Latest / Africa Fashion Tour / Amy Faye, mannequin sénégalaise représentée à Paris, Londres et New York
Transcript
- 0:00Au Sénégal,
- 0:01je pense que si tu es venu,
- 0:02on est un pays du mode.
- 0:03Nous,
- 0:03on est très billés,
- 0:04on est toujours tendance.
- 0:05Quand on regarde dans notre touche,
- 0:08c'est les galettes,
- 0:08avec les grands bouts,
- 0:10nos grands mouchoirs de tête,
- 0:13la teinture,
- 0:14les broderies,
- 0:16le basin,
- 0:17le wax.
- 0:17On a une mode qui vit en fait,
- 0:18on a une mode qui vit à travers le temps,
- 0:20qui est de très bonne semaine.
- 0:23On va dire qu'on s'est un peu développé,
- 0:25on s'est un peu modernisé,
- 0:26mais on garde toujours cette fiche à tout de même auprès de l'Ouest.
- 0:31Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 0:34Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain.
- 0:39Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 0:41Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 0:46responsables et ambitieux.
- 0:48Au fil des interviews,
- 0:49je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement de la créativité africaine sur le continent et au-delà.
- 0:56Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:02de savoir-faire et de créativité,
- 1:04trop souvent sous-représentés.
- 1:07Je suis Ramata Diallo,
- 1:08je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes et je suis également consultante spécialisée dans l'accompagnement de porteurs de projets qui veulent lancer leur marque de mode.
- 1:17En 2017,
- 1:18j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique.
- 1:20Et depuis,
- 1:21je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de...
- 1:24de ceux et celles qui font la mode en Afrique.
- 1:27Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision de la mode africaine.
- 1:35Aujourd'hui,
- 1:35je suis en compagnie d'Amifaï,
- 1:37mannequin international,
- 1:38joueuse professionnelle de volleyball pour l'équipe nationale du Sénégal.
- 1:42Amifaï dirige l'agence Afaï,
- 1:44une société basée à Dakar qui recrute et forme les mannequins qui défilent sur les podiums du monde entier.
- 1:49Elle coordonne également des déchirés au Sénégal.
- 1:52Aujourd'hui,
- 1:53en tant que mannequin égérie,
- 1:54Ami travaille en collaboration avec plusieurs marques connues sénégalaises comme Alia Barre,
- 1:59Tongoro ou Algaï.
- 2:00Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de ses différentes activités dans le domaine de la mode.
- 2:06Bienvenue Ami,
- 2:07comment vas-tu ?
- 2:10Bonjour,
- 2:11je vais très bien,
- 2:11merci et toi ?
- 2:13Ça va très bien,
- 2:14écoute,
- 2:14je suis ravie de te retrouver pour cette interview.
- 2:18Donc l'idée c'est qu'on puisse échanger sur ton parcours et que tu nous racontes un petit peu comment tu as démarré dans le domaine du mannequinat et quelles sont tes principales activités aujourd'hui.
- 2:29Donc je vais commencer en fait cette interview comme je le fais toujours,
- 2:33je vais te poser la fameuse question,
- 2:34est-ce que tu peux te présenter ?
- 2:37Bon,
- 2:38je m'appelle Amir Tafay,
- 2:40je suis sénégalaise,
- 2:41mais on m'appelle Ami Stey,
- 2:43dans le milieu de la mode,
- 2:44je suis mannequin,
- 2:46badière de cœur.
- 2:47et je suis représentée en tant que monétaire à Paris,
- 2:51New York,
- 2:53Milan,
- 2:53Londres et en Allemagne.
- 2:57J'ai aussi un master en banque ingénierie financière que j'ai eu à Dakar.
- 3:06Et aussi,
- 3:07je joue dans le volleyball.
- 3:11J'ai commencé une carrière très tôt,
- 3:12donc j'ai joué dans l'équipe nationale Junior-Iliard.
- 3:17On va dire que c'est plein de questions.
- 3:21Je ne me concentre pas sur une chose,
- 3:23je fais beaucoup de choses.
- 3:25Et on va dire qu'on...
- 3:28Et oui,
- 3:29j'ai créé une agence il y a un an qui s'appelle Appli Agency qui est basée à Dakar.
- 3:36Ok,
- 3:37très bien.
- 3:37Écoute,
- 3:38ça va être super intéressant d'échanger avec toi parce qu'on voit déjà qu'il y a énormément de choses.
- 3:44Je ne connaissais pas le côté banquier-financier,
- 3:46je ne connaissais que la partie sportive du haut niveau et mannequinat.
- 3:49Maintenant,
- 3:49je me dis,
- 3:50mais cette femme est incroyable.
- 3:52Donc,
- 3:52du coup,
- 3:52je suis vraiment contente qu'on puisse échanger ensemble.
- 3:55Donc,
- 3:55du coup,
- 3:56ce que je voudrais te demander,
- 3:56c'est toi.
- 3:57Moi,
- 3:57je te connais essentiellement à travers des photos que j'ai pu découvrir de toi en tant que mannequin.
- 4:03Et aussi,
- 4:04j'ai eu l'occasion d'assister à des événements et tu défilais.
- 4:09Donc,
- 4:09ce que je voulais savoir,
- 4:10c'est comment est-ce que ça a commencé,
- 4:12en fait,
- 4:12ta carrière de mannequin ?
- 4:13Donc...
- 4:14On va dire que ça a commencé au hasard.
- 4:17Je ne sais pas,
- 4:18ce n'était pas une passion,
- 4:20je ne connaissais pas.
- 4:21Ce n'est pas un truc que je voulais.
- 4:23Il faudrait savoir que je suis la seule fille de chez moi.
- 4:28J'ai deux grands-femmes et un petit frère.
- 4:30L'ambiance de la maison,
- 4:31j'étais plutôt garde-manquée.
- 4:33Je jouais au foot,
- 4:35vélo,
- 4:36pétanque,
- 4:36ce genre d'activité.
- 4:38Donc,
- 4:38j'ai jamais eu ce côté corny ou fâcheux.
- 4:42Je suis...
- 4:43Je suis tout le temps en basket d'ailleurs,
- 4:45j'étais tout le temps en basket et c'était pas trop mon truc on va dire.
- 4:50Et j'ai une amie,
- 4:52c'était une amie de mon frère qui s'appelait Yannick Chahut.
- 4:55Et il y avait le concours de modélisme qui se faisait au PAN.
- 4:58Donc chaque année,
- 4:58il y avait le concours et tout.
- 5:00Donc il m'a dit,
- 5:00mais tu devrais le faire.
- 5:01Je dis,
- 5:01pardon,
- 5:02je ne suis pas trop anglique,
- 5:03je ne suis pas d'âge avec les talons et tout.
- 5:05Il m'a dit,
- 5:05ok,
- 5:05ce n'est pas grave.
- 5:06Donc moi,
- 5:06je pensais qu'il me laguait.
- 5:08Et un beau jour,
- 5:09je pense que c'était le jour de la fin de l'éclat,
- 5:10je faisais des outils platins.
- 5:12Il est venu me chercher chez moi.
- 5:14À la servature,
- 5:15on est partis.
- 5:16Il m'a inscrite.
- 5:18Et on nous a donné des t-shirts avec les modélismes.
- 5:22Donc moi,
- 5:22j'étais en robe.
- 5:24Donc,
- 5:24je ne pouvais pas mettre le t-shirt sur la robe.
- 5:27Donc,
- 5:28bien motivée qu'elle était,
- 5:30on est partie dans la Bochimango.
- 5:32Elle m'a acheté un short blanche dans son rétigeant pour qu'elle aille avec le carton.
- 5:36Donc,
- 5:36j'étais bien prête avec mon short et mon t-shirt.
- 5:40Donc,
- 5:40on est partie,
- 5:41on a fait la sélection,
- 5:43on a un peu marché.
- 5:44Et au final,
- 5:45on a sélectionné ici pour la grande finale,
- 5:47à Dakar,
- 5:48avec des cambiennes et des calderiennes.
- 5:51On a eu une semaine de training.
- 5:53au King's Heart Palace.
- 5:55Et ça,
- 5:55c'était ma première expérience avec des talents.
- 5:59Et comme je dis,
- 6:00j'étais gastronomique,
- 6:01un peu sportive et tout.
- 6:02Donc,
- 6:03c'était vraiment mon carrière.
- 6:04Je me rappelle que le premier jour où on a crié de France à l'année matin,
- 6:10et que je voyais,
- 6:11parce qu'il y avait une campagne tellement belle,
- 6:12je m'en souviens toujours,
- 6:13avec l'attitude.
- 6:14Tu vois qu'elles étaient préparées.
- 6:16Tu vois que les autres,
- 6:17j'ai la mode.
- 6:18Ils savaient les codes.
- 6:20Mais tu les voyais très gracieuses.
- 6:23L'attitude,
- 6:24l'expression du visage,
- 6:25j'ai dit,
- 6:25wow,
- 6:25mais qu'est-ce que je suis ?
- 6:26Et vraiment mince aussi,
- 6:27c'était très très mince.
- 6:29Même moi je suis mince,
- 6:30mais je ne suis pas très finie.
- 6:32Donc c'était vraiment l'expérience.
- 6:35Et je me rappelle que quand j'ai fini ma journée,
- 6:37j'ai pleuré.
- 6:39Je me dis,
- 6:39mais c'est ainsi parce que les talents,
- 6:41on va dire,
- 6:41ce n'est pas facile du tout.
- 6:44Et j'ai pleuré et tout,
- 6:47mais bon,
- 6:47avec le côté sportif,
- 6:48je me suis dit,
- 6:50ben,
- 6:50à mi-temps.
- 6:51C'est juste de faire prenaître.
- 6:55Tu joues au volleyball,
- 6:57tu n'es pas né avec les capacités.
- 7:00Tu as répété des heures et des heures pour pouvoir faire un mensage,
- 7:04pour pouvoir être plus de balle,
- 7:05pour pouvoir attaquer.
- 7:06Donc,
- 7:07c'est juste training.
- 7:08C'est le lendemain,
- 7:11je m'y mets et c'est plus mon courant.
