Latest / Goûte à la vie! / «Ne pas en faire une histoire personnelle quand on arrive au souper de Noël» avec Ariane Laberge | E054
Transcript
- 0:00Et si on prenait un pas de recul et que l'on observait la dynamique familiale plutôt que de rester avec une amertume lors des moments en famille ?
- 0:08Aujourd'hui,
- 0:09Ariane Laverge nous explique pourquoi le lien familial est si important et si nécessaire.
- 0:19Être en santé,
- 0:20ça dépend pas seulement de ton corps physique,
- 0:22mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel.
- 0:25C'est pourquoi je te parle...
- 0:26partagerez différentes approches pour harmoniser les trois quarts afin d'avoir une santé globale.
- 0:32Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie.
- 0:37Je suis Marie-Ève Tremblay,
- 0:39naturopathe holistique,
- 0:40et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie.
- 0:47Bonjour et bienvenue au podcast Goûte à la vie.
- 0:50Aujourd'hui,
- 0:51on est jour de Noël,
- 0:53et en ce jour de Noël,
- 0:54je voulais vraiment...
- 0:55parler d'un sujet qui me passionne et j'ai la chance d'avoir une merveilleuse invitée.
- 1:01Aujourd'hui,
- 1:01j'ai le plaisir d'accueillir une femme qui est extraordinaire.
- 1:05Elle est formatrice et accompagnante en constellation familiale,
- 1:10relationnelle et systémique.
- 1:12Elle est reconnue aussi pour sa justesse,
- 1:15son approche,
- 1:16la profondeur aussi dans son regard quand on fait des constellations et la qualité aussi de sa transmission du message.
- 1:24Elle œuvre avec clarté et conscience au cœur des dynamiques familiales et transgénérationnelles.
- 1:30Je suis très heureuse aujourd'hui d'accueillir
- 1:33Ariane Laberge.
- 1:34Bonjour Ariane !
- 1:36Allô Marie-Ève,
- 1:37merci.
- 1:38Mon Dieu,
- 1:38quelle belle introduction,
- 1:39ça me touche.
- 1:41Écoute,
- 1:41j'ai la chance de t'avoir quand même côtoyée pendant un bon bout de temps pour apprendre justement sur les constellations.
- 1:48Et aujourd'hui,
- 1:49en ce jour de Noël,
- 1:50je trouvais important de,
- 1:52j'aime pas dire marteler.
- 1:54mais de ramener l'idée de la famille à Noël,
- 1:59l'importance de la famille.
- 2:01Puis je pense que tu es la meilleure pour venir nous en parler à ce sujet-là,
- 2:05l'importance du lien familial.
- 2:08Oui,
- 2:10c'est clair que le lien,
- 2:11qu'on le veuille ou pas,
- 2:12il est là.
- 2:14Notre famille,
- 2:15c'est un lien de sang qu'on a.
- 2:18Quand même qu'on ne voudrait pas de nos frères et sœurs ou de nos parents,
- 2:23parce qu'ils ont,
- 2:25selon nous,
- 2:26ou pour des raisons très justifiables,
- 2:29eu des comportements inadéquats,
- 2:33le lien va toujours rester là.
- 2:36J'aimerais ça peut-être,
- 2:38d'entrée de jeu,
- 2:39faire une distinction entre le lien et la relation.
- 2:42Oui,
- 2:43important.
- 2:44Parce qu'on confond souvent les deux.
- 2:48Les deux sont comme utilisés de façon différente,
- 2:51mais parfois biaisés ou distorsionnés,
- 2:53si on peut dire ça comme ça.
- 2:56Le lien,
- 2:57il va toujours être là.
- 2:58Nos parents nous ont donné la vie,
- 3:00ils ont donné la vie à nos frères et sœurs.
- 3:03On va toujours avoir un lien.
- 3:07Quand même qu'on déménagerait à l'autre bout de la planète et qu'on ne leur parlerait plus jamais,
- 3:14le lien va toujours être là.
- 3:17La relation,
- 3:18une relation,
- 3:18c'est quelque chose qu'on construit,
- 3:20dans lequel on investit du temps.
- 3:22Donc,
- 3:23préserver le lien,
- 3:24ça ne veut pas dire aller prendre un café avec son parent ou être amis ou avoir une relation avec nos frères et sœurs.
- 3:34Parfois,
- 3:35dans la famille,
- 3:38certains diront
- 3:39« ma famille,
- 3:40je ne l'ai pas choisie et ma réelle famille,
- 3:42c'est celle que je choisis,
- 3:43c'est mes amis » .
- 3:45Ça,
- 3:45c'est des relations qu'on choisit.
- 3:48Mais le lien relationnel de notre famille,
- 3:51et là,
- 3:51on pourrait embarquer sur un autre sujet,
- 3:53mais dans notre évolution d'âme,
- 3:56je pense à quelque part.
- 3:58Ça reste ma croyance,
- 4:00mais ces gens-là sont là pour nous apprendre quelque chose.
- 4:07On a choisi,
- 4:08d'une certaine façon,
- 4:10cette famille-là pour évoluer en tant qu'individu.
- 4:15Quand j'entends les gens,
- 4:17moi je me suis coupée de mon père,
- 4:19je me suis coupée de ma mère,
- 4:22ça me graphine dans le cœur parce que les gens ne réalisent pas à quel point c'est à eux-mêmes qu'ils font du mal et à leurs enfants.
- 4:32Exact.
- 4:34Parce que nos parents,
- 4:37nos grands-parents,
- 4:38puisque ce sont eux,
- 4:40ce sont grâce à eux si on existe aujourd'hui.
- 4:44indépendamment de leur histoire,
- 4:46de leur comportement inadéquat,
- 4:50de leurs défauts,
- 4:52on existe grâce à eux.
- 4:54C'est notre force vitale,
- 4:56c'est notre force de vie.
- 4:58Est-ce que ça veut dire que...
- 5:00je dois les aimer,
- 5:01que je dois prendre un café,
- 5:04entretenir une relation.
- 5:05Non.
- 5:06Cependant,
- 5:08c'est important de garder une petite place dans son cœur,
- 5:11parfois,
- 5:12juste pour la vie qu'on a eue.
- 5:14Hum.
- 5:15Oui.
- 5:15Hum,
- 5:16ça,
- 5:16c'est beau,
- 5:16effectivement.
- 5:18Puis comment tu fais pour en arriver là ?
- 5:21Bien,
- 5:23ça se fait pas entre le mardi et le mercredi,
- 5:25là.
- 5:25On va pas se compter des histoires.
- 5:28Oui,
- 5:28c'est ça.
- 5:30C'est souvent un processus plus ou moins long,
- 5:33dépendamment des blessures qui ont été causées.
- 5:40Mais qu'est-ce que ça fait dans ce cas-là ?
- 5:42Je vais changer ma question.
- 5:44Qu'est-ce que ça fait si on décide de couper le lien ?
- 5:47Si moi,
- 5:47je te dis,
- 5:48c'est terminé avec mon père,
- 5:50je ne lui parle plus.
- 5:52Qu'arrive-t-il ?
- 5:55Souvent,
- 5:55on va le sentir intérieurement.
- 5:59Puis ça va se répercuter dans nos relations extérieures.
- 6:04La relation à nos parents,
- 6:06elle se trouve être le levier d'action,
- 6:10en fait,
- 6:11qui forge toutes nos relations de vie.
- 6:15Nos relations extérieures,
- 6:17amicales,
- 6:17professionnelles,
- 6:19est le reflet de la relation à nos parents,
- 6:23dans la majorité.
- 6:25Et j'imagine que dans le coup,
- 6:27c'est la même chose.
- 6:28Je vais le retrouver dans nos relations amoureuses encore plus.
- 6:32Plus que ça.
- 6:33Fois mille,
- 6:33bien sûr.
- 6:36Mais donc,
- 6:37tu sais,
- 6:38décider de ne,
- 6:40consciemment,
- 6:42consciemment décider de ne plus entretenir une relation avec quelqu'un parce que c'est vraiment toxique,
- 6:49parfois ça met notre vie en danger.
- 6:51On s'entend que c'est une particularité.
