Latest / Africa Fashion Tour / Ayse Sissoko, journaliste pour Brut Afrique
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- 0:00Moi,
- 0:00je pense que c'est vraiment la force des réseaux sociaux.
- 0:03C'est la force des réseaux sociaux.
- 0:04Il y a plusieurs facteurs.
- 0:05Il y a les réseaux sociaux,
- 0:06avec le développement de TikTok,
- 0:08par exemple.
- 0:09Aujourd'hui,
- 0:09tu vois qu'il y a beaucoup d'artistes qui se font connaître parce qu'ils ont des trends.
- 0:14Ils ont des trends,
- 0:15des sons qui marchent sur les réseaux sociaux,
- 0:17donc ça leur donne beaucoup de force.
- 0:19Il y a beaucoup d'artistes qui,
- 0:20tu vois,
- 0:20aujourd'hui,
- 0:21qui arrivent grâce à TikTok,
- 0:23grâce aux réseaux sociaux,
- 0:25à remplir des salles,
- 0:27à faire des concerts.
- 0:28Donc ça,
- 0:28c'est énorme.
- 0:29Et puis,
- 0:29il y a aussi tout ce qui est qualité des clips,
- 0:34qualité des visuels,
- 0:37les directions artistiques des artistes.
- 0:39Je pense que les gens s'identifient beaucoup à ça.
- 0:41Et pour finir,
- 0:42il y a tout ce qui est plateforme de streaming.
- 0:45Quand tu as des artistes,
- 0:46tu as des plateformes comme Spotify,
- 0:48Deezer ou Apple Music.
- 0:51C'est beaucoup plus facile d'accéder à certains morceaux,
- 0:53à certains sons.
- 0:55Donc aujourd'hui,
- 0:55je pense qu'il y a une avancée dans les technologies.
- 0:59qui concerne la musique.
- 1:02Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:06Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 1:10Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:12Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:17responsables et ambitieux.
- 1:19Au fil des interviews,
- 1:20je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 1:27Ce podcast...
- 1:28est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:33de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:38Je suis Ramata Diallo,
- 1:39je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:48En 2017,
- 1:49j'ai hésité à ma première Fashion Week en Afrique et depuis,
- 1:52je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode.
- 1:58en Afrique.
- 1:59Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 2:07Aujourd'hui,
- 2:07je suis en compagnie d'Aïssé Sissoko,
- 2:09qui est journaliste pour Brut Afrique.
- 2:12Elle est spécialisée dans les rubriques culture et musique du continent africain et de la diaspora.
- 2:17Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse me parler de son parcours de journaliste dédié à la création de contenus de promotion de l'Afrique.
- 2:24Bienvenue à Aïssé,
- 2:25comment vas-tu
- 2:27Je vais bien et toi
- 2:29Ça va très bien,
- 2:29je suis ravie de pouvoir te retrouver pour ce moment d'interview.
- 2:33Ça fait longtemps qu'on échange,
- 2:34qu'on se croise à des événements et qu'on parle.
- 2:37Quel est ce moment Mais Sally,
- 2:39le moment est venu de tout savoir sur Iceso.
- 2:43Encore merci,
- 2:44vraiment ça me fait plaisir de pouvoir partager mon expérience et de faire ça avec toi.
- 2:49C'est cool.
- 2:51Je vais commencer cette interview,
- 2:52comme je le fais toujours,
- 2:53je vais te demander de te présenter.
- 2:56D'accord,
- 2:56alors moi c'est Aïssé Sisoko,
- 2:59je viens d'avoir 30 ans,
- 3:01je suis journaliste comme tu l'as bien dit,
- 3:03spécialisée dans tout ce qui est musique africaine,
- 3:05culture,
- 3:06mais pas que.
- 3:07Je suis aussi des sujets liés à la société,
- 3:10toujours au niveau du continent africain.
- 3:14Je voulais dire aussi que moi,
- 3:16le journalisme,
- 3:17c'est toujours ce qui m'a passionnée depuis longtemps.
- 3:20Donc on va dire que j'ai...
- 3:23On va dire que je suis allée à l'école,
- 3:25j'ai étudié,
- 3:26mais j'ai été beaucoup autodidacte.
- 3:27Mais je pense qu'on aura l'occasion d'en parler.
- 3:29Donc voilà,
- 3:31je ne sais pas vraiment comment je peux me présenter.
- 3:33Très bien.
- 3:35Alors,
- 3:36effectivement,
- 3:36on va avoir l'occasion d'en parler puisqu'on a une heure d'échange de prévue ensemble.
- 3:41Moi,
- 3:41de ce que je comprends,
- 3:42ce que tu me dis là,
- 3:42c'est que toi,
- 3:43tu as toujours voulu évoluer dans le domaine du journalisme.
- 3:46Exactement.
- 3:47On peut parler des études que tu as faites.
- 3:50Est-ce que c'est vraiment des études qui sont liées
- 3:52à une école de journalisme pour devenir journaliste ou est-ce que tu as étudié dans un autre secteur
- 3:57Déjà, comme tu l'as bien dit,
- 3:59j'ai toujours voulu être journaliste.
- 4:00Mais au début,
- 4:03j'ai vu que les écoles de journalisme étaient assez chères.
- 4:06Donc,
- 4:07ce que j'ai fait,
- 4:08c'est que j'ai commencé par un parcours classique.
- 4:09Je suis partie en droit.
- 4:11Je n'ai pas aimé.
- 4:12J'ai changé de filière encore une fois.
- 4:14Je n'ai pas aimé.
- 4:15Et au bout d'un moment,
- 4:15je me suis dit,
- 4:16mais attends,
- 4:17tu veux être journaliste,
- 4:18il faut bien que tu ailles à l'école.
- 4:21Et donc du coup,
- 4:22j'ai commencé à bosser en tant qu'étudiante dans un magasin.
- 4:26Donc j'ai pu par la suite financer un peu mes études.
- 4:29Donc en gros,
- 4:30j'ai fait une école de journalisme,
- 4:31c'est l'Institut européen de journalisme.
- 4:33J'ai fait trois années.
- 4:35Donc ça m'a permis de développer tout ce qui était cours de journalistique au niveau de la radio,
- 4:39au niveau de la télé,
- 4:41du montage,
- 4:42audio et vidéo.
- 4:44Et puis aussi l'écriture.
- 4:46Donc voilà mon parcours journalistique.
- 4:49Après,
- 4:49ce qu'il faut savoir,
- 4:50c'est qu'à côté de ça,
- 4:52j'ai monté un média qui s'appelle African Move.
- 4:55avec une amie qui est dédiée à la culture africaine.
- 4:58Donc c'est là,
- 4:59c'est ce qui m'a permis vraiment d'expérimenter le métier de journaliste au travers d'interviews que je faisais moi-même,
- 5:05que je montais moi-même,
- 5:07que j'écrivais moi-même.
- 5:08Donc c'est ce qui m'a permis,
- 5:09on va dire,
- 5:10de consolider mon expérience journalistique aussi.
- 5:15Très bien,
- 5:15donc c'est intéressant que tu précises ça,
- 5:16parce que du coup tu as vraiment le background,
- 5:18on va dire,
- 5:18pédagogique,
- 5:19scolaire d'un côté.
- 5:21Et puis de l'autre côté,
- 5:22tu as vraiment cette expérience que tu mènes avec une amie.
- 5:25Et ce média,
- 5:27du coup,
- 5:28il avait...
- 5:28Donc tu parles de faire les interviews,
- 5:30faire les montages.
- 5:30Du coup,
- 5:31c'était un média qui avait une présence en ligne,
- 5:33qui était un média papier.
- 5:35C'était quoi comme support exactement
- 5:37C'était un média en ligne.
- 5:38Donc on était sur
- 5:40Instagram, Facebook,
- 5:42Twitter,
- 5:42et on avait un site Internet.
- 5:45Et ce qui était intéressant,
- 5:46c'est que quand on a commencé,
- 5:47on s'est d'abord intéressé aux artistes de la diaspora.
- 5:50Donc les artistes africains de la diaspora,
- 5:53on allait sur les événements,
- 5:54parce qu'à Paris,
- 5:55avant,
- 5:55il y avait pas mal d'événements dédiés à la culture africaine.
- 5:57Donc on avait le Melty Crew,
- 5:59le Battle Afro,
- 6:00etc.
- 6:01Donc on allait souvent sur place,
- 6:03on faisait des stories.
- 6:04Ah non,
- 6:05les stories n'étaient pas encore là.
- 6:06On faisait des photos,
- 6:08on faisait des petits articles qu'on postait directement sur Instagram.
- 6:13Et après,
- 6:13par la suite,
- 6:14on a vu que...
- 6:15Les gens s'intéressaient de plus en plus aux médias,
- 6:17donc on a commencé à interviewer des artistes africains qui venaient à Paris,
- 6:22des artistes comme Loco ou en voire plein d'autres.
- 6:25Et ça nous a permis de gagner en autorité.
- 6:27Mais on était toujours dédiés,
- 6:29on était toujours sur la plateforme en ligne.
- 6:32On était toujours en ligne.
- 6:34Très bien.
- 6:35Et tu parles au passé,
- 6:36donc aujourd'hui ce média n'existe plus
- 6:39Il existe toujours,
- 6:41mais après je veux dire qu'on a...
- 6:43pris des chemins un peu différents.
- 6:46Après,
- 6:46moi,
- 6:46je me suis un peu plus consacrée à ma carrière journalistique.
- 6:52Voilà,
- 6:52tout simplement.
- 6:54Ok,
- 6:54très bien.
- 6:56En tout cas,
- 6:56je pense que cette expérience-là et le fait d'aller sur le terrain pour faire les interviews,
- 7:00c'est vraiment ce qui t'a permis de prendre goût et de...
- 7:06Comment dire
- 7:07définir ce qu'allait être ton métier par la suite.
- 7:10Exactement.
- 7:11En fait,
- 7:11ce que j'ai oublié de préciser,
- 7:12ou que je n'ai pas encore précisé,
- 7:14c'est que moi,
- 7:15j'étais passionnée de la musique africaine depuis toute petite.
- 7:19La musique,
- 7:20c'est vraiment...
- 7:20J'aime trop dire ça,
- 7:21c'est mon oxygène.
- 7:22Ça veut dire que quand j'étais petite,
- 7:24j'écoutais beaucoup de musique mondaine.
- 7:25J'écoutais jusqu'à maintenant la musique mondaine,
- 7:27donc Saïf Kéita ou Moussa Garé.
- 7:30J'avais aussi...
- 7:31Mon papa écoutait beaucoup la rumba congolaise,
- 7:33donc Pépé Kalé,
- 7:35Mathilde Oussisten,
- 7:36etc.
- 7:37Et enfin,
- 7:38j'écoutais moi-même beaucoup de Coupé des Galets.
- 7:40Et j'ai nourri cette passion pour la musique depuis tant d'années.
- 7:44Et du coup,
- 7:44moi-même,
- 7:44ce que je faisais,
- 7:45c'est que j'aimais bien lire un peu les interviews des artistes,
- 7:50regarder aussi les paroles des chansons et tout ça.
- 7:53Et ça m'a donné le goût vraiment à la musique africaine.
- 7:57Et après,
- 7:58je sais que je voulais être journaliste et que je voulais être journaliste pour la culture et pour les artistes.
- 8:02Parce que moi,
- 8:03je voyais les émissions...
- 8:05Les animateurs qui ont interviewé,
- 8:06moi,
- 8:06ça me donnait envie de le faire aussi.