- 7:13Je l'ai regardé.
- 7:14Même si on avait un coach.
- 7:17Entre le coach qui est un homme qui dit marche comme ci,
- 7:20comme ça et une fille que tu vois qui est en direct,
- 7:22j'ai essayé de copier.
- 7:24Donc,
- 7:25ce que j'ai appris en m'entraînant,
- 7:26j'ai essayé de copier.
- 7:29J'ai fait de mon mieux.
- 7:30Toujours,
- 7:31cinq jours,
- 7:31j'ai essayé de faire de mon mieux.
- 7:33Et c'est comme ça que j'ai gagné une sortie,
- 7:37j'ai gagné la finale.
- 7:41La finale,
- 7:41j'ai été montée du Côte-Sénégal et représentée du Sénégal en Chine.
- 7:46à la grande finale mondiale.
- 7:49Et à mon retour,
- 7:51je me suis dit que j'allais continuer à faire ça à Dakar.
- 7:55On ne sait jamais,
- 7:56donc j'ai continué à faire ça à Dakar.
- 7:59J'étais en première année en Business Administration.
- 8:03J'étais en première année,
- 8:03donc j'ai dit que je me serais doutée.
- 8:06Et bien,
- 8:07j'ai continué tout en m'entraînant.
- 8:09J'ai ce type de formation pour m'entraîner.
- 8:11Quand je fais quelque chose,
- 8:13je le faisais toujours bien.
- 8:16Même si je ne connais rien,
- 8:17quand je commence,
- 8:18je fais toujours bien.
- 8:19Je continue à m'entraîner.
- 8:21Je mettais des vidéos sur YouTube.
- 8:24Je mettais les marques.
- 8:26Je faisais Prada,
- 8:28Gucci,
- 8:29ce genre de choses.
- 8:30J'essayais de refaire la même chose chez moi.
- 8:33Je mettais l'envie,
- 8:34je mettais mes talons et j'essayais de faire la même chose.
- 8:37Avec l'aide de mon grand-père,
- 8:38je me disais,
- 8:39regarde,
- 8:40est-ce que je fais la même chose ?
- 8:41C'est plus rapide,
- 8:43pour soulever les chevaux.
- 8:45Ils me mettaient dans le rythme.
- 8:47Donc,
- 8:47j'ai fait ça à la maison.
- 8:49Je n'ai jamais fait de cours.
- 8:50Parce que chez Adhaka,
- 8:52il y a des écoles,
- 8:53il y a des azotes,
- 8:53je ne suis pas un déconne-mâche,
- 8:54je n'ai jamais été là-bas.
- 8:56J'étais par la maison.
- 8:57Je suis revenu à Adhaka,
- 8:58je suis revenu de la Cine.
- 9:00Il y avait un défilé écrédit là.
- 9:02On m'a bouclé,
- 9:03même si j'étais un peu évitante,
- 9:04mais on m'a bouclé.
- 9:05Après,
- 9:06j'ai fait le Fletman.
- 9:07Après ça,
- 9:07je continuais d'accord,
- 9:08je suis allumée,
- 9:09je suis religion et voilà.
- 9:11C'est comme ça que ma carrière a commencé.
- 9:15Je te remercie de nous partager tout ça et de partager le fait qu'au départ,
- 9:19tu n'y croyais pas du tout,
- 9:20tu n'avais pas forcément confiance en toi et que c'est vraiment à force de travailler en fait et que tu n'avais pas non plus forcément le format type de la mannequin puisque toi,
- 9:32tu avais déjà commencé le volleyball en fait.
- 9:34Tu étais déjà…
- 9:35Donc ça faisait déjà combien d'années que tu faisais du volleyball à l'époque ?
- 9:42Je dirais
- 9:4310 ans.
- 9:44Ok,
- 9:45parce que du coup,
- 9:46tu disais que tu étais en première année.
- 9:51Oui,
- 9:51en première année.
- 9:54Donc tu avais déjà quand même le gabarit d'une grande sportive.
- 9:56Est-ce que tu peux nous dire...
- 9:58Quelle taille tu fais ?
- 10:01Je fais 1,25 m.
- 10:06Je suis très grande.
- 10:06Je ne sais pas,
- 10:07mais par rapport aux critères,
- 10:09genre les XS,
- 10:11je fais du S,
- 10:12un bon S,
- 10:13mais bon,
- 10:14avec les critères où je suis avec les XS,
- 10:15vraiment,
- 10:16ce qui me rend,
- 10:18on voit les jours,
- 10:19ce n'est pas à présent,
- 10:20même si c'est pas à montrer pour les XS.
- 10:24Donc,
- 10:24du coup,
- 10:24c'est intéressant de le souligner.
- 10:26C'est intéressant de souligner comment toi,
- 10:27tu as été autodidacte.
- 10:28Tu as cherché à te former par toi-même,
- 10:31à apprendre,
- 10:32à mettre en place une méthodologie pour que tu puisses apprendre.
- 10:36Et donc,
- 10:36très vite,
- 10:37en fait,
- 10:37et toi,
- 10:38du coup,
- 10:38ce que tu expliques,
- 10:39c'est que tu as fait ce concours élite et tu t'es retrouvée en Chine.
- 10:42C'était la première fois que tu voyageais en Chine ?
- 10:44Oui,
- 10:44c'était ma première fois.
- 10:46Tu es restée combien de temps ?
- 10:48Je trouve qu'on est restée...
- 10:52c'était un peu c'était vraiment on ne sortait pas vraiment à part pour aller visiter quelques foires et tout mais on ne sortait pas beaucoup ok très bien et donc peu après ça toi tu continues tes études en parallèle de participer
- 11:09à différents événements phares de la mode africaine au Sénégal donc la Dakar Fashion Week
- 11:17Syrah Vision donc il y a énormément d'institutions oui merci
- 11:22Et donc,
- 11:24toi en fait,
- 11:25à partir de quel moment est-ce que tu sors du Sénégal ?
- 11:28Puisqu'il y a toute une période pendant laquelle tu es un mannequin extrêmement connu au Sénégal,
- 11:31mais à partir de quel moment est-ce que tu fais des défilés à l'extérieur ?
- 11:35Bon,
- 11:35j'avais déjà commencé au niveau de la région,
- 11:39comme le FIMA,
- 11:40le défilé au Congo,
- 11:42donc je bougeais un peu,
- 11:45mais c'est avec,
- 11:47en 2014,
- 11:48en Adam à Paris,
- 11:49organiser le concours
- 11:52Nouvelle Top que j'ai eu à faire au tri avec des étrangeres et que j'ai gagné.
- 12:00Donc on avait fait la finale à Paris avec Chouza et à partir de là,
- 12:05j'ai trouvé une agence à Paris et j'ai commencé à faire,
- 12:10à partir de 2015,
- 12:11que j'ai commencé à faire Dakar Paris,
- 12:13Dakar Paris,
- 12:14Dakar New York et j'ai commencé à faire le tour des grandes villes de la mode.
- 12:21Très bien.
- 12:22Donc,
- 12:23du coup,
- 12:24toi,
- 12:24est-ce que tu étais surprise de ton succès ?
- 12:27C'est-à-dire que là,
- 12:28ce que tu racontes,
- 12:29c'est que chaque fois que tu as participé,
- 12:31en fait,
- 12:32tu as gagné.
- 12:33Donc,
- 12:34comment est-ce que ça se passait pour toi,
- 12:38sachant que dans ta manière de le raconter,
- 12:41on dirait que...
- 12:42Voilà,
- 12:42tu as poursuivi cette carrière,
- 12:44ça t'a intéressé,
- 12:45mais ce n'était pas forcément un domaine...
- 12:47Tu disais que tu n'étais pas girly,
- 12:48la mode ne t'intéressait pas plus que ça.
- 12:51Donc,
- 12:51tu participes à ces différents événements et que tu gagnes.
- 12:54Comment tu vis les choses ?
- 12:58Il faut savoir que moi,
- 12:59je suis un peu introvertie et je suis très calme comme personne.
- 13:05Je suis très,
- 13:06on va dire,
- 13:07dans le moment présent.
- 13:09Quand je fais quelque chose,
- 13:10je le fais et c'est de le faire bien.
- 13:13Je suis du genre à la même compréhension que je gagne ou ne gagne pas.
- 13:16Je suis dedans pour me donner à faire pour moi.
- 13:23Quand je gagne,
- 13:23je vis le moment.
- 13:24Bien sûr,
- 13:25je suis contente.
- 13:27Mais après,
- 13:29c'est fini.
- 13:30Je me concentre sur autre chose.
- 13:31Je ne sais pas si tu me comprends.
- 13:37C'est une bonne chose parce que moi,
- 13:38comme tu le dis dans ton état,
- 13:40le manichéna n'était pas ma première option.
- 13:43J'avais mes études que je faisais et je faisais le volleyball.
- 13:47Parce que même si j'avais eu la chance,
- 13:50pas de chance,
- 13:51des constates pour pouvoir signer pro,
- 13:53ça ne s'est jamais fait.
- 13:56Mais toujours,
- 13:57c'était dans l'objet que je faisais mes études,
- 13:59je faisais le volleyball.
- 14:01Après,
- 14:01on verra ce que ça va donner.
- 14:03Mais je n'ai jamais pensé que...
- 14:07Je serais devenue même cachemante,
- 14:09tout le monde même par rapport à ma famille,
- 14:11par rapport même au quartier,
- 14:12parce que comme ils me connaissent vraiment timide,
- 14:14je demandais même des fois comment elle est,
- 14:15parce qu'elle,
- 14:16elle est limite,
- 14:16elle n'a pas le même port,
- 14:18elle est toujours effacée.
- 14:21Et j'avais aussi mon père,
- 14:22il était un peu sévère,
- 14:24tu vois,
- 14:24c'est un père qu'on connaît dans le quartier qui est un peu sévère,
- 14:28c'est mon père.
- 14:30Mais les gens se disaient,
- 14:31mais comment ton père t'a laissé une seule enquête sur lui ?
