Latest / My Marketing Podcast - conseils marketing et communication, stratégie marketing, offre, growth marketing, conseils pour vendre / Lancer une startup sur un marché concurrentiel ft. Rebecca Vianello | vendre, entreprendre, marketing
Transcript
- 0:00C'est la première déception,
- 0:01c'est de se dire « Ok,
- 0:02je vois bien qu'il ne se passe rien et que les finances n'arrivent pas et que je n'ai plus de nouvelles de mon financier. »
- 0:08Et là,
- 0:08c'est un coup dur.
- 0:09Il faut l'encaisser,
- 0:10ce n'est pas évident.
- 0:11Et le storytelling,
- 0:11ça commence là.
- 0:12Ce n'est pas que pour des financiers,
- 0:13on en parlera,
- 0:14il y a aussi les financiers et les investisseurs.
- 0:16Mais le storytelling,
- 0:16c'est aussi pour embarquer les talents,
- 0:18les personnes qu'on a envie de voir travailler avec nous.
- 0:20J'ai joué le réseau.
- 0:21Et je pense que c'est clairement une leçon que tout le monde peut garder en tête.
- 0:24Faites jouer votre réseau.
- 0:26Regardez qui peut vous présenter quelqu'un.
- 0:29qui peut être éligible.
- 0:30Donc,
- 0:31toi,
- 0:31c'est ce que tu as fait.
- 0:32Oui.
- 0:35Vous cherchez des conseils marketing concrets,
- 0:37pragmatiques et actionnables pour développer votre entreprise dans la durée ?
- 0:41Bienvenue sur My Marketing Podcast.
- 0:44C'est Laurie et Sandy Giacobbi.
- 0:46On est spécialistes en marketing et entrepreneurs depuis 2010.
- 0:50Ici,
- 0:51vous trouverez les méthodes,
- 0:52les outils et les retours d'expérience de nos invités ainsi que les nôtres.
- 0:57Tout pour vous inspirer.
- 0:59et passer à l'action.
- 1:04Bonjour et bienvenue sur ce nouvel épisode de My Marketing Podcast.
- 1:07Aujourd'hui,
- 1:07j'ai le plaisir de recevoir
- 1:09Rebecca Villanello,
- 1:10CEO de Ivanbees,
- 1:12pour un épisode d'une série toute nouvelle sur My Marketing Podcast.
- 1:16Oui,
- 1:16aujourd'hui,
- 1:16on va vous présenter des CEOs et c'est Rebecca qui ouvre le bal pour nous parler de comment elle a construit,
- 1:24lancé,
- 1:25commercialisé un CRM.
- 1:28dédiée aux labos pharmaceutiques et aux visiteurs médicaux.
- 1:30Je ne vais pas spoiler,
- 1:31vous allez voir.
- 1:31Rebecca a la particularité d'avoir lancé un logiciel sur un marché qui était déjà très concurrentiel et pourtant,
- 1:37elle a déjà des clients.
- 1:39Bienvenue,
- 1:39Rebecca,
- 1:39sur My Marketing Podcast.
- 1:41Merci,
- 1:41Sandy.
- 1:42Tu sais que je vais te poser mille questions.
- 1:44J'imagine.
- 1:45Alors,
- 1:45Rebecca,
- 1:46la particularité,
- 1:46c'est que nous,
- 1:47on travaille ensemble déjà depuis un bon moment.
- 1:48Et j'ai eu envie de te donner la parole parce que tu as un parcours qui,
- 1:51je pense,
- 1:51va intéresser énormément d'auditeurs de My Marketing Podcast puisque toi,
- 1:55tu es capable de nous dire Merci.
- 1:56toutes les étapes de ton produit,
- 1:58puisque c'est toi qui as eu l'idée,
- 1:59c'est toi qui as développé,
- 2:00et tu l'as développé d'une manière assez atypique.
- 2:02Je ne vais pas spoiler,
- 2:03puisque tu as notamment impliqué un panel d'experts,
- 2:06et tu vas également nous parler comment tu commercialises aujourd'hui ton CRM,
- 2:11ton logiciel SaaS,
- 2:12Ivenbiz,
- 2:13alors que tu n'es même pas du milieu de la ZEC.
- 2:15Arrête-moi.
- 2:16Non,
- 2:17non,
- 2:17c'est totalement vrai ce que tu dis.
- 2:18Donc ma première question,
- 2:19Rebecca,
- 2:19moi je le sais,
- 2:20mais c'est souvent une question que les gens se posent,
- 2:22c'est comment on a l'idée,
- 2:23un jour ?
- 2:24de lancer quelque chose qui est quand même relativement ambitieux.
- 2:26On parle d'un logiciel pour des laboratoires pharmaceutiques.
- 2:29Comment toi,
- 2:29tu en es venue là ?
- 2:30En quelques mots,
- 2:31tu peux nous dire,
- 2:32est-ce que tu t'es élevée un matin disant Eureka ?
- 2:34Ou voilà,
- 2:34c'était un peu plus long ?
- 2:35Je dirais que c'était assez rapide.
- 2:37J'ai eu la chance,
- 2:38moi,
- 2:38dans mon parcours,
- 2:39de travailler dans le milieu pharmaceutique.
- 2:41Et je suis rentrée à l'époque dans un petit laboratoire,
- 2:44dans une petite structure.
- 2:46Et j'ai eu à côté de moi un directeur bienveillant qui m'a permis de connaître les rouages de l'industrie pharmaceutique.
- 2:51Donc j'ai pu participer à plein de tâches,
- 2:54plein de missions au sein de mon laboratoire.
- 2:56Et une des missions qui m'a le plus attirée,
- 2:59on va dire,
- 3:00c'était de travailler en collaboration avec les visiteurs médicaux.
- 3:02Donc il faut savoir qu'un laboratoire pharmaceutique,
- 3:04pour assurer la promotion de ses produits,
- 3:06il a besoin d'une force commerciale,
- 3:07il a besoin de visiteurs médicaux.
- 3:09Et ces visiteurs médicaux,
- 3:10ils vont à la rencontre des professionnels de santé et ils vont assurer la promotion des produits.
- 3:14Ce sont des commerciaux en fait ?
- 3:15Ce sont,
- 3:16oui,
- 3:16des vrais commerciaux en fait.
- 3:18Et ces commerciaux,
- 3:19bien évidemment,
- 3:20ils ont besoin d'aide.
- 3:21parce qu'ils ont de larges secteurs et ils ont besoin d'être équipés,
- 3:25d'avoir des outils en fait.
- 3:27Parce qu'à un moment donné,
- 3:28on ne peut pas tout se rappeler dans sa tête de qui on a vu,
- 3:30qu'est-ce qu'on lui a présenté comme produit,
- 3:32qu'est-ce qu'il en a pensé.
- 3:33Donc,
- 3:34à un moment donné,
- 3:34on se pose la question de se dire,
- 3:36qu'est-ce qu'on met en place pour ces équipes commerciales ?
- 3:38Et à l'époque,
- 3:40on avait des tableaux Excel.
- 3:41C'est un peu limité et puis c'est surtout qu'on n'analyse pas des tableaux Excel.
- 3:44Donc,
- 3:45on se dit,
- 3:45on va trouver un logiciel.
- 3:46À l'époque,
- 3:47on commençait déjà à avoir les premiers logiciels.
- 3:49Soit vous avez la formule,
- 3:50et ça existe encore,
- 3:51c'est la formule générique,
- 3:52celle qui n'est pas très chère,
- 3:54et qu'on essaye un petit peu d'adapter.
- 3:56Et puis après,
- 3:56il y a la formule très chère,
- 3:57forcément,
- 3:58où là,
- 3:58c'est du sur-mesure.
- 3:59Donc à l'époque,
- 4:00on n'était pas une grosse structure et on décide de partir sur la formule générique.
- 4:03Et très vite,
- 4:04en fait,
- 4:04on fait un constat,
- 4:05c'est que les visiteurs médicaux,
- 4:06ils sont hyper déçus parce qu'ils ne s'y retrouvent pas du tout,
- 4:08ils trouvent que les chants ils sont pas adaptés à eux donc
- 4:11très vite,
- 4:12ils nous font remonter les informations.
- 4:14Ils nous disent qu'on n'est pas contents.
- 4:15On n'est pas contents,
- 4:15j'imagine.
- 4:15On n'est pas contents,
- 4:16on n'a pas envie d'utiliser cet outil.
- 4:18Qu'est-ce que vous nous avez mis entre les mains ?
- 4:20Déjà qu'ils n'avaient pas envie,
- 4:21mais en plus,
- 4:22ce n'était pas adapté.
- 4:22C'est ça,
- 4:23parce qu'il faut savoir que des commerciaux,
- 4:24à la base,
- 4:24n'ont pas du tout envie d'aller dans l'informatique.
- 4:26Ce n'est pas que dans le secteur pharma,
- 4:28c'est de manière générale.
- 4:34Donc,
- 4:34je vais voir mon directeur et je lui dis,
- 4:36on n'arrive pas au résultat qu'on veut.
- 4:38C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 4:38ce qu'on veut,
- 4:39nous,
- 4:39c'est pouvoir les aider à travailler mieux sur le terrain.
