Latest / Africa Fashion Tour / Franck Niamien, co-gérant et directeur artistique de Niamien Couture
Transcript
- 0:00Une marque n'a pas,
- 0:01et ça je passe un message aussi aux stars,
- 0:04une marque n'a pas à être plus populaire que le people qui va l'apporter.
- 0:09Le fait de porter une grande marque,
- 0:10c'est apporter un certain prestige,
- 0:12c'est rentrer dans un secte de personnes qui ont un certain bon goût,
- 0:17qui ont une certaine culture du luxe.
- 0:20Parce que très souvent,
- 0:23j'ai cru entendre dire dans les couronnes,
- 0:25moi je bénis Dieu quand même que je n'ai jamais eu vraiment ce problème.
- 0:29C'est une partie créée avec les stars.
- 0:35Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:38Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:42Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:44Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:49responsables et ambitieux.
- 0:51Au fil des interviews,
- 0:52je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent.
- 0:58et au-delà.
- 0:59Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:05de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:10Je suis Ramata Diallo,
- 1:11je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:20En 2017,
- 1:21j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:24je voyage régulièrement sur le continent.
- 1:27pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:31Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:39Aujourd'hui,
- 1:39je suis en compagnie de Franck Niamien.
- 1:41Il est créateur de mode basé à Abidjan.
- 1:44Il a récemment défilé à Paris lors de la Black Fashion Experience.
- 1:48Il a également défilé à Montréal.
- 1:50Et précédemment,
- 1:51il a bien sûr défilé dans différentes capitales de la mode en Afrique.
- 1:54Je l'ai invité aujourd'hui pour qu'il puisse nous parler de son parcours et du développement de sa marque éponyme.
- 2:00Bienvenue Franck,
- 2:01comment vas-tu ?
- 2:03Bonjour,
- 2:03je vais très bien avant toi et toi ?
- 2:05Ben écoute,
- 2:06ça va très bien,
- 2:06je suis ravie de pouvoir échanger avec toi.
- 2:08Moi,
- 2:09j'ai découvert ta marque avec le défilé lors de la
- 2:12Black Fashion Experience.
- 2:14J'ai pris tes coordonnées et j'ai commencé le harcèlement sur Instagram pour réussir à organiser cette interview.
- 2:20Donc,
- 2:20je suis très contente de pouvoir échanger avec toi aujourd'hui.
- 2:24Et on va commencer l'interview comme je le fais toujours,
- 2:27je vais te demander de te présenter.
- 2:29Merci déjà de l'occasion,
- 2:30ça fait toujours très plaisir que notre marque intéresse d'autres personnes.
- 2:35Je suis Franck Niamier,
- 2:37gérant et directeur artistique de la maison Niamier.
- 2:41Donc,
- 2:42la maison qui est née depuis 2016 et qui est bâti à Dijon.
- 2:49Donc éventuellement,
- 2:51au niveau des spécialités,
- 2:52on est plus sur la couture.
- 2:55Essentiellement,
- 2:56le mariage est depuis peu le prêt-à-porter avec un département qui est Queen dans l'occasion.
- 3:04Très bien.
- 3:05Donc,
- 3:05c'est une marque qui est assez récente.
- 3:07Alors,
- 3:07tu parles de 2016 pour la création de la marque.
- 3:10Est-ce que tu peux nous dire,
- 3:11toi,
- 3:11comment tu as démarré au niveau de tes études ?
- 3:14En fait,
- 3:14est-ce que tu as fait des études dans le domaine de la mode ?
- 3:16Est-ce que c'était toujours ta destinée de faire de la mode ?
- 3:19Ou est-ce qu'au contraire,
- 3:19tu n'étais pas du tout au départ prédestinée ?
- 3:23à devenir directeur artistique pour une marque de mode ?
- 3:26D'accord.
- 3:26Déjà,
- 3:26il faut préciser que la VAC est là présent,
- 3:29mais elle est légalement constituée depuis 2016.
- 3:32Donc,
- 3:34j'ai fait mes débuts en 2012.
- 3:36Je pense que le premier défilé sur lequel j'étais booké,
- 3:38c'était la Dakar Fashion Week.
- 3:40Et en 2012,
- 3:422013,
- 3:43il y a un peu longtemps.
- 3:45Et depuis,
- 3:47on a fait plein de Fashion Weeks,
- 3:492013,
- 3:492014,
- 3:502015,
- 3:51c'était...
- 3:52enchaîné avec dans le temps Morenos Fashion,
- 3:54Afrique Fashion Show,
- 3:55Cotonou Fashion Week,
- 3:58Elima Fashion Show à Lomé,
- 4:00Emma Style Show à Dakar,
- 4:02j'ai fait l'Ethiopie,
- 4:04j'ai fait la Guinée-Équatoriale,
- 4:05le Cameroun,
- 4:06enfin plein de pays,
- 4:07en tant que créateur confirmé,
- 4:09donc depuis 2012.
- 4:10Et en 2016,
- 4:11on a décidé de pouvoir créer légalement la marque,
- 4:16justement conformément à nos ambitions futures.
- 4:20Moi,
- 4:20j'ai commencé,
- 4:21il faut dire que j'ai fait un bac très tôt.
- 4:24Donc,
- 4:24à 16 ans,
- 4:25j'ai fait mon bac en 2007.
- 4:27Et juste après le bac,
- 4:28j'ai suivi des études à l'Université d'Alger en sciences économiques et de gestion,
- 4:34où j'ai juste fait deux ans.
- 4:36Ensuite,
- 4:37je suis sorti pour un DTS en gestion commerciale.
- 4:40Et c'est après cela que j'ai commencé à m'intéresser à la couture,
- 4:44par mon cousin qui lui voulait mettre couturier.
- 4:48C'est ainsi que j'ai subi des formations en tant qu'apprenti dans les ateliers de mon cousin.
- 4:53Et en 2012,
- 4:54j'ai sorti ma première collection qui s'appelait Auré.
- 4:57Donc Auré qui était un peu la base de ce que je fais aujourd'hui et qui présentait la famille.
- 5:03bijoux,
- 5:03la femme forte,
- 5:04la femme solide qui pouvait soumettre le monde à d'autres et qui restait toujours très beau.
- 5:11Justement parce que dans le temps,
- 5:14je fais un coucou d'ailleurs à mon aîné Gilles Touré qui était très présent et qui présentait la femme fleur.
- 5:20Moi,
- 5:20en venant,
- 5:21je lui dis que c'est ma différence qui me ferait connaître.
- 5:24Sachant que la femme fleur,
- 5:25elle est très candide,
- 5:29très jeune,
- 5:30très fragile et imposée.
- 5:31pour être voulu le vendre avec un autre aspect de cette femme.
- 5:34Et en plus,
- 5:35j'adore tout ce qui est bijoux,
- 5:37tout ce qui est souligné,
- 5:38précieux.
- 5:38Et c'est ainsi qu'on a posé mes bases en 2012 avec Auré de la femme bijoux.
- 5:43Elle était très bien accueillie d'ailleurs parce que dans ma pari,
- 5:48je n'avais retenu que deux créateurs pour la Dakar Fashion Week en Côte d'Ivoire.
- 5:52Et je fais partie de cette liste de deux créateurs.
- 5:55Donc là,
- 5:55ce que je comprends,
- 5:56c'est que toi,
- 5:56dès ta première collection,
- 5:58cette collection avec ce concept de bijoux,
- 6:00de Femmes Bijoux,
- 6:02tu as tout de suite été reconnue et saluée par,
- 6:06je dirais un peu,
- 6:07les doyens de la mode ou les grands frères et les grandes sœurs du secteur.
- 6:12Comment est-ce que tu expliques que tout de suite,
- 6:17on se soit dit,
- 6:18là,
- 6:18il y a quelque chose de vraiment différent,
- 6:20de particulier,
- 6:21de spécial ?
- 6:22Est-ce que toi,
- 6:22tu arrives avec le recul à expliquer ce que tu as pu apporter qui a retenu l'attention ?
- 6:29Déjà,
- 6:29de par ma foi,
- 6:30je suis très religieux et j'ai toujours cru à la grâce de Dieu.
- 6:36Donc,
- 6:36effectivement,
- 6:38à la différence de certains créateurs qui ont vraiment mis du temps à s'imposer,
- 6:41moi,
- 6:41déjà la première collection,
- 6:43j'ai été porté quand même par des aînés que je ne connaissais pas avant et qui me découvraient.
- 6:48Un grand monsieur comme M.
- 6:49Patrick Asso,
- 6:50dans le temps,
- 6:51qui m'a vraiment pris comme un filleul,
- 6:52qui m'accompagnait en conseil.
- 6:55Il m'a même recommandé sur un grand défilé en tant que créateur confirmé.
- 6:58Alors que j'étais dans ma deuxième collection,
- 7:01Elie,
- 7:01ma fashion show à Lomé.
- 7:04Et déjà pour moi,
- 7:05c'est la grâce de Dieu.
- 7:06Et ensuite,
- 7:07même en étant apprenti,
- 7:08j'étais toujours très déguisant.