- 14:36Mon père c'était du genre,
- 14:38maintenant que tu as de bonnes notes et que tu fais ton sport,
- 14:41le reste c'est un autre problème.
- 14:43Et c'est juste de tout être concentré.
- 14:45Et je pense que c'est ça qui m'a beaucoup aidée à pouvoir aussi me concentrer sur plusieurs choses en même temps.
- 14:55Mais comme je dis...
- 14:56Je ne suis pas une personne qui se limite.
- 14:59Je dédie les opportunités.
- 15:00Ce n'est pas parce que ce n'est pas dans ma riche que je suis pas le seul.
- 15:05Donc je vais essayer de voir ce que ça donne.
- 15:08Et en l'étayant,
- 15:09j'ai toujours de me perfectionner.
- 15:13C'est comme ça que j'ai eu des rapports capables.
- 15:16Après,
- 15:16j'avais un master en bancaire et en génie financier.
- 15:18À Dakar,
- 15:20on a pris que c'est compliqué de trouver du travail.
- 15:22Si tu es en bas de plus de 4,
- 15:23bas de plus 5,
- 15:24on te propose un...
- 15:26Je suis de commerciale,
- 15:27tout en sachant que je suis timide,
- 15:29donc c'est un peu compliqué.
- 15:32Après,
- 15:32quand j'ai gagné le concours et que j'ai eu l'agence,
- 15:35ça m'a donné l'opportunité de pouvoir explorer ce domaine.
- 15:42Très bien.
- 15:43Je te remercie en tout cas de partager tout ça ici,
- 15:46parce que c'est vrai que c'est intéressant de voir comment on peut s'imaginer qu'en fait,
- 15:52pour être dans ce genre de métier où on est,
- 15:55Face aux photographes,
- 15:56face aux caméras,
- 15:57qu'il faut être extrêmement extraverti,
- 16:00qu'il faut aimer se mettre en avant.
- 16:01Et là,
- 16:01ce que tu décris,
- 16:03c'est tout le contraire.
- 16:04Et du coup,
- 16:04c'est intéressant aussi d'avoir ça en tête.
- 16:09C'est quoi la partie que tu préfères dans le métier ?
- 16:12Puisque dans le métier,
- 16:13vraiment,
- 16:13il y a les défilés,
- 16:14mais il y a aussi les photos pour certaines marques.
- 16:16Il y a toute la préparation au niveau du backstage.
- 16:19Est-ce que toi,
- 16:20tu peux,
- 16:21dans le métier de mannequinat,
- 16:22nous dire ce qui te plaît le plus ?
- 16:25Moi j'aime Marchais.
- 16:27Moi c'est Marchais.
- 16:28Alors,
- 16:29on peut tomber tout droit.
- 16:30Hop,
- 16:31tu me dis Ami Marchais.
- 16:32C'est parti.
- 16:33La chute.
- 16:36Marchais,
- 16:37on va dire.
- 16:37Entre Marchais et Marchais.
- 16:40C'est vraiment la partie des gilets.
- 16:46Et du coup,
- 16:48toi,
- 16:48ta carrière,
- 16:49à partir du moment où tu signes à Paris,
- 16:52tu as eu l'opportunité justement de défiler,
- 16:55c'est ce que je te disais,
- 16:56tu disais tout à l'heure que tu avais défilé au Sénégal et dans la sous-région,
- 17:00et puis après,
- 17:01tu as eu l'opportunité de venir à Paris.
- 17:03Quelles sont les autres villes dans lesquelles tu as eu l'opportunité de défiler ou les marques pour lesquelles tu as eu l'occasion de travailler ?
- 17:11Paris et New York essentiellement.
- 17:13C'est ce que je pense que...
- 17:14Comme chaque pays a ses réalités,
- 17:16ça,
- 17:16il faut le savoir.
- 17:16Ce n'est pas parce que tu travailles à Paris que tu travailles à New York,
- 17:19que tu vas travailler à Milan ou à Londres.
- 17:21Ça,
- 17:21il y a des réalités.
- 17:22Donc,
- 17:22Milan,
- 17:23ce n'est pas trop mon marché.
- 17:27Je suis très vite.
- 17:29Mon marché,
- 17:29c'est plutôt Paris et
- 17:32New York.
- 17:33Et Londres,
- 17:34je viens juste de finir avec Londres cette année.
- 17:36J'ai tout eu les réponses.
- 17:41Bon,
- 17:41on va dire que j'ai eu à travailler,
- 17:42j'ai eu à faire la Fashion Week normale,
- 17:44Outcouture à Paris,
- 17:45la Fashion Week de New York.
- 17:50J'ai eu à faire des campagnes cosmétiques,
- 17:52des campagnes avec
- 17:56Marc Cosmétiques à New York.
- 18:01J'ai aussi à travailler avec Yves Saint Laurent Cosmétiques.
- 18:05Il y a un autre site que j'ai un client,
- 18:06je suis avec New York,
- 18:07je vais là-bas.
- 18:09Et sinon,
- 18:10je travaille avec Michael Gors,
- 18:13Christian Ferriano,
- 18:14Balmain,
- 18:15Jean-Paul Gaultier,
- 18:17et
- 18:19Balenciaga pour concilier ceux qui me viennent comme ça en tête.
- 18:26Très bien.
- 18:27J'aime comment tu cites tous ces noms avec beaucoup de naturel et de simplité.
- 18:32Tu vois,
- 18:32on dirait,
- 18:33c'est bah oui,
- 18:33voilà,
- 18:34moi j'ai décidé pour Balenciaga.
- 18:36Jean-Paul Gaultier,
- 18:36Balmain,
- 18:37à New York et Paris.
- 18:40C'est moi en fait
- 18:43Je sais Moi j'ai eu l'occasion de te rencontrer C'est ça qui est très appréciable C'est qu'il y a une forme d'humilité et de simplicité Dans ta manière d'être qui est très naturelle
- 18:51Et tu t'enrèches pas d'être Mais je pense que c'est aussi ce qui fait ton succès Ce qui fait qu'on a envie de travailler de toi et de te rappeler C'est ce côté
- 18:58On sait que le travail va être bien fait,
- 19:00ça va être professionnel Et en même temps
- 19:03Il y a une forme de simplicité
- 19:05Qui est extrêmement agréable
- 19:07Oui,
- 19:07mais à certains,
- 19:08ils ne me comprennent pas.
- 19:09Les gens qui ne me connaissent pas,
- 19:11d'habitude quand on me voit pour la première fois,
- 19:12ils n'arrivent pas à comprendre,
- 19:16pensant que parce que tu es mannequin,
- 19:17tu es extraverti.
- 19:19Et je dis non.
- 19:20Je suis quelque part,
- 19:22je suis dans mon corps,
- 19:22je suis dans mon corps.
- 19:24Si tu ne viens pas me parler,
- 19:25ça va être compliqué.
- 19:25J'essaie de travailler sur ça.
- 19:27Là,
- 19:27ça va beaucoup mieux par rapport à avant,
- 19:29bien sûr.
- 19:30Mais je suis toujours là.
- 19:31Je suis vraiment là.
- 19:36Après,
- 19:36c'est un caractère et je pense qu'il faut des personnes extraverties comme il faut des personnes introverties.
- 19:41Il faut être respectueux des caractères des uns et des autres.
- 19:45Et ce qui est intéressant,
- 19:46en tout cas,
- 19:47c'est qu'une introvertie peut aller vers des métiers qui seraient considérés comme des fonctions plutôt d'extravertie.
- 19:56Toi,
- 19:56du coup,
- 19:57dans le domaine de la mode,
- 19:58il y a un moment où vraiment ton visage,
- 20:00ta démarche sont reconnues.
- 20:02Ami Faï,
- 20:03c'est la mannequin sénégalaise dont on connaît le visage qu'on reconnaît et qui est un peu une référence.
- 20:11Il y a un moment,
- 20:12je pense qu'il y a peut-être un tournant dans ta carrière où il y a des choses qui évoluent.
- 20:15Et puis après,
- 20:16les carrières de mannequin,
- 20:17elles ont,
- 20:17on va dire,
- 20:17une certaine durée.
- 20:19Il y a un moment où peut-être que tu commences à réfléchir à faire autre chose.
- 20:22Toi,
- 20:23à partir de quel moment est-ce qu'il y a un tournant où tu te dis,
- 20:26je vais peut-être un peu moins défiler,
- 20:28où je commence à réfléchir à l'avenir,
- 20:29en fait,
- 20:30parce que c'est vrai qu'une carrière de mannequin,
- 20:31ce n'est pas éternel.
- 20:33Comment est-ce que toi,
- 20:34cette réflexion-là,
- 20:35elle commence pour toi ?
- 20:37Moi,
- 20:37je pense qu'elle a toujours été là,
- 20:38j'ai marre où c'était pas...
- 20:40Même si je le faisais en plein temps,
- 20:43même si on dit qu'avec Black Don't Crack,
- 20:46avec l'âge,
- 20:48dans tous les cas,
- 20:48on se dit qu'il faudrait faire autre chose et qu'à un moment donné,
- 20:51ça ne sera plus comme ça.
- 20:53Donc,
- 20:53j'ai toujours eu ce plan B,
- 20:57même si je ne l'avais pas exécuté.
- 20:59Je parlais toujours de créer une école,
- 21:01de formation,
- 21:02de faire une agence.
- 21:05C'était toujours dans ma tête,
- 21:06même que de créer une marque de vêtements.
- 21:08Donc,
- 21:08c'était dans ma tête,
- 21:09je paniquais petit à petit,
- 21:11même si les gens me disaient Oui,
- 21:12tu dois le faire,
- 21:13tu dois le faire Mais bon,
- 21:14je me disais que ce n'était pas le bon moment.
- 21:16Parce que moi,
- 21:17je sais qu'avec comment je marche,
- 21:19je me connais.
- 21:19Quand je fais les choses,
- 21:20ça a toujours le bon moment.
- 21:22Quand j'essaie de forcer les choses,
- 21:23ça ne passe pas.
