Latest / L'état d'esprit / L'état d'esprit d'Alexandre Salles, fromager aux Halles de Pau
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- 0:02Bonjour et bienvenue dans l'état d'esprit d'Alexandre Salle.
- 0:06Il a changé de vie il y a plus de 20 ans pour suivre sa passion du fromage.
- 0:10Formé par le fromager palois Gabriel Bachelet,
- 0:13il ouvre en 2005 son étale au Halle de Pau.
- 0:16Depuis,
- 0:16il est devenu une référence locale,
- 0:18connu pour son amour du lait cru et des petits producteurs.
- 0:21Bonjour Alexandre.
- 0:22Bonjour.
- 0:23Je voulais savoir,
- 0:24quel est votre tout premier souvenir de fromage,
- 0:28celui qui vous revient un peu spontanément ?
- 0:32C'est des souvenirs d'enfance.
- 0:35C'est les premières dégustations de petits fromages quand nous sommes arrivés dans la région dans les années 80-85 et la découverte des fromages de brebis.
- 0:45J'aime surtout les fromages qui sont fabriqués en montagne,
- 0:47quelles que soient les montagnes.
- 0:49On peut très bien parler de l'Aosso Irati fabriqué en estive,
- 0:52mais après,
- 0:53j'ai un fort amour pour les fromages qui sont fabriqués en montagne.
- 0:57Que ce soit dans les Alpes,
- 0:58que ce soit en Suisse,
- 0:59que ce soit en Auvergne.
- 1:01Tout ce qui est fait pendant l'été,
- 1:03forcément,
- 1:03c'est là où est-ce que l'herbe est meilleure.
- 1:05Donc on a toute la richesse aromatique des différents terroirs français qui font qu'on a des sublimes fromages après.
- 1:14À la base,
- 1:15vous n'étiez pas fromager ?
- 1:16Non,
- 1:16j'étais cuisinier.
- 1:18J'étais cuisinier et c'est vrai que c'était une période où nous faisions les saisons avec ma compagne.
- 1:26Donc on était l'été à Cabreton et l'hiver on était dans la capitale du reblochon au Grand Bornand.
- 1:32Et là c'est vrai que la découverte des reblochons a été pendant deux hivers très très intense et très très sympa.
- 1:42Et après quand j'ai su qu'on rentrait définitivement sur Pau,
- 1:49par hasard comme ça j'apprends que M.
- 1:51Bachelet cherchait quelqu'un pour un remplacement de congé de maternité.
- 1:54Et puis finalement je suis jamais parti.
- 1:56Qu'est-ce qui vous a décidé justement d'arrêter quelque part la restauration et passer à...
- 2:01C'était un nouveau challenge et puis des nouvelles aventures,
- 2:08tout simplement.
- 2:09Et c'est vrai que comparé à la génération de nos parents,
- 2:13où est-ce qu'ils faisaient une formation et ensuite le métier qui allait jusqu'au bout,
- 2:17jusqu'à la retraite,
- 2:19nous ça a commencé,
- 2:20ma génération,
- 2:20ça a commencé à faire deux,
- 2:22trois métiers différents.
- 2:23Et c'est vrai que l'hôtellerie à l'époque,
- 2:25c'était un peu compliqué.
- 2:27C'est vrai que le fait d'avoir côtoyé M.
- 2:29Bachelet,
- 2:30pour moi,
- 2:31ce n'est pas Gabriel Bachelet,
- 2:32c'est M.
- 2:32Bachelet.
- 2:33Le fait d'avoir côtoyé M.
- 2:34Bachelet pendant ces quelques années.
- 2:36Alors peut-être préciser qui est M.
- 2:38Bachelet ?
- 2:38M.
- 2:38Bachelet était fromager à fineur à Pau.
- 2:41Alors pour les plus anciens,
- 2:42nous avions la boutique à la rue Maréchal Joffre.
- 2:45Et ensuite,
- 2:46il a développé le quartier gourmand à Lens.
