Latest / Africa Fashion Tour / Georgette Griffiths, cofondatrice de la Fashion Week by Elie Kuame
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- 0:00Parce que la Fashion Week,
- 0:02nous avons souhaité qu'elle ne soit pas une simple Fashion Week.
- 0:05Le but,
- 0:06c'est vraiment l'impact,
- 0:08comment ramener les acheteurs,
- 0:10comment développer des thématiques autour de cet événement-là.
- 0:14Par exemple,
- 0:14cette année,
- 0:15nous avons fait des masterclass à mon initiative.
- 0:19Nous avons parlé d'autonomisation des femmes dans les industries créatives.
- 0:25Nous avons parlé des métiers.
- 0:28des différents métiers des industries créatives qui intervenaient dans une Fashion Week,
- 0:34à savoir la photographie,
- 0:38le mannequinat,
- 0:42les designers.
- 0:45Le panel qui touchait l'autonomisation des femmes,
- 0:49j'y étais moi-même.
- 0:50J'ai présidé ce panel-là avec des designers,
- 0:54Simone et Élise,
- 0:54et nous avions également d'orchestre série.
- 0:57Il y a un double cursus également,
- 1:00qui est dans la production audiovisuelle,
- 1:02qui est influenceuse,
- 1:07qui est dans la communication et qui est également dans la mode.
- 1:14Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour.
- 1:17Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et à la rencontre d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide.
- 1:26Je vous invite à voyager à Abidjan,
- 1:28Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux,
- 1:32responsables et ambitieux.
- 1:34Au fil des interviews,
- 1:36je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà.
- 1:44Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du booboo et du wax pour représenter un éventail de tissus,
- 1:50de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés.
- 1:54C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa,
- 1:59éthiques et performants.
- 2:01Je suis Ramatha Diallo,
- 2:03je suis professeure de marketing dans des écoles de mode parisiennes,
- 2:06je suis également consultante en marketing et communication,
- 2:09j'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn.
- 2:12En 2017,
- 2:14j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique,
- 2:16et depuis,
- 2:17je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de celles et ceux qui font la mode en Afrique.
- 2:23Au-delà de la mode,
- 2:24je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain.
- 2:28Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- 2:37Aujourd'hui,
- 2:37je suis en compagnie de Georgette Bufis.
- 2:39Georgette est la cofondatrice de la Fashion Week by Eli Kwame.
- 2:43Elle dirige l'incubateur et la consulting.
- 2:46Elle est aussi active dans l'autonomisation des femmes en Guinée et en Côte d'Ivoire.
- 2:51Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de ses différentes initiatives.
- 2:56Bienvenue Georgette,
- 2:56comment vas-tu ?
- 2:58Très bien,
- 2:58et toi ?
- 3:00Ça va très bien,
- 3:00je suis ravie de te retrouver pour ce podcast.
- 3:03Moi,
- 3:03ça fait un moment que je te suis sur les réseaux sociaux,
- 3:06je suis un petit peu des différentes initiatives.
- 3:08À chaque fois,
- 3:08je me dis qu'il faut vraiment que je puisse la contacter et puis prendre un moment pour faire l'interview.
- 3:15Et en fait,
- 3:16ça s'est fait très spontanément et très rapidement.
- 3:19Donc,
- 3:19c'est vraiment un plaisir pour moi que de t'avoir sur le podcast Africa Fashion Tour aujourd'hui.
- 3:25On va commencer en fait l'interview comme je le fais toujours.
- 3:27Je vais te demander de te présenter.
- 3:29Alors,
- 3:30en tout cas,
- 3:31je te remercie de m'inviter sur ce podcast.
- 3:34J'en suis ravie.
- 3:36Alors,
- 3:36je suis Georgette Defit,
- 3:38entrepreneur,
- 3:40féru de mode,
- 3:42maman de trois garçons.
- 3:44Et voilà,
- 3:46qui croit fortement en l'Afrique.
- 3:49C'est ce que me dira Steve.
- 3:51Eh bien,
- 3:52écoute,
- 3:53je vais te demander un petit peu au niveau de tes études avant d'en venir aux différentes initiatives dont j'ai parlé pendant l'introduction.
- 4:02J'aimerais bien que tu nous parles un peu de comment ça a démarré toi au niveau des études.
- 4:06Tu évoques le fait que tu es fait rue de mode,
- 4:08mais peut-être que tu n'as pas toujours travaillé dans ce secteur d'activité ou dans le secteur des industries culturelles et créatives.
- 4:14Toi,
- 4:15au niveau de ton background et de tes études,
- 4:16comment est-ce que ça a commencé pour toi ?
- 4:19Eh bien,
- 4:20moi,
- 4:21j'ai fait tout mon parcours,
- 4:22mon cursus scolaire à Paris.
- 4:26J'ai fait un bac,
- 4:28un BT des sciences et technologies du design et des arts appliqués.
- 4:33Ensuite,
- 4:34j'ai fait un BTS Management des unités commerciales,
- 4:37un MOOC.
- 4:37Ensuite,
- 4:38une licence en marketing.
- 4:40Puis,
- 4:41j'ai fait un certificat.
- 4:44d'exécutif,
- 4:45un certificat exécutif en leadership et gouvernance des ONG.
- 4:49Bon,
- 4:49ça n'a rien à voir.
- 4:50C'est une trajectoire assez atypique,
- 4:52mais j'ai commencé,
- 4:53on va dire,
- 4:53dans le secteur de la mode et puis,
- 4:56pour en finir où j'en suis aujourd'hui.
- 5:01Voilà.
- 5:02Très bien.
- 5:03Comme quoi,
- 5:03tous les chemins mènent à Rome,
- 5:04comme on dit.
- 5:05Exactement.
- 5:07Alors,
- 5:08toi,
- 5:08après ces études,
- 5:09après ces parcours scolaires,
- 5:11je sais que tu es impliquée dans différents pays d'Afrique et tu expliques que tu as fait tes études en France,
- 5:17à Paris.
- 5:18Donc,
- 5:18à partir de quel moment est-ce que,
- 5:21je ne sais pas si tu as fait un retour sur le continent,
- 5:23mais comment s'est passé le moment où tu as commencé à développer ?
- 5:26des initiatives,
- 5:28des entreprises liées au continent et comment est-ce que tu t'es installée sur place si ça a été le cas pour toi ?
- 5:33D'accord.
- 5:33Alors en fait,
- 5:35au départ,
- 5:35après mes études,
- 5:37j'ai eu mes enfants,
- 5:38donc j'ai dû interrompre les études d'abord.
- 5:42Un peu avant mon BTS,
- 5:44j'ai interrompu parce que j'ai eu mes deux enfants,
- 5:47les deux premiers.
- 5:48Et puis ensuite,
- 5:50j'ai repris les études.
- 5:52Puis j'ai d'abord travaillé à Paris.
- 5:54J'ai travaillé chez Barberis comme manager,
- 5:57j'ai bossé au Galerie Lafayette,
- 5:59j'ai bossé chez BCBG Max Azria.
- 6:03Et puis,
- 6:04il faut savoir que j'ai mon frère et cofondateur Eli Kuham avec qui on s'est rencontrés à l'école.
- 6:11Donc,
- 6:12on ne s'est plus jamais quittés,
- 6:14donc on se suivait un petit peu dans tout ce qu'on faisait.
- 6:18J'étais devenue aussi créatrice de mode,
- 6:20mais avec la maternité et tout ça,
- 6:22j'ai dû...
- 6:23J'ai dû un peu abandonner et puis me réorienter.
- 6:29Donc,
- 6:29j'accompagnais beaucoup plus Ellie.
- 6:31On a été à New York.
- 6:33On a fait pas mal de Fashion Week,
- 6:35etc.
- 6:36Et puis,
- 6:37l'initiative de rentrer en Afrique venait plutôt de lui.
- 6:41Donc,
- 6:41moi,
- 6:42j'avais eu pour habitude de faire énormément d'allers-retours entre
- 6:45Paris et Abidjan,
- 6:47où je suis moitié originaire,
- 6:50parce que je suis Ivoire ou Guinéenne.
- 6:52Et
- 6:53Eli, un matin,
- 6:55il m'a dit,
- 6:55écoute Georgette,
- 6:56il faut qu'on rentre à Abidjan parce que la France,
- 6:59voilà.
