Latest / Africa Fashion Tour / Ramata Diallo, fondatrice de Africa Fashion Tour
Transcript
- 0:00Je suis ravie de partager avec vous cette interview dans laquelle j'ai été invitée à partager mes conseils aux porteurs de projets et entrepreneurs qui veulent lancer leur marque de mode.
- 0:08C'est au micro de Damien Vazic pour le podcast « Au fil du textile »
- 0:12que je réponds à des questions précises sur les problématiques rencontrées par les chefs d'entreprise dans le secteur de la mode.
- 0:19Damien est patron d'usine basé à Casablanca.
- 0:22Il connaît bien le secteur et il a lancé un podcast pour partager les coulisses.
- 0:27Je vous invite donc à découvrir sans plus attendre cette masterclass dans laquelle,
- 0:32pour une fois,
- 0:33c'est moi qui suis du côté des invités.
- 0:35Bonne écoute !
- 0:37Bonjour à tous et bienvenue sur un nouvel épisode d'Aufil du textile.
- 0:40Aujourd'hui,
- 0:41je reçois Ramata Diallo qui est consultante pour les marques en mode.
- 0:45Elle est fondatrice de Fashion Consulting Paris et de Africa Fashion Tour et elle sera notre invitée aujourd'hui.
- 0:51On est très heureux de vous retrouver à chaque émission.
- 0:53Vous êtes de plus en plus nombreux à nous écouter sur les réseaux sociaux,
- 0:57YouTube,
- 0:57Spotify,
- 0:58Apple Podcast.
- 0:59Aujourd'hui,
- 0:59Ramata,
- 1:00c'est à toi.
- 1:01Écoutez,
- 1:01je suis ravie d'être là pour la première saison du podcast au fil du textile en compagnie de Damien.
- 1:07Moi,
- 1:07c'est Ramata Diallo et je vais vous raconter mon histoire.
- 1:16Ramata,
- 1:16bienvenue.
- 1:17Je suis content de te recevoir ce soir avec nous dans cette émission.
- 1:20Tu peux te présenter pour les gens qui ne te connaissent pas encore ?
- 1:23Je te remercie de m'avoir invité pour ce podcast au fil du textile.
- 1:29Je vais me présenter,
- 1:29je vais essayer de faire court.
- 1:31On a combien de temps ?
- 1:32On a une heure et demie facilement.
- 1:34Je vais essayer de ne pas faire une présentation d'une heure et demie.
- 1:37Du coup,
- 1:38moi je m'appelle Ramatel Diallo,
- 1:39je suis née à Paris.
- 1:41Je suis d'origine guinéenne,
- 1:42donc j'aime bien dire que je suis peu le parisien.
- 1:44puisque l'ethnie à laquelle j'appartiens,
- 1:45c'est l'ethnie peule.
- 1:46Et moi,
- 1:46je suis née à Paris.
- 1:48Je ne suis pas partie des Parisiens d'adoption.
- 1:51Moi,
- 1:51je suis une vraie Parisienne.
- 1:53Et j'en suis fière.
- 1:54Je suis peule aussi et j'en suis fière.
- 1:56Tu en es fière aussi.
- 1:57Donc moi,
- 1:58j'ai travaillé toute ma vie dans le secteur textile.
- 2:02J'ai commencé déjà en alternance.
- 2:04En fait,
- 2:05j'ai travaillé en magasin et j'ai un peu remonté toute la chaîne logistique.
- 2:08C'est-à-dire que j'ai travaillé en magasin chez Kiabi.
- 2:10J'ai eu l'occasion de travailler en dépôt aussi.
- 2:13Et puis après,
- 2:14j'ai vraiment travaillé à la construction des collections à différents postes au sein de marques françaises.
- 2:21Et ensuite,
- 2:22j'ai monté ma propre structure d'accompagnement de porteurs de projets et de chefs d'entreprise pour développer leur marque.
- 2:28Et moi,
- 2:28de toute façon,
- 2:29la mode,
- 2:29ça m'a toujours passionnée.
- 2:31Donc,
- 2:33de cette passion-là,
- 2:34j'en ai fait une carrière.
- 2:37Et aujourd'hui,
- 2:38qui va se traduire par cette activité de consulting.
- 2:43Aussi par la formation,
- 2:44je vais intervenir dans différentes écoles de commerce auprès d'étudiants en master et en bachelor.
- 2:50Et enfin,
- 2:51j'ai beaucoup d'activités différentes,
- 2:53j'ai un média qui s'appelle Africa Fashion Tour et qui est dédié à la promotion des industries culturelles et créatives africaines.
- 3:00L'idée c'est que moi j'ai une bonne connaissance de l'écosystème de la mode occidentale,
- 3:05j'ai vraiment travaillé au sein de marques françaises,
- 3:07j'ai eu l'occasion de faire plein de voyages à travers le monde pour construire des collections.
- 3:12Et à un moment donné,
- 3:13je me suis vraiment interrogée sur ce qu'était la place de la mode africaine dans la planète mode.
- 3:20Et du coup,
- 3:21comme toi,
- 3:21j'ai lancé un podcast pour aller à la rencontre de ceux qui font la mode africaine.
- 3:26Et donc,
- 3:27voilà,
- 3:27pour résumer un petit peu mes activités,
- 3:29je suis hoste d'un podcast,
- 3:30je suis consultante et je suis prof.
- 3:32Bravo.
- 3:33Écoute,
- 3:34on va commencer par,
- 3:35au tout début,
- 3:36pardon,
- 3:38tu as bossé dans la mode.
- 3:40t'as bossé en...
- 3:41À la fin du service où tu sers le client,
- 3:44après tu es remontée,
- 3:46on peut citer un peu les marques chez qui tu as travaillé ?
- 3:48Oui,
- 3:49bien sûr.
- 3:49Moi,
- 3:50j'ai travaillé pour le Mass Market.
- 3:51J'ai travaillé au sein du groupe Vivarté,
- 3:53qui n'existe plus aujourd'hui.
- 3:55C'était un groupe français puissant qui,
- 3:57anciennement,
- 3:58s'appelait le groupe André,
- 3:59dans lequel il y avait Koukaï,
- 4:01NafNaf,
- 4:02La Halle.
- 4:04C'est vraiment un carol.
- 4:05Il y avait énormément de marques.
- 4:07Moi,
- 4:07je travaillais au sein de la marque La Halle.
- 4:10Et donc,
- 4:11j'ai travaillé pendant dix ans.
- 4:12Donc,
- 4:13j'ai vraiment commencé en tant que...
- 4:14Et tous les deux ans,
- 4:15j'ai changé de poste.
- 4:16Donc,
- 4:16j'ai eu l'occasion de faire de la femme,
- 4:18de l'enfant,
- 4:19de l'homme,
- 4:19des accessoires,
- 4:20du maillot de bain.
- 4:21J'ai vraiment eu l'occasion de faire plein de secteurs différents.
- 4:23Le poste que tu avais,
- 4:24tu étais en chef de produit,
- 4:25tu t'occupais de la mode.
- 4:26Ça s'appelait catégorie manager.
- 4:28Et pour te...
- 4:29Donc,
- 4:29c'était vraiment...
- 4:30En tout cas,
- 4:31c'est le dernier poste que j'ai eu.
- 4:32Parce que j'ai remonté un petit peu en général dans les boîtes de textile.
- 4:36On commence en tant qu'assistant et puis après,
- 4:37on devient chef de produit.
- 4:39Puis après,
- 4:39on devient catégorie manager.
- 4:40Et donc,
- 4:41on gère une équipe d'assistants,
- 4:42de chefs de produit et de designers.
- 4:45Et donc,
- 4:45moi,
- 4:45je m'occupais de la création des collections de A à Z,
- 4:48c'est-à-dire depuis le design avec les stylistes,
- 4:51à définir vraiment quels étaient les produits qu'on allait proposer en collection jusqu'à la commercialisation en magasin,
- 4:57à les déterminer les quantités,
- 4:59allez
- 5:00et déterminer les prix de vente et aussi les dates de livraison.
- 5:03Et donc moi,
- 5:03j'ai fait ça pendant plus de dix ans pour la Halle.
- 5:06Et puis après,
- 5:07je l'ai fait aussi dans une autre structure,
- 5:08donc un autre groupe qui s'appelle Célio Jennifer.
- 5:10Moi,
- 5:10je travaille chez Jennifer.
- 5:12Moi,
- 5:12j'ai travaillé au sein de ces marques-là.
- 5:14J'ai connu les périodes fast de ces marques-là.
- 5:17C'est-à-dire que moi,
- 5:18j'ai connu les périodes de croissance,
- 5:19les périodes où vraiment tous les indicateurs étaient au vert,
- 5:24on se portait bien.
- 5:25Donc aujourd'hui,
- 5:26c'est plus difficile.
- 5:28Alors là,
- 5:29elle,
- 5:29elle a été rachetée par le groupe Beaumanoir.
- 5:30Et ça se porte...
- 5:32J'ai ouï dire que ça se porte bien aujourd'hui.
- 5:34Jennifer,
- 5:35c'est un peu plus compliqué.
- 5:36Ça a aussi été racheté par le groupe Beaumanoir.
- 5:38Donc,
- 5:38ils l'ont acheté assez récemment.
- 5:40Donc,
- 5:40on attend de voir.
- 5:41Mais bon,
- 5:42je suis assez confiante.
- 5:43Le groupe Beaumanoir,
- 5:44c'est un groupe puissant qui a repris pas mal de marques et qui les a bien redressées.
- 5:47Donc,
- 5:48je suis assez confiante.
- 5:49Mon point,
- 5:50c'est que moi,
- 5:50j'ai connu du coup la période textile où...
- 5:55certes il y avait la concurrence de Zara,
- 5:57d'un groupe Inditext mais les marques françaises étaient encore bien positionnées et je ne vais pas dire qu'à partir du moment où je suis partie ça a commencé à péricliter je ne sais pas l'expliquer si ils nous écoutent,
- 6:13qu'est-ce qu'ils font faire ?
- 6:14je ne suis pas sûre de vouloir y retourner maintenant,
- 6:17c'est trop difficile peut-être à côté,
- 6:18on en parlera après mais en tout cas moi à un moment donné Oui,
- 6:23j'avais...
- 6:24aussi le sentiment que la manière de faire de la mode,
- 6:26ça avait un côté quand même de masse où on analyse les collections qui ont bien marché en magasin,
- 6:31puis on reproduit le même genre de modèle avec quelques petites modifications.
- 6:36Voilà,
- 6:36en quantité assez importante.
- 6:38Quand on est sur du mass market,
- 6:39c'est vrai que l'objectif,
- 6:41c'est d'avoir...
- 6:43On n'est pas des lanceurs de tendance,
- 6:45en fait.
- 6:45On va plutôt suivre et on va avoir une proportion de reconduit qui est assez importante.
- 6:49Et moi,
- 6:49à un moment donné,
- 6:50j'ai eu le sentiment que...
- 6:51J'avais un peu fait le tour de mon métier et que j'allais faire la collection de trop,
- 6:54que la collection que j'allais proposer,
- 6:56ça allait être une collection que j'avais déjà faite la saison d'avant ou deux saisons avant.
- 7:00Donc,
- 7:01je suis retournée à l'école.
- 7:02Je suis allée à l'Institut français de la mode faire un certificat en marketing digital.
- 7:09Moi,
- 7:09j'ai vraiment un rapport à l'école qui est assez...
- 7:12J'ai toujours aimé apprendre,
- 7:13en fait.
- 7:13J'ai toujours eu soif d'apprendre des nouvelles choses.
- 7:16Pendant un an,
- 7:17alors que j'étais encore en poste,
- 7:18je suis retournée à l'école et ça m'a vraiment ouvert les yeux sur plein d'opportunités,
- 7:26sur les manières de construire des collections différemment,
- 7:29s'adresser à ses consommateurs différemment.
- 7:31Et j'ai vraiment compris l'impact des réseaux sociaux et du digital qui venait vraiment bouleverser la manière dont on propose de la mode et pas que de la mode.
- 7:40Et du coup,
- 7:40c'est de là que j'ai commencé,
- 7:41qu'il y a une petite graine qui s'est installée et qui a fait que j'ai créé.
- 7:45donc c'est
- 7:46ma propre structure qui s'appelle Fashion Consulting Paris et qui est vraiment dédiée à la formation et au consulting spécialisé vraiment dans la mode.
- 7:55Dans la mode,
- 7:55dans le textile et tout ce que tu as connu dans les sociétés,
- 7:59ou dans les deux ou même plus,
- 8:01où tu as travaillé.
- 8:01Exactement.
- 8:03Tu as vu le côté final et le côté production,
- 8:07final dans le sens vente,
- 8:08et tu as vu aussi le côté production et peut-être aussi avec tous les bons côtés,
- 8:12les mauvais côtés.
- 8:14Les trucs à la dernière minute,
- 8:15les rushs,
- 8:16les...
- 8:17Ah bah tout le...
- 8:18En fait,
- 8:19la mode,
- 8:20c'est...
- 8:22Comment dire ?
- 8:22C'est pas comme de vendre...
- 8:23Dans l'alimentaire,
- 8:24quand vous êtes...
- 8:26Quand vous vendez du Ferrero ou du Nutella,
- 8:27vous vendez toujours le même produit,
- 8:28en fait.
- 8:29Oui.
- 8:29Donc vous n'avez pas à vous poser la question.
- 8:31Quand vous entrez dans ces secteurs-là,
- 8:34vous savez que ce que vous allez vendre,
- 8:35a priori,
- 8:36le prix,
- 8:37il n'est pas censé trop varier.
- 8:38Donc vous vendez toujours la même chose.
- 8:40Dans la mode,
- 8:41c'est ce qui est...
- 8:41intéressant,
- 8:42c'est qu'en fait,
- 8:43on est toujours en train de proposer une collection différente,
- 8:45donc on est toujours en train de se poser la question de aujourd'hui,
- 8:48c'est quoi la tendance du moment ?
- 8:50En chaussures,
- 8:51est-ce que c'est la sneakers ?
- 8:52Est-ce que c'est les talons ?
- 8:53Est-ce que c'est les robes ou est-ce qu'il y a plutôt une tendance tailoring ?
- 8:56Donc on est toujours en train de chercher à comprendre ce qu'attend le consommateur et à lui proposer.
- 9:00Moi,
- 9:00c'est ça qui m'a toujours plu dans la mode,
- 9:02c'est vraiment ce côté changement,
- 9:04réfléchir aux attentes du consommateur et être invité à proposer quelque chose de nouveau tout le temps.
- 9:10Et forcément,
- 9:10quand on propose quelque chose de nouveau,
- 9:11il y a des aléas qui peuvent être la livraison n'arrive pas forcément au bon moment.
- 9:16Le fournisseur,
- 9:17il n'a pas forcément bien compris notre demande ou alors notre demande n'a pas forcément bien été expliquée.
- 9:22Et donc,
- 9:22l'échantillon,
- 9:23on le reçoit,
- 9:23on se dit que ce n'est pas la bonne couleur,
- 9:24ce n'est pas la bonne taille.
- 9:26Et on est en permanence en train de régler des problèmes,
- 9:29en fait.
- 9:30Mais ça fait partie vraiment du métier.
- 9:33C'est vrai que si on n'est pas à l'aise avec ce côté changement,
- 9:37gestion de problématiques et qu'on veut quelque chose d'un peu linéaire,
- 9:41il ne faut pas faire de la mode.
- 9:42Parce que c'est vraiment...
- 9:44J'imagine,
- 9:45je ne sais pas,
- 9:45pour ceux qui écoutent,
- 9:46qui ne connaissent pas,
- 9:47c'est peut-être aussi des grosses quantités,
- 9:48c'est peut-être énorme.
- 9:50Enfin,
- 9:50énorme,
- 9:51je ne sais pas.
- 9:51Alors en fait,
- 9:53à chaque fois,
- 9:53les quantités,
- 9:54ça va être vraiment lié au nombre,
- 9:56au parc de magasins que l'on souhaite servir en fait.