- 4:42Et on n'y arrive pas parce qu'on ne récolte pas d'informations,
- 4:44parce qu'il trouve que mettre cette information-là,
- 4:46ça ne sert à rien.
- 4:46Il me dit,
- 4:47est-ce que tu as une solution,
- 4:48Rebecca ?
- 4:48Je lui dis,
- 4:49écoute,
- 4:49pourquoi pas travailler en partenariat avec notre prestataire informatique.
- 4:52et monter notre propre solution.
- 4:54Et il m'a dit,
- 4:55écoute,
- 4:55si tu te sens de le faire,
- 4:56banco,
- 4:57vas-y.
- 4:57Il t'a fait confiance,
- 4:58en tout cas.
- 4:58Il m'a fait confiance.
- 5:00On avait vraiment une étroite collaboration entre nous.
- 5:03Et c'est ça qui était sympa,
- 5:04en fait,
- 5:05dans ce labo-là,
- 5:06c'est qu'il y avait une vraie confiance,
- 5:07en fait.
- 5:07OK.
- 5:08Et toi,
- 5:09qui n'as pas du tout un profil technique ?
- 5:11Je travaille en collaboration avec la société,
- 5:13notre prestataire informatique,
- 5:14et on monte une solution.
- 5:15Très vite,
- 5:16donc,
- 5:16on l'a fait tester en interne.
- 5:17Donc,
- 5:18on monte.
- 5:19la structure de base qu'on connaît.
- 5:20Qu'est-ce qu'on met dans un CRM ?
- 5:22On met les contacts,
- 5:24on met ses visites,
- 5:25on met son agenda.
- 5:27Oui,
- 5:27les fonctionnalités de base.
- 5:28Les fonctionnalités de base.
- 5:29Donc,
- 5:30on part là-dessus et puis après,
- 5:31on le met dans la main des visiteurs médicaux.
- 5:33Qu'est-ce qui se passe ?
- 5:35On a les premiers retours.
- 5:35Donc,
- 5:36forcément,
- 5:37on améliore,
- 5:38on adapte pour avoir un vrai résultat.
- 5:40Mais ils se mettent à l'utiliser quand même.
- 5:42Mais ils se mettent à l'utiliser complètement parce que c'est ça l'idée.
- 5:44C'est aujourd'hui de se dire qu'il faut arriver à séduire.
- 5:47Les principaux utilisateurs et les principaux utilisateurs,
- 5:49il ne faut pas oublier que ce sont les visiteurs médicaux.
- 5:51Oui,
- 5:51parce qu'en fait,
- 5:52c'est un peu la problématique pour tous les CRM.
- 5:54Si les utilisateurs ne les utilisent pas,
- 5:55s'ils ne mettent pas de données dedans,
- 5:56ils ont des CRM vides et ils n'en font pas grand-chose.
- 5:58Complètement.
- 5:59Moi,
- 5:59je le vois chez nos clients.
- 6:00Il y en a certains,
- 6:01ils te disent,
- 6:01on a des CRM,
- 6:02ils ont des brutes de CRM,
- 6:04des leaders du marché.
- 6:05Alors,
- 6:05on ne parle pas forcément du Labo Pharma,
- 6:07mais ils te disent,
- 6:08en fait,
- 6:08il n'y a peut-être que 30 %
- 6:10de nos données qui sont dedans.
- 6:11Oui,
- 6:11c'est ça.
- 6:12donc en fait c'est pas que le logiciel marche pas c'est qu'en fait
- 6:16Les gens n'ont pas envie.
- 6:16Ils n'ont pas envie de l'utiliser.
- 6:17Parce que ce n'est pas adapté à leurs besoins,
- 6:19parce qu'ils ont peut-être l'impression d'être fliqués aussi.
- 6:23C'est quelque chose qui leur déplait.
- 6:24Complètement.
- 6:25Et au final,
- 6:25il y a une grosse déperdition des données.
- 6:27Et toi,
- 6:27finalement,
- 6:28tu avais perçu ça et tu as créé l'origine un peu de Hive & Bees en te focalisant sur comment je récupère le plus de données possible.
- 6:34C'est ça.
- 6:35Et donc,
- 6:36qu'est-ce qu'il faut faire ?
- 6:37Il faut séduire les utilisateurs de base.
- 6:39et les utilisateurs de base,
- 6:40comme je te l'ai dit,
- 6:40c'est vraiment les visiteurs médicaux.
- 6:42Donc l'idée émane de là,
- 6:43de monter à Evenbiz et de se dire,
- 6:45OK,
- 6:45très bien,
- 6:46aujourd'hui,
- 6:46qu'est-ce qu'il faut faire ?
- 6:47Il faut arriver à développer la solution qui va à la fois séduire les visiteurs médicaux,
- 6:52mais aussi les directeurs de vente,
- 6:54parce que malgré tout,
- 6:55ils sont juste au-dessus d'eux et ils sont une grande aide pour les visiteurs médicaux.
- 6:59Et puis,
- 6:59bien évidemment,
- 6:59après,
- 7:00les autres personnes du siège,
- 7:01les directeurs,
- 7:02les responsables compliants,
- 7:04aussi que tout le monde trouve un vrai attrait dans la solution.
- 7:06Donc en fait,
- 7:07l'idée derrière de cette collecte de données,
- 7:09c'est que ça va permettre aux...
- 7:10directeurs des ventes et puis aux autres personnes qui sont à des niveaux plus stratégiques d'avoir des données qui sont non pas simplifiées mais faciles à aborder pour pouvoir prendre des meilleures décisions.
- 7:21Oui,
- 7:21complètement.
- 7:22Au travers d'iVanBiz ce qu'on a mis en place,
- 7:23c'est qu'on a déjà aidé les visiteurs médicaux.
- 7:26On a mis en place déjà des tableaux au sein de l'outil qui sont juste des outils d'analyse mais surtout de lecture.
- 7:32C'est vraiment un travail déjà simplifié,
- 7:34mâché pour les visiteurs médicaux.
- 7:37Comme j'ai cette expérience de l'industrie pharmaceutique,
- 7:39je sais exactement les questions qu'on est amené à se poser en tant que visiteur médical et aussi en tant que directeur des ventes.
- 7:46Donc l'idée,
- 7:46en fait,
- 7:46au travers d'Ivanbiz,
- 7:47c'est de profiter de cette expérience,
- 7:49de la mettre à profit et de mettre en place ces fameuses statistiques,
- 7:53on va dire,
- 7:53une fois qu'on a collecté l'information,
- 7:55c'est d'aller l'analyser,
- 7:56mais non pas de demander aux visiteurs médicaux,
- 7:58déjà d'aller essayer de faire des tableaux croisés dynamiques en croisant les données pour essayer...
- 8:02Tu t'es perdue là !
- 8:04Mais bien sûr,
- 8:04mais c'est comme ça que nous font,
- 8:06dans certains outils,
- 8:06c'est comme ça que ça se passe.
- 8:08Donc,
- 8:08j'entendais souvent,
- 8:09quand je rassemblais mon panel d'experts,
- 8:11on me demandait de sortir telle information.
- 8:13Alors,
- 8:13les visiteurs médicaux disaient,
- 8:14alors moi,
- 8:14je vais chercher le nom de mon médecin,
- 8:16le RPPS de mon médecin,
- 8:17la dernière fois où je l'ai vu,
- 8:19le nombre de fois où je l'ai vu.
- 8:20Je mets tout ça ensemble,
- 8:22je mixe ma salade et puis il n'y a rien qui arrive.
- 8:25Ah bah oui,
- 8:25sans blague.
- 8:26Voilà.
- 8:26Donc,
- 8:26je disais,
- 8:27effectivement,
- 8:27c'est un peu compliqué.
- 8:28Je me disais,
- 8:29déjà,
- 8:29ne serait-ce que de penser la structure d'un tableau,
- 8:31c'est déjà pas simple.
- 8:32C'est ça.
- 8:33C'est qu'en fait,
- 8:33toi,
- 8:33tu t'es dit comment on résout ce problème de redistribuer et retraiter la donnée et que ce ne soit pas à l'utilisateur de le faire.
- 8:40Complètement.
- 8:41Hyper intéressant.
- 8:41Et tu as dit un mot que je trouve plus intéressant,
- 8:43c'est le panel d'utilisateurs.
- 8:44Ça,
- 8:45on va en revenir juste après parce que ça fait partie des choses que je veux vraiment aborder aujourd'hui avec toi sur comment on construit un produit.
- 8:50Mais avant ça,
- 8:51moi,
- 8:51ce que j'entends,
- 8:52c'est que finalement,
- 8:53tu as une idée,
- 8:54mais ton idée est venue d'une connaissance approfondie de ton marché.
- 8:57Donc,
- 8:57tu savais.
- 8:58Oui.
- 8:58Tu avais quand même bien vu...
- 9:00On a travaillé ensemble à l'étude de marché.
- 9:03C'est que du coup,
- 9:03toi,
- 9:04tu as commencé par faire une vraie étude de marché.
- 9:06C'est là où on a commencé d'ailleurs à travailler ensemble.
- 9:07Je t'avoue,
- 9:08tout le monde n'a pas cette idée-là dès le départ.