- 6:54C'est préférable de ne plus avoir contact parfois avec certaines personnes.
- 6:58Si on s'entend là-dessus,
- 6:59il y a des cas extrêmes où c'est préférable pour l'enfant de créer une distance parce que c'est toxique,
- 7:10parce que ça crée une hypervigilance constante,
- 7:14un stress,
- 7:14une peur récurrente.
- 7:16À un moment donné,
- 7:17moi je dis souvent,
- 7:18il faut sortir du geste incessant.
- 7:22Quel que soit l'inceste,
- 7:24parce que c'est sexuel,
- 7:25l'inceste.
- 7:26Il faut sortir du geste incessant et on est des adultes responsables.
- 7:31Dans des cas où il y a eu des blessures,
- 7:32il y a eu des conflits,
- 7:33il y a eu des chicanes,
- 7:34et que là,
- 7:37ça traîne en longueur,
- 7:38ça perdure dans le temps,
- 7:39on est resté là-dessus,
- 7:41mais ça fait 20 ans que c'est arrivé.
- 7:43Ou,
- 7:44tu sais,
- 7:44ça se peut que j'ai eu un parent violent quand j'étais enfant,
- 7:48mais notre parent,
- 7:49il va rester notre parent.
- 7:50Exact.
- 7:51C'est jusqu'où on a envie d'entretenir cette colère-là qui nous intoxifie.
- 8:00Parce que c'est ça que ça fait.
- 8:02Quand je brise le lien,
- 8:04quand je dis « ah non,
- 8:05c'est fini » ,
- 8:07premièrement,
- 8:08juste dans le geste « c'est fini » ,
- 8:10c'est « je cherche à exclure quelqu'un » .
- 8:13Je veux le tasser de ma vie.
- 8:15Déjà là,
- 8:16il y a un impact.
- 8:17Qui va représenter l'exclusion ensuite ?
- 8:20pour se remémorer ce geste-là.
- 8:22Parce que c'est ça qui se passe dans les systèmes de famille.
- 8:26Donc,
- 8:27ça se répète.
- 8:29Exclure quelqu'un,
- 8:32on est loin du geste de l'accueillir dans son cœur.
- 8:35Mais ça,
- 8:36j'en reviens à ta première question.
- 8:38Comment on fait pour accueillir quelqu'un qui nous a blessés dans son cœur ?
- 8:43Oui.
- 8:44Bien,
- 8:44c'est en comprenant...
- 8:45Écoute,
- 8:46je pense à Noël,
- 8:47là.
- 8:47Là,
- 8:47il y a plein de gens qui vont aller dans les familles présentement,
- 8:51puis qui se disent « Oh my
- 8:53God, que j'ai pas le goût ! »
- 8:55Là,
- 8:55c'est comme on se force pour y aller.
- 8:58On essaie de faire semblant d'être content,
- 9:02puis on vit un certain malaise à l'intérieur,
- 9:06de mal-être,
- 9:07de ne pas être en leur présence.
- 9:12C'est là,
- 9:12qu'est-ce qu'on fait avec ça ?
- 9:13Comment on peut voir ça maintenant ?
- 9:16C'était la première chose.
- 9:17Au bout de dire aux gens,
- 9:19on est aujourd'hui des adultes responsables.
- 9:22Donc,
- 9:23on n'est plus menacés.
- 9:25Mais qu'est-ce qui fait qu'on accorde encore autant de pouvoir à nos parents qui nous ont blessés ?
- 9:34Là,
- 9:34je dis parents,
- 9:35mais ça peut être un frère,
- 9:36une soeur.
- 9:38Souvent,
- 9:38c'est que c'est l'enfant dans nous qui refait surface et que là,
- 9:43il se sent démuni.
- 9:45qui se recroqueville,
- 9:47qui a peur,
- 9:48qui n'a plus de mots,
- 9:50mais on est des adultes aujourd'hui.
- 9:53Pour arriver à accepter,
- 9:56parce que c'est le mot-clé.
- 9:59C'est accepter,
- 10:01et faire attention,
- 10:03accepter ne veut pas dire cautionner.
- 10:06Oui.
- 10:07Ces deux mondes-là.
- 10:09Parce qu'il y a des gestes qui restent impardonnables et vont toujours être impardonnables.
- 10:14Voilà.
- 10:15Le mal qui a été fait,
- 10:16il a été fait.
- 10:19Ça a créé des blessures,
- 10:21les cicatrices,
- 10:22on va les porter toute notre vie.
- 10:24Et ça...
- 10:26Ça,
- 10:26on peut,
- 10:27en tant qu'adulte,
- 10:28prendre soin de nous pour ça.
- 10:31Maintenant,
- 10:31je fais quoi avec l'autre personne ?
- 10:33Exemple,
- 10:34c'est le souper,
- 10:35justement,
- 10:36de famille.
- 10:37Tu sais,
- 10:38j'invite les gens,
- 10:39moi,
- 10:39je dis souvent,
- 10:39il faut voir l'image plus grande.
- 10:46Souvent,
- 10:46quand un individu nous a blessés,
- 10:48on regarde la situation de près.
- 10:52On regarde un à un.
- 10:55ce qui s'est produit.
- 10:57Mais dans la majorité des cas,
- 11:01le geste,
- 11:02même si ça semble être dirigé contre nous,
- 11:06ce n'est pas fait contre nous.
- 11:10Effectivement.
- 11:11C'est le système souvent qui parle fort.
- 11:17Est-ce que ça déresponsabilise l'autre ?
- 11:19Pas du tout.
- 11:21mais simplement de comprendre d'où vient cette personne-là.
- 11:26L'image plus grande,
- 11:28c'est voir son parent,
- 11:30par exemple,
- 11:33ou voir son frère et soeur dans l'ensemble du système dans lequel il a évolué.
- 11:41Et,
- 11:43tu sais,
- 11:44moi,
- 11:44je fais souvent la blague du restaurant,
- 11:46parce que je trouve que c'est tellement...
- 11:48Une image parlante et simple à comprendre.
- 11:53J'arrive à la pizzeria et je suis en furie parce qu'ils n'ont pas de sushi sur le menu.
- 12:07Personne ne ferait ça.
- 12:09Mais on fait ça dans nos vies.
- 12:11Effectivement.
- 12:13Parfois,
- 12:13on a eu un parent.
- 12:16Pizza man.
- 12:17C'est ça.
- 12:21Il n'y en a pas de souché.
- 12:22Il n'y en a pas.
- 12:25Non.
- 12:25Et il n'y a pas les outils,
- 12:27il n'y a pas les ressources,
- 12:28il n'y a pas les connaissances,
- 12:30il n'y a pas les acquis pour nous offrir ça.
- 12:36Et nous,
- 12:36on reste sur notre position d'enfant blessé que notre parent nous a...
- 12:43pas offert de sushis,
- 12:44puis c'est ça qu'il aurait dû nous offrir.
- 12:48Et là,
- 12:48on reste là-dessus,
- 12:49puis on y en veut,
- 12:51et là,
- 12:52toutes les conséquences de ça sont de sa faute.
- 12:56Mais la seule personne qu'on pénalise là-dedans,
- 12:59c'est nous.
- 13:03Oui.
- 13:03C'est nous.
- 13:04On se fait notre monde malheureux.
- 13:06On se fait du tort,
- 13:07on se cause.
- 13:10On se fait souffrance.
- 13:12Ah,
- 13:12c'est ça.
- 13:13On se fait souffrance.
- 13:16Puis,
- 13:16il y a des...
- 13:17C'est très légitime,
- 13:18là.
- 13:18Je ne veux pas banaliser ce comportement-là parce que,
- 13:24parfois,
- 13:24ça nous a amenés à avoir de la difficulté à parler,
- 13:28à se prendre en main,
- 13:29à devenir autonome.
- 13:31Et c'est...
- 13:34Donc,
- 13:34en vouloir à un parent ou en vouloir à quelqu'un,
- 13:37ça nous permet de se...
- 13:39déresponsabiliser,
- 13:40du moins ça vient expliquer des comportements et des difficultés de vie.