- 8:08C'est comme ça que j'ai nourri ma passion pour le journalisme musical.
- 8:11On va dire ça comme ça.
- 8:13Très bien,
- 8:14super.
- 8:15En tout cas,
- 8:16c'est intéressant d'avoir quelqu'un qui avait un rêve d'enfant que tu as nourri depuis que tu es petite et que toi,
- 8:22aujourd'hui,
- 8:22tu as réalisé ton rêve.
- 8:24En tout cas,
- 8:24dans le fond de ton monde.
- 8:26Oui,
- 8:26j'ai réalisé mon rêve parce que,
- 8:27comme je l'ai dit tout à l'heure,
- 8:29il y a pas mal d'artistes que j'ai écoutés que j'ai interlové.
- 8:32Donc,
- 8:34quand tu écoutes des artistes quand tu étais plus jeune,
- 8:38et les voir en face de toi,
- 8:40ça fait quand même quelque chose.
- 8:41C'est impressionnant.
- 8:43Et puis là,
- 8:44tu te rends compte que ça a été un long chemin,
- 8:47mais j'ai persévéré dans ce que je voulais faire.
- 8:50Et ça,
- 8:51pour moi,
- 8:51c'est une grosse fierté pour moi.
- 8:53Et c'est une grande fierté aussi pour mes parents.
- 8:55À chaque fois que je fais un artiste malien,
- 8:57par exemple,
- 8:57ils sont toujours contents.
- 8:58Ils mettent dans leur story sur WhatsApp,
- 9:00ils envoient et tout.
- 9:01Donc vraiment,
- 9:02c'est une grosse fierté pour moi.
- 9:04Et voilà quoi.
- 9:07Très bien.
- 9:08Très bien.
- 9:08Du coup,
- 9:08c'est super important et intéressant.
- 9:11On partage ça,
- 9:12qu'en fait,
- 9:13on peut avoir vraiment une ambition petite et puis s'organiser,
- 9:18se préparer pour pouvoir atteindre ses objectifs.
- 9:20Exactement.
- 9:22Toi,
- 9:22tu fais tes études,
- 9:23tu fais ton propre média.
- 9:24Et à partir de quel moment est-ce que tu commences à travailler pour d'autres médias Est-ce que c'est tout de suite après la fin de tes études
- 9:30Après la fin de mes études,
- 9:31j'ai fait un stage à Jeune Afrique.
- 9:34C'était un petit stage mais qui m'a beaucoup servi aussi parce que j'ai fait des articles sur le web,
- 9:41j'ai fait des articles avec certains artistes,
- 9:44donc ça a été vraiment très bénéfique pour moi.
- 9:48Et au sortir de Jeune Afrique,
- 9:49j'ai eu la chance de travailler dans le Média
- 9:54Trace en tant que Community Manager d'abord,
- 9:57puis Social Media Manager.
- 9:59et je m'oubliais en fait des réseaux sociaux de
- 10:01Trace Africa et de Trace Urban.
- 10:03Donc je faisais la partie réseaux sociaux,
- 10:05mais mon amour pour les interviews et les artistes a fait que j'ai interviewé énormément d'artistes africains,
- 10:11il y en a pas mal qui sont venus au bureau que j'ai interviewé,
- 10:14donc on va dire que j'ai apporté mon expertise musicale aussi avec les artistes.
- 10:19Et donc,
- 10:20ça c'est grâce à...
- 10:22non seulement c'est grâce à mon expérience dans la musique africaine,
- 10:25mais c'est aussi grâce à mon expérience
- 10:27avec le média que j'ai pu arriver à
- 10:29Thrace. Et
- 10:31Thrace, c'était très...
- 10:32Même le fait que je ne faisais pas d'interview,
- 10:33Thrace était très axée sur les réseaux sociaux.
- 10:37Et j'avais cette envie-là de retourner dans le journalisme pur.
- 10:41J'avais envie d'être sur place,
- 10:43de faire du reportage,
- 10:45d'être sur le terrain.
- 10:45Et il y a l'occasion de Brut qui s'est ouverte à moi.
- 10:49À la base,
- 10:50c'était pour être community manager que j'avais postulé.
- 10:53Et
- 10:54Dieu a fait que...
- 10:55finalement,
- 10:55j'ai été recrutée en tant que journaliste.
- 10:58Et depuis l'an ennui,
- 11:00j'ai pu petit à petit faire des interviews encore ici,
- 11:05faire des reportages,
- 11:06des super reportages,
- 11:07voyager un peu partout.
- 11:10Et ce qui est super,
- 11:11c'est que j'ai pu développer aussi d'autres compétences,
- 11:15parce que c'est vrai qu'à l'école,
- 11:17j'ai appris le montage,
- 11:18mais je ne savais pas monter des sujets de A à Z,
- 11:21comme je le fais maintenant.
- 11:23Donc on va dire que c'était super bénéfique pour moi.
- 11:26Surtout quand je suis arrivée à
- 11:28Brut, je me disais,
- 11:29oh là là,
- 11:29qu'est-ce que je fais là Est-ce que c'est vraiment pour moi Est-ce que je suis capable de le faire Les débuts ont été assez compliqués parce que les sujets n'étaient peut-être pas très bien concisés et tout.
- 11:42Mais je pense que c'est beaucoup de confiance en soi,
- 11:44c'est beaucoup de terrain,
- 11:46c'est beaucoup de rencontres.
- 11:48Et voilà,
- 11:50voilà un peu.
- 11:52mon histoire de la réunion à Brut.
- 11:55C'est intéressant que tu reviennes comme ça sur l'évolution de ton parcours et l'opportunité de...
- 11:59Tu commences par l'Afrique,
- 12:00ensuite Tras,
- 12:02et ensuite
- 12:03Brut Afrique.
- 12:04Donc,
- 12:04toi,
- 12:05tu es entrée en Afrique dès le départ dans ta carrière.
- 12:09C'était clair et net que tu allais travailler en Afrique.
- 12:11Il n'y a pas eu de petites bifurcations vers d'autres médias.
- 12:19Non,
- 12:19moi,
- 12:19je savais que je voulais toujours être journaliste pour l'Afrique.
- 12:23Ça me tenait à cœur et je voulais vraiment,
- 12:26vraiment travailler pour l'Afrique.
- 12:27Ça,
- 12:27c'est quelque chose que j'ai toujours dit et j'ai toujours m'applique.
- 12:31Et j'ai eu la chance,
- 12:31franchement,
- 12:33je ne me plains pas de toujours travailler dans un métier dédié à l'Afrique.
- 12:38Très bien.
- 12:39Je pose la question maintenant.
- 12:40Après,
- 12:40c'est peut-être une question de fin d'interview,
- 12:42mais écoute,
- 12:43tu me corrigeras vu que c'est toi l'expert.
- 12:46Est-ce que toi tu as le désir à un moment donné dans ta carrière de recréer à nouveau ton propre média
- 12:52C'est quelque chose qui est possible parce que tu sais il y a beaucoup de gens qui me disent mais franchement ce que tu fais c'est incroyable,
- 13:00tu fais interview tellement d'artistes et tu mets beaucoup d'amour,
- 13:04beaucoup de passion,
- 13:05pourquoi est-ce que toi aussi tu ne ferais pas ça encore toi
- 13:09Donc c'est quelque chose qui est envisageable et ce qui est bien c'est que moi de base je voulais...
- 13:16je voulais vraiment construire ma carrière,
- 13:17mais je voulais aussi me forger une personnalité.
- 13:22Quand je dis une personnalité,
- 13:23c'est vraiment me retrouver,
- 13:25trouver mon identité,
- 13:26parce que il faut savoir que moi,
- 13:28quand j'ai commencé,
- 13:29j'étais hyper timide,
- 13:30hyper enfermée,
- 13:31et le fait,
- 13:32c'est d'avoir de pouvoir travailler dans un média où tu as l'opportunité de voyager,
- 13:36tu as l'opportunité de rencontrer des gens,
- 13:38ça m'a forgé un caractère,
- 13:40ça m'a forgé aussi une personnalité,
- 13:42ça m'a permis de...
- 13:44de sortir de mon cadre habituel,
- 13:46de faire aussi mes peurs,
- 13:47mes stress.
- 13:49Donc voilà,
- 13:50je pense que j'avais besoin de passer par une étape média pour pouvoir me retrouver en tant que personne.
- 13:56Donc voilà un peu.
- 13:58Très bien.
- 13:58Donc peut-être un jour un média à essayer,
- 14:02mais pas forcément tout de suite.
- 14:04Voilà,
- 14:04exactement.
- 14:05Très bien.
- 14:08Donc il y a vraiment chez toi le côté musique,
- 14:12culture,
- 14:12très très fort.
- 14:14Et la verticale Afrique était très,
- 14:16très importante aussi.
- 14:19Toi,
- 14:19tu es journaliste,
- 14:20on va dire,
- 14:20de terrain,
- 14:21puisque toi,
- 14:21tu vas aller au concert,
- 14:22tu vas aller au contact.
- 14:23Est-ce que tu peux nous expliquer peut-être la différence qu'il peut y avoir entre quelqu'un qui va plutôt,
- 14:28comment dire,
- 14:29rédiger des piges et quelqu'un qui va aller créer du contenu vidéo sur le terrain
- 14:34Quelqu'un qui rédige des piges,
- 14:36bon,
- 14:36en fait,
- 14:38il va rester un peu au bureau.
- 14:40Donc lui,
- 14:41les informations,
- 14:42il va un peu,
- 14:42ce sera plus des appels,
- 14:44ce sera plus des interviews qu'il fera sur place.
- 14:47C'est-à-dire sur place,
- 14:48c'est-à-dire qu'au bureau,
- 14:48par exemple,
- 14:49on peut faire des visios pour construire un peu son sujet.
- 14:54Tandis qu'un journaliste de terrain,
- 14:56lui,
- 14:57il va vraiment à la rencontre des gens.
- 14:59Donc il va à la rencontre des gens,
- 15:01il crée des souvenirs là-bas.
- 15:04Il a aussi des informations qui sont davantage vérifiées.
- 15:08Et quand il est sur place...
- 15:09Ce qui est génial,
- 15:10c'est qu'il y a le côté authentique.
- 15:12Ça veut dire que quand tu arrives sur place,
- 15:14tu rencontres ton personnage et puis tu te rends compte qu'il y a des choses que tu as lues sur la personne que tu n'avais pas vues.
- 15:22Et ça,
- 15:22c'est vraiment génial.
- 15:23Mais je trouve que les deux boulots sont intéressants parce que quand tu es plus un journaliste de desk pitch,
- 15:31tu développes tes compétences,
- 15:34tout ce qui est montage et écriture,
- 15:35etc.
- 15:36Donc je trouve que c'est deux faces qui sont complémentaires,
- 15:40je trouve,
- 15:41pour moi.
- 15:42Je ne sais pas si j'ai bien expliqué,
- 15:44mais en gros,
- 15:45c'est la définition que je donnerais.
- 15:47Très bien,
- 15:48c'est très clair.
- 15:49Du coup,
- 15:49qu'on sache qu'en fait,
- 15:50moi,
- 15:50c'est pour vraiment aussi que l'audience,
- 15:52le métier de journaliste,
- 15:52en fait,
- 15:53quand on le voit de loin,
- 15:54parfois,
- 15:54on peut penser que c'est celui qui présente du journal de télévisée avant tard et qu'on ne sait pas toutes les missions que l'on peut avoir en tant que journaliste.
