Latest / Débats et rencontres de L'Institut Paris Region / L'IA au service de la mobilité
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- 0:09J'ai le plaisir d'accueillir M.
- 0:11Bertrand Coquard,
- 0:12qui est vice-président à la Smart City Saint-Quentin en Yvelines et conseiller départemental également.
- 0:18Et on va parler,
- 0:20donc on a ce que je vous disais,
- 0:21on a parlé tout à l'heure accessibilité,
- 0:23maintenant on va parler mobilité et la façon dont on peut justement utiliser l'IA peut-être pour aborder ces questions au sein de la Smart City.
- 0:32d'une collectivité comme Saint-Quentin.
- 0:34Je vous laisse la parole,
- 0:35c'est à vous.
- 0:37Merci beaucoup et bonjour à vous.
- 0:41Je sais que c'est la fin de la journée.
- 0:42Je vais essayer de faire une présentation assez énergisante,
- 0:47si je peux.
- 0:49Je saisis toujours cette occasion pour expliquer que l'IA,
- 0:52c'est quelque chose qui est assez nouveau et on peut vraiment se former à tout âge.
- 0:55Je sais que j'ai longtemps travaillé pour Apple et avec mes...
- 1:02Mon mandat d'élu à la Smart City,
- 1:04j'ai vraiment vu l'intelligence artificielle émerger comme une vraie révolution qui allait bouleverser les années à venir et j'ai voulu très récemment me former.
- 1:13Donc j'ai fait un master de sciences en data science et en intelligence artificielle à l'âge de 52 ans.
- 1:19Donc c'est des choses que l'on peut faire,
- 1:21je vous invite vraiment à le faire,
- 1:22à vous former sur l'IA.
- 1:23C'est vraiment pas quelque chose de compliqué,
- 1:24moi je n'étais pas en format ingénieur,
- 1:27je ne suis pas ingénieur,
- 1:28j'ai fait une école de commerce.
- 1:30Et en fait,
- 1:31ça reste très intéressant de savoir comment fonctionne l'intelligence artificielle.
- 1:35On en entend tellement parler.
- 1:37L'objectif aujourd'hui,
- 1:38c'est de vous expliquer comment on peut mettre l'intelligence artificielle au service des territoires.
- 1:42Et donc,
- 1:43l'idée,
- 1:44c'est de vous expliquer l'implémentation un peu à 50 ans en Yvelines de cette IA.
- 1:49Vraiment là,
- 1:49pour le coup,
- 1:50on est sur le use case de la mobilité.
- 1:53Et vous verrez qu'on peut faire énormément de choses avec l'intelligence artificielle que l'on ne peut pas faire juste avec de la technologie.
- 1:59normal.
- 2:01Peut-être prendre le temps de vous expliquer où est Saint-Quentin-en-Yvelines.
- 2:04On est vraiment dans le sud-ouest de l'île de France,
- 2:08dans le territoire des Yvelines,
- 2:09dont je suis conseiller départemental.
- 2:11On a la chance d'avoir,
- 2:12d'héberger énormément de sièges sociaux en fait,
- 2:14de sociétés,
- 2:15donc Airbus,
- 2:17Thales,
- 2:18Crédit Agricole,
- 2:19etc.
- 2:19etc.
- 2:19Mercedes.
- 2:21Et donc on est un territoire vraiment d'innovation,
- 2:23on veut vraiment le flécher innovation.
- 2:25230 000 habitants,
- 2:27on a 17 000 entreprises,
- 2:28145 000 emplois,
- 2:29donc c'est vraiment quelque chose qui est important pour nous,
- 2:31la mobilité,
- 2:31puisque un des freins à la mobilité,
- 2:34pour les gens,
- 2:34par exemple Airbus,
- 2:35qui a vraiment besoin d'avoir des pointures en termes d'ingénieurs,
- 2:39comme Decaux d'ailleurs,
- 2:40c'est que les gens puissent se déplacer,
- 2:43souvent de Paris ou de la proche banlieue,
- 2:45pour venir à Saint-Quentin-les-Vines,
- 2:46ce n'est pas toujours simple,
- 2:48et donc on essaye de travailler là-dessus et de traquer ça.
- 2:51On a 7 gares,
- 2:52dont une gare qui va héberger la ligne 18.
- 2:55et du Grand Paris Express.
- 2:57Et on a cinq filières d'excellence.
- 2:59On héberge aussi automobile,
- 3:01puisqu'on a le technocentre de Renault,
- 3:03qui est sur notre territoire.
- 3:05L'aéronautique,
- 3:05je l'ai déjà dit,
- 3:06on a Airbus qui est présent.
- 3:08On a pas mal d'écoles aussi.
- 3:11Bref,
- 3:11on a cinq filières d'excellence.
- 3:15Et ça,
- 3:15c'était pour vous présenter un petit peu 50 ans en Eveline.
- 3:18Ce que l'on a essayé de faire avec la mobilité,
- 3:21on avait comme enjeu et objectif de développer les connaissances et les besoins des comportements des usagers en matière de mobilité.
- 3:28C'est vrai que ce n'est pas toujours évident de savoir sur son territoire,
- 3:31c'est quelque chose qui est très mouvant.
- 3:33Comment identifier les besoins et les connaissances.
- 3:38On a aussi comment mieux comprendre les déplacements des usagers,
- 3:41ça c'est quelque chose qui est important.
- 3:42Et pas que les usagers du territoire,
- 3:44on souhaitait savoir exactement.
- 3:47le point d'origine,
- 3:47le point de destination,
- 3:48combien de temps il restait sur le territoire et qu'est-ce qu'il y faisait.
- 3:51Donc c'était quelque chose qui était important pour nous.
- 3:54Et enfin de tester de nouvelles sources de données puisque vous savez qu'on a de plus en plus de capteurs maintenant et dans les voitures,
- 4:01vous ne le savez sûrement pas,
- 4:03mais quand vous cliquez,
- 4:04vous achetez une voiture,
- 4:05au démarrage on va vous dire est-ce que vous êtes d'accord pour les conditions d'usage,
- 4:11les terms and conditions,
- 4:12vous allez cliquer sur oui.
- 4:13Et la plupart du temps vous cliquez sur
- 4:15votre accord pour envoyer des données,
- 4:17des capteurs de votre véhicule de façon anonymisée.
- 4:20Donc,
- 4:20on ne sait pas qui il y est,
- 4:21mais on sait qu'il y a une Renault Mégane qui circule.
- 4:24Et les capteurs,
- 4:24c'est très intéressant pour nous parce qu'ils sont dans différents endroits de l'habitacle,
- 4:27notamment sur le freinage et sur les amortisseurs,
- 4:30si je me limite uniquement à ça.
- 4:32Et ça,
- 4:33vous voyez tout de suite qu'on est en capacité,
- 4:35quand on a les remontées des informations,
- 4:36de savoir s'il y a des coups de frein qui se sont passés,
- 4:39la géolocalisation des coups de frein.
- 4:41ou éventuellement le jeu des amortisseurs,
- 4:43donc ça permet d'identifier des nids de poules et ça permet d'identifier type Waze,
- 4:48quand vous avez beaucoup de coups de frein au même endroit,
- 4:50de se dire peut-être qu'il y a une zone accidentogène qu'on n'aurait jamais pu identifier nous sur le territoire sauf à attendre un accident et de se dire c'est juste un accident,
- 4:58est-ce qu'on fait quelque chose pour un accident ?
- 5:00Mais si on voit régulièrement des traces de freinage,
- 5:02c'est quelque chose qui est important.
- 5:04J'ai un petit peu plus loin,
- 5:04mais l'idée c'était vraiment ça,
- 5:07de développer des condensances,
- 5:08de tester et d'exploiter des nouvelles sources de données.
- 5:11de croiser des informations et on verra tout à l'heure que l'IA c'est ça,
- 5:15c'est cette capacité à pouvoir croiser des informations que l'humain ne peut pas croiser lui-même parce que son cerveau est relativement limité pour calculer énormément d'informations en temps réel.
- 5:24Donc l'IA va nous servir à ça.
- 5:26Et puis optimiser le recours au numérique et au gisement de données dans le cadre d'une stratégie de data hub territorial.
- 5:32Donc l'idée c'est non seulement on récolte des données,
- 5:35non seulement on récolte des données qui ne sont pas que des données du territoire,
- 5:38mais on a une capacité à les stocker.
- 5:41et les héberger dans un socle de données qui va nous permettre de les visualiser.
- 5:45C'est ce que vous avez pu voir sur la première page.
- 5:48Et surtout,
- 5:49on en est propriétaire.
- 5:50C'est un autre problème que l'on a dans les collectivités,
- 5:52c'est que souvent on fait appel à des prestataires pour des capteurs.
- 5:56Ce sont des standards différents.
- 5:59Quand on veut changer de capteur,
- 6:00souvent c'est difficile parce que c'est un autre type de logiciel.
- 6:06Ils ne nous donnent pas toujours la disponibilité des données.
- 6:09Ils nous envoient des paquets de données,
- 6:10mais les données brutes,
- 6:11on ne les a pas.
- 6:12C'est hébergé sur leur serveur.
- 6:13Tout ça,
- 6:13c'est un vrai souci quand on veut travailler sur l'IA.
- 6:15C'était un peu ce qu'on voulait faire sur les enjeux et les objectifs.
- 6:21En termes de principes technologiques,
- 6:25on est parti du fait que les individus ne se déplacent pas de façon aléatoire.
- 6:31C'est un peu,
- 6:31alors l'IA,
- 6:32on va parler beaucoup statistique et probabilité.
- 6:34C'est ça qui fait le cœur du service.
- 6:37Donc,
- 6:37en partant du principe que les individus ne se déplacent pas de façon aléatoire,
- 6:41on a une certaine corrélation.