- 2:49Et moi,
- 2:50j'ai suivi cette belle aventure.
- 2:52Et donc moi,
- 2:53je suis arrivé chez lui en 2003.
- 2:56Le 7 avril 2003,
- 2:57j'ai commencé chez lui.
- 2:59Et après,
- 3:01le 5 février 2005,
- 3:04j'ai ouvert la fromagerie Alexandre Rouhani.
- 3:06Qu'est-ce qui vous a marqué au début quand vous l'avez rencontré ?
- 3:09Alors,
- 3:10c'était quelqu'un de très rigoureux.
- 3:13Forcément,
- 3:14parce que quand on travaille des fromages au lait cru,
- 3:16il faut quand même avoir une certaine rigueur,
- 3:19une certaine conscience professionnelle.
- 3:22Et c'est vrai que même si on vend du fromage,
- 3:28on fait du sur-mesure en fonction des clients,
- 3:31que ce soit des particuliers ou des professionnels.
- 3:35On essaie d'apporter le temps d'affinage à la qualité optimale du produit.
- 3:41Et ça,
- 3:42c'est notre savoir-faire,
- 3:43en fait.
- 3:44Et ce savoir-faire-là,
- 3:45il me l'a transmis.
- 3:46J'ai eu la chance qu'il me le transmette.
- 3:48Justement,
- 3:49qu'est-ce que vous avez appris ?
- 3:49auprès de lui.
- 3:50Qu'est-ce que j'ai appris ?
- 3:52Avec trois mêmes fromages,
- 3:54ils n'arrivent pas à la même date,
- 3:57au même SAD.
- 3:58Ça peut avoir des fromages chèques,
- 3:59on peut avoir des fromages moelleux,
- 4:00on peut avoir des fromages très très crémeux.
- 4:03Et en fonction de ça,
- 4:05c'est notre savoir-faire qui plaît ou qui ne plaît pas au client.
- 4:10La consommation aussi d'une région à l'autre change.
- 4:13Donc il faut s'adapter à ça.
- 4:15Et c'est vrai que cet affinage-là,
- 4:17c'est art.
- 4:18Pour moi,
- 4:18c'est de l'art.
- 4:20ça permet de faire vraiment ce qu'on veut.
- 4:23En 2005,
- 4:25vous choisissiez d'ouvrir un étal ici au Halle de Pau.
- 4:28Pourquoi ce choix ?
- 4:30Pourquoi ce choix ?
- 4:31Parce que c'est vrai que j'ai eu la chance quand même.
- 4:33Monsieur Bachelet m'avait proposé de reprendre la boutique de la rue Joffre.
- 4:37Mais à 27 ans,
- 4:39je trouvais le challenge un peu dur.
- 4:42Ensuite,
- 4:42c'est vrai qu'arrivaient les travaux,
- 4:44le projet des travaux de la rue Joffre.
- 4:46et je m'étais dit si c'est pour me lancer pendant six mois et me retrouver sans rien après,
- 4:51ce n'était pas le but.
- 4:52Alors qu'on avait quand même pas mal de clients qui venaient soit le matin de très bonne heure,
- 4:57qui venaient faire le marché,
- 4:59soit on avait des clients qui venaient...
- 5:00et faire le marché de bonheur et qu'il revenait à la boutique après,
- 5:02j'ai dit,
- 5:03autant aller directement au marché,
- 5:05directement au hall,
- 5:06comme ça,
- 5:06au moins,
- 5:06tout le monde sera content.
- 5:08Et c'est vrai que cette ambiance de marché,
- 5:10de partage et tout,
- 5:11c'est super sympa.
- 5:14À ce moment-là,
- 5:14on se dit quoi ?
- 5:15On hésite,
- 5:16on a peur,
- 5:17on s'inquiète ou on se dit,
- 5:18bon ben,
- 5:19on y va ?
- 5:20À 27 ans,
- 5:21on se dit,
- 5:25rien ne peut être difficile.