- 9:59Donc,
- 9:59une...
- 10:00qui va avoir très peu de magasins et un site internet,
- 10:02les quantités qu'elle aura ce sera plutôt raisonnable.
- 10:04Et effectivement dès qu'on va chercher à cibler 300 magasins et plus,
- 10:08les quantités qu'on va acheter sur un modèle permanent et on veut les quantités qui vont permettre de tenir sur 6 mois,
- 10:15on peut être à 5000 pièces achetées.
- 10:17En tout cas du temps où j'étais en poste,
- 10:20on va dire dans les années 2010.
- 10:23Maintenant aujourd'hui,
- 10:25il y a quand même on peut dire une contraction.
- 10:29des ventes.
- 10:30Donc,
- 10:30on va,
- 10:30je pense,
- 10:31acheter moins en quantité parce qu'on vend moins et parce qu'il y a un arbitrage qui est fait par le consommateur qui est...
- 10:38Certes,
- 10:38il achète du textile,
- 10:39mais aussi,
- 10:39il va vouloir avoir des sous pour des voyages,
- 10:41pour son téléphone,
- 10:42pour un abonnement Spotify.
- 10:44Et donc,
- 10:44il y a plein de choses qui vont faire que,
- 10:47certes,
- 10:47il va continuer à acheter des vêtements,
- 10:48mais peut-être qu'il va faire des arbitrages et peut-être qu'il va...
- 10:52Le poste de dépense mode,
- 10:54il est moins important qu'il l'était par le passé.
- 10:56Et forcément,
- 10:57les marques de mode,
- 10:58elles le subissent de plein fouet.
- 10:59Tu as dû voir le changement au fur et à mesure avec les clients que tu accompagnes ?
- 11:04Ce que j'ai pu voir,
- 11:05alors déjà,
- 11:06dans les marques dans lesquelles je travaillais,
- 11:08quand moi,
- 11:08je décide de faire une formation,
- 11:09c'est que déjà,
- 11:10je ne sais pas expliquer,
- 11:12mais je sens que,
- 11:12enfin,
- 11:13je vois,
- 11:13ce n'est pas que je sens,
- 11:14c'est qu'on analyse les chiffres toutes les semaines et on voit qu'on a dû.
- 11:17on n'a plus les mêmes performances que l'on avait.
- 11:20Ce n'est plus aussi facile,
- 11:21aussi fluide.
- 11:22On se rend compte que c'est à coup de promotion qu'on essaye de vendre les produits.
- 11:26On se rend compte qu'on a des équipes importantes qui produisent des collections importantes,
- 11:30des quantités importantes,
- 11:31et qu'en termes de résultats,
- 11:33on a du mal.
- 11:33Et pourtant,
- 11:35on n'est pas à côté de la plaque en termes de tendance.
- 11:37On se dit,
- 11:38tiens,
- 11:38quand on regarde ce que les autres ont proposé sur le marché,
- 11:41on est sur des choses qui sont similaires.
- 11:42Donc,
- 11:42on se dit,
- 11:43il y a peut-être un manque d'attractivité de la marque.
- 11:45qui a peut-être un
- 11:46Comment dire ?
- 11:46Peut-être que le concept de magasin ne fait pas rêver comme il faisait rêver par le passé parce qu'on a un consommateur qui est de plus en plus exigeant.
- 11:53Donc même son expérience quand il va en boutique,
- 11:55il va être plus exigeant qu'il pouvait être dans des boutiques dans lesquelles il y avait énormément de stocks.
- 12:01Ce n'était pas forcément très bien rangé.
- 12:03Il n'y avait pas un merch qui était si travaillé que ça et il allait acheter.
- 12:08Là,
- 12:08on se rend compte que ces recettes-là qui ont pu fonctionner par le passé,
- 12:12Ça ne fonctionne plus en fait.
- 12:13Et puis on a des marques comme Cézanne qui arrivent avec des concepts comme l'appartement et qui proposent une expérience d'achat qui est totalement différente.
- 12:22Et on se rend compte que les consommateurs veulent...
- 12:26Et même consommateurs finalement,
- 12:28que ce soit de l'entrée de gamme,
- 12:29du moyen de gamme ou du haut de gamme,
- 12:31il y a vraiment un intérêt,
- 12:36une appréciation d'une expérience d'achat de qualité.
- 12:40Et donc,
- 12:40ça challenge énormément les marques.
- 12:42Donc,
- 12:42effectivement,
- 12:44que ce soit à travers les clients avec lesquels je travaille ou alors même en analysant,
- 12:48en décryptant en fait ce qui se passe dans le secteur de la mode,
- 12:51on se rend compte que,
- 12:52que ce soit au niveau des collections,
- 12:53que ce soit au niveau des prix,
- 12:54que ce soit au niveau de l'expérience d'achat et en plus l'expérience d'achat,
- 12:57que ce soit en ligne ou en magasin,
- 12:59on a un client qui est de plus en plus exigeant,
- 13:01qui est en attente de...
- 13:03d'un grade de qualité qui est en augmentation.
- 13:06Et donc,
- 13:08du coup,
- 13:08ça challenge énormément les équipes et la manière dont on faisait de la mode jusqu'ici.
- 13:12Et toi maintenant,
- 13:12avec ton nouveau métier,
- 13:14qui est ton métier actuel,
- 13:15qui est consultante,
- 13:16tu aides beaucoup les marques qui sont établies et celles qui veulent peut-être devenir.
- 13:21Mais celles qui sont établies,
- 13:22tu arrives à faire le lien avec ce que tu voyais avant et ce que tu vois maintenant,
- 13:27la consommation,
- 13:28sachant que tu as fait du marketing pour ça,
- 13:30justement.
- 13:31Tu arrives à les guider sur un point complet,
- 13:34entièrement,
- 13:34ou tu sens que c'est réticent et que les gens te disent « Non,
- 13:38non,
- 13:38on sait comment ça marche » .
- 13:40En fait,
- 13:40aujourd'hui,
- 13:43les marques que je vais accompagner,
- 13:46elles vont arriver avec des problématiques très précises.
- 13:48Soit elles vont être dans des...
- 13:49Et moi,
- 13:50je vais les accompagner selon leurs besoins,
- 13:53bien sûr,
- 13:53et selon leurs attentes,
- 13:54et aussi par rapport aux compétences que je peux avoir.
- 13:56Donc,
- 13:57moi,
- 13:57je peux intervenir sur des questions vraiment de...
- 14:01Collection.
- 14:02Comment on va construire la collection et quel type de produit on va mettre en avant et quelles sont les bonnes pratiques pour pouvoir créer une collection.
- 14:11Et l'idée,
- 14:11c'est vraiment de comment est-ce qu'on va construire une collection avec cette notion de produit iconique.
- 14:16En tout cas,
- 14:16de se dire dès le départ de s'intéresser à ce que le consommateur attend,
- 14:23de s'intéresser à ce qui peut se passer sur le marché en termes d'attente du consommateur à travers ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
- 14:30à travers ce qu'on peut voir à travers les Google Trends,
- 14:32pour se dire,
- 14:34certes,
- 14:34vous avez votre idée à vous de quel pourrait être le produit performant.
- 14:38Pas le produit performant,
- 14:39mais c'est plutôt parfois,
- 14:40il y a des porteurs de projets,
- 14:40ils arrivent avec leur idée.
- 14:41Voilà,
- 14:42moi,
- 14:42j'ai envie de faire tel produit.
- 14:43Je rêve de faire une collection de maillots de bain,
- 14:46par exemple.
- 14:47L'idée,
- 14:47c'est d'aller regarder,
- 14:48OK,
- 14:49sur le marché aujourd'hui,
- 14:50est-ce qu'il y a un attrait,
- 14:51est-ce qu'il y a un potentiel pour ce segment de marché-là ?
- 14:55Et puis,
- 14:55de les accompagner au mieux en termes de quelles sont les couleurs,
- 14:58les matières,
- 14:59les...
- 14:59les formes qui vont être performantes.
- 15:03Et du coup,
- 15:04je vais intervenir sur cette partie-là.
- 15:05Et après,
- 15:06aussi,
- 15:06effectivement,
- 15:07sur les attentes du consommateur,
- 15:08ce sur quoi je vais aller challenger,
- 15:10c'est cette notion de communauté.
- 15:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 15:15on...
- 15:17On était dans un environnement où la marque,
- 15:20en fait,
- 15:20les gens allaient acheter du Lafnaf ou du Koukaï parce que c'était la marque du moment désirable.
- 15:27Et on ne se posait pas la question,
- 15:28finalement,
- 15:29on allait vers ces marques-là.
- 15:30Et ça,
- 15:30c'est des marques qui ont eu énormément de succès dans les années 80.
- 15:33Et aujourd'hui,
- 15:35c'est vrai que ces marques-là,
- 15:36elles ont été fortement challengées par le groupe Inditex,
- 15:39notamment avec Zara.
- 15:41Et donc,
- 15:43comment on fait ?
- 15:45Quand on a plus cette désirabilité-là de la marque,
- 15:47cette désirabilité,
- 15:48pardon,
- 15:49qui fait que,
- 15:50en fait,
- 15:50vous savez que c'est Zara,
- 15:51vous y allez.
- 15:52Donc,
- 15:52il n'y a pas de commun...
- 15:54Zara ne fait pas de pub plus que ça.
- 15:56Non,
- 15:57pas du tout.
- 15:58Et voilà,
- 15:59le magasin est rempli parce qu'il y a vraiment cette marque qui est désirable.
- 16:03C'est un travail sur sa communauté.
- 16:05C'est un travail sur un programme de fidélité.
- 16:07C'est un travail sur...
- 16:08Et les réseaux sociaux,
- 16:09ils permettent ça,
- 16:10de créer un lien direct avec le consommateur.
- 16:12Et ça,
- 16:13c'est vrai qu'on a du mal à passer parfois de ce côté je travaille une image de marque au global,
- 16:20donc j'ai une vision et une perspective très globale,
- 16:23à être dans quelque chose qui est plutôt personnalisé.
- 16:28Donc je vais m'intéresser à différentes segmentations de clients,
- 16:32du plus jeune au moins jeune,
- 16:34des hommes aux femmes,
- 16:35et je vais aller créer des plans de communication qui vont être dédiés à différents profils de clients.
- 16:41Ça,
- 16:41les réseaux sociaux permettent de le faire.
- 16:43Et les marques qui sont les plus performantes,
- 16:44ce sont celles qui,
- 16:45effectivement,
- 16:45utilisent ces stratégies-là pour se dire comment je fais pour aller cibler de manière très spécifique une catégorie de clients plutôt que de se dire j'ai un message global.
- 16:55Les marques qui peuvent s'appuyer uniquement sur un message global,
- 16:57ce sont des marques qui ont une certaine antériorité et qui sont restées désirables.
- 17:01Les marques de luxe,
- 17:02elles jouent là-dessus.
- 17:03Et après,
- 17:04on a aussi un Cézanne,
- 17:05je recite cet exemple-là,
- 17:07ou un Respire dans le secteur de la beauté,
- 17:08qui ont réussi à construire un...
- 17:11la désirabilité de leur marque.
- 17:13Mais quand on regarde le point de départ,
- 17:14ça reste une communauté.
- 17:15Oui,
- 17:16forcément,
- 17:16c'est quelque chose,
- 17:17une performance qui est indéniablement là.
- 17:21Ils ont mis en place tout ce qu'il fallait comme système pour pouvoir tenir.
- 17:24Et puis,
- 17:24je pense qu'ils continuent au quotidien de mettre en place tout leur plan marketing derrière.
- 17:31C'est ça.
- 17:31Et c'est un plan marketing qui s'appuie énormément sur...
- 17:35Le lien avec des abonnés,
- 17:38avec des clients,
- 17:39avec des prospects,
- 17:40c'est d'utiliser tous les canaux d'acquisition,
- 17:43que ce soit à travers le site internet ou même en magasin,
- 17:47de manière à renforcer le lien avec la communauté.
- 17:51On va passer un petit peu sur un côté plus novateur,
- 17:54sur les créateurs de mode qui viennent peut-être te voir,
- 17:56parce que tu accompagnes aussi ceux qui sont déjà installés depuis longtemps.
- 17:59Mais j'imagine que tu as aussi des personnes qui viennent te voir ou qui te contactent pour te dire je veux lancer ma marque.
- 18:04J'ai eu un invité qui s'appelle Lionel qui avait lancé une marque de homeware.
- 18:09Tout ce qui était vraiment des coussins d'ameublement,
- 18:12des tentes,
- 18:13des toiles vraiment pour de parasols.
- 18:16Et il nous disait,
- 18:17il a eu des demandes où le mec lui disait,
- 18:19j'ai 2000 euros,
- 18:20comment je commence ?
- 18:21Il dit,
- 18:21non avec 2000 euros,
- 18:22tu ne commences pas une marque,
- 18:24tu ne peux pas commencer.
- 18:26Qu'est-ce que tu conseilles toi à quelqu'un qui vient te voir en te disant,
- 18:30j'ai un petit budget mais je veux me lancer ?
- 18:32Tu le vois arriver comment ?
- 18:33Tu te dis non,
- 18:34écoute,
- 18:34je ne peux pas ?
- 18:36Alors...
- 18:39Il y en a qui arrivent vraiment avec cette notion de « j'ai un petit budget » .
- 18:43Moi,
- 18:43ce que j'essaie de faire,
- 18:44et du coup,
- 18:45j'utilise vraiment ma casquette de prof,
- 18:47c'est-à-dire que j'ai vraiment une partie de mon accompagnement,
- 18:51qui s'appelle la feuille de route,
- 18:53sur laquelle je leur décris vraiment de manière détaillée.
- 18:56En fait,
- 18:57quand on veut lancer une marque,
- 18:58voilà les différents postes de dépense,
- 19:01en leur donnant des ordres de prix.
- 19:04Alors,
- 19:05comme ils n'ont pas tous,
- 19:06il y en a qui veulent faire de la chaussure,
- 19:07il y en a qui veulent faire du homeware.
- 19:10En termes de prix d'achat de leur collection,
- 19:13je n'ai pas rentré dans ce niveau de détail-là,
- 19:14mais en tout cas,
- 19:14je vais leur faire la liste de,
- 19:16il faut prévoir un loyer,
- 19:17il faut prévoir le salaire de tes employés,
- 19:19il faut prévoir la gestion de ton site internet.
- 19:22Et donc,
- 19:22je leur donne un ordre de grandeur,
- 19:24de prix,
- 19:25et je leur montre vraiment cette maquette-là.
- 19:27Parce que bien souvent,
- 19:28ils ont une somme de côté,
- 19:30et puis ils se disent,
- 19:31j'ouvrirai un compte Instagram,
- 19:33âme.
- 19:33Je vais faire ma boutique moi-même sur
- 19:36Shopify. Et puis bon...
- 19:37Tu me racontes quoi,
- 19:38celle-là ?
- 19:40Ils ne sont pas forcément...
- 19:41C'est plus qu'il y a une forme de naïveté.
- 19:43Donc,
- 19:44l'idée,
- 19:44c'est vraiment de les sensibiliser sur voilà les différents postes de dépense et voilà les différentes étapes.
- 19:49Parce que parfois,
- 19:50en fait,
- 19:50juste,
- 19:51ils ne savent pas tout ce que ça implique,
- 19:53tout ce qu'il y a derrière.
- 19:54Les frais cachés.
- 19:55Je leur parle de logistique.
- 19:56Je leur dis bon,
- 19:57alors,
- 19:57tu n'as peut-être pas...
- 19:59Au lancement,
- 19:59tu n'as peut-être pas fait rappel à une plateforme logistique.
- 20:02tu vois probablement
- 20:04dans ta chambre,
- 20:04tu vas ouvrir un carton,
- 20:06tu auras des cartons dans ta chambre ou dans une pièce de ta maison.
- 20:10Souvent,
- 20:11ça va être le garage de mes parents,
- 20:13il y aura de la place.
