 19:15c'est le regard.
- 19:16Et là,
- 19:17encore une fois,
- 19:18on l'a observé chez WizzCom des milliers,
- 19:20voire des millions de fois,
- 19:22le regard,
- 19:22en réalité,
- 19:23il suit la main.
- 19:24Aujourd'hui,
- 19:25quand j'ai les mains qui sont accrochées,
- 19:26que je joue avec mon stylo,
- 19:27etc.,
- 19:28mon regard,
- 19:28il décroche,
- 19:29il va souvent chercher la main comme un renfort.
- 19:31Si j'ai les mains qui sont vers l'avant,
- 19:34ce qui est le cas avec sport,
- 19:35en fait,
- 19:35le regard,
- 19:36il va suivre la main et il va être plus naturellement adressé au public.
- 19:40Faites l'essai
- 19:41Faites un geste vers la droite,
- 19:44très au fond de la salle.
- 19:45C'est impossible pour vous de regarder vers la gauche.
- 19:47Le regard essuie la main.
- 19:49Et donc physiologiquement,
- 19:50vous voyez que d'un coup,
- 19:51en ayant accroché les pieds,
- 19:52on a eu un effet vertueux sur les mains.
- 19:54L'effet vertueux sur les mains a un effet vertueux sur le regard.
- 19:58On arrive à la dernière lettre de sport qui est le T.
- 20:02Et le T veut dire
- 20:05« tais-toi » . Les Américains diraient de façon plus cash
- 20:09« shut the fuck up » .
- 20:10Et « shut the fuck up » ,
- 20:12ça veut dire « tais-toi bien » .
- 20:14Et encore une fois,
- 20:14ce n'est possible que si d'abord,
- 20:17un,
- 20:17j'ai accroché les pieds,
- 20:18parce que quand j'accroche les pieds,
- 20:19ça libère les mains.
- 20:20Quand ça libère les mains,
- 20:21elles vont vers l'avant,
- 20:22le regard suit.
- 20:23Et là,
- 20:24on se retrouve avec cette main tendue vers l'avant,
- 20:27vers le public.
- 20:28Et finalement,
- 20:29à la place de cette main,
- 20:32on a une espèce de baguette de chèvre d'orchestre.
- 20:35Le son,
- 20:36et le silence c'est un son d'une certaine façon,
- 20:38il est lié à ton image physique.
- 20:41Et tout ce que tu vas faire avec tes pieds,
- 20:42tes mains,
- 20:42ton corps,
- 20:43va avoir un impact sur ton son,
- 20:44sur ton ton,
- 20:45sur la voix,
- 20:46sur le volume,
- 20:46etc.
- 20:47Et c'est aussi vrai pour les silences.
- 20:49Je m'explique.
- 20:50La main remonte,
- 20:52le ton va remonter et va devenir engageant.
- 20:54Ça va être un ton de l'oral.
- 20:56C'est ce que font les tribuns aux tribunes.
- 20:58quand ils ont leurs mains et qu'ils vont aller chercher le public,
- 21:01haranguer la foule,
- 21:01etc.,
- 21:02ils ont un ton qui est résolument celui de l'oral.
- 21:05La main redescend,
- 21:07ou la main est accrochée,
- 21:08en autocontact,
- 21:09ce qui est plutôt le cas de la plupart des dirigeants,
- 21:11et là,
- 21:12ça referme le corps,
- 21:13et on va avoir un ton qui va être un peu ennuyant,
- 21:15qui va être un ton de l'écrit,
- 21:16qui va être un ton descendant,
- 21:17qui va aller vers le bas,
- 21:18un peu comme s'il allait chercher des points.
- 21:20Et enfin,
- 21:21plus fort que tout,
- 21:22la main s'arrête,
- 21:24et c'est là...
- 21:25Faites tout l'aboutissement de sport,
- 21:27je fais un geste et je l'arrête.
- 21:28Et comme j'arrête mon geste,
- 21:30je peux arrêter mon son.