- 16:06Et je pense que quand on voit une vidéo brute,
- 16:08on ne réalise pas forcément...
- 16:10le nombre d'heures de tournage qui sont faites.
- 16:12Exactement.
- 16:13Et quand tu les fais pour pouvoir arriver à une vidéo de 5 minutes impactante.
- 16:17Est-ce que tu peux parler aussi de ça Est-ce que toi,
- 16:19quand tu arrives à un event,
- 16:20tu sais déjà comment tu veux monter la vidéo et quels sont le type d'images que tu veux chercher Ou est-ce que c'est au moment de faire le montage que tu te dis,
- 16:28ah bah tiens,
- 16:28ça,
- 16:28ça ira bien à tel moment Comment est-ce que...
- 16:30raconte-nous un peu comment ça se passe la création d'une vidéo.
- 16:33Ok.
- 16:33Alors,
- 16:34en général,
- 16:35d'abord,
- 16:36trouver le sujet.
- 16:38Trouver le sujet,
- 16:39trouver l'angle du sujet,
- 16:41ça veut dire que c'est vrai que tu as trouvé le sujet,
- 16:42mais il faut trouver un angle qui rentre dans la ligne éditoriale de Bluewood.
- 16:47Ça veut dire par exemple,
- 16:48je ne sais pas moi,
- 16:49si je vais rencontrer une maman qui est maman à Pistion,
- 16:53qui a un business.
- 16:54Donc voilà,
- 16:55ça c'est vraiment un angle intéressant pour nous,
- 16:58comment elle a créé son business,
- 17:00etc.
- 17:01Donc il y a ça.
- 17:02Une fois que tu as fait ça,
- 17:04tu as quitté la partie,
- 17:05contacté le perso.
- 17:06Donc tu contactes le perso,
- 17:08tu lui expliques un peu comment ça va se dérouler,
- 17:12tu lui montres un peu ce qu'on a fait,
- 17:15est-ce que ça peut l'intéresser,
- 17:16etc.
- 17:17Une fois que le perso accepte,
- 17:18tu vois,
- 17:19tu vas travailler en amont sur un script.
- 17:22Donc le script,
- 17:23c'est,
- 17:23on va dire,
- 17:23le déroulé de ton reportage,
- 17:26qu'on divise généralement en séquences.
- 17:28Donc dans chaque séquence,
- 17:30en fait,
- 17:30ça va correspondre à un lieu,
- 17:32par exemple.
- 17:33Par exemple,
- 17:33je ne sais pas,
- 17:34on retrouve la tata.
- 17:35D'abord à la maison,
- 17:37donc elle nous parle de son quotidien,
- 17:39comment elle a commencé,
- 17:40etc.
- 17:41Ensuite,
- 17:41on retrouve dans la séquence 2,
- 17:42la tata sur son lieu de travail,
- 17:45par exemple au marché,
- 17:46si c'est là-bas qu'elle vend.
- 17:47Et là,
- 17:47elle nous explique comment elle travaille au quotidien.
- 17:50Ensuite,
- 17:50par exemple,
- 17:50une autre séquence où elle est avec ses enfants,
- 17:53qui vont lui parler un peu de leur maman,
- 17:55etc.
- 17:56Donc,
- 17:56c'est vraiment comme ça qu'on construit un sujet.
- 17:59Une fois qu'on a construit le sujet,
- 18:01on arrive à la partie...
- 18:03On a récupéré les rushs,
- 18:05donc les rushs c'est les vidéos qu'on a tournées,
- 18:07on dépose tout dans notre ordi et tout ça,
- 18:10et on commence le montage.
- 18:12Donc en fait le fait de faire un séquencier,
- 18:15ça permet d'avoir déjà une idée de comment est-ce que tu vas monter ton sujet.
- 18:20Mais moi il m'arrive parfois,
- 18:23quand je regarde les rushs,
- 18:25de voir des choses un peu plus intéressantes,
- 18:27de dire ah ouais,
- 18:28finalement je pense que je vais plutôt mettre ça,
- 18:29je vais plutôt changer l'ordre en mettant ça
- 18:31Tout va dépendre de la manière dont tu veux monter ton sujet et de la manière dont tu veux raconter ton histoire.
- 18:38Donc,
- 18:39c'est vraiment ça.
- 18:40Et ça,
- 18:41c'est plutôt quand tu es sur le reportage vidéo d'un perso.
- 18:44Mais quand tu es sur un concert,
- 18:46c'est à peu près le même déroulé.
- 18:48Ça veut dire que quand tu arrives sur place,
- 18:49tu as soit...
- 18:52Moi,
- 18:52en fait,
- 18:52à Bruton,
- 18:53on a deux choses.
- 18:53Soit on fait...
- 18:56On fait...
- 18:56Tout en instantané,
- 18:57ça veut dire que quand on arrive au concert,
- 18:59on filme des backstage,
- 19:01qu'on poste directement sur les réseaux sociaux.
- 19:03Par exemple,
- 19:04je ne sais pas moi,
- 19:05quand l'artiste se prépare et dit un mot,
- 19:07son entrée sur scène,
- 19:11quand il chante un titre phare ou bien quand il a un featuring avec un artiste.
- 19:15Donc on est vraiment dans la manière,
- 19:17dans l'instantané.
- 19:18Quand on veut faire plutôt un reporting du concert,
- 19:21là c'est vraiment,
- 19:23on part du début,
- 19:23ça veut dire...
- 19:25avant que l'artiste monte sur scène,
- 19:26c'est-à-dire quand il...
- 19:28Par exemple,
- 19:28on va le chercher à nous.
- 19:29Ça,
- 19:29c'est typiquement des attaques que j'ai obligées de faire.
- 19:32On va le chercher,
- 19:33par exemple,
- 19:33dans son hôtel.
- 19:34Ensuite,
- 19:35quand il vient,
- 19:37on va le mettre dans la voiture.
- 19:38Donc là,
- 19:39on parle un peu de lui,
- 19:40de comment il se sent.
- 19:41On arrive,
- 19:42on arrive dans la salle.
- 19:43Là,
- 19:43c'est plutôt les balances.
- 19:46Ensuite,
- 19:46bon,
- 19:46les balances,
- 19:47c'est un peu comme ça se passe.
- 19:48Ensuite,
- 19:50on a la partie préparation,
- 19:51stress,
- 19:51patati,
- 19:52patata.
- 19:52Et ensuite,
- 19:53la montée sur scène.
- 19:54Donc j'ai toujours un peu dans ma tête la manière dont je vais construire mes sujets.
- 19:58Mais bien sûr,
- 20:00il y a les managers,
- 20:01les attachés de presse,
- 20:02ils peuvent proposer d'autres alternatives,
- 20:05d'autres choses qu'on peut prendre.
- 20:07Donc voilà un peu.
- 20:08Et ce qui est intéressant dans les reportages,
- 20:11c'est que toi par exemple,
- 20:12tu as une idée en tête.
- 20:13Et quand tu arrives sur place,
- 20:15tu te rends compte qu'il y a des choses beaucoup plus belles à raconter,
- 20:18ou que la personne n'a pas dit quelque chose que tu ne savais pas.
- 20:23En fait,
- 20:23elle a dit une chose que tu ne savais pas,
- 20:24et c'est ça qui a créé l'authenticité d'un reportage.
- 20:29Je me souviens que j'avais tourné avec une maman autiste,
- 20:33une maman qui a un fils qui est autiste,
- 20:35excuse-moi.
- 20:36Et ce qui était cool,
- 20:37c'est que la maman m'a dit oui,
- 20:40mon fils est autiste et tout ça,
- 20:42et tout ça.
- 20:42Et quand je suis arrivée sur place,
- 20:44je me suis rendue compte qu'en fait,
- 20:46ils avaient...
- 20:47Voilà,
- 20:47elle avait une petite maison,
- 20:49son mari l'avait abandonnée quand l'enfant est né et tout.
- 20:52Donc du coup,
- 20:52ça crée une sorte d'authenticité à ton histoire et toi-même,
- 20:59en tant que journaliste,
- 21:00ça te sert de son.
- 21:01Et tu te dis Wow,
- 21:02après ça,
- 21:03je ne le savais pas
- 21:04Moi, il y a beaucoup de choses qui m'ont...
- 21:06À chaque fois que j'ai fait des tournages,
- 21:07il y a beaucoup de choses qui m'ont glacée.
- 21:10Donc c'est ça aussi être journaliste,
- 21:14c'est faire des rencontres inattendues et avoir des expériences uniques.
- 21:19Donc voilà un peu comment ça se passe.
- 21:22Très bien,
- 21:22super intéressant que tu nous partages ça.
- 21:24C'est qu'il y a une part très organisée,
- 21:26carrée,
- 21:26pour faire un montage et que le montage peut être,
- 21:29comment dire,
- 21:30impactant pour Brut.
- 21:31Et puis après,
- 21:32il y a une part qui est liée à l'émotion et à,
- 21:34tu es dans l'implaisant et du coup...
- 21:37tu peux à un moment donné être saisi par,
- 21:40capturé à un moment inattendu qui va être l'élément phare de la vidéo.
- 21:44Exactement,
- 21:45moi en fait je veux toujours faire ressentir,
- 21:48pour ressortir le meilleur d'une personne,
- 21:50le côté humain d'une personne.
- 21:52Pour moi c'est ça qui fait qu'un sujet est authentique et quand tu regardes par exemple la ligne éditoriale de Brut,
- 21:57c'est toujours des histoires un peu originales,
- 21:59un peu uniques.
- 22:00Je pense que c'est ça qui fait aujourd'hui que les gens regardent beaucoup nos pages,
- 22:04c'est qu'on a ce truc-là de chercher des sujets.
- 22:06qui sont différents.
- 22:08On va en contact des gens,
- 22:10on laisse parler des gens qui ont des témoignages uniques.
- 22:13Par exemple,
- 22:14j'avais fait un monsieur qui vendait des jeans,
- 22:20enfin qui transformait des jeans en Côte d'Ivoire,
- 22:23c'est-à-dire qu'il avait des jeans qu'il se utilisait,
- 22:26il les découpait,
- 22:26etc.
- 22:27Et je trouvais que le gars avait une histoire de fond parce qu'il a grandi en Nigeria,
- 22:31il est arrivé en Côte d'Ivoire et tout.
- 22:33Et c'est ça,
- 22:33en fait,
- 22:34c'est que le gars,
- 22:34en fait,
- 22:35il est hyper faible,
- 22:36il est hyper authentique.
- 22:37Et quand tu vois les commentaires,
- 22:39les gens disaient,
- 22:40Mais waouh,
- 22:40il est trop drôle,
- 22:41il est trop intéressant,
- 22:42il est comme ceci,
- 22:43il est comme cela.
- 22:43Donc,
- 22:44moi,
- 22:44c'est ça,
- 22:44en fait,
- 22:44c'est que les gens puissent remarquer,
- 22:46en fait,
- 22:47ce que j'ai voulu dire et ce que j'ai voulu transmettre dans la vidéo.
- 22:50Donc,
- 22:51voilà.
- 22:52Très bien,
- 22:52très intéressant.
- 22:53Est-ce que tu peux nous parler maintenant Donc,
- 22:55moi,
- 22:55j'ai envie d'aborder un petit peu le secteur des médias.
- 22:58C'est quand même un,
- 22:59comment dire
- 23:00Un business assez particulier où on a vécu plusieurs révolutions dans l'univers du média.