- 20:14Donc,
- 20:14il y a plein de choses qui ne nécessitent pas un budget au départ,
- 20:19qui ne vont pas nécessiter une dépense parce qu'on va se faire aider.
- 20:22Mais ça,
- 20:22moi,
- 20:22je leur dis toujours,
- 20:23il y a toujours ce côté,
- 20:24mais j'ai un ami photographe,
- 20:26j'ai un ami mannequin.
- 20:27Et donc,
- 20:28il y a des postes,
- 20:28il y a des lignes.
- 20:29auquel on va mettre zéro parce qu'on sait qu'on va trouver quelqu'un qui va nous aider.
- 20:33Moi,
- 20:33je leur dis OK,
- 20:34pour le lancement,
- 20:35effectivement,
- 20:36tu peux t'appuyer sur tout ça.
- 20:37Mais on va quand même mettre un montant parce que l'année prochaine ou l'année d'après,
- 20:41la personne qui t'a filé un coup de main quand tu t'es lancé,
- 20:44tu ne vas pas pouvoir la faire travailler gratuitement éternellement.
- 20:47À quel niveau aussi ?
- 20:48Voilà.
- 20:49Donc,
- 20:49elle peut te faire un coup de main sur le premier shooting,
- 20:52mais le deuxième ou le troisième,
- 20:54ce ne sera pas possible.
- 20:55Donc,
- 20:56moi,
- 20:56je les invite vraiment à...
- 20:58faire ce travail de,
- 20:59on va faire un fichier Excel et puis on va mettre toutes les lignes de dépense.
- 21:02Et puis,
- 21:02je les challenge beaucoup sur,
- 21:04je leur dis,
- 21:04voilà,
- 21:04quand tu lances une activité de consulting,
- 21:06a priori,
- 21:07le jour où tu as ton premier client,
- 21:10tu peux demander à être payé le jour même de ta journée de consulting ou à la fin de la journée ou la semaine d'après,
- 21:16tu vas toucher de l'argent sans en avoir dépensé ou à la limite,
- 21:19tu as pris un espace de coworking,
- 21:22tu vas dépenser pour l'espace de coworking et puis normalement,
- 21:24tu rentres dans tes frais.
- 21:26Pour une marque de mode,
- 21:27tu dois acheter les matières,
- 21:28tu dois acheter tes fournitures,
- 21:30tu dois acheter ton packaging,
- 21:32tu dois faire un certain nombre de dépenses qui sont importantes,
- 21:35qui sont conséquentes,
- 21:37avant d'avoir généré...
- 21:38Le moindre euro.
- 21:40Donc moi,
- 21:41je fais effectivement un tableau sur Excel en faisant la liste de toutes les dépenses qu'ils doivent envisager.
- 21:48Parfois,
- 21:48on arrive à vraiment définir de manière très précise le montant,
- 21:50parfois c'est des estimations,
- 21:52mais en tout cas,
- 21:52comme ça,
- 21:52ils sortent de là et se disent,
- 21:53ah ouais,
- 21:54donc on est plutôt à 30 000.
- 21:56On est plutôt à 20 000.
- 21:58Voilà.
- 21:59Oui,
- 22:00c'est cette heure de red'idée-là.
- 22:02Et puis après,
- 22:03je leur mets aussi un rétro-planning.
- 22:05C'est-à-dire vraiment toutes les étapes de lancement de la production,
- 22:09de création de la collection,
- 22:12toutes ces étapes-là.
- 22:13La recherche d'un point de vente si tu veux faire un pop-up store,
- 22:16le shooting.
- 22:17On met toutes les étapes pour qu'ils se rendent bien compte que pendant toute cette période,
- 22:21il n'y a pas d'argent qui rentre,
- 22:22il y a de l'argent qui sort.
- 22:23Il sort,
- 22:24oui.
- 22:24donc du coup
- 22:25Ça aussi,
- 22:25ça remet les pendules à l'heure.
- 22:26Donc moi,
- 22:27quelqu'un qui arrive en me disant que j'ai un budget de 2000 euros,
- 22:29je ne vais pas lui dire,
- 22:30écoute mon coco,
- 22:31tu es à côté de la plaque.
- 22:32C'est plutôt,
- 22:33je vais essayer de prendre le temps de lui expliquer.
- 22:35Vraiment,
- 22:36parce que je me dis,
- 22:36il y a une forme de naïveté.
- 22:38Je vais prendre le temps d'expliquer.
- 22:39Après,
- 22:40est-ce qu'on travaille ensemble ou pas ?
- 22:42Je vais lui dire,
- 22:43parce qu'à un moment donné,
- 22:45mon accompagnement,
- 22:46il peut valoir plus que 2000 euros.
- 22:48Mais le mien ou même celui d'un coaching,
- 22:49si tu veux être accompagné pour développer ton business.
- 22:52Ça peut valoir déjà la somme que tu prévois,
- 22:55elle est trop juste.
- 22:56Donc,
- 22:57l'idée,
- 22:57c'est vraiment de les challenger.
- 22:59Moi,
- 22:59je dis souvent à des porteurs de projets,
- 23:01je leur dis,
- 23:02tu peux peut-être lancer ta marque dans un premier temps en side job,
- 23:05en side activité,
- 23:07à côté d'une autre activité qui te permet de subvenir à tes besoins.
- 23:11Et voilà,
- 23:12tu développes tout au fur et à mesure en te disant,
- 23:14le jour où je génère suffisamment d'argent,
- 23:17je fais du bénéfice avec ma marque,
- 23:19à ce moment-là.
- 23:21Je peux me dire que ce job que j'ai en parallèle,
- 23:25je vais pouvoir le lâcher ou je vais pouvoir l'aménager.
- 23:27Mais je recommande vraiment le côté tant que tu ne génères pas de chiffre d'affaires.
- 23:31Et puis,
- 23:31j'insiste aussi sur le fait dans le rétroplanning,
- 23:33c'est tu vas commencer à générer du chiffre d'affaires.
- 23:38Après,
- 23:38tu vas avoir toute une période pendant laquelle tu es encore en négatif.
- 23:41C'est-à-dire,
- 23:42tu fais de l'argent,
- 23:42mais tu n'es pas encore arrivé au point où ça y est,
- 23:46c'est bon,
- 23:48j'ai remboursé toutes mes dettes et je commence à générer du chiffre d'affaires.
- 23:52Donc moi,
- 23:52je leur dis bien,
- 23:53OK,
- 23:53il y a le jour où tu ouvres ta boutique en ligne,
- 23:55tu vas générer du chiffre d'affaires,
- 23:57mais il y a un certain temps à concevoir,
- 24:00à envisager que tu dois avoir en tête pour te dire,
- 24:03ah oui,
- 24:04donc la première année,
- 24:05s'il faut,
- 24:06je ne vais pas gagner d'argent.
- 24:09Et donc,
- 24:11cette naïveté-là,
- 24:13moi,
- 24:13je trouve qu'elle est liée à...
- 24:16Et moi,
- 24:17j'aime bien déconstruire un petit peu certaines idées reçues.
- 24:20C'est que quand on parle de certaines success stories sur les réseaux sociaux,
- 24:24en fait,
- 24:24on va avoir des marques qui vont dire,
- 24:26on a lancé notre campagne de crowdfunding et en deux jours,
- 24:29on a tout vendu.
- 24:30Et donc,
- 24:31en fait,
- 24:31un porteur de projet,
- 24:33ce qu'il va retenir,
- 24:34c'est mais moi je me souviens du cas de la marque
- 24:37que quand elle s'est lancée,
- 24:40elle a réussi en un temps record à tout vendre.
- 24:43Donc,
- 24:44moi,
- 24:46je pense que c'est possible.
- 24:47Et puis,
- 24:48comme on a beaucoup de success stories comme ça,
- 24:50on se dit...
- 24:51Parce qu'en général...
- 24:52On n'a pas trop d'exemples de quelqu'un qui arrive et qui dit,
- 24:55moi j'ai lancé ma campagne de crowdfunding et en fait,
- 24:57pendant trois mois,
- 24:58j'ai envoyé des messages à tout le monde et j'ai fait zéro.
- 25:02Cet épisode de podcast,
- 25:03moi je ne l'ai pas encore vu.
- 25:04Non,
- 25:04on n'a pas encore vu.
- 25:06Pourtant,
- 25:06alors parfois on l'a,
- 25:07mais il y en a qui ont un discours vérité,
- 25:11il ne faut pas mentir,
- 25:15mais on ne l'a pas tout de suite.
- 25:16Je ne sais pas,
- 25:17le style français,
- 25:18on a eu récemment vraiment un certain nombre de vidéos du fondateur qui a vraiment raconté les difficultés de l'entreprise et qui a raconté le pivot qu'il avait fait pour pouvoir relancer l'entreprise.
- 25:32Et ça faisait partie quelque part d'une stratégie de je suis en train de pivoter et pour attraper un petit peu mon audience.
- 25:40Je vais leur raconter la situation dans laquelle j'ai été,
- 25:42qui a été critique à un moment donné.
- 25:44Et c'est vrai que c'était un peu l'une des premières fois où on s'est dit,
- 25:47nous,
- 25:47à chaque fois qu'on entendait parler du style français,
- 25:49on pensait que tout allait bien.
- 25:50Ils ont 20 boutiques et tout.
- 25:51Ils ont fermé 17 boutiques,
- 25:53il ne leur reste que 3.
- 25:54Voilà.
- 25:55Et donc,
- 25:55quand il explique tout ça,
- 25:56moi,
- 25:56j'ai trouvé que c'était important qu'on ait ce genre de message-là.
- 26:00Parce que du coup,
- 26:01maintenant,
- 26:02moi,
- 26:02je sais souvent cet exemple-là en disant,
- 26:04tu sais,
- 26:05quand tu vois une entreprise où tu as l'impression qu'il n'y a que des choses différentes,
- 26:07positives qui sont dites et qu'il n'y a jamais d'informations qui seraient un peu là en termes de rentabilité on n'était peut-être pas aux objectifs ou ça a été plus compliqué que prévu.
- 26:19Méfie-toi ou n'hésite pas à essayer de trouver des infos,
- 26:22à creuser un peu parce que c'est pas parce qu'on ne dit rien ou parce qu'on a que regarder notre nouvelle campagne avec tel influenceur ou regarder notre nouveau partenariat avec telle autre marque.
- 26:31Quand on voit que les choses,
- 26:32en tout cas dans la manière dont c'est présenté que c'est positif Oui.
- 26:36Du coup,
- 26:37quand on entend parler de redressement judiciaire ou de procédure de mise en sauvegarde,
- 26:41on se dit,
- 26:41mais attends,
- 26:42je ne me serais jamais imaginé ça.
- 26:44Quoi ?
- 26:44Jennifer en procédure de sauvegarde ?
- 26:46IKKS ?
- 26:47Vanessa Bruno ?
- 26:49On est surpris.
- 26:50Parce qu'en fait,
- 26:50dans la communication,
- 26:51il y a quelque chose de l'ordre de on ne veut que vous raconter des belles choses.
- 26:56Vous vous rassurez,
- 26:57venez chez nous.
- 26:58Un porteur de projet qui se lance,
- 27:00c'est normal en fait qu'il se dise...
- 27:02Et quand...
- 27:03Si je fais un parallèle avec la musique,
- 27:04en général,
- 27:05non pas que je sois fan de Jul ou de Aya Nakamura,
- 27:08à la limite,
- 27:08ce serait plus Aya Nakamura que Jul,
- 27:09mais bon,
- 27:10je ne suis pas fan des deux.
- 27:11Mais eux,
- 27:11quand ils sortent les dates de leurs concerts,
- 27:15c'est des stades remplis en deux heures.
- 27:18Une minute,
- 27:18oui,
- 27:19quelques minutes.
- 27:20Et on peut avoir des gens dans la musique qui se disent,
- 27:22moi,
- 27:23si je me lance,
- 27:24ça va être pareil,
- 27:24en fait.
- 27:25Il y a une forme de naïveté.
- 27:26Quand ces informations-là,
- 27:28à force de les voir,
- 27:29on se dit,
- 27:30c'est comme ça que ça doit fonctionner en fait,
- 27:32ça doit être possible pour moi d'atteindre le même genre de performance et ce qu'on ne dit pas,
- 27:36c'est que ces gens-là ça fait des années en fait c'est pas ça fait 6 mois,
- 27:40non ça fait des années qu'ils trahent leur communauté,
- 27:42ça fait des années qu'ils...
- 27:44Ils ont galéré,
- 27:44ils ont pris des claques Voilà,
- 27:45et ça on ne le raconte pas,
- 27:47on raconte que le,
- 27:48encore un record battu par Jules et Ayana Kamoura qui ont réussi à...
- 27:52et donc quand on ne retient que cette information-là effectivement il y a des gens qui arrivent en se disant
- 27:57Moi,
- 27:58j'ai un petit budget,
- 27:59j'espère lancer l'année prochaine et ouvrir ma boutique ou autre.
- 28:02Ils ont un plan qui a l'air plausible,
- 28:06mais à la lumière des informations auxquelles ils ont accès.
- 28:08Et comme les informations,
- 28:09elles ne sont pas complètes.
- 28:11Oui,
- 28:11elles sont tronquées quand même.
- 28:13Donc,
- 28:14du coup,
- 28:14moi,
- 28:14je me fais un peu l'avocat du diable,
- 28:17l'associé du diable,
- 28:18je dirais.
- 28:18Mais j'essaie de les challenger,
- 28:20creuse un peu,
- 28:21essaie d'avoir plus d'informations.
- 28:22Et je leur dis,
- 28:23voilà,
- 28:24derrière tous les succès,
- 28:26Quand tu creuses un peu,
- 28:27tu te rends compte qu'il y a des mois,
- 28:29des années de travail et qu'il n'y a aucun succès qui s'est fait en un seul jour.
- 28:33Mais ça,
- 28:34on en parle moins.
- 28:35Des gamelles,
- 28:36je vais à la banque pour demander un crédit.
- 28:38Et puis au final,
- 28:39le banquier m'a dit,
- 28:40t'es mignon,
- 28:40mais je te connais pas et t'existes pas.
- 28:44T'en as un sur le secteur français dans le télécom,
- 28:47c'est Xavier Niel,
- 28:48qui racontait dernièrement,
- 28:49je suis le mec qui se plante le plus de fois par jour.
- 28:52Il a essayé de racheter
- 28:54M6, ils l'ont envoyé péter.
- 28:56Il a voulu faire concurrencer M6,
- 28:57ils l'ont écouté pendant deux heures,
- 28:59il s'est fait envoyer chier.
- 29:00Et au final,
- 29:01il a fait plein de trucs.
- 29:01Et quand il y a un truc qui marche,
- 29:03tout le monde dit,
- 29:03trop bien,
- 29:04t'es arrivé.
- 29:05bah oui mais non mais derrière
- 29:07Il a pris des gamelles,
- 29:08des râteaux,
- 29:08tout ce que tu veux,
- 29:09et il n'est pas arrivé.
- 29:10Donc ouais,
- 29:12tu déconstruis un petit peu l'image que,
- 29:14dans le bon sens du terme,
- 29:15pour aider la personne qui vient te voir,
- 29:18en lui disant,
- 29:18écoute,
- 29:19je vais faire avocat du diable,
- 29:20son associé,
- 29:20comme tu disais.
- 29:21Et voilà,
- 29:22ça,
- 29:22est-ce que t'as prévu ça,
- 29:23est-ce que t'as prévu ça,
- 29:24est-ce que t'as prévu ça ?
- 29:25Et t'en as quand même beaucoup qui te disent,
- 29:27ok,
- 29:27j'arrête là,
- 29:28ou t'en as qui te disent,
- 29:29ouais non,
- 29:30en fait,
- 29:30ok,
- 29:30moi je veux faire mon truc,
- 29:31je vais y aller.
- 29:32En fait,
- 29:33alors moi,
- 29:34je...
- 29:34Je pense être pédagogue.
- 29:36Donc,
- 29:37moi,
- 29:38mon objectif,
- 29:38c'est pas...