- 7:10Moi,
- 7:10je suis de ces créateurs qui pensent que
- 7:13Internet n'est pas forcément une soie en fin.
- 7:15Et que s'il arrive que ton vêtement apparaisse devant quelqu'un,
- 7:19que ce soit sur Internet ou à la télévision ou en physique.
- 7:22Il faut que cette personne soit tout de suite séduite par le niveau d'exigence.
- 7:27Et je suis un créateur qui met le point d'honneur sur la finition,
- 7:30sur le niveau d'exigence,
- 7:31sur la technicité et surtout sur le savoir-faire.
- 7:35Je pense que c'est ce qui a dû marquer les autres et ils ont tout de suite voulu m'accepter dans la branche à la nuit de la route.
- 7:43Alors quand tu parles de savoir-faire,
- 7:44toi tu es basé à Abidjan,
- 7:46c'est du Made in Africa.
- 7:48Est-ce que tu peux nous parler des techniques,
- 7:50des matières que tu utilises,
- 7:51de certains détails qui font en fait la spécificité de ta marque ?
- 7:56Déjà,
- 7:57depuis mes formations avec l'Institut français de la mode,
- 8:02depuis mes formations récemment avec le Insight LVMH,
- 8:07j'ai tout de suite compris que la mode peut être en Afrique,
- 8:11mais elle est universelle.
- 8:12Donc déjà ma marque a un très fort ancrage dans ma culture.
- 8:21Je suis Akan,
- 8:21je suis d'une famille royale Annie.
- 8:24Donc mon inspiration me vient de là.
- 8:26Vous pouvez voir avant que ma dernière collection n'avait pas beaucoup de doré,
- 8:30de métal,
- 8:32de quoi parler,
- 8:34de masques et tout.
- 8:35C'est vraiment parce que c'est comme ça que je vois la vie de par mon sang,
- 8:39de par là où je viens.
- 8:40Et ensuite,
- 8:41je suis un grand fan de la joaillerie.
- 8:44J'adore la joaillerie,
- 8:45même quand en ce moment,
- 8:46on est en train de faire certaines choses dans ce sens.
- 8:49Et vu qu'on n'a pas forcément ce savoir-faire de travailler les cristaux,
- 8:55j'essaie d'associer ma culture en fait à mes voyages.
- 8:58J'arrive à trouver des cristaux,
- 9:00des pelles,
- 9:02pour ces nuits crécieuses,
- 9:04pour certaines clients qui sont très utiles.
- 9:07ou des pelles synthétiques pour d'autres qui aiment la brillance et qui aiment les strass.
- 9:12Mais vous retrouverez toujours ce mix entre le savoir-faire artisanal de chez moi et le savoir-faire international pour justement positionner une mode qui convient à une grande majorité des personnes.
- 9:23J'espère avoir répondu.
- 9:26Ah oui,
- 9:26tu as complètement répondu.
- 9:29Tu parles d'une certaine clientèle UP.
- 9:31Ce que tu évoquais au début,
- 9:32c'est que tu fais de la couture,
- 9:33du sur-mesure,
- 9:34notamment pour des mariages.
- 9:36Alors,
- 9:36j'imagine que parfois,
- 9:37il peut y avoir peut-être de la confidentialité,
- 9:39mais quel est le type de client de ta marque aujourd'hui ?
- 9:42Qui est-ce qui vient te voir ?
- 9:44Avec qui est-ce que tu travailles ?
- 9:45A quel genre de personnalité est-ce que tu travailles ?
- 9:48Déjà,
- 9:50comment je vais dire...
- 9:52J'ai toujours dit en fait que je suis une marque et je travaille avec ceux qui sont convaincus que mon savoir-faire en fait leur convient.
- 10:00Et donc chez moi,
- 10:02il est vrai qu'on a la grâce justement de par notre positionnement d'admettre des personnalités d'ici,
- 10:06d'ailleurs,
- 10:07d'un autre continent.
- 10:08Mais ce n'est pas forcément le but de la marque.
- 10:10Le but de la marque,
- 10:11c'est de sublimer ceux qui rêvent de s'habiller chez nous.
- 10:14Et qu'elle soit,
- 10:15comme je le dis dans mes interviews,
- 10:16qu'elle soit vendeuse de bananes,
- 10:17qu'elle soit vendeuse de charbon,
- 10:21la marque est destinée à celles justement qui rêvent de se voir sublimées par notre savoir-faire.
- 10:28Mes personnalités,
- 10:29ce sont toutes ces femmes depuis 2012 qui n'ont jamais manqué de venir chez moi,
- 10:34qui m'ont toujours porté.
- 10:35Et d'ailleurs,
- 10:36notre présence sur les réseaux sociaux est très récente.
- 10:38Je pense que c'est...
- 10:40Ça fait moins de cinq ans qu'on est vraiment actifs sur les réseaux sociaux parce qu'avant,
- 10:44on n'était plus dans une sorte de marketing de réseau où chaque client satisfait pouvait nous recommander à ses amis,
- 10:51à ses proches.
- 10:53Donc,
- 10:54la marque,
- 10:54elle est vraiment pour tout le monde.
- 10:57Il n'arrive pas à faire qu'on ait des services exclusifs pour des personnalités.
- 11:00Très bien.
- 11:02L'idée du marketing de réseau et l'idée finalement de...
- 11:07Ça fait deux fois que tu fais référence au fait que...
- 11:09Les réseaux sociaux,
- 11:10ce n'est pas tout pour toi.
- 11:12Alors qu'on est dans une période où,
- 11:14effectivement,
- 11:15on a tendance à dire quelqu'un qui se lance,
- 11:16un porteur de projet qui veut se lancer dans la mode,
- 11:18on va lui dire,
- 11:19il faut absolument que tu as un compte Instagram.
- 11:21Toi,
- 11:21tu parles de marketing de réseau et tu dis,
- 11:23ce n'est pas sur les réseaux sociaux que j'ai commencé à travailler.
- 11:26Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu cette stratégie de communication ?
- 11:31Oui,
- 11:33après,
- 11:33je vais parler très jeune pour ceux qui m'ont déjà vu,
- 11:35mais je suis quand même d'une civilisation.
- 11:38Et nous,
- 11:38quand on venait,
- 11:40Facebook,
- 11:40Instagram,
- 11:41je pense même qu'avant ça,
- 11:42il y avait i5 qui n'était pas forcément là où il fallait se vendre quand on n'était pas clé de chanteur.
- 11:47Donc,
- 11:48on a appris justement à satisfaire cette femme-là de par le savoir-faire parce qu'on était dans une génération qui était très portée sur les détails.
- 11:56Et si vous voulez,
- 11:58je bénéficie de ces deux générations.
- 12:00Et je ne dirais pas que ce n'est pas bon d'aller sur ce show,
- 12:03c'est même l'avenir.
- 12:04Mais aussi,
- 12:05j'ai cette éducation de dire,
- 12:07je suis...
- 12:07créateur de mots,
- 12:08je suis porteur de traductions,
- 12:10de savoir-faire et même quand je passe dessus les réseaux sociaux il faut que mon travail soit mis en avant de la manière la plus professionnelle possible,
- 12:18il faut que déjà la personne qui a 6000 km puisse ressentir tout cet amour,
- 12:24tout ce détail tout cet amour des finitions et ça,
- 12:28ça vient du fait que je viens d'une génération où on n'avait pas les réseaux sociaux et pour séduire une clientèle,
- 12:33il fallait que le vêtement soit bien Merci.
- 12:34que le posé soit bien repassé,
- 12:36que le tomber du tissu soit dans le bon sens et pas juste qu'il y ait un logo sur un vêtement et que la masse puisse s'attracher ou qu'on puisse attraper des personnalités qui vont ensuite mettre le logo en avant pour le diffuser.
- 12:47C'est très bien,
- 12:49mais c'est très contemporain.
- 12:50Et justement,
- 12:51pour une marque qui se veut aller le plus loin possible,
- 12:54il faut pouvoir mixer entre son histoire,
- 12:57regarder le passé,
- 12:58tenir compte du présent et puis avoir une vision future.
- 13:01Et moi,
- 13:01c'est ce mix de la marque.
- 13:02Et je suis un peu plus dans du quite luxury.
- 13:06Même sur nos lignes de prêt-à-porter ou sur notre ligne de maroquinerie qui sort très bientôt,
- 13:10vous ne verrez presque jamais de logo.
- 13:13Mais vraiment presque jamais de logo.
- 13:16Parce qu'on est vraiment dans le fait de mettre en avant le savoir-faire.
- 13:21Et pas forcément la marque.
- 13:23Parce que le savoir-faire fait parler de la marque.
- 13:25Donc j'encourage toute la vieille génération à partir sur les réseaux sociaux.
- 13:29C'est l'avenir.
- 13:29Et ils sont nés dedans.
- 13:31Mais nous,
- 13:32on a la grâce aussi d'avoir été dans les deux générations et on essaie de pouvoir en faire une force.