- 13:47Je ramène beaucoup à la responsabilisation d'aujourd'hui,
- 13:51on est un adulte responsable.
- 13:53Quand je vois la grande histoire,
- 13:55quand j'observe ce grand schéma-là,
- 14:00peut-être que mon parent n'a même pas eu...
- 14:03Je vais vous donner un exemple concret.
- 14:06Oui,
- 14:06j'aime beaucoup ça,
- 14:07les exemples d'ailleurs.
- 14:11Bon,
- 14:11un couple dont le père est très dur en mots,
- 14:18très dans les reproches,
- 14:20assez que les enfants deviennent nerveux,
- 14:24instables,
- 14:26jamais savoir si « oh,
- 14:27c'est assez,
- 14:27je fais un pas en avant » .
- 14:28Donc,
- 14:30ça amène les enfants à avoir de la difficulté à oser faire des choses.
- 14:36Quand on regarde le topo,
- 14:37on réalise que cet homme-là,
- 14:40son propre père,
- 14:41donc le grand-père des enfants,
- 14:43a été placé en institut à l'âge de deux ans.
- 14:49La mère est décédée et les frères et sœurs ont été dispersés,
- 14:54certains dans des familles et le grand-père dans un institut,
- 14:58donc élevé par des étrangers.
- 15:02Donc,
- 15:02on a un bris de lien avec la mère,
- 15:04un abandon,
- 15:06probablement un sentiment de rejet aussi.
- 15:09Oui.
- 15:10Et un sentiment de manque immense qui se crée chez un enfant qui,
- 15:18non seulement a perdu sa mère,
- 15:20mais a perdu son père.
- 15:22Exact.
- 15:22Les enfants ont gardé quand même contact,
- 15:25mais je veux dire,
- 15:27c'est…
- 15:27Il y a un lien qui manque.
- 15:29Il y a un lien qui a été brisé.
- 15:33Et là,
- 15:34cet homme-là,
- 15:34comment est-ce qu'il peut donner la sécurité du lien à ses propres enfants ?
- 15:43Il ne l'a pas reçu.
- 15:44Il ne l'a pas reçu.
- 15:45Il ne sait pas ce que c'est.
- 15:47Il a vécu dans l'insécurité émotionnelle toute sa vie.
- 15:51Il a recréé.
- 15:53Donc,
- 15:54son fils offre la même chose,
- 15:57souvent un peu en mieux,
- 15:59maladroitement.
- 16:01Mais toute cette empathie-là de l'autre,
- 16:06cette compréhension du besoin affectif,
- 16:12c'est défaillant dans le système.
- 16:14Oui,
- 16:14c'est ça.
- 16:15Mais si l'enfant reste juste au regard de son père,
- 16:20il va lui en vouloir toute sa vie.
- 16:23Si l'enfant va voir un peu plus loin dans l'histoire ce que son père a reçu,
- 16:30et qu'on pourrait même aller plus loin,
- 16:33que l'arrière-grand-père,
- 16:36il s'est retrouvé avec six enfants,
- 16:39plus de femmes,
- 16:41démunis.
- 16:42Pas de repères,
- 16:43c'est sûr,
- 16:43exact.
- 16:44Pas de repères,
- 16:45à une époque où...
- 16:50Donc,
- 16:50je veux dire,
- 16:52quand on comprend l'histoire plus large,
- 16:55plus grande,
- 16:56ça n'excuse pas.
- 16:58Les manquements.
- 17:00L'importance de faire un pas de recul pour observer,
- 17:04pour ne pas avoir la face tout près.
- 17:06Voilà,
- 17:07c'est l'image de s'élever au-dessus de la forêt pour voir l'ensemble de la forêt,
- 17:14plutôt que de rester collé le nez sur l'arbre.
- 17:17En agriculture,
- 17:18je dis souvent,
- 17:19ne pas être trop près de la bouse,
- 17:21de vache,
- 17:21ça sent mauvais.
- 17:23c'est pas le fun,
- 17:24c'est brun,
- 17:24c'est pas beau mais si tu te recules,
- 17:26tu vois le champ pis il y a des fleurs qui poussent autour ben oui,
- 17:30parce que je répète ça à ma entreprise,
- 17:35le fumier de nos vies,
- 17:37c'est le meilleur engrais pour faire fleurer les plus beaux jardins tellement,
- 17:41ah je l'aime je vais l'utiliser je veux dire,
- 17:45on a toutes une chaudière à caca tout le monde en a une à différents degrés,
- 17:50il y en a qui est Merci.
- 17:51Elle déborde,
- 17:52l'autre était à moitié pleine,
- 17:53mais on en a toute une.
- 17:55Est-ce qu'on a besoin d'aller se mettre le nez au-dessus pour dire,
- 17:58« Ah,
- 17:58ça sent vraiment pas bon ? »
- 18:00Bien non.
- 18:01Mais comme tu dis,
- 18:02on peut relever la tête,
- 18:04prendre un pas de recul,
- 18:05mais voir d'où ça vient.
- 18:07D'où ça vient.
- 18:08D'où ça vient,
- 18:09ça.
- 18:10Parce qu'on peut aussi rentrer dans la victimite,
- 18:13quand je vais me mettre la tête dans le caca,
- 18:15puis dire,
- 18:15« Pauvre petit moi,
- 18:17je viens d'un milieu dysfonctionnel.
- 18:19Je viens de… »
- 18:21mais
- 18:21prenons un pas de recul à ça.
- 18:24En fait,
- 18:24la constatation,
- 18:25bien,
- 18:25un,
- 18:25on est capable de le faire juste comme ça quand on a,
- 18:29je pense,
- 18:29assez de,
- 18:31bien,
- 18:31je veux pas dire maturité,
- 18:32métier,
- 18:33oui,
- 18:33on a progressé dans le temps,
- 18:35et de faire un pas de recul,
- 18:37on est déjà capable de faire un peu,
- 18:39puis voir qu'est-ce qu'il y en a quand on veut bien.
- 18:42Mais la constellation familiale,
- 18:44c'est ça que ça apporte aussi.
- 18:45Ça amène le portrait de tout ça,
- 18:48puis tu fais comme,
- 18:49oh my God,
- 18:50j'avais jamais...
- 18:52Ça donne un nouveau regard,
- 18:53en fait.
- 18:55Parce que les événements qu'on vit quand on est enfant,
- 18:58on les vit à travers nos filtres et nos yeux d'enfant.
- 19:04On a un point de vue d'un enfant de 8-9 ans qui ne connaît pas l'ensemble,
- 19:09qui n'a pas les informations,
- 19:13l'ensemble des données.
- 19:14On ne les a pas.
- 19:17Par exemple...
- 19:17C'est la beauté.
- 19:18On est pur,
- 19:19petit.
- 19:21On est dans le besoin que le parent réponde à ce besoin-là.
- 19:25On est dans cette vulnérabilité-là et on dépend de nos parents.
- 19:30Donc,
- 19:31cet espace vulnérable-là dans lequel je suis fait en sorte que quand mon parent ne répond pas à mon besoin,
- 19:42je pense que mon parent est inadéquat.
- 19:45Je donne un autre exemple très clair.
- 19:50J'ai 5 ans,
- 19:53je tombe,
- 19:54je me fais mal un genou,
- 19:56je cours vers maman,
- 19:58mais maman vient de sortir de la salle de bain ou papa vient de lui annoncer que...
- 20:02il a rencontré une autre femme.
- 20:06Moi,
- 20:06je n'ai pas l'information de la salle de bain.
- 20:08Non,
- 20:08c'est ça.
- 20:09Et là,
- 20:10maman,
- 20:10c'est comme,
- 20:11elle n'a pas de suite,
- 20:12dérange-moi pas.
- 20:13Et là,
- 20:13maman n'est pas là.
- 20:15Elle n'est pas disponible émotionnellement.
- 20:18Elle est dans ses émotions,
- 20:21dans les mille et une pensées qui l'envahissent.
- 20:24Elle l'est dans...
- 20:25Et c'est normal.
- 20:26Elle est dans sa tempête et son chaos intérieur,
- 20:29ce qui est totalement humain.
- 20:31Oui.