- 21:32Et ça produit ce fameux silence.
- 21:34Et donc sport,
- 21:34c'est ça.
- 21:35C'est créer les bonnes conditions pour faire un geste,
- 21:38mais pas faire un geste pour gesticuler,
- 21:39parce que ça,
- 21:40on s'en fout,
- 21:40ça n'a pas de sens.
- 21:41C'est faire un geste pour l'arrêter et donc faire un silence.
- 21:47Exactement ce que je viens de faire,
- 21:48vous ne me voyez pas,
- 21:49mais ce silence que je viens de faire,
- 21:50il est forcément lié à un geste.
- 21:51Et il s'entend du coup comme un silence.
- 21:54c'est plus un point
- 21:55On sent qu'il y a un engagement physique dans ce silence.
- 21:57C'est un silence qui vit,
- 21:59c'est un silence qui communique,
- 22:02et c'est un silence dans lequel il y a une intention,
- 22:04qui est adressée vers ce public qui est la star qui est devant.
- 22:07Et ça,
- 22:07ce n'est possible que s'il est relayé par ce geste qui est là et qui s'arrête.
- 22:12Voilà donc la mécanique de sport,
- 22:15c'est faire un geste,
- 22:16c'est l'arrêter,
- 22:16mais pour pouvoir faire un geste,
- 22:17il faut d'abord arrêter ses pieds,
- 22:19il faut libérer les mains,
- 22:20etc.
- 22:21Et donc faire un silence.
- 22:22Oui,
- 22:22des haussiers.
- 22:23Ça rejoint un peu le fonctionnement d'un chef de chœur ou d'un chef d'orchestre.
- 22:28J'ai fait quelques années de chorale quand j'étais plus jeune.
- 22:31Et en fait,
- 22:31dans ce que tu décris,
- 22:32je retrouve exactement les gestes.
- 22:34Le chef de chœur s'appelait Patrick.
- 22:36Je revois exactement les gestes,
- 22:37notamment quand il dirigeait une soliste,
- 22:40où il y a un effet même marionnette quasiment.
- 22:44La marionnette qui chante et le marionnettiste qui,
- 22:46par ses gestes,
- 22:47la fait monter en puissance,
- 22:49la fait grandir,
- 22:50prendre du volume ou au contraire,
- 22:52aller sur quelque chose de beaucoup.
- 22:53d'où de beaucoup plus poser qui d'un coup va se calmer et puis repartir.
- 22:57Et tu vois,
- 22:58en le faisant,
- 22:59je le fais inconsciemment,
- 23:00mais le moment où je suis reparti,
- 23:02j'ai automatiquement les mains qui se montaient.
- 23:04Je ne les vois pas,
- 23:05mais je les entends.
- 23:07Encore une fois,
- 23:07tout est lié dans la prise de parole.
- 23:09Le son est lié à l'image.
- 23:12Et donc,
- 23:13c'est sûr que c'est ça.
- 23:13En fait,
- 23:13on est nos propres chefs d'orchestre et il faut se mettre dans cette condition d'avoir cette baguette de chef d'orchestre dans la main.
- 23:19Mais pour ça,
- 23:20il faut...
- 23:20Oui,
- 23:20c'est exactement ça.
- 23:21Et sport,
- 23:22c'est ni plus ni moins que ça.
- 23:23C'est donc l'aboutissement.
- 23:25Je souris,
- 23:26j'accroche les pieds,
- 23:27j'ouvre les mains,
- 23:28je regarde tout le monde et je me tais grâce à un geste que je fais et que j'arrête.
- 23:32Et tout ça,
- 23:32vous voyez que c'est lié.
- 23:33Et vous voyez que tout ça aussi,
- 23:35ça enlève aussi un peu de valeur en tant que tel aux pieds,
- 23:39aux mains et aux regards parce que souvent,
- 23:41beaucoup de ça en prise de parole,
- 23:43les gens focusent beaucoup là-dessus.