- 13:37Le fait qu'une cliente satisfaite te recommande toujours et le fait qu'aujourd'hui,
- 13:42pour la meilleure méthode d'acquisition,
- 13:44c'est aussi les réseaux sociaux.
- 13:45Donc,
- 13:45on a les deux types de cibles aujourd'hui.
- 13:48Très bien.
- 13:49Et j'imagine que quand tu évoques le fait de ne pas s'appuyer uniquement sur les réseaux sociaux,
- 13:56J'imagine que tu as un atelier,
- 13:57que tu as une boutique dans laquelle tu peux recevoir en fait...
- 14:02ta clientèle et que tu peux faire les essayages et que tu peux justement montrer tout ton savoir-faire.
- 14:07Donc,
- 14:07comment ça se passe en fait un rendez-vous à l'atelier,
- 14:11j'imagine,
- 14:11ou à la boutique
- 14:13Franck Namien ?
- 14:14Oui,
- 14:14donc
- 14:15Franck Namien,
- 14:16enfin Namien maintenant,
- 14:19c'est une maison de couture.
- 14:20Donc,
- 14:20on a un showroom.
- 14:22En ce moment,
- 14:23on est installé sur 200 mètres carrés à peu près.
- 14:25Et dans trois semaines,
- 14:26on sera sur 500 mètres carrés.
- 14:28Donc c'est un showroom,
- 14:30c'est des ateliers qui sont eux-mêmes divisés en spécialités.
- 14:33Donc on a de la couture,
- 14:36on a du prêt-à-couture,
- 14:38on a de la maroquinerie,
- 14:40on a de la grande mesure masculine,
- 14:43on a du prêt-à-poter masculin.
- 14:45On a vraiment toutes ces spécialités,
- 14:47désolé.
- 14:47On a vraiment toutes ces spécialités.
- 14:49Un rendez-vous chez moi commence par un numéro qui est le 225 0152
- 14:5574 0054.
- 14:57C'est le seul numéro qui est habilité à prendre un rendez-vous chez nous.
- 15:02On rentre en discussion avec ma collaboratrice qui connaît tous les procès.
- 15:10Elle a une approche très professionnelle.
- 15:14Elle calera le rendez-vous avec la cliente qui ensuite viendra à la date convenue ou pour celles qui sont à l'étranger parce qu'on a énormément de clients,
- 15:23surtout dans la zone anéantique du Nord,
- 15:24États-Unis et Canada.
- 15:25C'est notre deuxième plus gros marché en pleine mesure.
- 15:28Elle prendra un rendez-vous en ligne ou pour celles qui peuvent se déplacer à l'hiver ou à notre showroom,
- 15:34elles me rencontreront.
- 15:35Dans 4 minutes,
- 15:36c'est même moi qui fais le café pour la cliente qui la reçoit.
- 15:41On discute,
- 15:42on voit ce qu'il y a à faire et ensuite voilà.
- 15:44Donc,
- 15:45on débouchait jusqu'à la détermination qu'on aura de dessiner ensemble.
- 15:52Alors,
- 15:52tu évoques le fait de dessiner un vêtement ensemble.
- 15:55Donc,
- 15:56comment est-ce que tu gères les demandes des clients ?
- 16:00Je ne sais pas si ça t'arrive,
- 16:00mais tu en as parfois qui arrivent avec la photo d'une tenue de Beyoncé ou que sais-je encore,
- 16:05et qui viennent te voir pour te dire c'est ça que je veux.
- 16:08Je ne sais pas,
- 16:09est-ce que déjà ça c'est des choses qui peuvent arriver ?
- 16:11Ça arrive tout le temps parce qu'on est en Afrique et en Afrique,
- 16:14on n'a pas trop la notion de piocher dans le catalogue du créateur.
- 16:19Donc de plus en plus,
- 16:21nous on redirige la cliente vers nos collections.
- 16:26Mais bon,
- 16:26ça arrive tout le temps que les clientes ramènent des modèles.
- 16:29Et la seule barrière qu'on met à ça,
- 16:32c'est que quand elles viennent,
- 16:34on est obligé de faire une étude morphologique.
- 16:36Donc,
- 16:38Pour une cliente qui n'a pas la morphologie qu'il faut par rapport à un modèle,
- 16:42elle a la chance de rencontrer un dessinateur de mode que je suis ou un de nos assistants.
- 16:48On pourra lui dire que le vêtement n'est pas à sa morphologie.
- 16:51Soit on fait évoluer le vêtement à sa morphologie ou on lui fait changer le vêtement totalement.
- 16:56Ça peut être même une question de couleur,
- 16:58ça peut être une question de tendance.
- 17:00Moi,
- 17:00j'ai plusieurs fois rencontré des dames qui m'ont ramené des modèles de 50 vies en arrière.
- 17:06Et c'était ma responsabilité de leur dire,
- 17:07écoutez,
- 17:08madame,
- 17:08c'est très beau,
- 17:09mais ça ne vous conviendrait pas aujourd'hui,
- 17:11c'est d'une autre époque.
- 17:14Voilà,
- 17:14et ensuite,
- 17:15on fait soit évoluer le modèle pour avoir le milieu de ce que la cliente veut,
- 17:19ce que moi,
- 17:19je veux.
- 17:20Ou on essaie de nous proposer des choses plus contemporaines.
- 17:24Et aujourd'hui,
- 17:25par exemple,
- 17:26on est capable pour une cliente en particulier de lui faire créer une dentelle dessinée sur classique produit dans des ateliers que pour elle.
- 17:34C'est à ce niveau qu'on arrive aujourd'hui d'avoir de vraies expériences au niveau des matières.
- 17:39Donc quand elles viennent,
- 17:39on leur fait comprendre qu'elles peuvent faire confiance à la maison et mettre toute notre expertise pour que le vêtement soit le plus bon possible selon sa morphologie,
- 17:47sa personnalité et sa carnation.
- 17:50Et même au-delà,
- 17:50selon sa culture aussi.
- 17:52Très bien,
- 17:52donc il y a vraiment un travail de collaboration avec la personne qui vient au showroom pour pouvoir créer une pièce unique.
- 18:01C'est ça.
- 18:03C'est ça.
- 18:03J'ai toujours le besoin de pouvoir créer la pièce la plus unique possible pour la cliente.
- 18:09C'est la pièce qui lui correspond le mieux,
- 18:11en respectant justement mes codes et les codes de la maison.
- 18:15Oui,
- 18:15parce qu'au final,
- 18:16l'idée,
- 18:17c'est que si on choisit un créateur,
- 18:18c'est pour avoir une création de ce créateur-là et non pas l'inviter à piocher dans ce qui est déjà sorti ou ce qui aurait déjà été fait.
- 18:28ce que tu évoquais c'est que tu fais à la fois de hum
- 18:31de l'homme et de la femme.
- 18:32Tu as toujours fait les deux ou est-ce que l'homme est venu dans un second temps ?
- 18:36J'ai toujours fait les deux.
- 18:36J'ai reçu la double formation sur la grande mesure masculine et sur la couture féminine,
- 18:44notamment le mariage.
- 18:46J'ai toujours fait les deux,
- 18:48mais jusqu'à là,
- 18:48on a toujours mis le point d'honneur sur la communication autour de la femme parce que la maison est vraiment très proche des femmes.
- 18:57Chez nous,
- 18:57par exemple,
- 18:58on prône le féminin sacré.
- 19:00dans
- 19:00Donc,
- 19:01c'est vraiment la femme mère,
- 19:02la femme déesse et tout.
- 19:03Et c'est cette image qu'on a toujours voulu garder.
- 19:06Et ce qui est bien,
- 19:07justement,
- 19:08en parlant du marketing de réseau,
- 19:10c'est que la plupart des hommes qu'on reçoit nous viennent de leurs épouses ou de leurs futures épouses.
- 19:17Donc,
- 19:18voilà,
- 19:18ça nous permet de justement ne pas faire trop de marketing pour les femmes et pour les hommes,
- 19:22rester très concentrés sur cette tête qui est vraiment exceptionnelle,
- 19:26sur la femme et tout.
- 19:28Et on a encore beaucoup à dire sur la femme,
- 19:30donc on a envie de s'exprimer sur elle.
- 19:32Oui,
- 19:32et puis comme tu l'as si bien dit,
- 19:35quand la femme est satisfaite,
- 19:36elle va recommander à son entourage et en priorité à son mari.
- 19:41Quand la femme est satisfaite,
- 19:42c'est tout l'univers qui est satisfait.
- 19:44Complètement.
- 19:46Donc toi aujourd'hui,
- 19:47tu parles de ton atelier à Abidjan.
- 19:49Est-ce que la marque aujourd'hui au niveau du prêt-à-porter,
- 19:52elle est présente dans d'autres points de vente,
- 19:54dans d'autres concept stores en dehors d'Abidjan ?
- 19:57Dans le souci de vraiment préserver notre savoir-faire jusqu'à là,
- 20:01j'étais un peu fermé sur les dépôts de vente et les concept stores en dehors de nos boutiques et nos maisons.
- 20:09Donc on a une grande partie de nos produits qui ne sortent totalement pas de notre maison de couture.