- 9:10Et c'était très rationnel de ta part de se dire,
- 9:13OK,
- 9:13je comprends mon marché,
- 9:14mais je veux le comprendre à fond.
- 9:16Et donc,
- 9:17on a fait ensemble cette étude de marché.
- 9:18Alors attention,
- 9:19je tiens à le dire,
- 9:20Rebecca a fait aussi beaucoup de recherches.
- 9:22Nous,
- 9:22on a surtout aidé à structurer et à déterminer quels étaient les angles,
- 9:25le positionnement et où est-ce qu'on allait se mettre sur le marché.
- 9:27Mais c'était vraiment une collaboration complète.
- 9:30Et du coup,
- 9:31toi,
- 9:31tu as identifié dans le positionnement que tu voulais adopter,
- 9:33parce que le marché est large et concurrentiel.
- 9:36Complètement.
- 9:36Comment tu as trouvé ton positionnement ?
- 9:38Tu t'es dit,
- 9:38on va aller se positionner sur quoi pour être différenciant ?
- 9:41L'idée était justement de savoir quelles étaient les insatisfactions.
- 9:44Donc,
- 9:44au travers de l'étude de marché,
- 9:46on a interviewé un panel assez large.
- 9:49L'idée,
- 9:49c'était vraiment d'avoir un maximum d'informations sur ce qui se passait sur le marché.
- 9:52On a très vite tiré des conclusions parce que malgré tout,
- 9:55il n'y en a pas non plus beaucoup qui se lancent dans un CRM métier spécifique.
- 9:59C'est très facile aujourd'hui de trouver un CRM générique.
- 10:01Oui,
- 10:02mais trouver un CRM métier,
- 10:03ce n'est pas ça.
- 10:04Alors oui,
- 10:05il y en a.
- 10:05On en a fait le constat,
- 10:06il y en avait.
- 10:07Et c'était de se dire,
- 10:08OK,
- 10:08qu'est-ce qu'il propose ?
- 10:09Qu'est-ce qui est bien ?
- 10:10Qu'est-ce qui est moins bien ?
- 10:11Et tirer des conclusions et justement se dire,
- 10:13comment on va nous positionner avec IvanBiz ?
- 10:16Donc,
- 10:16le résultat,
- 10:17il est là.
- 10:17En général,
- 10:18ce qui revenait,
- 10:20c'était le fait que les outils étaient complexes.
- 10:22difficiles d'utilisation pour les commerciaux.
- 10:24Donc souvent,
- 10:25on leur met ces outils dans les mains,
- 10:26on les forme en 24-48 heures,
- 10:28on les envoie sur le terrain avec ces outils et ce n'est pas simple.
- 10:32Donc en général,
- 10:32ils nous disaient les outils sont complexes à prendre en main et puis si c'est complexe à prendre en main,
- 10:37forcément,
- 10:38c'est difficile d'aller mettre de la donnée dedans parce qu'on ne sait pas où mettre la donnée.
- 10:42Et ensuite,
- 10:42l'analyser,
- 10:43c'est ce que je te disais tout à l'heure,
- 10:44c'est de croiser les données.
- 10:46Si on ne leur met pas déjà les tableaux,
- 10:48déjà tout fait.
- 10:49dans la main,
- 10:49c'est compliqué pour eux après de faire ce travail.
- 10:51Je me souviens qu'il y avait un problème de qualité des données aussi.
- 10:53Il y avait un problème de qualité des données parce que forcément,
- 10:56on ne sait pas toujours où mettre l'information dans l'outil.
- 11:00Donc,
- 11:00on en vient à se dire OK,
- 11:01qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui pour dire de trouver une solution qui soit intuitive ?
- 11:06Parce qu'aujourd'hui,
- 11:07ce qui remonte,
- 11:07c'est donc,
- 11:08comme on disait,
- 11:08c'était la complexité de l'outil pour les commerciaux qu'ils sont.
- 11:12Parce que eux,
- 11:12c'est pas leur travail d'aller passer une journée sur un ordinateur pour aller saisir des informations.
- 11:17Donc,
- 11:17il faut que ce soit fluide.
- 11:18Ce qu'il faut bien comprendre,
- 11:19c'est que souvent,
- 11:19ce sont des gens qui sont itinérants.
- 11:21Ce ne sont pas des gens derrière un bureau toute la journée,
- 11:23ce sont des gens qui ne sont pas sédentaires,
- 11:25qui passent une grande partie de leur journée en voiture.
- 11:27Je me souviens,
- 11:27quand on débriefait des entretiens,
- 11:29c'était « moi,
- 11:29j'ai passé ma journée en voiture,
- 11:30le soir,
- 11:30je rentre chez moi,
- 11:31j'ai autre chose à faire que de passer encore quatre heures à saisir mes données. »
- 11:34C'est pour ça qu'il faut se dire qu'il faut trouver un outil simple d'utilisation.
- 11:37Malgré tout,
- 11:38il faut qu'il soit facile.
- 11:38Simple,
- 11:39rapide.
- 11:40Il faut qu'il soit facile pour eux et pratique.
- 11:42Donc l'idée,
- 11:43c'est de travailler vraiment sur ça avec Aivenviz.
- 11:45Et c'est comme ça qu'en fait,
- 11:46sur le positionnement,
- 11:47on a...
- 11:47identifié,
- 11:48qui avait ce créneau à prendre sur la donnée facile à collecter,
- 11:54l'outil facile à utiliser.
- 11:56On en reviendra peut-être un peu plus tard,
- 11:57mais voilà.
- 11:57C'est vraiment le positionnement qui a été adopté.
- 11:59Et sans spoiler,
- 12:00c'était plutôt une bonne idée de le faire.
- 12:03Ok,
- 12:04donc en fait,
- 12:04moi ce que je voudrais que tu me dises,
- 12:06c'est que là,
- 12:06tu as étudié ton marché,
- 12:07et juste après,
- 12:08pour ceux qui nous écoutent,
- 12:09ils se disent « Ok,
- 12:09mais comment elle a fait passer entre j'ai l'idée,
- 12:12j'ai étudié mon marché,
- 12:13c'est de quoi ils ont besoin.
- 12:13Maintenant,
- 12:14il faut construire ce produit.
- 12:15Il faut construire ce logiciel. »
- 12:17Merci.
- 12:17Et je rappelle,
- 12:18tu n'es pas développeuse,
- 12:18tu n'es pas du milieu de la tech,
- 12:20tu sais juste très bien ce que tu veux,
- 12:22mais il va falloir passer par la carte.
- 12:23Mais il faut l'écrire.
- 12:24Alors il faut l'écrire,
- 12:24et on l'écrit dans un cahier des charges.
- 12:26Tout à fait.
- 12:27Et là,
- 12:27prochaine étape,
- 12:28comment tu as fait ?
- 12:29Parce que ça,
- 12:29je t'assure qu'autour de moi,
- 12:31pour avoir eu plein de gens,
- 12:31c'est l'étape qui les bloque.
- 12:32Comment je passe de je sais ce que je veux à je matérialise la chose ?
- 12:36C'est totalement vrai.
- 12:37C'est une étape compliquée.
- 12:39Merci de le dire,
- 12:39de ne pas nous vendre du rêve non plus.
- 12:40Non,
- 12:41c'est une étape compliquée et en toute sincérité,
- 12:44je ne l'avais pas mis dans mon schéma.
- 12:45Elle n'y était pas,
- 12:46cette thèse-là.
- 12:48C'est honnête,
- 12:48merci.
- 12:49Un jour,
- 12:50on me dit,
- 12:50c'est très bien,
- 12:51tu as une excellente idée,
- 12:52tu connais ton marché,
- 12:54tu sais ce que tu veux,
- 12:55mais il va falloir le rédiger.
- 12:56Là,
- 12:57je me dis,
- 12:57OK,
- 12:58très bien,
- 12:58mais on fait comment ?
- 12:59Il va falloir s'entourer d'une personne,
- 13:00parce que je n'avais pas les compétences pour dire de rédiger ça.
- 13:04Et sur mon parcours,
- 13:06je fais la connaissance d'Alexia Ribeiro,
- 13:08qui a l'habitude de rédiger des cahiers des charges.
- 13:10Et l'idée,
- 13:11c'est de la convaincre et de l'emmener avec moi.
- 13:13Et de lui dire,
- 13:13voilà,
- 13:14moi,
- 13:14j'ai une idée.
- 13:14et j'ai besoin de toi pour m'aider à la mettre sur papier.
- 13:17Donc,
- 13:17elle me dit,
- 13:18écoute,
- 13:18je suis très prise.
- 13:20Oui,
- 13:20on le sait.
- 13:21On le sait,
- 13:22elle travaille très,
- 13:22très bien et elle a de beaux clients.
- 13:24Il faut que tu arrives à me convaincre.
- 13:25Et si tu me convains,
- 13:26à ce moment-là,
- 13:27sur mon temps libre,
- 13:28on ira rédiger ce fameux cahier des charges.
- 13:30Donc,
- 13:30j'ai une grosse pression,
- 13:31bien évidemment.
- 13:32Je me dis,
- 13:32j'ai une petite heure pour la convaincre de l'embarquer avec moi.
- 13:35C'était ton premier pitch,
- 13:36en fait.