- 23:44Et même encore chez Wixcom,
- 23:45parfois,
- 23:45je suis désolé,
- 23:46à la fin d'une formation,
- 23:46les gens ont passé deux jours et ils me disent au revoir et ils pensent me faire marrer en faisant un grand geste style communiquant,
- 23:52style comédien.
- 23:54Comme s'il résumait Wisscom à ce grand geste un peu exagéré,
- 23:56etc.
- 23:57Je me dis,
- 23:57mais mon Dieu,
- 23:57ils n'ont rien compris.
- 23:59En fait,
- 24:00tout ça,
- 24:01on s'en fout si ce n'est pas mis au service du silence.
- 24:04Et donc,
- 24:04oui,
- 24:05les pieds,
- 24:05les mains,
- 24:05le regard,
- 24:06c'est des outils évidemment essentiels du moteur,
- 24:08mais ils ne sont qu'au service de ce silence.
- 24:12Et donc,
- 24:12focusser en tant que tel sur les pieds,
- 24:14les mains,
- 24:14le regard pendant des heures,
- 24:15dans des formations,
- 24:16etc.
- 24:16Pour moi,
- 24:16c'est un bon sens.
- 24:17Ils ne sont qu'au service du silence.
- 24:19Et donc,
- 24:19ils doivent être utilisés dans la vertu du silence.
- 24:22S'ils sont...
- 24:23utilisés en tant que tels comme des outils,
- 24:24ils deviennent caricaturaux.
- 24:26Ils deviennent intéressants quand ils sont au service du silence.
- 24:29Alors moi,
- 24:29j'allais te dire,
- 24:30au service du silence et au service du fond,
- 24:32dans le sens où ça permet de ne pas avoir à se concentrer sur la forme,
- 24:36en tout cas,
- 24:37et donc d'apporter le fond,
- 24:39ce qui est avec le silence,
- 24:41bien sûr,
- 24:41mais qui lui aussi sert le fond.
- 24:44Et c'est là qu'on va pouvoir transmettre quelque chose et un message qui prend du sens parce que ça n'est pas que de l'artificiel,
- 24:51justement.
- 24:51Complètement,
- 24:51et c'est là où...
- 24:53Si je continue le chemin,
- 24:55le son est lié à l'image.
- 24:57Et le fond est lié au son et à l'image.
- 25:00C'est quand même effectivement la dernière débrie,
- 25:02tu as raison.
- 25:03Et ce qui est intéressant,
- 25:04une fois que tu as créé le silence,
- 25:05c'est que c'est l'outil de forme qui fait la jonction avec le fond.
- 25:09Le fond et la forme ne se dissocient pas à l'oral.
- 25:11Mais souvent,
- 25:12on prétend des outils de forme et des outils de fond.
- 25:14Or,
- 25:14moi,
- 25:14je pense que le silence,
- 25:16c'est un outil qui est mixte.
- 25:17C'est à la fois un outil de forme et à la fois un outil de fond.
- 25:19Parce qu'il permet de réfléchir.
- 25:23Il te permet d'aller vraiment chercher les propos,
- 25:25de refaire ton propos,
- 25:26d'écouter le public,
- 25:27de te réajuster,
- 25:28etc.
- 25:29Et donc,
- 25:29ce n'est pas qu'un outil de forme.
- 25:30C'est vraiment un outil qui lie le fond et la forme.
- 25:34Et en ce sens,
- 25:35c'est aussi pour ça qu'on va rechercher le silence de façon absolue comme l'arme fatale.
- 25:40Pas de silence,
- 25:41assez peu de chance qu'il y ait du fond.
- 25:43Pas de silence,
- 25:44assez peu de chance qu'on te retienne.
- 25:45Pas de silence,
- 25:46qu'est-ce qu'il fait s'il n'y a pas de silence ?
- 25:47C'est ce que font les dirigeants en débarquant chez nous.
- 25:49Il donne de l'information,
- 25:50de l'information,
- 25:50de l'information,
- 25:51de l'information,
- 25:51de l'information,
- 25:52de l'information.