- 7:00Du coup,
- 7:00je l'ai suivi.
- 7:01On est rentré.
- 7:03Ensuite,
- 7:03on a commencé à aller vendre les vêtements.
- 7:08On n'avait pas encore de boutique.
- 7:12On a commencé à aller faire des défilés au Congo,
- 7:14Brazzaville,
- 7:16au Japon.
- 7:16On a commencé à aller vendre des vêtements en Guinée.
- 7:20Des ventes.
- 7:21privés au Congo,
- 7:22etc.
- 7:23Et puis,
- 7:24on a eu un peu de sous.
- 7:26On est revenu en Côte d'Ivoire et puis on a ouvert la première boutique.
- 7:31Bon,
- 7:32à la suite de ça,
- 7:33on a eu beaucoup,
- 7:34de visites.
- 7:35Il y a eu la visite du roi du Maroc.
- 7:40On a commencé à habiller des grosses personnalités.
- 7:44Entre-temps,
- 7:44moi,
- 7:44je suis rentrée à Paris parce que c'était un peu dur le retour.
- 7:49Mes enfants me manquaient.
- 7:51Et puis,
- 7:52j'ai encore retravaillé à Paris.
- 7:54Ensuite,
- 7:54j'étais à cheval entre Paris et Conakry.
- 7:57En 2021,
- 7:58j'ai lancé...
- 8:00Bon,
- 8:00on continuait avec la maison Elicium,
- 8:02mais j'ai décidé d'avancer sur une deuxième passion qui me tenait à cœur,
- 8:07qui avait un aspect un peu social.
- 8:10Donc,
- 8:10j'ai lancé un programme à Abidjan qui s'appelait Diaspora Entrepreneurship,
- 8:14qui visait à promouvoir le retour des Ivoiriens issus de la diaspora.
- 8:19en Côte d'Ivoire avec un projet entrepreneurial.
- 8:21Donc,
- 8:22c'était sous forme de concours de plan d'affaires.
- 8:24Et puis,
- 8:26à l'issue de ça,
- 8:27avec mon équipe,
- 8:28on a réussi à faire une levée de fonds à la banque pour financer les projets des gagnants.
- 8:35Forte de cette expérience,
- 8:37je me suis dit,
- 8:38pourquoi ne pas l'appliquer aux femmes ?
- 8:41C'est comme ça que je me suis lancée dans l'autonomisation des femmes.
- 8:44Mais avant d'en arriver à l'autonomisation des femmes,
- 8:47je suis revenue également en Guinée.
- 8:50On m'a appelé pour venir travailler pour le concours Miss Guinée.
- 8:54J'ai monté tout le concours,
- 8:55le corps du spectacle.
- 8:57J'ai fait venir Elie pour la direction artistique.
- 9:01J'ai incubé les 25 candidats.
- 9:04On les a mis au vert dans une villa et puis on leur a donné des formations.
- 9:10Et puis à l'issue de ces formations,
- 9:12j'ai fait une levée de fonds pour pouvoir financer leur projet entrepreneurial.
- 9:16Forte de cette expérience,
- 9:18j'ai décidé de lancer le programme Femmes Actives Wankéli.
- 9:21Et entre-temps,
- 9:23avec Elie,
- 9:23on a lancé la Fashion Week en Côte d'Ivoire.
- 9:26Bon là,
- 9:28j'ai poussé un peu plus loin.
- 9:31Mais l'idée de lancer la Fashion Week,
- 9:35c'était d'abord l'idée d'Elie,
- 9:37on en a parlé.
- 9:38Puis comme on en avait fait pas mal,
- 9:40on s'est dit qu'un jour,
- 9:42nous lancerions la Fashion Week.
- 9:44en Côte d'Ivoire.
- 9:45Et ce n'était pas de tout repos parce qu'on devait la lancer déjà en 2022.
- 9:51Mais le nom Abidjan Fashion Week,
- 9:53Côte d'Ivoire Fashion Week avait été déposé.
- 9:55Donc,
- 9:55on a eu droit à un procès.
- 9:59C'est pour ça d'ailleurs que la Fashion Week s'appelle la Fashion Week by Elytium,
- 10:04parce qu'on n'a pas pu utiliser le patronyme
- 10:08Abidjan Fashion Week.
- 10:09On est même d'ailleurs encore en train de négocier pour récupérer le patronyme.
- 10:15On a eu à peu près deux ans de bataille,
- 10:18et puis en 2024,
- 10:20on a réussi à faire la première édition en Côte d'Ivoire de la Fashion Week.
- 10:26Cette collaboration ?
- 10:28effectivement de fraternité.
- 10:32Elle vous a mené un peu dans les casques au coin du monde et à avoir des initiatives que ce soit,
- 10:42je dirais,
- 10:43poser l'identité d'une marque,
- 10:44ouvrir une boutique,
- 10:46faire un défilé,
- 10:47un défilé pour une marque,
- 10:48mais aussi après faire un défilé pour organiser une Fashion Week.
- 10:55Ça vous a permis de connaître toutes les étapes du développement d'une marque et toute la chaîne de valeur du secteur de la mode.
- 11:07Toi,
- 11:07cette expertise-là,
- 11:09puisque tu as travaillé en
- 11:12Occident pour des marques occidentales et tu as vu aussi comment ça peut se passer pour une marque en Afrique.
- 11:21si tu devais nous décrire quels sont les principaux challenges qu'une marque peut rencontrer quand elle est sur le continent,
- 11:29qu'est-ce que tu retiens ?
- 11:30Alors ce que je retiens,
- 11:31c'est que les différents challenges ne sont même pas liés à la marque dans un premier temps.
- 11:38De prime abord,
- 11:39ils sont liés aux mêmes problématiques que l'entrepreneuriat en Afrique,
- 11:44c'est-à-dire le problème des ressources humaines,
- 11:47le problème du financement.
- 11:49C'est vraiment les mêmes problèmes que rencontrent tous les entrepreneurs en Afrique.
- 11:53Alors nous,
- 11:53étant des repates,
- 11:55on est revenus au départ,
- 11:57on n'avait pas vraiment la connaissance du terrain.
- 12:00On est vraiment parti avec les tripes,
- 12:03avec le cœur,
- 12:04on va dire.
- 12:05Et puis,
- 12:08toutes les difficultés que ça impliquait autour.
- 12:12Donc au départ,
- 12:13il fallait trouver des fonds.
- 12:14On avait de superbes idées.
- 12:17etc.
- 12:18Eli avait déjà le talent,
- 12:21moi,
- 12:23je négociais tout ce qu'il y avait à négocier,
- 12:25mais il fallait trouver des idées,
- 12:26donc d'où les défilés qu'on organisait,
- 12:31des ventes privées,
- 12:33il fallait vraiment trouver de l'argent pour pouvoir monter cette boutique.
- 12:37Et on a dû vraiment redoubler d'efforts,
- 12:40d'astuces pour pouvoir le faire,
- 12:43et puis par la grâce de Dieu,
- 12:45on a réussi à avoir Oh.
- 12:47cet argent dans ces grosses ventes privées qu'on a réussi à effectuer au Congo pour pouvoir ouvrir la boutique à Abidjan.
- 12:56Ensuite,
- 12:57une fois la boutique ouverte,
- 13:00il faut savoir que la marque Eliquam,
- 13:03déjà étant à Paris,
- 13:04faisait déjà écho un petit peu en Afrique.
- 13:08Ce qui a aidé aussi à construire la marque en Afrique,
- 13:11c'est qu'Eli avait fait une émission qui s'appelait Black Amorphose.
- 13:16sur Canal+,
- 13:17qui avait vraiment eu un très bel écho un peu partout en Afrique,
- 13:21étant donné qu'il y avait une large audience au niveau de la diffusion.
- 13:28Ce qui a donné vraiment cet impact-là,
- 13:32ça a aidé à la montée en puissance de la marque et de la personnalité d'Eli.
- 13:39Quand on s'installe à Abidjan,
- 13:41Eli était déjà quand même assez connu.
- 13:44On a ensuite invité dans pas mal d'événements un peu partout en Afrique.
- 13:50Et puis,
- 13:52Elie a commencé à faire des mariages,
- 13:54habiller des personnalités.
- 13:57Donc,
- 13:57ça a aidé.