- 29:40En fait,
- 29:40s'ils ont cette idée-là,
- 29:41ils vont y aller,
- 29:42mais ils vont y aller en étant éclairés.
- 29:44Donc,
- 29:44ils vont réviser leur plan.
- 29:45Ce que j'arrive à faire,
- 29:46c'est de les faire réviser leur plan,
- 29:48c'est de les challenger sur leur idée de départ.
- 29:52Et vraiment,
- 29:53moi,
- 29:53je vais avoir des gens qui vont me dire,
- 29:54voilà,
- 29:56qui ne sont pas du tout sur les réseaux sociaux,
- 29:58se communiquent très peu,
- 30:00et qui me disent,
- 30:01voilà,
- 30:01moi,
- 30:01j'aimerais me mettre en avant.
- 30:05j'ai envie de lancer cette collection et puis je me mettrai face caméra et puis je ferai des témoignages réguliers des lives ou autre je veux vraiment travailler mon personal branding et ça sera un élément important de la stratégie pour le développement de ma marque donc
- 30:21moi quand on me dit ça je dis ah super mais du coup déjà t'es un peu sur les réseaux,
- 30:26t'as l'habitude de partager des choses même si t'as pas une grosse communauté voilà est-ce que déjà t'as
- 30:32Ah non,
- 30:32pas du tout,
- 30:33j'aime pas du tout.
- 30:35Ça te complique ?
- 30:36Du coup,
- 30:37déjà,
- 30:37essaye.
- 30:38Parce qu'en fait,
- 30:39si tu l'as communiqué pour promouvoir un produit dans le but de vendre,
- 30:44c'est pas la même chose que juste déjà simplement raconter un peu sa journée,
- 30:49faire un petit vlog en disant,
- 30:50tiens,
- 30:50aujourd'hui,
- 30:51je suis allée voir l'arrivée de Chien au BHV,
- 30:53je vous raconte comment ça s'est passé.
- 30:55Je lui dis,
- 30:55déjà,
- 30:57il faut avoir...
- 30:58prendre l'habitude de partager.
- 31:00Admettons,
- 31:01pendant un mois,
- 31:01tous les jours,
- 31:02tu partages une story.
- 31:03Puis après,
- 31:04tu verras si tu vas être capable de vraiment...
- 31:06Parce que être face caméra pour aller raconter son histoire,
- 31:11toujours pareil,
- 31:11quand on voit l'ENA Situation le faire,
- 31:13on peut se dire,
- 31:14les vlogs d'août,
- 31:15mais moi,
- 31:16je peux le faire.
- 31:17C'est facile.
- 31:19Et donc,
- 31:20moi,
- 31:21j'ai toujours ce truc de poser des questions pour vraiment...
- 31:26essayer de leur faire comprendre est-ce que c'est vraiment plausible ton truc et puis après de leur dire il faut que tu passes à l'action en fait.
- 31:31Si tu penses que tu veux le faire pour ta marre,
- 31:33il faut que tu passes à l'action.
- 31:35Donc moi voilà quand.
- 31:36Que ce soit des questions de budget ou des questions de rétro-planning,
- 31:40ceux qui disent voilà moi mon target c'est dans six mois,
- 31:43je fais les choses en fait en disant voilà six mois,
- 31:48tout ce que tu dois faire en six mois,
- 31:49est-ce que raisonnablement tu peux le faire sachant que tu as un job à côté.
- 31:53Et là on dit ah ce sera peut-être plus un an alors.
- 31:55Mais du coup,
- 31:57en général,
- 31:59moi,
- 32:00je m'appuie vraiment sur des exemples concrets.
- 32:03Donc,
- 32:03du coup,
- 32:04ce n'est pas comme si c'était une théorie.
- 32:06Je disais,
- 32:07c'est la théorie de Ramata.
- 32:08C'est vraiment des exemples concrets qu'eux,
- 32:10ils peuvent voir.
- 32:11Je les invite à aller regarder les success stories des marques,
- 32:14mais aussi les fails de certaines marques.
- 32:16Parce qu'il y a des documentaires sur des marques qui se sont plantées.
- 32:21Et donc,
- 32:21c'est important aussi de montrer ces exemples-là ou alors des marques qui ont eu...
- 32:25C'est savoir pas où aller,
- 32:25quoi.
- 32:26Voilà,
- 32:26comme ça,
- 32:27ça permet au moins de se dire,
- 32:28OK.
- 32:28Et puis moi,
- 32:29j'ai une newsletter dans laquelle,
- 32:31qui s'appelle Créativité et succès,
- 32:32dans laquelle je partage des décryptages de l'actualité mode,
- 32:34où je raconte un petit peu,
- 32:36oui,
- 32:37la période phase de la marque,
- 32:38mais aussi les difficultés.
- 32:40De manière à ce que...
- 32:41Parce que je dis,
- 32:42mais...
- 32:43Ce que je déplore aussi parfois,
- 32:44c'est que parfois,
- 32:44il y en a qui veulent se lancer,
- 32:46mais qui ont...
- 32:47Qui n'ont pas une très grande culture mode ou qui ont une culture mode,
- 32:50mais c'est toujours,
- 32:50voilà,
- 32:51on connaît les succès.
- 32:52En beauté,
- 32:53on connaît Glossier,
- 32:54on connaît Respire.
- 32:55En mode,
- 32:56on va connaître Cézanne.
- 32:58Ou en beauté,
- 32:58un succès plus récent,
- 32:59c'est la marque d'Ailey Bieber,
- 33:00on connaît Rhodes.
- 33:02Du coup,
- 33:02on connaît des succès,
- 33:03mais des succès de célébrités.
- 33:05Qui sont déjà...
- 33:06Voilà,
- 33:06donc où on n'est pas du tout dans la même situation que ces célébrités-là.
- 33:10Donc,
- 33:10on connaît ces histoires-là.
- 33:12Mais moi,
- 33:12à chaque fois,
- 33:13je dis aussi...
- 33:13essaie d'aller regarder des marques peut-être plus petites,
- 33:16qui ne s'appuient pas sur un influenceur et qui vont avoir un parcours qui va plus ressembler à ce que toi tu vas faire.
- 33:22Et ça,
- 33:22c'est quoi pour toi le côté le plus important pour se lancer ?
- 33:25C'est vraiment la communication,
- 33:26c'est le produit,
- 33:27c'est le fait de bien structurer la chose depuis le départ sur quoi ?
- 33:31En fait,
- 33:31en mode,
- 33:32ce qui est compliqué,
- 33:33c'est qu'il y a vraiment plusieurs éléments sur lesquels il faut...
- 33:36C'est la conjoncture de plusieurs facteurs.
- 33:39Et en général,
- 33:40l'exemple que je prends,
- 33:41c'est
- 33:41Christian Dior,
- 33:42quand il s'est lancé.
- 33:45C'est vraiment le playbook que toutes les marques suivent depuis...
- 33:49Et en fait,
- 33:50en moins de cinq ans,
- 33:51quand on regarde...
- 33:51Alors après,
- 33:52c'était dans un autre temps.
- 33:54Mais il n'empêche que les recettes,
- 33:55elles restent les mêmes.
- 33:56Et après,
- 33:57lui,
- 33:57quand il s'est lancé,
- 33:58c'était juste à l'après-guerre.
- 33:59Donc...
- 34:00Ce qui va être intéressant,
- 34:01c'est que déjà,
- 34:02c'est un créateur de mode talentueux qui travaille pour d'autres marques.
- 34:05Donc déjà,
- 34:06il a une expertise qui est reconnue parce qu'il a travaillé pour d'autres.
- 34:09Donc déjà,
- 34:10avoir une expertise et avoir de la crédibilité,
- 34:12c'est indispensable.
- 34:14Arriver dans un secteur et se dire,
- 34:16on va me reconnaître comme ça pour mes beaux yeux,
- 34:18non.
- 34:18Lui,
- 34:19déjà,
- 34:20il avait un talent qui était reconnu.
- 34:21Il y avait une clientèle qui voulait être habillée par Christian Dior.
- 34:25Après,
- 34:26le réseau.
- 34:29Il est mis en relation,
- 34:30il connaît Marcel Boussac,
- 34:32qui est un homme d'affaires puissant du début du siècle,
- 34:35qui a les moyens d'investir dans la création de la maison de couture Christian Dior.
- 34:42Donc,
- 34:43il a le talent,
- 34:44il a accès au fond.
- 34:46Ça,
- 34:46ça fait déjà deux éléments assez importants.
- 34:49Et puis,
- 34:50quand il ouvre la maison de couture Christian Dior,
- 34:53il ouvre Avenue Montaigne.
- 34:54Alors ce qui fait l'histoire d'aujourd'hui
- 34:57Les marques de mode de luxe,
- 34:58elles sont toutes Avenu Montagne.
- 35:00Mais les premières marques qui étaient Avenu Montagne,
- 35:03c'est Christian Dior.
- 35:04C'est lui qui fait qu'aujourd'hui,
- 35:06c'est une rue,
- 35:07une avenue prestigieuse.
- 35:09C'est l'un de ceux qui ont créé ce côté iconique.
- 35:13Donc,
- 35:14il est dans un endroit stratégique.
- 35:17Et puis tout de suite,
- 35:18il ouvre sa maison de couture.
- 35:19Alors aujourd'hui,
- 35:20on est d'accord que ce serait plutôt ouvrir un site Internet.
- 35:23Ouvrir un compte Instagram,
- 35:24le dit.
- 35:24Ce ne serait pas forcément ouvrir des murs de toute façon.
- 35:26Ça se fait moins comme ça.
- 35:28Si on fait le parallèle avec Jacquemus,
- 35:30Jacquemus,
- 35:31il a d'abord explosé sur Instagram,
- 35:33sur les réseaux sociaux,
- 35:34enfin,
- 35:35sur son site Internet.
- 35:36Et puis,
- 35:37aujourd'hui,
- 35:37Jacquemus,
- 35:38il a une boutique
- 35:39Avenue Montaigne.
- 35:41Donc,
- 35:41on peut faire le parallèle avec Christian Dior,
- 35:42mais c'est,
- 35:43je crois,
- 35:44une dizaine d'années après l'ouverture de la marque Jacquemus.
- 35:47Oui,
- 35:48ça lui a pris du temps.
- 35:49C'est les mêmes...
- 35:51En fait,
- 35:51c'est les mêmes facteurs,
- 35:53c'est les mêmes ingrédients,
- 35:54mais ils n'arrivent pas en même temps.
- 35:57Après,
- 35:57si on revient sur Christian Dure,
- 35:58qu'est-ce qui se passe ?
- 35:59C'est l'après-guerre.
- 36:00Certes,
- 36:00il a ouvert sa marque,
- 36:01mais ça va être difficile de vendre en Europe.
- 36:03Internationalisation de la marque.
- 36:05Il part ouvrir une boutique aux États-Unis.
- 36:08Et puis,
- 36:09aux États-Unis,
- 36:09il habille qui ?
- 36:10Il habille les stars de l'époque.
- 36:12Alors,
- 36:12il habille Marilyn Monroe et Marlène Dietrich.
- 36:14Alors,
- 36:14forcément.
- 36:16Aujourd'hui,
- 36:16quand on parle de marketing d'influence,
- 36:18Christian Dior a commencé à faire du marketing d'influence dès cette époque-là.
- 36:23Quand vous avez les personnalités les plus puissantes,
- 36:26les plus influentes en termes d'aura qui portent vos produits,
- 36:29tout le monde doit vouloir s'habiller comme vous en fait.
- 36:31Et à l'époque,
- 36:32c'était le styliste.
- 36:33Donc,
- 36:33le côté influence,
- 36:35le côté des prescripteurs qui vont porter votre marque et qui vont en fait faire votre publicité,
- 36:40clairement,
- 36:40ça c'est un élément qui est clé.
- 36:42Mais ça ne peut pas être le seul.
- 36:43Vous ne pouvez pas dire le succès de ma marque,
- 36:44ça va être non mais je connais des influenceurs,
- 36:46donc c'est bon,
- 36:47ils vont porter ma marque.
- 36:49On a les fonds,
- 36:50on a les crédibilités,
- 36:51on a effectivement ces prescripteurs,
- 36:54donc des personnes d'influence qui vont porter votre produit.
- 36:57Et en prescripteur aussi,
- 36:58on a un média,
- 36:59donc la rédactrice en chef d'Harper Bazaar qui assiste à la présentation de collection de Christian aux Etats-Unis.
- 37:05Je l'appelle Christian.
- 37:08Et qui fait un article dithyrambique pour parler de sa collection et qui l'appelle le New Look.
- 37:12Ça,
- 37:12c'est encore un élément d'aujourd'hui.
- 37:14La presse,
- 37:15les RP,
- 37:16ça fait partie des éléments où on dit,
- 37:18forcément.
- 37:19Donc,
- 37:19Jacquemus,
- 37:19par exemple,
- 37:20c'est une marque chouchou des journalistes.
- 37:23Très souvent,
- 37:24chaque fois qu'il sort une campagne,
- 37:26il y a énormément de...
- 37:28Il y a tous les RP qui viennent.
- 37:29Il y a vraiment énormément.
- 37:31Et c'est relayé par énormément de médias,
- 37:34par énormément de créateurs de contenu.
- 37:36Donc,
- 37:37vraiment,
- 37:38les fonds,
- 37:38la crédibilité,
- 37:39les prescripteurs,
- 37:40qu'il s'agisse de médias,
- 37:41ou de personnes influentes.
- 37:44L'internationalisation,
- 37:45le fait d'être...
- 37:46Alors,
- 37:47pour le coup,
- 37:47pour Christian Dior,
- 37:48c'était un peu parce qu'en Europe,
- 37:49il n'allait pas à vendre.
- 37:50Mais en tout cas,
- 37:50ce côté,
- 37:51j'ai un produit qui va pouvoir s'internationaliser.
- 37:54J'ai un produit qui est prêt pour pouvoir être vendu de manière globale.
- 37:58Ça,
- 37:58c'est quelque chose d'important à avoir en tête.
- 38:01Et puis,
- 38:01Christian Dior,
- 38:02quand il crée sa maison de couture et un ou deux ans après,
- 38:06il crée tout de suite le parfum.
- 38:07Donc Miss Dior Chérie,
- 38:08qui est un des parfums qui,
- 38:09aujourd'hui encore,
- 38:10est un best-seller,
- 38:11ça a été créé tout de suite.
- 38:13Si on fait le parallèle avec Jacquemus,
- 38:16il y a L'Oréal qui ont investi dans Jacquemus et il va y avoir une ligne de beauté Jacquemus,
- 38:21mais du coup,
- 38:22ça vient très longtemps après.
- 38:24Mais quelque part,
- 38:25ça vient.
- 38:26Et le fait pour des marques de mode d'avoir du parfum...
- 38:31d'avoir du parfum,
- 38:32d'avoir de l'accessoire,
- 38:33d'avoir du sac,
- 38:33ça fait vraiment partie des stratégies du marque pour s'installer,
- 38:36pour avoir cette stratégie globale.
- 38:38Donc pour moi,
- 38:39ces facteurs-là,
- 38:41c'est des facteurs clés à avoir en tête et en avoir qu'un seul,
- 38:44ça ne marche pas.
- 38:45Avoir que les sous,
- 38:46ça ne marche pas.
- 38:46Avoir que la com,
- 38:47ça ne marche pas.
- 38:48L'idée,
- 38:49c'est un juste mélange de tous ces éléments-là et après aussi d'accepter de travailler sur un temps long.
- 38:58J'aime bien citer l'exemple de,
- 39:00quand on prend Jacquemus,
- 39:01quand on prend Veja,
- 39:02les premières ouvertures de magasins en propre,
- 39:05Jacquemus,
- 39:06de magasins en propre Veja,
- 39:08ce n'est pas deux ans ou trois ans après l'ouverture de la marque.
- 39:11Je crois que Veja,
- 39:12c'est bien une dizaine d'années après.
- 39:14Oui,
- 39:14quand même.