- 25:52Ça s'accumule,
- 25:53ça s'accumule,
- 25:53ça s'accumule.
- 25:54Et on n'a jamais le temps de prendre l'info,
- 25:56de la goûter,
- 25:56de la digérer,
- 25:57etc.
- 25:57Donc,
- 25:57il n'y a pas de communication.
- 25:58Pas de silence,
- 25:59pas de communication.
- 26:01Parler,
- 26:01c'est d'abord apprendre à se taire.
- 26:02Et donc,
- 26:03tu as raison.
- 26:03Le silence,
- 26:04c'est aussi un outil de fond.
- 26:05Un outil qui remet vraiment le fond dans la partie.
- 26:08Aussi parce que plus je me tais,
- 26:11plus je laisse vraiment le public écouter ce que je dis.
- 26:13et donc plus je suis obligé de faire gaffe à ce que je dis parce que c'est plus l'essuie-glace avec de l'info qui va essuyer une info sans arrêt
- 26:19c'est attention à chaque mot,
- 26:20je vous laisse le temps de les mesurer.
- 26:22Donc,
- 26:22il faut qu'ils soient choisis avec soin.
- 26:25Et puis,
- 26:25il y a aussi dans ce silence-là,
- 26:27je trouve,
- 26:29le fait de prendre le temps de penser à ce qu'on va dire après.
- 26:35Je sais que ça étonne parfois,
- 26:37notamment les étudiants,
- 26:38mais même en formation parfois,
- 26:40quand on me pose une question à laquelle je ne m'attends pas.
- 26:42Je pense aux étudiants parce que je passe plus d'heures avec eux,
- 26:44donc il y a plus d'opportunités là-dessus.
- 26:46Mais on me pose une question à laquelle je ne m'attends pas.
- 26:49ou que je n'avais pas préparé,
- 26:50ou qu'on ne m'a jamais posé,
- 26:51ou une remarque.
- 26:51Et j'aime bien prendre le temps dans ce cas-là,
- 26:55un vrai temps de silence,
- 26:57pour penser à ce que je vais dire,
- 26:58et pas vouloir sortir du tac au tac une réponse,
- 27:01parce que je suis le prof,
- 27:03je suis le formateur,
- 27:04il faut que forcément j'ai la bonne punchline,
- 27:06j'ai le bon mot à sortir à ce moment-là.
- 27:08Je préfère aller chercher un peu plus profondément que dans l'apparat d'une belle phrase.
- 27:15Et je pense que le silence,
- 27:16il est là aussi pour ça.
- 27:17C'est le silence pour l'orateur qui lui permet de penser à ses mots et à son fond.
- 27:22Et ce silence-là est vraiment au service du fond.
- 27:27Ah oui,
- 27:27tout à fait.
- 27:29C'est le silence,
- 27:31un outil pour l'orateur,
- 27:32pour celui qui parle,
- 27:33et un outil pour celui qui l'écoute.
- 27:36Mais c'est le seul des outils comme ça.
- 27:38Et là,
- 27:39en ce sens,
- 27:40on en parle beaucoup.
- 27:41Ce n'est pas nouveau,
- 27:42le silence.
- 27:43Mais c'est ce qui est le plus dur.
- 27:44Et même,
- 27:46si tu vois,
- 27:47toi et moi qui sommes du métier,
- 27:49parfois,
- 27:49je me surprends à faire des monologues,
- 27:53à ne pas faire de silence.
- 27:55C'est une vigilance de tous les jours,
- 27:56la silence.
- 27:58Et après,
- 28:00je pense faire un bon tour de la méthode sport,
- 28:01mais j'ai quand même une question qui,
- 28:03justement,
- 28:04est importante par rapport à ce qu'on disait sur le fond.
- 28:06C'est que j'imagine que la méthode sport,
- 28:08tu la complètes par un sujet sur le fond,
- 28:10non ?