- 14:00On a mis en place des collaborations avec des personnalités telles que d'Orcasérie,
- 14:08telles que d'Elise,
- 14:09etc.
- 14:11Et puis,
- 14:11forcément,
- 14:13ça a commencé à faire parler de la marque.
- 14:17Le but,
- 14:17c'était vraiment de pouvoir bien être installé à Bijan et puis ensuite de pouvoir diffuser la marque un peu partout en Afrique,
- 14:26d'avoir des pop-up stores.
- 14:27Eli a pas mal participé également à la Lagos Fashion Week,
- 14:31qui a vachement aidé aussi.
- 14:33Donc,
- 14:34au niveau du développement de la marque,
- 14:35on s'est vraiment appuyé sur tous ces points-là.
- 14:39a évolué et la clientèle a grandit vraiment au fur et à mesure.
- 14:49un bouche à oreille qui était fait de façon implicite parce qu'on n'a pas eu à faire de grosses campagnes de communication etc.
- 14:59Ça a été vraiment fait de client à client bon après on a eu pas mal d'influenceuses pas mal de personnalités connues donc ça a vachement aidé donc voilà
- 15:14Très bien,
- 15:14c'est assez intéressant de voir en fait tout le parcours de la marque Alors...
- 15:18Quand tu le racontes,
- 15:19effectivement,
- 15:21la marque et le nom Eliquam a été identifié,
- 15:24je pense,
- 15:26assez rapidement,
- 15:27que ce soit sur le continent ou même en France.
- 15:30Moi,
- 15:30à partir du moment où j'ai commencé à m'intéresser à la mode africaine,
- 15:32ça faisait partie des noms qui étaient connus.
- 15:38Comment tu expliques cette notoriété-là,
- 15:41d'un point de vue de l'ADN de la marque,
- 15:43d'un point de vue du style,
- 15:45d'un point de vue de la direction artistique ?
- 15:47Alors,
- 15:47je sais que c'est parfois difficile de parler de soi quand on est soi-même au cœur du projet.
- 15:52On va se dire qu'on a fait du mieux qu'on a pu et il se trouve qu'on a eu l'adhésion du public.
- 15:57Mais je pense que tu as peut-être un recul aujourd'hui qui te permet,
- 16:00peut-être par rapport au marché,
- 16:01par rapport à la manière dont d'autres pouvaient travailler,
- 16:05d'expliquer ce qui a fait cette différence,
- 16:07que tout de suite,
- 16:09en tout cas,
- 16:10le profil d'Eliquam s'est distingué et s'est différencié par rapport à d'autres.
- 16:15Alors,
- 16:15selon moi,
- 16:16en fait...
- 16:17La marque Helicum,
- 16:18déjà à Paris,
- 16:18il faut savoir qu'Eli,
- 16:21c'est quelqu'un qui a dirigé huit ateliers en Chine,
- 16:26qui a travaillé en Arabie Saoudite pour les princesses,
- 16:29qui a une très grosse expérience.
- 16:32C'est presque 30 ans de travail en amont.
- 16:39Il a travaillé dans de très grands ateliers.
- 16:42Il a travaillé avec
- 16:43Madame Paris-Tirex.
- 16:45Il a gagné le concours de la Maison Hermès.
- 16:50Du coup,
- 16:51son parcours faisait parler déjà de lui-même.
- 16:54Et il a fait énormément de défilés à Paris,
- 16:59à New York.
- 17:00Donc tous ces défilés qui étaient emprunts de sa marque déposée.
- 17:08Il faut savoir que sa marque déposée est un croisé de ses origines,
- 17:13donc ses origines orientales.
- 17:15et ses origines africaines.
- 17:16Donc,
- 17:17fort de cette double ou triple culture,
- 17:20je dirais,
- 17:21parce qu'il y avait aussi les origines occidentales,
- 17:26ces origines-là se retranscrivaient très,
- 17:29très bien dans ses créations.
- 17:31Donc,
- 17:32à partir du moment où on retrouvait ça dans ses créations,
- 17:35ça devenait déjà assez original.
- 17:38Et puis,
- 17:39les gens identifiaient vraiment sa marque.
- 17:42On le comparait beaucoup à Elissa.
- 17:46On le comparait vraiment à de très grands noms déjà à Paris.
- 17:49Donc,
- 17:51toutes les personnes qui ont été amenées à aller à des fashion week,
- 17:55à des shows,
- 17:56etc.,
- 17:56ont découvert Eli parce qu'il en a fait énormément.
- 18:00Déjà en France,
- 18:02à New York,
- 18:03en Italie,
- 18:05en Occident.
- 18:07Et donc,
- 18:07ça a beaucoup aidé à faire connaître le nom
- 18:10Eli Thuam.
- 18:12Ensuite,
- 18:12il a été présent...
- 18:14au showroom de Mme Apsatoussi à Bastille.
- 18:18Donc,
- 18:19elle avait énormément de monde qui venait pour place.
- 18:22Il a eu à habiller Miss France à l'époque Flora Coquerel.
- 18:28D'abord,
- 18:28avant de revenir sur le continent,
- 18:30la marque s'est construite,
- 18:32l'image de la marque s'est construite déjà en Occident avant de redescendre.
- 18:39On aurait pu rester à Paris,
- 18:41ouvrir une boutique.
- 18:43développer la marque à partir de Paris et utiliser les différents canaux de distribution qui sont en Internet,
- 18:49etc.
- 18:50pour distribuer partout dans le monde.
- 18:52Mais Eli,
- 18:54c'est quelqu'un déjà qui était très attaché à ses origines ivoiriennes,
- 18:58étant donné qu'il a grandi à Soubré au village.
- 19:02Et puis,
- 19:03il voulait vraiment,
- 19:04vraiment...
- 19:05Ce retour en Côte d'Ivoire était vraiment son initiative.
- 19:10on est rentré en Côte d'Ivoire mais
- 19:13Moi,
- 19:13c'est vraiment lui qui m'y a poussé.
- 19:16Et on a pris nos bagages et on est rentrés au lendemain.
- 19:19Parce que lui avait déjà cette vision-là africaine.
- 19:24Il avait déjà cette vision de pouvoir utiliser les matériaux,
- 19:29utiliser le kente,
- 19:31utiliser le panty,
- 19:34et faire des tenues modernes,
- 19:37des trenchs.
- 19:37Ça,
- 19:37c'est ce qu'il faisait déjà depuis très,
- 19:39très longtemps.
- 19:40Donc,
- 19:40il avait déjà cette vision-là.
- 19:44de la mode africaine.
- 19:45Il a même d'ailleurs créé le Born in Africa,
- 19:48pour vous dire.
- 19:49Donc,
- 19:50au lieu du Medine
- 19:52Côte d'Ivoire ou du Medine Paris,
- 19:55lui,
- 19:55il a créé le label Born in Africa parce qu'il y croyait vraiment depuis fort longtemps.
- 20:04Et du coup,
- 20:05toi,
- 20:05ton rôle,
- 20:06en fait,
- 20:06aux côtés d'Eli Kwame,
- 20:09en fait,
- 20:10on sent que tu es partie prenante dans le développement de la marque et que tu connais par cœur,
- 20:15en fait,
- 20:16les étapes.
- 20:17Totalement.
- 20:19Je ne sais pas si on doit donner un intitulé de poste ou si tu peux nous décrire tes missions et comment toi tu contribues au développement de la marque et au développement de toutes les initiatives qu'il peut y avoir,
- 20:31que ce soit au niveau de la maison Éliquam,
- 20:33d'Éliquam,
- 20:34et puis aussi par rapport à la Fashion Week by Éliquamé.
- 20:39Alors aujourd'hui,
- 20:40il faut savoir que par rapport à la maison Éliquam,
- 20:42je suis un peu plus en retrait parce qu'on a pris un directeur qui s'occupe de tout.
- 20:48tout le développement de la marque,
- 20:49un DAF,
- 20:50etc.
- 20:50parce que je fais d'autres choses.
- 20:53Du coup,
- 20:54concernant la marque,
- 20:55aujourd'hui,
- 20:56je ne m'occupe que de la fashion week-end.
- 20:58Mais à l'époque,
- 21:01concernant la marque,
- 21:02Elie s'occupait de la partie artistique et moi,
- 21:05je m'occupais vraiment de pouvoir organiser des défilés,
- 21:10de trouver des contrats,
- 21:12de pouvoir aller vendre les tenues dans d'autres...