- 6:42Donc,
- 6:43on peut se dire qu'on peut faire appel à des outils statisticiens.
- 6:48et de probabilité.
- 6:49La structure de la mobilité peut s'apprendre par l'IA,
- 6:52effectivement,
- 6:53et cet apprentissage permet d'inférer la mobilité dans l'espace-temps.
- 6:57Alors,
- 6:57inférer,
- 6:57c'est un langage hyper technique,
- 7:00très IA,
- 7:00qui veut dire juste calculer,
- 7:01dans l'idée,
- 7:02si je le résume comme ça.
- 7:03Donc,
- 7:04vous allez vraiment pouvoir le faire.
- 7:05Donc,
- 7:06vous avez trois choses qui sont importantes.
- 7:07Vous avez le territoire,
- 7:09avoir des données du territoire,
- 7:11donc principalement GPS,
- 7:12comment les constituer,
- 7:13les rues,
- 7:13etc.
- 7:15Il vous faut les données des individus,
- 7:17ça c'est déjà plus difficile,
- 7:18puisqu'on a quand même une loi qui s'appelle RGPD,
- 7:20qui empêche d'aller savoir exactement ce que vous faites vous,
- 7:25de façon personnelle.
- 7:27Mais il y a quand même des organismes qui collectent beaucoup de choses sur nous.
- 7:31C'est le recensement de l'INSEE,
- 7:32par exemple,
- 7:33on sait où vous habitez,
- 7:34la composition du foyer,
- 7:37etc.
- 7:39La catégorie socio-professionnelle,
- 7:40tout ce qui peut éventuellement intéresser le territoire pour savoir qui s'y déplace.
- 7:44Et ce n'est pas quelque chose que l'on sait sauf à faire des enquêtes.
- 7:48Et encore une fois,
- 7:49c'est un panel relativement bas.
- 7:51Et enfin,
- 7:51les déplacements,
- 7:52c'est très compliqué.
- 7:53On ne va pas mettre des caméras de visioprotection partout.
- 7:56On ne va pas aller tracer où est-ce qu'il est rentré,
- 7:58où il est parti.
- 7:59Alors,
- 8:00vous avez des chaînes,
- 8:01ça coûte relativement chêne,
- 8:02des chaînes de comptage au sol,
- 8:05mais ça va être souvent limité à une grande voie ou deux grandes voies.
- 8:08Ce n'est pas toujours fiable.
- 8:10On ne sait pas si c'est un camion qui passe,
- 8:11si c'est un vélo qui passe,
- 8:12si c'est une moto qui passe.
- 8:13On n'a pas forcément la vitesse.
- 8:16Ce n'est pas très précis et surtout,
- 8:17ça coûte relativement cher.
- 8:19Et puis,
- 8:19on ne va pas mettre des capteurs partout.
- 8:20Il y a des villes qui décident,
- 8:21comme Nice,
- 8:22de mettre des capteurs absolument partout.
- 8:24Pourquoi pas ?
- 8:26Ce n'était pas là notre stratégie.
- 8:28Donc,
- 8:28on a pris un petit peu ces trois choses-là et puis on a essayé de voir est-ce que l'IA pouvait éventuellement nous aider ?
- 8:35à modéliser quelque chose qui ferait que je vous listerais les cas d'usage.
- 8:40On peut aller.
- 8:41Je vais vous parler des cas d'usage et après,
- 8:43je vous parlerai du type de données que l'on a recueillies.
- 8:45Sur le territoire,
- 8:46il y a quatre cas d'usage que l'on a essayé de faire.
- 8:48Un premier qui est l'amélioration de la connaissance des déplacements et donc notamment le suivi précis des flux multimodaux.
- 8:56Très intéressant pour les territoires de se dire on va faire une zone de covoiturage ou un stationnement où on vient,
- 9:03on est avec sa voiture,
- 9:04on repart avec le Vélib,
- 9:06on prend le train.
- 9:07Donc savoir aujourd'hui ce qui se passe sur son territoire.
- 9:11Est-ce qu'il y a des échanges multimodaux ?
- 9:13Est-ce qu'on dépose sa voiture dans un parking ou on repart avec une trottinette ?
- 9:16Est-ce qu'on dépose sa voiture pour repartir sur un train ?
- 9:19Tout ça,
- 9:19c'est des choses qui sont intéressantes pour nous.
- 9:20Et inversement,
- 9:21est-ce que l'on vient en train et on prend la trottinette ou le vélo ?
- 9:24ou on y va à pied ou on fait autre chose.
- 9:28Donc ça,
- 9:28c'est effectivement ce qu'on souhaitait connaître.
- 9:31La fiabilisation du modèle de trafic,
- 9:33c'est-à-dire on a intégré des modèles de simulation de trafic avec des flux routiers et notamment tout ce qui est véhicules lourds et poids lourds.
- 9:41On souhaitait savoir un petit peu comment se coordonnait ce trafic-là en identifiant des classes d'engin.
- 9:48Le développement d'une méthode de comptage routier sans capteur.
- 9:52Comment on va pouvoir mesurer le nombre de véhicules entrant et sortant par voie,
- 9:58par rue,
- 9:59sans capteur ?
- 10:00Comment on pourrait faire ça ?
- 10:02Et enfin,
- 10:03analyser l'attractivité des cinq zones économiques et commerciales du territoire en se disant,
- 10:07je vais aller cibler à la maille près,
- 10:10je vais essayer de voir qui se déplace sur ces zones-là.
- 10:12Est-ce qu'ils viennent de loin ?
- 10:13Est-ce qu'ils ne viennent pas de loin ?
- 10:14Est-ce que ce sont des gens du territoire ?
- 10:16Combien de temps ils y restent ?
- 10:18Donc c'est vraiment ces quatre...
- 10:20cas d'usage là que l'on a essayé de développer à travers ce que l'on fait.
- 10:26Alors,
- 10:26les sources de données,
- 10:27comme vous pouvez voir,
- 10:28elles sont vraiment différentes.
- 10:30Donc,
- 10:30le recensement,
- 10:31on a été les chercher.
- 10:32Alors,
- 10:32quand je dis on,
- 10:33c'est un consortium.
- 10:34On verra à la fin qui a été chercher des bases de données INSEE,
- 10:39les bases de données sur les ménages,
- 10:41les déplacements professionnels et les déplacements scolaires.
- 10:43Donc,
- 10:43ça,
- 10:44c'est le recensement que l'on a.
- 10:45Donc,
- 10:45on a ce type de données là.
- 10:48Ensuite,
- 10:48on a des capteurs.
- 10:49Ce ne sont pas nos capteurs installés sur le territoire.
- 10:51Ce sont des capteurs qui sont déjà en place dans les voitures.
- 10:54Donc,
- 10:54les GPS des voitures.
- 10:56et le téléphone.
- 10:57Le téléphone portable,
- 10:58on sait qu'aujourd'hui,
- 10:59envoie nos informations de localisation de façon,
- 11:03encore une fois,
- 11:04anonymisée,
- 11:05mais on sait traquer.
- 11:07Donc si on a un GPS,
- 11:10une donnée de GPS de voiture avec une donnée de GPS de téléphone à l'intérieur de la voiture qui se déplace à la même vitesse que la voiture,
- 11:18on va se dire qu'effectivement...
- 11:20cette voiture-là est démarrée à un endroit et la personne qui a déclenché quand il sort de chez lui,
- 11:26on va savoir son point d'origine et on va savoir son point de destination,
- 11:29on va savoir tout son parcours en ciblant les deux choses.
- 11:32On ne sait toujours pas qui il est et on s'en fiche,
- 11:34mais on va savoir.
- 11:36Ce qui va être intéressant,
- 11:37c'est que on va aussi se dire qu'il est point de départ la ville de
- 11:43Boulogne-Biancourt, cette Ausha de Boulogne-Biancourt.
- 11:46On va regarder les statistiques de l'INSEE.
- 11:48Dans cette Ausha,
- 11:49C'est quoi le profil à peu près de la population en pourcentage ?
- 11:53Il y a une forte probabilité que ce soit plutôt un homme qui va travailler
- 11:57CSP++.
- 12:00On va pouvoir avoir ce type d'informations-là en termes de proba.
- 12:03Donc on sait qu'il y a un homme qui va travailler tous les matins à peu près à cette heure-là,
- 12:07CSP++,
- 12:09qui avec sa voiture parcourt le territoire et s'arrête à un endroit.
- 12:12Qu'est-ce qu'il y fait ?
- 12:13Est-ce que c'est une zone commerciale ?
- 12:14Est-ce que c'est une zone...
- 12:15Voilà,
- 12:15donc on va avoir ce type de données-là.
- 12:17On ne sait toujours pas qui c'est et on s'en fiche.
- 12:19On est toujours dans la loi,
- 12:20on respecte toujours RGPD,
- 12:22mais c'est des données importantes.
- 12:23On va avoir besoin de la cartographie,
- 12:27des bases de données économiques et sociales,
- 12:30des points d'intérêt,
- 12:31des images satellites.
- 12:31On va utiliser toutes ces données que l'on peut avoir pour pouvoir faire ça.
- 12:35Et on va aussi utiliser des enquêtes d'origine,
- 12:37destination,
- 12:38enquête,
- 12:38ménage,
- 12:38déplacement,
- 12:39et comptage routier et vélo.
- 12:41Ce sont d'autres types d'informations qu'on va avoir.
- 12:43C'est toutes les données que l'on a utilisées à la base pour faire notre modèle.
- 12:48qui est assez intéressant.