- 28:10Oui,
- 28:11bien sûr.
- 28:13viennent chez nous,
- 28:14on a un concept chez nous qui s'appelle Sport Pro qui est un parcours où on met ensemble 3 ou 4 dirigeants,
- 28:20dirigeantes qui ne se connaissent pas,
- 28:22donc qui vivent comme on dit dans le girafe de la formation,
- 28:25une aventure en inter-entreprise,
- 28:27et ça c'est très très très fort,
- 28:28parce que pour cette population dirigeante,
- 28:31plus on gravit les échelons en réalité dans l'entreprise,
- 28:33moins on te dit la vérité parce que c'est pas stratégique parce qu'au contraire on a peur du lien hiérarchique,
- 28:39etc.
- 28:41Et donc Merci.
- 28:41Ne serait-ce que déjà venir ici,
- 28:43dans un petit groupe de 3 ou 4 dirigeants,
- 28:45avec des gens que tu ne connais pas,
- 28:47et avoir leur vrai feedback,
- 28:48c'est-à-dire un vrai feedback,
- 28:50un vrai miroir sur ce que tu dégages vraiment,
- 28:51sur ce que vraiment le public perçoit de toi,
- 28:53ce qu'il entend de toi et ce qu'il comprend de toi.
- 28:55Et ça déjà,
- 28:56c'est énorme.
- 28:57Donc ils passent deux jours chez nous avec ce groupe.
- 29:00Il ne reste pas quatre pendant les deux jours.
- 29:02On leur propose sept ateliers différents animés par sept experts différents.
- 29:05Et chaque atelier bétonne un des axes de la méthode sport.
- 29:09On a des ateliers sur la gestuelle,
- 29:10on a des ateliers sur le silence.
- 29:12Et puis,
- 29:13bien sûr,
- 29:13on passe quand même 50%
- 29:14du temps du parcours,
- 29:15donc une journée sur les deux jours,
- 29:17à travailler sur la structuration du message.
- 29:19Bien entendu,
- 29:20une fois qu'on fait des silences,
- 29:22c'est ce que je te disais,
- 29:23on est vraiment écouté.
- 29:25Et donc,
- 29:25on a vraiment intérêt à avoir réfléchi à ce qu'on dit.
- 29:30Ça ne peut plus être camouflé par des mots,
- 29:32des phrases,
- 29:33etc.
- 29:34Donc,
- 29:34bien entendu qu'on passe beaucoup de temps là-dessus.
- 29:36Et là,
- 29:36l'adage,
- 29:36il est le même.
- 29:38C'est...
- 29:38On a une star,
- 29:39c'est le public,
- 29:41et il faut qu'il l'entende.
- 29:42Sport te permet de montrer physiquement au public qu'il est la star grâce à ce corps engagé,
- 29:48ce silence offert,
- 29:49etc.
- 29:50Et là,
- 29:51sur la structuration du message,
- 29:53pareil,
- 29:53toute une série de conseils,
- 29:55d'outils,
- 29:56pour faire en sorte que tu ne parles pas de toi.
- 29:58pour toi,
- 29:59mais que tu parles du public pour le public.
- 30:04Un vaste projet,
- 30:04ça.
- 30:05C'est un vaste projet,
- 30:07et on y passe beaucoup de temps,
- 30:09et d'ailleurs,
- 30:10autant,
- 30:10tu vois,
- 30:10pour être honnête,
- 30:11le sport,
- 30:12le public,
- 30:15nos clients,
- 30:15nos apprenants,
- 30:16comme on dit,
- 30:17ils l'appréhendent assez rapidement,
- 30:18ils envoient assez rapidement l'intérêt,
- 30:20ils sont assez rapidement séduits et embarqués.
- 30:23Autant sur la structuration du message,
- 30:25c'est un vrai challenge à vie,
- 30:26encore une fois,
- 30:26parce que...