- 21:24Donc,
- 21:24les gens me disaient Oui,
- 21:25tu dois le faire Je me disais Non,
- 21:26mais c'est votre mot,
- 21:27c'est moi Je réfléchis,
- 21:30c'est dans ma tête,
- 21:30je vais voir comment le faire par mon attaqueur,
- 21:32parce que c'est déchirant.
- 21:34C'est donc continuant ma carrière.
- 21:37En ce sens que j'ai un master,
- 21:39donc je suis dans tous les cas,
- 21:41je vais toujours en revendiquer,
- 21:42c'est un master,
- 21:43ça va vraiment me servir à quelque chose.
- 21:45Donc je pense que ça aussi ça aide de savoir qu'on a un diplôme et que dans tous les cas,
- 21:53on va pouvoir faire quelque chose d'autre.
- 21:55Parce que c'est très bon quand tu n'as fait que du ça et que tu n'as pas de bac,
- 22:00tu ne sais pas où aller après.
- 22:02C'est assez strictement et c'est un peu compliqué pour certaines personnes.
- 22:06Donc je ne sais pas pourquoi à chaque fois...
- 22:07et aux jeunes,
- 22:09franchement,
- 22:09ce que vous étudiez,
- 22:10étudiez.
- 22:11Dans tous les cas,
- 22:11vous avez le temps.
- 22:13Et que ça va permettre même d'avoir plus confiance dans ce que vous faites.
- 22:17Niveau,
- 22:17je me concentre sur ça et que si ça ne marche pas,
- 22:19au moins,
- 22:20j'ai ça.
- 22:20Et au moins,
- 22:22de ne pas hésiter.
- 22:23Que des fois,
- 22:24on hésite.
- 22:24Est-ce que je dois continuer ?
- 22:25Mais tu dis,
- 22:26je ne continue pas.
- 22:28Si je continue,
- 22:29est-ce que ça va marcher ?
- 22:30Ça ne va pas marcher.
- 22:32Et qu'est-ce que je dois faire après ?
- 22:34Donc,
- 22:34avoir un backup qui va,
- 22:35c'est un diplôme.
- 22:36ou une formation,
- 22:38une capacité,
- 22:39une qualité,
- 22:40je ne sais pas,
- 22:41des sources,
- 22:41quelque chose.
- 22:42Ça,
- 22:43ça aide beaucoup.
- 22:44Donc,
- 22:44ça m'a beaucoup aidée à progresser,
- 22:49à faire ma carrière.
- 22:51Et on s'achève au point.
- 22:54Ça va se faire.
- 22:55Ça va se faire.
- 22:57Et avec le COVID,
- 22:58on a toujours été bloqués.
- 22:59Moi,
- 22:59j'étais à la carte.
- 23:00Je pense que j'étais à Paris quand on a commencé.
- 23:02Je suis rentrée sur...
- 23:05toujours avant qu'on ne ferme les frontières,
- 23:07je pense que je serais devenue chaleureuse à Paris.
- 23:11C'est bien d'être concernée à Dakar,
- 23:12c'est vrai que je suis concernée à Paris.
- 23:15On est d'accord.
- 23:16Ah oui,
- 23:17parce que on sortait et tout,
- 23:21on avait un couvre-feu,
- 23:22mais on avait notre vie,
- 23:23quoi.
- 23:24Ah non,
- 23:25ça n'avait rien à voir le Covid en Afrique et le Covid en France,
- 23:31ça n'était pas la même...
- 23:32Pas du tout la même situation.
- 23:33Et puis même les...
- 23:34Enfin,
- 23:35voilà.
- 23:36Mais bon,
- 23:36donc du coup,
- 23:36ce que tu disais,
- 23:37c'est que juste au moment du COVID,
- 23:40tu rentres à Dakar.
- 23:41Je suis bloquée pendant un an,
- 23:42douze ans sans voyager,
- 23:43je pense.
- 23:44Parce que je ne pouvais pas bouger.
- 23:47Il n'y avait pas de...
- 23:48Je suis en fanboy.
- 23:50Et ça a changé aussi les tendances côté mode.
- 23:54Parce que les gens,
- 23:56ils devaient continuer à travailler.
- 23:58Ils se sont...
- 24:00Ils se sont retournés sur les mannequins qui étaient sur place.
- 24:06Donc,
- 24:07je ne voulais plus faire venir la Russe,
- 24:10l'Américaine ou la Sénégalienne,
- 24:12parce que ce n'était pas possible.
- 24:15Donc,
- 24:16ils se sont concentrés sur le marché local.
- 24:18Et ce qui a fait que ça a un peu changé la donne.
- 24:21Donc,
- 24:24ils n'avaient plus besoin des filles très grandes,
- 24:28micro-novatrices,
- 24:28parce que...
- 24:29Même avec un médecin près de la passe pour te dire comment ça a changé.
- 24:32Alors qu'un médecin le 15,
- 24:33c'était considéré comme assez court,
- 24:37comme un camp.
- 24:38Donc un médecin le 16,
- 24:38c'était dans sa passe parce qu'il est en focus sur les mains et tout.
- 24:42Donc ça a complètement changé la donne.
- 24:44Et moi,
- 24:45je suis restée deux ans en bas.
- 24:47C'est plus la même dynamique.
- 24:48Donc le rythme a été cassé.
- 24:50Parce que même là,
- 24:51j'ai dit que c'était assez compliqué pour moi.
- 24:55C'est plus le même rythme,
- 24:56c'est plus la même dynamique,
- 24:59la même envie.
- 25:01C'est comme si je suis devenue blasée.
- 25:03Bon,
- 25:03j'ai été,
- 25:04en
- 25:042022, je suis retournée à Milan et tout,
- 25:09mais c'était plus la même chose.
- 25:10Je sentais qu'il y avait quelque chose qui avait changé en moi par rapport à ça.
- 25:15Et du coup,
- 25:16je suis allée à Bakar,
- 25:16j'étais plus concentrée sur ce que je vais faire après par rapport à l'agence et tout.
- 25:21Et comme ça,
- 25:23donc je suis...
- 25:23part,
- 25:25je suis en retraite,
- 25:26mais bon,
- 25:26je suis entre les deux.
- 25:28Donc,
- 25:28je suis plus...
- 25:29Maintenant,
- 25:30je fais plus mes activités à Dakar que mes activités à l'extérieur.
- 25:34N'empêche que,
- 25:35si j'ai des opportunités,
- 25:38je vais travailler.
- 25:39Mais maintenant,
- 25:41je reste tranquille à Dakar.
- 25:44Comme là,
- 25:44c'est la fin de la phase 8,
- 25:45mais bon,
- 25:46je suis à Dakar tranquille.
- 25:47Ok.
- 25:50Et donc,
- 25:50du coup...
- 25:51Tout ce que tu partages là sur le fait de conserver des compétences,
- 25:56de faire des études et de ne pas mettre un peu tous ses œufs dans le même panier par rapport au mannequinat,
- 26:01parce qu'il peut y avoir des changements qui sont extérieurs,
- 26:05qui font que le marché a une demande qui est différente et qui fait que toi,
- 26:10ta personne en tant que mannequin,
- 26:12tu seras moins sollicité.
- 26:13Quoi,
- 26:14ce sont des conseils que tu partages du coup aujourd'hui avec les mannequins avec lesquels tu travailles,
- 26:18avec ton agence ?
- 26:19Oui,
- 26:19le fils.
- 26:20Pour savoir que même avant l'agence,
- 26:21moi,
- 26:22quand je reviens à Dakar,
- 26:23c'est toujours d'avoir,
- 26:26on va dire,
- 26:27un impact positif.
- 26:28Parce que je vous dis que j'ai eu la chance de partir et de revenir.
- 26:31Parce qu'il faudrait savoir que,
- 26:34je pense que je suis la seule,
- 26:35bien la première sénégalaise à être à Dakar et finir à Paris.
- 26:40Parce qu'on a les grandes mannequins sénégalaises,
- 26:43on avait Katusha,
- 26:44Stadia et Cunéardo.
- 26:45Pour savoir qu'est-ce qui passait à Paris.
- 26:47Et j'y vais à Paris dans ce temps.
- 26:49Moi,
- 26:49je suis la seule base à Dakar à aller faire des allers-retours.
- 26:54Je suis la seule à Dakar à m'envoyer un billet pour aller travailler pendant une semaine pour Val-d'Or,
- 26:58Balenciaga et revenir.
- 27:01Donc,
- 27:01ce n'était pas évident.
- 27:04Et chaque fois que je revenais,
- 27:05je suis là à Dakar,
- 27:06à faire la Dakar Passion 838.
- 27:09Je continuais ma vie d'avant,
- 27:10à faire les shows et tout.
- 27:12Et je le dis tout le temps,
- 27:13il faut que je sois quelque chose de tout.
- 27:16essayer de faire des études.
- 27:18Je n'aime pas entendre que j'ai un thème éthique pour faire le bon état sur le Canada où il n'y a pas beaucoup d'opportunités.
- 27:24Donc c'est vraiment l'éducation pour ceux qui aimerait vraiment.
- 27:27Alors qu'on dit flot de battre le caractère classique ça peut toujours servir à quelque chose.
- 27:32Donc j'essaie toujours d'avoir ce discours avec les jeunes.
- 27:38Mais bon,
- 27:38c'est pas...
- 27:42D'autres comprennent,
- 27:43d'autres ne comprennent pas.
- 27:44Mais bon,
- 27:44j'attends avec eux.
- 27:46C'est comme un jeu,
- 27:48mais j'ai toujours eu ce côté de vouloir dire back aux autres parce que j'avais la chance de voir ce qu'il y avait à côté de ça.
- 28:04Oui,
- 28:04de connaître les coulisses du métier.
- 28:06Et du coup,
- 28:07toi,
- 28:07tu dirais qu'aujourd'hui,
- 28:09quels sont les...
- 28:11Voilà les skills,
- 28:12les compétences à avoir.
- 28:13Qu'est-ce qui fait un bon mannequin aujourd'hui ?
- 28:16Un mannequin qui peut développer une carrière sur le long terme ?
- 28:23Le mannequin,
- 28:23on le voit,
- 28:25c'est assez complexe.
- 28:27On ne peut pas...