- 12:50Les résultats qu'on attendait c'était amélioration,
- 12:54je vous l'ai déjà dit,
- 12:55amélioration de la connaissance des déplacements,
- 12:57fiabiliser le modèle de trafic,
- 12:59développer une méthode de comptage et on voulait pouvoir suivre ça en temps réel.
- 13:03C'est à dire qu'on voulait avoir un outil,
- 13:06parce que ça c'est autre chose.
- 13:09Ça,
- 13:09c'est plutôt un outil métier.
- 13:11C'est-à-dire que le service des mobilités va être très intéressé d'aller dans la technique,
- 13:16combien de vélos,
- 13:16etc.
- 13:17Ce n'est pas toujours quelque chose que vous pouvez montrer à vos élus derrière.
- 13:20Parce que ça dit quoi,
- 13:21tous ces chiffres-là ?
- 13:22On a des données brutes comme ça,
- 13:23mais comment on les explique,
- 13:24comment on les montre aux élus ?
- 13:27Et donc,
- 13:27c'est important pour nous d'avoir des solutions un petit peu comme ces solutions d'hypervision.
- 13:31Donc là,
- 13:32ce que vous avez,
- 13:33c'est la finalité de tout.
- 13:35Vous avez des données qui sont agrégées,
- 13:37vous avez l'IA qui va travailler et qui va concaténer ces données-là pour nous faire des projections.
- 13:44Et au final,
- 13:45vous allez avoir les lus ou les services qui vont pouvoir avoir accès à ce type de données-là.
- 13:52Avec là,
- 13:52par exemple,
- 13:53indicateur 1,
- 13:54le mode de transport des voyageurs,
- 13:5672%
- 13:58sur le territoire,
- 13:5972,7%.
- 14:01Sans.
- 14:012%
- 14:02de vélos,
- 14:02vous voyez,
- 14:02ce n'est pas terrible.
- 14:03On a investi quasiment 30 millions d'euros pour faire des pistes cyclables aux 50 ans d'Yvelines.
- 14:08C'est aussi une mesure de la politique du territoire.
- 14:13Vous êtes en capacité sur la zone qu'on avait ciblée là.
- 14:16Il n'y a que 2%
- 14:17d'usagers sur le vélo.
- 14:19Ça peut paraître peu.
- 14:20Je crois qu'en France,
- 14:21à peu près 6%
- 14:22ou 7%.
- 14:23Je ne sais plus.
- 14:23Il y avait des statistiques comme ça.
- 14:24Ce n'était pas énorme,
- 14:25mais c'était en progression.
- 14:27Seulement,
- 14:27vous savez à peu près,
- 14:28mais vous allez pouvoir traquer la progression.
- 14:302%,
- 14:30peut-être que ce n'est pas terrible.
- 14:31mais peut-être que dans six mois ça sera 4 et là on pourra se dire ok ça sert à quelque chose qu'on fasse des efforts transports en commun parce qu'on était aussi en capacité à identifier les bus et donc et éventuellement les trams si vous en avez donc vous savez identifier du transport en commun de
- 14:51la circulation douce donc ça va être à pied du deux roues 1,3 %
- 14:55donc deux roues c'est pas du vélo mais c'est plutôt des motos vous voyez qu'on est plutôt avoir un territoire toi
- 15:00Et ça s'explique,
- 15:01nous,
- 15:02où les gens viennent principalement en voiture,
- 15:04parce que malheureusement,
- 15:05le train et on n'a qu'une seule gare,
- 15:07vraiment avec une seule connexion avec Paris,
- 15:09ce n'est pas évident.
- 15:09Donc,
- 15:09on doit vraiment travailler sur nos mobilités.
- 15:13Pourquoi c'est intéressant ?
- 15:14Alors en plus vous avez le pic,
- 15:16donc c'est quelque chose qui est assez intéressant de la voir.
- 15:19Et bien sûr on a l'évolution.
- 15:21Quand vous avez l'évolution en intelligence artificielle ou en probabilité en statistique,
- 15:26quand vous avez un historique assez important,
- 15:29vous pouvez commencer à prédire.
- 15:30Vous pouvez commencer à vous dire,
- 15:32voilà,
- 15:33si on peut aller là,
- 15:34on peut faire ci,
- 15:34on peut anticiper peut-être un flux.
- 15:38Il y a eu plein de dérivés à ça,
- 15:40mais c'est quelque chose qui est intéressant.
- 15:41Donc on a...
- 15:43Ce premier indicateur,
- 15:44le deuxième indicateur que vous voyez ici,
- 15:45c'est ce que je vous expliquais.
- 15:47C'est le CSP des voyageurs.
- 15:50Donc ça,
- 15:50vous avez la maille.
- 15:51En fait,
- 15:52chaque ville à peu près autour.
- 15:55Et donc,
- 15:56on va.
- 15:57On a des origines qui sont diverses.
- 15:58On a même des gens qui viennent de Vernon,
- 15:59en fait,
- 16:00qui viennent directement sur 50 ans d'ivril.
- 16:03Et on est en capacité à savoir encore une fois la répartition.
- 16:06Donc là,
- 16:07c'est doublé.
- 16:07C'est la même chose.
- 16:08On va savoir le nombre de déplacements.
- 16:10Et du coup,
- 16:10on sait calculer approximativement le gaz à effet de serre que ça a généré en fonction,
- 16:18parce qu'on est en capacité d'identifier une voiture,
- 16:21un camion,
- 16:22etc.
- 16:24Alors,
- 16:24bien sûr,
- 16:24ça reste des outils statistiques.
- 16:26Avec ça,
- 16:27avec l'œil ici,
- 16:28on voit assez vite dans quelles communes ça se dirige.
- 16:32Et principalement,
- 16:33on est ici sur des communes où il y a nos centres.
- 16:37Guyancourt,
- 16:38la Technocentre,
- 16:39etc.
- 16:39Donc,
- 16:40on est en capacité à voir l'origine,
- 16:43la destination.
- 16:45Et pourquoi ça change beaucoup de choses ?
- 16:46Ça change beaucoup de choses parce qu'on n'est plus du tout sur la politique du doigt mouillé.
- 16:50Je ne sais pas à peu près.
- 16:51On sait qu'il y a beaucoup de personnes et souvent,
- 16:54des fois,
- 16:54on se fait des idées assez fausses sur des zones parce que peut-être qu'il y a un peu d'embouteillage.
- 16:58C'est juste le feu qui est mal réglé.
- 16:59Ce n'est pas juste qu'il y a beaucoup de personnes qui arrivent.
- 17:02C'est que c'est peut-être le feu qui est mal réglé.
- 17:05Donc,
- 17:05ça nous donne un indicateur.
- 17:07Alors,
- 17:07on a d'autres indicateurs,
- 17:08mais c'est des choses qui sont qui sont faits en finalité.
- 17:11Vous pouvez voir qu'il y a pas mal de filtres qui vous permettent de sélectionner les départements,
- 17:17les régions,
- 17:18l'origine et la destination.
- 17:19Vous allez voir le flux par destination,
- 17:22par déplacement.
- 17:23Ici,
- 17:23pareil,
- 17:24vous allez pouvoir sélectionner sur la carte d'origine.
- 17:27Vous pouvez même aller jusqu'au quartier.
- 17:32Pourquoi on peut aller jusqu'au quartier ?
- 17:33Vous avez différentes technologies,
- 17:35notamment beaucoup de villes vont utiliser les données téléphones,
- 17:40les données téléphones qui s'achètent.
- 17:42Le seul problème de la donnée téléphone,
- 17:44c'est qu'on peut certes passer à mobile,
- 17:48mais on ne voit le mouvement qu'entre deux antennes.
- 17:53Il y a plein de villes où une antenne gère énormément d'espace.
- 17:57Donc,
- 17:57c'est comme si la personne ne bougeait pas,
- 17:59ce qui est quand même problématique,
- 18:00parce que du coup,
- 18:01on ne va pas pouvoir au quartier près savoir si la personne a bougé,
- 18:04si les deux quartiers.
- 18:05Donc,
- 18:05on a besoin d'avoir d'autres informations,
- 18:08d'où les informations de la voiture et d'où après des outils statistiques qui permettent de mesurer les déplacements.
- 18:15Alors,
- 18:15si vous me posez la question,
- 18:16est ce que c'est précis ?
- 18:19Ce n'est pas 100%
- 18:20précis parce qu'on est sur la probabilité.
- 18:23Ceci dit,
- 18:24il y a une précision qui a été...
- 18:27Au départ,
- 18:28on était à peu près à 60%
- 18:29de précision,
- 18:29ce qui est déjà pas mal pour des moteurs d'IA.
- 18:34En IA généralement tout dépend du métier,
- 18:36on peut partir en production à partir de 70-80%,
- 18:39tout dépend de ce que l'on veut faire.
- 18:4160 c'était pas mal et après vous travaillez à tâtons,
- 18:43vous essayez d'améliorer le modèle,
- 18:45vous allez chercher d'autres données,
- 18:46vous allez croiser,
- 18:47vous faites travailler votre algorithme et au final on est parti nous à maintenant,
- 18:52on est à peu près à 90%
- 18:55de précision,
- 18:56ce qui est pas mal,
- 18:57ça nous laisse 10%
- 18:58d'erreur.
- 18:59Ce qui est vraiment pas mal parce que l'investissement est uniquement un investissement de plateforme et d'achat de data et après d'ingénierie.
- 19:05Mais on n'a pas dû acheter des capteurs.
- 19:07Je vous rappelle qu'on n'a pas acheté de capteurs.
- 19:09Quand vous achetez des capteurs,
- 19:09il faut penser à l'infrastructure,
- 19:11aussi réseau,
- 19:12comment vous allez transmettre l'information,
- 19:13comment vous allez garder l'information.
- 19:14Il y a de la maintenance.