- 13:37Oui,
- 13:37c'était mon premier pitch.
- 13:38Et donc,
- 13:38je lui présente mon produit.
- 13:40J'avais vraiment,
- 13:41mon idée,
- 13:41elle était là.
- 13:42et il fallait qu'elle se concrétise.
- 13:43Je pense que je lui ai raconté une belle histoire parce qu'à la fin,
- 13:46elle me dit,
- 13:46c'est bon,
- 13:47je viens avec toi.
- 13:48Alors,
- 13:48je vais t'arrêter parce que tu as dit un mot que j'adore.
- 13:50Tu as dit,
- 13:50j'ai raconté une belle histoire,
- 13:51l'importance du storytelling.
- 13:53Et le storytelling,
- 13:54ça commence là.
- 13:54Ce n'est pas que pour des financiers.
- 13:56On en parlera,
- 13:56il y a aussi les financiers et les investisseurs.
- 13:58Mais le storytelling,
- 13:59c'est aussi pour embarquer les talents,
- 14:00les personnes qu'on a envie de voir travailler avec nous parce qu'elle est très forte,
- 14:04elle est très sollicitée.
- 14:05Toi,
- 14:05tu voulais travailler avec des gens de très haut niveau.
- 14:07tu es allé raconter et pitcher déjà avec ton histoire.
- 14:10Et c'est ça que je trouve génial,
- 14:11c'est que tu as réussi à convertir la première personne à Avenpys,
- 14:14alors que ça n'existait pas du tout.
- 14:16Non,
- 14:16pas du tout.
- 14:17Donc,
- 14:18elle me dit,
- 14:19Ausha parce qu'on va faire ça en dehors de mes heures et on va travailler le soir,
- 14:23tard.
- 14:24Et pour la petite histoire,
- 14:25étant mère de famille,
- 14:27et puis elle aussi,
- 14:28elle avait sa vie perso,
- 14:29il fallait trouver un endroit pour nous réunir le soir jusqu'à tard.
- 14:32Et donc,
- 14:33pour la petite anecdote,
- 14:34on a travaillé dans la bijouterie de sa maman.
- 14:35Et on a rédigé ce cahier des charges,
- 14:38toutes les deux,
- 14:38main dans la main.
- 14:39Dans cette petite bijouterie,
- 14:40on a passé...
- 14:41Plusieurs soirs par semaine.
- 14:42Plusieurs soirs par semaine à le rédiger.
- 14:44En même temps,
- 14:44regarde,
- 14:44à force d'être dans une bijouterie,
- 14:45vous avez créé un bijou quand même.
- 14:47Oui,
- 14:48c'est vrai.
- 14:48C'était prémonitoire.
- 14:49C'est vrai,
- 14:49c'était...
- 14:50J'adore cette histoire parce que ça montre aussi que l'envers du décor,
- 14:53de ce que c'est que de monter un projet,
- 14:54on imagine toujours strasser paillettes,
- 14:56on imagine toujours des incubateurs de start-up,
- 14:58station F et tout.
- 14:59Ben non,
- 14:59il y a des super...
- 15:00produits,
- 15:00il y a des super logiciels,
- 15:02des SaaS qui détruisent leur marché,
- 15:04qui se font dans des conditions tout autres,
- 15:07loin des incubateurs,
- 15:08loin des...
- 15:08Je ne dis pas qu'il ne faut pas y aller,
- 15:10mais il y a d'autres manières de faire aussi.
- 15:11Oui,
- 15:11il y a d'autres manières d'y arriver.
- 15:12Ok,
- 15:13donc vous faites ce cahier des Charles et en plus,
- 15:15Alexia rejoint le capital d'Alec.
- 15:18Tout à fait.
- 15:18Le projet lui a tellement plu qu'elle est rentrée comme actionnaire.
- 15:20Voilà.
- 15:21Donc,
- 15:21il faut le dire aussi,
- 15:22il faut le signifier.
- 15:22T'avais ton premier actionnaire,
- 15:24d'ailleurs.
- 15:25Complètement.
- 15:25Et du coup,
- 15:26ça vient à l'étape d'après ?
- 15:27Et c'est très important d'être entouré.
- 15:29Et donc,
- 15:30bien évidemment,
- 15:30l'étape d'après,
- 15:31c'est faire un chiffrage de ce beau cahier des charges et après,
- 15:34d'aller lever des fonds.
- 15:35Et toi,
- 15:35tu fais partie,
- 15:36on le sait,
- 15:37c'est pas facile de lever des fonds dans la tech quand t'en es une femme.
- 15:40Eh bien,
- 15:40tu es la preuve vivante que c'est possible.
- 15:42On peut y arriver.
- 15:42Après,
- 15:43est-ce que c'est facile ?
- 15:44Tu vas peut-être nous le dire,
- 15:44c'est facile ou pas.
- 15:45En tout cas,
- 15:46c'est possible.
- 15:47En tout cas,
- 15:47c'est possible.
- 15:47Donc,
- 15:47ça,
- 15:47c'est passé.
- 15:48Parce que ça aussi,
- 15:49c'est une étape qui est très méconnue.
- 15:51on nous montre toujours dans la presse alors là la prochaine étape après le mot cahier des charges on passe par business plan
- 15:57Donc,
- 15:57il faut travailler un business plan.
- 15:58On va aller voir son expert comptable et lui dire,
- 16:00voilà,
- 16:00il va falloir rédiger un business plan qu'on va présenter à des business angels.
- 16:05Parce que moi,
- 16:05personnellement,
- 16:06il fallait que je trouve des financiers.
- 16:08Et on passe par cette étape.
- 16:09C'est une étape qui n'est pas évidente du tout.
- 16:11Donc,
- 16:11on y va avec Alexia.
- 16:13On arrive à avoir des rendez-vous.
- 16:14Et très rapidement,
- 16:16on est agréablement surprise parce qu'on pensait que ça allait être bien plus compliqué que ça.
- 16:19On obtient des rendez-vous très rapidement.
- 16:21On explique notre business plan.
- 16:22Et là,
- 16:23au bout d'un mois,
- 16:24on a de la chance.
- 16:25On tombe sur l'investisseur.
- 16:26qui nous dit,
- 16:27Banco,
- 16:27je vous fais confiance,
- 16:28on y va.
- 16:29Super,
- 16:29super bonne nouvelle.
- 16:30Alors là,
- 16:31on se dit que c'est trop facile.
- 16:32On se dit que c'est génial,
- 16:33c'est du rêve.
- 16:34On y croit,
- 16:35on met en place les équipes,
- 16:36parce que forcément,
- 16:37on avait déjà un petit peu une idée de nos équipes.
- 16:41Et on annonce la bonne nouvelle à tout le monde.
- 16:42On dit,
- 16:42ça y est,
- 16:43on démarre,
- 16:43on a notre premier financier,
- 16:45on y va.
- 16:46Et puis,
- 16:46ça se passe pas comme prévu.
- 16:48Non,
- 16:48pas du tout,
- 16:49c'est la déception.
- 16:50La première déception,
- 16:51c'est de se dire,
- 16:51OK,
- 16:52je vois bien qu'il ne se passe rien et que les finances n'arrivent pas.
- 16:55et que je n'ai plus de nouvelles de mon financier.
- 16:58Et là,
- 16:58c'est un coup dur.
- 16:59Il faut l'encaisser,
- 17:00ce n'est pas évident.
- 17:01Et puis,
- 17:01il faut aller dire aux personnes qui sont derrière,
- 17:03qui attendent,
- 17:04qui vous font confiance,
- 17:04il faut aller leur annoncer la nouvelle qu'on a perdu notre premier financier.
- 17:07Donc,
- 17:07pour résumer,
- 17:08en fait,
- 17:09tu es tombée sur quelqu'un de malhonnête.
- 17:10Complètement.
- 17:11Qui t'a dit j'y vais et qui,
- 17:12en fait,
- 17:13après,
- 17:13n'a jamais versé l'argent.
- 17:14Et en plus,
- 17:15n'a plus donné signe de vie.
- 17:16Et là,
- 17:16il faut l'annoncer.
- 17:17C'est très dur.
- 17:17C'est dur pour toi ?
- 17:19C'est dur pour moi.
- 17:19Je l'encaisse parce qu'en tant que chef d'entreprise,
- 17:22il faut encaisser et c'est plus difficile d'aller avancer aux autres.
- 17:24Et donc,
- 17:25je me rappelle de ce jour-là avec Alexia où je lui ai dit,
- 17:27voilà,
- 17:28je dois t'annoncer quelque chose.
- 17:29Donc,
- 17:29au départ,
- 17:30on est contentes de se retrouver.
- 17:31On est là pour fêter,
- 17:32entre guillemets,
- 17:33quelque chose.
- 17:33Et puis,
- 17:34on prend notre premier verre.
- 17:35Et puis,
- 17:36elle me dit,
- 17:36il y a quelque chose qui ne va pas.
- 17:37Je sens bien au son de ta voix.
- 17:39Je te vois.
- 17:39Tu n'es pas comme d'habitude.
- 17:40Et donc là,
- 17:40je lui dis,
- 17:41écoute,
- 17:41il faut que je t'annonce quelque chose.
- 17:42On n'a plus de financier.