- 20:13C'est plus une.
- 20:14C'est plus un print-à-porter qui est très proche quand même de la couture,
- 20:20un peu exclusif,
- 20:21presque en pièces uniques,
- 20:22qui n'est vendu que dans notre boutique ou dans notre showroom.
- 20:30Néanmoins,
- 20:31on entend le développer du print-à-porter qui a toujours le même niveau d'exigence,
- 20:35mais un peu plus étendu,
- 20:37qui lui pourra justement se laisser faire aux collaborations et aux dépôts dans des concept stores et tout.
- 20:44À ce jour,
- 20:45on est représenté par un agent au Canada qui revend nos produits,
- 20:49notamment nos sandales,
- 20:51notre prêt-à-porter et certaines pièces coutures.
- 20:53Et c'est seulement lui à l'étranger.
- 20:56Sinon,
- 20:56pour avoir nos articles,
- 20:58il faudrait partir sur le site internet ou passer en boutique directement.
- 21:03La boutique nous a mis à Angers,
- 21:05rue L155,
- 21:06ou venir à notre showroom à Angers,
- 21:09citer le soleil.
- 21:10Très bien.
- 21:11De toute façon,
- 21:11je mettrais bien en note de bas d'épisode le numéro de téléphone que tu as évoqué tout à l'heure pour les prises de rendez-vous et je remettrais bien l'adresse de la boutique et les coordonnées de l'agent pour qu'on puisse passer commande.
- 21:26Parce que c'est ça,
- 21:29comment dire,
- 21:30l'idée de promouvoir les marques de mode,
- 21:31c'est aussi de faciliter des prises de commandes.
- 21:34Donc,
- 21:35toi,
- 21:35tu évoques le côté cérémonie,
- 21:38le côté mariage finalement.
- 21:40et
- 21:40Et vraiment,
- 21:41c'est pour des grands événements qu'on va porter tes collections.
- 21:45Et là,
- 21:45tu commences à intégrer du prêt-à-porter.
- 21:48Toi,
- 21:49dans ta vision,
- 21:50est-ce qu'il y a des personnalités que tu aimerais habiller ou que ta marque soit visible dans certains événements internationaux ?
- 21:58Est-ce que toi,
- 21:58tu réfléchis comme ça en termes d'impact pour ta marque ou pas vraiment ?
- 22:03Oui,
- 22:03bien sûr.
- 22:04Bien sûr,
- 22:04comme tout designer,
- 22:05il y a beaucoup de personnalités que j'aimerais vraiment voir porter.
- 22:09Les personnalités,
- 22:09surtout,
- 22:09qui portent la même vision que moi.
- 22:12Et justement,
- 22:14pour que cette marque soit vue à l'été national,
- 22:16déjà,
- 22:17le passage à Paris a été très positif.
- 22:19Moi,
- 22:20qui traînais un peu depuis le fait de filmer sur Paris,
- 22:24j'ai été agréablement surpris.
- 22:25On a reçu de bons retours,
- 22:27beaucoup de commandes et tout ça.
- 22:29Et ça me conforte dans le fait que de plus en plus,
- 22:32on devrait se nourrir et pouvoir habiller beaucoup de personnalités.
- 22:37afro-descendantes,
- 22:38africaines ou même d'origine.
- 22:41Très bien.
- 22:42Effectivement,
- 22:43moi qui suis basée ici à Paris,
- 22:45je vois vraiment un mouvement de plus en plus de créateurs qui sont basés sur le continent et qui sont de plus en plus présents en Europe.
- 22:53J'ai l'impression qu'il y avait peut-être des réticences par le passé,
- 22:59mais c'était aussi parce que vous n'étiez peut-être pas sûrs qu'il y avait une clientèle qui allait être au rendez-vous.
- 23:05C'est tout ça.
- 23:06C'est ça.
- 23:08C'est surtout qu'on n'était pas forcément sûrs.
- 23:10Ce que tu évoquais,
- 23:11c'est qu'aujourd'hui,
- 23:12ton marché numéro 2,
- 23:13c'est
- 23:14États-Unis et Canada,
- 23:15mais ce n'est pas la France.
- 23:17Non,
- 23:17non.
- 23:18On a beaucoup de clients en France.
- 23:19On a beaucoup de clients en France.
- 23:21Après,
- 23:23je pense qu'à ce niveau aussi,
- 23:24il y a une petite nuance.
- 23:26On a beaucoup de clients en France,
- 23:27mais ils sont toujours restés dans la culture d'ici.
- 23:32Je pense qu'un défilé comme la Black Fashion Experience,
- 23:34ça permet de toucher plutôt une clientèle qui a une vision différente de la mode en Afrique.
- 23:40Une clientèle qui porterait un de nos sacs,
- 23:44justement,
- 23:45nos sacs de l'U.S.
- 23:46qui sortent bientôt et qui seraient fiers de le porter quand une autre personne aurait,
- 23:49par exemple,
- 23:51un béquine ou une autre marque européenne.
- 23:55Sinon,
- 23:57les clientes qui restent dans la culture ivoirienne,
- 23:59africaine...
- 24:01Si on rêve de se marier en robe blanche,
- 24:03mais faite par des créateurs africains,
- 24:04on n'a vraiment pas besoin de défiler de mode pour les avoir.
- 24:07Parce qu'en avance,
- 24:07ils sont raccordés par leurs amis,
- 24:10frères,
- 24:10soeurs qui sont ici,
- 24:11qui leur disent qu'on a de très bons créateurs ici qui peuvent te faire la robe.
- 24:17Ou depuis qu'on est sur les réseaux sociaux,
- 24:19ils arrivent à voir ce qu'on fait par les people qu'on habite ici et tout.
- 24:23Donc à ce niveau,
- 24:25si on devait s'en tenir à là,
- 24:26on aurait pu toucher notre cible directement là-bas sans passer par l'événement.
- 24:30Aussi géniaux que la Black Fashion Experience.
- 24:33Mais je pense que là,
- 24:34à ce stade,
- 24:34on est plus à venir rivaliser,
- 24:37en fait,
- 24:38et venir arracher nos frais qu'ils avaient l'habitude de payer.
- 24:4115 000 euros,
- 24:4220 000 euros d'EMS,
- 24:43en fait,
- 24:43et lundi,
- 24:44que de savoir faire.
- 24:46Et le nouveau luxe,
- 24:47en fait,
- 24:48c'est l'Afrique.
- 24:49Je ne sais pas si j'ai été un peu clair ou je me suis un peu perdu.
- 24:54Non,
- 24:54non,
- 24:54c'est parfaitement clair.
- 24:55Là,
- 24:55ce que je comprends,
- 24:56c'est qu'il y a une évolution des habitudes de consommation,
- 25:00de celles qui rêvaient de...
- 25:02Voilà,
- 25:03c'est vraiment un nouveau marché qu'on a envie de toucher.
- 25:06En plus de celui qu'on arrive à toucher de manière organique par le lien qu'ils ont en Afrique et par les réseaux sociaux,
- 25:13on a envie de toucher ce nouveau marché fashion qui...
- 25:16qui pourra aussi donner de la valeur au produit du prêt-à-poter,
- 25:19du luxe africain.
- 25:20Et ça,
- 25:20ça passe vraiment par des salons africains,
- 25:22des salons européens.
- 25:24Quand tu évoques l'évolution des habitudes de consommateurs et que tu dis,
- 25:28voilà,
- 25:29il y avait une cliente qui,
- 25:30historiquement,
- 25:30elle allait peut-être aller dans des marques et dans des boutiques qui vendent des robes de mariée ici en Occident.
- 25:37Aujourd'hui,
- 25:37cette cliente-là,
- 25:38issue de la diaspora,
- 25:40elle va vouloir s'acheter sa robe de mariée en Afrique.
- 25:45et notamment elle va vouloir acheter une robe de ta marque à toi parce que vous avez réussi à prouver,
- 25:53à démontrer qu'en termes de standard,
- 25:56en termes de qualité,
- 25:57vous étiez largement au niveau.
- 25:59Est-ce que aussi en termes de style et en termes de respect des proportions de la femme africaine,
- 26:05est-ce que vous n'êtes pas même plus légitime à proposer des robes de mariée pour la femme africaine ?
- 26:10Tout à fait d'accord,
- 26:11tout à fait d'accord.
- 26:11Je suis d'accord qu'on est en fait sa parente,
- 26:13comme j'ai l'habitude de le dire.
- 26:15Donc,
- 26:16une marque française n'aurait jamais le même talent à habiller le corps d'une Africaine qu'une personne qui la connaît au mieux,
- 26:25qui est née avec elle,
- 26:26qui a grandi avec elle,
- 26:27qui comprend justement sa culture et qui elle est.
- 26:31Et justement,
- 26:32c'est bien parce qu'à mettre ces femmes-là en valeur aujourd'hui,
- 26:36on se rend compte même qu'au lieu qu'elles partent vers les marques européennes,
- 26:40qui n'arrivaient pas à mettre leurs formes en valeur.
