Latest / Les invités de Radio des Ballons / Une session du service national universel à Bussang
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- Le centre Zurewa de Bussan accueille, pour une quinzaine de jours, une nouvelle fois quelques 150 engagés du SNU, du Service National Universel, avec un chef de troupe, Sébastien Dinet. Parle-nous déjà un petit peu de toi. Oui, je suis le chef de centre du SNU Bussan. Moi, je suis un temporaire, engagé par l'Education nationale sur la mission de 15 jours, et puis des temps de préparation avant aussi. On a des temps dégagés pour les encadrants, des formations spécifiques au SNU. Dans la vie de tous les jours, je travaille au cabinet de madame la préfète des Vosges. Et je suis aussi officier de réserve pour la gendarmerie. OK. Pendant ces 15 jours, ces jeunes, de quel âge à quel âge, que vont-ils faire pendant cette petite quinzaine ? Alors, ces jeunes ont entre 15 et 17 ans. Et à travers ce programme du SNU, ils vont apprendre. On va essayer de leur restituer une multitude de choses à travers la cohésion nationale, à travers une culture de l'engagement et ainsi que des valeurs de la République. Et là, je crois qu'après-midi, d'après ce que tu m'as dit, ils sont en réunion avec quelques représentants de l'armée française, c'est ça ? Oui, tout à fait. Aujourd'hui, c'est la journée Défense mémoire, donc organisée par l'État. Différents représentants des armées marines, gendarmerie, armée de terre, orchestrés par le CSNG de Nancy, ceux qui gèrent les journées Défense citoyenne. Donc voilà, ils viennent expliquer un peu qu'est-ce que la nation, comment se passe une cérémonie patriotique. Voilà, ils ont différents thèmes et également des tests, des tests de français, voilà, sous différentes formes. Et ils vont ressortir un diplôme de cette journée et puis de cette caserne ? Oui, alors de cette journée, ils vont pouvoir valider leur journée Défense citoyenne, que tout jeune citoyen doit valider dans sa vie. À travers le SNU, ils pourront prétendre à valider cette JDC. Et à l'issue du SNU, ils vont valider un diplôme, la phase 1 du SNU, si ensuite ils vont devoir pratiquer la phase 2 du SNU à travers une mission d'intérêt général au sein d'un organisme, soit d'État, soit public, une association diverse, voilà, qui pourra accueillir des jeunes. Et toutes sortes d'associations ou peut-être plus caritatives, peut-être ? Oui, tout à fait. On reste toujours dans la culture de l'engagement. Donc c'est des associations, voilà, engagées. On pourrait voir la Croix-Rouge, on pourrait voir, voilà, aussi bien même chez les sapeurs-pompiers, voilà, tout type d'associations peut être intéressée. Et là, il me semble que ça fait plusieurs années que vous venez à Azurava. Pourquoi ? Alors, c'est simple. C'est une question de logistique. Donc le centre Azurava a vraiment la capacité d'accueil pour effectuer des centres avec 150 jeunes, plus de 20 encadrants. Donc voilà, c'est au moins près 170, parfois même plus encore. On a des centres avec 190 jeunes qui viennent, une trentaine d'encadrants. Donc il vaut vraiment de la logistique et des moyens. Oui, parce que c'est aujourd'hui 150 jeunes, mais il y a quand même une bonne partie d'encadrants autour d'eux. Oui, tout à fait. Voilà, on doit respecter des réglementations qu'on dit ACM, donc autour du tourisme de mineurs. Et voilà, la réglementation nous a imposé un volume d'encadrants par nombre de jeunes. Et aujourd'hui, nous sommes le 18 juin. Ce matin, vous étiez à Fresse. Tout à fait. On a pu bénéficier de notre participation à la cérémonie patriotique de l'appel du 18 juin à Fresse-sur-Moselle. Orchestré par M. Péduzy, président de l'association des maires des Vosges. Voilà, le SNU était ravi et fier de pouvoir participer à cette cérémonie. Et là, tu parles d'une journée avec les représentants de l'armée. C'est voulu que ce soit le 18 juin ? Les représentants de l'armée, oui, ils interviennent, mais pas que. Est-ce que c'est voulu que ça ait été fait le jour de l'appel ? Ah non, non, je ne pense pas. Ils ont un calendrier aussi bien précis, eux. Ils doivent intervenir sur les différents centres du département. En plus, au sein du département des Vosges, on a des autres départements un peu plus défavorisés, comme la Meuse, où ils n'arrivent pas à avoir des infrastructures. Donc, ils viennent faire leur séjour de cohésion sur notre département. Donc, c'est vrai que le CCNG de Nancy a plein de centres partout et sur le Grand Est. Et donc, je pense que leur calendrier est assez serré. Donc là, pendant cette caserne, il n'y a pas que des jeunes Vosges, alors ? Ah non, non. Justement, le but du SNU, c'est sortir les jeunes de leur environnement familial. Donc là, on n'accueille que des jeunes issus d'autres départements. Pour le SNU Vosges, là, actuellement, nous avons une centaine de jeunes issus du bassin parisien et une cinquantaine de Moselle. Et donc, les Vosges, quand il y a des jeunes engagés au SNU, ils vont vers d'autres départements aussi, alors ? Oui, tout à fait. Les Vosges, eux, sortent du département et vont parfois sur la Moselle, sur différents autres séjours. On ne peut pas connaître franchement la destination. C'est vraiment un aléa qui fait... Et là, cette quinzaine, ça va être à peu près jusqu'à fin juin ou une semaine. Et puis, il y a déjà des prochaines sessions qui seront prévues ici ? Non, ce sera la dernière session de l'année 2025. Voilà, pour le service des Vosges, je parle. Donc pour les Vosges, il y a une session en février, là, au mois de juin. Et pour cette année, ça finira là. Alors peut-être l'année prochaine ? Oui, bien sûr, on espère. Non, le SNU, on a un peu entendu parler que c'était la fin du SNU, tout ça, mais non. Il faut faire quelque chose pour la jeunesse. Pour l'instant, il sera maintenu l'année prochaine, peut-être sous la forme des classes engagées, c'est-à-dire des classes qui sont déterminées au sein des lycées, identifiées pour former des jeunes et puis faire ces séjours de cohésion. Mais non, il n'est pas fini. Bien sûr qu'il va perdurer. Un petit chiffre pour terminer, à peu près, combien d'engagés SNU français ? Alors en France, les années ont changé. Moi, ça fait 5 ans que je suis dans le dispositif. J'ai fait le premier séjour SNU Vosges, d'ailleurs, en 2020. Et l'année dernière, au niveau France, il y a environ 40 000 jeunes qui ont pu faire le SNU. Cette année, on est sur une fourchette plus basse, d'une quinzaine de mille. 15 000 jeunes. Les budgets ont aussi été revus un peu à la baisse. Donc voilà, beaucoup moins de centres ont eu lieu.