- 20:32Mais comment je vais percevoir ça,
- 20:33moi,
- 20:34en tant qu'enfant ?
- 20:36Ma mère ne veut pas de moi.
- 20:37Et si je suis dans les parents,
- 20:40parce que ça arrive beaucoup plus souvent qu'on le pense,
- 20:44avant l'annonce,
- 20:45les parents,
- 20:46ils sont dans un chaos,
- 20:48dans une problématique,
- 20:52une instabilité,
- 20:53un questionnement,
- 20:55une insécurité.
- 20:57Donc,
- 20:57ces moments-là peuvent se répéter parce qu'une fois,
- 21:00ça...
- 21:01Il ne faudra pas le drame de la vie d'un enfant.
- 21:05Plusieurs fois,
- 21:07je dis une séparation,
- 21:08mais ça peut être des enjeux financiers,
- 21:11une perte d'emploi.
- 21:15Oui,
- 21:15ça amène un truc.
- 21:15Un exemple,
- 21:18moi,
- 21:18mon père a vécu ça,
- 21:19une perte d'emploi qui l'a amené à ne pas se retrouver de travail,
- 21:25qu'il a plongé dans une dépression profonde qui a duré un an.
- 21:31C'est long,
- 21:31là.
- 21:32C'est long,
- 21:32ça.
- 21:32On était tous adultes,
- 21:34là.
- 21:34Tout le monde a bien géré ça.
- 21:37Cependant,
- 21:38imagine quand c'est des enfants en bas âge.
- 21:41Oui.
- 21:41Et que là,
- 21:44la famille commence à crouler sous les dettes.
- 21:47Là,
- 21:48c'est les créanciers qui commencent à appeler.
- 21:51Tout ce stress-là,
- 21:52les enfants n'ont pas cette information-là.
- 21:55Ils ne sont pas en mesure de comprendre ça.
- 21:57Eux,
- 21:58ils sont dans « je suis vulnérable,
- 21:59je n'ai pas de mes parents et j'ai des besoins à répondre » .
- 22:02Mes besoins sociaux et affectifs ne sont pas répondus.
- 22:05Bien,
- 22:06ça fait une petite encoche,
- 22:07une petite encoche,
- 22:08des petits nœuds,
- 22:09des petits nœuds,
- 22:09des petits nœuds.
- 22:10Et après,
- 22:11je considère que j'ai eu des parents inadéquats au présent.
- 22:15Mais quand on sort de ça et qu'on regarde l'ensemble du portrait,
- 22:21on a une autre image.
- 22:24Moi,
- 22:24je dis souvent,
- 22:25on est…
- 22:26hyper exigeant envers nos parents.
- 22:30Extrêmement.
- 22:31On est à la recherche des parents parfaits.
- 22:36Présents,
- 22:37souriants,
- 22:38disponibles,
- 22:3924 sur 24.
- 22:40Oui,
- 22:40oui,
- 22:41c'est ça.
- 22:42Quand tu fais ton cauchemar à 4 heures du matin,
- 22:44tu as un peu de temps Tu as un peu de temps là,
- 22:46maintenant.
- 22:47Présents,
- 22:47disponibles,
- 22:48à l'écoute.
- 22:49Oui.
- 22:51Mais,
- 22:51tu sais,
- 22:52et...
- 22:53sur toutes les sphères,
- 22:55tout le temps.
- 22:55Mais on ne réalise pas quand on est enfant que nos parents ont une vie sociale,
- 23:00ils ont une vie amoureuse,
- 23:02ils ont peut-être une sexualité totalement chaotique,
- 23:05absente,
- 23:06des enjeux financiers,
- 23:09de l'intimidation au travail ou de la trahison amicale.
- 23:15Ils vivent tout ça comme on vit tout ça.
- 23:18Et là,
- 23:19on s'attend à ce que ces gens-là soient...
- 23:22tout le temps disponible,
- 23:25psychologiquement,
- 23:26émotionnellement,
- 23:28en temps,
- 23:29pour tout.
- 23:30C'est utopique.
- 23:33Moi,
- 23:33je suis une maman,
- 23:36clairement que je n'ai pas été parfaite.
- 23:38À un Noël,
- 23:39ce que j'ai offert à mes enfants,
- 23:41c'est une lettre d'excuse pour leur dire,
- 23:43votre mère,
- 23:44c'est une situation normale.
- 23:45Je suis désolée.
- 23:46J'ai pris des décisions,
- 23:47j'ai fait des choix dans ma vie,
- 23:49je n'ai pas toujours été présente,
- 23:50j'ai été dans les bibittes,
- 23:51j'ai été dans mes problèmes,
- 23:53puis pendant ce temps-là,
- 23:53je n'étais pas là pour vous.
- 23:57Parce que c'est ça,
- 23:58on est des êtres humains normaux,
- 24:00mais on n'a pas,
- 24:01curieusement,
- 24:01à l'inverse,
- 24:03cette attente-là de nos parents.
- 24:06On n'a pas une attente humaine normale,
- 24:11mais nos parents...
- 24:13D'accord avec moi qu'on s'en rend compte quand on vieillit.
- 24:17Oui,
- 24:17et même encore.
- 24:18Puis oui.
- 24:19On prend conscience de certaines choses que,
- 24:22ah oui,
- 24:22c'est vrai,
- 24:23fermer les lumières,
- 24:24oui,
- 24:24ça aide peut-être,
- 24:26que oui,
- 24:27c'est vrai que le gaspillage,
- 24:28la nourriture,
- 24:29tu sais,
- 24:29on comprend certaines choses.
- 24:32Mais on réalise des fois même pas combien on est en train d'impacter nos enfants comme nos parents.
- 24:37Oui,
- 24:38c'est là le problème.
- 24:40Exactement,
- 24:41on répète.
- 24:43Moi,
- 24:43je le dis régulièrement et il faut prendre conscience qu'on a tous impacté nos enfants.
- 24:50Nos parents nous ont impactés et on ne peut pas ne pas les impacter.
- 24:54Et on va impacter nos enfants différemment,
- 24:57comme nos frères et sœurs n'ont pas été impactés de la même façon non plus.
- 25:02Exactement,
- 25:04c'est ça.
- 25:05J'ai déjà eu un,
- 25:06et je le dis toujours,
- 25:07à chacun son histoire.
- 25:09Oui.
- 25:10Hein ?
- 25:11À chacun son histoire.
- 25:13J'ai déjà eu le frère et la sœur que j'ai vus dans différentes circonstances.
- 25:21Et c'était vraiment fascinant de voir à quel point,
- 25:24dans l'histoire du fils,
- 25:27quand il parle de l'histoire de ses parents,
- 25:30sa mère est l'apophylle de l'histoire.
- 25:34Et son père est le héros.
- 25:36Et quand on parle à la fille,
- 25:38c'est totalement l'opposé.
- 25:39Son père,
- 25:40il n'a pas fait l'histoire.
- 25:42Et sa mère,
- 25:43elle est l'héroïne.
- 25:45L'héroïne.
- 25:46Ils ont vécu dans la même classe.
- 25:49Les mêmes parents.
- 25:51Oui.
- 25:51Ils ont tellement vécu l'histoire différemment que pour eux,
- 25:56c'est complètement l'opposé.
- 25:58Fait qu'ils ne peuvent pas s'entendre.
- 26:01Oui.
- 26:02Non.
- 26:03C'est comme s'il parle de deux familles différentes.
- 26:05C'est ça.
- 26:06Puis les deux sont justes.
- 26:10Parce que c'est la perception de ce que moi j'ai vécu.
- 26:15Mais si je prends conscience que c'est une perception,
- 26:20peut-être que ça change bien des choses.
- 26:23Ben oui !
- 26:23J'ai juste un morceau de casse-tête.
- 26:25C'est tout l'ensemble du casse-tête.
- 26:28Exact.
- 26:29Exact.
- 26:31Je l'ai vécu un peu,
- 26:32ça.
- 26:33Je l'ai vécu un peu.
- 26:34Tu sais,
- 26:34moi,
- 26:35mon frère et ma soeur sont beaucoup plus vieux que moi.
- 26:37Je suis arrivée beaucoup plus tard.