- 26:42On les a tellement mises en valeur aujourd'hui qu'aujourd'hui,
- 26:44même les Européennes arrivent à s'acheter des formes qui ressemblent aux femmes africaines.
- 26:49Et on a comme l'impression qu'on a un petit impact quand même aujourd'hui sur les habitudes de consommation en Occident.
- 26:58Donc voilà,
- 27:00c'est ça.
- 27:00Nous,
- 27:00on les comprend mieux et on devrait constamment les habiller.
- 27:06Et puis aujourd'hui,
- 27:07je le dis,
- 27:08on a beaucoup de marques.
- 27:09Moi,
- 27:09je suis...
- 27:09très dans la réflexion sur les marques.
- 27:13Aujourd'hui,
- 27:13on a beaucoup de marques dans le barillage,
- 27:16dans le prêt-à-porter,
- 27:17dans la maroquinerie.
- 27:19L'autre temps,
- 27:19on a pensé qu'on avait des savoir-faire différents,
- 27:21mais c'est pareil.
- 27:23Aujourd'hui,
- 27:24c'est des grandes marques qui produisent dans certains villages avec des machines ancestrales.
- 27:29On a ces mêmes machines,
- 27:30ces mêmes procédés.
- 27:32Aujourd'hui,
- 27:32on arrive à tisser du tweed.
- 27:36On a eu la tissée du tuyau dans France,
- 27:37mais ce tuyau de lait tissé dans nos villages,
- 27:40pareil,
- 27:40avec le même niveau d'exigence.
- 27:42Donc,
- 27:42on n'a pas à pâlir en fait en termes de qualité.
- 27:45En termes de fournisseurs,
- 27:46on parlera.
- 27:47Moi,
- 27:47aujourd'hui,
- 27:47je vais jusqu'à Calais pour avoir un hôtel de Calais pour certaines clientes.
- 27:51Parce que grâce à mes faits d'avoir quand même des visas des cinq continents,
- 27:57de plusieurs continents,
- 27:58je peux aller à la source en fait.
- 28:00Et dire à ma cliente,
- 28:01ton vêtement est aussi luxueux que celui de la Reine 2.
- 28:04Parce qu'on a les mêmes fournisseurs et je l'ai pris là où ces matières ont été prises.
- 28:09Aujourd'hui,
- 28:10quand on parle de couture orientale,
- 28:11avant c'était distribué seulement par de grands créateurs comme Elissa et tout en Europe.
- 28:15C'était leur avalue,
- 28:16leur place correspondante à leur couture et tout.
- 28:19Mais aujourd'hui,
- 28:19nous on a les mêmes fournisseurs avec ces grandes marques.
- 28:22Vous voyez ?
- 28:23Et on a envie de créer au effort qu'on arrive à faire du vrai luxe.
- 28:26Il faut que ces femmes-là sachent que les marques européennes et africaines aujourd'hui...
- 28:32sont positionnés au premier,
- 28:33mais dans le luxe,
- 28:34en fait,
- 28:34et qu'elles peuvent nous faire confiance.
- 28:36Le Nigeria a pleinement réussi ce combat et je pense qu'on a une phase où c'est la Côte d'Ivoire ou les autres pays de l'Afrique de l'Ouest qui doivent aussi mener ce genre de combat.
- 28:45Et toi,
- 28:45tu trouves qu'il y a suffisamment d'ambassadeurs pour promouvoir ce message ?
- 28:49Parce qu'en fait,
- 28:50toi,
- 28:50tu fais tout le travail d'aller sourcer la matière la plus luxueuse et d'aller à la source pour pas qu'il y ait de doute,
- 28:56pour qu'on puisse se comparer à n'importe quelle marque qui se dit marque...
- 29:00de haute couture qui va c'est la dentelle de Calais.
- 29:03Toi,
- 29:03tu considères qu'aujourd'hui,
- 29:05tu utilises les mêmes techniques et que tu n'as pas à rougir de ce que tu proposes.
- 29:09Est-ce qu'il y a assez d'ambassadeurs pour valoriser ce message ?
- 29:13Je pense qu'il y a assez d'ambassadeurs.
- 29:15S'il n'y a pas assez,
- 29:16justement,
- 29:18c'est cette envie de valoriser le talent et le savoir-faire.
- 29:23Je m'explique.
- 29:24Aujourd'hui,
- 29:25moi,
- 29:25je touche une star qui me connaît.
- 29:28C'est son protocole qui s'admise chez moi.
- 29:30Vous voyez ?
- 29:31Et ça ne laisse pas la chance,
- 29:32par exemple,
- 29:32à beaucoup de créateurs qui ont énormément de talent de pouvoir toucher les stars.
- 29:36Moi,
- 29:36aujourd'hui,
- 29:37pour...
- 29:38Comment je vais dire ?
- 29:41C'est plus facile pour des marques comme moi,
- 29:42comme d'autres marques aussi,
- 29:43que vous devez forcément connaître,
- 29:44de toucher certains people.
- 29:45Et donc,
- 29:46on est seul à évoluer parce que les Africains sont plus portés sur la marque ou le nom du créateur.
- 29:53Et ce que nous,
- 29:53on demande aujourd'hui,
- 29:54c'est que tous les people,
- 29:56tous les influenceurs,
- 29:57en fonds descendants africains surtout,
- 30:00puissent se dire,
- 30:02je porte n'importe quelle marque africaine et j'essaie de la mettre en avant de la citer avec.
- 30:08C'est en lui donnant de la force que demain,
- 30:09il pourra me donner de la force.
- 30:10On l'a vu plusieurs fois.
- 30:12Des marques comme Tony Watts,
- 30:14comme
- 30:15Enisa, comme George Obéika,
- 30:17justement,
- 30:17ont été portées par des grandes stars américaines.
- 30:19Et du jour au lendemain,
- 30:20elles ont capitalisé des millions,
- 30:22des centaines de millions.
- 30:23Vous voyez,
- 30:24c'est des Libanais qui faisaient leur petit coup de chemin.
- 30:27Aujourd'hui,
- 30:27ce sont des grandes marques connues internationalement qui font le mètre carré et tout.
- 30:31Et ce que j'ai remarqué,
- 30:32c'est qu'aujourd'hui,
- 30:33quand tu demandes à un Africain de porter une marque,
- 30:36Ils te demandent c'est qui,
- 30:37en fait.
- 30:38C'est qui la marque ?
- 30:39Il fait quoi ?
- 30:41Ils ne demandent pas ce que je peux voir juste le produit,
- 30:43ce qui me correspond,
- 30:43mais c'est un produit que je peux mettre en avant.
- 30:46Et ça fait qu'on a une toute petite minorité qui a la chance d'être en avant.
- 30:50Et on a une grande majorité de jeunes créateurs qui,
- 30:52eux,
- 30:53ont beaucoup de talents,
- 30:54les dents longues,
- 30:54mais qui sont obligés de rester derrière et d'attendre le jour de chance.
- 30:59Et on est un peu au-dessus qui va mener ce combat,
- 31:03en fait,
- 31:04si nos influenceurs...
- 31:05ne nous porte pas de manière inconditionnelle.
- 31:08Et ça,
- 31:08c'est le petit...
- 31:09Et si on a de bonnes influences,
- 31:10on a de bonnes stars.
- 31:12Aujourd'hui,
- 31:12on a Aya Nakamura.
- 31:14Moi,
- 31:14si je l'habille,
- 31:15je sais que ce n'est pas rougi devant une star française,
- 31:20blanche,
- 31:21américaine et tout parce qu'elle est tout aussi populaire.
- 31:24Vous voyez,
- 31:24ça,
- 31:25on n'a pas besoin d'en douter aujourd'hui.
- 31:27C'est plus le protocole pour que tous les créateurs aient accès à ces people qui sont parfois plus difficiles.
- 31:33Je suis complètement d'accord avec toi.
- 31:35Et si,
- 31:35mon temps de focus...
- 31:37Pardon,
- 31:38j'allais dire,
- 31:38je suis complètement d'accord avec ton analyse.
- 31:41Il y a un petit peu un cercle fermé qui ne permet pas de faire exploser la lumière sur tous les talents qu'il peut y avoir en Afrique,
- 31:50même si on se concentre que sur Abidjan.
- 31:54Il n'y a pas assez de lumière pour tout le talent qu'il y a à Abidjan.
- 31:59C'est ça.
- 31:59Et en même temps,
- 32:00c'est le jeu en général.
- 32:02On va dire,
- 32:03si on compare ça au sport,
- 32:04tout le monde ne peut pas gagner la coupe.
- 32:06Il y en a qui sont devant,
- 32:08il y en a qui sont derrière.
- 32:09C'est comme ça.
- 32:11Non,
- 32:11mais il ne faut pas voir la mode comme ça.
- 32:12Je ne suis pas trop d'accord avec ça parce que,
- 32:18comment je dis ?
- 32:18Le sport,
- 32:19en fait,
- 32:19ce sont les sportifs et les clubs qui se portent eux-mêmes.
- 32:23La mode,
- 32:23c'est autre chose.
- 32:24C'est un produit.