- 5:27Le début,
- 5:28pour moi,
- 5:28ça a été quand même assez fantastique,
- 5:32parce que j'ai ouvert les Halles le week-end du Carnaval Bernays.
- 5:37Donc je ne m'attendais pas à cette ambiance,
- 5:39à cette frénésie qu'il y avait dans les Halles à l'époque du Carnaval Bernays,
- 5:43ce qui était quand même important.
- 5:45Et je me suis vite retrouvé sous l'eau quand même.
- 5:50Ça,
- 5:50c'est vrai que ces deux jours-là,
- 5:51le vendredi et le samedi qu'on a ouverts,
- 5:55ça a été quand même assez intense.
- 5:58Mais bon,
- 5:58c'est vrai que ça fait partie du commerce aussi.
- 6:05C'est ça aussi d'avoir des coups de bourre,
- 6:06des moments où on est à 200 à l'heure,
- 6:09où on dort 4 heures par nuit.
- 6:11Et il y a des moments où c'est un peu plus tranquille.
- 6:13Il y a eu des moments où vous vous êtes dit,
- 6:15j'ai fait une erreur ?
- 6:17Oui,
- 6:18oui,
- 6:18oui.
- 6:19Oui,
- 6:19parce que c'est vrai que toute l'approche...
- 6:24gestion,
- 6:24comptabilité,
- 6:25même si on l'a abordé par le passé,
- 6:28par mes différents métiers et tout,
- 6:31là,
- 6:31on joue pour soi,
- 6:32on ne joue pas pour les autres.
- 6:34Donc,
- 6:34c'est vrai qu'on se dit vite qu'on n'a pas trop le droit à l'erreur.
- 6:39On le disait,
- 6:39vous avez démarré ici au Hall il y a tout juste 20 ans.
- 6:42Tout juste 20 ans.
- 6:43Depuis,
- 6:43les Halls ont évolué,
- 6:45ont changé,
- 6:46votre est Hall aussi.
- 6:47Qu'est-ce qui vous rend le plus fier de ce parcours ?
- 6:51C'est vrai que...
- 6:53Le projet d'EA,
- 6:55l'actuel,
- 6:59ça a été une sacrée remise en question parce qu'il fallait ouvrir le dimanche.
- 7:03Donc,
- 7:04qui dit dimanche,
- 7:05dit quid de la vie perso,
- 7:08en fait.
- 7:08Avez les enfants,
- 7:09gérez les enfants,
- 7:10gérez la famille.
- 7:12Est-ce qu'il y aura du monde ?
- 7:15Est-ce qu'on fait le bon choix ?
- 7:18En fait,
- 7:18en étant chef d'entreprise,
- 7:19on se dit toujours ça.
- 7:20Est-ce qu'on a fait le bon choix ?
- 7:22Mais il n'y a personne pour nous dire oui ou non.
- 7:25Donc,
- 7:25c'est des sacrés paris.
- 7:26Mais je pense que le pari est réussi.
- 7:29Et justement,
- 7:29quand vous regardez ce parcours sur les 20 ans,
- 7:32qu'est-ce que vous vous dites ?
- 7:34C'est un sacré parcours,
- 7:36un peu atypique,
- 7:38vu ma base,
- 7:40mon ancien métier et tout ça.
- 7:42Mais c'est vrai que oui,
- 7:43maintenant,
- 7:44au bout de 20 ans,
- 7:44quand on regarde derrière,
- 7:45j'ai l'impression que c'était hier encore.
- 7:47Le 3 février 2005,
- 7:49pour moi,
- 7:49c'est hier.
- 7:50Mais c'est vrai qu'on a franchi de belles étapes et ça m'a permis de grandir autant qu'homme aussi.
- 7:57Vous travaillez beaucoup les fromages au lait cru.
- 8:01Pourquoi ce choix ?
- 8:02Pourquoi ce choix ?
- 8:03Ça fait partie de l'ADN.
- 8:05C'était la continuité du savoir-faire qu'on m'a transmis M.