- 26:39Mais je ne suis pas arrivée dans le même monde.
- 26:42Je ne suis pas arrivée dans la même situation financière.
- 26:44Je ne suis pas arrivée dans le même élan de l'entreprise qui débutait avec mon frère et ma soeur et que moi,
- 26:49c'était florissant.
- 26:49Tu sais ?
- 26:50Oui.
- 26:51C'était deux mondes.
- 26:52Oui.
- 26:52Tu es comme arrivée dans une nouvelle famille.
- 26:55Non,
- 26:55bien c'est ça.
- 26:57Alors,
- 26:57il y a vraiment...
- 26:58c'est différent d'une personne à l'autre.
- 27:02C'est différent d'une personne à l'autre.
- 27:04Et puis,
- 27:04tu sais,
- 27:05j'ai aimé aussi,
- 27:06il y a un exemple que tu prends toujours,
- 27:08toujours,
- 27:08toujours,
- 27:09toujours,
- 27:09toujours,
- 27:10c'est ton Jack l'éventeur.
- 27:12J'aime beaucoup si tu veux la raconter aussi,
- 27:14parce que ça aide les gens aussi à comprendre le crime.
- 27:17Ça,
- 27:17c'est vraiment à l'extrême.
- 27:20C'est ça.
- 27:21C'est comme l'exemple caricatural d'un système de famille.
- 27:27Ce Jack l'éventreur,
- 27:27il appartient à un système de famille.
- 27:30Exact.
- 27:32Même si c'est mon frère,
- 27:34mettons,
- 27:34qui est Jack l'éventreur.
- 27:36Je ne le veux pas dans ma famille.
- 27:38Non,
- 27:38mais dans les faits.
- 27:41Ça va rester ton frère,
- 27:42que tu le veuilles ou pas.
- 27:43C'est ça.
- 27:44Est-ce que je suis obligée d'entretenir une relation ou d'aller prendre des cafés avec ?
- 27:47Bien non,
- 27:50mais de prendre conscience que c'est lui.
- 27:57Ce n'est pas toi.
- 28:00Ce que les membres de notre famille font et sont ne nous définit pas.
- 28:05Voilà,
- 28:06ça c'est beau ça.
- 28:08Donc,
- 28:10c'est le chemin de chacun.
- 28:16Et chacun doit porter son destin aussi lourd soit-il.
- 28:26Puis là,
- 28:27je dis « vac le ventreur » ,
- 28:28mais l'exemple qui me vient en tête,
- 28:29c'est combien de familles ont un enfant handicapé qui a été placé et on n'en parle pas.
- 28:41On va le visiter une fois par année,
- 28:44mais on fait comme s'il n'existait pas dans la famille.
- 28:47Effectivement.
- 28:48Parce que c'est trop douloureux.
- 28:52Parce que,
- 28:53peu importe la raison.
- 28:55Oui.
- 28:56c'est son destin.
- 28:58C'est son chemin.
- 29:00Et respecter le destin de l'autre,
- 29:03c'est redonner la dignité à l'autre.
- 29:07On n'a pas à porter le destin des autres et ça ne nous définit pas en tant qu'individu.
- 29:16J'ai Jack Léventraire dans mon système de famille.
- 29:21Il est là.
- 29:22Je peux observer.
- 29:25des comportements impardonnables,
- 29:32c'est un constat.
- 29:34C'est ça.
- 29:35Ça s'arrête là.
- 29:37C'est si on l'exclut,
- 29:41c'est là que ça crée des dommages.
- 29:45Chaque individu qui fait partie de notre clan de famille a besoin d'avoir une petite place dans notre cœur.
- 29:54Parce qu'on est en vie grâce à eux.
- 29:58C'est la meilleure façon de se sentir entier.
- 30:05L'importance de les honorer.
- 30:07Oui,
- 30:08oui.
- 30:09Et tu sais,
- 30:10parfois,
- 30:10je fais souvent faire le geste de
- 30:13« je m'incline devant votre destin » .
- 30:16C'est un geste-là qui est si simple,
- 30:19mais qui est tellement puissant.
- 30:22C'est devant tout notre clan de famille.
- 30:26Incliner la tête et profondément et sincèrement,
- 30:29c'est dire je reconnais votre histoire.
- 30:34Oui.
- 30:36Je reconnais ce qui a été.
- 30:42Est-ce que ça me définit ?
- 30:44Non.
- 30:45Mais grâce à tous ces gens-là,
- 30:47au-delà de l'histoire,
- 30:50moi j'ai reçu le privilège d'avoir la vie.
- 30:54C'est pas rien,
- 30:55là.
- 30:56C'est le plus beau cadeau qu'on puisse recevoir.
- 31:03Et juste ça,
- 31:03souvent,
- 31:04ça crée une paix intérieure.
- 31:11Honorer ce qui a été avant nous,
- 31:14c'est hyper important.
- 31:16Accepter tel quel.
- 31:19On se met souvent des lunettes roses,
- 31:21que ça a été bien plus beau que c'était,
- 31:24ou c'est pas si pire,
- 31:24puis là on minimise tout ce qui s'est passé.
- 31:29C'est un bon moyen de survie.
- 31:32Ou on se met des grosses lunettes,
- 31:34bien,
- 31:35bien,
- 31:35bien fumées,
- 31:36épais,
- 31:37puis là on dramatise l'ensemble de ce qui s'est passé.
- 31:43Je me rappelle d'une dame,
- 31:44une fois dans un atelier,
- 31:47où elle est venue s'asseoir et dire,
- 31:49moi,
- 31:49mon enjeu,
- 31:50c'est la violence dans la famille.
- 31:53J'ai subi de la violence de la part de mon père.
- 31:57Je lui dis,
- 31:58OK,
- 31:58explique-moi,
- 31:59je veux comprendre sa réalité.
- 32:04Elle n'a aucun exemple.
- 32:05Elle dit,
- 32:07des fois,
- 32:07il me crie après.
- 32:09OK,
- 32:12mais encore.
- 32:15Parce que dans ma définition,
- 32:17moi aussi,
- 32:17j'ai déjà crié après mes enfants.
- 32:19Ça m'est arrivé,
- 32:19fatiguée de lever la voix.
- 32:21Oui,
- 32:21c'est ça.
- 32:21Je ne pense pas être une mère violente pour autant.
- 32:26Fait que là,
- 32:26je disais,
- 32:27tu sais,
- 32:28violent physiquement.
- 32:29Elle dit non,
- 32:31il ne nous a jamais attrapé.
- 32:32OK,
- 32:33violent verbalement.
- 32:35Bien,
- 32:35il élevait la voix,
- 32:36il nous criait après.
- 32:37OK.
- 32:40Finalement,
- 32:40à discuter,
- 32:41il n'y avait pas vraiment,
- 32:42mais sa vision à elle.
- 32:45était qu'elle avait vécu dans...
- 32:48Et là,
- 32:48elle jugeait son père,
- 32:50elle jugeait ses parents,
- 32:52et ils étaient inadéquats.
- 32:53Ses soeurs ne comprenaient pas.
- 32:55Finalement,
- 32:55elle était la seule à être...
- 33:00à comprendre ce qu'il était...
- 33:02à avoir vu ce qui était arrivé.
- 33:05Mais là,
- 33:05c'est de la grosse lunette noire.
- 33:09À quoi ça sert de faire ça ?
- 33:11Ça sert à attirer l'attention,
- 33:13à avoir la sympathie,
- 33:14à être aimé.
- 33:16Ça sert à plein de choses.
- 33:17L'être humain,
- 33:18il est assez intelligent que tous ses comportements,
- 33:20même inadéquats,
- 33:21ça sert à quelque chose,
- 33:23sinon on ne le fait pas.
- 33:24C'est aussi simple que ça.
- 33:26Sauf que là,
- 33:27il n'y avait pas vraiment de traçabilité à la violence dans le système.
- 33:34C'est un exemple où je dramatise ce qu'on met dans la posture,
- 33:41dans le rôle de la victime.
- 33:45Et on sait que l'objectif de la victime,
- 33:47c'est avoir l'attention,
- 33:49avoir le regard sur soi.