- 32:26C'est quelque chose qui est censé être...
- 32:28qui essaient de parler de nous et de notre culture en général.
- 32:32Et vous voyez,
- 32:33on ne peut pas se porter seul.
- 32:35Avec la mode,
- 32:36ce sont nos people,
- 32:37ce sont des gens qui évoluent.
- 32:39Moi,
- 32:39aujourd'hui,
- 32:41j'accompagne beaucoup d'influenceurs ivoiriens dans leurs projets.
- 32:45Quand j'ai des influenceurs que je ne connais pas,
- 32:47pour qui je prends des tickets en dizaines,
- 32:49en centaines,
- 32:50parce que j'ai conscience que demain,
- 32:53quand ils seront des méga stars,
- 32:55je n'aurai pas de protocole pour profiter de leur image.
- 32:59Et donc,
- 32:59on vous dit que le football,
- 33:02c'est une équipe qui se débrouille pour pouvoir gagner ses compétitions et pouvoir gérer son image.
- 33:07Mais la mode,
- 33:07c'est différent.
- 33:08La mode,
- 33:10c'est comme on a un fétiche.
- 33:12Notre fétiche,
- 33:13en fait,
- 33:13c'est l'Afrique.
- 33:14Vous comprenez ?
- 33:15Et ce fétiche-là,
- 33:16il est très lourd et on doit pouvoir le porter ensemble.
- 33:20Tous les porteurs de lumière doivent pouvoir poser leur main et attraper ce fétiche ensemble et dire au monde.
- 33:26que ce fétiche est unique,
- 33:28il est sacré,
- 33:28il est universel et que justement c'est lui qui est porteur d'inspiration.
- 33:33Et pour ça,
- 33:34le combat doit être entier.
- 33:36Moi,
- 33:36je dois,
- 33:37par exemple,
- 33:37une nuit s'ébranler comme les flammes,
- 33:38c'est génial.
- 33:40À la fin de la journée,
- 33:41je me dis,
- 33:43500 invités aux flammes,
- 33:44c'est
- 33:46500 créateurs qui devraient avoir la chance de pouvoir s'exprimer par les people qui sont invités.
- 33:50Ils devraient être plus ouverts d'esprit et de dire...
- 33:53Je reviens chez nos marques africaines à Paris,
- 33:57en Europe.
- 33:58Et plus encore,
- 33:59il faut que je me tourne vers l'Afrique pour voir en fait ce qu'il y a.
- 34:03Parce qu'on a ce même fétiche ensemble,
- 34:04c'est justement l'Afrique.
- 34:06Et puis surtout,
- 34:07on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure.
- 34:09Parfois,
- 34:09à ces cérémonies,
- 34:10on va voir certains profils,
- 34:13certaines célébrités qui ne sont pas toujours très bien habillées.
- 34:16Et pour moi,
- 34:16je pense que c'est parce que parfois,
- 34:18quand elles cherchent à s'habiller...
- 34:21elle ne trouve pas forcément de créateur ou dans les sélections,
- 34:28il n'y a pas vraiment des choses qui leur correspondent.
- 34:30En tout cas,
- 34:31si on parle de la population issue de la diaspora,
- 34:33de certaines femmes,
- 34:34même certains hommes,
- 34:35où à l'issue de la cérémonie des flammes,
- 34:37il y a eu beaucoup de critiques,
- 34:38notamment,
- 34:38je pense à Joey Duetfilet,
- 34:40dont le costume a été beaucoup critiqué.
- 34:42Et pour moi,
- 34:43je pense que pour avoir connu l'expérience d'aller acheter
- 34:48une tenue dans un atelier en Afrique,
- 34:51si la tenue ne te va pas,
- 34:52le créateur ne te laisse pas sortir.
- 34:55tant que lui n'est pas et toi tu ne connais même pas vraiment les détails donc toi tu peux sortir en disant non moi je pense que ça va lui il va dire non par rapport à ta morphologie par rapport à ton teint,
- 35:06c'est ça qui te va et même s'il voit que tu doutes il dit non mais essaye ça seulement tu vas avoir et quand tu essayes tu dis non vraiment tu as raison et ça moi je l'ai vécu à plusieurs reprises pour savoir que c'est pas possible qu'on te laisse sortir en étant mal habillé
- 35:19Tu peux dire que toi,
- 35:21c'est pas mon goût,
- 35:22je n'ai jamais mis ça,
- 35:23mais les gens vont te regarder et vont dire non,
- 35:24ça donne sur toi,
- 35:25il n'y a rien à dire.
- 35:26La tenue,
- 35:27elle est faite pour toi.
- 35:30Et ça,
- 35:32alors que je pense qu'en Occident,
- 35:33on a un peu perdu ça.
- 35:35On achète en self-service,
- 35:36on se sert,
- 35:37vous rentrez dans la boutique,
- 35:38il n'y a personne qui vous regarde.
- 35:41Ou sinon,
- 35:41on vous propose du prêt-à-porter.
- 35:42Si vous arrivez à rentrer dedans,
- 35:44tant mieux.
- 35:44Si vous ne rentrez pas,
- 35:45il faut aller voir ailleurs.
- 35:46Ou il faut maigrir,
- 35:47quelle que soit ta morphologie.
- 35:48On est là.
- 35:49on va te faire une robe qui va faire que tout le monde va tourner la tête sur toi ou on va te faire la tenue qui va faire que tout le monde va tourner la tête tout le monde va te demander mais ça vient d'où c'est clair et il y a aussi la culture autour de la mode africaine il y a la culture autour de la mode africaine moi si j'admets quelque chose si j'admets quelque chose si j'admets quelque chose chez les occidentaux c'est
- 36:15que vous allez au Grammys vous allez au
- 36:17Metz Merci.
- 36:19vous voyez que la star a porté un vêtement qui ne lui correspond pas.
- 36:23Mais les journalistes vont dire
- 36:26« Pourquoi buter le créateur ?
- 36:28Il est magnifique,
- 36:29il a mis cette coupe en avant. »
- 36:30Les blogueurs vont reprendre près de...
- 36:33On critique ce qui se fait sur les stars occidentales.
- 36:37Et nous,
- 36:37en Afrique,
- 36:37on a juste envie de se connecter.
- 36:39Nos blogueurs,
- 36:40ils disent « J'aime pas.
- 36:41J'aime pas. »
- 36:42Parfois,
- 36:42c'est vrai qu'on n'aime pas,
- 36:43mais il faut valoriser ce fétiche africain,
- 36:46en fait.
- 36:46Il faut apprendre à...
- 36:49Être moins franc quand même,
- 36:50quand c'est dans l'intérêt de la mode.
- 36:52Et puis,
- 36:53quand je parle de culture aussi,
- 36:54aujourd'hui,
- 36:56quand on parle d'un événement comme les flammes,
- 36:58c'est pratiquement le seul événement africain,
- 37:00100%
- 37:00que je connais.
- 37:02Il faut connaître ce truc des journalistes,
- 37:04de demander à chaque star invité,
- 37:08aussi petite soit-elle,
- 37:09vous êtes habillé par qui ?
- 37:12Vous voyez,
- 37:12vous êtes habillé par qui ?
- 37:14C'est une robe de qui ?
- 37:15C'est un vêtement de qui ?
- 37:16C'est une collection de quelle année ?
- 37:17il faut qu'il reconnaît
- 37:19Toute cette culture,
- 37:19monde autour de nos événements,
- 37:20même quand ce n'est pas des événements de mode,
- 37:22ça permettra justement à chaque people,
- 37:25chaque année,
- 37:26de chercher à avoir une référence aussi petite soit-elle.
- 37:29Et justement,
- 37:30vu qu'ils n'ont pas de temps,
- 37:30ça va mettre en avant des métiers de styliste comme moi,
- 37:33j'en connais une qui est très talentueuse,
- 37:34Kalivora,
- 37:35Monika,
- 37:36de leur dire,
- 37:37trouve-moi la pièce unique en fait,
- 37:38que ce soit en Afrique,
- 37:39que ce soit,
- 37:40peu importe,
- 37:41la pièce unique d'un créateur africain parce qu'on va me demander le nom des créateurs de jeux de la prochaine édition.
- 37:46Vous voyez ?
- 37:46Moi je pense que c'est plus une culture qui,
- 37:48justement,
- 37:49au lieu de commencer en bas pour monter,
- 37:50ça devrait plutôt être des conditions imposées en haut qui vont définir la manière de fonctionner de nos people,
- 37:57de nos stars,
- 37:58et justement mettre en avant les différents métiers jusqu'à arriver au créateur.
- 38:02Parce que ce n'est pas au créateur de chercher le people qui va le porter,
- 38:06il y a des métiers pour ça,
- 38:08et il faut qu'ils soient mis en avant.
- 38:10Donc,
- 38:11il faut qu'à un moment,
- 38:11ça s'aille et qu'on y réfléchisse et qu'on essaie de se porter ensemble et d'une seule voie qu'on puisse imposer justement le savoir-faire africain.
- 38:20Complètement d'accord avec ton propos,
- 38:22sachant que le système occidental,
- 38:24c'est un système capitaliste.