- 19:16Donc tout ça,
- 19:16c'est un petit peu compliqué et vous ne pouvez pas couvrir tout le territoire.
- 19:19C'est impossible,
- 19:19ça coûte trop d'argent.
- 19:21Donc on est assez satisfait du résultat.
- 19:25On est même très content du résultat.
- 19:27Et on a fait ça aussi à plusieurs,
- 19:30puisque les partenaires,
- 19:30alors bien sûr,
- 19:31c'est Saint-Quentin-en-Yvelines,
- 19:32c'est le territoire que je représente.
- 19:34Mais vous avez aussi Entropi,
- 19:35qui est une société de Versailles qui nous gère tout l'aspect intelligence artificielle,
- 19:40qui a d'ailleurs reçu un prix de la région Île-de-France.
- 19:44Valérie
- 19:45Pécresse a été visitée,
- 19:46je crois que l'année dernière,
- 19:48la société.
- 19:48Elle était présente aussi sur le pavillon Île-de-France au CIS à Las Vegas.
- 19:54Donc Entropi,
- 19:55une société start-up.
- 19:56qui travaille tout l'IA,
- 19:58tout notre moteur d'intelligence artificielle.
- 20:00Hexadone,
- 20:02qui est la société qui héberge ce qu'on appelle le socle de données.
- 20:08Donc,
- 20:08elle va fournir ce socle de données là et avec ce socle de données là,
- 20:11elle va pouvoir aller agréger toutes les informations reçues par les différents capteurs et autres.
- 20:17Et elle va pouvoir faire cette plateforme d'hypervision.
- 20:19C'est Exadone qui fait ce type de choses là.
- 20:23Et vous aurez aussi
- 20:24Software Republic,
- 20:25qui est un écosystème de 50 ans en Yvelines,
- 20:27mais qui s'étend un petit peu après avec des entreprises du territoire.
- 20:31Vous avez des sociétés qui se regroupent entre elles.
- 20:35Donc Orange,
- 20:36Renault,
- 20:36Eviden.
- 20:37micro
- 20:38ST électronique Dassault Thales pour pouvoir travailler sur des cas d'usage précis à destination soit des collectivités,
- 20:45des industries,
- 20:46mais également des écoles et des startups.
- 20:48Donc,
- 20:48c'est un process un peu particulier.
- 20:50Au lieu de partir sur des appels à projets tout seul,
- 20:54ils vont se dire comment on peut faire travailler,
- 20:55comment on peut réfléchir,
- 20:56comment on peut faire de l'innovation ensemble pour répondre à des cas d'usage des territoires ou des industries.
- 21:02Donc,
- 21:03Software et Pluik,
- 21:03c'est une entité un petit peu un petit peu à part.
- 21:06qui appartient un peu à Renault,
- 21:07donc à l'origine c'est Renault.
- 21:11Et voilà,
- 21:12donc ce que je pouvais dire sur,
- 21:13je crois que j'ai fait 20 à 25 minutes à peu près,
- 21:16on est plutôt pas mal.
- 21:18Voilà,
- 21:20et donc oui,
- 21:21on est vraiment extrêmement content de ce qu'on en a fait au final,
- 21:25ça marche.
- 21:25Donc c'était ce qu'on appelle un POC,
- 21:27un back-assal,
- 21:29un proof of concept qui a duré d'abord trois mois,
- 21:32puis étendu.
- 21:33Et maintenant ce que l'on va faire,
- 21:34on est tellement content de ça.
- 21:36Maintenant qu'on a acheté un socle de données pour faire cette mobilité,
- 21:40on peut y rajouter tous les cas d'usage de l'agglomération.
- 21:42C'est-à-dire que sur ce socle-là,
- 21:44on va venir récupérer les données sur les déchets,
- 21:46les déchets verts.
- 21:47Vous savez que de plus en plus,
- 21:48maintenant,
- 21:48on peut avoir des capteurs dans les poubelles qui nous remontent l'information du taux de remplissage,
- 21:54qui est très intéressant parce que d'abord,
- 21:57les habitudes des gens changent.
- 21:59Et donc,
- 22:00on a cet changement,
- 22:02on l'a assez rapidement.
- 22:03Et surtout,
- 22:04ça nous permet d'optimiser nos tournées.
- 22:06On sait tous qu'on a de moins en moins d'argent dans les territoires et que le fonctionnement,
- 22:13et donc l'humain,
- 22:14c'est bien de l'optimiser.
- 22:16Et c'est un moyen de le faire.
- 22:18Donc,
- 22:18on va pouvoir,
- 22:18à Saint-Quentin,
- 22:19rajouter le socle déchets verts.
- 22:21On va pouvoir rajouter le socle qualité de l'air parce qu'on mesure aussi la qualité de l'air.
- 22:26Et on aura tout ça sur une plateforme d'hypervision qui est la même pour tout le monde.
- 22:31Voilà.
- 22:32Merci.
- 22:32Alors,
- 22:33du coup,
- 22:33j'ai plusieurs questions.
- 22:37Donc,
- 22:37si je comprends bien,
- 22:37vous aviez commencé par un POC qui,
- 22:40du coup,
- 22:40s'est concrétisé avec un certain nombre de partenaires.
- 22:46Moi,
- 22:46ma première question qui peut paraître un peu étrange ou pas,
- 22:51vous me direz,
- 22:52c'est finalement comment est-ce que les élus ont accueilli ?
- 22:56Parce qu'on a eu pas mal d'échanges depuis ce matin autour de l'IA,
- 23:00autour des fantasmes créés par l'IA,
- 23:02par rapport aussi aux craintes de l'IA et de ce qu'a ça.
- 23:05pouvaient engendrer en termes de préparation de données,
- 23:09de coûts,
- 23:10d'infrastructures,
- 23:11etc.
- 23:13Là,
- 23:14même si tout ça fonctionne et que vous avez pu faire quand même la preuve de ce que ça pouvait être,
- 23:19comment est-ce qu'ils se sont appropriés ?
- 23:21Est-ce qu'ils se sont appropriés ?
- 23:22Et comment est-ce qu'ils ont réagi ?
- 23:24Alors,
- 23:24c'est une très bonne question.
- 23:25Je parlerai et des élus et des agents administratifs.
- 23:30On a bien sûr commencé.
- 23:32En fait...
- 23:33On avait une stratégie de la donnée.
- 23:34Je pense que c'est très important avant de démarrer sur des POCs,
- 23:37sur l'IA.
- 23:37Tout ça,
- 23:38c'est inscrit dans une stratégie de la donnée.
- 23:39On ne démarre pas sur l'IA comme ça,
- 23:41sur un POC,
- 23:42en se disant c'est l'IA,
- 23:43c'est super,
- 23:43il faut qu'on en ait.
- 23:44Il faut vraiment une stratégie de la donnée.
- 23:46Moi,
- 23:46c'est ce que je dis à chaque fois.
- 23:48L'IA sans la data,
- 23:50c'est rien.
- 23:51Donc,
- 23:51il faut d'abord penser à la data.
- 23:53Parce que si on n'a pas de data,
- 23:54il ne faut même pas réfléchir à ce qu'on peut faire de l'IA.
- 23:56Ce n'est pas possible.
- 23:57Bon,
- 23:58en l'occurrence,
- 23:59c'était un petit peu différent.
- 24:00Quand vous réfléchissez à la data,
- 24:03ça va être d'abord le premier,
- 24:04c'est qu'est-ce qu'on a,
- 24:06donc un audit au niveau de la data,
- 24:07qu'est-ce que l'on a dans les services déjà.
- 24:09Parce qu'on remarque qu'on a tous de la donnée en siloté,
- 24:11on ne sait pas ce que les autres services ont.
- 24:14Souvent on a la même,
- 24:15des fois elle est dupliquée,
- 24:17et pourtant la data de l'autre peut être vachement utile à son service métier.
- 24:21Donc ça a été toute cette phase d'essayer de se dire,
- 24:24l'audit de la data,
- 24:24qu'est-ce que l'on a comme type de data,
- 24:26mettre tous les services ensemble et se dire voilà ce qu'on a comme type de données.
- 24:29Et on a démarré la phase d'acculturation autour de qu'est-ce que la donnée,
- 24:33à quoi ça peut servir,
- 24:34parce que ça peut faire peur,
- 24:34effectivement,
- 24:35la donnée.
- 24:36Quand on nous demande des reportings,
- 24:38on se dit,
- 24:40pourquoi,
- 24:40pourquoi ?
- 24:41On va essayer d'optimiser le reporting pour qu'il paraisse bien.
- 24:45Bref,
- 24:45il y a plein de biais qui sont liés autour de ça.
- 24:47Donc,
- 24:47on a fait ce cheminement-là.
- 24:49Et donc,
- 24:50pour revenir à votre question sur les élus,
- 24:53on a souvent des élus âgés.
- 24:57Je veux dire comme ça,
- 25:00parce que c'est comme ça,
- 25:01c'est fait comme ça.
- 25:02Pas tous,
- 25:03mais c'est comme ça.
- 25:04Moi,
- 25:04j'ai hérité à chaque fois que ce soit au département,
- 25:05que ce soit à 50 ans Nivelline,
- 25:07j'ai hérité de la compétence numérique parce que j'étais jeune et que je travaillais chez Apple.
- 25:14Voilà,
- 25:14toi,
- 25:14tu travailles chez Apple,
- 25:15tu vas faire le numérique.
- 25:16Ça n'a pas grand chose à voir parce que je ne suis pas un ingénieur réseau.
- 25:20Et en face de ça,
- 25:21vous avez souvent des outils métiers comme la DSI,
- 25:23qui est souvent hyper puissante dans l'outil décisionnel.