- 33:51Mais quand une personne est comme ça,
- 33:54c'est qu'elle porte probablement quelque chose qui fait partie de son système,
- 33:59qui ne lui appartient peut-être pas.
- 34:01Oui,
- 34:01en fait.
- 34:02Ah,
- 34:02tu sais,
- 34:03quelqu'un qui agit comme ça,
- 34:04tu dis,
- 34:04bon,
- 34:05mais veux-tu me dire qu'est-ce qui s'est passé avant elle ?
- 34:11Dans ce cas-là,
- 34:11c'est une inversion des rôles.
- 34:12Tu sais,
- 34:13dans le sens où,
- 34:15elle,
- 34:15en jugeant,
- 34:15jugeant,
- 34:16jugeant,
- 34:16elle se met beaucoup,
- 34:17beaucoup,
- 34:18beaucoup,
- 34:18beaucoup plus grande.
- 34:19Plus grande,
- 34:20oui,
- 34:21c'est ça.
- 34:21Que ses parents.
- 34:22Elle est bien meilleure que ses parents.
- 34:25Et là,
- 34:26elle voulait venir travailler ses relations amoureuses.
- 34:29Parce que bien sûr que ça ne peut pas fonctionner dans tes relations amoureuses quand tu te mets sur un pied.
- 34:34Non,
- 34:35exactement.
- 34:36Donc,
- 34:37c'est l'ordre qui est bafoué.
- 34:39Donc,
- 34:40c'est ça.
- 34:40Donc là,
- 34:40c'est l'ordre qui est bafoué à ce moment-là,
- 34:43quand on se voit plus grand que nos parents.
- 34:46Puis ça,
- 34:46j'aime ça parce que tu fais prendre l'exemple,
- 34:48justement.
- 34:49Ce week-end,
- 34:49tu avais une journée d'atelier ou conférence.
- 34:53En tout cas,
- 34:53regarde,
- 34:54c'était la journée complète.
- 34:56Oui,
- 34:56c'était la journée complète.
- 34:58Exactement.
- 34:59J'ai participé en ligne.
- 35:00J'étais très contente parce que ça m'a permis de revoir des choses.
- 35:05Ça m'a permis de me remettre dedans.
- 35:07Et tu fais cet exemple-là où est-ce que tu mets la personne sur une chaise debout beaucoup plus grande que ses parents en représentation.
- 35:14Oui.
- 35:16Et définitivement,
- 35:17les gens se voient.
- 35:18dans les arbres,
- 35:18ils font comme « mais c'est pas ma place ici » .
- 35:20Oui.
- 35:21Bien,
- 35:21il y a des gens quand,
- 35:23par exemple,
- 35:24comme cette dame-là,
- 35:26elle est tellement convaincue qu'elle est à la bonne place,
- 35:34que c'est exactement ce que j'ai fait avec cette dame-là.
- 35:36Je l'ai fait monter sur une chaise,
- 35:38j'ai placé les représentants de ses parents et je lui ai fait dire « je vous méprise » .
- 35:45Elle le dit avec vigueur.
- 35:48Et elle était fière.
- 35:51C'est vous avez été incompétent.
- 35:53Je vous méprise.
- 35:54Et puis là,
- 35:55c'était...
- 35:56Et là,
- 35:56il a fallu que je fasse plusieurs paroles avant qu'elle fasse...
- 36:01Ouf !
- 36:01Voyons,
- 36:02c'est pas moi.
- 36:02Voyons,
- 36:03je peux pas leur dire ça.
- 36:05Et que là,
- 36:06c'est comme si ça entre en conscience.
- 36:11Et là,
- 36:11elle m'a regardée puis elle m'a dit,
- 36:13je pense que je voudrais descendre de ma chaise.
- 36:17Parfait.
- 36:18Alors là,
- 36:18je l'ai amenée à descendre.
- 36:19Donc là,
- 36:21on rétablit l'ordre ici.
- 36:25Et là,
- 36:26je lui ai fait dire,
- 36:27je suis sincèrement désolée.
- 36:29Je vous demande pardon de vous avoir tant jugé.
- 36:35Et là,
- 36:37on peut redonner la juste place aux parents et redonner la juste place à cette femme-là qui va enfin pouvoir être...
- 36:46dans une relation beaucoup plus équilibrée.
- 36:50Oui,
- 36:51voilà.
- 36:54Ça risque de faire bouger beaucoup de choses,
- 36:56ça.
- 36:56Tu sais,
- 36:56quand quelqu'un prend la conscience,
- 36:58justement,
- 36:58puis qu'il reflète sa place.
- 37:00Oui.
- 37:03Ça,
- 37:03c'en est un nœud.
- 37:05C'est quelque chose qu'on vient dénouer,
- 37:07puis que là,
- 37:07l'amour coule ensuite.
- 37:08Il y a quelque chose qui va se passer de magique,
- 37:11là,
- 37:11tu sais.
- 37:12Oui.
- 37:13Oui,
- 37:14parce que l'amour dans un système de famille,
- 37:16ça part d'en haut et ça coule.
- 37:18Exact.
- 37:19Quand il y a des nœuds ou des inversions dans ce genre-là,
- 37:24ça fait une loupe et là,
- 37:26l'amour ne peut plus circuler.
- 37:29Et on se demande après,
- 37:31dans l'exemple où le grand-père a été placé,
- 37:33comment ça se fait qu'on n'arrive pas à établir une connexion,
- 37:38à avoir une douceur au consent.
- 37:41Parce qu'il y a un nœud qui fait que...
- 37:43L'amour,
- 37:44à l'arrêter de couler à quelque part,
- 37:46il y a un goulot d'étranglement quelque part dans le système.
- 37:50Oui,
- 37:50oui.
- 37:51C'est ça l'objectif des constatations,
- 37:54indépendamment de quoi que ce soit.
- 37:57C'est permettre à l'amour de circuler.
- 38:00De circuler,
- 38:02c'est ça.
- 38:03Puis j'aimerais ajouter une chose que je parle dans ma conférence,
- 38:07je t'ai nommée tantôt.
- 38:09Quand j'ai vécu un problème au travail,
- 38:13OK.
- 38:13Bon,
- 38:14oui,
- 38:14ça peut faire partie aussi de mon histoire,
- 38:16mais je veux juste dire aux gens que quand on parle avec les constellations,
- 38:22quand on fait une constellation,
- 38:24quand on apprend sur ce sujet-là,
- 38:25d'ailleurs,
- 38:26tu as fait un livre,
- 38:26Ariane,
- 38:27qui est super intéressant,
- 38:28qui explique très bien tout ça.
- 38:30On pourra mettre le lien aussi,
- 38:31d'ailleurs,
- 38:32dans le podcast pour que les gens puissent se le procurer.
- 38:35Mais depuis que j'ai travaillé avec les constellations,
- 38:39ça a été mon outil ultime pour comprendre justement.
- 38:42Parce que,
- 38:42tu sais,
- 38:42oui,
- 38:42on va arriver dans des familles à Noël,
- 38:44tout ça,
- 38:45mais ça se peut que ce ne soit pas quelqu'un de la famille,
- 38:47comme le beau-frère,
- 38:48la belle-sœur,
- 38:49il y a quelque chose,
- 38:51il y a un conflit,
- 38:51il y a quelque chose qui ne va pas du tout,
- 38:53tu sais.
- 38:54Quand j'ai vécu mon problème au travail,
- 38:57avec une personne,
- 38:59ça a été grave,
- 39:00OK,
- 39:00très grave,
- 39:01sur le coup,
- 39:02comme on dit,
- 39:03j'avais le visage tout près du problème,
- 39:05puis tout ce que je voyais,
- 39:06c'est le problème.
- 39:08Puis je lui en voulais solidement.
- 39:11Je reste polie.
- 39:13C'est humain,
- 39:14là.
- 39:14C'est humain,
- 39:15c'est ça,
- 39:15exact.
- 39:16Mais aujourd'hui,
- 39:18je suis en mesure d'avoir fait le pas de recul pour comprendre,
- 39:21mais mon Dieu,
- 39:22que lui aussi a son histoire.