- 21:16pays,
- 21:18de trouver des clientes,
- 21:20de monter des stratégies pour pouvoir développer l'AMA.
- 21:24Donc,
- 21:25ça a été ça,
- 21:27mon rôle tout le long du développement de la maison Ilklam.
- 21:33Ensuite,
- 21:35pour la Fashion Week,
- 21:36on a créé la Fashion Week ensemble.
- 21:38Donc,
- 21:39Elie,
- 21:39elle est le fondateur et le directeur artistique,
- 21:42donc elle s'occupe vraiment de tout.
- 21:44toute la partie artistique,
- 21:45même si des fois,
- 21:46il me dit,
- 21:46Georgette,
- 21:48Gégé,
- 21:48qu'est-ce que tu penses par rapport à la scénographie ?
- 21:54Qu'est-ce qu'on devrait faire cette année ?
- 21:55Des fois,
- 21:56je lui dis,
- 21:56écoute,
- 21:57ta partie,
- 21:58je pense que j'ai la tête assez chargée,
- 22:00mais on se consulte assez souvent pour chacun nos parties.
- 22:06Il faut savoir qu'avant ça aussi,
- 22:08quand on lançait le prêt-à-porter,
- 22:10je faisais le cahier des tendances pour le prêt-à-porter,
- 22:13etc.
- 22:16Et aujourd'hui,
- 22:17au niveau de ma fashion week,
- 22:19je m'occupe de tout l'aspect organisationnel.
- 22:22Je suis l'acto-fondatrice et je suis la directrice des partenariats.
- 22:26Je m'occupe de ramener les partenaires,
- 22:29je m'occupe de toute la partie organisationnelle.
- 22:35Je m'occupe également de...
- 22:38Bon,
- 22:39ça c'est avec M.
- 22:40Brou,
- 22:41qui est le directeur.
- 22:42administratif,
- 22:43nous nous occupons de trouver des thématiques parce que la Fashion Week,
- 22:49nous avons souhaité qu'elle ne soit pas une simple Fashion Week.
- 22:52Le but,
- 22:53c'est vraiment l'impact,
- 22:55comment ramener les acheteurs,
- 22:57comment développer des thématiques autour de cet événement-là.
- 23:01Par exemple,
- 23:01cette année,
- 23:02nous avons fait des masterclass à mon initiative.
- 23:06Nous avons parlé d'autonomisation des femmes dans les industries créative
- 23:12Nous avons parlé des différents métiers des industries créatives qui intervenaient dans une Fashion Week,
- 23:21à savoir la photographie,
- 23:25le mannequinat,
- 23:29les designers.
- 23:32Le panel qui touchait l'autonomisation des femmes,
- 23:35j'y étais moi-même.
- 23:37J'ai présidé ce panel-là.
- 23:39avec des designers Simone et Élise,
- 23:41et nous avions également Dorcas Seri,
- 23:44qui a un double cursus également,
- 23:47qui est dans la production audiovisuelle,
- 23:49qui est influenceuse,
- 23:54qui est dans la communication,
- 23:56et qui est également dans la mode.
- 23:59Nous avions également un panel sur la photographie,
- 24:03avec
- 24:04Monsieur Joël Williams.
- 24:05nous avions...
- 24:07Le panel sur la façon,
- 24:09la mode,
- 24:10etc.
- 24:11qui a été présenté par
- 24:13Elie lui-même.
- 24:14Donc,
- 24:14on a reçu énormément d'élèves et tout.
- 24:16Donc,
- 24:17la Fashion Week,
- 24:18c'est aussi de pouvoir transmettre des connaissances à des inspirants qui souhaitent rentrer dans ce secteur-là,
- 24:26dans cette industrie-là et de comprendre que c'est un vrai business et que ce n'est pas simplement un monde d'images et d'illusions,
- 24:35c'est aussi un monde
- 24:36où on crée de la richesse,
- 24:39on fait de l'argent.
- 24:42Donc c'est vraiment susciter des vocations et inciter des jeunes à rêver,
- 24:48mais à rêver tout en étant réalistes et en se disant qu'on peut réussir.
- 24:55se construire dans ces métiers-là et que ce sont vraiment des métiers à part entière.
- 25:01Alors tu évoques,
- 25:03par rapport aux missions que tu as au niveau de la Fashion Week,
- 25:06tu évoques vraiment le côté,
- 25:08la recherche de partenaires en fait.
- 25:12Et tu expliques aussi que ce n'est pas juste un défilé,
- 25:15que c'est important de préciser qu'en fait,
- 25:18elles se déroulent sur plusieurs jours et qu'il y a plusieurs temps forts et qu'effectivement,
- 25:21Le défilé,
- 25:22la présentation des collections,
- 25:23on va dire que c'est le clou final,
- 25:25c'est ce que beaucoup attendent,
- 25:27mais qu'il y a des moments de masterclass,
- 25:29de formation.
- 25:31Est-ce que tu peux nous parler un petit peu du business model d'une Fashion Week ?
- 25:35Parce que parfois,
- 25:36quand on en entend parler en tout cas,
- 25:38la manière dont c'est organisé en Occident et la manière dont ça peut être organisé sur le continent,
- 25:44c'est complètement différent.
- 25:45Est-ce que tu peux nous dévoiler certains éléments ?
- 25:47Alors s'il y a des choses qui sont confidentielles,
- 25:48je l'entends complètement.
- 25:50mais un petit peu nous expliquer comment est-ce qu'on crée une Fashion Week en Afrique,
- 25:55mais vraiment d'un point de vue business.
- 25:59D'accord.
- 26:00Alors,
- 26:02ils sont à voir qu'une Fashion Week,
- 26:04le but,
- 26:05c'est vraiment d'attirer des acheteurs,
- 26:07de faire connaître des marques,
- 26:09et puis de faire connaître aussi le lifestyle de la ville qui accueille cette Fashion Week en question.
- 26:18Donc nous,
- 26:18sur la première année...
- 26:20Nous l'avons fait sur trois jours.
- 26:21Cette année,
- 26:21nous avons fait une vraie Fashion Week,
- 26:23à savoir sur une semaine.
- 26:25Donc cette année,
- 26:26nous avons démarré le lundi et mardi avec des masterclass,
- 26:31les différentes masterclass.
- 26:32Et à côté de ça,
- 26:34à chaque fois,
- 26:35on avait des apéros,
- 26:37on avait des restaurants partenaires.
- 26:40Le but,
- 26:40c'est que pour les personnes qui viennent de l'international,
- 26:44de faire découvrir aussi le lifestyle à Abidjan,
- 26:48parce que...
- 26:49La Fashion Week parle de mode,
- 26:51parle de lifestyle,
- 26:56parle aussi de tourisme,
- 27:02parle de tout ce qui est attrait vraiment au lifestyle,
- 27:08etc.
- 27:08À Paris,
- 27:09par exemple,
- 27:10quand vous avez la Fashion Week et que le monde entier se réunit,
- 27:14il y a des soirées en plus des différents défilés.
- 27:18Donc,
- 27:18on découvre les créateurs,
- 27:20on découvre les beaux restaurants,
- 27:21on découvre les clubs,
- 27:23on découvre les boutiques,
- 27:25etc.
- 27:26Donc,
- 27:26nous,
- 27:26on a mis en place le même concept.
- 27:30Donc,
- 27:30on a un pop-up store aussi qu'on met en place avec toutes les marques représentées qui sont présentes sur la Fashion Week.
- 27:37Donc,
- 27:37sur toute la semaine,
- 27:38on a l'opportunité de pouvoir trouver des créations,
- 27:43des créateurs qui sont mis en avant pendant la Fashion Week.
- 27:48donc des créateurs qui viennent d'un peu partout en Afrique.
- 27:52Nous avons également des restaurants qui sont partenaires,
- 27:56où on fait des soirées,
- 27:59on fait des after-shows,
- 28:02des dîners,
- 28:03etc.
- 28:05On a un concours de jeunes talents qui permet de découvrir les nouveaux talents sur le continent.
- 28:14Le concours de Jeunes Talents,
- 28:17qui s'appelle le concours Marie-Thérèse de Fouette-Boigny,
- 28:19permet de récompenser les meilleurs designers et le meilleur qui défie l'année suivante au Grand Show.