- 23:06À un moment,
- 23:07c'était beaucoup le média papier,
- 23:08les magazines.
- 23:11En tout cas,
- 23:12étant plus jeune,
- 23:12j'ai acheté des Cosmo,
- 23:14des
- 23:15Maisons. J'ai vraiment le support papier.
- 23:19Aujourd'hui,
- 23:20on est vraiment
- 23:21100% digital.
- 23:22Donc,
- 23:22le support papier,
- 23:22c'était quand même du revenu pour le média,
- 23:24puisqu'on allait acheter notre magazine.
- 23:27Aujourd'hui,
- 23:28quand on est en ligne,
- 23:29on achète.
- 23:29pas,
- 23:29on regarde gratuitement.
- 23:31Donc,
- 23:32ça marche comment un média aujourd'hui
- 23:36C'est quoi le business modèle,
- 23:37sachant que quand vous êtes sur le digital comme ça,
- 23:40nous,
- 23:40en tout cas,
- 23:41en tant que consommateurs,
- 23:42on accède gratuitement.
- 23:44Alors,
- 23:45il y a deux côtés,
- 23:46il y a le volet un peu plus les vues,
- 23:50donc les vues,
- 23:51les vidéos qui sont momentisées quand elles font plus de 3 minutes.
- 23:54Donc ça,
- 23:54c'est vraiment un revenu d'argent.
- 23:58Mais on a aussi tout ce qui est brand content,
- 24:01ça veut dire qu'en fait on travaille avec des marques,
- 24:04on travaille avec des structures qui eux demandent à faire des vidéos.
- 24:11Et du coup c'est comme ça aussi qu'on se rémunère quoi.
- 24:15Parce que c'est vrai qu'on a des vidéos éditoriales classiques,
- 24:19mais il faut aussi que le média puisse vivre.
- 24:21Il faut aussi qu'on puisse mettre en avant des marques.
- 24:26Je prends l'exemple de Spotify.
- 24:28Sur Brut par exemple,
- 24:31quand tu travailles avec Spotify,
- 24:33tu peux travailler par exemple sur des contenus un peu vidéo,
- 24:35sur des contenus live,
- 24:37etc.
- 24:38Donc c'est vraiment le brand content quand tu regardes les médias aujourd'hui.
- 24:41C'est beaucoup de brand content parce que c'est ce qui permet aussi de rémunérer le média.
- 24:48Très bien.
- 24:50Donc du coup,
- 24:51il y a une partie du contenu qui va être un peu sponsorisée par une marque.
- 24:56On va sur votre plateforme.
- 24:59et vraiment la ligne éditoriale de Brut.
- 25:03Aujourd'hui,
- 25:04en fait,
- 25:05le média dans lequel tu interviens,
- 25:07on a parlé,
- 25:07c'est Brut Afrique,
- 25:08c'est vraiment une déclinaison de Brut,
- 25:11qui est plutôt français ou occidental.
- 25:15Alors,
- 25:15je ne sais pas,
- 25:16ça fait combien de temps qu'ils ont fait la déclinaison Afrique,
- 25:19mais est-ce que toi,
- 25:20tu peux nous parler un petit peu de l'histoire et de ce qu'il y a derrière la volonté d'à un moment donné se dire en fait,
- 25:25on va faire une déclinaison Afrique et puis on va aller créer des...
- 25:29ou on va s'intéresser à la mise en avant,
- 25:32la valorisation de profils africains,
- 25:35soit basés sur le continent,
- 25:36soit alors issus de la diaspora.
- 25:39Moi,
- 25:41ça fait...
- 25:41Je suis arrivée,
- 25:42on va dire,
- 25:42au début de Brutafrique,
- 25:44avant que Brutafrique ne devienne pas la base.
- 25:47Brutafrique,
- 25:48c'était décliné en plusieurs pages.
- 25:50Donc,
- 25:50il y avait Brut-Tunisie,
- 25:52Brut-Côte d'Ivoire,
- 25:53Brut-Sénégal et
- 25:55Brut-Maroc.
- 25:57Et donc du coup,
- 25:59avant même que Blood soit créé,
- 26:01moi ce que j'ai compris c'est qu'on se rendait compte qu'en Afrique aussi,
- 26:05on a trop de belles choses à raconter.
- 26:08Le continent il est magnifique,
- 26:10on a des entrepreneurs,
- 26:13on a des gens qui ont des initiatives,
- 26:14on a des paysages,
- 26:16on a plein de choses.
- 26:18Et on s'est dit pourquoi pas,
- 26:20moi c'est ce que j'ai compris,
- 26:22on s'est dit pourquoi pas reproduire les histoires.
- 26:27des brutes en Afrique.
- 26:29Et les gens ont tout de suite adhéré,
- 26:31les gens ont tout de suite adhéré,
- 26:32parce que justement,
- 26:33je pense que ça manquait de médias qui racontaient des histoires vraies et le côté positif de l'Afrique.
- 26:41Et quand tu regardes aujourd'hui,
- 26:42il y a beaucoup de médias aujourd'hui qui s'inscrivent un peu du modèle des brutes pour faire des bons portages,
- 26:47surtout en Afrique.
- 26:50Je ne sais pas si ça répond à ta question,
- 26:51mais en gros,
- 26:52c'est un peu ça.
- 26:53Ça répond complètement.
- 26:54C'est intéressant de voir que il y a
- 26:57À un instant T,
- 26:58en fait,
- 26:58il y a eu une volonté de consolider différentes initiatives un peu par pays,
- 27:04de se dire on va en faire un truc plus costaud,
- 27:06mais quelque part,
- 27:07les initiatives par pays,
- 27:08ça a permis de tester,
- 27:10de voir,
- 27:12tiens,
- 27:12ça fonctionne,
- 27:13on a une audience,
- 27:14on a des gens.
- 27:14Oui,
- 27:16justement,
- 27:16pour parler de ça,
- 27:17en fait,
- 27:18ce qui a fait que les déclinaisons sont devenues une page globale,
- 27:22c'est qu'on avait fait des...
- 27:25On était allés dans plusieurs territoires,
- 27:29en dehors de nos territoires,
- 27:31les 4 premiers territoires,
- 27:32et on s'est rendu compte que les gens nous suivaient de partout.
- 27:35Les gens demandaient Mais pourquoi vous venez pas en Guinée Pourquoi vous venez pas en Mali Pourquoi vous venez pas en Burkina Pourquoi vous venez pas en Cameroun On s'est dit Mais il faut qu'on devienne Brutafrique,
- 27:43en fait.
- 27:44Il faut que les gens voient que,
- 27:46ok,
- 27:46l'Afrique est représentée par ce paradis qu'on appelle Brutafrique.
- 27:52Super intéressant d'avoir cette ambition-là.
- 27:55Et du coup aujourd'hui en termes d'audience,
- 27:58vous avez vraiment une audience du nord au sud,
- 28:00d'est en ouest en Afrique Oui,
- 28:03on a une audience,
- 28:04c'est surtout en Afrique francophone,
- 28:06surtout en Côte d'Ivoire,
- 28:08on est suivi en Côte d'Ivoire,
- 28:09on est suivi en RDC,
- 28:10on est suivi vraiment un peu partout.
- 28:12Je pense qu'en Afrique anglophone un peu moins parce qu'on a des contenus qui sont français.
- 28:20Mais le mouvement,
- 28:21il est vraiment réel.
- 28:22Et on se rend compte que même il y a des territoires qu'on n'a pas encore pu exploiter ou on les suivit.
- 28:28Donc franchement,
- 28:29je dirais qu'aujourd'hui,
- 28:30le but d'Afrique,
- 28:31c'est vraiment une force.
- 28:32Et voilà,
- 28:34tout simplement.
- 28:36OK.
- 28:37Aujourd'hui,
- 28:38en termes de sujets qu'on peut avoir sur but d'Afrique,
- 28:40toi,
- 28:40tu es vraiment sur la culture et sur la musique.
- 28:43Mais parfois,
- 28:44vous allez parler du SNES,
- 28:45agriculture,
- 28:47finition.
- 28:48Les sujets abordés sont très très larges.
- 28:51Je pense que ça fait vraiment partie de l'identité brute,
- 28:54d'être vraiment comme ça,
- 28:57un média assez large en termes de sujets évoqués.
- 29:02Est-ce que toi,
- 29:02c'est un truc que tu te dis,
- 29:06je reste vraiment focus culture et musique,
- 29:08ou des fois,
- 29:09est-ce que tu te dis,
- 29:10j'ai envie d'aller creuser d'autres sujets,
- 29:13d'autres thématiques
- 29:14Non,
- 29:15moi je trouve que c'est vrai que mon sujet de présélection c'est la musique,
- 29:18mais j'ai fait énormément de sujets liés à des sujets de société que j'aime beaucoup aussi.
- 29:25Donc des sujets un peu sur le terrain,
- 29:27des histoires authentiques,
- 29:30des témoignages.
- 29:31On a fait pas mal aussi sur des histoires,
- 29:33des témoignages un peu santé aussi.
- 29:36Par exemple,
- 29:37là j'avais fait un monsieur qui avait le viticule.
- 29:40Enfin,
- 29:41ce genre,
- 29:41moi j'aime beaucoup aussi.
- 29:43Voilà.
- 29:44laisser les gens s'exprimer sur leur histoire,
- 29:47sur des choses qui les touchent,
- 29:49des choses qu'ils ont vécues,
- 29:50que ce soit positif,
- 29:50que ce soit négatif,
- 29:52et voilà,
- 29:53qui ont emprunté leur vie aussi.
- 29:55Donc non,
- 29:56je pense que c'est important de toucher à tout parce qu'il y a des gens qui n'aiment pas forcément la musique,
- 30:00il y a des gens qui n'aiment pas forcément l'espoir,
- 30:02il y a des gens qui préfèrent plus leur santé et tout ça,
- 30:04donc c'est important en tant que média,
- 30:06parce qu'on est un média,
- 30:07finalement on fait de tout,
- 30:08c'est important de traiter plusieurs aspects.
- 30:13plusieurs aspects,
- 30:14quoi,
- 30:14tout simplement.
- 30:15Très bien.
- 30:15Donc,
- 30:15toi,
- 30:15tu as cette volonté de pouvoir avoir un peu à tout terrain,
- 30:19comme ça,
- 30:19on peut te solliciter pour tout type de sujet en réalité,
- 30:21même si tu as une vraie préférence pour la culture et la musique,
- 30:24tu préfères rester assez ouverte,
- 30:27en fait.
- 30:28Ouais,
- 30:28exactement.
- 30:29Ok.
- 30:31Là,
- 30:31ce que je voulais évoquer aussi,
- 30:32c'est dans le narratif et le choix,
- 30:34en fait,
- 30:35de la grille éditoriale de Brut.
- 30:37C'est vrai qu'on est,
- 30:38et c'est ce que tu évoquais un peu au début,
- 30:39on est toujours sur des histoires inspirantes,
- 30:43impactantes et du positif.
- 30:45Et on sait que trop,
- 30:48on a souvent eu parfois une représentation de l'Afrique par certains médias,
- 30:51où c'est toujours par des problèmes,
- 30:55des maladies,
- 30:56des sujets difficiles,
- 30:57douloureux.
- 30:58Et en fait,
- 30:59sur Brut,
- 31:00c'est pas qu'on y en a pas,
- 31:01des sujets comme ça,
- 31:02parce qu'on dit la vérité,
- 31:03mais c'est vrai que...
