Latest / Les invités de Radio des Ballons / 88 ans pour l'entreprise Peduzzi de Fresse/Moselle
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- Frédéric Péduzy, bah... PDG du groupe Livion. Euh... Bah, en fait, aujourd'hui, 88 ans du groupe Livion, mais aussi de l'entreprise Péduzy, à l'origine. Tout à fait. Donc euh... Alors d'abord, c'est un petit clin d'œil dans notre département, hein, où on a développé nos affaires depuis 88 ans. Et effectivement, alors qu'on a des activités anniversaires dans toutes les entreprises du groupe, pour Péduzy, c'est plus spécial, puisque ça correspond exactement à la date de naissance de l'entreprise, en 1938. Un petit historique, vite fait ? Alors, rapidement, l'historique... Donc, création par mon grand-père et ma grand-mère, Dominique et Catherine Péduzy, en 1938. Euh... Malheureusement, donc, le grand-père est décédé relativement tôt, en 1950. Donc c'est Livio Péduzy, à l'époque non-majeur, qui a repris l'entreprise. Et à partir de... des années 50, il lui a donné un certain développement. Euh... Qui a connu, comme toutes les entreprises, des hauts, des bas, des... des choses qui se sont plus ou moins bien passées. Mais globalement, ben voilà, il a mené cette entreprise pendant une longue durée, hein. Pendant presque 44 ans, donc sur les 88 ans dont on parle. Et donc dans les années... début des années 90, malheureusement, donc il est décédé. Et nous avons repris avec Dominique, mon frère, les destinées de l'entreprise, en 1993. Voilà. En lui donnant également d'autres tournants, soit en matière technique, soit en matière géographique, hein, puisque... il est évident que si l'entreprise était restée dans son jus et tout, elle ne serait pas... à la taille ni à... à l'importance qu'elle a... qu'elle a aujourd'hui. Et donc on a développé... tout ça, là, donc... jusque dans les années... actuelles, voilà, où on espère... continuer et pérenniser l'activité. — Ouais, parce qu'en fait, la... on va dire la petite entreprise Péduzy est devenue... un véritable groupe du bâtiment, quoi. — Alors, l'entreprise Péduzy en elle-même, c'est 160 personnes, réparties en différents pôles d'activité, avec chacun des responsables et collaborateurs affectés à différentes techniques et technologies. Mais effectivement, il y a d'autres métiers qui sont représentés dans le groupe à travers d'autres entreprises. Et aujourd'hui, donc, le groupe représente 14 entreprises, 400 personnes, et environ 70 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidés, là. — Et les domaines d'activité ? — Alors, les domaines d'activité, historiquement, nous sommes une entreprise de gros œuvres génie civile. C'est encore la part la plus importante au sein du groupe. Ça représente... les plus gros effectifs et la plus grosse activité. Derrière, on a une deuxième grosse activité qui com... qui comprend les résines. Donc, toutes les résines qui permettent soit de réparer, soit d'embellir, soit de traiter le béton. On a également des métiers autour de l'anticorrosion. Donc là, c'est pareil, c'est les traitements du métal. Et puis, on a des entreprises bien connues dans le secteur du tilleau, aussi, hein, comme l'entreprise Vinson, donc qui, elle, travaille dans le domaine de l'étanchéité des toitures, et également dans le domaine de... du chauffage et climatisation. Et puis, les ormes, qui sont une activité un petit peu à part, puisque si elle a bien une activité dans le bâtiment, à travers son activité JC logistique d'échafaudage, elle s'occupe de réparer et d'entretenir les véhicules du groupe, là. — Oui, mais là, c'est les entreprises du secteur. Il y en a quelques-unes de... un peu plus loin. Alors, d'un point de vue géographique, effectivement, hein, on est... on est essentiellement vosgiens, mais ceci étant, d'abord, les entreprises vosgiennes interviennent en dehors du département. Et puis, on a une entreprise qui s'appelle Solibat, là, qui est près de Vaslone, là, en Alsace. On a une entreprise ATSA, donc, qui est à Richevillers, également en Alsace. Chenigny, qui est à Hoffmont, dans le territoire de Belfort. Et puis, nous avons l'entreprise STS, donc, qui est près de Grenoble. Et enfin, l'entreprise EMTS, qui est installée dans les Vosges, a une agence, également, en Rhône-Alpes, entre Lyon et Valence, là. — Et avant de parler de cette journée, l'activité du groupe... De trois chiffres, comment ça va ? — Alors, l'activité du groupe... Bon, je veux pas un dessin. La conjoncture, elle est très compliquée. Mais le groupe sortit aujourd'hui plutôt correctement. On a... on a fait un exercice l'année dernière où, malgré une baisse de chiffre d'affaires, on a réussi à améliorer les résultats. Donc ça, c'était très bien. Donc ça veut dire que les équipes, au quotidien, ben, à la fois arrivent à trouver l'énergie, les ressources, l'intelligence et les idées, là, pour pouvoir mettre en œuvre des chantiers, de façon, y compris dans une conjoncture difficile, à y trouver un résultat