- 38:25Donc,
- 38:25les blogueurs qui font des critiques positives sur les marques qui sont portées par les célébrités,
- 38:31c'est parce qu'à un moment donné,
- 38:32la marque,
- 38:32elle a financé le blogueur,
- 38:35elle a financé la célébrité.
- 38:36C'est une chaîne de gens qui sont là pour se...
- 38:39se féliciter les uns les autres.
- 38:42C'est un système qui a été mis en place.
- 38:43Il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas un système.
- 38:46Ça ne doit pas être le même.
- 38:47Ça ne doit pas être un copier-coller,
- 38:48mais un système qui soit à la faveur des créateurs africains et qui permette de valoriser et de promouvoir les marques.
- 39:02Toi,
- 39:03tu évoques le métier de styliste.
- 39:04Aujourd'hui,
- 39:05par rapport à ta marque,
- 39:05tu travailles avec des stylistes qui vont habiller les célébrités ou tu es plutôt en relation directe avec les célébrités ?
- 39:12Comme je disais,
- 39:13jusqu'à là,
- 39:13je suis un peu fermé.
- 39:14En général,
- 39:15c'est les célébrités qui se mettent en relation avec moi.
- 39:19La nouvelle génération,
- 39:20c'est quelque chose de m'avoir appris une autre manière de voir la vie.
- 39:23De plus en plus,
- 39:24en regardant les jeunes créateurs qui sont venus juste après nous,
- 39:28c'est compliqué qu'il faut rester moins célébrité.
- 39:31partir en fait à l'assaut des célébrités par des personnes,
- 39:34des stylistes qui peuvent nous recommander des stars habillés et tout ça.
- 39:39Par exemple,
- 39:40récemment,
- 39:40il y a Moulika qui m'a fait une proposition que j'ai adorée.
- 39:44Il y a certains stylistes qui arrivent à nous demander des vêtements pour leurs stars et on est très ouverts à ça.
- 39:51En tout cas,
- 39:52ces deux dernières années,
- 39:53nous sommes très ouverts à accompagner des porteurs de lumière.
- 39:57Très belle expression,
- 39:57les porteurs de lumière.
- 39:59L'idée,
- 39:59et puis j'aime bien le fait que tu parles d'accompagner,
- 40:01c'est en fait qu'on travaille ensemble.
- 40:02Ils mettent la lumière sur nous,
- 40:03nous aussi.
- 40:04On les habille bien,
- 40:05quelque part,
- 40:06on met la lumière sur nous.
- 40:07Donc,
- 40:07on est vraiment dans un travail de collaboration.
- 40:09Voilà,
- 40:10et une marque n'a pas,
- 40:11et ça,
- 40:12je passe un message aussi aux stars,
- 40:14une marque n'a pas à être plus populaire,
- 40:17en fait,
- 40:17que le people qui va la porter.
- 40:18Le fait de porter une grande marque,
- 40:20c'est apporter un certain prestige.
- 40:22C'est rentrer dans un secte de...
- 40:25personnes qui ont un certain bon goût,
- 40:27qui ont une certaine culture du luxe.
- 40:30Parce que très souvent,
- 40:33j'ai cru entendre dire dans les causes de la vie,
- 40:35moi,
- 40:35je bénis Dieu quand même que j'ai jamais eu vraiment ces problèmes.
- 40:39C'est une passée crème avec les stars.
- 40:41Il y a des années,
- 40:41il y a un people qui m'a fait appel justement pour que je l'admette parce qu'elle était très en vogue ici et tout ça.
- 40:49Et je demandais à mon assistant de suivre le dossier et le people me disait on ne prend pas ses mesures.
- 40:55Elle fait du XL,
- 40:57elle ne se déplace pas,
- 41:00elle ne fait pas du CH.
- 41:02Il faut juste le coup de l'événement,
- 41:03le faire déposer à son hôtel et puis elle va regarder,
- 41:05ça lui plaît,
- 41:06elle porte ça lui,
- 41:06elle ne le porte pas.
- 41:08Et moi,
- 41:08j'ai envoyé le message à mon assistante qui me dit déjà même le principe de ne pas vous déplacer,
- 41:13vous enlève le privilège de porter,
- 41:15Juliano.
- 41:16Vous voyez ?
- 41:18Donc,
- 41:18c'est ce petit complexe que nos people ont personnellement de savoir.
- 41:22Aujourd'hui,
- 41:22par contre,
- 41:23c'est un people que si je fais un...
- 41:24appelé pour m'acheter des relations,
- 41:30m'acheter du bien-être des clients,
- 41:32et que j'ai dit,
- 41:32je veux t'accompagner.
- 41:33C'est un petit pôle qui tout de suite m'a dit,
- 41:35ah oui,
- 41:35il n'y a pas de problème,
- 41:36je veux,
- 41:36je veux,
- 41:37je veux.
- 41:37Je veux,
- 41:39vous voyez.
- 41:41Et c'est ça qui me touche un peu chez les petits pôles africains.
- 41:45Ils sont trop portés sur qui tu es avant que je puisse faire de toi quelqu'un.
- 41:51C'est très circulaire,
- 41:52en fait,
- 41:52la mode et le showbiz.
- 41:53Aujourd'hui,
- 41:53un créateur,
- 41:54tu le connais,
- 41:54il est tout jeune.
- 41:56Tu le portes gratuitement.
- 41:57Demain,
- 41:58tu ne peux même pas avoir de rendez-vous pour l'avoir.
- 42:00Et il peut sortir la collection qu'il te faut avec toute la notoriété qu'il aura.
- 42:05Que tu brilles plus que tu ne brilles.
- 42:07Vous voyez ?
- 42:08Donc,
- 42:10en même temps,
- 42:10ces télénes sont très adorables.
- 42:12Moi,
- 42:12ici,
- 42:12je salue des femmes comme Connie Touré,
- 42:15comme Emmanuel Keita,
- 42:17comme
- 42:18Déborah Mou.
- 42:19toutes,
- 42:19comme Diana Bouli,
- 42:22comment elle s'appelle,
- 42:23notre Miss Côte d'Ivoire de l'année suivie passée,
- 42:28Miss Johnny,
- 42:31Miss Johnny,
- 42:32voilà,
- 42:32qui sont venues au défilé,
- 42:34c'était un grand paragon,
- 42:35on a fait un succès continental,
- 42:37et vous voyez,
- 42:37c'est de ça que je parle souvent,
- 42:39il y a des gros projets,
- 42:40par exemple l'Esprit de l'Amérique,
- 42:41c'était un projet qui a été financé,
- 42:43mais vraiment bien financé,
- 42:45mais qui n'aurait pas pu avoir ce rétentissement-ci.
- 42:48Ces personnes-là n'avaient pas accepté de venir porter le projet avec moi.
- 42:54Awa Sanoko,
- 42:55justement,
- 42:55qui était le visage qui est venu spontanément.
- 42:58Et donc,
- 42:59c'est ça.
- 42:59Chaque fois que les personnes reviennent vers les créateurs,
- 43:02on va faire de grandes choses ensemble.
- 43:05Vous voyez ?
- 43:06Et moi,
- 43:06elles sont venues.
- 43:07Elles m'ont apporté toute la visibilité.
- 43:09Après,
- 43:09les gens étaient contents en disant qu'elles avaient eu le privilège de défiler sur l'esprit d'Ina.
- 43:12Mais c'est moi qui ai eu le privilège de les recevoir.
- 43:15Quand ça marche,
- 43:15finalement,
- 43:17les notoriétés sont mélangées.
- 43:19Et pour le bonheur des populations qui sont fières d'avoir de gros événements,
- 43:23ils voient leur star et tout ça sortir de la zone de confort.
- 43:27Et moi,
- 43:27c'est ce que je demande aujourd'hui.
- 43:29Je me dis que j'ai besoin d'un Nakamura.
- 43:32Juste laisser un message sur une de ces...
- 43:35pages,
- 43:35on commentait,
- 43:37ça doit pouvoir lui parler en fait.
- 43:38Elle ne doit pas forcément regarder,
- 43:39elle ne le fait pas.
- 43:40C'est un exemple parce que c'est la toute grosse taille noire du siècle.
- 43:45Mais ça touche aussi tous les people,
- 43:47tous les anciens.
- 43:49Il faut qu'on sorte des clans et qu'on puisse se suivre.
- 43:52Moi aujourd'hui,
- 43:53si j'ai un événement au Japon et qu'on me demande même quand l'organisation n'aurait pas les moyens si c'est africain,
- 44:00je mettrais les moyens pour partir soutenir le confrère.
- 44:03Quand bien même,
- 44:04en fait,
- 44:04pour ma voix,
- 44:05il faut pouvoir souvent payer des cachets,
- 44:06souvent payer des billets d'avion,
- 44:07business et tout.
- 44:08Mais quand il faut porter le fétiche africain,
- 44:10je suis tout le temps disponible.
- 44:12Écoute,
- 44:12en tout cas,
- 44:12ça va exactement dans le sens de ma démarche avec mon média,
- 44:16qui est vraiment de...