- 28:29C'est une science,
- 28:30on ne peut pas se lever à se dire qu'il faut faire ça,
- 28:35qu'il faut faire ça.
- 28:36Par rapport à mon expérience,
- 28:38tout ce que je peux dire,
- 28:40c'est que...
- 28:41Il faut juste se concentrer sur toi,
- 28:43ce que tu peux gérer.
- 28:44Fabien,
- 28:45si tu dois gérer,
- 28:46pourquoi tu ne vas pas faire ça ?
- 28:48Tu le sais.
- 28:50Mais il faut essayer de le faire seulement.
- 28:52Là aussi,
- 28:52c'est mon discours.
- 28:53Il n'y a pas besoin de s'assamer,
- 28:56d'être anorexique.
- 28:58Parce qu'il faudrait savoir que chacun a son type de corps.
- 29:01Il y a des gens qui font skinny,
- 29:03c'est génétique,
- 29:04manquage,
- 29:05il faut tout manger,
- 29:05je n'ai pas de restrictions.
- 29:07Ça va,
- 29:08j'ai de l'autre côté,
- 29:09mais il y a d'autres...
- 29:09des personnes qui n'ont pas mon même bain et qui m'ont pas un motif de corps.
- 29:13Donc pour pouvoir éviter de se comparer,
- 29:17pour pouvoir avoir ce corps,
- 29:19peut-être que ça va être beaucoup plus dur à mettre,
- 29:22c'est à foncer à étancher que par rapport à moi.
- 29:26On essaie vraiment,
- 29:27j'ai dit,
- 29:27seulement de leur dire de faire les choses sainement et de voir comment beaucoup réagissent.
- 29:31Pour ça,
- 29:32c'est un effort fort.
- 29:34Mais si tu dis des régimes où tu ne manges pas pendant une journée,
- 29:37deux jours,
- 29:37un jour,
- 29:37ce n'est pas bon parce que tôt ou tard...
- 29:39Il faut vraiment faire attention à ça.
- 29:43Donc,
- 29:43il faut avoir ce discours,
- 29:47avoir une bonne éducation.
- 29:50C'est bien de savoir ce qu'on mange et comment dépenser son énergie sur vos poubelles.
- 29:58Et avoir une bonne peau,
- 30:01je suis venu faire une peau technique et c'est du piquetage parce que c'est aussi une certaine partie du travail.
- 30:11Et c'est de se perfectionner au niveau de la marche,
- 30:14au niveau des peaux,
- 30:14surtout.
- 30:16Et j'aime aussi ce que je fais de sa peau parce que c'est aussi intéressant.
- 30:21On a une peau,
- 30:22un mangue qui a une peau fine et qui a des petits boutons parce que ça s'appareille.
- 30:28Et aussi de se perfectionner au niveau de la marche,
- 30:33essayer de voir quoi améliorer,
- 30:35le chassonnage,
- 30:37aussi essayer de se perfectionner aussi dans les objectifs.
- 30:40J'ai des choses qui sont pas chères à la maison,
- 30:42d'avoir un miroir,
- 30:43tester des trucs,
- 30:44voir c'est quoi tout le monde.
- 30:46Essayer de tout faire par rapport à...
- 30:48enfin,
- 30:48à un niveau.
- 30:53Et le reste,
- 30:54je pense que c'est essayer de s'en reprendre,
- 30:56aller au casse-pied.
- 30:58Je pense vraiment être,
- 31:01comment dire,
- 31:03vraiment résiliente.
- 31:06Soit être super sévérante.
- 31:08Si tu es une personne qui se fatigue vite ou qui se démotive vite,
- 31:12le mannequinage est important parce que ça prend des années,
- 31:15c'est pas facile.
- 31:16Parce que quand tu es en train de signer avec une agence,
- 31:20quand tu es en train de valider,
- 31:22quand tu vas à l'adversaire,
- 31:24C'est sûr qu'il y a plein de filles avec qui j'ai pu m'entraîner,
- 31:29qui sont à partir du moment où ils n'ont pas réussi à faire ce que j'ai fait,
- 31:35tout en sachant qu'il y a d'autres qui sont venues après,
- 31:37bien après,
- 31:38qui ont fait beaucoup plus que ce que j'ai fait.
- 31:40Donc,
- 31:40c'est vraiment un milieu où rien n'est jugé,
- 31:45où rien n'est jugé.
- 31:47Tout l'importance de se concentrer sur soi.
- 31:52sur le physique et aussi sur le mental.
- 31:53Il faut vraiment être patient pour réapprendre personnellement parce que le divinateur,
- 32:00il a déjà travaillé sur une collection pendant 6 mois,
- 32:041 an.
- 32:04Donc en travaillant sur sa collection,
- 32:07il a eu une idée qui maintenant,
- 32:11qui va boucler dans sa tête.
- 32:12Donc il faut réapprendre personnellement,
- 32:17essayer de se vivre vraiment vivre au jour au jour.
- 32:20Je finis une journée de casting par si ça n'a pas marché,
- 32:24tu recommences,
- 32:24tu recommences.
- 32:26Après,
- 32:29dans le réel.
- 32:30Ok.
- 32:31Parce que ce que tu évoques quand même,
- 32:33là,
- 32:33dans les conseils que tu donnes,
- 32:34c'est que c'est vrai que quand tu racontes ton parcours,
- 32:37on a l'impression que c'est une ligne droite,
- 32:40où tout s'est bien passé,
- 32:41où t'as gagné des concours et que du coup,
- 32:45après,
- 32:46t'as eu des opportunités,
- 32:47t'as défilé pour des grandes marques.
- 32:48Mais dans ce que tu évoques là,
- 32:49on sent que...
- 32:50Dans le mannequinat,
- 32:51il y a des castings et en fait,
- 32:52on a beaucoup de non avant d'avoir une réponse positive.
- 32:57Oui,
- 32:57c'est la base.
- 32:59Il faut vraiment aller avec le rejet.
- 33:02Si tu n'es pas à l'aise avec le rejet,
- 33:04ce n'est pas fait pour grand.
- 33:06Parce que si on sait avoir une fille de quelques années qui va à Paris,
- 33:11j'ai la chance de vivre avec mon frère.
- 33:13J'imagine qu'on va dire qu'il y a une Sénégalaise qui quitte le Canada,
- 33:17qui va à Paris.
- 33:19qui est dans un modèle appartement.
- 33:22Donc,
- 33:22tu payes des gens.
- 33:24Le billet d'avion,
- 33:24on le rembourse.
- 33:25L'appartement,
- 33:26il faut le rembourser.
- 33:27Ils te donnent un pocket money.
- 33:28Il faudrait que tu pousses à cette pointe et le métro pour aller à l'écart.
- 33:32Là,
- 33:32tu es nuée.
- 33:34Moi,
- 33:34j'ai la force de se faire avec ma famille.
- 33:35Donc,
- 33:36elle m'a beaucoup aidée côté mental et côté change.
- 33:40Et,
- 33:41ben,
- 33:41juste imaginez ça.
- 33:42Et on s'assure que,
- 33:43ben,
- 33:43la façon dont je suis sur huit jours à Paris.
- 33:45Et j'ai toujours voulu avoir un...
- 33:49Je ne sais pas,
- 33:49plus de 20,
- 33:5021 heures.
- 33:51On est sur plus d'une cinquantaine de choses.
- 33:53J'en ai 80,
- 33:5460 choses en une semaine.
- 33:57Et tu imagines,
- 33:58tu es dans un modèle appartement où il y a plusieurs malentendants aussi qui viennent.
- 34:01Donc,
- 34:01tu penses qu'ils sont là-bas avec toi et qu'ils vont faire les mêmes cachings que toi.
- 34:07Et que pendant ces 15 heures,
- 34:08tu n'as pas déchiré.
- 34:09Je sais tous les cas.
- 34:11Et imagine parmi les gens,
- 34:1280 déchirés,
- 34:14il y a une personne qui arrive et que tu déchires son lit.
- 34:17Je sais pas si les gens imaginent l'état de...
- 34:21l'état......psychologique.
- 34:25Je peux pas apprécier ça parce que les malades,
- 34:27ils sont pas cliqués.
- 34:28Parce que si tu fais ça à Paris,
- 34:30tu fais ça à Londres,
- 34:31tu fais ça à New York,
- 34:32tu fais ça à Milo,
- 34:33et tu as tout le temps ce stress-garde,
- 34:35ben après la façon dont tu verras,
- 34:37tous les malades,
- 34:38ils sont saturés,
- 34:39émotionnellement,
- 34:40psychologiquement,
- 34:40psychologiquement,
- 34:41pas vraiment,
- 34:42mais émotionnellement,
- 34:42physiquement,
- 34:43parce que...
- 34:45Imagine qu'il y a des cafotes qui font tout plaisir et que tu n'as pas de show,
- 34:48ou bien tu as un ou deux shows,
- 34:49et tu es dans un modèle appartement avec des filles qui vont avoir plus de show par jour,
- 34:54parce qu'il faut savoir qu'avoir un show dans une saison,
- 34:57ben,
- 34:57elle est plus chouette.
- 34:59Avoir un show,
- 35:00je pense que tu peux te lancer sur le toit du monde parce que c'est difficile en fait.
- 35:07Il y a quelqu'un qui est là,
- 35:09on sait ce qui se passe.
- 35:10C'est pourquoi quand on se sépare à la passionnée,
- 35:12je sais bien envoyer à mes amis,
- 35:13je fais la passionnée,
- 35:14savoir comment aller,
- 35:15avoir les catines,
- 35:17ne vous inquiétez pas,
- 35:18c'est juste une semaine,
- 35:19après vous allez retourner sur autre chose.
- 35:21J'ai toujours d'être là pour eux parce que je les ai écoutés.
- 35:27En plus,
- 35:28moi,
- 35:28quand je suis en mafie,
- 35:28j'ai la personne pour m'aider,
- 35:29en fait.
- 35:29Moi,
- 35:30j'ai tout appris sur le tas,
- 35:31j'ai tout fait sur le tas,
- 35:32donc j'ai tout appris,
- 35:33genre,
- 35:34direct.