- 39:16Après,
- 39:17ils ont eu,
- 39:17ça ne veut pas dire,
- 39:18je parle de boutiques en propre.
- 39:20Ils avaient des corners dans des grands magasins.
- 39:22Ils ont travaillé avec des concept stores.
- 39:26Donc,
- 39:27ils étaient présents.
- 39:28Mais ce truc d'ouvrir sa propre boutique,
- 39:30parfois,
- 39:31il y a des porteurs de projets,
- 39:32tout de suite,
- 39:33ils aimeraient avoir leur propre boutique assez rapidement.
- 39:36On va peut-être commencer par un pop-up.
- 39:38Si tu as les fonds à péter,
- 39:39c'est bien,
- 39:40mais...
- 39:41Et puis même quand on a les fonds aujourd'hui,
- 39:42peut-être qu'il y a vraiment un énorme travail à faire.
- 39:47Pour moi,
- 39:47ce que je peux constater,
- 39:49c'est qu'il y a une réflexion très forte qui est sur la com.
- 39:53Donc,
- 39:53j'ai une idée de avec quelle célébrité.
- 39:55que t'es ou influenceur,
- 39:56je voudrais travailler.
- 39:57Je voudrais aussi avoir des publications dans tel ou tel média.
- 40:01Ça,
- 40:02tout de suite,
- 40:03ils vont en parler assez naturellement parce que finalement,
- 40:05c'est ce qui est peut-être le plus visible.
- 40:07Mais quand on parle de stratégie d'acquisition,
- 40:10c'est vraiment comment tu vas faire pour avoir tes premiers clients.
- 40:14Qu'est-ce que tu vas mettre en place ?
- 40:15Poster sur Instagram,
- 40:16ce n'est pas une stratégie d'acquisition.
- 40:18Non,
- 40:18et puis c'est simple d'avoir 500,
- 40:191 000,
- 40:192 000,
- 40:2020 000 abonnés.
- 40:20Enfin,
- 40:21c'est simple.
- 40:21Tout est relatif.
- 40:22Mais de je passe de je suis abonné à j'aime ton produit,
- 40:25je clique,
- 40:25je l'achète et je me fais livrer,
- 40:26ça me fait compliqué.
- 40:29Et du coup,
- 40:30tout ça,
- 40:31c'est des stratégies d'acquisition qui impliquent d'avoir des experts sur comment on développe un e-commerce qui soit performant.
- 40:38Parce que ce n'est pas qu'une histoire de belles images.
- 40:40Il y a toute une expérience utilisateur à travailler sur un site Internet pour s'assurer qu'on va avoir un site performant.
- 40:47Performant dans le sens où...
- 40:49Un visiteur va se balader sur le site et puis qu'il va acheter en fait.
- 40:54En boutique aussi,
- 40:55on va travailler,
- 40:55que ce soit en pop-up store ou que ce soit,
- 40:58comment dire,
- 40:59lors de salon,
- 41:00si on veut aller chercher des acheteurs.
- 41:03Donc,
- 41:03il y a vraiment toute cette stratégie-là qui doit être travaillée.
- 41:06Et ça aussi,
- 41:06ça fait partie des enjeux sur lesquels je travaille,
- 41:09que ce soit avec des marques établies ou des porteurs de projets,
- 41:11sur les canaux d'acquisition.
- 41:14Et quels sont-ils et comment on va les travailler et de se rendre compte que...
- 41:18il y a plusieurs cas d'acquisition et on va prioriser,
- 41:21on ne va pas pouvoir tout faire en même temps,
- 41:23selon les équipes dont on dispose,
- 41:25on va peut-être commencer par le site internet et puis après on essaiera de se dire il faut qu'on trouve un agent pour aller travailler à avoir faire référencer la marque auprès de certaines boutiques,
- 41:35mais c'est vraiment de se dire et ça,
- 41:37c'est presque ce qu'il faut travailler avant même que de réfléchir à qui est l'influenceur ou qui est le média qui va parler de nous en fait même si c'est important
- 41:46Comment tu vas être vendu ?
- 41:46C'est important aussi parce que certains vous diront,
- 41:49et c'est vrai,
- 41:50pour qu'on ait envie de distribuer la marque,
- 41:52il faut qu'on l'ait vue,
- 41:52il faut qu'on en ait entendu parler.
- 41:55Mais,
- 41:56alors,
- 41:57oui,
- 41:58mais c'est vrai que quand vous travaillez votre communication,
- 42:02votre communauté,
- 42:03en fait,
- 42:04sur les réseaux sociaux,
- 42:05que ce soit à travers un personal branding ou que ce soit une mise en avant d'un ou des fondateurs ou d'une personnalité de l'entreprise,
- 42:12ou alors que ce soit vraiment plutôt en mettant en avant les produits.
- 42:15L'idée,
- 42:16c'est le point de départ,
- 42:17c'est allons créer cette communauté.
- 42:19Et ça,
- 42:19c'est un travail de fourmi.
- 42:21Et ça,
- 42:21c'est un truc que tu arrives,
- 42:22toi,
- 42:23à proposer.
- 42:24La question que j'ai,
- 42:25c'est tu bosses toute seule ou tu as des équipes avec toi qui bossent avec toi ?
- 42:28Alors,
- 42:31du coup,
- 42:31j'ai un réseau d'experts.
- 42:34Donc moi,
- 42:35j'aime bien le côté freelance.
- 42:38Seul parce que ça me permet de pouvoir voyager assez facilement et de me sentir assez libre et de travailler à distance.
- 42:43Donc ça,
- 42:44c'est quelque chose auquel je tiens.
- 42:46Mais sur des sujets vraiment très précis comme le SEO,
- 42:49j'ai un expert SEO que je vais pouvoir solliciter.
- 42:54Quand c'est des sujets vraiment de stylisme,
- 42:56de développement produit,
- 42:57j'ai un réseau qui va me permettre de répondre à des besoins spécifiques des clients avec lesquels je travaille.
- 43:03Donc,
- 43:04vraiment de A à Z,
- 43:05depuis la conception du produit jusqu'à sa commercialisation.
- 43:08Moi,
- 43:09aujourd'hui,
- 43:09et sur différents types de produits,
- 43:11en fait,
- 43:12que ce soit des accessoires,
- 43:13du maillot de bain,
- 43:14de la chaussure.
- 43:14Ça fait des années que je suis dans ce secteur-là.
- 43:16Donc aujourd'hui,
- 43:17j'ai un réseau sur lequel je m'appuie qui me permet de répondre aux différentes attentes,
- 43:22aux différents besoins des marques.
- 43:25Ce qu'ils te demandent,
- 43:25simplement.
- 43:26Voilà,
- 43:26c'est ça.
- 43:27Et puis,
- 43:27de les challenger aussi sur...
- 43:29Parfois,
- 43:29elles arrivent avec leurs idées reçues et moi,
- 43:31je vais les challenger sur...
- 43:32Écoute,
- 43:32moi,
- 43:32je te propose peut-être...
- 43:34Tu penses à ce chemin-là.
- 43:36Moi,
- 43:36je te propose une alternative.
- 43:38On va en discuter,
- 43:39voir ce qui peut paraître pertinent ou pas.
- 43:42Parce qu'en fait,
- 43:44aujourd'hui,
- 43:44il y a énormément de changements dans...
- 43:48le comportement du consommateur à travers les réseaux sociaux,
- 43:50comment on arrive à le convaincre ou pas.
- 43:52Et donc,
- 43:53du coup,
- 43:53c'est de ne pas rester sur des idées reçues qui peuvent être...
- 43:58Pas archaïque,
- 43:58mais en tout cas,
- 44:00pas forcément être celle qui va mieux fonctionner.
- 44:03Et après,
- 44:04c'est aussi,
- 44:06moi,
- 44:06je m'intéresse vraiment,
- 44:08parce que je suis une passionnée,
- 44:09mais je m'intéresse vraiment au fonctionnement des marques et des marques qui se portent bien,
- 44:14mais aussi des marques qui sont en difficulté pour vraiment se dire,
- 44:16OK,
- 44:17ça,
- 44:17ça a marché de ce côté-là,
- 44:18mais ça,
- 44:18ça n'a pas forcément marché.
- 44:19Donc,
- 44:20être vigilant à,
- 44:22comment dire,
- 44:23être au fait,
- 44:24en fait,
- 44:24de ce qui se passe sur le marché pour être pertinent.
- 44:27Et toujours se dire,
- 44:27bon,
- 44:27c'est vrai que beaucoup parlent de personal branding et de l'importance de se mettre en avant.
- 44:31Et donc,
- 44:32on va associer ça à Jacquemus,
- 44:33par exemple.
- 44:35Maintenant,
- 44:35une marque comme Pollen,
- 44:36une marque de sac en cuir qu'on appelle Smart Luxury,
- 44:40c'est une marque où les dirigeants,
- 44:42on ne les voit pas du tout.
- 44:43C'est les produits qui sont mis en avant,
- 44:44en fait.
- 44:45C'est vraiment les produits.
- 44:46Ça fonctionne aussi.
- 44:47Donc,
- 44:47l'idée,
- 44:48c'est d'avoir ces exemples-là pour que,
- 44:51finalement,
- 44:51selon le profil du créateur,
- 44:53des fondateurs et la manière dont ils ont envie
- 44:56de développer leur activité,
- 44:58qu'on puisse s'appuyer sur des choses existantes en se disant
- 45:00« En fait,
- 45:01les deux fonctionnent,
- 45:01il n'y a pas une obligation de choisir telle ou telle voie.
- 45:06Maintenant,
- 45:06quoi qu'il en soit,
- 45:07il y a des efforts à fournir et une stratégie à mettre en place. »
- 45:11Il y a un commun qui fait qu'il faut quand même pousser et continuer.
- 45:14Exactement.
- 45:15Tu as des exemples de personnes que tu as accompagnées,
- 45:18parce que ça fait quand même un peu de temps que tu fais ça,
- 45:21qui étaient depuis le début bien structurées,
- 45:23où tu leur dis « Écoutez,
- 45:24non,
- 45:24en fait... »
- 45:25C'est bon,
- 45:25vous avez tout ce qu'il vous faut.
- 45:26Ou alors,
- 45:27peut-être,
- 45:27allez,
- 45:28on va y aller sur ça,
- 45:29mais vous êtes vraiment bien calé.
- 45:31C'est bien géré en interne ?
- 45:34En fait,
- 45:34en général,
- 45:36quand les marques viennent te voir,
- 45:39c'est quand même qu'elles ont une difficulté quelque part.
- 45:41Quand elles sollicitent des coachs ou autre,
- 45:44c'est rare qu'elles arrivent en disant tous les indicateurs qu'on perd,
- 45:48mais on s'est dit,
- 45:49on va faire...
- 45:49Alors,
- 45:49elles pourraient faire ça.
- 45:51Franchement,
- 45:51il y a des marques...
- 45:53où je pense parfois,
- 45:54en tout cas quand on pense aux marques françaises qui étaient très successfulles dans les années 90,
- 45:59peut-être qu'elles ont pêché par excès de confiance.
- 46:02Peut-être qu'elles auraient pu aller voir,
- 46:04aller se challenger,
- 46:05aller se dire bon,
- 46:05c'est vrai que là ça va bien,
- 46:07mais dans trois ans,
- 46:08dans cinq ans,
- 46:10si on devait créer la version du futur de notre marque,
- 46:14qu'est-ce qu'on ferait ?
- 46:15Et peut-être qu'il y a certains écueils qui auraient pu être évités.
- 46:20après il y a
- 46:23Il y a ça pour certaines marques qui a pu jouer.
- 46:25Après,
- 46:25il y a des éléments aussi de financement.
- 46:27Ce n'est pas que ça le facteur.
- 46:28Mais c'est vrai que parfois,
- 46:29par excès de confiance,
- 46:30on peut ne pas se remettre en question.
- 46:33Donc,
- 46:33en général,
- 46:34les marques,
- 46:34quand elles viennent,
- 46:35c'est vraiment qu'il y a un sujet sur lequel elles se disent là,
- 46:38on sait qu'on n'est pas bon en fait.
- 46:39On voit les autres.
- 46:41Elles arrivent quand même avec,
- 46:42elles n'arrivent pas.
- 46:44Voilà,
- 46:45c'est vraiment là,
- 46:46je sais que sur ce sujet-là,
- 46:47sur ce canal d'acquisition.
- 46:50J'arrive pas,
- 46:50j'ai essayé et je me rends compte que bien souvent,
- 46:53on va être sur les réseaux sociaux,
- 46:56comment on les travaille ou sur le personal branding,
- 46:59sur le copywriting.
- 47:01Qu'est-ce qu'on raconte ?
- 47:02Comment on raconte la plateforme de marque ?
- 47:04Quel message on envoie ?
- 47:05Et aussi,
- 47:06ce côté,
- 47:07toutes les marques vont toutes chercher à avoir ce discours éthique,
- 47:11authentique.
- 47:12Et en fait,
- 47:13à force d'utiliser tout le même vocabulaire,
- 47:16pour le consommateur,
- 47:17c'est juste du bruit.
- 47:18Oui,
- 47:18c'est juste du bruit.
- 47:19Merci.
- 47:20On se différencie pas si on dit juste ça et à la fin il y a même un soupçon de greenwashing parce qu'on se dit est-ce qu'elles parlent de ça vraiment parce que ça fait partie de leur identité ou bon on a compris qu'en ce moment c'était bien de parler de diversité donc on va faire une petite campagne United Colors of Benetton on va mettre des hommes,
- 47:40des femmes on va mettre des gens de plusieurs origines et c'est bon,
- 47:44on a couché la case Voilà Oui.
- 47:48Donc ça,
- 47:48aujourd'hui,
- 47:49le consommateur,
- 47:49il est très,
- 47:50très dur avec les marques que l'on soupçonne comme ça de ne pas être authentique.
- 47:55Donc,
- 47:56il y a ce travail-là à faire de vraiment...
- 47:59Et là où les consommateurs aussi vont être critiques,
- 48:01c'est qu'il ne s'agit pas seulement de faire des campagnes.
- 48:04Il faut qu'aussi on puisse se dire qu'au sein de vos équipes,
- 48:07il y a vraiment de la diversité,
- 48:10il y a vraiment une authenticité.
- 48:12Sinon,
- 48:13quand on perçoit qu'il y a un décalage entre...
- 48:16la réalité de la culture d'entreprise et les campagnes.
- 48:19Je crois que c'est pire.
- 48:19Ça finit par se savoir,
- 48:21en fait.
- 48:21Donc,
- 48:22il y a ces sujets-là aujourd'hui qui sont vraiment liés à comment on arrive à transcrire de manière vraiment authentique notre discours.
- 48:32Et c'est pour ça qu'il y a de plus en plus d'entrepreneurs,
- 48:35de chefs d'entreprise qui vont chercher à prendre la parole,
- 48:37qui vont chercher à s'exprimer,
- 48:38qui vont être face caméra parce qu'ils se disent c'est le meilleur moyen de raconter en fait des choses
- 48:45ce qu'on fait.
- 48:46Et il y en a d'autres,
- 48:46sinon,
- 48:47ils vont plutôt se dire on va aller s'appuyer sur notre communauté.
- 48:51On va mettre en avant nos abonnés,
- 48:53nos followers,
- 48:54nos clients fidèles.
- 48:54on va se rapprocher d'eux.
- 48:56Et donc,
- 48:57Yabiz avait fait à un moment donné une campagne comme ça,
- 48:59en vraiment s'appuyant sur leurs...
- 49:01Voilà,
- 49:01qu'on peut considérer comme des ambassadeurs de marques.
- 49:04Donc,
- 49:04il y a plein de tentatives différentes qui sont faites,
- 49:08avec plus ou moins de succès.
- 49:09Et on sent que les marques,
- 49:10elles se cherchent pour être dans l'authenticité.
- 49:13Parce que parfois,
- 49:14c'est effectivement...