- 31:04Ah
- 31:05S'il y a une volonté de montrer l'Afrique de manière exhaustive,
- 31:08de montrer le beau,
- 31:09de montrer le bien et aussi de montrer certaines réalités,
- 31:12est-ce que tu peux nous parler un peu de cette ligne éditoriale et de ce choix d'être dans le positif
- 31:18Je pense qu'en tant qu'Africaine,
- 31:22je pense qu'on en a besoin en fait.
- 31:23Je pense qu'on a trop montré le côté négatif de l'Afrique alors qu'aujourd'hui,
- 31:29on a tellement de belles choses à montrer.
- 31:31Le continent,
- 31:31il est riche,
- 31:32il est faste,
- 31:33il y a des gens qui sont.
- 31:34talentueux que ce soit en termes de musique,
- 31:37en termes de culture,
- 31:38que ce soit en termes d'entrepreneurs,
- 31:40d'entrepreneurs de business.
- 31:42Et je pense qu'on n'est pas assez en avant.
- 31:44Par contre,
- 31:45ce qui est super,
- 31:45c'est qu'on a un éveil des consciences et on se rend compte qu'il faut qu'on montre aussi le positif de notre continent.
- 31:51On en a besoin et c'est motivant aussi.
- 31:54Donc,
- 31:55pour moi,
- 31:57quand on montre le côté positif de l'Afrique,
- 31:59ça fait avancer et ça montre que...
- 32:02Parce qu'il y a plein de gens qui n'ont pas de connaissances de l'Afrique,
- 32:04qui ne savent pas comment,
- 32:05à part au sein de l'Afrique,
- 32:06et qui ont peut-être des idées négatives.
- 32:08Et en voyant ce genre de reportage,
- 32:09ils peuvent se dire Waouh,
- 32:10en fait,
- 32:10c'est comme ça l'Afrique.
- 32:12En fait,
- 32:12c'est monstrueux comme ça,
- 32:14il y a ça,
- 32:14il y a ça.
- 32:15Donc,
- 32:16c'est très,
- 32:16très important de montrer une image positive de l'Afrique.
- 32:19Ça,
- 32:19c'est mon avis personnel et je l'espère qu'il y en a beaucoup qui partagent aussi ce point de vue.
- 32:23Pas de choses qu'il y en a qui le partagent.
- 32:27Le travail que tu fais pour Brut,
- 32:28mais même le média Brut Afrique de manière générale,
- 32:31contribue aussi à véhiculer des vraies histoires authentiques sur le terrain,
- 32:37qui sont des histoires positives,
- 32:38et du coup ça contribue à changer un narratif et à ne pas être que dans une forme de misérabilisme,
- 32:44mais à montrer des succès stories africaines en fait.
- 32:47Oui,
- 32:47exactement,
- 32:48c'est ça.
- 32:48C'est succès stories,
- 32:50encore une fois,
- 32:54réussite.
- 32:55vraiment des choses qui me motivent et qui sont intéressantes aussi à voir.
- 33:00Parce que quand on arrive sur les pages,
- 33:01on voit toujours,
- 33:02il y a eu ça,
- 33:02il y a eu telle guerre,
- 33:04il y a eu ceci,
- 33:04il y a eu cela.
- 33:05Je ne dis pas qu'on ne doit pas en parler,
- 33:06on doit en parler parce que c'est très important,
- 33:08ça fait partie de l'ADN.
- 33:09Mais on peut aussi parler de choses positives et c'est important même pour le mental.
- 33:14Donc voilà,
- 33:15totalement aligné,
- 33:17ça rejoint complètement en tout cas l'éditorial du Média Africa Fashion Tour,
- 33:21c'est vraiment d'être dans le...
- 33:23De toute façon,
- 33:24des médias qui parlent du négatif,
- 33:25il y en a déjà.
- 33:27Donc,
- 33:27du coup,
- 33:29certes,
- 33:29c'est important d'être réaliste.
- 33:31S'il y a des difficultés,
- 33:32il faut en parler.
- 33:32Mais je me dis,
- 33:33il y a déjà beaucoup de médias qui s'en occupent.
- 33:35Moi,
- 33:35je peux parler des choses positives à mon niveau pour équilibrer la balance.
- 33:42Maintenant,
- 33:42j'aimerais que tu me parles un peu de...
- 33:44Toi,
- 33:44ce que tu disais tout à l'heure,
- 33:45c'est que tu as eu l'opportunité d'interviewer...
- 33:48des personnes dont tu étais,
- 33:50j'ai employé le mot fan,
- 33:51ce n'était pas le mot que tu emploierais,
- 33:52mais tu écoutais des personnes.
- 33:55Et donc,
- 33:56est-ce que tu peux nous parler de toi,
- 33:58des interviews de célébrités qui t'ont le plus touchée Et est-ce que toi,
- 34:02tu t'es vu dans une situation un peu de peut-être mal à l'aise d'interviewer cette star que tu écoutes depuis que tu es petite et tu te dis non,
- 34:09mais là,
- 34:10ça y est,
- 34:10je la vois en vrai,
- 34:11je vais passer une heure avec elle et je vais l'interviewer.
- 34:13Est-ce que tu as ça ou est-ce que une fois que tu as ta casquette de journaliste,
- 34:15bah en fait,
- 34:17t'es professionnelle et t'as pas ce petit pincement au cœur de Oh non,
- 34:21comment j'ai dansé sur ce son-là quand j'étais petite
- 34:25En fait,
- 34:26quand je sais que je vais interviewer tel ou tel artiste,
- 34:28je suis très contente,
- 34:31émue aussi à chaque fois.
- 34:33Mais je reste vraiment dans mon mode de journaliste.
- 34:36Je prends le temps de toujours bien analyser mes questions,
- 34:40de poser les bonnes questions aussi,
- 34:43de retracer la carrière de l'artiste,
- 34:45etc.
- 34:46Donc,
- 34:46non,
- 34:46je...
- 34:46Je fais toujours mon travail de journaliste et à la fin ça m'arrive parfois de dire à l'artiste que voilà je l'ai goûté beaucoup quand je t'ai jamais.
- 34:55Et parfois de créer des souvenirs avec cet artiste là.
- 34:58Donc moi j'ai le temps,
- 34:59parce que souvent quand tu es trop dans ta peau de femme,
- 35:02tu perds ton fil conducteur.
- 35:03Alors que c'est important de toujours rester professionnel,
- 35:08même si tu aimes l'artiste.
- 35:10Je pense que aimer l'artiste c'est un plus parce que ça te permet de...
- 35:14de me refaire en profondeur sur certains sujets dans les chansons,
- 35:18dans les albums,
- 35:19etc.
- 35:19Et donc l'artiste se sent beaucoup mieux parce qu'il dit Waouh,
- 35:22cette personne-là connaît ma carrière Mais en même temps,
- 35:24ça peut être un désavantage parce qu'on va se dire
- 35:26Oh, il est pas professionnel,
- 35:27il est fan Donc j'essaie vraiment de faire la part des choses entre les deux.
- 35:32Super,
- 35:33c'est intéressant.
- 35:34Je savais que tu n'allais pas tomber dans mon piège.
- 35:36Moi,
- 35:37je suis fan.
- 35:40Est-ce que tu peux nous parler des interviews
- 35:43Une ou deux interviews qui t'ont vraiment marquée,
- 35:45en fait.
- 35:47Ça peut être parce que tu nous as partagé des interviews de profils qui t'avaient particulièrement touché.
- 35:53Là,
- 35:53j'ai envie d'aller dans le côté un peu célébrité.
- 35:55Est-ce qu'il y a des gens que tu as interviewés où tu as vraiment passé un moment agréable et tu étais contente de la qualité de l'échange que tu avais eu avec la célébrité Oui,
- 36:05alors il y a eu un temps,
- 36:07il y a deux ans,
- 36:09je crois,
- 36:09il y avait 11,
- 36:105 ans.
- 36:12c'était vraiment une interview qui était importante pour moi en tant que Marie-Ède,
- 36:17parce que j'ai grandi aussi avec sa musique,
- 36:19je sais que ma mère l'aime beaucoup,
- 36:21et donc du coup la rencontrer ça a été une super belle expérience parce que déjà elle est super incle,
- 36:26alors qu'elle a une carrière incroyable,
- 36:30et de deux,
- 36:32elle a été très touchée par le fait que je connais ses chansons et que je connais sa carrière,
- 36:36et elle me l'a même dit,
- 36:37elle m'a même dit ça se ressent que
- 36:39que tu aimes ma musique et que tu m'écoutes beaucoup.
- 36:42Donc ça,
- 36:42ça m'a vraiment touchée.
- 36:43Et jusqu'à aujourd'hui,
- 36:45c'est même épinglé sur mon profil Instagram parce que pour moi,
- 36:49c'est l'une de mes plus belles interviews.
- 36:51Parce que derrière tout ça,
- 36:53il y a aussi ce truc-là où je me dis c'est valoriser ma culture,
- 36:59mes origines,
- 37:00le Mali.
- 37:01Donc pour moi,
- 37:01faire des interviews avec des artistes maliens,
- 37:03c'est très symbolique pour moi.
- 37:05Et après ça c'est une chose que je n'ai pas encore vu sur les réseaux sociaux,
- 37:08mais j'ai interviewé Salif Keita ce lundi,
- 37:13et ça a été vraiment une interview magnifique parce que c'est des forces harmoniques.
- 37:22Je me disais qu'en tant que journaliste je me devais de faire cette interview et c'était dans mon temps.
- 37:28Et donc du coup ça a été vraiment une très belle interview,
- 37:30il est très humble,
- 37:31il a été vraiment...
- 37:33vraiment agréable et puis on a vraiment discuté de sa carrière et ça c'est un truc que j'ai remarqué depuis que j'ai commencé,
- 37:39c'est lorsque tu t'intéresses à la carrière d'un artiste,
- 37:43et bien là il ne se sent plus concerné,
- 37:47il a envie de parler,
- 37:48il a envie de développer,
- 37:50mais lorsque tu lui poses des questions basiques,
- 37:53là il se renferme et si tu lui poses des questions qui ressemblent un peu à tout ce que les médias ont posé,
- 37:59ça ne fait pas une interview authentique.
- 38:01Et comme je l'ai dit et je le répète,
- 38:02moi,
- 38:02c'est vraiment faire ressentir l'émotion et le côté authentique d'une vidéo,
- 38:08d'une interview et d'un échange.
- 38:12Très bien.
- 38:12Je pense que c'est sûr que ta force,
- 38:15parce que tu as une vraie passion pour la musique,
- 38:17c'est que tu vas interviewer des gens que tu connais et tu peux arriver avec un angle qui va être différent de la personne qui arrive et qui a lu un communiqué de presse et elle va arriver,
- 38:28elle va poser un peu des questions.
- 38:31comment dire,
- 38:31un peu peut-être bateau.
- 38:33Il y a une question,
- 38:34forcément,
- 38:36la personne interviewée a déjà entendu,
- 38:38et du coup,
- 38:40elle va répondre,
- 38:40mais il ne va pas y avoir la même intensité,
- 38:43le même rapport.
- 38:44C'est exactement ça.
- 38:45C'est exactement ça.
- 38:46Je pense que ça,
- 38:47c'est un conseil que je donne à ceux qui interviewent,
- 38:50c'est de toujours connaître son sujet.
- 38:53Là,
- 38:53je ne parle plus pour la musique,
- 38:55mais c'est valable aussi pour le doing.