- 35:36Donc,
- 35:36elles ont la chance que je vois,
- 35:38moi,
- 35:38je sais ce qui se passe,
- 35:39et d'essayer d'être en ce genre émotionnel et psychologique,
- 35:43je pense que c'est vraiment une question.
- 35:44Et je ne suis pas un guidon.
- 35:47Et si tu es jeune,
- 35:47si tu as 16 ans,
- 35:48dis-le moi,
- 35:49imagine.
- 35:50Tu vas te demander ce qui n'a pas marché,
- 35:51qu'est-ce que c'est à soi.
- 35:52Je ne suis pas trop mince,
- 35:53je ne suis pas trop noire,
- 35:55ou bien je ne suis pas trop claire.
- 35:57Je pense que j'ai les cheveux courts,
- 36:01je pense que j'ai les cheveux longs,
- 36:02je pense que je marche pas bien.
- 36:04Il y a une sorte qui est en train de tourner,
- 36:07de tourner,
- 36:12de tourner.
- 36:13Et c'est pas évident.
- 36:19Moi,
- 36:19j'ai eu affaire au choc qui a un sac à l'un de mes paris pour une sèche à l'autre et j'ai fait au chaud.
- 36:24Ou bien,
- 36:25sans l'aventure,
- 36:26je fais le café direct.
- 36:27J'ai reçu.
- 36:28Ça arrive souvent.
- 36:34C'est vrai que c'est important aussi de parler de l'envers du décor,
- 36:38en fait.
- 36:38Ah oui,
- 36:39oui.
- 36:39Et de ne pas parler que des paillettes.
- 36:41Parce que comme c'est un monde qui fait rêver,
- 36:42il y a énormément de candidats qui veulent faire carrière dans la mode,
- 36:46mais qui ne se rendent pas compte de la difficulté.
- 36:50Et quand on voit un exemple comme le tien,
- 36:53j'imagine qu'on peut se dire,
- 36:54peut-être je peux être la next AmiFaï ou je peux...
- 36:57si elle,
- 36:58elle a réussi,
- 36:58je peux aussi.
- 36:59D'un côté,
- 37:00c'est bien qu'on ait ces exemples-là parce que ça nous donne de l'espoir.
- 37:04Et de l'autre,
- 37:05il y a énormément de travail en face.
- 37:07Et comme tu le disais,
- 37:08le fait d'avoir d'autres activités,
- 37:12de ne pas avoir que la mode,
- 37:16ça permet peut-être d'avoir un petit peu de recul pour pouvoir réussir.
- 37:22Effectivement,
- 37:23effectivement.
- 37:24Et toi,
- 37:25dans tes activités aujourd'hui,
- 37:28tu as développé une marque de mode.
- 37:30Donc,
- 37:30est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?
- 37:32C'était quoi ?
- 37:33Est-ce que c'est un projet que tu avais en tête depuis longtemps ?
- 37:35Et c'est quoi tes inspirations qui sont les clientes que tu veux viser ?
- 37:44C'était tout le temps,
- 37:45je pense qu'il est créé en 2021.
- 37:47La marque s'appelle Afforna,
- 37:49avec le Covid.
- 37:50Et c'est de trouver des activités à faire à Dakar,
- 37:52surtout quand on pleure.
- 37:54Et j'ai décidé de créer une marque de traitement,
- 37:59qui s'appelle La Sarlat.
- 38:01Et c'est plutôt basé sur mon éclair,
- 38:03parce que moi,
- 38:05j'aime bien tout ce qui est fluide.
- 38:07J'aime bien tout ce qui est enrôlable.
- 38:11Donc j'ai fait des chercheurs par rapport à mon homogène,
- 38:15quand j'étais jeune.
- 38:16Au cas où j'ai eu un petit peu de travail,
- 38:18c'était avec la broutine,
- 38:20qui tombe bien avec la soie.
- 38:22Et...
- 38:24La broderie que j'aime beaucoup,
- 38:26c'est de la mousseline un peu brodée,
- 38:30avec des facs du vrac,
- 38:31des pas de céculat,
- 38:32des pas de chichot.
- 38:36Là,
- 38:37j'ai une petite collection de coton.
- 38:42Je ne sais pas,
- 38:44avec la teinture,
- 38:45il faut faire un regard.
- 38:47Mais il y a toujours de la broderie.
- 38:49Je leur trouve de la broderie pour maintenir et pour garder ce côté.
- 38:53et on va dire assez traditionnel,
- 38:56assez ténégalais.
- 38:58On aime beaucoup la brasserie.
- 39:00Et je les fais fluides pour que les gens puissent se sentir à l'aise et que tu puisses les porter quand tu vas en baptême ou en mariage ou une téné de vendredi,
- 39:14tranquille,
- 39:14pour aller au bain.
- 39:18Très bien.
- 39:19Et aujourd'hui,
- 39:20j'imagine que tu es l'égérie de ta marque de mode.
- 39:23Tu ne sollicites pas d'autres mannequins ?
- 39:25Non,
- 39:26évidemment.
- 39:26C'est mon propre mannequin.
- 39:32C'est ce qui est cool.
- 39:33Je fais tout ce que je peux pour la langue,
- 39:34parce que je suis très grande.
- 39:35Ma langue en Europe,
- 39:36c'est en francais.
- 39:38Même ma langue en Europe,
- 39:39je pense qu'elle suffit pour des certaines choses.
- 39:41Au moins,
- 39:41c'est une gal.
- 39:43Et du coup,
- 39:43après,
- 39:45je ne serai pas étranger.
- 39:46Donc,
- 39:47c'est assez pratique.
- 39:55Je vais exploiter pour Cédio.
- 39:58Après,
- 39:59je suis en train de me regarder.
- 40:01Très bien.
- 40:02C'est sûr qu'en tout cas,
- 40:04en tant qu'ex-mannequin,
- 40:05tu as le réseau pour pouvoir créer ton contenu pour promouvoir ta marque.
- 40:13Oui.
- 40:13En plus,
- 40:16je shoot toujours.
- 40:17Là,
- 40:17j'étais en zombie.
- 40:18C'est pour ça que je suis venue aujourd'hui.
- 40:20J'étais en zombie avec un rôle.
- 40:22On shootait une nouvelle collection.
- 40:23Ça a été hyper bien fait.
- 40:25Donc,
- 40:26je suis sur plusieurs fronts.
- 40:28Je ne me limite pas.
- 40:30Donc,
- 40:31voilà.
- 40:31Très bien.
- 40:33Et donc,
- 40:34effectivement,
- 40:34j'allais y venir.
- 40:36Tu m'offres une belle transition.
- 40:37Donc,
- 40:37tu as ta propre marque et tu continues à travailler avec des marques en tant que...
- 40:41Alors,
- 40:41quand je dis égérie,
- 40:42c'est que,
- 40:42par exemple,
- 40:43pour ton goro,
- 40:43en fait,
- 40:44c'est vrai que...
- 40:44Elle fait régulièrement appel à toi pour les photos qui sont sur le site internet et également les photos sur les réseaux sociaux.
- 40:51Et là,
- 40:51cette collaboration,
- 40:52je pense qu'elle dure depuis les débuts.
- 40:54Est-ce que tu peux nous parler du coup de ta collaboration avec Sarah Diouf,
- 40:58la fondatrice de Tongoro ?
- 40:59Oui,
- 41:00parce que Sarah,
- 41:00quand je travaillais avec elle,
- 41:03c'était même avant de s'écrire,
- 41:04je crois que c'était en 2011.
- 41:07En 2011 ?
- 41:07Oui,
- 41:07je crois que c'était en 2011.
- 41:09Et là,
- 41:09ce n'était pas pour vous,
- 41:10elle avait un magazine qui s'appelle Oubar Magazine.
- 41:12C'est ça.
- 41:13Donc,
- 41:13elle était venue à Dakar et on a shooté,
- 41:18et tout.
- 41:19Après,
- 41:19quand je l'ai apparu,
- 41:20oui,
- 41:22que les pédophiles ont shooté aussi sur Paris pour s'en baguer de lits.
- 41:25Ben,
- 41:25naturellement,
- 41:26quand elle a accès à sa marque de vêtements pour boire à Dakar,
- 41:30parce qu'elle était à Paris,
- 41:31en tout cas,
- 41:31elle est venue à Dakar.
- 41:33Ce pas de lits,
- 41:34ben,
- 41:34c'est là,
- 41:34on va continuer naturellement depuis.
- 41:38Ça,
- 41:38c'est pas...
- 41:39Ok,
- 41:39très bien.
- 41:42Parce qu'il y a différentes marques avec lesquelles tu as une collaboration comme ça sur le long terme où elles te sollicitent.
- 41:48Et vraiment,
- 41:49on va retrouver à la fois sur le site et à la fois sur leurs réseaux sociaux.
- 41:53Ça va être toi la principale et gérie.
- 41:58Toi,
- 41:58tu es complètement à l'aise avec le fait de travailler comme ça avec plusieurs marques différentes qui proposent des styles totalement différents.
- 42:04Et les marques aussi,
- 42:04elles sont OK avec ça.
- 42:05Parce qu'il y en a qui pourraient dire,
- 42:06bon après,
- 42:08c'est…
- 42:09On voit ce phénomène-là en Occident avec,
- 42:11on va dire,
- 42:12une Canada de génère qui va faire des photos de toutes les marques possibles.
- 42:15Bien sûr.
- 42:16Donc,
- 42:17toi,
- 42:17on a un peu ce phénomène-là avec pas mal de marques sénégalaises.
- 42:19Et du coup,
- 42:20les uns et les autres,
- 42:21en fait,
- 42:21sont complètement à l'aise avec ça.
- 42:22Et toi aussi ?
- 42:23Non,
- 42:24je pense que du moment où ils vont à mes photos avec d'autres gêneurs et cinéma belge,
- 42:27je pense que ça ne peut pas être trop mal.
- 42:28De toute façon,
- 42:30je n'ai pas l'exclusion du bus.
- 42:31Ce n'est pas comme si j'avais une activité avec le palmarès ou je n'ai pas l'horreur et tout.