- 25:28Il y a peut-être des gens de la DSI là qui ont été formés il y a quelques années,
- 25:32qui ont été formés sur ce qu'il y avait à l'époque.
- 25:34Donc souvent,
- 25:35ils sont assez précautionneux.
- 25:37Ils n'aiment pas trop le cloud.
- 25:39Je fais des gros préjugés.
- 25:40Je suis désolé,
- 25:42mais assez conservateur.
- 25:44Et donc tout ça,
- 25:45ça communique pas très bien sur l'IA parce que c'est vrai que l'IA c'est pas trop on-premises comme on dit sur les serveurs parce que ça nécessite beaucoup de puissance de calcul et ça on peut pas le délivrer sur le site.
- 25:58Donc c'est plutôt sur le cloud.
- 26:00Donc déjà c'est pas terrible.
- 26:02Et puis personne n'y comprend rien en fait parce que c'est un peu compliqué.
- 26:05On veut vous le rendre compliqué.
- 26:06En même temps on parle d'IA partout donc maintenant tout est IA.
- 26:09totalement une bêtise phénoménale.
- 26:12Il y a énormément de choses qui sont statistiques et probabilistiques,
- 26:15mais absolument pas d'intelligence artificielle.
- 26:20Et puis,
- 26:20ça va très vite aussi.
- 26:21C'est-à-dire que l'intelligence artificielle,
- 26:22moi,
- 26:22j'ai été diplômé en janvier 2024.
- 26:26Entre-temps,
- 26:26ça fait un an,
- 26:27on est déjà passé sur d'autres algorithmes.
- 26:30Ça va beaucoup plus vite,
- 26:30ça progresse extrêmement vite.
- 26:33Donc,
- 26:33les élus ne sont pas trop bien formés.
- 26:35Quand on n'est pas formé,
- 26:36on ne connaît pas,
- 26:37on a peur,
- 26:37on ne sait pas.
- 26:39Je dois dire aussi qu'on a des cas de conseils,
- 26:41il faut bien les choisir,
- 26:42qui nous accompagnent pas toujours de façon très clean.
- 26:45C'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont là pour prendre beaucoup d'argent.
- 26:48Donc bon voilà,
- 26:49il faut dire les choses telles quelles.
- 26:51Qui ne sont pas forcément mieux formés que nous sur l'IA.
- 26:53Alors ça va de mieux en mieux.
- 26:54Moi j'engage vraiment les gens à faire des études,
- 26:57regarder avec vos collègues.
- 26:58Il y a des gens qui se spécialisent vraiment dans l'IA,
- 27:01qui ont des data scientists,
- 27:03qui sont là pour ça.
- 27:04Et donc ça c'est important parce qu'il n'y a que les experts qui savent.
- 27:07Donc,
- 27:07ce n'est pas simple pour répondre à votre question de façon un peu longue.
- 27:13Je me doutais un petit peu de la réponse,
- 27:14mais je trouve que c'est aussi une étape importante dans l'appropriation un petit peu de ces nouvelles technologies,
- 27:18de ce qu'on peut faire avec.
- 27:20Si on veut réussir à convaincre de la pertinence de ce qu'on va mettre en place,
- 27:26qui peut être long,
- 27:27qui peut avoir un coût.
- 27:28Effectivement,
- 27:29il y a quand même ce travail d'appropriation qui n'est pas anodin.
- 27:33J'ai oublié quelque chose qui était important,
- 27:34c'est que l'élu a aussi,
- 27:36parce que j'ai tapé sur tout le monde,
- 27:37mais pas sur l'élu.
- 27:39l'élu il a cette propension à savoir à vous dire qu'il connait son territoire par coeur et en fait il le connait parce qu'il y a toutes les 25 mêmes personnes qui lui donnent du feedback mais ces personnes là c'est toujours les 25 mêmes et donc il ne peut pas connaître son territoire quand
- 27:55on est en communauté d'agglomération donc moi j'ai 12 maires qui veulent avoir une déchetterie chez eux,
- 28:00ils vont tous vous expliquer que c'est chez eux qu'il faut qu'elle soit
- 28:03sans avoir aucune data.
- 28:05Alors que quand vous mettez des data,
- 28:06ça existe aujourd'hui,
- 28:08beaucoup de territoires ont des données de nombre de personnes,
- 28:12d'origine des personnes,
- 28:14d'où ils viennent pour aller à la déchetterie et combien ils sont.
- 28:16Et là,
- 28:17quand c'est la donnée qui donne ça,
- 28:18en disant non désolé monsieur le maire,
- 28:22les data nous disent que c'est plutôt là que ça doit être.
- 28:24Après vous pouvez toujours faire votre politicien en disant je la veux toujours chez moi,
- 28:28mais pour le coup l'investissement public n'est pas vraiment à la hauteur.
- 28:32Et les élus ont peur.
- 28:33Quand on parlait,
- 28:35nous,
- 28:35on a dû batailler au départ pour avoir des capteurs de qualité d'air.
- 28:39Parce qu'avoir des capteurs qui montrent une pollution,
- 28:42quelque part,
- 28:43ça fait peur.
- 28:44Or,
- 28:44c'est un super outil.
- 28:45Moi,
- 28:45j'utilise cet outil-là.
- 28:46Quand il y a,
- 28:47par exemple,
- 28:49de la qualité d'air qui n'est pas terrible dans les îles,
- 28:51à côté des écoles,
- 28:52souvent,
- 28:53on nous dit « Ah,
- 28:53qu'est-ce qu'on peut faire ?
- 28:54Qu'est-ce qu'on peut faire ? »
- 28:55Souvent,
- 28:55les écologistes sont là en premier.
- 28:57Je leur dis « Allez-y,
- 28:59testez.
- 29:00Vous pensez que vous savez résoudre.
- 29:01Allez-y. »
- 29:02Moi,
- 29:02j'ai la qualité d'air.
- 29:03Je veux voir si ce que vous faites permet de réduire la qualité d'air.
- 29:06Si elle le permet,
- 29:07je vais voir les autres élus en disant en fait,
- 29:09vous voyez,
- 29:09ils ne sont pas si idéologues que ça.
- 29:10Ça fonctionne.
- 29:11En tout cas,
- 29:12j'ai de la data sur laquelle on peut avoir des résultats.
- 29:14C'est pour ça que c'est tellement important.
- 29:16La data et l'IA.
- 29:19Alors l'IA,
- 29:19il faut faire attention de comment,
- 29:21s'il n'est pas trop biaisé,
- 29:21etc.
- 29:22Mais ça nous donne des données en temps réel,
- 29:25des données de prévision et des données fiables sur lesquelles on peut avoir un outil de décision.
- 29:30Et passer à l'action.
- 29:32et passer à l'action après.
- 29:33Du coup,
- 29:33ça m'amène à...
- 29:34Vous aviez évoqué lors d'une précédente slide des objectifs qui étaient de fluidifier la mobilité,
- 29:41de mieux connaître les déplacements.
- 29:43Concrètement,
- 29:44est-ce qu'aujourd'hui,
- 29:45vous êtes en capacité d'identifier des actions concrètes que vous avez pu enclencher grâce à ces données récoltées et grâce à ces différents scénarios d'IA que vous avez maintenant grâce à cette interface ?
- 30:00Est-ce que vous avez réussi à identifier des actions concrètes que vous avez pu enclencher ?
- 30:04Alors oui,
- 30:05mais avec la limite qu'on s'est aperçu assez rapidement qu'on n'avait peut-être pas assez de données,
- 30:11notamment de la part des voitures.
- 30:16Donc on peut identifier assez rapidement le fait que clairement,
- 30:20il faut qu'on soit meilleur sur...
- 30:23sur le vélo,
- 30:25par exemple.
- 30:26Il ne suffit pas d'avoir des pistes cyclables.
- 30:28Il faut aussi pouvoir avoir des liens intermodaux qui permettent de le faire.
- 30:33Comment on va optimiser ?
- 30:34Où est-ce qu'on va mettre les trottinettes ?
- 30:36À quel endroit ?
- 30:37Tout ça,
- 30:37c'est clairement des actions que l'on a pu mettre au service des gens qui ne se voient pas trop.
- 30:42Pour le multimodal.
- 30:43Je pense que c'est l'un des retours les plus rapides et les plus évidents que l'on peut mettre.
- 30:49Et puis,
- 30:49on peut continuer à suivre ce côté multimodal.
- 30:53Après,
- 30:53ça nous a permis de valider nos hypothèses sur le territoire,
- 30:56que c'était un territoire qui n'est pas dit enclavé,
- 30:59mais dans lequel il y avait énormément de personnes qui venaient du 92 et que ce n'était pas simple.
- 31:06Effectivement,
- 31:06souvent,
- 31:06ils venaient en voiture,
- 31:07qu'on a pu le voir,
- 31:08malgré le fait qu'on ait énormément de navettes.
- 31:10Donc,
- 31:11c'est là où nous,
- 31:11il y a une limite,
- 31:12c'est à dire que oui,
- 31:13on voudrait avoir plus de trains,
- 31:14mais ce n'est pas facile de pouvoir avoir plus de trains.
- 31:16Mais on a un argument.
- 31:18Et ça fait la différence quand on veut avoir IDFM,
- 31:21on a un argument quand on veut plus de bus et pas là où ils veulent nous les faire passer,
- 31:24mais là où on voudrait qu'ils passent parce qu'on a de la data derrière.
- 31:27D'ailleurs,
- 31:28eux,
- 31:28ils ont beaucoup de data maintenant qu'ils récoltent avec le pass Navigo.
- 31:31Ils ont beaucoup de data qu'ils mettent en avant.
- 31:33Donc maintenant,
- 31:34c'est des batailles de data alors qu'avant,
- 31:35c'était on ne savait pas trop.