- 39:26Je ne pardonnerai jamais le geste.
- 39:28Je ne pardonnerai jamais ce qui s'est passé pour faire du mal autant aux gens.
- 39:33Je pardonne pour moi,
- 39:34par contre,
- 39:35parce que je veux aussi m'en libérer.
- 39:39Et
- 39:39je suis en mesure de voir son histoire.
- 39:42Bien que je ne la connais pas,
- 39:44je suis capable de m'imaginer que pour ce qu'il a fait...
- 39:47Il a fallu qu'il soit souffrant quelque part.
- 39:49Il a manqué de quoi dans son système ?
- 39:51L'amour ne coulait pas,
- 39:53c'est certain,
- 39:54pour faire des choses comme ça.
- 39:57Alors,
- 39:57c'est la même chose dans la famille.
- 39:59Quand une personne t'en veut,
- 40:01quand quelqu'un n'est pas capable de te voir la face,
- 40:05dis-toi une chose,
- 40:06il y a son histoire.
- 40:07Oui,
- 40:08puis ça parle de l'autre.
- 40:11Exact.
- 40:13Dans les quatre raccords de Toltec,
- 40:14là.
- 40:15Oui.
- 40:15Les quatre accords,
- 40:16c'est ne pas en faire une histoire personnelle.
- 40:20Et on a donc l'impression que quand il se passe un beau frère,
- 40:25une belle soeur qui ne nous aime pas,
- 40:27ou même un frère-soeur qui est toujours en train de nous faire des reproches,
- 40:35ça n'a rien à voir avec nous.
- 40:38Arrêtons de penser que c'est dirigé vers nous.
- 40:42Ça part de l'autre.
- 40:44Ça parle de la souffrance de l'autre,
- 40:47ça parle du manque de confiance de l'autre,
- 40:49ça parle du sentiment d'insécurité,
- 40:51du besoin d'être reconnu,
- 40:52d'être vu.
- 40:55L'être humain,
- 40:56on agit comme des miroirs les uns envers les autres,
- 41:00des miroirs qui parlent de nos systèmes et de la conscience collective.
- 41:05La journée où je comprends ça,
- 41:07mon Dieu,
- 41:07que la vie est plus simple.
- 41:08C'est tellement plus simple.
- 41:09c'est tellement doux de ne pas diriger vers moi des fois les gens me disent
- 41:14Oui,
- 41:14mais c'est toujours moi qui ai envoyé.
- 41:17Oui,
- 41:18c'est à toi qu'il le dit.
- 41:20Ça ne veut pas dire que c'est dirigé vers toi.
- 41:27Ça part de sa souffrance intérieure.
- 41:32Les gens,
- 41:32quand ils sont dans la souffrance,
- 41:34c'est plus facile d'haïr quelqu'un,
- 41:36d'être en colère après quelqu'un.
- 41:41C'est plus tolérable,
- 41:42c'est moins souffrant.
- 41:43Exactement.
- 41:45Donc,
- 41:46les comportements souvent sont incompréhensibles.
- 41:50Parfois,
- 41:51les conflits de famille viennent justement,
- 41:53on a parlé de l'ordre.
- 41:56Parfois,
- 41:56ça vient de là.
- 41:59Est-ce que je suis allée me mettre dans la posture selon notre âge de famille ?
- 42:06Est-ce que j'ai voulu prendre le rôle du premier,
- 42:08qui est le rassembleur,
- 42:10le protecteur ?
- 42:13Est-ce que si je suis allée me mettre dans le rôle du dernier,
- 42:15qui habituellement,
- 42:15c'est lui qui redonne,
- 42:17il redonne vers les parents,
- 42:18puis là,
- 42:18moi,
- 42:19j'ai voulu prendre le lead,
- 42:20puis là,
- 42:20le dernier réagit,
- 42:22puis il m'en veut.
- 42:23Quand je comprends ça,
- 42:23il ne m'en veut pas à moi.
- 42:25Il est en train de crier pour reprendre sa place.
- 42:27Il dit,
- 42:28aïe,
- 42:28tu es venu sur mon territoire.
- 42:30Quand on trouve toutes ces dynamiques-là subtiles,
- 42:34ça change complètement l'adome.
- 42:37Parce que le comportement,
- 42:39c'est comme un symptôme qui vient crier.
- 42:43Il y a quelque chose qui est en train de défaire l'équilibre ici.
- 42:46Exact.
- 42:47Exactement.
- 42:50Donc,
- 42:50plus large,
- 42:51plus grand,
- 42:52pour se permettre de vivre plus sereinement.
- 42:57Ne pas en faire une histoire personnelle.
- 43:00Quand on arrive dans les soupers de Noël,
- 43:03de se dire,
- 43:04OK,
- 43:04ça me renvoie à quoi ?
- 43:05Qu'est-ce qui m'appartient là-dedans ?
- 43:07Puis,
- 43:08ça parle de l'autre.
- 43:09C'est correct.
- 43:10Donc,
- 43:11on suggère à Noël de faire un pas de recul.
- 43:14Oui.
- 43:16Puis d'observer.
- 43:17Observer plutôt que de faire comme,
- 43:20ah non,
- 43:20ah non,
- 43:21je ne veux pas aller là.
- 43:24Oui,
- 43:24puis si on pousse la réflexion encore plus loin,
- 43:28si je pars dans la prémisse du ah non,
- 43:33puis que là,
- 43:33je suis déjà dans la dynamique relationnelle.
- 43:38Oui.
- 43:39Je suis déjà en train d'installer ça.
- 43:43Wayne Dyer disait,
- 43:44les gens qui ont des bonnes relations ont des bonnes relations dans leur tête.
- 43:49Ah,
- 43:49c'est bon ça !
- 43:50Combien de personnes,
- 43:52quand il se produit quelque chose,
- 43:53sont dans leur ruminage ?
- 43:55Là,
- 43:56je dois ça,
- 43:56je vais dire ça,
- 43:57je vais dire ça,
- 43:58j'aurais dû dire ça demain.
- 43:59Puis là,
- 44:00là,
- 44:00ils repensent l'histoire,
- 44:01l'histoire,
- 44:01l'histoire.
- 44:02Bien,
- 44:02l'histoire génère des émotions négatives à l'intérieur de nous.
- 44:08qui alimentent d'autres idées.
- 44:11Effectivement,
- 44:12parce que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.
- 44:16Alors,
- 44:16c'est comme si tu le vivais encore.
- 44:18Totalement.
- 44:20Donc,
- 44:20c'est pour que l'émotion pensée roule.
- 44:25Exactement.
- 44:26Et là,
- 44:27je suis en train d'envoyer une énergie,
- 44:32une onde vibratoire de conflit.
- 44:35Et voilà.
- 44:36Je suis déjà en colère.
- 44:42Je vais vous faire un autre exemple très simple là-dessus.
- 44:45Quand je me suis séparée du père de mes enfants,
- 44:47ça a été vraiment difficile,
- 44:49douloureux,
- 44:49laborieux et il a été en colère.
- 44:52J'en ai écrit un livre.
- 44:58jusqu'au jour où je réalise,
- 45:00du moins que je prenne conscience,
- 45:02qu'à chaque fois qu'il venait chercher les enfants,
- 45:06dans quelle prédisposition,
- 45:07moi,
- 45:07je l'accueillais.
- 45:10Mais j'étais dans mon ruminage.
- 45:12Mais quand il arrivait,
- 45:14« Salut ! »
- 45:16Qu'est-ce qu'il recevait comme message ?
- 45:18Mon bonjour,
- 45:19là,
- 45:21il était emprunt de pique.
- 45:23Oui.
- 45:25Donc,
- 45:27j'alimentais le conflit que j'avais avec lui.
- 45:33Quand j'ai pris conscience de ça,
- 45:34je me suis dit,
- 45:35Ariane,
- 45:36tu es responsable.
- 45:38Tu es
- 45:39100% responsable de ton 50%
- 45:41d'interaction.
- 45:44Voilà.
- 45:45Donc,
- 45:46je me suis dit,
- 45:47OK.