- 49:17Il y a vraiment un côté,
- 49:19il y a une tendance,
- 49:19il y a un courant du moment,
- 49:20on s'engouffre tous dedans.
- 49:21Et celles qui ont toujours été réellement authentiques,
- 49:24réellement éthiques...
- 49:26Et parfois,
- 49:26elles se disent mon discours n'est plus entendu parce que tout le monde est en train de parler de la même chose.
- 49:31C'est là où parfois,
- 49:32il faut en revenir vraiment à quelque chose d'assez,
- 49:35je dirais,
- 49:38la simplicité,
- 49:38ça marche aussi.
- 49:39Il ne faut pas forcément se dire et quelque part,
- 49:42quand on prend les codes du luxe d'un Hermès,
- 49:44de certaines marques qui sont connues pour un savoir-faire,
- 49:47en fait,
- 49:49les contenus qui fonctionnent le mieux,
- 49:51ça va vraiment être d'expliquer.
- 49:54Il y a un cas de dirigeant d'Hermès qui a fait un podcast,
- 49:58j'essaierai de te retrouver la référence,
- 50:02qui est une interview qui a été diffusée l'année dernière où vraiment il va expliquer,
- 50:08on peut être critique vis-à-vis d'Hermès en disant voilà,
- 50:11vous cultivez vraiment la rareté et donc les sacs ne sont pas accessibles à tous,
- 50:15il y a un délai,
- 50:16est-ce que c'est normal d'être aussi,
- 50:18comment dire...
- 50:20Aussi exigeant vis-à-vis de votre consommateur qui veut acheter.
- 50:23Et là,
- 50:27il prend le temps d'expliquer qu'en fait,
- 50:30le savoir-faire pour créer un sac avec ce niveau de qualité,
- 50:35ça prend et il donne le nombre d'heures,
- 50:37il donne toutes les étapes,
- 50:38il explique en fait.
- 50:40Et à partir du moment où on a cette explication,
- 50:41on dit si nous,
- 50:42on veut maintenir ce niveau de qualité,
- 50:44ce niveau d'excellence,
- 50:45voilà le temps que ça prend.
- 50:47et donc du coup,
- 50:48nous,
- 50:48le nombre de pièces qu'on va sortir par an c'est un nombre qui est très limité donc c'est pas du snobisme de notre part c'est vraiment qu'on veut préserver ce grade de qualité et donc quand on a ce discours là finalement très quelque part il a expliqué comment on produisait le sac en fait de manière très très claire et que c'est fait à la main et
- 51:07que quand c'est pas fait quand l'article qui est fait il répond pas au code on refait en fait
- 51:16À un moment donné,
- 51:17quand on comprend ça,
- 51:18on se dit « En fait,
- 51:19je vais attendre pour avoir mon vrai beau sac. »
- 51:21Et je suis OK avec ça parce qu'on a pris la parole pour expliciter,
- 51:26pour raconter.
- 51:27Parce qu'à un moment donné,
- 51:28il me semble que,
- 51:29je ne sais pas si c'est lié à ça,
- 51:30mais il y avait eu un petit bad buzz avec des clientes américaines qui avaient expliqué qu'elles n'avaient pas pu avoir accès au sac.
- 51:36Elles avaient,
- 51:37comment dire,
- 51:37il y avait eu des vidéos,
- 51:39des déclarations sur les réseaux sociaux.
- 51:42Et donc,
- 51:43voilà,
- 51:43ça avait fait un scandale.
- 51:46Et c'était assez intéressant,
- 51:47cette interview qui est venue juste après.
- 51:49Donc moi,
- 51:49je pense qu'à un moment donné,
- 51:52d'expliquer ce qu'on fait,
- 51:53comment on le fait,
- 51:54pourquoi on le fait.
- 51:56Et quand il y a une vraie authenticité derrière,
- 51:58en fait,
- 51:58il n'y a pas de question.
- 52:01Mais il faut qu'il y ait une vraie authenticité derrière.
- 52:03Sinon,
- 52:03on ne peut pas le faire.
- 52:04Sinon,
- 52:04ça ne marche pas.
- 52:05Oui,
- 52:05ça ne marche pas.
- 52:05Après,
- 52:06tu le sauras.
- 52:06Tout à l'heure,
- 52:07ça va se savoir un jour ou un autre.
- 52:09Tu as un réseau social de prédilection,
- 52:12pas pour toi personnellement,
- 52:13mais pour les...
- 52:14pour les marques qui veulent parler,
- 52:16qui veulent être un peu plus vues ?
- 52:19Ou alors ça change,
- 52:20tu trouves que ça change quand même au fur et à mesure ?
- 52:24Instagram,
- 52:24ça reste quand même un peu comme la carte d'identité d'une marque.
- 52:28Même si on parle beaucoup de TikTok,
- 52:32et effectivement TikTok aujourd'hui,
- 52:34c'est aussi une belle plateforme pour acquérir de la visibilité beaucoup plus rapidement que sur Instagram.
- 52:44Parce qu'il y a,
- 52:46comment dire,
- 52:46aujourd'hui,
- 52:47ce n'est pas tellement sur TikTok.
- 52:48Ce qui va être intéressant,
- 52:49c'est que vous pouvez accéder à la viralité si vous avez un contenu qui fonctionne bien,
- 52:54sans avoir un nombre d'abonnés important.
- 52:57Les lives et le TikTok shopping,
- 52:59ça fonctionne bien.
- 53:00Donc,
- 53:01c'est une plateforme où il y a vraiment ce côté,
- 53:03je peux être très proche de ma communauté via TikTok.
- 53:07Donc ça...
- 53:08C'est quelque chose que des marques installées,
- 53:10elles sont un peu frileuses à l'idée d'être aussi proches de la communauté.
- 53:14Donc,
- 53:14elles vont chercher à avoir une communication un peu corporate,
- 53:17un peu gardée de la distance.
- 53:19Alors que TikTok,
- 53:20c'est vraiment fait pour se dire,
- 53:22quelque part,
- 53:23il faut qu'on trouve le bon ambassadeur de marque qui va prendre la main sur le TikTok et puis qui va pouvoir nous faire des lives et qui va pouvoir raconter un petit peu de manière authentique les produits.
- 53:33Et Instagram,
- 53:34je pense que ça reste vraiment...
- 53:36La plateforme qui va être utilisée pour les photos les plus léchées,
- 53:40les plus belles,
- 53:41les photos de campagne très corporate.
- 53:44Avec,
- 53:44je pense qu'il va être intéressant,
- 53:46c'est sur Insta en tout cas,
- 53:48c'est à travers la story.
- 53:50On peut être un peu plus,
- 53:51comme c'est un contenu éphémère de 24 heures,
- 53:54on peut être un peu plus partagé des coulisses,
- 53:56partager un petit peu ce qui se passe au sein des équipes.
- 53:58Donc comme ça,
- 54:00ce que ça permet Instagram quand même,
- 54:01c'est ce côté,
- 54:02vous avez le contenu du feed.
- 54:03Et vous avez aussi le contenu en story qui permet de raconter une autre histoire.
- 54:08Et donc ça,
- 54:09ça permet d'avoir deux discours.
- 54:10Un discours peut-être un peu moins officiel en story et un discours très cadré peut-être sur le feed.
- 54:17Et puis,
- 54:18ce que je trouve intéressant aussi,
- 54:19c'est le canal privé en fait.
- 54:22Donc,
- 54:24c'est la possibilité d'avoir un groupe qui est donné aux marques et qui est donné aux créateurs de contenu avec Instagram.
- 54:31ce qui est intéressant c'est que
- 54:33de travailler ça,
- 54:34c'est que quand vous envoyez un message via ce canal,
- 54:36toutes les personnes qui sont abonnées,
- 54:38elles reçoivent le message.
- 54:39Donc ça,
- 54:40ce qui est bien,
- 54:41c'est que par rapport à quand vous publiez sur le feed où en fait il n'y a que 10%
- 54:44de votre communauté qui a accès au contenu,
- 54:46et si on estime que le contenu il a été vu et que c'est un contenu de qualité pour la plateforme,
- 54:51il va être diffusé plus largement.
- 54:53Sinon...
- 54:54L'algorithme ne traite pas en avant.
- 54:56Voilà.
- 54:58Le canal,
- 54:59c'est un moyen de aussi créer du lien,
- 55:01raconter une histoire.
- 55:02Je trouve que ça joue un petit peu le rôle de groupe WhatsApp.
- 55:05C'est ce que j'allais te dire,
- 55:06oui.
- 55:06Et du coup,
- 55:06ça,
- 55:07c'est vraiment intéressant.
- 55:08Et ça,
- 55:08pareil,
- 55:10moi,
- 55:10c'est des stratégies que je recommande.
- 55:11Enfin,
- 55:12je trouve que c'est un canal qui est très intéressant à utiliser.
- 55:14Et pareil,
- 55:15les marques,
- 55:15elles sont un peu frileuses parce qu'on a vraiment ce côté...
- 55:18Non,
- 55:18mais on ne va pas quand même parler,
- 55:20envoyer des DM à des potentiels clients.
- 55:22Et en fait,
- 55:23aujourd'hui,
- 55:24c'est ça.
- 55:26Et oui,
- 55:27il faut aller vers l'EDM un peu personnalisé,
- 55:29où on va chercher à poser des questions,
- 55:31à connaître son audience,
- 55:33pas être que dans un truc de moins 20%
- 55:36cette semaine,
- 55:40ou un challenge qui serait,
- 55:42bon,
- 55:42alors il faut taguer un tel,
- 55:43il faut commenter,
- 55:45puis après,
- 55:46vous aurez peut-être droit à participer à un concours.
- 55:49on peut être beaucoup plus...
- 55:53Comment dire ?
- 55:53L'utiliser un petit peu comme un outil pour moi de collecte d'infos sur ses abonnés pour mieux les comprendre et après s'aider à se dire on est en co-construction,
- 56:03on est en train de réfléchir à une nouvelle collection.
- 56:06Qu'est-ce que vous en pensez ?
- 56:08Qu'est-ce qu'on fait ?
- 56:09Et moi je trouve que ça devrait davantage être utilisé comme ça,
- 56:12plus que comme un canal de diffusion d'une information qu'on aurait de toute façon mise sur le...
- 56:19feed ou de toute façon mise en story,
- 56:21je pense que c'est un vrai canal à développer.
- 56:23Je trouve ça intéressant parce que tu peux avoir des partenaires,
- 56:27des gens qui aiment ce que tu fais et leur dire,
- 56:30on hésite entre ça et ça,
- 56:31lequel vous préférez ?
- 56:33Et au final,
- 56:33je pense que les gens se sont investis de se dire,
- 56:36demain,
- 56:37tiens,
- 56:37c'est moi qui ai voté pour ça.
- 56:40Je le vois,
- 56:40j'ai quelques amis,
- 56:41clients qui font ça.
- 56:43Et tu vois tout de suite un petit peu la différence,
- 56:46tu vois tout de suite comment ça se passe.
- 56:48Et il me disait qu'il a plus,
- 56:49lui en particulier,
- 56:50il a plus de ventes dernièrement grâce à ça.
- 56:54Parce que forcément,
- 56:54en fait,
- 56:55ça marche.
- 56:55Les gens,
- 56:55ils se disent,
- 56:56en fait,
- 56:56c'est moi qui ai voté pour ce truc-là.
- 56:58Je sais qu'à l'époque,
- 57:00il y avait un site internet qui s'appelait lafraise.com.
- 57:02Ça te parle ou pas ?
- 57:03Non.
- 57:03C'était des graphistes,
- 57:05des designers,
- 57:05qui faisaient des t-shirts.
- 57:07Tu les mettais,
- 57:07ils étaient,
- 57:08je crois qu'il y avait entre 3 et 5 designs par semaine,
- 57:12qui étaient en vote.
- 57:13Et si ça passait le vote,
- 57:16ils mettaient en production.
- 57:17Et tu achetais ton t-shirt.
- 57:18Tu pouvais l'acheter ou pas,
- 57:19c'était de la pré-vente.
- 57:20Ils ont été rachetés,
- 57:21je crois,
- 57:21par Spreadshirt ou un truc comme ça.
- 57:24Mais c'est pareil,
- 57:25ils avaient un canal vraiment sur leur site,
- 57:28c'était vraiment un truc de vote.
- 57:29Et tu donnais la voix aux gens qui veulent acheter le vêtement final.
- 57:33Tout ce qui est lié à la personnalisation,
- 57:35tout ce qui est lié à solliciter vraiment l'avis de la communauté,
- 57:39c'est vraiment ce vers quoi on va de plus en plus.
- 57:41Et on est moins dans ce côté...
- 57:44Alors,
- 57:44il y aura toujours des marques qui ont une désirabilité,
- 57:47une puissance qui fait que quand elles mettent un produit sur le marché,
- 57:51les gens veulent cette marque-là.
- 57:52Donc,
- 57:53ils veulent le produit que la marque,
- 57:54elle propose.
- 57:55Mais je pense que même ces marques-là,
- 57:57en parallèle,
- 57:57elles cherchent quand même à se dire,
- 57:58OK,
- 57:59qu'est-ce qu'ils veulent,
- 58:00le client ?
- 58:00Donc,
- 58:01quand il y a des marques qui essayent d'aller vers la beauté,
- 58:03qui essayent d'aller vers la lunette,
- 58:05elles cherchent vraiment à se dire,
- 58:06ce n'est pas par hasard.
- 58:09Il y a un segment de marché vers lequel il y a une opportunité.
- 58:11On sait qu'il y a du consommateur qui veut quelque chose.
- 58:13on va...
- 58:14On va chercher à proposer le produit qui va bien.
- 58:17Et je pense qu'effectivement,
- 58:18ce principe de communauté,
- 58:19ce principe aussi d'expérience,
- 58:22c'est-à-dire de créer les marques de luxe,
- 58:23elles vont créer des expériences très spécifiques dans leur implantation en Afrique,
- 58:28par exemple.
- 58:29Certes,
- 58:29elles n'ont pas de boutique en Afrique,
- 58:30mais elles vont créer des événements.
- 58:32Elles vont inviter une élite africaine à ces événements.
- 58:35Et c'est des événements privés.
- 58:36Et donc,
- 58:37elles entretiennent les liens avec leur communauté qui achète et qui les connaît.
- 58:42par des événements directs dans des capitales,
- 58:47des endroits luxueux en Afrique.
- 58:49Et effectivement,
- 58:51elles ont déjà leur base de données de clients.
- 58:53Elles savent qui sont leurs clients.
- 58:54Elles savent que ce sont des gens qui voyagent parce qu'il y a le travel luxury aussi qui fonctionne très bien.
- 58:57Donc,
- 58:58elles ont accès à énormément de data.
- 59:00Quand elles organisent ce genre d'expérience très spécifique,
- 59:02elles savent pourquoi elles le font en fait.
- 59:05Et donc,
- 59:06pareil sur le marché chinois ou sur la Corée du Sud,
- 59:10il va y avoir aussi
- 59:11des marques de luxe qui vont vraiment travailler des expériences très spécifiques pour une communauté de clients,
- 59:18de very important clients,
- 59:20pour lesquels elles vont créer des expériences spécifiques.
- 59:22Et je pense que ça,
- 59:25le luxe le fait à son niveau par rapport à ses clients à lui.
- 59:28Mais pour moi,
- 59:28qu'on soit entrée de gamme,
- 59:29milieu de gamme ou haut de gamme,
- 59:31on peut,
- 59:32on a sa base de clients,
- 59:33on connaît ses clients fidèles.
- 59:34Donc,
- 59:35on peut tout à fait organiser quelque chose pour les garder,
- 59:39pour...
- 59:40les impliquer dans le développement de la marque ou dans le développement des collections et des produits.
- 59:44Et ça,
- 59:44je pense que c'est quelque chose qui n'est pas à négliger.
- 59:48Il ne faut pas rester que dans le corporate.
- 59:50Je pense que c'est important d'intégrer ces modes de fonctionnement.
- 59:53Je pense aussi que c'est intéressant.