- 31:37C'était un peu le doigt mouillé.
- 31:38Nous,
- 31:38on vous dit ce qu'on sait.
- 31:40Moi,
- 31:40je ne suis pas d'accord.
- 31:40On fait quoi ?
- 31:41On ne fait rien.
- 31:44Après,
- 31:45c'est les choses qui mettent du temps,
- 31:46qui prennent du temps,
- 31:47c'est d'avoir les outils.
- 31:48Après,
- 31:48il faut avoir les moyens de nos actions.
- 31:50Mais bon,
- 31:51ça prend.
- 31:52Ça nécessite quand même un grand temps d'analyse et on est en train de récolter encore plus de données là pour essayer d'avoir un petit peu un bilan à soumettre aux élus de façon à voir ce que l'on peut faire après.
- 32:02Et ma dernière question après,
- 32:05je laisserai peut-être la salle poser des questions.
- 32:08Est-ce que du coup,
- 32:09par rapport à.
- 32:13Toutes ces données dont vous disposez maintenant avec cette orientation vers l'IA,
- 32:17est-ce que vous,
- 32:18au niveau de vos équipes,
- 32:19ça a demandé soit des recrutements spécifiques ou des formations peut-être des gens qui sont montés en compétences dans vos équipes ?
- 32:27Comment vous avez ?
- 32:29Alors oui,
- 32:30ça nécessite quelques formations.
- 32:31Donc effectivement,
- 32:32la culturation,
- 32:33je pense que c'est quelque chose qui est important sur les services.
- 32:36Juste pour encore une fois,
- 32:37c'est quoi la donnée ?
- 32:38Repréciser parce qu'on est quand même entité publique,
- 32:40donc il y a un droit public un peu plus fort que RGPD,
- 32:43en tout cas avec ses spécificités.
- 32:46Ce qui veut dire qu'il faut qu'on puisse réexpliquer ce que c'est que les différents types de données,
- 32:49donc les données personnelles,
- 32:50données publiques,
- 32:51etc.
- 32:52Donc ça,
- 32:52c'est en information.
- 32:54Après,
- 32:55surtout,
- 32:55il faut avoir un chef de mission qui soit très pointu,
- 32:59pas forcément sur l'IA.
- 33:01Oui,
- 33:01il doit connaître,
- 33:02mais qu'il soit fédérateur parce que la difficulté qu'on a sur l'IA,
- 33:06par définition,
- 33:07c'est que c'est...
- 33:08très transverse.
- 33:09Et donc,
- 33:10c'est très difficile à faire avancer parce que c'est très transverse.
- 33:13Et donc,
- 33:14oui,
- 33:15mais c'est pour ça.
- 33:16Et donc,
- 33:16moi,
- 33:17en fait,
- 33:17j'ai une délégation qui est hyper transversale.
- 33:19Quand on va me dire,
- 33:20mais concrètement,
- 33:20tu fais quoi au jour le jour ?
- 33:22À la Sparcity,
- 33:23je dis,
- 33:23bah oui,
- 33:23je gère l'éclairage public et la gestion des déchets,
- 33:26l'assainissement de l'eau.
- 33:28En fait,
- 33:28je gère rien en tant que tel.
- 33:30Je suis,
- 33:30je coordonne et j'essaie de voir comment on peut gérer ça.
- 33:33Donc,
- 33:34oui,
- 33:35il faut quand même avoir la bonne personne.
- 33:37Et moi,
- 33:37sur tous les territoires,
- 33:38parce que c'est aussi mon métier,
- 33:39je travaille maintenant dedans,
- 33:41et dans tous les territoires que je rencontre,
- 33:44souvent ce qui fait la différence,
- 33:45c'est d'être le chef de mission.
- 33:48Et bien sûr,
- 33:48il faut que la DSI aussi se forme.
- 33:50Je pense que c'est vraiment très,
- 33:51très important que les équipes de DSI se forment à ça,
- 33:55de façon à pouvoir avoir un jugement qui soit éclairé.
- 33:58Après,
- 33:59on peut aimer plus les serveurs que la cloud ou pas la cloud et les serveurs.
- 34:04Et après,
- 34:04la réalité,
- 34:05c'est ça.
- 34:05C'est que si on parle du cloud...
- 34:07Aujourd'hui,
- 34:07nous,
- 34:08élus,
- 34:08il faut qu'on arrive à pousser des clouds souverains.
- 34:10Ils ne le sont pas.
- 34:13La plupart du temps,
- 34:13ils sont hébergés par des sites américains.
- 34:15Et on sait qu'il y a une loi aux États-Unis qui s'appelle le Patriot Act qui exige que des données soient transmises aux US,
- 34:24même s'ils sont sur le sol européen,
- 34:27etc.
- 34:27Donc,
- 34:28il nous faut...
- 34:30Et ça peut être au niveau des régions.
- 34:33c'est d'avoir un outil,
- 34:34un data hub et quelque chose qui soit souverain,
- 34:37dans lequel on s'assure qu'on est hébergé sur quelque chose qui ne va pas ailleurs.
- 34:40Un data center souverain de la région à Lognes.
- 34:44Oui,
- 34:44bien sûr.
- 34:44Vous le dites parce qu'on vient d'intégrer.
- 34:45Je sais bien.
- 34:47Et chaque département le fait.
- 34:48Je suis très content là-dessus.
- 34:49Je pense que c'est une clé.
- 34:54Bonjour.
- 34:54Bonjour.
- 34:55Ali Chérifassade,
- 34:56de l'Institut Paris Région.
- 34:58Trois petites questions.
- 34:59Je voulais savoir si cette solution a été réplicable à d'autres territoires.
- 35:04Si oui,
- 35:04est-ce que vous pouvez nous donner une évaluation du coût d'investissement pour mettre en place cette solution et également évaluer le coût d'actualité ?
- 35:14Enfin,
- 35:15quel coût il faut investir pour actualiser cette solution ?
- 35:20Si c'est annuel ou pas ?
- 35:22Et puis,
- 35:23est-ce que vous achetez des données ?
- 35:25Alors,
- 35:25sur cette solution-là,
- 35:27elle est réplicable effectivement sur les autres territoires,
- 35:31puisque ça reste de la data.
- 35:33Et la data telle que vous l'avez vue,
- 35:35si je remonte un petit peu avant,
- 35:36ce sont des datas nationales.
- 35:37Donc,
- 35:38c'est des choses que l'on peut dupliquer,
- 35:39répliquer.
- 35:42Il n'y a pas de souci.
- 35:44Après,
- 35:44il y a différentes manières de le faire.
- 35:47Il y a souvent les territoires.
- 35:48Donc,
- 35:48ça a été dupliqué sur le territoire du Grand Reims,
- 35:50par exemple,
- 35:51qui était très intéressé par l'aspect multimodal.
- 35:55C'est en cours de réplication,
- 35:57en tout cas en essai de réplication sur la Côte d'Or,
- 36:00sur des départements aussi qui sont intéressés pour pouvoir mesurer la politique publique.
- 36:04Eux,
- 36:04ils sont intéressés par les aires de covoiturage aussi,
- 36:06donc avoir l'origine destination qui vient.
- 36:09Comment on mesure ça ?
- 36:10Donc oui,
- 36:10c'est réplicable et c'est déjà répliqué dans d'autres Bordeaux.
- 36:14Donc il y a plus en plus de territoires qui utilisent cet outil là ou un autre là dessus,
- 36:19puisque on est.
- 36:21Nous,
- 36:21on a fait un précurseur.
- 36:23Le coût,
- 36:23c'est variable en fonction des coûts d'usage.
- 36:25Et effectivement,
- 36:26ce qui va être cher,
- 36:27ce n'est pas tellement l'ingénierie,
- 36:28c'est la data que vous allez connecter.
- 36:30Parce que souvent sur le territoire,
- 36:32vous n'avez pas énormément de data.
- 36:34En tout cas,
- 36:34elle n'est pas complète.
- 36:35Et donc,
- 36:36si vous couvrez un territoire très grand,
- 36:37vous allez payer la data à la maille très grande.
- 36:40Donc,
- 36:40vous pouvez souvent ce que font les territoires,
- 36:43c'est qu'ils vont faire un POC en réduisant à une certaine.
- 36:48ne,
- 36:48parce qu'ils savent que c'est là où c'est le plus problématique,
- 36:50ils vont le tester là où c'est le plus problématique.
- 36:52Donc,
- 36:53les coûts peuvent aller entre 50 000 à 200 000 euros,
- 36:56voire un petit peu plus.
- 36:58Mais ça inclut tout,
- 36:58c'est-à-dire que vous avez l'ingénierie,
- 37:01les datas qui rentrent,
- 37:02le socle qui est déjà prêt.
- 37:03Donc le socle,
- 37:04ça va être un investissement.
- 37:05Vous allez le payer en investissement.
- 37:07On peut caphexiser,
- 37:08opexiser.
- 37:09Enfin,
- 37:09moi,
- 37:09je ne vends pas la solution encore.
- 37:12Même si je fais partie d'une société qui est à l'intérieur de ce consortium.
- 37:15Mais bon.
- 37:16Donc,
- 37:17Donc,
- 37:17voilà,
- 37:17vous pouvez le capercier ou opécier comme vous voulez.
- 37:22Et ce sont des coûts de licence souvent à l'année,
- 37:24donc annuel.
- 37:25Ou alors,
- 37:26on peut vous faire pour trois ans,
- 37:27si vous voulez,
- 37:28pour trois ans,
- 37:29ou faire un investissement sur trois ans.
- 37:30Tout ça,
- 37:31c'est gérable,
- 37:32en fait.
- 37:33J'ai répondu à toutes les questions,
- 37:34pas oui,
- 37:34c'est ça ?