- 45:50Va voir en dedans ce que ça soulève,
- 45:53va t'occuper de ça,
- 45:55puis à partir d'aujourd'hui,
- 45:56fais-en ton ami.
- 45:59Et à partir de ce jour-là,
- 46:01mon attitude a littéralement,
- 46:03mon énergie a changé.
- 46:07Complètement,
- 46:07oui.
- 46:08Et ça a changé la dynamique.
- 46:10Oui,
- 46:10il y a eu encore des crises,
- 46:12oui,
- 46:12il y a eu encore des accusations de sa part,
- 46:14mais à partir de ce moment-là,
- 46:16je me disais,
- 46:17OK,
- 46:18ça,
- 46:18ça lui appartient.
- 46:21Et là,
- 46:21ça,
- 46:21c'est sa colère qui parle.
- 46:23Et ça,
- 46:25ça ne m'appartient pas.
- 46:26Exact.
- 46:27Et du moment où on prend conscience de cette dynamique-là,
- 46:31auquel je suis même déjà en train de placer ça,
- 46:35on peut se donner un coup de main.
- 46:36Oui,
- 46:37c'est ça.
- 46:37Exactement.
- 46:40La faute n'est pas seulement sur l'autre.
- 46:42Comme tu dis,
- 46:43tu avais ta 50 %
- 46:45de part à gérer de ton côté.
- 46:48Oui,
- 46:48puis on amène 50%,
- 46:49mais on est 100%
- 46:50responsable de notre 50%.
- 46:55Voilà.
- 46:55Puis c'est à nous de choisir.
- 46:58Le pouvoir du choix,
- 46:59là.
- 47:00Il n'y a pas personne qui peut venir dans notre tête pour choisir pour nous.
- 47:03Non.
- 47:04Et là,
- 47:04c'est là que j'en reviens à la responsabilisation.
- 47:08On est des adultes responsables.
- 47:11Qu'est-ce qu'on choisit de faire ?
- 47:14Faire du ménage,
- 47:15du nettoyage,
- 47:17se permettre d'aller plonger à l'intérieur de nous pour voir qu'est-ce que ça alimente,
- 47:21qu'est-ce que ça vient toucher,
- 47:23qu'est-ce que je répète,
- 47:24de qui je suis loyale.
- 47:27Ça,
- 47:27c'est notre responsabilité.
- 47:29Pour être bien avec nous-mêmes,
- 47:32parce que c'est ça la clé au final.
- 47:34Effectivement.
- 47:35On peut prétendre vivre des conflits avec plein de gens,
- 47:40mais la personne qui ne se sent pas bien là-dedans,
- 47:42c'est nous.
- 47:43Oui,
- 47:43c'est ça.
- 47:43La journée où moi,
- 47:44je suis en paix avec moi à l'intérieur,
- 47:46je vais être en paix avec ce qui s'est passé autour.
- 47:49Exact.
- 47:50Parce que l'expérience que je vis à l'extérieur de moi est que le reflet de ce qui se passe en dedans de moi.
- 47:56Et voilà.
- 47:58Bien sûr,
- 47:58ce qui se passe en dedans de moi,
- 47:59influencé par la conscience collective.
- 48:01Oui,
- 48:03exactement.
- 48:07Merveilleux,
- 48:08écoute,
- 48:09c'est fabuleux.
- 48:12Pour finir,
- 48:13pour terminer,
- 48:14pour clore le tout,
- 48:16c'est ce qu'on dit aux gens,
- 48:17de prendre un pas de recul,
- 48:18de regarder ça.
- 48:20J'aime dire,
- 48:20moi,
- 48:20de le regarder comme une pièce de théâtre.
- 48:25Parce que chacun,
- 48:26c'est comme s'il y avait des rôles.
- 48:29À toi de la voir,
- 48:30la pièce de théâtre,
- 48:31parce que pour moi,
- 48:32c'est comme un jeu,
- 48:33ça.
- 48:34De regarder ça comme d'en haut,
- 48:37puis de voir ce qui se passe,
- 48:38puis de dire,
- 48:39OK,
- 48:39comment je peux faire pour…
- 48:41justement aider la situation de penser plus positivement,
- 48:46être plus doux.
- 48:47Certains,
- 48:48bon,
- 48:48ils sont plus sur les dents.
- 48:49On ne va pas par exprès,
- 48:50mais il n'en reste pas moins que si ton énergie est bonne,
- 48:54ça va aider l'énergie de l'autre à amener peut-être un peu plus de souplesse,
- 48:58de douceur.
- 49:00Je trouve ça important.
- 49:01Donc,
- 49:02prenez-le comme ça.
- 49:03Faites votre pas de recul pour de vrai.
- 49:06Puis regardez comment ça se passe.
- 49:07Puis voyez que chacun a leur histoire.
- 49:10Oui,
- 49:11chacun a son histoire,
- 49:12chacun a ses blessures.
- 49:14Dans une maîtrise,
- 49:16on n'a pas tous les mêmes blessures.
- 49:18Chacun a des besoins différents.
- 49:21Donc,
- 49:22effectivement,
- 49:23prendre un pas de recul.
- 49:25Puis moi,
- 49:25je suis totalement en accord avec la pièce de théâtre.
- 49:28C'est une pièce de théâtre.
- 49:30J'ai le goût de dire aux gens,
- 49:32vous pouvez passer votre vie à vous plaindre d'avoir un second rôle,
- 49:36mais il n'en tient qu'à vous,
- 49:37à vous offrir le premier rôle.
- 49:43Il y a des gens qui passent leur vie assis dans les estrades à observer,
- 49:50sans être pleinement partie prenante de leurs propres pièces de théâtre.
- 49:57Moi,
- 49:57j'aime mieux avoir le premier rôle dans ma pièce de théâtre,
- 50:00d'être à la fois,
- 50:02parfois je vais m'asseoir dans les gradins pour observer,
- 50:06et parfois je prends le rôle aussi du scripteur,
- 50:10créateur,
- 50:10parce que je suis aussi ça de ma pièce de théâtre.
- 50:14Donc,
- 50:15comment j'ai envie de la jouer,
- 50:17cette belle pièce de théâtre-là de la vie.
- 50:19Puis quand on termine une constellation,
- 50:22la plupart du temps,
- 50:23c'est ce qu'on leur dit.
- 50:25on leur demande de mentionner
- 50:27« je prends ma juste place » .
- 50:29C'est ça,
- 50:30c'est là,
- 50:30tu es l'acteur principal.
- 50:33Tu viens de sortir justement de tout ce chaos-là,
- 50:35de ce que tu portais sur tes épaules,
- 50:38tout ça,
- 50:38dans une constellation,
- 50:40puis tu reprends ta juste place.
- 50:43C'est un peu la même chose.
- 50:44Prends ta place,
- 50:46pas pour être au-dessus.
- 50:47Prends ta juste place.
- 50:49Ta juste place,
- 50:50exactement.
- 50:51Tout à fait.
- 50:52Fabuleux.
- 50:53Merci infiniment,
- 50:54Ariane.
- 50:55Ça a été un très beau moment de Noël.
- 50:58Merci.
- 50:58Je souhaite un beau Noël à tout le monde.
- 51:00Vraiment dans l'harmonie et dans la paix intérieure.
- 51:04Effectivement.
- 51:05Vraiment.
- 51:06Dans la douceur.
- 51:07Oui,
- 51:07puis plein de...
- 51:09Honorez ce que vous avez.
- 51:10Honorez d'être ici.
- 51:12Honorez votre vie.
- 51:13Vos parents,
- 51:14votre lignée,
- 51:16tous vos ancêtres.
- 51:17Ils sont tellement là derrière vous aussi pour vous soutenir,
- 51:20sans qu'on ne le voit.
- 51:21Mais il semble être,
- 51:22nous aime,
- 51:22d'un amour inconditionnel.
- 51:24Inconditionnel,
- 51:25exactement.
- 51:26Et merci infiniment,
- 51:27Ariane.
- 51:28Merci à toi,
- 51:28Marie-Ève.
- 51:29Merci.
- 51:30De joyeuses fêtes à tout le monde.
- 51:32Et on se revoit le 1er janvier 2026 pour le prochain podcast de Goûte à la vie.