- 28:28Et cette année,
- 28:29par exemple,
- 28:30le gagnant du concours
- 28:32Jeunes Talents,
- 28:33nous l'invitons à la Lagos Fashion Week.
- 28:38Voilà.
- 28:40Et en dehors du concours Jeunes Talents,
- 28:41du Pop-Up Store,
- 28:46on a une soirée de lancement assez prestigieuse où on convie les partenaires les institutionnels,
- 28:52les créateurs les influenceurs avec un tapis rouge etc nous avons le grand show avec tous les designers qui viennent de l'international,
- 29:04l'année prochaine nous aurons deux jours de grand show et puis pour clôturer le lendemain nous avons eu un brunch à Assini
- 29:13dans un bel établissement qui est partenaire à la Fashion Week.
- 29:17Et le soir,
- 29:18nous avons eu une dernière soirée de clôture qui était plus du networking avec les créateurs,
- 29:27avec les acheteurs,
- 29:28avec vraiment tout ce beau monde-là pour pouvoir s'entremêler,
- 29:33échanger des cartes de visite,
- 29:35passer des commandes une dernière fois et puis clôturer la saison et ensuite annoncer.
- 29:42la saison suivante.
- 29:43Ensuite,
- 29:43il y a un rapport d'activité qui est fait,
- 29:47qui est envoyé à tous les partenaires,
- 29:48les designers,
- 29:51et qui est montré aussi sur nos différentes plateformes.
- 29:54Voilà à peu près comment s'agence.
- 29:58pour notre Fashion Week.
- 30:01Très bien.
- 30:01Merci pour ce descriptif assez détaillé du programme et la Fashion Week.
- 30:08Alors là,
- 30:09je dirais qu'on n'est pas en l'épisode,
- 30:11je pense,
- 30:11qui va sortir en début d'année.
- 30:12Enfin,
- 30:13je ne pense pas,
- 30:14je sais même,
- 30:14pardon.
- 30:15Il devrait sortir en février et mars.
- 30:17Donc,
- 30:19ce ne sera pas encore le moment de la Fashion Week puisqu'elle s'organise plutôt en fin d'année,
- 30:23une temps sur le mois de...
- 30:24Alors,
- 30:24je ne sais plus si c'est octobre ou novembre.
- 30:25C'est en octobre ou décembre.
- 30:27Ok.
- 30:29Donc,
- 30:29c'est plutôt sur la fin d'année.
- 30:30Mais en tout cas,
- 30:31comme ça,
- 30:32j'aurai l'occasion de toute façon d'en reparler d'ici là.
- 30:35Avec beaucoup de monde.
- 30:36La sortie de l'épisode.
- 30:39Donc,
- 30:40toi,
- 30:40aujourd'hui,
- 30:41si on se projette d'ici quelques années,
- 30:44cette Fashion Week à Abidjan,
- 30:47Bayelikouam,
- 30:49qu'est-ce que tu imagines,
- 30:50en fait,
- 30:51les perspectives pour cette Fashion Week ?
- 30:53Vous avez envie d'aller jusqu'où,
- 30:54en fait ?
- 30:55Alors nous,
- 30:56ce qu'on souhaite,
- 30:56c'est vraiment s'inscrire dans le calendrier des Fashion Week à l'international,
- 31:01d'être reconnus vraiment et de faire venir à la longue,
- 31:07c'est de faire venir vraiment de très très grosses parts,
- 31:11c'est de faire venir des grands acheteurs du monde entier,
- 31:16c'est de faire connaître l'industrie africaine,
- 31:19c'est de faire connaître les marques africaines que la Fashion Week.
- 31:24deviennent à l'image de Milan Fashion Week,
- 31:27ou l'Écosse
- 31:28Fashion Week,
- 31:28où on peut faire venir des stars japonaises,
- 31:32des stars américaines.
- 31:35Le but,
- 31:35c'est vraiment de faire connaître la culture,
- 31:38de faire connaître les artisans,
- 31:40de faire connaître les designers locaux,
- 31:46de sorte à pouvoir vraiment exporter le plus possible.
- 31:51Voilà.
- 31:52et de se positionner,
- 31:55d'être reconnue vraiment comme une Fashion Week à part entière dans le monde entier.
- 32:00Très bien.
- 32:01Et comme tu le disais,
- 32:03l'idée des Fashion Week,
- 32:04c'est aussi,
- 32:04il y a un côté,
- 32:05l'objectif,
- 32:06c'est de faciliter la rencontre entre les acheteurs,
- 32:09qu'il s'agisse de patrons,
- 32:11de grands magasins,
- 32:12de concept stores,
- 32:13mais aussi des acheteurs B2C avec les marques de manière à créer de la transaction.
- 32:19C'est vraiment...
- 32:20travailler sur,
- 32:21d'une part,
- 32:21le volet notoriété et,
- 32:23d'autre part,
- 32:23le volet développement de chiffre d'affaires.
- 32:29Est-ce qu'il y a,
- 32:30du coup,
- 32:31à dosser ou à coller à la Fashion Week,
- 32:33un côté,
- 32:35on va avoir peut-être un concept store,
- 32:36on va avoir peut-être un pop-up store à certains moments,
- 32:41à Abidjan peut-être,
- 32:42et est-ce qu'il y a une volonté aussi de,
- 32:45pourquoi pas,
- 32:45de faciliter le déploiement des marques ?
- 32:50à l'international,
- 32:51c'est-à-dire déjà dans la sous-région en Afrique et ensuite à l'extérieur,
- 32:57pourquoi pas à Paris ?
- 32:58Oui,
- 32:59c'est prévu.
- 33:01Pour l'instant,
- 33:01nous travaillons déjà avec un concept store,
- 33:07donc à B-Concept.
- 33:09Nous travaillons déjà avec eux sur toutes les émissions qu'on a eu à faire.
- 33:14C'est avec eux qu'on a travaillé et c'est là-bas qu'on...
- 33:17On met en vente toutes les marques qu'on accompagne pendant la Fashion Week.
- 33:25En effet,
- 33:26c'est prévu que nous puissions ouvrir un concept store pour pouvoir mettre en lumière tous ces artisans,
- 33:34toutes ces marques,
- 33:35etc.
- 33:38Nous proposons également à travers un de nos partenaires un canal de distribution.
- 33:46100%
- 33:46africain,
- 33:47qui permet aussi de pouvoir exporter les articles des créateurs qui nous accompagnent à des tarifs vraiment très préférentiels.
- 34:03En termes de communication,
- 34:05en fait,
- 34:06on met en place,
- 34:07en fait,
- 34:07c'est des plateformes qu'on met en place pour qu'ils puissent vraiment se faire voir,
- 34:12qu'ils puissent communiquer.
- 34:14Et comme je vous l'ai dit,
- 34:16précédemment,
- 34:18le gagnant de cette édition,
- 34:21on l'emmène à la Lagos Fashion Week.
- 34:26Le but,
- 34:26c'est de pouvoir faire participer à d'autres Fashion Week comme Dakar Fashion Week,
- 34:31Lagos et même Paris,
- 34:33les créateurs de chez nous.
- 34:36C'est vraiment de les tirer aussi vers le haut,
- 34:39de les aider de sorte à ce que l'industrie devienne beaucoup plus forte.
- 34:44en Côte d'Ivoire et en Afrique.
- 34:46Très bien.
- 34:47Et toi,
- 34:48de l'expertise que tu as de ce qui se passe au niveau de la mode sur le continent,
- 34:53notamment tu parles de Fashion Week qui sont extrêmement puissantes à Dakar,
- 34:57à Lagos,
- 34:57qui sont des opportunités de visibilité,
- 34:59mais aussi d'aller à la rencontre de clients,
- 35:02de consommateurs de mode.
- 35:05Moi,
- 35:05je me rappelle d'un temps où les marques,
- 35:09leur objectif premier,
- 35:10c'était d'être visibles à l'extérieur du continent.
- 35:14en se disant,
- 35:14voilà,
- 35:15c'est à Paris que je vais pouvoir développer ma marque,
- 35:18c'est à New York,
- 35:19c'est forcément à l'étranger,
- 35:20c'est en Belgique,
- 35:21mais c'est forcément en Europe ou aux États-Unis,
- 35:24c'est-à-dire dans le monde occidental,
- 35:26qu'il y a des opportunités de développement.