- 59:55De toute façon,
- 59:56ça sera un petit peu l'avenir.
- 59:57Parce que,
- 59:58j'allais te poser la question,
- 59:59mais une marque,
- 1:00:00pour toi,
- 1:00:00au bout de combien de temps elle peut commencer à mourir si elle ne se met pas sur une stratégie d'acquisition de clients nouveaux,
- 1:00:06de marketing ?
- 1:00:08Lancer une marque,
- 1:00:09je pense que ça peut être facile.
- 1:00:11Tu as toujours les copains,
- 1:00:12tu as toujours les amis,
- 1:00:13la famille,
- 1:00:13tu vas faire un peu de bruit autour de toi.
- 1:00:17Mais si tu veux que la marque soit pérenne...
- 1:00:20Au bout de combien de temps il faut absolument que tu...
- 1:00:23Dès le début,
- 1:00:24il n'y a pas...
- 1:00:24Il n'y a pas.
- 1:00:25Il n'y a pas,
- 1:00:26c'est dès le début.
- 1:00:26En fait,
- 1:00:28vraiment,
- 1:00:29si je reprends que ce soit Cézanne ou que ce soit Respire,
- 1:00:33par exemple,
- 1:00:34on a l'impression que c'est des succès qui se sont faits en un jour.
- 1:00:36Mais la fondatrice de Cézanne,
- 1:00:38elle avait un blog avant de créer Cézanne qui s'appelait Les Composantes.
- 1:00:42Elle avait déjà une communauté.
- 1:00:44Donc,
- 1:00:45du coup,
- 1:00:45cette communauté-là,
- 1:00:47c'est une partie de cette communauté-là,
- 1:00:49se sont devenus
- 1:00:50Les clients de Cézanne,
- 1:00:51en fait,
- 1:00:52respirent.
- 1:00:53Pareil,
- 1:00:53la fondatrice,
- 1:00:54elle avait un compte Instagram sur lequel elle avait un nombre d'abonnés assez important.
- 1:00:58Et ça a été parmi les premières personnes à qui elle a communiqué sur son projet.
- 1:01:04Je me lance et je fais.
- 1:01:06Donc,
- 1:01:07à un moment donné,
- 1:01:09cette communauté-là,
- 1:01:10c'est pas je me lance,
- 1:01:11à mon sens,
- 1:01:12c'est pas je me lance et je crée ma communauté et puis après,
- 1:01:15j'essaie de l'entretenir.
- 1:01:16Pour moi,
- 1:01:17c'est avant le lancement,
- 1:01:18en fait.
- 1:01:19C'est directement depuis le début.
- 1:01:21Aujourd'hui,
- 1:01:21on parle beaucoup,
- 1:01:22après,
- 1:01:22tout le monde n'est pas forcément à l'aise avec ça,
- 1:01:24mais on parle de « build in public » .
- 1:01:26Donc,
- 1:01:27c'est vraiment,
- 1:01:29je vous raconte en fait comment je vais construire ma marque,
- 1:01:31mais pas au moment où j'ai déjà mon produit,
- 1:01:33c'est-à-dire,
- 1:01:34je vais vous raconter,
- 1:01:35j'ai envie de faire une collection de sacs,
- 1:01:37mais je ne sais pas du tout si je vais faire un cabas ou un petit sac à main,
- 1:01:42je ne sais pas du tout ce que j'ai envie de faire comme forme.
- 1:01:45Eh bien,
- 1:01:45je vais vous raconter.
- 1:01:46toutes les étapes de ma réflexion.
- 1:01:48Tu vois de plus en plus,
- 1:01:49tu vois des Instagramers,
- 1:01:50des Youtubers,
- 1:01:52tout ce que tu veux,
- 1:01:53qui lancent leur marque et ils te montrent les coulisses de ce qui se passe.
- 1:01:57Mais ça,
- 1:01:57c'est pour construire une communauté qui potentiellement va acheter le jour où,
- 1:02:01parce que le jour où vous dites,
- 1:02:02ça y est,
- 1:02:03mon site est ouvert,
- 1:02:04tous ces gens à qui vous avez raconté toutes les étapes,
- 1:02:07en fait,
- 1:02:07ils sont là.
- 1:02:08Ils vont acheter directement pour soutenir.
- 1:02:11Pour soutenir et puis après parce que s'ils ont été impliqués et qu'ils ont pu choisir la couleur,
- 1:02:16la matière ou autre,
- 1:02:17c'est que le produit leur plaît aussi en fait.
- 1:02:19Donc,
- 1:02:21cette notion de créer la communauté,
- 1:02:22pour moi,
- 1:02:23ça doit venir le plus tôt possible.
- 1:02:25Après,
- 1:02:25tout le monde n'est pas obligé de faire du building public mais il va y avoir ce côté selon où on veut se positionner,
- 1:02:31que ce soit une paire de baskets,
- 1:02:32que ce soit un sac,
- 1:02:33que ce soit un vêtement,
- 1:02:36soit je vais travailler sur le SEO m'assurer de mon site internet
- 1:02:40mettre en place une stratégie pour qu'il soit bien référencé et que donc les gens qui vont taper la paire de baskets blanches,
- 1:02:45ils vont pouvoir me trouver.
- 1:02:47Maintenant,
- 1:02:47la bataille,
- 1:02:48elle est rude parce qu'il y a énormément de...
- 1:02:50Mais en tout cas,
- 1:02:52il faut pouvoir se dire c'est un ensemble de leviers que je vais actionner qui vont me permettre de durer et la communauté en fait partie,
- 1:03:04le SEO en fait partie,
- 1:03:06les relations presse en font partie et tout ça.
- 1:03:09Et puis la fidélisation aussi,
- 1:03:10c'est ses premiers clients,
- 1:03:11c'est comment on les bichonne,
- 1:03:12on les chouchoute pour les fidéliser.
- 1:03:14Comment on fait en sorte qu'ils nous recommandent ?
- 1:03:16Aujourd'hui,
- 1:03:17avant de choisir un restaurant,
- 1:03:18on va vérifier le nombre d'étoiles qu'il a.
- 1:03:21Pour les marques,
- 1:03:21effectivement,
- 1:03:23le fait d'avoir quelqu'un qui vous dit,
- 1:03:24« Ah ben voilà,
- 1:03:25cette marque-là,
- 1:03:25je me suis acheté ce produit-là et j'adore. »
- 1:03:28Ça,
- 1:03:29ça marche aussi.
- 1:03:29Donc les marques,
- 1:03:30elles sont aussi en recherche de témoignages,
- 1:03:33de ce qu'on appelle un peu la social proof.
- 1:03:36Et ça marche aussi pour les marques de mode.
- 1:03:39Pour les marques de mode,
- 1:03:40comment ça va fonctionner ?
- 1:03:41On va vraiment avoir ces influenceurs qui ont l'air de ne pas du tout avoir reçu de cadeaux,
- 1:03:46de giftings,
- 1:03:47mais qui vont vous dire,
- 1:03:49j'ai acheté ça,
- 1:03:50j'adore.
- 1:03:51Et plus ça a l'air naturel et spontané,
- 1:03:54plus ça fonctionne en fait.
- 1:03:56Plutôt que d'avoir quelqu'un à qui on a offert un cadeau et qui a l'air de faire ça.
- 1:04:00Mais ça,
- 1:04:00c'est un métier,
- 1:04:01c'est totalement un métier.
- 1:04:03C'est à partir de quand tu commences à déléguer ce métier-là ?
- 1:04:06Parce que le SEO,
- 1:04:07le référencement pour ceux qui ne connaissent pas,
- 1:04:09tu vas avoir tout ce qui est les agents commerciaux,
- 1:04:11tout ce qui va être la production,
- 1:04:12parce que c'est pareil,
- 1:04:13la production,
- 1:04:14quand tu commences à faire ta marque marche,
- 1:04:16tu ne peux pas faire tout,
- 1:04:17tout seul.
- 1:04:18Il y a un moment où tu ne peux pas être au four et au moulin.
- 1:04:20À partir de quand,
- 1:04:21pour toi,
- 1:04:21il faut commencer à déléguer et dire « Ok,
- 1:04:23c'est ma marque,
- 1:04:24c'est mon bébé,
- 1:04:24mais je te fais confiance,
- 1:04:26fais ça. »
- 1:04:28Alors moi,
- 1:04:28je pense que de toute façon,
- 1:04:29dès le départ,
- 1:04:30on ne peut pas tout faire.
- 1:04:31donc
- 1:04:32On est dans le secteur de la mode,
- 1:04:33on est dans la délégation dès le départ parce que de toute façon,
- 1:04:36la production,
- 1:04:36vous allez forcément solliciter une usine qui va produire en fait ou un atelier qui va produire pour vous.
- 1:04:43Donc,
- 1:04:43vous allez vous mettre en relation avec une usine et c'est elle qui va produire pour vous.
- 1:04:47Le site Internet,
- 1:04:50il y a toujours ce...
- 1:04:51Moi,
- 1:04:51j'ai beaucoup entendu un site Shopify,
- 1:04:54tu peux faire ton site toi-même,
- 1:04:55tu prends un thème et tu fais toi-même.
- 1:04:58Alors pour moi,
- 1:04:58tu fais toi-même.
- 1:04:59si t'es un peu geek
- 1:05:01et que tu es un peu à l'aise.
- 1:05:03Oui,
- 1:05:03et que tu as le temps.
- 1:05:05Sinon,
- 1:05:06peut-être qu'il faut trouver un freelance qui va t'aider et qui va faire pour toi.
- 1:05:11Donc pour moi,
- 1:05:12la délégation,
- 1:05:13il faut y penser très,
- 1:05:14très tôt.
- 1:05:15Parce qu'il faut aussi savoir se dire,
- 1:05:16quelle est ma zone de génie ?
- 1:05:18Qu'est-ce que moi,
- 1:05:19je maîtrise ?
- 1:05:20Et donc,
- 1:05:21je vais,
- 1:05:22sur certains sujets,
- 1:05:23je vais gérer moi-même.
- 1:05:24J'aime Instagram,
- 1:05:25je suis à l'aise.
- 1:05:26Gérer cette partie-là,
- 1:05:27communication,
- 1:05:28c'est vraiment quelque chose que j'aime bien faire.
- 1:05:30Et donc,
- 1:05:31je vais passer du temps dessus,
- 1:05:32mais j'aime bien.
- 1:05:33OK,
- 1:05:33du coup,
- 1:05:33ça,
- 1:05:33tu le gardes.
- 1:05:34Et les sujets sur lesquels on se dit,
- 1:05:36on n'est pas à l'aise un peu,
- 1:05:38et ça risque de prendre énormément de temps.
- 1:05:42Ça risque d'être chronophage pour moi parce que je ne suis pas à l'aise et je ne connais pas.
- 1:05:45Il faut que je me fasse aider.
- 1:05:46mais pour moi c'est important de
- 1:05:48quand même avoir des notions,
- 1:05:49même sur les choses qu'on ne connaît pas du tout.
- 1:05:51Avant d'aller voir une usine pour aller négocier,
- 1:05:54c'est important de pouvoir avoir pu peut-être échanger avec un agent ou vraiment prendre le temps de recueillir des informations.
- 1:06:01Voilà,
- 1:06:02de manière à ne pas se faire avoir,
- 1:06:05mais en tout cas savoir comment...
- 1:06:07Pour moi,
- 1:06:08chaque métier,
- 1:06:09ils ont un lexique,
- 1:06:10ils ont un vocabulaire.
- 1:06:13C'est comme une langue qu'on doit maîtriser.
- 1:06:15Donc,
- 1:06:15c'est important quand même d'être un minimum sensibilisé pour ne pas arriver à se dire,
- 1:06:19mais je ne sais rien.
- 1:06:22Parce que du coup,
- 1:06:22ça peut être effrayant,
- 1:06:23en fait.
- 1:06:24Donc,
- 1:06:24il faut prendre le temps.
- 1:06:25Après,
- 1:06:25il ne s'agit pas de se dire,
- 1:06:26je vais devenir expert en SEO,
- 1:06:29expert en création de contenu,
- 1:06:31expert en prod.
- 1:06:31Je ne peux pas tout faire à la fois.
- 1:06:32Ce n'est pas possible.
- 1:06:33Non,
- 1:06:33tiens.
- 1:06:34Mais par contre...
- 1:06:35se dire je délègue mais je cherche à acquérir de la compétence et à comprendre les tenants et les aboutissants sans forcément tout maîtriser.
- 1:06:44C'est important parce qu'à un moment donné,
- 1:06:45on va vous solliciter pour prendre des décisions.
- 1:06:47Indéniablement,
- 1:06:49il faut que tu sois là et que tu saches ce que tu dis.
- 1:06:51Exactement.
- 1:06:52Et savoir quels sont les tenants et les aboutissants,
- 1:06:55quelles sont les priorités pour moi.
- 1:06:56Là,
- 1:06:57j'ai le patron de l'usine qui me pose une problématique et qui attend une réponse.
- 1:07:01Je ne peux pas lui dire,
- 1:07:02je ne sais pas en fait.
- 1:07:03ou qu'est-ce que tu ferais à ma place ?
- 1:07:05Il faut pouvoir se dire,
- 1:07:06OK,
- 1:07:07les questions de qualité,
- 1:07:08les questions de prix,
- 1:07:09les questions de délai,
- 1:07:10par rapport à ces trois paramètres-là,
- 1:07:11comment je prends ma décision ?
- 1:07:13Pour moi,
- 1:07:13c'est important d'être accompagné et de ne pas...
- 1:07:17Il y a eu,
- 1:07:21dans tout ce qui est se lancer,
- 1:07:22être importeur de projet,
- 1:07:24lancer sa marque,
- 1:07:24il y a eu beaucoup les tutos sur YouTube.
- 1:07:28Donc oui,
- 1:07:29il y a des tutos sur YouTube,
- 1:07:30plein de sujets différents.
- 1:07:32Il y a plein de choses qu'on peut acquérir et apprendre par soi-même.
- 1:07:35Et moi,
- 1:07:35je suis la première à dire,
- 1:07:36voilà,
- 1:07:36il y a des sujets que vous allez apprendre par vous-même.
- 1:07:38Maintenant,
- 1:07:38il faut quand même faire un espèce d'état des lieux de quelles sont mes zones de génie.
- 1:07:45Si j'en ai plusieurs,
- 1:07:46déjà,
- 1:07:46c'est très bien.
- 1:07:47Mais en général,
- 1:07:47on est...
- 1:07:48Ah,
- 1:07:50c'est bien aussi.
- 1:07:51Et savoir se dire,
- 1:07:54ça,
- 1:07:54je vais maîtriser,
- 1:07:55je vais être capable et ça,
- 1:07:56je vais déléguer.
- 1:07:57et puisse se prévoir un rétro-planning réaliste aussi.
- 1:08:00Parce que ce qui fait que les gens le font seuls,
- 1:08:02c'est j'ai pas le budget pour payer quelqu'un,
- 1:08:04mais je me suis fixée comme objectif de lancer dans six mois.
- 1:08:06Donc du coup,
- 1:08:08quelque part,
- 1:08:08on se met en danger et on se met en échec en fait.
- 1:08:11Parce que finalement,
- 1:08:12on ne le fera pas.
- 1:08:13Parce qu'on n'arrivera pas à tout faire.
- 1:08:14Donc c'est aussi de se dire,
- 1:08:16je me mets un délai plus long et je sais que ça va me prendre un certain temps d'acquérir un certain nombre de compétences si je veux le faire seule.
- 1:08:24et après c'est aussi un peu
- 1:08:26Être honnête avec sa réelle capacité à faire.
- 1:08:29Parce qu'il y en a qui se disent,
- 1:08:32soit ça procrastine,
- 1:08:33soit c'est syndrome de l'imposteur.
- 1:08:36Mais du coup,
- 1:08:36on se rend compte qu'entre le rêve que l'on a de créer sa marque et qu'on se rend compte de tout ce qu'il y a à faire.
- 1:08:43Parfois,
- 1:08:45je n'avais pas réalisé tout le temps que ça me prendrait.