- 42:38Mais je suis en Dakar,
- 42:40je suis content de faire mon métier,
- 42:42je suis malade,
- 42:43je ne peux pas dire que non,
- 42:46je vais travailler seulement avec cela.
- 42:49Des fois,
- 42:49je m'y crée,
- 42:49mais en toute façon,
- 42:50avec les gens que je travaille,
- 42:51il y a quand même la crème de la mode au Dakar.
- 42:55Je pense que si on passe avec ce que je fais,
- 42:58avec moi,
- 43:00je pense que moi,
- 43:01ça ne me pose pas de problème.
- 43:04En plus,
- 43:05moi,
- 43:05je suis très...
- 43:08comment dire...
- 43:11J'essaie aussi d'avoir ce discours-là avec les jeunes.
- 43:13Il ne faudra pas se dire que tu as fait Paris-Nulà,
- 43:15que tu as fait,
- 43:16je ne sais pas,
- 43:16Louis Vuitton,
- 43:17je ne sais pas qui,
- 43:18et que tu dois se concentrer sur ça.
- 43:23Il ne faut pas oublier qu'on est avec le Panama.
- 43:25Je ne suis pas familienne,
- 43:26je ne suis pas française,
- 43:27je ne suis pas américaine,
- 43:28je suis sénégalaise.
- 43:29Donc ce que je dois utiliser,
- 43:32c'est de pouvoir défendre la beauté de mon pays.
- 43:36Parce que...
- 43:37Alors,
- 43:37en France,
- 43:38c'est Amisal à Ténégalais.
- 43:40Donc,
- 43:40j'aimerais bien au moins se laisser quelque chose ici.
- 43:43On va avoir un impact.
- 43:44Je pense que pour moi,
- 43:45même,
- 43:46on va dire que je dis autant de temps.
- 43:48Parce que je ne me dis pas que non,
- 43:49je vais essayer de séparer les murs.
- 43:51C'est fini,
- 43:52c'est plus mon niveau.
- 43:53Non,
- 43:54je viens d'Akka,
- 43:55je viens d'Akka.
- 43:56Donc,
- 43:57je dois prévoir pour qu'il y ait quelque chose à la mode.
- 43:59Donc,
- 44:00des sarato,
- 44:01des choteaux,
- 44:03des campagnes,
- 44:03des déchirines,
- 44:04si je le fais.
- 44:05Les gens ne comprennent pas.
- 44:06Oui,
- 44:07à ton niveau,
- 44:08tu dois plus faire ce petit,
- 44:09tu dois plus faire ce défilé.
- 44:11Ça,
- 44:11ça me concerne.
- 44:12Moi,
- 44:13j'ai une vision des choses,
- 44:15et ma vision,
- 44:16et ma façon de faire,
- 44:17et mes principes,
- 44:17mes valeurs.
- 44:19Je ne peux pas dire que,
- 44:20non,
- 44:21Dakar,
- 44:21c'est plus mon niveau.
- 44:23J'ai commencé à Dakar,
- 44:24et je pense que j'ai terminé.
- 44:26Dans tous les cas,
- 44:26si j'arrête,
- 44:27je vais arrêter à Dakar.
- 44:29Et que,
- 44:29voilà,
- 44:30quand je regarde l'exemple,
- 44:31je ne voyage plus trop,
- 44:32et je suis à Dakar,
- 44:33et je continue à faire mes activités.
- 44:34Ce qui a permis ça,
- 44:36c'est que chaque fois que je venais,
- 44:37j'essayais d'être toujours constante par rapport à ça.
- 44:41Je pense que j'ai resté dans mon coin à faire mes trucs.
- 44:43Les gens ont réveillé à l'autre end.
- 44:45Mais j'essaie toujours d'être là et de pouvoir apporter quelque chose.
- 44:50Je pense que c'est vraiment important.
- 44:52Parce que des fois,
- 44:53tu vas faire des chics,
- 44:53tu dis non,
- 44:54je ne vais pas.
- 44:55Je suis tout à contre.
- 44:56Parce que des fois,
- 44:57je suis allée à la scène,
- 44:58j'ai dit oui,
- 44:58mais elle a dit plus.
- 45:00Donc,
- 45:00elle n'est pas venue.
- 45:00On s'est dit oui,
- 45:01parce que...
- 45:02Fondation,
- 45:03ça dit que oui,
- 45:04ils ont un bon offert parce que voilà,
- 45:05un concours de part.
- 45:07Bien,
- 45:07Fondation,
- 45:07c'est un palier.
- 45:08C'est un des deux chars.
- 45:09Quelques soeurs travaillent à la gage,
- 45:11mais non.
- 45:12On pense à ça,
- 45:13peut-être en train de chirurgier,
- 45:14en fait.
- 45:14Parce que le jour où ça marche,
- 45:16parce que ça ne marche pas tout le temps,
- 45:17elles ont signé,
- 45:18ça ne veut pas dire qu'elles ont passé.
- 45:20Elles ont besoin de se faire des choses.
- 45:21On sait qu'à Dakar,
- 45:22il n'y a pas déjà beaucoup de opportunités.
- 45:24Et si toi déjà,
- 45:25tu l'aimes,
- 45:25ça va être compliqué.
- 45:26Comment ils vont faire ?
- 45:28Elles sont jeunes,
- 45:29elles n'ont pas de travail.
- 45:30Elles ne travaillent pas.
- 45:30Comment elles vont faire ?
- 45:31Mais ils essaient de développer leur identité,
- 45:33leur image en Dakar.
- 45:34On voit qu'ils ont quelque chose.
- 45:35Et après,
- 45:37je continue.
- 45:38Et moi,
- 45:38je suis toujours contre.
- 45:40Je suis plus que moi.
- 45:41J'ai eu la chance d'avoir une agence NARC qui est apparaître,
- 45:43qui sont tellement goûte,
- 45:44qui sont tellement sympa,
- 45:45qui me laisse faire,
- 45:47qui me laisse,
- 45:48qui me laisse s'aider à me développer à Dakar.
- 45:50Ils sont tout le temps contents quand je fais des trucs à Dakar.
- 45:53Quand ça avait devenu comme à la Bégrise,
- 45:55je ne suis pas contente.
- 45:56Ils me demandent tout le temps qu'est-ce que je fais à Dakar,
- 45:58qu'est-ce que je fais à Scott.
- 46:00Ils sont contents que j'ai cette hôpitalisation à Dakar.
- 46:06et qu'ils savent que quand ils doivent organiser un truc,
- 46:08ou bien quand ils voudraient faire quelque chose à Dakar,
- 46:10je suis là et que je vais faire ce que je veux.
- 46:12Donc,
- 46:12c'est vraiment important d'être en accès à ton pays,
- 46:16à ta vie.
- 46:17Et je trouve ça vraiment dommage qu'on puisse éviter les faits par rapport à ça.
- 46:22Parce qu'après,
- 46:24enfin,
- 46:24la question,
- 46:26on t'a oublié.
- 46:27Dans tous les cas,
- 46:28tu es obligé.
- 46:29Les mafques,
- 46:30les cartes directives,
- 46:31ils ne te voient pas.
- 46:33Moi,
- 46:33c'est fini.
- 46:33On l'oublie,
- 46:34on va blancer.
- 46:34Parce que quand je dis...
- 46:35Le marché est immense.
- 46:38Chaque fois,
- 46:38il y a de nouvelles filles,
- 46:39il y a de nouvelles filles,
- 46:41plus grandes,
- 46:42plus belles,
- 46:42plus jolies,
- 46:44qui arrivent sur le marché.
- 46:46Donc,
- 46:46tu as la chance d'être à Dakar et de pouvoir être parmi les meilleurs,
- 46:51essayer d'en profiter au maximum.
- 46:53Parce que j'ai plus d'intérêt à Dakar qu'à Paris ou dans une autre ville.
- 46:58C'est la fin du secours.
- 47:00Donc,
- 47:00moi,
- 47:00quand je commençais à Paris,
- 47:02J'étais à Dakar,
- 47:03j'étais en Valais,
- 47:03j'étais parmi les top et les pommes.
- 47:05Quand je suis allée en Paris,
- 47:06j'ai dû recommencer,
- 47:07comme tout le monde,
- 47:08parce que personne ne me connaissait.
- 47:10Et j'ai dû vraiment recommencer.
- 47:12Heureusement,
- 47:13quand j'ai entendu qu'il y avait d'autres groupes,
- 47:15je me suis dit,
- 47:15je vais recommencer.
- 47:18Mais ça ne m'a pas empêchée aussi de retourner,
- 47:21de continuer à venir à Dakar.
- 47:22Je me suis dit,
- 47:23je ne peux plus.
- 47:25C'est vraiment important.
- 47:26Heureusement,
- 47:29je suis allée pour cette question.
- 47:32et les jeunes,
- 47:33c'est bien beau.
- 47:35L'international,
- 47:37on peut faire une identité solide dans nos pays respectifs.
- 47:42Parce qu'on ne sait jamais.
- 47:44Très bien,
- 47:44c'est très intéressant ce que tu évoques là.
- 47:47Dans l'international,
- 47:48il faut se dire que l'Afrique,
- 47:50les capitales de la mode en Afrique et le pays d'où l'on vient,
- 47:53c'est aussi partie de l'international et qu'il faut réfléchir sa carrière en intégrant l'Afrique en fait.
- 48:00complètement.
- 48:02Du coup,
- 48:02moi,
- 48:03la question que j'avais envie de te poser maintenant,
- 48:06c'est,
- 48:07toi,
- 48:07tu interviens effectivement aujourd'hui principalement à Dakar.
- 48:10Est-ce que,
- 48:11quand tu vois ce qui se passe au Nigeria ou en Afrique du Sud,
- 48:14au niveau de la mode,
- 48:14où il y a,
- 48:15ils sont vraiment à un stade de développement qui est vraiment extrêmement intéressant,
- 48:19est-ce que c'est des,
- 48:22voilà,
- 48:22il y a des personnes sur place avec lesquelles tu travailles ou tu aurais envie de travailler,
- 48:25est-ce que demain,
- 48:27Aujourd'hui,
- 48:27ton agence est basée à Dakar,
- 48:29mais est-ce que tu travailles dans la sous-région ou en Afrique avec d'autres pays,
- 48:35avec d'autres organisateurs d'événements en dehors du Sénégal ?