- 38:57C'est que lorsque tu as,
- 38:58par exemple,
- 38:58en face de toi un artiste,
- 39:01Que ce soit qu'il soit émergent ou qu'il soit méchant,
- 39:06il faut toujours connaître le sujet parce que je trouve que ça apporte une densité et ça apporte un dilemme à la vidéo.
- 39:15Du coup,
- 39:17ça va permettre aussi de te mettre à l'aise et ton interlocuteur ne sera pas là en mode ah,
- 39:22oui,
- 39:24non il va vraiment se sentir concerné.
- 39:28développer ses réponses.
- 39:29C'est très important.
- 39:31Il faut toujours mettre à l'aise la personne que tu as en face.
- 39:34Très bien,
- 39:34très bien.
- 39:35Est-ce que toi,
- 39:35tu as fait des masterclass pour un petit peu conseiller sur le métier de journalisme ?
- 39:41Non,
- 39:41je n'ai pas fait de masterclass sur le métier de journaliste,
- 39:45mais par contre,
- 39:45il y a des jeunes étudiants qui sont en master qui avaient des...
- 39:52Comment on l'appelle ça ?
- 39:55Des mémoires de fin d'année qui m'ont posé des questions sur mon métier,
- 39:59sur mon domaine.
- 40:00Je sais qu'il y a eu qui m'avait posé des questions sur l'art à piano,
- 40:03parce que là c'était plus axé sur ma spécialité,
- 40:06parce que je crois que je l'ai pas dit,
- 40:07mais je suis spécialisée vraiment dans les musiques africaines.
- 40:10Et du coup,
- 40:10elle m'a posé des questions sur l'art à piano,
- 40:12les origines,
- 40:13ce que moi j'en pensais,
- 40:14l'évolution en France.
- 40:16Donc il y a ce volet-là.
- 40:17Et après,
- 40:17il y a des gens tout simplement qui viennent me demander des questions.
- 40:20Oui,
- 40:21comment t'as fait
- 40:22J'aime ton travail.
- 40:25J'aime beaucoup ce que tu dégages sur tes réseaux et nos voix,
- 40:31vraiment,
- 40:32ça m'inspire.
- 40:33Et je me dis que peut-être qu'il y en a qui en ont besoin.
- 40:36Il y en a qui ont besoin d'avoir des masterclass aussi pour comprendre les rouages du métier.
- 40:42Surtout dans la musique,
- 40:45parce que dans la musique africaine,
- 40:46je trouve qu'on n'est pas beaucoup aujourd'hui à être journaliste dans ce domaine-là.
- 40:52Et je pense que ça,
- 40:52c'est quelque chose qu'il y a.
- 40:54certains qui veulent vraiment se spécialiser dedans.
- 40:56Je pense que c'est une telle chose que je me pose aussi.
- 40:59Très bien,
- 41:00super intéressant.
- 41:01En tout cas,
- 41:01je pense que je trouve que tu as un côté pédagogue,
- 41:05qui peut être intéressant à exploiter.
- 41:08Je pense que c'est,
- 41:10pour moi,
- 41:12quand on déplore le narratif qu'il y a sur l'Afrique,
- 41:15c'est aussi parce qu'on n'a pas assez de journalistes qui ont des convictions comme la tienne depuis petit,
- 41:21mais moi je veux travailler.
- 41:22pour un média africain,
- 41:23pour parler d'Afrique.
- 41:25Et donc,
- 41:25du coup,
- 41:26si on en a plus,
- 41:27forcément,
- 41:28il va y avoir des empires médiatiques qui vont parler de l'Afrique.
- 41:31Et je ne dis pas qu'il n'y en aura pas.
- 41:32Effectivement.
- 41:34Et donc,
- 41:34forcément,
- 41:35ton témoignage,
- 41:36il peut donner des idées à des jeunes générations qui,
- 41:40peut-être,
- 41:41se diraient,
- 41:41Non,
- 41:42en fait,
- 41:44si je deviens journaliste,
- 41:45c'est pour travailler pour le monde,
- 41:46c'est pour travailler pour des institutions occidentales et qui ne vont pas forcément...
- 41:52avoir ce rêve-là,
- 41:53en tout cas,
- 41:53où se dire c'est impossible,
- 41:55il n'y aura peut-être pas de débouchés,
- 41:57ce sera compliqué
- 41:58Mais si on n'a pas de journaliste pour parler d'Afrique,
- 42:00du coup,
- 42:01forcément,
- 42:01dans les médias,
- 42:02on n'en a pas ou on n'en a pas comme on voudrait.
- 42:05Ou alors,
- 42:05c'est toujours les mêmes personnes qui parlent.
- 42:07Mais ce qu'il nous faut,
- 42:08il nous faut une jeune génération qui prenne le relais,
- 42:10en fait.
- 42:11Oui,
- 42:12justement,
- 42:12pour l'ensemble étudié,
- 42:14je trouve qu'il y a un évêque des consciences par rapport aux multinationales africaines.
- 42:18Et ce n'est pas que dans le domaine du journalisme.
- 42:20Je trouve que...
- 42:21Aujourd'hui,
- 42:22les jeunes comme moi,
- 42:24comme nous,
- 42:25encore plus âgés,
- 42:28ont cette envie de valoriser le continent africain.
- 42:31Il y en a pas mal qui,
- 42:32aujourd'hui,
- 42:32travaillent en Afrique.
- 42:33Des gens que je connais qui ont déménagé en Afrique et qui travaillent en Afrique.
- 42:37Parce que justement,
- 42:38ils ont ce truc-là de se dire qu'il faut qu'on puisse être proche de nos bandits.
- 42:43Il faut qu'on puisse être proche des origines de nos ancêtres,
- 42:46de nos parents.
- 42:47Et ce que je trouve bien,
- 42:48c'est que je vois...
- 42:49beaucoup,
- 42:50beaucoup de jeunes journalistes africains qui,
- 42:55aujourd'hui,
- 42:55s'intéressent au continent.
- 42:57Et je pense que dans les années à venir,
- 42:59j'y crois,
- 43:00il y aura de plus en plus de personnes qui vont travailler pour le continent africain.
- 43:03Et je pense qu'on en a besoin.
- 43:05Des gens qui se connaissent,
- 43:06des gens qui maîtrisent et qui vont ressentir les belles choses de l'Afrique et pas des préjugés,
- 43:12mais des choses qui sont vraies et vérifiées.
- 43:15Voilà.
- 43:16Je suis complètement d'accord avec toi.
- 43:17On sent qu'il y a vraiment...
- 43:19On est vraiment à une période,
- 43:20je trouve,
- 43:21qui est assez charnière,
- 43:22où il y a énormément de changements,
- 43:24énormément de manières d'appréhender le monde et l'Afrique qui est différente.
- 43:29Et du coup,
- 43:30je trouve que c'est une belle période à vivre de tenter des choses,
- 43:35quand on a une promotion d'initiative sur l'Afrique,
- 43:37parce que tu sens qu'il y a...
- 43:39Enfin,
- 43:39moi,
- 43:40quand je lance Africa Fashion Tour et que je vais à la rencontre de designers africains,
- 43:44mais...
- 43:45pour effectivement faire une interview par jour tellement il y a de talent et de choses intéressantes à mettre en avant.
- 43:52Et je pense que dans plein d'autres semaines,
- 43:54c'est vraiment possible.
- 43:55Et Groot Afrique,
- 43:56ce qui est intéressant,
- 43:57c'est que je ne sais même pas combien de billets par jour.
- 44:02Moi non,
- 44:02je ne sais pas parce qu'en fait,
- 44:05on a tellement de choses à dire,
- 44:07on a tellement de choses comme en avant,
- 44:08on a tellement de reportages,
- 44:11on a tellement de sujets.
- 44:12qu'aujourd'hui,
- 44:14je pourrais te dire le nombre de concours qu'on a par jour et le nombre de concours qu'on a sur la page,
- 44:18tellement c'est énorme.
- 44:22Mais du coup,
- 44:22ça fait plaisir parce que c'est de se dire,
- 44:25en fait,
- 44:25si tu as soif de contenu de qualité sur l'Afrique,
- 44:29il y a vraiment de la matière.
- 44:30Ce n'est pas comme si,
- 44:31non,
- 44:32mais là,
- 44:32il n'y a pas de sujet de quoi on va parler.
- 44:34On est devant une page blanche.
- 44:35Non,
- 44:36je pense qu'il y a plein de sollicitations et c'est plutôt,
- 44:39mais est-ce qu'on a assez d'équipe pour traiter tous les sujets ?
- 44:42Franchement,
- 44:43on n'est jamais assez.
- 44:44Parce qu'il y a tellement de choses.
- 44:46Tu imagines déjà le continent africain,
- 44:47comment il est riche.
- 44:49La diaspora aussi,
- 44:50comment c'est riche.
- 44:51tous les domaines,
- 44:52les témoignages,
- 44:53les initiatives,
- 44:55les événements,
- 44:55les festivals.
- 44:57Non,
- 44:57on n'est jamais assez.
- 44:59Il y a tellement de choses.
- 45:01Et puis,
- 45:02tu vois,
- 45:02il y a tellement de gens qui ont des choses super bien racontées.
- 45:06Mais voilà,
- 45:06on fait du mieux qu'on peut et voilà,
- 45:09on continue,
- 45:10nous,
- 45:10à donner la parole à des gens qui,
- 45:13tu vois,
- 45:15à des gens qui ont des choses à dire et des choses à mettre en avant.
- 45:17Voilà.
- 45:22Très très intéressant.
- 45:24Toi,
- 45:24dans les...
- 45:25J'ai posé ma question de conclusion en début d'interview,
- 45:28je te demandais si toi tu te voyais avoir ton propre média.
- 45:34Est-ce que toi,
- 45:35tu as des envies de télévision,
- 45:37en fait,
- 45:37ou de Netflix Est-ce que tu te vois dans...
- 45:40Si on doit se projeter dans l'Empire,
- 45:43Aïssé,
- 45:44Sissoko,
- 45:45ça ressemble à quoi
- 45:47Qu'est-ce que tu imagines comme type de contenu qui pourrait manquer pour promouvoir l'Afrique en fait
- 45:53Moi, je pense des archives.
- 45:55Bon,
- 45:56après,
- 45:56je n'ai pas encore réfléchi à tout ça,
- 45:58mais je trouve qu'on manque d'archives.
- 46:01On manque d'archives.
- 46:03Là,
- 46:03je parle vraiment dans mon domaine.
- 46:04Je trouve qu'on manque d'archives avec les artistes.
- 46:08On n'a pas assez de...
- 46:11Soit on a des domaines d'artistes qui,
- 46:12vraiment,
- 46:13ont beaucoup de choses à raconter,
- 46:15tandis qu'il y en a qui...
- 46:17Il y en a qui n'ont pas d'archives.
- 46:19Je pense que c'est important.
- 46:20Et après,
- 46:21si je dis documentaire,
- 46:22moi,
- 46:22je pense qu'on doit continuer.
- 46:23Il y a plein de médias qui le font très bien.
- 46:24On va continuer à montrer des réalités de la guerre,
- 46:31des histoires,
- 46:32des contextes.
- 46:33On a tellement de choses à montrer.
- 46:36Et je pense que même sur Netflix,
- 46:37je trouve qu'on n'a pas assez de documentaires liés à l'Afrique,
- 46:40si je me trompe.
- 46:40On a assez de documentaires liés à l'Afrique.
- 46:43Et je pense qu'on a besoin de ça.