- 30:27Ça vient challenger une façon de penser qui souvent nous a façonné pendant des années et des années,
- 30:34qui vient de l'école,
- 30:35qui est une façon de penser qui est celle de l'écrit.
- 30:37Et donc faire de l'oral,
- 30:38c'est vraiment un monde à part,
- 30:40un monde beaucoup plus direct,
- 30:41un monde où il faut très vite rentrer dans le sujet parce que le public est la star et il ne pense pas qu'à toi,
- 30:46il s'en fout,
- 30:46il ne pense qu'à lui.
- 30:48Un monde où il faut faire tous les efforts pour le public,
- 30:50ne pas croire que le public va faire un bout de chemin vers toi.
- 30:54C'est à moi,
- 30:54orateur,
- 30:54de faire tout le chemin par le public.
- 30:56de lui expliquer les choses simplement,
- 30:58calmement,
- 30:59de ne pas faire d'acronyme,
- 31:01etc.
- 31:02Et vraiment,
- 31:03surtout,
- 31:04de lui parler de lui.
- 31:06Le public est la star et il n'a qu'une seule envie,
- 31:08c'est qu'on lui parle de lui.
- 31:09C'est ça une star.
- 31:10Quand vous êtes dans un restaurant,
- 31:12la star est contente parce que vous la gardez.
- 31:14Et après,
- 31:14vous allez la voir et vous lui parlez de lui.
- 31:15Vous dites,
- 31:16monsieur,
- 31:16j'ai adoré votre film,
- 31:17etc.
- 31:17Et la star est contente.
- 31:19Elle adore ça.
- 31:20Ça la flatte.
- 31:21Le public,
- 31:21c'est ça,
- 31:22c'est une star.
- 31:22Et il a envie qu'on lui parle de lui.
- 31:24c'est naturel,
- 31:25c'est humain
- 31:26Et donc,
- 31:26le job à l'oral dans la structuration du message,
- 31:28c'est ça aussi,
- 31:29c'est de trouver les bons mots,
- 31:30c'est changer un peu l'axe de son message pour qu'il soit orienté non pas pour soi orateur,
- 31:35mais pour qu'il soit orienté du point de vue du public.
- 31:41Eh mais attends,
- 31:42si t'es là,
- 31:42c'est sûrement que les sujets de la parole,
- 31:44du pitch et de l'influence t'intéressent.
- 31:46Si c'est le cas,
- 31:47tu ne voudras pas louper le mégaphone.
- 31:50Le mégaphone,
- 31:51c'est la newsletter courte et actionnable que j'envoie deux fois par mois.
- 31:56Tu vas y retrouver des ressources,
- 31:57des méthodes et tous mes hacks pour mieux t'exprimer.
- 32:01L'inscription est gratuite et le lien est dispo dans la description.
- 32:05On se retrouve là-bas,
- 32:06mais pour l'instant,
- 32:07retour à l'épisode.
- 32:10Oui,
- 32:10et puis,
- 32:11comme tu le dis,
- 32:12c'est vrai qu'il y a une grosse différence avec l'écrit.
- 32:14Et pour moi,
- 32:15l'une des différences essentielles aussi là-dedans,
- 32:18et c'est là où l'importance du fond et de ces silences est essentielle,
- 32:22c'est que,
- 32:23contrairement à l'écrit...
- 32:24le public ne reviendra pas en arrière pour relire la phrase comme on peut le faire quand on lit un livre ou quoi.
- 32:29C'est l'instantanéité de la parole qui fait qu'on a ce devoir d'excellence,
- 32:34que le silence devient un essentiel et qu'on ne peut réellement pas s'en passer puisqu'il n'y aura pas de rewind,
- 32:40on n'a pas de retour en arrière possible.
- 32:42Ce qui est dit aura toujours été dit,
- 32:44même si on le corrige,
- 32:46et le public ne pourra pas le revoir.
- 32:49Absolument.
- 32:50Écoute,
- 32:51Charlie,
- 32:52je pense qu'on a fait un bon tour de cette méthode qui est ultra complète.