- 17:43Il est parti.
- 17:44Il donne plus de signes de vie.
- 17:45Il donne plus de signes de vie.
- 17:46On n'a plus de financier.
- 17:47Et là,
- 17:48je m'attends à sa réaction,
- 17:49de se lever et de dire « Bon,
- 17:50on arrête tout ! »
- 17:51Pas du tout,
- 17:51elle a une réaction très positive et que je n'oublierai jamais.
- 17:54Elle me dit…
- 17:54On va reprendre un verre ensemble et on va s'inscrire au concours de la Jeune Chambre économique de Monaco.
- 17:59On va montrer à Evenbiz une bonne fois pour toutes.
- 18:02Et c'est ce qu'on fait.
- 18:02On s'inscrit,
- 18:03on monte le dossier et on va à la Jeune Chambre économique.
- 18:07On monte sur scène et on est dans les finalistes.
- 18:09Et très belle expérience.
- 18:10Et j'ai envie de dire,
- 18:11ça nous a redonné de la plombe et de se dire,
- 18:13OK,
- 18:13on y retourne et on y va,
- 18:15on fonce.
- 18:16Et de là,
- 18:16en fait,
- 18:17tu as retrouvé un investisseur derrière.
- 18:19Donc,
- 18:19ce qui montre quand même que l'idée,
- 18:21clairement,
- 18:21elle a un intérêt.
- 18:22Il y a des gens qui sont prêts à mettre de l'argent.
- 18:24Oui.
- 18:24celui-là il a vraiment mis de l'argent oui c'était pas un deuxième faux plan non mais moi j'apprécie en tout cas ta transparence parce que c'est vrai que souvent on a l'impression que c'est des parcours linéaires que tout s'est passé très facilement et très simplement et c'est vrai que c'est pas forcément le cas toi t'as pas peur de le dire moi je trouve que justement ça fait que quand on est un chef d'entreprise on augmente sa résilience alors c'est un mot un peu bullshit mais dans ton cas en tout cas c'est vrai moi j'ai tout vécu j'étais je me souviens sur Whatsapp je sais à quel point il y a eu des périodes qui ont été difficiles mais en tout cas tu t'es pas laissé abattre et le projet
- 18:53plaît et séduit,
- 18:54tu retrouves un investisseur qui investit plusieurs centaines de milliers d'euros pour te permettre de développer un produit à la hauteur de ce qu'est dans ce cahier des charges.
- 19:03C'est exactement ce qu'on voulait.
- 19:04On voulait vraiment monter le produit de rêve,
- 19:07celui qu'on avait imaginé et on a eu la chance d'avoir notre financier qui nous a suivi dans notre idée et vraiment de monter le produit jusqu'au bout.
- 19:16On n'est pas passé par ce qu'on appelle le MVP.
- 19:19On a vraiment monté la solution qu'on voulait et pas que moi.
- 19:23et pas que Alexia.
- 19:24C'est-à-dire qu'on a monté le produit que notre panel d'experts attendait.
- 19:29Justement,
- 19:30parlons-en du développement produit puisque ça y est,
- 19:32tu as les sous,
- 19:33ils sont arrivés.
- 19:34Ce n'est pas le deuxième plan foireux qu'on te fait.
- 19:36Non,
- 19:36cette fois-ci,
- 19:37on y va pour de vrai.
- 19:38On y va pour de vrai.
- 19:39Et toi,
- 19:40tu as la particularité,
- 19:41tu as fait énormément d'entretiens pendant ton étude de marché,
- 19:44ça je m'en souviens,
- 19:45et c'est ce qui nous a beaucoup aidé d'ailleurs à positionner,
- 19:47à commencer à avoir des offres.
- 19:48À ce moment-là,
- 19:49on n'avait pas complètement les offres,
- 19:50mais on avait commencé à travailler dessus.
- 19:51Et là,
- 19:52tu crées ton panel pour faire comme sorte de co-création.
- 19:55Est-ce que tu peux nous expliquer comment tu t'y es prise pour faire ça ?
- 19:58Bien sûr.
- 19:58Alors,
- 19:59on a suivi le cahier des charges et on a été étape par étape.
- 20:02On a commencé à monter un premier module,
- 20:04donc c'était le module des contacts.
- 20:07Et à chaque fois...
- 20:08qu'on mettait en place un module.
- 20:09Ensuite,
- 20:10on le montrait à notre panel d'experts.
- 20:12Le panel d'experts était composé de visiteurs médicaux,
- 20:14de directeurs de vente,
- 20:15de responsables compliance parce que j'avais effectivement un certain nombre de connaissances dans le milieu et tout de suite,
- 20:22ils ont été emballés par l'idée de dire enfin,
- 20:24on nous écoute et enfin,
- 20:26on va pouvoir monter une solution qui va nous correspondre et ils étaient hyper motivés à l'idée de participer à l'élaboration du produit.
- 20:34Sur tous les intérêts,
- 20:34moi,
- 20:35ce que je trouve génial,
- 20:36ce sont toutes
- 20:36toutes les personnes qui ont donné sur leur temps.
- 20:38Oui,
- 20:38c'était du volontariat.
- 20:39Elles ont eu envie de s'impliquer dans un projet parce qu'on leur demandait finalement jamais leur avis sur rien,
- 20:43surtout pas sur l'outil qu'ils utilisaient au quotidien.
- 20:45Et ce que je trouvais hyper pertinent,
- 20:46et je pense que ça,
- 20:47ça pourra aider les personnes qui ont peut-être ce projet et qui nous écoutent ou qui sont en poste dans une entreprise et qui voudraient avoir ce genre de projet,
- 20:52c'est qu'en fait,
- 20:53dans ton panel,
- 20:54tu n'avais pas que les utilisateurs finaux,
- 20:56les directeurs médicaux,
- 20:57tu avais aussi d'autres personnes qui dépendaient de comment ils allaient utiliser l'outil.
- 21:02Donc des directeurs des ventes,
- 21:03des personnes à compliance,
- 21:04des décideurs.
- 21:05parce que derrière,
- 21:06il faut questionner ses cibles.
- 21:07Il faut aussi savoir ce que les décideurs ont envie de voir.
- 21:10Et c'est ça qui était très,
- 21:11très malin.
- 21:11C'est que oui,
- 21:12tu as focussé sur l'utilisateur final,
- 21:14mais pas que.
- 21:14Il fallait aussi que ça plaise à d'autres postes clés de l'entreprise.
- 21:18Donc,
- 21:18je te laisse poursuivre.
- 21:19Du coup,
- 21:19comment tu as,
- 21:20par exemple,
- 21:20est-ce qu'il y avait une périodicité ?
- 21:22Comment tu collectais les retours ?
- 21:23Est-ce que c'était des groupes WhatsApp ?
- 21:24Comment ça se passait ?
- 21:25C'était des vidéos ?
- 21:26Des vidéos.
- 21:26D'accord.
- 21:27Donc,
- 21:27en plus,
- 21:27ils acceptaient de faire des vidéos.
- 21:28Ils acceptaient de faire des vidéos.
- 21:30je montrais la solution,
- 21:31donc on montrait le module.
- 21:33Et une fois qu'on montrait le module,
- 21:34je leur faisais tester.
- 21:35Et donc tout de suite...
- 21:36Donc tu analysais déjà le comportement,
- 21:37les usages...
- 21:38Oui,
- 21:39à chaque module qu'on développait,
- 21:41on les faisait tester et on leur demandait ce qui allait,
- 21:43ce qui n'allait pas.
- 21:44Et moi,
- 21:44je voyais aussi la manière dont ils l'utilisaient pour voir si c'était compliqué ou pas.
- 21:48Parce que l'idée,
- 21:48c'était vraiment de travailler sur ce côté intuitivité.
- 21:52Réduire au maximum les frictions à l'utilisation.
- 21:53On a travaillé aussi avec une UXUI,
- 21:56Céline,
- 21:56qui nous a aidé à travailler sur le design.
- 21:58Parce que ce qui revenait aussi souvent,
- 22:00c'était,
- 22:01OK,
- 22:01les produits...
- 22:02sont complexes à utiliser,
- 22:03mais ils ne sont pas beaux.
- 22:04C'est pas une question d'esthétique,
- 22:05c'est vraiment l'expérience d'utilisateur.
- 22:08Et on sait qu'aujourd'hui,
- 22:09dans le milieu des SaaS,
- 22:10si on veut se différencier,
- 22:12il faut offrir une expérience unique et différente et intuitive.
- 22:14Et donc toi,
- 22:15tu as directement fait le choix d'investir dans une collaboration avec une UXI.
- 22:19Oui.
- 22:19Tu avais identifié le besoin.
- 22:20J'avais vraiment identifié ce besoin.
- 22:22J'ai dit tant pis,
- 22:22on met de l'argent dans ce pôle-là,
- 22:24mais il faut le faire.
- 22:25Il faut vraiment qu'on travaille sur le graphisme de la solution.
- 22:29de ce qui existe aujourd'hui sur le marché.
- 22:30Il faut vraiment qu'on arrive à séduire nos utilisateurs.