- 46:47Donc ouais,
- 46:48en tout cas,
- 46:48je pense que moi,
- 46:49j'encourage vraiment les documents,
- 46:51ceux qui font des documentaires,
- 46:52les grands reporteurs et même nous,
- 46:55à vraiment archiver,
- 46:58à regarder les archives,
- 46:59à ne pas hésiter à se documenter,
- 47:01à comprendre l'histoire de nos guerres,
- 47:03de nos conflits,
- 47:04parce que c'était très important pour comprendre notre Afrique actuelle.
- 47:09C'est un point super important.
- 47:10Je suis trop contente de t'avoir posé cette question parce qu'en fait,
- 47:13on pense tellement tout le temps aux nouveaux contenus à créer.
- 47:17à être sur la dernière trend qui vient de sortir,
- 47:20qu'on ne se rend pas compte qu'effectivement,
- 47:22sur l'Afrique,
- 47:22on manque d'archives,
- 47:23on manque que l'histoire,
- 47:26en fait,
- 47:27de nos pays,
- 47:28de nos parents et grands-parents,
- 47:29elle a beaucoup été racontée par d'autres,
- 47:32et qu'on a toujours,
- 47:33en fait,
- 47:34les archives qui permettent de bien comprendre ce qui se passe aujourd'hui.
- 47:38Et effectivement,
- 47:40tu vois,
- 47:41j'aurais pu assez naturellement penser à quelles nouveautés on pourrait faire,
- 47:44ou quelles...
- 47:46concept qui existe déjà,
- 47:47on pourrait avoir,
- 47:48mais c'est vrai qu'un espèce de INA de l'Afrique,
- 47:51on peut y aller.
- 47:54On aurait besoin de ça,
- 47:56parce que c'est ça le point de départ,
- 47:57en fait.
- 47:58Oui,
- 47:58parce que tu vois,
- 47:59par exemple,
- 48:00là,
- 48:00typiquement,
- 48:01on est dans un conflit
- 48:03Congo-Rwanda qui est du jour d'une vue désadouée.
- 48:06Et souvent,
- 48:07quand je regarde,
- 48:07les gens disent Mais vous ne racontez pas l'histoire,
- 48:10vous ne racontez pas ce qui s'est passé,
- 48:11et tout ça.
- 48:12Nous,
- 48:12en fait,
- 48:13on a besoin d'archives,
- 48:14surtout les GES.
- 48:15ceux qui sont plus petits,
- 48:16ils ont besoin d'archives pour comprendre ce qui s'est passé pourquoi on en est arrivé à là,
- 48:20comment on en est arrivé à là en fait,
- 48:22et c'est pas que ça,
- 48:22par exemple aujourd'hui quand tu regardes il y a tout ce qui est les histoires de CDAO AES,
- 48:28on a besoin aussi de comprendre ce qui s'est passé au Mali à l'époque,
- 48:32au Burkina pour qu'on en arrive à là,
- 48:34tu vois et que ce soit raconté de manière aussi à ce que les jeunes puissent comprendre et si on avait un archivage assez fort assez riche,
- 48:43on allait pouvoir comprendre les choses,
- 48:44tu vois
- 48:46Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'archives,
- 48:47il y en a,
- 48:48mais je trouve qu'on a besoin de plus,
- 48:50en fait,
- 48:51pour les générations à venir.
- 48:53En plus,
- 48:53et puis après,
- 48:54voilà,
- 48:55l'information sur l'Afrique,
- 48:55il y en a,
- 48:56mais par exemple,
- 48:57de la même façon qu'à un moment donné,
- 48:58dans la réflexion stratégique du développement de BrutAfrique,
- 49:01il y a eu une dynamique qui a été,
- 49:03on avait des brutes par pays,
- 49:04on s'est dit qu'on allait tout regrouper sur une chaîne,
- 49:07et comme ça,
- 49:08ça permet.
- 49:09Ce qui va manquer,
- 49:09c'est le fait qu'il y a plein d'informations qui sont dans plein d'endroits différents,
- 49:13et toi,
- 49:14quand tu cherches à avoir...
- 49:15la source,
- 49:16tu ne sais pas où aller chercher en fait.
- 49:19Exactement,
- 49:20et moi-même quand...
- 49:21C'est pas que moi,
- 49:22mais moi quand je fais des...
- 49:24Des fois il m'arrive de faire des formats d'une vie sur des artistes et tout,
- 49:27et je trouve que j'ai pas assez d'archives.
- 49:29Par exemple des artistes comme Titi Arafat,
- 49:31qui pour moi,
- 49:33voilà,
- 49:34qu'on soit d'accord ou pas,
- 49:35qui a quand même marqué,
- 49:37qui continue de marquer la musique africaine,
- 49:38on n'a pas assez d'archives sur lui.
- 49:41On a des documentaires,
- 49:42on a des trucs,
- 49:42mais je trouve que ça manque.
- 49:44Tu vois,
- 49:44des photos,
- 49:46des choses et...
- 49:47Et je pense que c'est ce qui nous manque aujourd'hui,
- 49:49c'est ça.
- 49:49C'est vraiment,
- 49:49j'insiste sur l'archivage,
- 49:52l'histoire,
- 49:53etc.
- 49:53Très intéressant,
- 49:54très bon point.
- 49:57Est-ce qu'il y a des concerts que tu nous recommandes prochainement
- 50:03Oui, alors là,
- 50:04le mois de mai,
- 50:04il est très chargé.
- 50:05Il y a beaucoup de concerts.
- 50:08Alors,
- 50:08pour ceux qui aiment l'Afrobeat,
- 50:12il y a Bandabo qui sera en concert en avril.
- 50:16En mai,
- 50:17pour ceux qui sont adeptes du rock ghanéen,
- 50:19il y a Black Sheriff,
- 50:21il y a Rima aussi qui sera en concert.
- 50:25Il y a Rima,
- 50:27pour ceux qui aiment un peu l'afro de France,
- 50:30il y a Chili aussi qui sera en concert.
- 50:33Après,
- 50:33il y a le festival
- 50:34Afro Nation en juin.
- 50:39Il y a plusieurs festivals en décembre,
- 50:42il y a Modern Africa,
- 50:43il y a
- 50:44We Love Ya,
- 50:44enfin...
- 50:45Je trouve qu'on a de plus en plus...
- 50:47Ce que j'aime bien,
- 50:48c'est qu'aujourd'hui,
- 50:49les artistes africains,
- 50:51ils sont de plus en plus à l'extérieur,
- 50:53ils font de plus en plus de salles.
- 50:55Par exemple,
- 50:55on a eu récemment Sospecato 2015,
- 50:57qui a fait La Cigane,
- 50:58on a eu Didi Bé avant,
- 51:00qui a fait Lola de Pia.
- 51:01Il y a quelque chose qui se passe au niveau de la scène africaine,
- 51:05et ça,
- 51:05c'est beau,
- 51:05et je pense qu'il faut qu'on continue d'aller encourager nos artistes,
- 51:08qu'on continue de les soutenir,
- 51:10qu'on aille qu'on paie nos places,
- 51:12et je trouve que c'est très,
- 51:13très important.
- 51:14Et même,
- 51:15j'insiste sur le fait que la musique africaine est en train de prendre une tournure incroyable parce qu'on a des artistes,
- 51:20par exemple,
- 51:20comme
- 51:22Imra, qui est un rappeur ivoirien,
- 51:24qui aujourd'hui,
- 51:26cette année,
- 51:26va faire un yard.
- 51:27Et il y a Didi Bé,
- 51:28qui l'a fait avant.
- 51:29Ça veut dire qu'en fait,
- 51:30il y a quelque chose qui se passe au niveau de la musique africaine et surtout de la musique francophone.
- 51:34J'insiste sur la musique francophone parce que c'est un peu en retard par rapport à la musique homophone,
- 51:40mais il y a quelque chose qui se passe.
- 51:42et s'encourager et je pense qu'il faut continuer à soutenir nos artistes.
- 51:46Donc quand tu m'as posé cette question,
- 51:49ça m'a permis d'ouvrir sur ça parce que il y a quelques années avant,
- 51:53je n'imaginais pas que je pouvais voir un artiste comme,
- 51:56par exemple,
- 51:58Adekule God,
- 51:58des artistes qui sont plutôt niches en Nigéria,
- 52:02des artistes comme Adekule God ou autres,
- 52:04faire des concerts dans des salles parisiennes,
- 52:07ou même un artiste,
- 52:08un rappeur ivoirien.
- 52:09Faire un artiste en dessin de Parisienne,
- 52:10c'était quelque chose que je n'aurais pas pensé.
- 52:12Ça veut dire qu'il y a une évolution,
- 52:13il y a des choses qui se passent.
- 52:15Et c'est encourageant,
- 52:17de quoi
- 52:18Mais toi,
- 52:19du coup,
- 52:19tu l'expliques comment Le fait qu'il y a un vrai engouement pour l'afrobeat au niveau mondial.
- 52:26Et donc,
- 52:27du coup,
- 52:27effectivement,
- 52:28il y a des artistes qui n'auraient peut-être pas eu accès à des salles il y a quelques années.
- 52:32Aujourd'hui,
- 52:34de toute façon,
- 52:35ceux qui ont des salles,
- 52:36ils savent qu'ils doivent regrouper.
- 52:37programmer des artistes africains parce qu'ils savent que c'est rempli,
- 52:41que c'est du business.
- 52:44Ce n'est pas un acte de...
- 52:46C'est pour aider le petit artiste africain.
- 52:47Non,
- 52:48non,
- 52:48non.
- 52:48Ça va être rempli quand on a beau y faire des dates,
- 52:51c'est sold out très rapidement.
- 52:53Toi,
- 52:53tu expliques cette évolution Moi,
- 52:56je pense que c'est vraiment la force des réseaux sociaux.
- 52:59C'est la force des réseaux sociaux.
- 53:00Il y a plusieurs facteurs.
- 53:01Il y a les réseaux sociaux,
- 53:02avec le développement de TikTok,
- 53:04par exemple.
- 53:05Aujourd'hui,
- 53:05tu vois qu'il y a beaucoup d'artistes qui se font connaître parce qu'ils ont des trends,
- 53:10tu vois.
- 53:10Ils ont des trends,
- 53:11des sons qui marchent sur les réseaux sociaux,
- 53:13donc ça leur donne beaucoup de force.
- 53:15Il y a beaucoup d'artistes qui,
- 53:16tu vois,
- 53:16aujourd'hui,
- 53:17qui arrivent grâce à TikTok,
- 53:19grâce aux réseaux sociaux,
- 53:21à remplir des salles,
- 53:23à faire des concerts.
- 53:24Donc ça,
- 53:24c'est énorme.
- 53:25Et puis,
- 53:25il y a aussi,
- 53:26tu vois,
- 53:26tout ce qui est qualité,
- 53:29qualité aussi des clips,
- 53:31qualité des visuels,
- 53:33les directions artistiques des artistes.
- 53:34artistes,
- 53:35mais je pense que les gens s'identifient beaucoup à ça.
- 53:37Et pour finir,
- 53:38il y a toutes les plateformes de streaming.
- 53:41Quand tu as des artistes,
- 53:43tu as des plateformes comme Spotify,
- 53:44Deezer ou Apple Music,
- 53:47c'est beaucoup plus facile d'accéder à certains morceaux,
- 53:50à certains sons.
- 53:51Donc aujourd'hui,
- 53:51je pense qu'il y a une avancée dans les technologies qui concernent la musique,
- 53:56tu vois.