- 1:08:48Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si compliqué.
- 1:08:52Donc,
- 1:08:53il faut faire preuve de réalisme.
- 1:08:56Même si c'est un rêve de lancer sa marque,
- 1:08:59à un moment donné...
- 1:09:01C'est bien dit,
- 1:09:01c'est ça.
- 1:09:03On est passé de
- 1:09:04« je veux créer ma marque » ,
- 1:09:05« je commence à avancer,
- 1:09:07à voir ce qu'il y a » ,
- 1:09:09au rétro-planning,
- 1:09:10comme tu disais,
- 1:09:10à peut-être aussi pouvoir déléguer.
- 1:09:13On a maintenant une marque qui marche,
- 1:09:15on a maintenant quelque chose qui peut aller un peu plus loin et se faire plaisir et être bien.
- 1:09:21Et maintenant,
- 1:09:22toi,
- 1:09:22avec tout ça...
- 1:09:23Parce que tu montres aux gens qu'est-ce qu'il faut faire,
- 1:09:25tu leur expliques,
- 1:09:26tu les cadres,
- 1:09:27tu les pousses dans leur retranchement,
- 1:09:28j'imagine,
- 1:09:29dans le bon sens du terme.
- 1:09:31Toi,
- 1:09:31maintenant,
- 1:09:31qu'est-ce qui t'anime,
- 1:09:32toi ?
- 1:09:32Qu'est-ce qui t'inspire pour faire encore le futur ?
- 1:09:38Ce qui m'anime,
- 1:09:39c'est plusieurs choses.
- 1:09:39Alors moi,
- 1:09:40la transmission,
- 1:09:41ça a toujours été quelque chose qui m'intéressait et qui me passionnait.
- 1:09:45Donc du coup,
- 1:09:45vraiment,
- 1:09:46le côté...
- 1:09:48Prof dans des écoles,
- 1:09:49également coach business,
- 1:09:51c'est vraiment quelque chose que j'adore faire.
- 1:09:54C'est vraiment ça pour moi,
- 1:09:56c'est une casquette que je vais garder.
- 1:09:59Ce qui m'anime,
- 1:10:00c'est vraiment de contribuer à des projets où on arrive à associer la performance et l'éthique.
- 1:10:08Qu'on ne soit pas dans cette logique de dès qu'on veut faire de l'éthique,
- 1:10:12dès qu'on veut faire du respectueux de l'environnement.
- 1:10:14ou des cons.
- 1:10:15qu'on veut intégrer un minimum d'éthique dans sa manière de travailler,
- 1:10:20on ne va pas pouvoir faire de chiffres,
- 1:10:21en fait,
- 1:10:21ou ça ne va pas pouvoir être rentable,
- 1:10:23ou ça ne marchera pas.
- 1:10:26Pour moi,
- 1:10:26il y a un vrai sujet là-dessus.
- 1:10:29Et tout mon intérêt autour de la créativité africaine et les interviews que je fais de designers qui sont basés sur le continent,
- 1:10:39ça me prouve que vraiment,
- 1:10:40en fait,
- 1:10:40c'est possible.
- 1:10:41Alors,
- 1:10:42c'est plein de challenges.
- 1:10:44C'est clair,
- 1:10:44ce n'est pas une mission facile,
- 1:10:47mais vraiment d'avoir des marques avec des ADN puissants.
- 1:10:52Je pense à la marque Tongoro,
- 1:10:53qui est une marque made in Dakar,
- 1:10:56qui a été fondée il y a plusieurs années maintenant par
- 1:10:59Sarah Diouf.
- 1:11:01Et donc,
- 1:11:01on est sur une marque qui a une très belle image,
- 1:11:03une marque qui a collaboré à plusieurs reprises avec Beyoncé.
- 1:11:07Donc,
- 1:11:07en termes de notoriété,
- 1:11:08si je reprends ma petite checklist Christian Dior.
- 1:11:12Il y a plein de choses qui sont alignées et on est dans cette logique de drop.
- 1:11:18Donc,
- 1:11:18c'est des capsules qui sortent à des moments bien précis,
- 1:11:23qui sont sold out dès que ça sort parce que c'est production limitée.
- 1:11:28On n'est pas dans une logique où on a envie de produire en masse,
- 1:11:32où on cherche à,
- 1:11:34comment dire,
- 1:11:35et c'est un choix.
- 1:11:37C'est pas,
- 1:11:37en fait,
- 1:11:38j'ai une contrainte dans l'atelier qui fait que je ne peux pas produire plus.
- 1:11:43Non,
- 1:11:43c'est vraiment ce côté,
- 1:11:44on veut cultiver la rareté,
- 1:11:46on veut cultiver le côté précieux.
- 1:11:48Quand on sort un imprimé,
- 1:11:49donc vraiment la marque de fabrique,
- 1:11:51ça va être des imprimés notamment noir et blanc.
- 1:11:54Quand vous avez dans un imprimé donné une taille S,
- 1:11:57vous n'avez pas 20 000 tailles S.
- 1:12:00Vous en avez une quantité très limitée.
- 1:12:02Et donc,
- 1:12:02du coup,
- 1:12:03vous savez que vous êtes potentiellement peut-être 5 à l'avoir,
- 1:12:06peut-être 2 ou 3.
- 1:12:07Et du coup,
- 1:12:08ça a un caractère luxueux.
- 1:12:09Oui,
- 1:12:10carrément.
- 1:12:11Et donc,
- 1:12:13du coup,
- 1:12:13c'est possible de construire une marque qui va avoir une histoire forte,
- 1:12:17une image très forte,
- 1:12:19avec une fondatrice qui se met en avant,
- 1:12:21mais pas trop non plus.
- 1:12:24et après c'est un choix quand je dis pas trop c'est plus de raconter les codes qu'elle a choisis mais sans jugement mais c'est pour donner des exemples d'eux et on est sur du made in Africa on est sur de l'édition limitée on est sur des niveaux de prix qui sont je pense que vraiment les robes les combis on est aux alentours de 250 euros en prix de vente moyen donc
- 1:12:46c'est pas non plus excessif par rapport à un mage ou un sandro ou c'est plutôt du made in China
- 1:12:53on est sur des niveaux de prix qui sont plutôt moins chers.
- 1:12:55Majus Andron,
- 1:12:56on est à 450,
- 1:12:58on est à 500 euros.
- 1:13:00Donc,
- 1:13:02allez,
- 1:13:02en été,
- 1:13:02on peut avoir des rabats de 300 euros.
- 1:13:03Il ne faut pas que je mente.
- 1:13:06En tout cas,
- 1:13:07on est sur une prod,
- 1:13:08sur certaines marques qui se revendiquent françaises,
- 1:13:11mais avec des productions qui sont faites partout dans le monde.
- 1:13:16On est sur...
- 1:13:19des quantités qui sont importantes,
- 1:13:20en fait.
- 1:13:20Vous pouvez être plusieurs à avoir.
- 1:13:22Vous êtes,
- 1:13:22voilà,
- 1:13:22des...
- 1:13:23Oui,
- 1:13:23parce que quelqu'un,
- 1:13:24quand il sort du magasin,
- 1:13:25il est aussi avec toi.
- 1:13:26Potentiellement,
- 1:13:26voilà,
- 1:13:27ça peut être ça.
- 1:13:28Alors que...
- 1:13:28Et donc,
- 1:13:29pour moi,
- 1:13:30je trouve que les business models vraiment made in Africa,
- 1:13:36ils apportent quelque chose qui permet un petit peu de remettre en perspective la manière dont on fait de la mode aujourd'hui,
- 1:13:45en fait,
- 1:13:46je trouve.
- 1:13:47Et je trouve ça intéressant d'avoir un regard comme ça,
- 1:13:50qui vient de l'extérieur et qui permet de challenger un peu nos positions.
- 1:13:54Donc,
- 1:13:54ces marques-là,
- 1:13:55elles ont des ateliers.
- 1:13:56Et du coup,
- 1:13:56quand vous allez sur place,
- 1:13:59vous allez essayer un produit,
- 1:14:00mais on vous fait la retouche et c'est intégré dans le prix.
- 1:14:03Vous ne devez pas acheter votre produit et aller le faire retoucher.
- 1:14:06Ailleurs,
- 1:14:07retoucher un produit,
- 1:14:08ça fait partie du service,
- 1:14:09en fait,
- 1:14:09et c'est normal.
- 1:14:10Et on ne va pas vous demander de l'argent en plus,
- 1:14:12en fait.
- 1:14:13et en termes d'accueil quand vous êtes en train
- 1:14:17Quand vous allez chez un créateur de mode qui va défiler à la Lagos Fashion Week,
- 1:14:21qui va défiler à la Dakar Fashion Week,
- 1:14:23quand vous allez dans sa boutique,
- 1:14:24vous rencontrez le créateur.
- 1:14:26Il est là,
- 1:14:26en fait.
- 1:14:27Et donc,
- 1:14:27quand il va travailler avec son équipe,
- 1:14:30dans son fichier,
- 1:14:31il va avoir Ramatadialo,
- 1:14:33ils ont mes mensurations.
- 1:14:34Donc,
- 1:14:35quand ils ont une nouvelle collection qui sort,
- 1:14:37ils peuvent m'envoyer un petit message en disant « Écoute,
- 1:14:38on a sorti cette robe-là,
- 1:14:39je me rappelle ce que tu avais acheté la dernière fois.
- 1:14:42Je t'en ai mis une de côté à ta taille. »
- 1:14:44En fait,
- 1:14:45c'est un service qui est,
- 1:14:47pour moi,
- 1:14:48niveau luxe,
- 1:14:50qu'on ne retrouve pas ailleurs.
- 1:14:52Et je trouve que c'est ça qui manque aujourd'hui.
- 1:14:54Donc,
- 1:14:54du coup...
- 1:14:55Ça inspire,
- 1:14:56quoi.
- 1:14:56Ouais,
- 1:14:57et vraiment.
- 1:14:57Donc,
- 1:14:57pour moi,
- 1:14:58c'est vraiment ça.
- 1:14:59C'est vraiment là que je vais trouver de plus en plus.
- 1:15:02Moi,
- 1:15:02quand j'accompagne des créateurs,
- 1:15:03il y en a certains qui sont basés en Afrique,
- 1:15:04il y en a qui sont basés ici,
- 1:15:05en Occident.
- 1:15:06J'aime bien leur donner des exemples de comment ça se passe sur le continent.
- 1:15:10En termes d'éthique,
- 1:15:11il y a énormément de choses qui...
- 1:15:14qui sont où on va exploiter les chutes de tissu,
- 1:15:18l'intégralité du tissu.
- 1:15:19On va vraiment s'assurer d'optimiser.
- 1:15:20Et ça,
- 1:15:22ça fait vraiment partie de...
- 1:15:25C'est une manière de faire qui n'est pas parce qu'on essaye de faire de l'upcycling.
- 1:15:31Ça fait partie de la manière dont on travaille et depuis toujours.
- 1:15:40Moi,
- 1:15:40c'est vraiment ce qui m'inspire.
- 1:15:41c'est vraiment...
- 1:15:43c'est de contribuer à accompagner des marques africaines à se développer et de faire en sorte que ces success stories soient davantage connues et elles servent d'exemple à d'autres marques anciennes,
- 1:15:53installées,
- 1:15:54mais qui peuvent peut-être se challenger dans leur modèle économique à se dire,
- 1:15:57tiens,
- 1:15:58il y a peut-être des opportunités à faire les choses différemment.
- 1:16:01Je pense que c'est bien résumé.
- 1:16:04C'est une bonne aspiration.
- 1:16:06On arrive sur la fin du podcast.
- 1:16:08Je vais te poser deux petites questions pour finir.
- 1:16:11Si tu devais voir quelqu'un à ta place,
- 1:16:14face à moi,
- 1:16:15que tu aimerais voir,
- 1:16:16entendre,
- 1:16:17écouter sur les réseaux,
- 1:16:18tu me conseillerais qui et qui t'aimerait surtout voir toi et connaître ?
- 1:16:25voilà alors qui est-ce que j'aimerais voir d'influent dans le texte ?
- 1:16:32influent ou non mais que tu connais qui serait intéressant à écouter alors
- 1:16:46Adam à Paris c'est la fondatrice de la Dakar Fashion Week
- 1:16:50Moi,
- 1:16:50je l'avais interviewée il y a longtemps de ça.
- 1:16:52Et depuis,
- 1:16:52il y a tellement de choses qui ont changé,
- 1:16:54qui ont bougé à travers son parcours à elle,
- 1:16:57à travers le développement de sa propre marque et aussi au niveau de l'aura de la Dakar Fashion Week.
- 1:17:05Je pense que c'est un profil super intéressant à interviewer.
- 1:17:09Écoute,
- 1:17:10c'est le contact.
- 1:17:11À l'aide de la chance,
- 1:17:11peut-être qu'elle sera en face de moi dans quelques temps.
- 1:17:15Et alors,
- 1:17:15dernière question que je pose à tous nos invités.
- 1:17:17qui est un tout petit piège mais gentil.
- 1:17:20Si demain,
- 1:17:20tu étais une pièce textile,
- 1:17:22toi,
- 1:17:23tu saurais quoi et pourquoi ?
- 1:17:24Si j'étais une pièce textile...
- 1:17:27Une pièce textile...
- 1:17:33J'hésite entre les robes et les chaussures.
- 1:17:36J'hésite entre les robes et les chaussures...
- 1:17:41Robes parce que c'est vraiment ma marque de fabrique,
- 1:17:46la pièce que je porte le plus,
- 1:17:47la pièce que j'achète.
- 1:17:50Donc ouais,
- 1:17:51robes.
- 1:17:53Et c'est vraiment un produit dans lequel je me sens bien en fait,
- 1:17:56que j'ai toujours adoré.
- 1:17:58Donc ouais,
- 1:17:59je trouve que c'est les robes.
- 1:18:02Et chaussures,
- 1:18:05moi j'ai été une acheteuse,
- 1:18:08grande acheteuse de chaussures,
- 1:18:09vraiment.
- 1:18:10Et à partir du moment où j'ai commencé les voyages en Afrique,
- 1:18:13j'ai vraiment totalement réduit ma consommation de vêtements avec vraiment une logique et une ambition d'acheter que du Made in Africa et d'acheter beaucoup moins.
- 1:18:22Et en chaussures,
- 1:18:23je n'ai pas tout de suite trouvé de la chaussure Made in Africa.
- 1:18:27Et aujourd'hui,
- 1:18:28du coup,
- 1:18:29je tourne avec un nombre de chaussures assez limité.
- 1:18:31Donc j'aime bien l'idée d'avoir une paire de bottes en hiver.
- 1:18:35Moi,
- 1:18:36j'ai mon cordonnier et puis je vais...
- 1:18:38À chaque début d'hiver,
- 1:18:40là d'ailleurs,
- 1:18:41il faut que j'y aille,
- 1:18:42je vais poser mes bottes.
- 1:18:44Et puis,
- 1:18:45voilà.
- 1:18:47Je trouve que j'aime bien ce côté garder une belle pièce en cuir et puis l'entretenir en fait.
- 1:18:56Et avoir des relations avec le vêtement qui soient longues.
- 1:19:00Ouais,
- 1:19:02c'est ça.
- 1:19:02Moi,
- 1:19:02je milite pour des longues relations avec les vêtements.
- 1:19:04pas des relations courtes des relations longues c'est bien c'est pas que avec les vêtements j'espère aussi bah écoute merci d'avoir été là aujourd'hui avec moi c'était un réel plaisir de te rencontrer de voir toute ton histoire tout ce que tu fais on mettra tous tes réseaux sociaux en bas en description et
- 1:19:19puis en espérant que tout bonheur du monde pour toi bah écoute merci beaucoup de m'avoir invité j'ai beaucoup apprécié notre échange tes questions ta disponibilité et puis bah écoute à très vite à très bientôt bye la marche
- 1:19:43Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:19:45Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:19:52Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:19:54Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:19:58Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:20:03Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.