positif pour tout le monde, là. On est, par ailleurs, très performants en matière de sécurité et santé, puisque quand on nous compare aux statistiques qu'on peut trouver dans la profession, en général, on est au minimum deux fois plus performants, que ce soit en matière d'accidentologie, de gravité, etc. Et ça a été confirmé par une enquête qu'on a réalisée en interne, qu'on appelle la QVCT, c'est-à-dire qualité de vie et conditions de travail, où les résultats donnés par les collaborateurs sont plutôt très bons, on va dire, par rapport à ce qu'on trouve dans la profession. — C'est une politique que tu pratiques depuis une paire d'années, ça ? — Alors, on peut pas pratiquer seule une politique comme ça, hein. C'est que toutes les équipes ont en tête la même chose. C'est-à-dire que pour travailler correctement, ben, ma foi, il faut aussi que les gens soient respectés, et puis qu'ils disposent de ce dont ils ont besoin en matière d'organisation, de matériel et autres, de management aussi, pour pouvoir exprimer au mieux leur qualité sur les chantiers, là. — Alors, aujourd'hui, c'est une grande journée. Qu'est-ce que... Quels sont les invités, qui peut venir, et qu'est-ce qu'il y a au programme ? — Alors, aujourd'hui, donc, on a invité, évidemment, des clients, s'ils pouvaient se déplacer. Évidemment, des fournisseurs-clés. Mais principalement, on va dire, beaucoup de collaborateurs, actuels ou anciens de l'entreprise, voilà, qui vont pouvoir retrouver sur place, bon, un certain nombre d'activités. La volonté est de faire quelque chose de plutôt, on va dire, familial, convivial. Voilà, c'est plutôt... Comment dire ? Une rencontre entre voisins, on dirait presque, hein, et tout. Où on va pouvoir, pour les gamins, ben, avoir des activités à travers le petit train. Donc c'est intéressant, parce que le petit train, s'il est installé à Fresse, c'est bien entendu qu'il y a des gens qui ont eu l'idée, la force, l'énergie de le faire. Mais il a fallu aussi du matériel, et un petit peu de soutien de ce côté-là. Donc ça, c'est l'entreprise qui l'a apporté. Donc là, ils vont pouvoir profiter du petit train, là, qui est juste à côté du stade. Ils vont travailler sur le stade Livio, où... Ben, on peut aussi constater que le club house, à côté duquel on est, et tout, est une réalisation de l'entreprise, mais qui s'est faite dans le cadre d'une formation, à l'époque, et donc qui n'a pas coûté grand-chose au club, puisque, en fait, c'est sur les heures de formation de l'entreprise que tout ça a été fait, avec la contribution de la commune, qui a payé les matériaux à l'époque. Voilà. On se retrouve sur le stade Livio-Péduzy, qui est un petit peu emblématique aussi, puisque, voilà, il porte le nom de celui qui a dirigé le plus long temps, aujourd'hui, l'entreprise... — Et qui a dirigé la commune. — Et qui a dirigé la commune, et qui a dirigé le club de foot. Là aussi, il y a des interactions. Le président du club de foot, actuellement, c'est Kevin Amato, qui travaille à l'entreprise, également. Donc... on voit que tout ça se croise et se rassemble. Donc il y aura un petit tournoi de foot... Enfin, un petit match de foot cet après-midi. Il y a possibilité aussi de faire de la pétanque. Et puis pour les gamins, il y a également possibilité de se balader sur des... des ânes, ou de profiter d'une structure gonflable pour s'amuser. Voilà. Tout ça en... en doute convivialité et tranquillité, quoi. — Donc t'es en train de... de recruter les ouruyettes, demain ? — Hé ! Alors ça, si on peut, oui ! Y a pas de problème, là. Parce que... clairement, pour des entreprises, ben il faut des collaborateurs. Ouais, j'espère qu'on est assez attractifs pour effectivement attirer tous ces jeunes-là. Je sais pas si les structures gonflables seront suffisantes pour leur faire décider, à leur âge, de venir chez nous. Mais on s'attachera à leur démontrer, chaque fois que ce sera l'occasion, là, que... ils peuvent venir travailler dans une entreprise où il fait bon travailler, je l'espère. — Alors j'te dis quoi pour terminer ? Bon 88e anniversaire, Italo Vaugin ? — Oui, ben... y a effectivement nos racines qui sont représentées. Y a sur le... sous le chapiteau, les... les figurines du carnaval de Schignano, là, qui sont figurées. Voilà. On a une mission qui dit qu'il faut puiser dans nos racines. Donc la partie italienne en fait partie. Mais c'est une partie italienne qui a su, on va dire... se mettre en place ici, collaborer avec les locaux. Et on aura toujours une petite pensée... pour le début de l'entreprise, hein, où en fait, ben les Italiens, venus s'installer en 1938 à l'aube de la guerre qui opposait entre autres la France à l'Italie, ben malgré tout, ils ont trouvé un terrain où ils ont trouvé des personnes avec qui travailler, avec qui s'entendre et avec qui collaborer. Donc voilà, c'est tout ce mélange-là, là, qui fait... qui fait la longévité, et dont on doit se souvenir pour continuer à poursuivre notre histoire.