- 53:57Et les Nigériens,
- 53:58je crois les hommes de Nigeria,
- 53:59eux aujourd'hui,
- 54:00c'est des Américains pour moi parce qu'ils ont...
- 54:03ils font des featurings avec des Américains.
- 54:07Comme par exemple,
- 54:07tu vois des artistes comme,
- 54:08je ne sais pas,
- 54:09Reba qui a fait un son avec Selena Gomez,
- 54:12ou bien même récemment,
- 54:13tu vois Zanette qui a fait un son avec Craig Davie.
- 54:18Tu sens que l'Afrique,
- 54:19on va dire,
- 54:19c'est Africa to the world.
- 54:21Ça veut dire qu'il y a de plus en plus de...
- 54:23je dirais,
- 54:24de gens qui s'intéressent à la musique africaine,
- 54:26tu vois,
- 54:27et les Américains de surcroît.
- 54:29Donc ça veut dire qu'aujourd'hui,
- 54:30la musique africaine qui était avant,
- 54:33qui était écoutée plutôt en Afrique,
- 54:35commence à devenir mainstream,
- 54:37tu vois.
- 54:38Donc pour moi,
- 54:40c'est fort et je trouve que ça continue,
- 54:42ça continue maintenant.
- 54:44Aujourd'hui,
- 54:44t'as même des artistes français,
- 54:47français-français,
- 54:47qui ont des sonorités à fond dans leurs chansons.
- 54:50Donc ça,
- 54:51c'est juste...
- 54:52malade.
- 54:53Et inversement,
- 54:54t'as des artistes français,
- 54:56du rap français,
- 54:57qui sont dans l'Ontario,
- 54:58qui sont typiquement
- 54:59100% congolais.
- 55:00Donc ça me dit qu'en fait,
- 55:01l'Afrique est partout et elle influence partout.
- 55:05Donc voilà un peu mon raisonnement sur ça.
- 55:07Très bien,
- 55:07super intéressant.
- 55:08Je pense qu'en tout cas,
- 55:09il y a une vraie domination du courant afrobeat sur...
- 55:17Du point de vue de l'industrie musicale,
- 55:18on sent vraiment qu'il y a des choses qui se passent.
- 55:22Vous parlez aussi d'artistes issus de la diaspora comme Naya Nakamaki.
- 55:27Exactement.
- 55:28C'est une influence africaine,
- 55:30mais qui à la fois vient de la diaspora et à la fois vient du continent.
- 55:37C'est ça.
- 55:37Quand on parle du succès aussi de...
- 55:39Alors là,
- 55:40c'est peut-être plus Haïti,
- 55:42mais le succès de
- 55:43Joë Dwaidine.
- 55:43Joë Dwaidine aussi.
- 55:45Oui.
- 55:45Il y a vraiment,
- 55:46et comme tu l'as dit,
- 55:47les réseaux sociaux.
- 55:48TikTok,
- 55:49la musique,
- 55:49elle est en tendance et tout le monde connaît.
- 55:51Donc,
- 55:53il y a vraiment effectivement quelque chose qui se passe et qui fait plaisir.
- 55:57Et moi,
- 55:58je n'ai pas le sentiment que ce soit éphémère.
- 56:00Tu vois que ce n'est pas de durée.
- 56:05Non,
- 56:05je pense que ça va continuer d'augmenter,
- 56:07ça va continuer d'évoluer.
- 56:08Parce que regarde,
- 56:10tu dis,
- 56:11par exemple,
- 56:11là,
- 56:11il y a eu la Fashion Week.
- 56:14Et tu vois qu'on commence à...
- 56:16Les artistes nigériens sont invités,
- 56:18ils portent des collections.
- 56:19C'est-à-dire que maintenant,
- 56:21les gens sont habitués à la musique africaine.
- 56:23Même des artistes mouchis,
- 56:27des artistes ivoiens mouchis,
- 56:28ils sont écoutés en France.
- 56:30Souvent,
- 56:31moi,
- 56:31quand j'entends les gens dans leur voiture,
- 56:34ils écoutent du rap,
- 56:35de l'afro,
- 56:37du maïmouda,
- 56:38de la côte d'Ivoire ou bien même des musiques de Sidi Kidiapate.
- 56:40Ça veut dire qu'on est dans une ère où la musique africaine fait partie des vies.
- 56:46Et ça,
- 56:47c'est trop bien parce que moi,
- 56:48je me rappelle que quand j'ai commencé,
- 56:49ça fait plus de dix ans,
- 56:51ce n'était pas du tout comme ça.
- 56:52Et vraiment,
- 56:53les réseaux sociaux,
- 56:54ils ont eu un impact incroyable.
- 56:57Donc,
- 56:58voilà.
- 56:59Ok,
- 57:00mais écoute,
- 57:00on ne peut que souhaiter que ça continue à évoluer.
- 57:03Je pense qu'il y a les réseaux sociaux,
- 57:04et puis après,
- 57:04il y a des médias comme Brutafrique aussi,
- 57:06qui comptent voir les artistes.
- 57:09Mais c'est vrai que les artistes,
- 57:10aujourd'hui,
- 57:10ils ont la main à eux-mêmes pour gérer leurs notifications directement à travers les réseaux,
- 57:16sans attendre d'avoir finalement une maison de disques qui va s'occuper de tout.
- 57:23te faire connaître.
- 57:23Aujourd'hui,
- 57:24les artistes,
- 57:25ils ont un lien direct avec leur audience.
- 57:27Et du coup,
- 57:28ils peuvent organiser des tournées parce qu'ils peuvent prouver qu'il y a des gens qui sont prêts à acheter.
- 57:36C'est vraiment un tournant aussi dans l'évolution de l'industrie de la musique qui est plus dirigée par des maisons de disques qui,
- 57:42elles,
- 57:42vont décider qui va être la star du moment et qui ne sera plus la star.
- 57:46C'est le public qui décide et du coup...
- 57:50Ça donne encore plus la place à l'Afrique,
- 57:53qui a toujours été connue,
- 57:54en tout cas,
- 57:54pour avoir des artistes avec énormément de talent.
- 57:58Donc,
- 57:59pour moi,
- 58:00c'est un juste retour des choses.
- 58:01On n'a plus,
- 58:03finalement,
- 58:03des géants qui,
- 58:04un peu,
- 58:05on va dire manipules,
- 58:06mais qui maîtrisent le business et donc qui mettaient en avant que les courants musicaux qu'ils voulaient.
- 58:11Tu ne peux plus faire ça,
- 58:11en fait.
- 58:12Oui,
- 58:12tu vas avoir de la mapiano à heure de grande écoute et tu vas te dire,
- 58:15mais ça sort d'où,
- 58:16en fait Ça se fait.
- 58:18C'est ça.
- 58:20On va en fait me dire,
- 58:21ça,
- 58:21ça va devenir maïstique.
- 58:24Non,
- 58:24mais c'est vrai,
- 58:24je suis totalement d'accord avec toi.
- 58:27Je suis totalement d'accord avec toi et même quand tu écoutes des radios,
- 58:31par exemple,
- 58:31comme,
- 58:32je sais pas,
- 58:33Génération ou Skyrock,
- 58:35qui,
- 58:35bon,
- 58:36qui durent même plus sur les antérapes et tout,
- 58:40maintenant,
- 58:40t'as de l'afro qui passe tranquillement,
- 58:42de la phobie qui passe tranquillement,
- 58:43même l'énergie,
- 58:44surtout l'énergie.
- 58:46Donc,
- 58:46c'est énorme.
- 58:47Non,
- 58:48moi,
- 58:48je suis vraiment contente.
- 58:49C'est une fierté.
- 58:52En fait,
- 58:53là,
- 58:53c'est-à-dire qu'à un moment donné,
- 58:55elles,
- 58:55elles seront obligées de suivre le mouvement.
- 58:57Oui,
- 58:58le choix.
- 58:58Ce n'est pas un choix...
- 59:00Peut-être qu'il y a des gens en interne qui disent Ah non,
- 59:02mais nous,
- 59:02on adore la phobie,
- 59:03on adore tout ce qui vient d'Afrique,
- 59:04donc on a décidé de mettre ça en force.
- 59:06Moi,
- 59:07je pense que c'est vraiment...
- 59:08Non,
- 59:08mais là,
- 59:09il y a un raz-de-marée.
- 59:10En fait,
- 59:10on ne peut pas faire autrement,
- 59:11quoi.
- 59:11Pour notre audience,
- 59:13en fait,
- 59:14on ne peut pas faire sans et c'est très bien.
- 59:16c'est très bien.
- 59:17Après,
- 59:18pour moi,
- 59:18c'est important que...
- 59:20Comment dire
- 59:21Pour moi,
- 59:21c'est un vrai soft power africain.
- 59:24Maintenant,
- 59:25c'est important qu'on ne soit pas connu que pour l'entertainment,
- 59:28parce que parfois,
- 59:30ça résume aussi un peu trop comment on connaît des artistes africains.
- 59:37On va connaître tous les artistes,
- 59:38on ne va pas forcément connaître les entrepreneurs.
- 59:40On ne va pas...
- 59:40C'est ça.
- 59:42Mais pour moi,
- 59:43ça...
- 59:44J'ai toujours une visibilité par rapport à ça,
- 59:46mais je me dis qu'en même temps,
- 59:47il faut choisir un chemin et se dire que les industries culturelles et créatives peuvent contribuer à changer le narratif sur l'Afrique.
- 59:58Et donc,
- 59:59il faut en profiter de cette situation.
- 1:00:01Et surtout,
- 1:00:02il faut maximiser les réussites.
- 1:00:04C'est une tendance et on ne va pas poursuivre derrière.
- 1:00:08Exactement.
- 1:00:09Je suis tout à fait d'accord avec toi.
- 1:00:10Voilà.
- 1:00:12Tout à fait d'accord avec toi.
- 1:00:14Eh bien,
- 1:00:14écoute,
- 1:00:14on arrive à la fin de cet échange.
- 1:00:17Je te remercie pour ta disponibilité et ton partage d'expertise.
- 1:00:21Ça a été super riche.
- 1:00:23Moi,
- 1:00:23j'ai appris plein de choses et je suis sûre que l'audience aura appris aussi beaucoup de choses.
- 1:00:27Donc,
- 1:00:27on sait qu'on se retrouve sur BrutAfrique pour tes dernières interviews.
- 1:00:32Ben oui,
- 1:00:33déjà,
- 1:00:33merci à toi.
- 1:00:34C'est toujours un plaisir pour moi de partager un peu mon expertise.
- 1:00:38Et peut-être que ça pourrait m'inspirer d'autres aussi.
- 1:00:41Je me rends compte.
- 1:00:41Je suis très fière.
- 1:00:42Et oui,
- 1:00:43on peut trouver une lien de partage sur Metafree.
- 1:00:45Et après,
- 1:00:45moi,
- 1:00:46j'ai aussi une réseau si vous avez plein de conseils par rapport à la musique,
- 1:00:52mon expertise ou même,
- 1:00:53je sens que dans les conseils sur le journalisme,
- 1:00:56vidéos de terrain,
- 1:00:58n'hésitez pas.
- 1:00:59Je suis ouverte.
- 1:01:00De toute façon,
- 1:01:01je mettrai le lien de ton compte Instagram pour qu'on puisse partager avec toi.
- 1:01:06Merci beaucoup.
- 1:01:07Je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- 1:01:10Merci Antoine.
- 1:01:14Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 1:01:16Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 1:01:23Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 1:01:25Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
- 1:01:29Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 1:01:33Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.