- 37:35Oui,
- 37:35OK,
- 37:35merci.
- 37:38Bonjour,
- 37:39merci pour la présentation.
- 37:40Paul Perron de Lapur,
- 37:41analyste et CIG.
- 37:42Je n'ai pas trop compris ce qu'était l'IA dans les données.
- 37:45Est-ce que la data science peut faire exactement la même chose ou pas ?
- 37:48C'est ça que je n'ai pas compris,
- 37:49où était l'IA là-dedans ?
- 37:51L'IA va être utilisée de façon à pouvoir prendre toutes les données et en faire un modèle qui va pouvoir déterminer l'origine et la destination.
- 38:03C'est-à-dire qu'il y a énormément de sources d'informations en data d'entrée.
- 38:09L'IA va servir dans la modélisation pour essayer de se dire plein d'hypothèses avec des GPS,
- 38:16etc.
- 38:16Et ça va pouvoir effectivement permettre d'avoir une projection,
- 38:24une estimation.
- 38:26où va aller la voiture,
- 38:27du comptage du nombre de véhicules,
- 38:29etc.
- 38:30Donc l'IA,
- 38:30en utilisant tout ce qui est la partie transformers,
- 38:32etc.,
- 38:34va vous permettre,
- 38:34effectivement,
- 38:35l'IA est là-dedans,
- 38:35la data science est là-dedans.
- 38:37Elle est dans cette capacité à pouvoir avoir modélisé,
- 38:41en fait,
- 38:41une carte et en fonction des variables d'entrée,
- 38:46pouvoir déterminer un déplacement et vérifier un déplacement.
- 38:49Je ne sais pas si j'ai été clair là-dessus.
- 38:55Sans l'IA,
- 38:56vous n'auriez que des données
- 38:57Excel disparates avec la base INSEE,
- 39:02les ménages,
- 39:03les déplacements professionnels d'un côté,
- 39:05la cartographie de l'autre,
- 39:06les données GPS de l'autre.
- 39:08Et vous diront,
- 39:09OK,
- 39:09essayez de trouver un pattern qui vous permet d'associer tout ça.
- 39:13Oui,
- 39:13ça,
- 39:13je comprends.
- 39:14Mais chez Candata Science,
- 39:15il existe des choses qui permettent justement de faire des corrélations là-dessus sans utiliser l'IA.
- 39:20Et l'IA justement permet après...
- 39:22après faire de la régression linéaire pour faire de la probabilité,
- 39:24des choses comme ça.
- 39:25Donc c'est pour ça que je ne comprends pas pourquoi on utilise de l'IA.
- 39:27Alors peut-être qu'il y a des modèles que je ne connais pas,
- 39:29c'est possible.
- 39:29Peut-être que vous en avez développé,
- 39:31je ne sais pas,
- 39:32mais voilà.
- 39:34En fait,
- 39:35c'est pour ça que souvent on ne comprend pas trop ce qu'est l'IA.
- 39:38L'intelligence artificielle,
- 39:39c'est le regroupement de ce qu'on appelle le deep learning.
- 39:43Le deep learning,
- 39:44c'est tout ce qui est les réseaux neuraux,
- 39:46transformers,
- 39:47etc.
- 39:47Donc les réseaux neuraux.
- 39:50englober du machine learning qui est ce que vous disiez,
- 39:52tout ce qui est les équations mathématiques et probabilistiques,
- 39:55régression linéaire,
- 39:57arbres décisionnels,
- 39:58etc.
- 39:58Et l'IA englobe tout ça.
- 39:59L'IA,
- 40:00c'est vraiment toute cette partie-là.
- 40:02Donc à partir du moment où vous utilisez un outil de machine learning de régression linéaire,
- 40:06vous utilisez de l'IA.
- 40:08C'est de l'intelligence artificielle.
- 40:10Pourquoi c'est de l'intelligence artificielle ?
- 40:11C'est que c'est la machine qui travaille pour trouver ses corrélations et ses solutions et ses destinations.
- 40:18Ce n'est pas l'humain.
- 40:20Et c'est artificiel parce que c'est vous qui lui donnez les données d'entrée,
- 40:23c'est vous qui lui donnez les limites du modèle.
- 40:27Vous voyez ce que je veux dire ?
- 40:29Je ne vous ai pas convaincu.
- 40:32Mais pourtant,
- 40:32sans IA,
- 40:33sans transformance,
- 40:33techniquement,
- 40:34on fait appel à des techniques pour entrer dans les détails du chaînage de Markov au niveau probabilistique.
- 40:42On fait appel à des arbres décisionnels.
- 40:44Donc ça peut être du random forest,
- 40:46ça peut être du
- 40:47XGBoost.
- 40:50Et voilà,
- 40:50des matrices de corrélation.
- 40:52Donc,
- 40:52c'est vraiment un travail de data science.
- 40:53On épure la donnée,
- 40:55on travaille la donnée,
- 40:56on la prépare la donnée.
- 40:57On fait travailler après avec des algorithmes du codage sous Python.
- 41:02Tous ces outils là,
- 41:03on les fait passer par des transformers,
- 41:04donc des réseaux neuraux pour à la fin avoir une solution qui correspond à notre hypothèse.
- 41:11Et donc,
- 41:12la mobilité,
- 41:13qu'est ce que c'est comme type de mobilité ?
- 41:15Est ce que c'est du vélo ?
- 41:15Est ce que parce que c'est une déduction de toutes les données d'entrée qu'on lui a donné ?
- 41:19Parce qu'encore une fois,
- 41:20on n'a pas de capteur.
- 41:21Donc,
- 41:21il nous faut bien l'intelligence artificielle pour le faire.
- 41:24Si vous aviez des capteurs,
- 41:25vous pourriez me dire,
- 41:26c'est pas trop de l'IA parce qu'en fait,
- 41:27vous avez tous les capteurs de données.
- 41:29C'est juste de la statistique.
- 41:31Vous allez sortir des probabilités.
- 41:32Là,
- 41:32on n'a pas de capteur d'entrée.
- 41:34Il faut inventer quelque chose et on peut l'inventer maintenant grâce à l'intelligence artificielle et les réseaux de neurones que nous mobilisons.
- 41:42Merci beaucoup.
- 41:45Bonjour,
- 41:46François-Xavier Cotterail,
- 41:47je suis chargé d'études du département de l'Essonne.
- 41:49Vous avez abordé des sujets que je trouvais intéressants assez rapidement sur l'organisation,
- 41:56peut-être là plus dans le champ de l'administration,
- 41:59mais comme on s'interroge aussi sur ce sujet en ce moment,
- 42:06comment poser simplement la question ?
- 42:09Si je résume,
- 42:10s'il fallait faire un schéma,
- 42:11il y a les services,
- 42:12il y a différentes sources de données qu'on peut supposer fiables.
- 42:18Ensuite,
- 42:19on a des acteurs externes qui peuvent être des startups ou des sociétés privées qui interviennent en prestataire.
- 42:30Et vous parliez d'un chef de mission,
- 42:32par exemple,
- 42:32pour ce type de projet.
- 42:36La question que ça soulève un peu comme ça,
- 42:39c'est finalement comment la gouvernance de tout ça peut bien fonctionner.
- 42:44À la fois en se disant qu'on a des données qui vont être fiabilisées par les différents acteurs.
- 42:50Donc il faut avoir confiance à la fois dans le travail des services,
- 42:53dans les sources de production de données et ce qui va en sortir.
- 42:58Et puis,
- 42:59il y a évidemment,
- 43:00je pense,
- 43:01une espèce de limite liée aux droits,
- 43:03droits administratifs,
- 43:03droits privés.
- 43:05dans les relations acteurs privés.
- 43:06Je me disais,
- 43:08comment vous présenteriez,
- 43:12comment vous voyez aujourd'hui cette organisation,
- 43:14combien de temps elle vous a mobilisé avant qu'elle puisse devenir opérationnelle ?
- 43:22On voit qu'il y a un chantier organisationnel qui n'a pas dû être simple en amont,
- 43:28je dirais.
- 43:31C'est plus simple sur les communautés d'agglomération que pour les départements.
- 43:35Clairement,
- 43:36parce que moi,
- 43:36j'ai les deux casquettes et je le vois aussi parce que la partie politique n'est pas la même.
- 43:44Et bon,
- 43:46souvent,
- 43:46oui.
- 43:46Donc,
- 43:48ça met du temps.
- 43:50Ça met du temps pour la culturation.
- 43:52Donc,
- 43:52nous,
- 43:52notre par exemple,
- 43:53notre stratégie data,
- 43:54on l'a vu sur deux ans.
- 43:57Donc,
- 43:57pour vous donner un ordre d'idée.
- 43:58parce qu'il faut du temps pour pouvoir la déployer.
- 44:01Et ça,
- 44:02ça arrive à la fin de la stratégie data,
- 44:04où on s'est dit,
- 44:04on va faire un data hub territorial.
- 44:06C'est-à-dire qu'on veut avoir un data hub qui soit sur 50 ans en Yvelines,
- 44:10avec toutes les données de 50 ans en Yvelines.
- 44:13Donc après,
- 44:14ce n'est pas si compliqué que ça.
- 44:16À partir du moment où vous avez bien identifié les cas d'usage sur lesquels vous voulez aller.
- 44:21Est-ce qu'il est vraiment nécessaire,
- 44:22là où je rejoins la question sur le monsieur,
- 44:24là où l'IA va vraiment pouvoir vous aider et faire mieux que l'humain ?
- 44:28Sinon,
- 44:28ça ne sert à rien.
- 44:29Il y a des métiers qui,
- 44:30aujourd'hui,
- 44:31sont tellement pointus que l'IA ne peut pas les remplacer parce que ça nécessite que l'humain soit là.