- 22:33C'est comme ça qu'est né finalement,
- 22:35puisqu'il y a une particularité dans EventBiz,
- 22:37sans être trop détaillée dans la discussion,
- 22:38mais c'est que tu as un système de widget qui n'existe pas dans les autres solutions et qui permet justement d'accéder plus facilement à,
- 22:45on va dire,
- 22:45les fonctions clés de manière beaucoup plus intuitive.
- 22:48Et ça,
- 22:49je sais très bien que ça a énormément...
- 22:51Ça a beaucoup plu.
- 22:52Et c'était quelque chose qui revenait,
- 22:53en fait,
- 22:54au travers des études de marché,
- 22:55c'est-à-dire de la collecte d'informations dans une...
- 22:58une plateforme est très compliquée.
- 23:00Et forcément,
- 23:01quand on dit compliquée,
- 23:02le visiteur médical ne l'utilise pas.
- 23:04Donc,
- 23:04on a mis en place,
- 23:05effectivement,
- 23:05en page d'accueil,
- 23:06des widgets,
- 23:07ce sont des tableaux de bord,
- 23:08des indicateurs qui sont précieux pour les visiteurs médicaux pour collecter tout de suite l'information.
- 23:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- 23:13un visiteur médical qui monte dans sa voiture,
- 23:15qui n'a pas travaillé son secteur sur la semaine,
- 23:17parce qu'on sait tous,
- 23:18on a tous une vie de famille,
- 23:19ce n'est pas toujours évident,
- 23:21ils ont de larges secteurs,
- 23:21ça reste des commerciaux,
- 23:22ils passent beaucoup de temps dans leur voiture,
- 23:24ils ont pas travaillé au travers des...
- 23:25tableaux de bord qu'on leur a mis en page d'accueil,
- 23:27ils sont capables aujourd'hui de se dire,
- 23:28ok,
- 23:29aujourd'hui,
- 23:29je sais que je dois aller travailler sur tel secteur parce que tel secteur a besoin de moi.
- 23:32Donc,
- 23:33c'est vraiment user first.
- 23:34C'est vraiment utilisateur en premier.
- 23:36Et ça,
- 23:37le fait de travailler avec un panel d'experts.
- 23:39Un panel d'experts,
- 23:39c'est surtout des utilisateurs.
- 23:40Ce n'est pas forcément des experts qui se disent,
- 23:42il faut faire ça.
- 23:43Mais c'était vraiment des gens soit vraiment terrain,
- 23:45soit qui utilisaient ce que les gens du terrain allaient collecter.
- 23:47Ça a permis de créer une solution positionnée sur l'ergonomie,
- 23:51la collecte de données et ce qui aujourd'hui...
- 23:54permet aux utilisateurs d'Ivanbiz de collecter probablement beaucoup plus de données qu'avec d'autres logiciels.
- 23:58Est-ce qu'il y avait un autre problème qui t'avait sauté aux yeux durant tes entretiens et sur lequel tu t'es focalisée ?
- 24:04Parce que ce qui est vraiment intéressant,
- 24:05je trouve,
- 24:06quand on construit une offre,
- 24:07quand on construit un produit,
- 24:08c'est de se dire à quel problème je m'adresse et qu'est-ce que je vais résoudre que les autres ne résolvent pas.
- 24:13Alors,
- 24:13il y avait un autre problème,
- 24:14effectivement,
- 24:15c'était la redondance de saisie.
- 24:17Alors,
- 24:17ce qui se passe,
- 24:17c'est que certains laboratoires décident,
- 24:20et je n'ai pas forcément la réponse,
- 24:22je ne sais pour quelle raison,
- 24:24décident de multiplier les outils.
- 24:25Donc,
- 24:25ils ont un outil de saisie de visite,
- 24:28un outil de saisie d'activité.
- 24:30Et donc,
- 24:30du coup,
- 24:31qu'est-ce qui se passe ?
- 24:32Forcément,
- 24:33on emmène le visiteur médical à faire de la redondance de saisie.
- 24:35Donc,
- 24:36le visiteur médical va à la fois saisir sur un outil les visites.
- 24:39Et puis en même temps,
- 24:40il va aller saisir sur un autre outil son activité.
- 24:42Mais les mêmes données du coup.
- 24:43Mais les mêmes données.
- 24:44D'accord.
- 24:45Donc du coup,
- 24:45c'est pour ça que je te dis,
- 24:46je n'ai pas la réponse.
- 24:47Je ne comprends pas pourquoi.
- 24:48À mon avis,
- 24:49c'est parce qu'en fait,
- 24:49historiquement,
- 24:50ils prennent un outil,
- 24:51puis un autre,
- 24:52puis un autre pour répondre un peu plus à chaque besoin.
- 24:54Et du coup,
- 24:54ça fait une sorte de tambouille interne qui t'oblige à faire des doubles,
- 24:58triples,
- 24:58quadruples saisies sur certains outils.
- 25:00Et ça,
- 25:00ça les fatigue.
- 25:01Ça les fatigue ?
- 25:01Ça les fatigue.
- 25:02L'idée,
- 25:03c'est comme je te disais,
- 25:04au travers de l'étude de marché,
- 25:06On a vu qu'il y avait la complexité.
- 25:09des solutions qui étaient existantes,
- 25:11les visiteurs médicaux avaient du mal à prendre en main.
- 25:13Il y avait ce côté manque d'intuitivité,
- 25:15manque d'ergonomie sur les solutions.
- 25:17Et puis,
- 25:17il y avait aussi ce travail à faire sur la redondance de saisie.
- 25:20Qui fait perdre du temps.
- 25:21Qui fait perdre beaucoup de temps aux commerciaux et de se dire,
- 25:24OK,
- 25:25alors à un moment donné,
- 25:25qu'est-ce qu'on fait ?
- 25:26Qu'est-ce qu'on met en place pour éviter cette redondance de saisie ?
- 25:29Et on a travaillé dessus aussi avec
- 25:31Ivanbis. Pour adresser ce problème.
- 25:32Oui.
- 25:33Donc,
- 25:33le produit est développé,
- 25:35on va dire,
- 25:35à 90%.
- 25:3680-90%.
- 25:38Et comme toute entreprise,
- 25:39je me suis dit maintenant,
- 25:40on va voir les premiers clients.
- 25:41Et ça,
- 25:42tu sais que c'est le truc le plus mystérieux,
- 25:44c'est comment je trouve mes premiers clients.
- 25:46Alors c'est vrai que dans le milieu du service,
- 25:47souvent,
- 25:48tu vas te dire,
- 25:48mes premiers clients,
- 25:49ça peut être mon réseau,
- 25:50ça peut être d'anciens employeurs.
- 25:51Mais quand on a un produit,
- 25:52parce que là,
- 25:53on parle vraiment d'un produit,
- 25:53d'un SaaS,
- 25:54quelque chose qui a été développé plusieurs mois,
- 25:56certes avec un panel,
- 25:57mais comment on va chercher ses premiers clients ?
- 26:00On fait jouer ses relations.
- 26:01D'accord,
- 26:01donc tu as joué le réseau.
- 26:02J'ai joué le réseau.
- 26:03Et je pense que c'est clairement une leçon que tout le monde peut garder en tête.
- 26:06Faites jouer !
- 26:07votre réseau.
- 26:08Regardez qui peut être,
- 26:10qui peut vous présenter quelqu'un,
- 26:11qui peut être éligible.
- 26:12Donc,
- 26:13toi,
- 26:13c'est ce que tu as fait.
- 26:14Oui,
- 26:14j'ai travaillé mon réseau.
- 26:15J'avais de très bonnes relations avec mes anciens collègues.
- 26:18Et donc,
- 26:19quand j'ai montré l'outil,
- 26:20il faut dire aussi que j'avais une belle vitrine.
- 26:22J'avais des visiteurs médicaux qui avaient participé à l'élaboration du produit.
- 26:24Ils représentaient eux-mêmes plusieurs labos en plus.
- 26:26Mais bien sûr.
- 26:27Et donc,
- 26:27du coup,
- 26:28ils avaient eux-mêmes envie d'en parler et de faire remonter l'information comme quoi un nouvel outil était sur le marché et qui,
- 26:35cette fois-ci,
- 26:35l'avait été pensée pour eux.
- 26:36Et donc,
- 26:36j'avoue que ce premier client,
- 26:38il est arrivé très vite.
- 26:41Donc,
- 26:41je ne suis pas sûre qu'on puisse dévoiler son nom aujourd'hui parce qu'il y a des clauses de confidentialité.
- 26:46Est-ce qu'on peut dire que c'est un gros labo international dans les produits ophtalmiques,
- 26:51c'est ça qu'on dit ?
- 26:52Oui,
- 26:52oui,
- 26:52oui,
- 26:52tout à fait.
- 26:53J'ai eu cette chance,
- 26:55ou peut-être pas.
- 26:55Parce que là,
- 26:56je pense que tu as bossé pour.
- 26:57J'ai bossé pour et puis le produit est beau.
- 26:59On l'a appelé bijou tout à l'heure et je pense qu'on peut le dire.
- 27:01Je n'ai pas eu trop de mal en fait.
- 27:03Une fois que je l'ai montré...
- 27:04On a vraiment trouvé un vrai attrait.
- 27:06Et pour avoir fait la formation auprès des visiteurs médicaux,
- 27:10ils n'ont pas eu du tout de mal à le prendre en main.