- 35:28Là,
- 35:28dans ce que j'entends,
- 35:29tu parles de Dakar,
- 35:30tu parles de Lagos,
- 35:31tu parles beaucoup de la sous-région.
- 35:33Est-ce que toi,
- 35:33tu vois une évolution avec vraiment une appétence d'un consommateur africain local qui achète en fait de la mode ?
- 35:43Born in Africa,
- 35:44born in Abidjan,
- 35:45et du coup,
- 35:46cette volonté peut-être d'aller à l'extérieur,
- 35:50elle existe toujours,
- 35:52mais ce n'est pas une fin en soi obligatoire.
- 35:54On peut rester local finalement et arriver à développer correctement sa marque.
- 35:59Oui,
- 35:59on peut rester local et arriver à développer sa marque dans le monde entier,
- 36:03parce qu'aujourd'hui,
- 36:04il existe tous les canaux,
- 36:06notamment Internet.
- 36:08qui permettent de pouvoir faire connaître une marque à travers le monde.
- 36:12On peut vendre du beurre de qualité à Cancan et le vendre à New York.
- 36:18Du coup,
- 36:18pour moi aujourd'hui,
- 36:19ce n'est même pas un frein d'être installé à Paris,
- 36:24d'être installé du moins à Beijing.
- 36:27Aujourd'hui,
- 36:27Ely a des clientes au Mexique.
- 36:30La maison Ely QM a des clientes partout dans le monde.
- 36:33On livre partout.
- 36:35Donc,
- 36:35pour vous dire à quel point ce n'est pas...
- 36:38Mais ce qui est important,
- 36:40c'est de pouvoir contribuer au développement des industries créatives en Afrique.
- 36:46C'est pour ça qu'il est important de maintenir ce born in Africa.
- 36:50Très bien,
- 36:51c'est intéressant en tout cas d'affirmer cette vérité,
- 36:57pour ne pas qu'on ait le sentiment que toute marque qui se développe,
- 36:59c'est forcément parce qu'elle a...
- 37:02un pied aux Etats-Unis ou un pied ailleurs.
- 37:04Je pense qu'il y a vraiment cette notion où on peut avoir les deux pieds sur le continent et s'exporter à l'international.
- 37:12Maintenant,
- 37:12j'ai envie d'en revenir à tes autres initiatives.
- 37:16Des initiatives que tu as menées,
- 37:18pour le coup,
- 37:18peut-être pas forcément avec Eli ou alors avec son apport et son soutien,
- 37:24mais c'est plus ta partie à toi,
- 37:27notamment l'incubateur.
- 37:29Est-ce que tu peux nous parler de cette initiative-là ?
- 37:32Oui,
- 37:32alors j'ai lancé
- 37:35Femme Active Wonkeli.
- 37:37Femme Active Wonkeli qui est un concours de plan d'affaires au féminin avec un appel à candidature sur tout le territoire,
- 37:45selon le pays dans lequel je le fais.
- 37:48Donc là,
- 37:48je l'ai lancé.
- 37:49Je l'avais déjà lancé en Côte d'Ivoire,
- 37:51mais je l'ai lancé à plus grande échelle en Guinée-Conakry,
- 37:54d'où je suis originaire également.
- 37:56Et c'est un programme qui prévoit d'accompagner à peu près 500 femmes.
- 38:02qui sont déjà entrepreneurs et qui ont besoin d'être structurées.
- 38:06Et on fait une levée de fonds à la banque pour les accompagner.
- 38:10Donc,
- 38:11dans ces femmes-là,
- 38:11on a des femmes qui sont dans les industries créatives.
- 38:15On a des femmes qui sont dans l'agriculture,
- 38:18dans la santé,
- 38:19dans les transports.
- 38:21Voilà,
- 38:21donc on les forme,
- 38:23on les structure et puis ensuite,
- 38:26on les accompagne jusqu'à l'aboutissement de leur...
- 38:30projets.
- 38:30Il y en a qui sont déjà entrepreneurs,
- 38:34mais qui ne sont pas formels,
- 38:36qui évoluent dans l'informel.
- 38:38Donc,
- 38:38on les aide à passer de l'informel au formel et puis ensuite,
- 38:42on les aide à se structurer,
- 38:44puis à avoir accès à des crédits,
- 38:46mais des crédits avec de très faibles taux de remboursement.
- 38:52Voilà,
- 38:52c'est un peu ça.
- 38:54Ensuite,
- 38:55ce programme,
- 38:57il est en cours.
- 38:58Il est en cours et là,
- 38:59en ce moment,
- 39:02je fais le tour de la Guinée pour pouvoir former ces femmes.
- 39:05Donc bientôt,
- 39:06on lance le même programme à Abidjan,
- 39:07mais Abidjan,
- 39:09dans les secteurs d'activité,
- 39:10ce sera les secteurs spécialisés justement dans les industries créatives.
- 39:16Donc ça va s'adresser aux femmes qui sont vraiment dans les industries créatives et pour pouvoir aussi faire cette corrélation-là avec la fashion,
- 39:25oui.
- 39:27Quand tu dis que tu fais le tour de Conakry,
- 39:29ça veut dire que c'est toi en fait qui...
- 39:33Le tour de la Guinée,
- 39:34excuse-moi.
- 39:35Du coup,
- 39:36ça veut dire que c'est toi qui vas dans les différentes régions et qui formes,
- 39:39qui fais la sélection et qui formes également ?
- 39:42C'est ça,
- 39:42mon équipe et moi.
- 39:43Très bien.
- 39:44Et est-ce que,
- 39:46comment dire,
- 39:46là,
- 39:47tu dis que le programme est en cours,
- 39:48est-ce que tu as déjà identifié des initiatives en Guinée dont tu aimerais parler,
- 39:53des femmes dont les parcours ou les projets t'ont particulièrement fait ?
- 39:59Ah oui,
- 39:59oui.
- 40:00En fait,
- 40:01il faut savoir que de base,
- 40:03la femme guinéenne,
- 40:04c'est une femme qui est très,
- 40:06très battante,
- 40:07très débrouillarde,
- 40:10très travailleuse.
- 40:11Mais vraiment,
- 40:13j'ai eu à aller dans d'autres pays,
- 40:14mais particulièrement en Guinée,
- 40:16les femmes sont vraiment,
- 40:17vraiment très,
- 40:18très,
- 40:19très,
- 40:19très travailleuses.
- 40:21Alors,
- 40:22sur la première étape,
- 40:24en fait,
- 40:24nous avions lancé l'appel à candidature dans tous les pays.
- 40:27Donc,
- 40:27les candidats étaient venus à
- 40:29Conakry. On les a formés sur Conakry et là,
- 40:32ils sont venus de toute la Guinée.
- 40:35Mais là,
- 40:35pour cette année,
- 40:36c'est nous qui allons dans les régions.
- 40:38Donc,
- 40:38on a commencé avec Akindia.
- 40:41Là,
- 40:41pour l'instant,
- 40:42on est à Kindiam,
- 40:42mais on a l'intention de faire quatre villes cette année,
- 40:47quatre villes supplémentaires.
- 40:49Et par exemple,
- 40:50parmi ces femmes-là,
- 40:51on a des femmes tisserands.
- 40:53On en a plusieurs qui font du pain tissé made in Guinée,
- 41:00et qui sont fournisseurs d'ailleurs d'énormément de designers.
- 41:05On a des femmes qui sont dans l'agriculture,
- 41:09mais qui vendent...
- 41:10Par exemple,
- 41:11j'ai une dame qui a créé une marque de jus et elle,
- 41:15elle intervient vraiment sur toute la chaîne de valeur.
- 41:18C'est-à-dire qu'elle a des terres,
- 41:21ça démarre à la culture de la terre,
- 41:23du fruit.
- 41:24Ensuite,
- 41:25à la récolte,
- 41:27à la transformation et à la commercialisation de ces fruits.
- 41:33Et ensuite,
- 41:34les fruits qui restent,
- 41:35elle les transforme en bouteilles de jus de fruits.
- 41:39et ça marche quand même pas mal.
- 41:42Et vraiment,
- 41:43elle est en train d'ouvrir la première boutique parce qu'avant,
- 41:46elle le faisait,
- 41:47elle le vendait à la sauvette au marché.