- 44:36Et donc,
- 44:36le choix,
- 44:37il n'est pas là.
- 44:38Donc là,
- 44:38on est allé vraiment sur ce qui est peut-être le plus difficile à mesurer,
- 44:41qui est la mobilité.
- 44:42C'est des choses compliquées.
- 44:44Après,
- 44:45on peut aller vraiment dans l'efficacité.
- 44:47Bien sûr la gestion des déchets verts,
- 44:49quand vous avez un capteur dans une poubelle,
- 44:51ou l'assainissement,
- 44:53au lieu de faire des bassins de rétention à tirer l'arigot parce que ça coûte un million à chaque fois,
- 44:56il est bien de se dire on peut réguler automatiquement le flux.
- 45:00Et voilà donc ça prend du temps,
- 45:04c'est pas si compliqué que ça,
- 45:05après il y a plein de freins à l'intérieur mais si vous partez sur un cas d'usage très précis,
- 45:10on peut dérouler après avec les différents services,
- 45:13avec les directeurs.
- 45:14La DSI est une
- 45:15partie prenante évidemment parce que parce que la donnée c'est eux qui la maîtrise il ya une obligation derrière réglementaire donc la dsi fait partie de ça sont pas que là pour la partie infrastructure ils sont aussi là pour la pour la partie données et après vous appuyez sur les cabinets ils ont l'habitude sur les bons cabinets avec
- 45:31des amos ils vous accompagnent pour le faire ça devient récurrent moi je suis sûr j'ai vraiment basculé sur le marché des
- 45:38De l'IA et de la data pour les territoires,
- 45:41on a des AMO,
- 45:42on répond à des appels d'offres réguliers.
- 45:44Maintenant,
- 45:44ça devient quelque chose qui est vraiment important.
- 45:47Bonjour,
- 45:48Ramon Landero du conseil départemental de la Saint-Isandanie.
- 45:52Ma question porte sur le sujet que vous avez mentionné,
- 45:55et plusieurs reprises,
- 45:56sur la possibilité que ce type de traitement de données vous permet d'avoir des déductions à partir de la donnée et de confirmer ou pas certaines hypothèses.
- 46:09Est-ce qu'auprès de vos résultats,
- 46:12ça permet de...
- 46:13déclencher ça sur des documents stratégiques ?
- 46:16Est ce que ça a été déjà missionnable dans le cas des incontestables à Nivelline au même ou de là ?
- 46:25Oui,
- 46:26alors absolument.
- 46:27Je ne dirai pas pour qui je travaille parce que je ne suis pas là avec cette casquette là,
- 46:32mais on a été missionné pour les départements de France et on travaille sur deux choses.
- 46:37On travaille sur les mineurs isolés.
- 46:41Et on travaille sur le RSA.
- 46:42Vous savez que pour les départements,
- 46:44c'est très compliqué aujourd'hui parce que l'État nous a délégué ces compétences-là et nous remboursait l'europrès il y a 15 ans.
- 46:54Ils sont restés à l'europrès d'il y a 15 ans.
- 46:57Et entre-temps,
- 46:58le RSA a augmenté puisque c'est l'État qui décide d'augmenter le RSA.
- 47:02Et c'est les départements qui payent.
- 47:04Pareil,
- 47:05même combat,
- 47:06même jeu pour les mineurs non accompagnés.
- 47:09Et ce qui fait qu'on a énormément de déficits et ce sont des impôts des collectivités,
- 47:16des gens qui habitent dans les départements qui doivent combler,
- 47:19ce qui n'est pas toujours très exact.
- 47:22Donc il y a beaucoup de combats qui se mènent avec les départements qui vont voir les ministères de tutelle en disant nous ça nous coûte tant,
- 47:29vous nous donnez tant,
- 47:29c'est pas normal.
- 47:30Sauf que ça nous coûte tant,
- 47:31c'est pas si facile que ça d'avoir l'information.
- 47:35Donc on travaille sur les mêmes outils que ça par exemple,
- 47:38qui vont nous permettre d'avoir en temps réel les données de la CAF,
- 47:40les données de machin,
- 47:41coordonnées,
- 47:42tout ça.
- 47:42Faire un jeu de calcul,
- 47:43donc c'est pas trop de l'IA,
- 47:45c'est pas trop compliqué,
- 47:45on n'a pas trop besoin d'IA.
- 47:47Mais ça va nous donner en temps réel ce que ça nous coûte réellement,
- 47:50ce qui a été compensé.
- 47:51Et surtout,
- 47:52on peut avoir l'image pour la France entière.
- 47:54On va pouvoir aller voir les petits copains,
- 47:57les choses d'inéquité,
- 47:58des choses comme ça.
- 47:59Donc,
- 48:00pour revenir à ce que vous disiez,
- 48:01ça permet de monitorer une politique publique,
- 48:05notamment sociale,
- 48:06qui souvent est assez coûteuse,
- 48:07mais parce que par définition,
- 48:09c'est le cas.
- 48:10Et de pouvoir réfléchir en se disant on a des retours de data qui sont qui nous reviennent.
- 48:14Ça a marché,
- 48:15ça n'a pas marché.
- 48:16Et moi,
- 48:17c'est vraiment en tant qu'élu,
- 48:18ce que je pousse,
- 48:19c'est ce type de choses-là.
- 48:20Quand vous avez de la donnée,
- 48:21que vous savez la chercher,
- 48:22la collecter en externe,
- 48:23vous pouvez le faire.
- 48:24Et encore une fois,
- 48:25on n'a pas besoin de données personnelles.
- 48:28Les données anonymisées sont bonnes.
- 48:31Savoir combien de personnes,
- 48:35quel est le pourcentage des personnes qui sont employables ou pas.
- 48:38On parlait du RSA aussi.
- 48:40On veut réinsérer les gens.
- 48:42pas toujours la capacité à travailler quand on est au RSA.
- 48:44Des fois,
- 48:45des gens sont dans des situations tellement terribles qu'ils ne peuvent pas travailler.
- 48:48Bref,
- 48:49ça nous permet d'avoir des données,
- 48:50de travailler sur ces données-là,
- 48:51de les suivre et de faire des projections.
- 48:53Donc dans le cas du MNA et dans le cas du RSA,
- 48:55avec des données historiques,
- 48:57on peut se dire que ça va peut-être augmenter et donc on prévoit ça.
- 49:02Comme pour les DMTO,
- 49:03donc les droits de mutation aussi,
- 49:05on travaille aussi sur ces sujets-là.
- 49:07Bonjour,
- 49:08je m'appelle Berni,
- 49:09je suis en reconversion pour devenir data analyst pour les territoires.
- 49:12Ma question concerne la capacité de transposer ce modèle sur d'autres secteurs.
- 49:18Est-ce que vous pensez que c'est possible ?
- 49:20Je pense notamment aux informations touristiques que détiennent des géants comme Airbnb par exemple.
- 49:27Est-ce que vous pensez qu'il y a des façons de collaborer qui permettraient d'exploiter ce genre d'informations qui sont souvent utiles pour les UPCI et pour les territoires en général ?
- 49:37Alors,
- 49:37dans le cas d'Airbnb,
- 49:39c'est compliqué parce que ce n'est pas des informations qu'ils partagent.
- 49:42Par contre,
- 49:42on peut le faire de façon communautaire avec du Waze,
- 49:44etc.
- 49:45C'est des données qu'ils peuvent transmettre.
- 49:47Donc,
- 49:47dans le cadre de la mobilité,
- 49:49encore une fois,
- 49:49on y est.
- 49:50On peut avoir à acquérir des sources de données.
- 49:52Airbnb,
- 49:52ils ne sont pas trop chauds pour partager les données parce qu'ils comprennent bien que certains territoires ne veulent pas trop trop d'eux.
- 49:58Ceci dit,
- 49:59avec ces matrices-là d'origine destination,
- 50:02on est en capacité,
- 50:03oui,
- 50:03à pouvoir dans les villes touristiques.
- 50:07pouvoir faire en sorte de d'abord mesurer le flux,
- 50:11le nombre de personnes et d'où ils viennent.
- 50:12C'est toujours intéressant.
- 50:13J'ai discuté avec le maire de Trouville,
- 50:15qui est juste en face de Deauville,
- 50:16qui m'expliquait que,
- 50:18bien sûr,
- 50:18ils savent anticiper les arrivées estivales.
- 50:20Ils savent,
- 50:21mais qu'il y a certains week-ends dans lesquels ils sont envahis,
- 50:25entre guillemets,
- 50:26gentiment et n'ont pas mesuré.
- 50:28C'est un vrai problème pour la collectivité parce que la police municipale n'est pas suffisamment présente.
- 50:31Il n'y a pas assez d'effectifs.
- 50:33Ils n'arrivent pas à l'anticiper.
- 50:34Donc oui,
- 50:34c'est des choses que l'on peut faire.
- 50:35Avec ces matrices-là,
- 50:36on peut essayer de prédire les déplacements sur de la base historique.
- 50:40Et surtout,
- 50:41on peut leur dire d'où viennent les gens.
- 50:42Est-ce que c'est vraiment des Parisiens ?
- 50:44Est-ce que finalement,
- 50:44ce n'est pas des Normands qui viennent aussi ?
- 50:48Et combien de temps ils restent ?
- 50:49Où ils vont ?
- 50:52Etc.
- 50:52Écoutez,
- 50:53merci beaucoup,
- 50:54Bertrand Coquard,
- 50:55d'être venu témoigner et faire ce retour d'expérience.
- 50:59Je vous remercie.
- 51:01Merci à tous et très bonne fin de journée.
- 51:03Merci.
- 51:08Sous-titrage Soci