- 8:09Bachelet.
- 8:11Et puis pour moi,
- 8:12c'est inconcevable de travailler...
- 8:17J'en travaille un peu des fromages pasteurisés par rapport aux fromages enceintes et aux personnes qui sont enceintes.
- 8:22Mais c'est une richesse de notre territoire et terroir national.
- 8:27Et ça fait partie pour moi du patrimoine historique depuis des centaines d'années en France.
- 8:32C'est grâce à ça qu'on a des paysages aussi merveilleux à travers la France.
- 8:36Et on se doit être garant de ça.
- 8:40Vous m'avez parlé tout à l'heure du lien que vous aviez avec les producteurs.
- 8:44Comment vous pourriez le qualifier,
- 8:46le définir ?
- 8:47C'est un lien professionnel,
- 8:48mais pas que ?
- 8:51Alors,
- 8:51avec certains,
- 8:52c'est purement professionnel.
- 8:54Même si au bout de 20 ans,
- 8:57on voit les sociétés grandir,
- 8:59on voit les personnes grandir aussi.
- 9:01Donc,
- 9:02c'est vrai qu'après,
- 9:06c'est dur d'être à 50 kilomètres de certains producteurs et de s'en ficher,
- 9:10entre guillemets.
- 9:11Non.
- 9:12Quand on sait qu'il y a un coup de vent,
- 9:14quand on sait qu'il y a la sécheresse et tout ça,
- 9:17on sait qu'ils en payent les conséquences aussi.
- 9:20Et donc,
- 9:22on essaie de porter assistance,
- 9:24de les aider de temps en temps,
- 9:26de leur filer des coups de main de temps en temps sur des transhumances ou des choses comme ça.
- 9:31Pour moi,
- 9:31c'est normal.
- 9:32C'est normal.
- 9:34Et justement,
- 9:35vous parliez de climat,
- 9:38d'évolution du climat.
- 9:39Est-ce que ça a un impact ?
- 9:44Sur les dernières années,
- 9:44on commence à le ressentir.
- 9:46Parce qu'on a des étés qui sont quand même très chauds,
- 9:48très secs,
- 9:49avec de moins en moins de pluie.
- 9:52Donc c'est vrai que l'herbe en montagne,
- 9:56si les fleurs et les herbes ne sont pas sorties au bon moment,
- 10:00ça peut créer quand même quelques catastrophes,
- 10:04on va dire,
- 10:05et qui sont irrémédiables.
- 10:07Parce que ça joue sur la qualité du lait,
- 10:10donc qui dit qualité du lait dit qualité du fromage,
- 10:13et sur la quantité aussi.
- 10:14Et c'est vrai qu'en parlant avec les producteurs des Pyrénées,
- 10:18qu'on en parle avec les Auvergnats ou les Savoyards et Hauts-Savoyards,
- 10:23ils sont tous impactés.
- 10:25Alors la question n'est pas simple,
- 10:27est-ce qu'il y a un fromage que vous...
- 10:30préférés parmi les autres ?
- 10:31Les fromages qui sont fabriqués en montagne,
- 10:33pour moi,
- 10:33même si c'est du vache,
- 10:34du chèvre ou de la brebis,
- 10:35c'est complètement différent,
- 10:36mais on ressent les parfums.
- 10:39Et d'une montagne à l'autre,
- 10:41moi qui fais partie du jury à la Reims pour le concours du fromage,
- 10:45d'un endroit,
- 10:46d'une estive,
- 10:46d'un producteur à l'autre,
- 10:48on sent les différences parce que ce n'est pas la même exposition,
- 10:51ce n'est pas la même altitude,
- 10:52donc pas la même altitude,
- 10:53pas le même terroir,
- 10:55donc pas le même type d'herbe et tout ça.
- 10:58Et donc c'est vrai que...
- 10:59Après,
- 10:59c'est vrai qu'il y a des fromages en Suisse où,
- 11:02sur un mètre carré,
- 11:03ils ont recensé 250 herbes et plantes différentes.