- 41:50Donc nous,
- 41:51on l'a aidé à vraiment restructurer,
- 41:53rebrander sa marque.
- 41:58Et puis,
- 42:00on lui a mis une plateforme,
- 42:01on l'a mise en contact,
- 42:02par exemple,
- 42:03avec l'aéroport,
- 42:04avec des hôtels,
- 42:06etc.,
- 42:06pour qu'elle puisse…
- 42:08vendre ses fruits emballés.
- 42:11Donc elle fait des fruits séchés,
- 42:13elle fait des jus de fruits et elle fait des fruits frais.
- 42:17Et aujourd'hui,
- 42:17elle est en train d'ouvrir sa première boutique spécialisée dans les fruits.
- 42:23Il y en a une qui est dans le transport,
- 42:27qui a des mini-busses parce qu'il faut savoir que le transport en dîner,
- 42:31ce n'est pas du tout évident.
- 42:33Ce n'est pas comme dans d'autres pays où il y a des bus,
- 42:37etc.
- 42:38Ici,
- 42:38le système de transport est assez complexe.
- 42:41Mais cette dame,
- 42:42elle a neuf minibus et elle a créé des lignes.
- 42:47Et puis aujourd'hui,
- 42:50grâce à notre initiative,
- 42:51elle est en train d'agrandir sa flotte.
- 42:54Et puis franchement,
- 42:55ça fonctionne très,
- 42:56très bien.
- 42:56Ça aide vraiment les citoyens à pouvoir mieux se déplacer.
- 43:00Ce sont des minibus qui sont climatisés,
- 43:04qui sont propres,
- 43:05qui sont vraiment bien.
- 43:07Et voilà,
- 43:08ensuite,
- 43:10on a les femmes qui se rendent,
- 43:12on a des créatrices de mode,
- 43:14des créatrices de bijoux.
- 43:17On a même une créatrice de bijoux qui est en situation de handicap.
- 43:21Elle est en fauteuil roulant et c'est une jeune femme qui a énormément de courage,
- 43:27qui fait des bijoux magnifiques à base de matériaux issus d'ici,
- 43:36de la Guinée.
- 43:37Et franchement,
- 43:38elle aussi,
- 43:39on essaie de la faire participer à énormément de foires pour qu'elle puisse vendre.
- 43:45Et on est en train de structurer pour qu'elle puisse ouvrir quelque chose.
- 43:52À côté de ça,
- 43:53nous-mêmes,
- 43:53on est en train d'ouvrir un pop-up store ici pour pouvoir retrouver toutes les marques qu'on accompagne avec.
- 44:02Et la consulting sur l'incubation.
- 44:06de ces personnes,
- 44:07de ces dames.
- 44:09Il faut savoir qu'on est en contrat avec une grosse banque ici qui a ouvert aussi un espèce de pop-up store.
- 44:17Donc,
- 44:17pour l'instant,
- 44:18elles exposent là-bas.
- 44:19Mais nous comptons également le faire pour pouvoir appuyer toutes ces initiatives-là.
- 44:24Très bien.
- 44:25En tout cas,
- 44:25ce que je note dans tes différentes initiatives,
- 44:27c'est que tu vas jusqu'au bout.
- 44:30L'idée,
- 44:30ce n'est pas seulement de présenter des collections de créateurs ou alors d'accompagner des femmes dans leurs projets.
- 44:38L'idée,
- 44:38c'est d'aller jusqu'au bout,
- 44:39de leur trouver des solutions de distribution pour qu'elles puissent rencontrer leurs clients.
- 44:44finalement c'est
- 44:46Si on s'arrête à l'étape de la formation,
- 44:49si on s'arrête à l'étape du défilé et qu'on n'a pas la brique distribution,
- 44:54la brique facilitante pour qu'elles puissent rencontrer leurs premiers clients,
- 44:58en fait,
- 45:01il manque la brique essentielle pour que l'activité puisse se développer de manière pérenne.
- 45:08Oui,
- 45:09c'est ça.
- 45:09Nous,
- 45:10c'est vraiment une plateforme qu'on propose.
- 45:15qui va de l'incubation au suivi d'activités.
- 45:20Donc,
- 45:21c'est vraiment,
- 45:23on retrouve la chaîne du début de l'appel à candidature,
- 45:28à l'incubation,
- 45:30à la mise en place du projet,
- 45:32jusqu'au rapport d'activités,
- 45:34au suivi et évaluation.
- 45:37Parce que le but,
- 45:38c'est de pouvoir que ces femmes-là deviennent des championnes et qu'elles puissent vraiment s'épanouir dans leur activité.
- 45:45Donc,
- 45:46voilà.
- 45:46Et il faut savoir que cette année,
- 45:49parmi celles qui sont justement dans la mode,
- 45:54il y en aura cinq qui viendront à la Fashion Week au concours Jeunes Talents de l'année prochaine en Côte d'Ivoire.
- 46:02C'est une super nouvelle.
- 46:03Du coup,
- 46:03il y a vraiment un lien entre tes différentes activités.
- 46:07Exactement.
- 46:08J'essaie de faire la corrélation entre les différentes activités de sorte à ce que tout le monde puisse vraiment bénéficier.
- 46:15de ces différentes plateformes qui pourront mettre en avant vraiment leur activité.
- 46:21Du coup,
- 46:21la question que j'ai envie de te poser maintenant,
- 46:24c'est sur un point de vue organisationnel en fait,
- 46:26parce que du coup,
- 46:29de ce que on a évoqué jusqu'ici,
- 46:31pour moi,
- 46:32organiser une Fashion Week,
- 46:34l'événementiel,
- 46:34c'est un job à temps plein,
- 46:36même si c'est un événement qui a lieu une fois par an,
- 46:38c'est vraiment des événements qui se construisent sur plusieurs mois en amont.
- 46:43Et pour...
- 46:44Les événements réussis,
- 46:45en fait,
- 46:45il ne faut pas trop d'un an pour pouvoir l'organiser correctement.
- 46:50Le travail d'un incubateur où tu vas aller de région en région en Guinée pour aller identifier des projets à potentiel et les accompagner,
- 47:00c'est aussi une autre activité qui nécessite 100%
- 47:05d'engagement.
- 47:06Comment fais-tu l'organiser ?
- 47:08Donne-nous ton secret.
- 47:10Ça,
- 47:10c'est la question que tout le monde me pose.
- 47:13Alors,
- 47:14c'est une question d'organisation.
- 47:15En Côte d'Ivoire,
- 47:17on a une superbe équipe qui est assez autonome.
- 47:21Ils travaillent bien.
- 47:23Ici,
- 47:24je suis en ce moment un peu plus présente parce que l'équipe,
- 47:28je fais venir même l'équipe d'Abidjan souvent quand on est en pique d'activité.
- 47:34Mais il faut savoir que quand moi je vais dans les régions,
- 47:37moi je vais vraiment pour le début de la classe.
- 47:40Les formations durent.
- 47:43cinq,
- 47:43six semaines,
- 47:44mais moi je ne reste pas sur place cinq,
- 47:46six semaines.
- 47:47Moi je reste que trois jours par région pour lancer l'activité et ensuite je repars et je suis en distanciel parce que je travaille avec des entreprises en termes d'incubation.
- 48:02Je travaille avec différents partenaires qui m'appuient sur l'incubation.
- 48:09Je mets le programme en place.
- 48:11Je lance l'activité.
- 48:13Moi-même,
- 48:13je donne deux,
- 48:14trois cours.
- 48:15Ce sont les premiers cours.
- 48:17Et ensuite,
- 48:18mes collaborateurs se chargent de finaliser les cours avec les candidats selon la direction que je laisse.
- 48:26Donc,
- 48:26ça me laisse le temps de vaquer à d'autres choses.
- 48:30Voilà.
- 48:31Très bien.
- 48:32Est-ce qu'il y a,
- 48:33en termes de perspectives,
- 48:34tu as le volet incubateur,
- 48:35tu as le volet Fashion Week by Eliquam.
- 48:38Est-ce qu'il y a d'autres initiatives dont tu as envie de nous parler ?
- 48:40Parce que je pense que tu es une femme qui est multiprojet.
- 48:45Est-ce qu'il y a des projets sur lesquels tu vas travailler,
- 48:48dont tu peux nous faire part ?