- 44:18Voilà,
- 44:18moi,
- 44:18j'essaie de mettre en avant des personnalités qui évoluent dans les industries culturelles et créatives africaines,
- 44:23du nord au sud,
- 44:24d'est en ouest.
- 44:26Et avec cette volonté de,
- 44:29effectivement,
- 44:29participer,
- 44:30contribuer à porter le fétiche,
- 44:32comme tu le dis si bien.
- 44:34toi aujourd'hui quelles sont les perspectives d'évolution on est là à la moitié de l'année pour l'année 2025 j'imagine que tu vas voir la saison des mariages mais aussi peut-être de fin d'année et autres cérémonies de fin d'année et il y a aussi les défilés sur la
- 44:52deuxième partie de l'année en Afrique c'est quoi les projets pour la marque sur les mois à venir ?
- 44:58À ce point-là,
- 44:59pour une maison de couture sérieuse,
- 45:01on a très peu de temps et très peu de manœuvres.
- 45:04Néanmoins,
- 45:04là,
- 45:04on est en train en même temps d'effectuer un gros déplacement des ateliers.
- 45:10Comme je disais,
- 45:10on passe sur 500 m² justement pour pouvoir créer des services qui se rapportent du luxe en étant pleinement dans le haut premium.
- 45:20Donc,
- 45:21on a un nouveau siège,
- 45:22une nouvelle maison de couture dans la cité,
- 45:26la possible souterrie soleil 3.
- 45:28Et aussi travailler sur la première boutique de prêt-à-porter,
- 45:33prêt-à-couture de la marque.
- 45:35Et là,
- 45:35j'ai reçu déjà deux sollicitations de définir le mot d'année transnée et que j'ai tout de suite accepté justement parce que les visions me correspondaient.
- 45:42Et malheureusement,
- 45:44parce que je suis occupé,
- 45:45j'ai décliné un qui est hors du continent.
- 45:47Je crois que c'est vraiment bien pris en charge,
- 45:49mais je ne peux pas,
- 45:49je m'excuse encore.
- 45:51Il m'écoute.
- 45:52Donc,
- 45:52c'est un peu ça.
- 45:53En ce moment,
- 45:53on a très peu de manœuvres.
- 45:55aussi...
- 45:56On a commencé l'organisation de l'esprit il y a 4 ans,
- 45:59qui m'ont défilé annuel depuis plusieurs années.
- 46:02Et cette année,
- 46:03on veut une expérience très immersive et très proche des standards internationaux.
- 46:09Donc,
- 46:10on a une très belle équipe qui est en train de se mettre en place et on respecte que Dieu bénira l'initiative.
- 46:15Donc,
- 46:16c'est vraiment ça pour moi,
- 46:17le déplacement du siège de la maison de gamine,
- 46:20l'ouverture de la boutique de prêt-à-fonder,
- 46:23prêt-à-couture à la L155,
- 46:25en gré.
- 46:27gérer les clientes courantes,
- 46:29essayer de bien gérer les deux dernières hautes saisons de l'année et puis répondre aux deux défilés si les thèses sont vraiment d'accord.
- 46:37Donc,
- 46:37c'est vraiment une grosse année pour la marque parce que l'idée d'être dans un showroom plus grand,
- 46:43de déménager,
- 46:44de créer ces différents pôles qui existaient déjà,
- 46:46mais c'est vraiment de structurer encore davantage la marque et de continuer les défilés.
- 46:51On est vraiment dans une année charnière où j'ai l'impression que c'est un peu...
- 46:54La marque qui grandit et qui passe à un nouveau cap avec aussi cette volonté,
- 46:58ce que tu évoquais,
- 46:59de s'ouvrir un peu plus à des pratiques que tu ne faisais pas forcément,
- 47:02des collaborations,
- 47:04peut-être davantage de communication et un showroom plus grand.
- 47:08Donc,
- 47:09on est vraiment dans un peu une nouvelle ère pour la marque.
- 47:12C'est ça,
- 47:12exactement.
- 47:13Exactement.
- 47:14Et le grand passage pour ça.
- 47:16Aujourd'hui,
- 47:17vous voyez,
- 47:18comme on le dit,
- 47:18moi j'ai peut-être plusieurs collègues.
- 47:21Désolé,
- 47:21j'ai déjà dit ça à plusieurs collègues.
- 47:23On s'entend très bien d'ailleurs à Dijon.
- 47:26Aujourd'hui,
- 47:26notre ambition,
- 47:27ce n'est même pas d'être en concurrence avec nous.
- 47:29Entre nous,
- 47:30c'est d'essayer de concurrencer les grandes marques internationales,
- 47:35même de Véry,
- 47:37de grandes marques internationales.
- 47:39Et vu que le financement,
- 47:40ça ne prouve pas les rues en Afrique,
- 47:41on essaie de faire de l'autofinancement et d'aller tout doucement,
- 47:43mais c'est vraiment ça la ligne en fait.
- 47:46Et chaque année,
- 47:47on essaie de pouvoir grandir autant qu'on puisse.
- 47:50Oui,
- 47:50c'est tout ce qu'on souhaite à la marque,
- 47:52de continuer à grandir chaque année,
- 47:55toujours un peu plus,
- 47:56avec à chaque fois de nouvelles étapes qui sont franchies.
- 47:59Et puis,
- 48:00l'appel a été lancé à Ayana Kamoura.
- 48:02Donc,
- 48:03on va voir si elle a une styliste qui nous entend ou si elle-même nous entend ou va avoir ce moment de l'interview.
- 48:10En tout cas,
- 48:10je sortirai l'extrait.
- 48:12Je sortirai l'extrait exprès.
- 48:13Je l'attaquerai,
- 48:14on verra si ça prend ou pas.
- 48:17On arrive à la fin de cette interview.
- 48:19Moi,
- 48:19j'ai balayé l'ensemble des questions que je voulais te poser.
- 48:23Je voulais revenir sur un point.
- 48:24Tu évoquais à un moment donné tes études.
- 48:26Tu as parlé de l'Institut français de la mode et tu as parlé également du
- 48:31LVMH
- 48:32Inside.
- 48:34Je pense que LVMH Inside,
- 48:36c'est plus sur le côté marketing.
- 48:39Et l'Institut français de la mode,
- 48:41qu'est-ce que tu as appris au niveau de l'Institut français de la mode ?
- 48:47On a énormément appris,
- 48:48on a appris déjà à créer,
- 48:51à structurer nos marques.
- 48:54On a vraiment appris en fait ce pourquoi on voulait devenir créateur,
- 48:59c'est très important au-delà de tout.
- 49:01Et comme tout le monde sait,
- 49:02l'Institut de la mode,
- 49:03c'est pratiquement la première école qui arrive à créer des cas de des entreprises de mode.
- 49:10Donc on a appris la gestion,
- 49:11on a appris plein de choses qui nous permettent justement de nous professionnaliser.
- 49:15Avec INSIGHT LVMH,
- 49:16ça m'a permis,
- 49:17avec ce que j'ai appris avec IFM,
- 49:21de pouvoir comprendre comment ces grandes marques du groupe les ont mis en application,
- 49:26voir ce qu'ils arrivaient à faire pour la maison.
- 49:28Je suis très content de l'année dernière parce qu'elle a été très instructive pour moi.
- 49:35On est juste en train de pouvoir mettre tout ça en place,
- 49:38espérer,
- 49:38prier,
- 49:39avoir des stars comme Aya Nakamura et briller.
- 49:44dans les plus hautes sphères et faire parler justement le salon fait africain.
- 49:48C'est déjà beaucoup,
- 49:49c'est tout ce qu'on souhaite.
- 49:50Écoute,
- 49:50moi je te dis merci beaucoup.
- 49:52J'ai été ravie d'en savoir plus sur ta marque et puis sur tes ambitions en termes de promotion de la créativité africaine et cette volonté vraiment de t'inscrire comme une marque de quiet luxury.
- 50:03C'est intéressant aussi d'être sur ce segment-là parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de marques africaines qui revendiquent le fait d'être très présentes sur les réseaux sociaux et de travailler vraiment leur...
- 50:12communication là-dessus.
- 50:13Toi,
- 50:13j'aime bien cette approche qui est plutôt marketing de réseau.
- 50:17On a une clientèle satisfaite qui parle de nous et on intègre aussi la communication sur les réseaux,
- 50:22mais on continue à faire les deux et ça,
- 50:25je pense que c'est important de faire les deux.
- 50:27Donc,
- 50:27bravo à toi pour ça.
- 50:28Et je vais te dire,
- 50:29comme je le dis tout le temps,
- 50:31à très bientôt en Afrique de l'Amérique.
- 50:33À très bientôt et merci beaucoup et j'espère qu'on aura l'occasion de t'inviter pour l'Express d'Amérique.
- 50:37À très bientôt.
- 50:39Avec plaisir.
- 50:41Et merci pour tout ce que tu fais pour la mode africaine.
- 50:47Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 50:49Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 50:55Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 50:58Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 51:02Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 51:06Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.