- 11:07Donc,
- 11:07ça fait des fromages complètement différents,
- 11:09mais qui sont très bons aussi.
- 11:12Ce podcast s'appelle « L'état d'esprit » .
- 11:14Quel est l'état d'esprit qui vous anime au quotidien ?
- 11:19L'état d'esprit,
- 11:21c'est la passion.
- 11:21C'est l'esprit de la passion.
- 11:23Il n'y a pas un jour où je me dis qu'il faut que j'aille au travail.
- 11:26Non,
- 11:27c'est la passion qui prime pour moi.
- 11:29C'est l'état d'esprit,
- 11:32ça peut être le partage,
- 11:34c'est faire plaisir à mes clients.
- 11:36Et le fait de faire plaisir à mes clients,
- 11:38ça me fait plaisir à moi aussi.
- 11:41Et voilà,
- 11:41c'est vrai que ça a été l'une des premières phrases que m'a dit M.
- 11:44Bachelet à l'époque.
- 11:45Il me dit,
- 11:45il faut que tu te mettes à la place du client.
- 11:48Donc en fait,
- 11:48on fait les choses comme si c'était pour nous.
- 11:50Et c'est vrai que je pense que le travail,
- 11:54ça marche.
- 11:55Justement,
- 11:55quelle est la relation que vous avez avec...
- 11:58Avec les clients,
- 11:59c'est vrai que moi,
- 12:00j'ai eu la chance de commencer en tant que vendeur à la rue Joffre.
- 12:04Donc,
- 12:04j'ai quand même eu pas mal d'habitudes chez Monsieur Bachelet qui m'ont suivi quand j'ai ouvert Wall.
- 12:10Et après,
- 12:11c'est vrai qu'à cette époque-là,
- 12:13j'ai rencontré des personnes qui étaient étudiants ou étudiantes sur Pau,
- 12:18qui ont trouvé du travail sur Pau,
- 12:19qui ont fait leur vie sur Pau.
- 12:21Et maintenant,
- 12:23on mange assez régulièrement ensemble.
- 12:25C'est vrai qu'on voit les familles,
- 12:27l'évolution de chaque famille.
- 12:29Alors c'est vrai que là,
- 12:29maintenant,
- 12:30au bout de 20 ans,
- 12:30je commence à prendre un petit coup de vieux quand même.
- 12:32Parce que quand on arrive avec certains clients et puis avec des petits bouchous,
- 12:36on dit mais c'est qui ça ?
- 12:37Mais ça,
- 12:38c'est le petit-fils.
- 12:39Quels sont vos projets ?
- 12:40C'est de bien continuer à former Clément,
- 12:44qui est avec moi depuis le mois de mars,
- 12:46qui me seconde.
- 12:47Et donc,
- 12:48j'essaie de transmettre toute ma passion,
- 12:51mon savoir-faire que j'ai reçu de M.
- 12:53Bachelet à Clément.
- 12:54Pour l'instant,
- 12:55c'est continuer à ce que la fromagerie Alexandre continue à travailler comme elle travaille.
- 13:00Mais là,
- 13:00maintenant,
- 13:02je suis à un carrefour à voir maintenant qu'est-ce qu'en termes de...
- 13:08Au niveau syndicat des fromagers,
- 13:12au niveau fondation de fromage au lait cru,
- 13:15il y a pas mal de choses à faire.
- 13:17Donc je pense que je vais légèrement bifurquer sur cette voie-là.
- 13:22Et c'est vrai qu'on a eu des événements pendant l'été qui me disent,
- 13:27bon,
- 13:28maintenant,
- 13:30il faut prendre ce chemin-là pour voir autre chose,
- 13:33pour découvrir autre chose,
- 13:34mais en gardant la base,
- 13:36le fromage et notamment le décru.
- 13:39Merci beaucoup,
- 13:40Alexandre Moussel.
- 13:40Merci beaucoup,
- 13:41Olivier.