Latest / Robert Werner lit les poètes

La mémoire, François Coppée
Souvent, lorsque la main sur les yeux je médite,Elle m’apparaît, svelte et la tête petite,Avec ses blonds cheveux coupés courts sur le front.Trouverai-je jamais des mots qui la peindront,La chère vision que malgré moi j’ai fuie ?Qu’est auprès de son teint la rose après la pluie ?Peut-on comparer même au chant du bengaliSon exotique accent, si clair et si joli ?Est-il une grenade entr’ouverte qui rendeL’incarnat de sa bouche adorablement grande ?Oui, les astres sont purs, mais aucun, dans les cieux,Aucun n’est éclatant et pur comme ses yeux ;Et l’antilope errant sous le taillis humideN’a pas…
The skinny
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