- 48:50Je vais plutôt revenir sur une question que tu m'avais posée tout à l'heure concernant les perspectives.
- 48:56En termes de perspectives aussi,
- 48:58en Côte d'Ivoire,
- 48:59nous avec Elie on aimerait euh on aimerait
- 49:01Ouvrir une école,
- 49:03une école de mode et puis monter une usine de fabrication.
- 49:10Et puis en Guinée également,
- 49:11j'aimerais ouvrir une école professionnelle.
- 49:18et qui accompagnera dans différents métiers,
- 49:23dans différents secteurs d'activité.
- 49:26Donc ça,
- 49:26ce serait vraiment l'aboutissement de tout ce qu'on est en train de réaliser actuellement.
- 49:35Très bien,
- 49:36c'est tout ce qu'on peut vous souhaiter en fait.
- 49:38Effectivement,
- 49:39je dirais que les points qui sont clés quand on regarde les différentes briques de la chaîne de développement,
- 49:46de la chaîne de valeur,
- 49:48au niveau de la mode.
- 49:49On va avoir vraiment le volet notoriété,
- 49:52présenter ses collections et faire en sorte que les clients,
- 49:57les consommateurs puissent identifier les marques.
- 50:00Donc,
- 50:00il y a un volet marketing de définir un ADN de marque,
- 50:04d'être connu et identifié,
- 50:05de faire en sorte que le client soit intéressé.
- 50:07Il faut travailler la production.
- 50:08Donc,
- 50:09effectivement,
- 50:09à un moment donné,
- 50:10des ateliers,
- 50:11des usines qui puissent permettre de...
- 50:15fabriquées dans des grades de qualité qui soient les bons et puis avec un flux aussi,
- 50:20sans aller tomber dans les dérives de la production de masse chinoise,
- 50:24mais en tout cas d'avoir quelque chose born in Africa,
- 50:29made in Africa.
- 50:30Et le côté aussi scolarité,
- 50:32ça fait partie intégrante effectivement de secteurs avec des écoles qui vont former en design et aussi en business.
- 50:41Et moi,
- 50:42j'ajoute toujours la brique média.
- 50:44parce que je pense que c'est aussi dans ce qu'on connaît dans ce qu'on connaît qui fait partie de la chaîne de valeur comment dire qui fait vibrer cette industrie dans toutes les briques,
- 50:57on a vraiment le côté production,
- 50:59distribution design,
- 51:01direction artistique formation formation en continu et aussi formation de comment dire,
- 51:09quand je dis formation continue ça va être une personne qui a toujours été passionnée par la couture et qui un p****
- 51:13Elle a déjà quitté les bancs de l'école il y a bien longtemps,
- 51:16mais qui va vouloir pouvoir apprendre.
- 51:17Et aussi,
- 51:18on peut avoir des étudiants qui,
- 51:21après un brevet,
- 51:21après un bac,
- 51:22peuvent s'orienter vers ces études-là.
- 51:24Et puis après,
- 51:25on a le volet,
- 51:26effectivement,
- 51:26des médias qui vont porter la voix.
- 51:29Les médias,
- 51:30les créateurs de contenu,
- 51:31les influenceurs qui vont donner de la force et porter la voix pour qu'on puisse connaître toutes ces initiatives-là et puis avoir envie d'acheter ces marques.
- 51:43Donc,
- 51:43c'est bien que vous soyez en fait en perspective,
- 51:45que vous cherchiez vraiment à être présent sur chacune de ces briques.
- 51:52Donc,
- 51:54les dates de la prochaine
- 51:57Fashion Week,
- 51:57elles sont déjà bloquées ?
- 52:00Oui,
- 52:00mais on n'a pas encore annoncé du coup.
- 52:04Ça sera au mois de décembre,
- 52:05mais on attend qu'on annonce officiellement la date.
- 52:11Du coup,
- 52:12je le saurai bien assez tôt et j'écrirai probablement un article pour le raconter.
- 52:17Et sinon,
- 52:17ça va être une prochaine interview.
- 52:21Et au niveau de l'incubateur,
- 52:24je ne t'ai pas posé la question,
- 52:25mais est-ce qu'il y a,
- 52:26ou tu l'as peut-être prévoqué,
- 52:27mais je t'invite à le repréciser,
- 52:30est-ce qu'il y a des périodes pendant lesquelles tu vas faire des sessions d'appel à projet ?
- 52:35Et puis ensuite,
- 52:36à l'issue de ces sessions-là,
- 52:37tu commences tes formations et auquel cas,
- 52:39tu peux nous préciser à quelle date.
- 52:41Est-ce qu'il y a des appels à projets de manière à ce que dans l'audience,
- 52:44s'il y a des gens qui veulent se positionner,
- 52:45qu'ils sachent à quelle période ils peuvent présenter leur projet ?
- 52:50Alors oui,
- 52:52on commence toujours par l'appel à candidature qui dure un mois.
- 52:55En général,
- 52:56on le fait en ligne.
- 52:57Donc,
- 52:57il faut aller suivre nos pages formatives au Wankili sur Instagram,
- 53:04sur Facebook,
- 53:05etc.
- 53:05Parce qu'on communique énormément sur l'appel à candidature.
- 53:09Là,
- 53:09on n'a pas encore les dates sur les prochaines.
- 53:12Je pense qu'on va lancer les prochains appels à candidature d'ici le mois de mai.
- 53:19Normalement,
- 53:20on est en train de terminer.
- 53:23En fait,
- 53:23l'année
- 53:242025 n'est pas encore bouclée.
- 53:26C'est une année à cheval,
- 53:27donc 2025-2026.
- 53:29Mais nous allons relancer les appels à candidature d'ici le mois de juin au maximum.
- 53:38pour les éditions suivantes.
- 53:39Voilà.
- 53:40Très bien.
- 53:41Ça se fait toujours en ligne,
- 53:44soit en ligne sur le site Internet,
- 53:45mais il faut vraiment s'abonner aux pages Femme Active ou Ankeli pour pouvoir avoir leurs formations en temps et en heure.
- 53:56Je mettrai les liens de tes différentes pages en notes de l'épisode de façon à ce que les auditeurs qui sont intéressés puissent s'abonner,
- 54:03suivre l'actualité et se positionner en temps voulu à tes différentes initiatives.
- 54:10Écoute,
- 54:10on arrive à la fin de cette interview.
- 54:11Moi,
- 54:12j'ai été ravie.
- 54:13Moi aussi.
- 54:13Moi,
- 54:14je n'ai pas vu le temps passer.
- 54:16Et pourtant,
- 54:16on fait une heure que nous discutons.
- 54:19Ok.
- 54:20Ouais,
- 54:21Du coup,
- 54:21moi,
- 54:22ça a été un plaisir pour moi de découvrir ton parcours,
- 54:26de découvrir plus en détail,
- 54:28un peu,
- 54:29quelque part,
- 54:31le parcours d'Elie Okwame à travers ton récit.
- 54:36Et puis aussi,
- 54:38d'en savoir plus sur l'incubateur et de voir que toi,
- 54:41pour le coup,
- 54:41tu as vraiment un pied à Abidjan,
- 54:43un pied à Conakry.
- 54:44Et même,
- 54:45je dirais un peu plus que Conakry puisque tu voyages à travers les régions.
- 54:48Donc,
- 54:48écoute,
- 54:49ça sera...
- 54:51un plaisir de se retrouver peut-être à la Fashion Week d'Abidjan ou alors à Conakry.
- 54:57Mais en tout cas,
- 54:58c'était vraiment ravi d'avoir pu échanger avec toi dans le cadre de ce podcast.
- 55:01C'est un plaisir partagé.
- 55:03Merci beaucoup.
- 55:04Ça a été un plaisir de pouvoir partager mon expérience et ma vision avec les auditeurs.
- 55:10Vraiment,
- 55:10je suis ravie d'avoir pu participer à cet émissif,
- 55:15à ce podcast.
- 55:15Merci beaucoup.
- 55:17Merci beaucoup.
- 55:18Je te dis à très vite en Afrique maillère.
- 55:21Oui,
- 55:22à très vite.
- 55:23Merci Ramatha.
- 55:26Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout.
- 55:29Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast.
- 55:35Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis.
- 55:38Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify.
- 55:42Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force.
- 55:46Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.