- 27:12Pour eux,
- 27:12ça a été vraiment une belle formation.
- 27:15Et je peux dire qu'en fait,
- 27:16ils n'ont pas eu de mal à l'utiliser.
- 27:18Oui,
- 27:18mais ça,
- 27:19c'est...
- 27:19Le résultat était là.
- 27:20Et puis,
- 27:20il faut voir que ce labo,
- 27:21moi,
- 27:21je pense qu'on n'achète pas un logiciel juste parce qu'il est beau,
- 27:24clairement pas.
- 27:24Ce n'est pas juste parce qu'il est beau.
- 27:25C'est parce qu'en fait,
- 27:26ils ont vu que ça répondait à leurs problèmes.
- 27:28À leurs besoins.
- 27:28À leurs besoins.
- 27:29C'était ce qu'ils recherchaient.
- 27:30donc c'est ce qu'on appelle l'adéquation produit-marqué.
- 27:33C'est OK,
- 27:34je n'avais pas trouvé de solution comme ça jusqu'à maintenant.
- 27:36Et eux,
- 27:36ils y sont allés cash,
- 27:37puisque tu as plusieurs dizaines d'utilisateurs au sein du labo.
- 27:40Ils n'ont pas juste pris deux licences.
- 27:42Ils ont dit on équipe tout le monde.
- 27:44On équipe tout le monde.
- 27:45Et ce qui se passe finalement,
- 27:46c'est que du fait de l'avoir pensé comme ça,
- 27:47l'adoption est très rapide.
- 27:48Oui,
- 27:49je l'ai vu,
- 27:49je l'ai constaté moi-même,
- 27:50parce que c'est moi-même qui ai formé les équipes.
- 27:53Ça s'est très,
- 27:54très bien passé.
- 27:55C'est-à-dire que j'ai fait une formation.
- 27:57Ils ont pu l'utiliser en même temps que moi.
- 27:59Donc c'était vraiment sympa parce que du coup,
- 28:01ils ont pratiqué.
- 28:02C'est ça qui est important,
- 28:03ce n'est pas juste de faire une formation,
- 28:04de montrer les fonctionnalités,
- 28:05c'est la pratique.
- 28:06Et là,
- 28:06en fait,
- 28:07on s'est retrouvés un peu au moment où on faisait tester les modules.
- 28:09Et je me suis rendu compte qu'au final,
- 28:12ils prenaient l'outil en main très rapidement et très facilement.
- 28:14Ils allaient même plus vite que moi sur certaines choses,
- 28:17sur certaines étapes,
- 28:19parce que justement,
- 28:20on avait atteint notre objectif de dire,
- 28:22voilà,
- 28:22on a réussi à faire un produit pensé vraiment spécifiquement pour les utilisateurs.
- 28:27Alors le produit,
- 28:28il a été pensé pour les utilisateurs.
- 28:30On sait que de ce côté-là,
- 28:31il n'y a aucun souci.
- 28:32Mais on sait aussi qu'il y a le produit et il y a l'offre.
- 28:36Et moi,
- 28:36je le dis souvent,
- 28:37l'ergonomie du produit,
- 28:38ce n'est pas forcément l'ergonomie de l'offre,
- 28:39parce que je vois souvent des très beaux produits,
- 28:41mais qui ont du mal à se vendre parce qu'on ne comprend pas quelle est l'offre.
- 28:43On ne comprend pas ce qu'il y a dedans,
- 28:45on ne comprend pas en quoi c'est différent des autres,
- 28:47le prix,
- 28:47qu'est-ce qu'il y a dedans.
- 28:48Et c'est vrai que pour commercialiser,
- 28:50c'est pas juste le produit qui doit être bien c'est d'avoir construit des offres qui correspondent à ce que le marché est le décideur
- 28:56Parce que là,
- 28:57ce qui prenne les décisions,
- 28:58ce n'est pas forcément les utilisateurs.
- 28:59Et ça,
- 28:59on l'avait bien bien travaillé ensemble d'ailleurs,
- 29:01pour construire des offres qui soient différenciantes et attractives,
- 29:05sans que ce soit non plus compromettant pour Evenbiz,
- 29:08évidemment.
- 29:09Et est-ce que tu peux nous dire comment tu as travaillé ?
- 29:11On a travaillé ensemble.
- 29:14On ne l'a pas fait au hasard.
- 29:15Il y avait quand même une vraie logique dedans.
- 29:16Je voudrais vraiment t'entendre sur le sujet.
- 29:18Sur cette partie offre,
- 29:19on a pris en compte les besoins.
- 29:21Donc,
- 29:21pour adresser l'offre,
- 29:22on a fait ce fameux pack essentiel.
- 29:24Et dans ce pack essentiel,
- 29:25on a réuni les principaux besoins des équipes commerciales.
- 29:29Donc,
- 29:29effectivement,
- 29:30dedans,
- 29:31ils vont retrouver leur agenda,
- 29:33leurs contacts,
- 29:34leurs visites,
- 29:35leurs activités,
- 29:36les statistiques.
- 29:37Donc,
- 29:37ce module statistique qui fait très peur et qui,
- 29:40au final,
- 29:40sur Evenbiz,
- 29:41ne fait pas peur du tout puisqu'il est pensé pour eux et déjà conçu.
- 29:45Et donc,
- 29:45ça,
- 29:45c'est ce fameux pack essentiel.
- 29:46Et aujourd'hui,
- 29:47un visiteur médical,
- 29:47il n'a pas besoin de plus.
- 29:49Et c'est ça qui est intéressant.
- 29:50C'est qu'en fait,
- 29:51si je peux résumer en propos marketing,
- 29:53c'est qu'en fait,
- 29:53cette première offre,
- 29:54c'est celle qui permet déjà d'avoir beaucoup de valeur.
- 29:57Nous,
- 29:57ce qu'on voulait éviter,
- 29:58je me souviens d'avoir des discussions avec toi,
- 29:59c'est d'avoir des offres où finalement,
- 30:01tu n'as que la moitié de la valeur.
- 30:02Donc,
- 30:02on a vraiment focalisé sur le problème,
- 30:06la première étape du problème et on doit la résoudre absolument.
- 30:09Et effectivement,
- 30:10il y a une autre offre complémentaire derrière si tu veux résoudre plus de problèmes,
- 30:14mais tu n'es pas obligé d'aller forcément prendre celle-là pour déjà commencer à résoudre le problème et collecter de la donnée.
- 30:19Parce que ça,
- 30:19je me souviens,
- 30:20c'était à toutes les étages.
- 30:21Peu importe ce que je choisis,
- 30:23il faut que le problème de la collecte de données soit résolu.
- 30:25Après,
- 30:25comment on traite la donnée ?
- 30:26Effectivement,
- 30:27il y a des offres supérieures qui vont t'aider à traiter cette donnée.
- 30:30Mais ce que je trouvais hyper intéressant dans ton approche,
- 30:32et dans ce travail de collaboration ensemble,
- 30:34c'est quelle est la première valeur qu'on peut apporter et qui fait que ça fera l'effet waouh.
- 30:39Et c'était le premier niveau.
- 30:40C'est-à-dire que même avec le premier niveau de Hive & Bees,
- 30:42on a l'effet waouh.
- 30:43Oui,
- 30:43parce qu'on a tout ce qu'il faut aujourd'hui pour satisfaire le visiteur médical.
- 30:47Et pas que le visiteur médical,
- 30:49son directeur de vente.
- 30:51Mais il n'y a pas de déception.
- 30:52Il n'y a pas de déception.
- 30:54Parce que ça m'est arrivé,
- 30:55parce que je l'ai vécu moi-même.
- 30:56J'ai participé moi aussi à l'achat de CRM.
- 30:59Et on vous montre le CRM avec toutes les fonctionnalités.
- 31:02Et on fait « Waouh ! »
- 31:02Il y a tout ça.
- 31:03Génial !
- 31:04Il y a tout.
- 31:05Et puis après,
- 31:06vous l'achetez forcément.
- 31:07Et puis,
- 31:08vous n'avez pas forcément lu.
- 31:09Vous savez,
- 31:09c'est comme quand on vous fait les conditions de vente.
- 31:11Oui,
- 31:11on n'a pas lu toutes les petites lignes.
- 31:12On ne lit pas toutes les petites lignes parce que ça nous agace très rapidement.
- 31:15Et là,
- 31:16en fait,
- 31:16je prends mon téléphone et je dis « Mais ce que j'ai vu en formation,
- 31:19je ne le vois pas. »
- 31:19Ah ben non,
- 31:20c'est payant,
- 31:20c'est une option supplémentaire.
- 31:21Ah bon ?
- 31:22Ah ben oui,
- 31:23madame.
- 31:23Et donc,
- 31:23en fait,
- 31:24c'est la déception parce que vous pensez avoir acheté une Rolex et il y en a une Swatch.
- 31:28Même si j'aime Swatch,
- 31:28attention,
- 31:29no fashion swatch.
- 31:30J'aime beaucoup aussi.
- 31:31Mais il n'y a pas tout.
- 31:32Il n'y a pas tout.
- 31:33Donc,
- 31:34on vous vend du rêve souvent.