- 32:55Je te remercie pour tous ces détails et d'avoir accepté de nous partager cette méthode.
- 33:00Je rappelle que tu as écrit un livre sur le sujet qui est excellent,
- 33:03dans lequel tu partages cette méthode,
- 33:04mais aussi beaucoup d'autres éléments.
- 33:06Un livre qui s'appelle Impact,
- 33:08que tu as sorti en janvier dernier,
- 33:10si je ne dis pas de bêtise.
- 33:11Oui,
- 33:11il y a presque un an.
- 33:13Et effectivement,
- 33:14je crois qu'on peut le trouver partout et aux éditions Marabout.
- 33:19un excellent livre que je vous conseille j'essaie de le rendre pratique et il tourne autour de la méthode sport et il est alimenté de pas mal de témoignages aussi des dirigeants qui sont donc dans notre jargon des sportifs c'est à dire qu'ils maîtrisent notre méthode et ils essayent de la pratiquer et
- 33:36alors avant de terminer justement est-ce que tu aurais une ressource j'ai parlé de ton livre mais j'imagine que tu en as lu d'autres aussi une ressource soit sur
- 33:46Une source qui t'aurait inspiré pour la méthode sport ou n'importe quel autre livre qui te semblerait intéressant de partager ?
- 33:52Ou un livre,
- 33:52ou un podcast,
- 33:53ou autre chose d'ailleurs.
- 33:54Il y a deux films que j'aime beaucoup.
- 33:57Le premier,
- 33:58c'est Gagnateur,
- 34:00avec cette référence sans arrêt au public.
- 34:04Ce qui est important,
- 34:06je crois que c'est le moment où il va rentrer dans l'arène,
- 34:08etc.
- 34:08Et qu'il y a son mentor qui lui explique que ce qui est important,
- 34:12c'est de gagner le cœur du public.
- 34:14Il gagne.
- 34:15Gagne la foule et tu gagneras Rome,
- 34:17je crois qu'il lui dit quelque chose comme ça.
- 34:19Et donc ça,
- 34:19j'aime beaucoup ce trait méthode sport.
- 34:22Et puis le deuxième film que j'aime bien,
- 34:24c'est Itinéraire d'un enfant gâté,
- 34:27avec cette scène mythique où on lui apprend à dire bonjour.
- 34:32Et on lui explique ce qui est important quand on dit bonjour.
- 34:36Ce n'est pas moi,
- 34:36mais c'est le public.
- 34:37Il faut qu'on sente que tu me dis vraiment bonjour,
- 34:40que tu es là vraiment pour moi,
- 34:41pour m'aider,
- 34:42pour m'aimer,
- 34:42etc.
- 34:44C'est encore une fois très WizzCom dans l'esprit qu'il n'y a qu'une seule star,
- 34:48c'est le public,
- 34:49il faut qu'il le voit et il faut qu'il l'entende.
- 34:52Un grand merci Charlie pour tout ce que tu nous as partagé,
- 34:54pour nous avoir donné cette méthode,
- 34:56donné envie de revoir ces films.
- 34:57Et encore une fois,
- 34:58vraiment,
- 34:58j'invite à aller lire ton livre qui est excellent et dans lequel tu partages.
- 35:03tous les détails de cette méthode grandiose et déjà validée par de nombreux sportifs.
- 35:08Merci beaucoup Charlie.
- 35:09Merci Jean-Claude,
- 35:10à très vite.
- 35:11Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout.
- 35:13J'espère qu'il vous a plu et surtout qu'il vous sera utile.
- 35:16Si c'est le cas,
- 35:16pensez à lâcher la plus belle note sur votre plateforme d'écoute et à partager ce podcast autour de vous.
- 35:22Je compte sur vous,
- 35:23c'est super important pour moi.
- 35:25Et dans tous les cas,
- 35:26on se retrouve la semaine prochaine pour développer une nouvelle compétence oratoire.
- 35:30Allez,
- 35:30ciao !