- 48:39Pour le moment,
- 48:40non.
- 48:42Pour le moment,
- 48:42je suis plus en représentation des chiens à Paris.
- 48:51Là,
- 48:51j'ai fini de cocher la Paris en Carrefour-Hunchet.
- 48:56Donc,
- 48:57moi,
- 48:57je suis plus sur ça et essayer de faire des recrutements et de les placer.
- 49:02Et après,
- 49:03bon,
- 49:03en Afrique,
- 49:04on verra.
- 49:04Parce que je ne suis jamais allée au Nigeria ni en Afrique.
- 49:07Je suis en train de voir si je peux aller à la consécutive qui est des banques au Nigeria pour voir.
- 49:14Parce que je ne suis jamais allée.
- 49:14Je ne vais pas voir comment ça se passe.
- 49:17Et aussi,
- 49:17en Afrique,
- 49:18je suis en terrain.
- 49:19J'expliquerai la fin de l'année prochaine.
- 49:21Comme ça,
- 49:22j'essaie d'avoir des contacts et des gens sur place.
- 49:26Et si tu vas commencer à travailler à un bon sens,
- 49:30tu vas...
- 49:32Parce que c'est,
- 49:33en tout cas,
- 49:33c'est moi à force de faire des interviews de différents profils dans différents pays d'Afrique,
- 49:38ce dont je me rends compte,
- 49:38c'est qu'il y a énormément de profils intéressants qui ne se connaissent pas les uns les autres,
- 49:44en fait.
- 49:44Et que parfois,
- 49:46c'est ce qui est dommage parce que pour le coup,
- 49:47je pense que ton profil au niveau de Lagos Fashion Week ou de GT Bank Fashion Week à Lagos,
- 49:55ça peut être carrément intéressant en valeur ajoutée.
- 50:00L'opportunité de collaboration et de synergie.
- 50:04Mais de toute façon,
- 50:04on fait des choses par étapes.
- 50:05Aujourd'hui,
- 50:08si tu as des opportunités à placer des mannequins à Paris,
- 50:12c'est excellent et c'est ce qui donnera l'opportunité d'aller encore plus loin dans le futur avec le développement de tes activités.
- 50:21Écoute,
- 50:21on arrive au bout de cet échange.
- 50:24Moi,
- 50:25je t'ai posé un peu toutes les questions que j'avais envie de te poser.
- 50:29En général,
- 50:29quand je finis l'interview,
- 50:30j'aime bien poser une question un peu sur...
- 50:32Toi,
- 50:32aujourd'hui,
- 50:33tu as eu la chance de bien connaître la mode occidentale avec les gens Paul Gauthier,
- 50:38Balmain et autres.
- 50:39Et puis,
- 50:40tu connais aussi très bien la mode sénégalaise puisque tu as eu l'occasion de défiler et d'être égérie pour différentes marques.
- 50:48Si tu devais un peu définir la mode africaine ou la mode sénégalaise,
- 50:54qu'est-ce que tu dirais ?
- 50:56Moi,
- 50:56je pense que...
- 50:59La mort de l'Africain,
- 51:01je pense que...
- 51:05Dans tous les cas,
- 51:05on a notre propre identité.
- 51:07Et ça ne sert à rien de vouloir coacher...
- 51:11Ce sont là,
- 51:11on ne sait pas qui coache qui.
- 51:12Ça ne sert à rien de vouloir coacher les autres.
- 51:17On a notre identité,
- 51:18on a notre sexure.
- 51:19On a notre t-shirt,
- 51:20on a notre matière première,
- 51:21c'est une histoire.
- 51:22Et là,
- 51:25on voit que...
- 51:29On a de bons designers,
- 51:30on a de bons couturiers.
- 51:32On a toujours des chansons.
- 51:34Que ce soit l'exemple de
- 51:36Colléane de Sang,
- 51:38que ce soit l'exemple de Patrieau,
- 51:41l'exemple d'Astrati qui ont toujours des couleurs,
- 51:43ont des tâches de cœur qui ont fait s'imposer au défilé international.
- 51:47Mais en gardant leur identité africaine,
- 51:53ce sera avec les cultures du Niger.
- 51:56L'autre sera avec le
- 51:58Borkima, qu'on a avec le Pintizé.
- 52:02Donc je pense que dans tous les cas,
- 52:04il y a toujours une valeur ajoutée par rapport à la mode.
- 52:13Parce qu'on a ça qu'il faut vraiment utiliser,
- 52:16on est des Africains.
- 52:17C'est une chance qu'on a de pouvoir voir ce que les Pornos,
- 52:22on va dire,
- 52:23sont en cours de routine,
- 52:25à d'un jour.
- 52:26pour leur création et qu'on puisse ajouter plus par rapport à notre touche africaine.
- 52:32Il ne faudrait pas complètement oublier ça.
- 52:37Au Sénégal,
- 52:38je pense que si tu venais,
- 52:39on est un pays du monde.
- 52:40On est toujours en train de guider,
- 52:41on est toujours en train de garder notre touche collégale,
- 52:46avec les grands bouts,
- 52:48nos grands mouchoirs de tête,
- 52:51la ceinture,
- 52:52les broderies.
- 52:54Le BASDA,
- 52:55le WAC,
- 52:57on a une mode qui vit en fait,
- 52:59on a une mode qui vit à travers le temps,
- 53:00qui est plus de réponse,
- 53:01même plus,
- 53:03on va dire qu'on s'est un peu développé,
- 53:06on s'est un peu modernisé,
- 53:07mais on garde toujours cette puissance de bien-être financière.
- 53:12Je pense qu'on peut faire beaucoup,
- 53:13il y a beaucoup de choses à faire,
- 53:14il y a beaucoup de choses à s'arrêter,
- 53:16même si on va dire qu'on est en retard,
- 53:19mais on a le calme,
- 53:20il faudra juste essayer de faire certaines choses.
- 53:24réalisation du domaine par rapport au style,
- 53:28par rapport à la construction et essayer de trouver un style de gestion par rapport au développement en Afrique,
- 53:37par rapport à la mode comment,
- 53:40que je pense vraiment un marché ouvert être au Sénégal,
- 53:43pouvoir m'en rendre en Ivéria,
- 53:45pouvoir prendre,
- 53:45pouvoir vendre à l'Afrique du Sud voilà,
- 53:51je pense que ça c'est des...
- 53:53Un marché ouvert en Afrique,
- 53:54on va vendre à Lagos ou à Lille,
- 53:56en Afrique,
- 53:57Lille,
- 53:59l'Inde,
- 53:59n'importe où en Afrique,
- 54:00on va avoir cette facilité.
- 54:02Je pense que c'est plutôt les grands déchets qu'on a,
- 54:05mais c'est par rapport à la créativité,
- 54:09à l'inspiration.
- 54:11Je pense qu'on l'a toujours eu et qu'elle est toujours là.
- 54:14Avec les designers qu'on voit,
- 54:16on voit Asie,
- 54:18on fait un travail avec South of the Dark,
- 54:19on voit Adéba Paris.
- 54:22Donc,
- 54:22en gros,
- 54:23on a plein d'exemples,
- 54:25hein.
- 54:25L'Équipe Amérique en Côte d'Ivoire,
- 54:27et même ici,
- 54:28le Camerouni,
- 54:29c'est à Paris.
- 54:29Donc,
- 54:30je pense que...
- 54:30Ça c'est des exemples qu'on a dans les secondes rencontres.
- 54:36Donc ça,
- 54:38on a du talent d'inspiration à la créativité.
- 54:41Après c'est juste des questions de logistique,
- 54:45côté économique,
- 54:46démographique,
- 54:47sur comment consommer local ou consommer vraiment local,
- 54:54mais au niveau africain.
- 54:56Et que ce ne soit pas un problème et que ce ne soit pas tout ceci.
- 55:00Très bien.
- 55:00Effectivement,
- 55:01ce sera le mot de la fin.
- 55:02Apprendre à ouvrir le marché pour pouvoir faciliter la consommation de mode local parce qu'on a les designers de talent,
- 55:11on a la créativité.
- 55:13Ce n'est pas ça le sujet.
- 55:14C'est plutôt de le rendre accessible et visible à un maximum de personnes.
- 55:19C'est ce que je veux dire.
- 55:21Je te remercie beaucoup pour le temps que tu m'as accordé.
- 55:24J'ai appris plein de choses sur ton parcours.
- 55:27énormément d'informations que tu as partagées sur ton métier,
- 55:30sur ton parcours,
- 55:31sur le métier de mannequin et sur la manière dont tu as abordé ta carrière qui sont plein d'enseignements en fait pour les auditeurs et pour éventuellement les personnes qui envisagent d'évoluer vers ce type de carrière.
- 55:45Moi,
- 55:45j'accompagnerai donc cet épisode d'un article avec des photos de la belle Ami Faï.
- 55:50Je suis d'accord.
- 55:53Oui,
- 55:53forcément.
- 55:55Je partagerai tout ça très rapidement.
- 55:57comment dire,
- 55:58en notes du bas de l'épisode pour que vous ayez les liens également vers ton compte Instagram,
- 56:03le compte de ta marque et le compte de ton agence pour qu'on puisse suivre tes différentes actualités.
- 56:08D'accord.
- 56:09Au revoir.
- 56:11Très bien.
- 56:11Je te dis merci beaucoup et à très vite.
- 56:13Au revoir.
- 56:13Au revoir.
- 56:14A très vite.
- 56:15A bientôt.
- 56:16A bientôt aussi.
- 56:17A bientôt.
- 56:17Au revoir.
- 56:18Au revoir.
- 56:22Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 56:24Je vous invite à pratiquer.
- 56:26quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 56:31Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 56:33Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 56:37Je vous invite également à cliquer sur les 5 étoiles pour donner de la force.
- 56:42Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.