- 31:36Et après,
- 31:36c'est la déception parce que vous vous rendez compte que finalement,
- 31:39vous n'avez que la moitié de ce que vous avez vu lors de la formation.
- 31:42Alors,
- 31:42c'est un parti pris.
- 31:43C'est vrai que nous,
- 31:43quand on travaille ensemble,
- 31:44c'est un parti pris de se dire,
- 31:45dès le premier étage,
- 31:47on a de la valeur qui répond déjà bien à un problème.
- 31:49Après,
- 31:50il y a un deuxième étage qui répond encore à un autre problème.
- 31:52Mais pas ce côté,
- 31:54il faut payer en plus ceci et ça en plus.
- 31:55Non,
- 31:56je ne voulais pas.
- 31:57Je ne voulais pas aller là-dedans.
- 31:58Je voulais être honnête dès le départ.
- 32:00Et je pense que c'est important.
- 32:01Et c'est ce qu'a fait aussi,
- 32:02tu as eu ton premier client rapidement,
- 32:04parce qu'il s'est dit,
- 32:04il y a un vrai travail de collaboration et de confiance qui se met en place.
- 32:08Et sans dévoiler aussi toute la stratégie d'offre,
- 32:09parce que c'est vrai qu'on a quand même passé beaucoup de temps,
- 32:11c'est relativement complexe.
- 32:12Il y a aussi un autre point sur lequel on a travaillé,
- 32:15c'était ce qui était réapparu aussi de l'analyse concurrentielle,
- 32:17c'était que chez les autres,
- 32:19chez les concurrents,
- 32:20c'était assez op...
- 32:20pack sur la récupération des données,
- 32:23sur comment je faisais.
- 32:24Il y avait une grosse relation de dépendance à son fournisseur,
- 32:28à son prestataire,
- 32:29à son éditeur de logiciels.
- 32:30Et toi,
- 32:30tu as pris le parti d'offrir de l'indépendance à tes clients avec des administrateurs qui pouvaient gérer une grosse partie de l'administration du logiciel et pas simplement payer de la prestation.
- 32:41Et ça aussi,
- 32:42on se rend compte aujourd'hui que c'est un argument qui plaît beaucoup.
- 32:45C'est un argument qui plaît beaucoup parce que pour chaque chose qu'on voulait modifier,
- 32:50dans l'outil,
- 32:50il fallait à chaque fois passer par l'éditeur de logiciel pour dire d'arriver à la modification.
- 32:55Et du coup,
- 32:55ça doit passer par des processus de validation qui ne sont pas validés,
- 32:58donc ça crée de la frustration chez les utilisateurs qui n'ont pas ce qu'il leur faut.
- 33:02Et donc,
- 33:03par exemple,
- 33:04je te prends un exemple simple aussi.
- 33:05Moi,
- 33:05j'ai pris parti que leur base de contact leur appartienne et donc,
- 33:09ils la modifient eux-mêmes.
- 33:10Et chez certains de mes concurrents,
- 33:12la base de données,
- 33:14elle est commune.
- 33:14Et donc,
- 33:15quand un visiteur médical d'un certain laboratoire modifie une fiche,
- 33:19L'autre laboratoire ne peut pas la modifier parce que ce n'est pas passé par l'éditeur de logiciels.
- 33:23C'est une frustration terrible parce qu'au final,
- 33:26on a l'impression que le produit ne nous appartient pas.
- 33:28Et moi,
- 33:28j'ai pris parti de dire non.
- 33:30Il faut leur laisser un peu de liberté parce qu'aujourd'hui,
- 33:32les stratégies commerciales au sein des laboratoires,
- 33:34elles bougent très rapidement parce qu'il faut être à l'affût de son marché.
- 33:37Et donc,
- 33:37il faut à l'intérieur,
- 33:39on va dire,
- 33:39du laboratoire,
- 33:39trouver un administrateur,
- 33:41une personne qu'on va former et qui pourra adapter la solution au marché chez eux très rapidement.
- 33:48et sans créer de frustration comme tu disais.
- 33:49Donc en fait,
- 33:50toi,
- 33:50tu as vraiment travaillé sur le côté le client a la souveraineté sur ses données.
- 33:53Oui,
- 33:54c'est important.
- 33:55Oui,
- 33:55c'est important,
- 33:56je suis d'accord.
- 33:57C'est une grosse demande et aujourd'hui,
- 33:58comme tu dis,
- 33:58ils ont besoin de s'adapter tellement vite en termes de stratégie que si derrière l'outil n'est pas adaptable rapidement,
- 34:05tu perds en performance très rapidement.
- 34:06Oui,
- 34:06bien sûr.
- 34:07Et tu frustres tes équipes.
- 34:08Et tu frustres tes équipes.
- 34:09Moi,
- 34:09je trouve ça hyper intéressant et merci de partager tout ça parce que voilà,
- 34:12on parle d'un marché qui est hyper confiant.
- 34:13concurrentiel,
- 34:13tu as probablement des concurrents qui vont écouter ce podcast,
- 34:16mais ce n'est pas grave,
- 34:17toi tu fais le choix de partager,
- 34:18donc moi j'apprécie beaucoup.
- 34:19Et si vous écoutez,
- 34:20vous vous rendez bien compte que une offre et un produit,
- 34:22ça ne se construit pas uniquement pour faire plaisir aux utilisateurs,
- 34:26même si c'était la première étape,
- 34:27mais c'est aussi pour que les décideurs derrière,
- 34:29ceux qui sont en charge de la stratégie,
- 34:30ils dépassent cette frustration de se dire,
- 34:32ok,
- 34:32j'ai créé un outil génial pour mes utilisateurs,
- 34:34mais finalement,
- 34:34moi,
- 34:34je suis pieds et poings liés,
- 34:35eux ils sont contents,
- 34:36mais pas moi.
- 34:37Non,
- 34:37tu as vraiment pensé à tous les niveaux de décision dans l'entreprise.
- 34:41Donc on l'a vu,
- 34:42c'est un super parcours.
- 34:43Aujourd'hui,
- 34:44il y a des clientes,
- 34:45on a tout retracé de l'idée à la commercialisation.
- 34:48Mais on a vu que ce n'était pas si simple,
- 34:50que les challenges sont là au quotidien.
- 34:51Et Rebecca,
- 34:52aujourd'hui,
- 34:53est-ce que tu peux nous dire quels sont les challenges du moment pour Ivanbees ?
- 34:56Puisque on le sait très bien,
- 34:57on a vu du début jusqu'à la commercialisation,
- 34:59mais c'est loin d'être fini cette histoire.
- 35:02Oui,
- 35:02c'est une aventure qui continue,
- 35:03j'ai envie de te dire ça.
- 35:05Et qui prend du temps.
- 35:06Et qui prend du temps.
- 35:06Donc l'idée,
- 35:07c'est de continuer à développer l'image de Ivanbees.
- 35:10Bien évidemment,
- 35:11de mettre l'accent sur la prospection.
- 35:13Et pour conclure,
- 35:13de continuer à satisfaire nos premiers clients,
- 35:16ceux qui nous ont fait confiance.
- 35:17et de continuer,
- 35:18bien évidemment,
- 35:18le développement.
- 35:19Merci,
- 35:20Rebecca,
- 35:20d'être venue au micro de My Marketing Podcast et d'avoir répondu à toutes ces questions.
- 35:23Je t'avais prévenue,
- 35:24tu as été mitraillée.
- 35:25Tu as bien tenu le coup,
- 35:26c'est cool.
- 35:27Je pense que ça a été utile,
- 35:28vraiment,
- 35:28aux personnes qui nous écoutent,
- 35:29qui se demandent comment on passe de zéro à un.
- 35:32De zéro.
- 35:33Alors,
- 35:33quand je dis un,
- 35:34c'est j'ai des clients.
- 35:35Un,
- 35:35c'est j'ai des clients.
- 35:36Parce que là,
- 35:36il y a deux,
- 35:36trois,
- 35:37quatre,
- 35:37cinq,
- 35:37dix,
- 35:38un million qui arrivent.
- 35:39De démystifier un peu ces parcours-là.
- 35:42et j'ai été ravie de te recevoir.
- 35:43Je te remercie,
- 35:44Sandy.
- 35:44Où est-ce qu'on peut te suivre,
- 35:45Rebecca ?
- 35:45Parce que tu es active,
- 35:46toi.
- 35:47On te voit sur les réseaux.
- 35:48Sur LinkedIn,
- 35:49principalement sur LinkedIn.
- 35:50Donc,
- 35:50allez suivre Rebecca sur LinkedIn.
- 35:52N'hésitez pas à lui envoyer un message,
- 35:53d'ailleurs.
- 35:54Et pourquoi pas,
- 35:55j'ai envie de dire,
- 35:55si vous êtes,
- 35:56si vous avez des connexions dans les laboratoires pharmaceutiques,
- 35:59si vous avez envie de soutenir Rebecca,
- 36:00d'aller un peu plus loin et de faire suite à cet épisode.
- 36:03Merci à toi.
- 36:04Merci.
- 36:06Cet épisode est maintenant terminé.
- 36:09S'il vous a plu,
- 36:10n'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux en nous taguant.
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- 36:20À très bientôt !